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Full text of "Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des Sciences"

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<366077>6580013r 
Bayw.  StMltbiMoih^ 


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0660481981001 
<36604819810011 

Bayer.  StaatsbiblioUiek 


,  A 


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GOMPTËS  RËNDUS 

DES  SËAHCES 
D£  L'ACADËMI£  DES  SCIENCES. 


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ru«  du  Jtrdioct,  la. 


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COMPTES  RENDUS 

HBBDOMADAIKBS 

DES  SËANCES 

DE  L'ACADÉMIE  DES  SCIENCES 


CONFORMEMENT  A  UNE  DÉCISION  DE  L'ACADEMIE 


C»  ImU  Im  a  4SSB. 

PJLB  MM.  LBS  raCBiVAIEBS  PBBPATVBIia. 


TOHB  DEUXIEME.  6 


PARIS. 

BâGHEUER,  ibiprimeur-libraire, 

QOAI  1M  ilTCUSTIMS,  >*  55* 

t8S6 


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COMPTE  REJNDU 

DES  SÊAISGES 

D£  L'AGADÉAUË  DES  SCIENCES. 


8&ANGE  DU  LUNDI  4  JANVIER  1836. 


GORmBSPONDANCB. 


M.  (le  f^incens  appelle  lattention  de  l'Académie  sur  la  direction  singu- 
lière suivant  lamelle  le  firoid  a'eat  propagé  en  Franoe  cette  année.  Tout 
tomoade,  ta  ^fot,  a  pu  Ere  dtMlea  jaurMUs  fB*ilfilait  fortanmit  à 
IhiMiUe,  À  Nimaa,  à  Touloiue,  etc.,  à  une  époque  oA  Fftrto  jouiiMiit 

au  contraire  d'une  tompérature  aasez  élev^  .   

M.  Leroj  dÉUolles  adresse  un  paquer  CMCBété  qui  sera  oonaerré  «uk 
at«hif«a ,  «ir  }mfiMk»  vagùtù-vitieaks. 

M.  Henry  dépose  des  papiers  de  sûreté  qu'on  remettra,  suivant  son 
désir ,  à  la  commission  déjà  chargée  de  faire  un  rapport  sur  cet  objtt. 

M.  Sc^ion  Pinel  présente,  pour  prendre  date,  les  trente  premières 
fcirfBw  .déjà  impriiné»  4'im  ounag»  qui  pardtn  bianiftt,  faatitnlé  : 

menu  qui  leur  sont  consacrés. 

M.  Juies  Jienaux,  inventeur  d'un  procédé  particulier  de  filtrage  pour  les 
eaux  de  rivière ,  en  envoi*  fci  detcription,  afin  que  la  ttmnkritm  qui  «it 


(  2  ) 

diargé«  d  examiner  îa  méthode  de  M.  Cordier  pubse  prononcer,  sur  leur 
îd«Dtité  ou  nir  leur  diaieniblaiioe*  IL  ftemus  annonoe  que  son  •ppareil 
est  décrit  dans  la  soumission  qali  a  déposée,  ei|  juillet ,  à  la  mairie  de 

Bordeaux. 

M.  fulia  Fontenelle  demande  qu'un  mémoire  manuscrit  qu'il  avait  pré» 
.>ieaté  sur  les  établissements  morluaires  dAllema^ne^  soit  renvoyé  «  comme 
SOU  àavragu  iiupdanl  jkor  JTinitrlttmk  des  signes  âi  la  Mort^  k  la  oom- 
mission  de  médecine  des  prix  llontyon.  Il  sera  fidt  droit  à  oeue  rédama- 
tion. 

M.  Duchauit  transmet  un  supplément  à  un  ouvrage  déjà  présenté  par 
lui,  intitulé  :  Lettres  ttun  Médecin  à  un  de  set  Anùt. 

■lauosaAHnB.  CoXfe^mn  de  Unves  tSieiaùu  «t  mongob,  dimnée  à  la 
SièUothèque  de  fh»attai,pw  VL  le  baron  Sonumo  m  CànsrA». 

Nous  accomplissons  un  devoir  en  insérant  ici  textuellement,  la  lettre 
par  laquelle  M.  la  baron  SdiilUng  annonce  qu'il  va  enrichir  la  bihliothéque 
'  de  llnstitat,  d'une  oollecti(m  tÀ  rare  et  très  précieuse  d'ouvrages  et  de 
nnnuscrits  recueillis  à  grands  frais  sur  les  frontières  de  la  Chine. 

0  Occupé  depuis  longues  années  de  l'étndc  d<>s  langues  et  des  doctrines 
des  peuples  de  l'Asie  orientale ,  tous  mes  eitorts  ont  constamment  tendu 
h  en  ftdliter  et  à  en  répandre  la  connaissance.  CTest  animé  de  ce  désir  « 
que  je  vous  prie  d'offiir  en  mon  non  à  llmlitut,  pour  être  déposée  dans 
sa  bibliothèque,  une  collection  d'ouvrages  tiibetains  et  mongols ,  que  j'ei 
formée  en  i83o  et  i83i  ,  pendant  un  voyage  à  la  frontière  chinoise.  Les 
dnq  caisses  qui  la  weÊtnamx  sont  an  oa  «lomcnt  k  Bonn ,  et  je  mia 
donner  dès  ordres  paor  qn'ellas  n>ns  aoiSBft  «spédiéee  la  plM-  braf 
délai. 

a  Vous  trouverez  ci-joint  un  catalogue  détaillé ,  mais  dont  la  traduction 
française  ae  ressent  de  h  précipitation  avec  laquelle  il  a  été  rédigé.  Il 
omitisnt  cent  tre»e  numéros ,  et  plusieurs  d'antre  eux  comprennent  un 
assez  grand  nomlîre  de  traités  séparés  et  plus  ou  moins  Considérables. 
Parmi  ces  ouvrages ,  on  doit  remarquer  surtout  la  grande  compilation 
métapbysigne  contenue  dans  les  volumes  numérotés  depuis  i  jusqu'à  i6, 
plusieurs  dictionnaires  polyglottes;  un  traité  en  dnq  bngoea,  divars 
ouvrages  d'astronomie,  de  médecine,  de  cosmologie,  sans  parier  d'un 
tnad  nombre  de  traités  ratlgieax  et  philosophiques  ,  dont  l'ensemble 


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(  3  ) 

roifenpa  M  qu'il  y  a  de  plu*  iaÊânmmt  à  «Madlne  fMor  \»  fond 
dm  dootrinw  boiiddhîqins;  owrmgn  enfin  (pu,  dans  le  pay»  même, 

il  est  impossible  <le  se  procurer  à  prix  d'argent,  et  dont  les  Anglais, 
malgré  leur  puissance  dans  l'Inde,  n'ont  pu  se  procurer  des  copies.  Ces 
ouvrages  ne  sont  pas  moins  précieux  pour  l'importance  des  matières  dont 
Ut  tnilait,  que  par  KalMt  qiM  doifoit  ioipinr  ki  pnéatdam  de 
Fesprit,  chez  des  peuples  que  l'on  connaît  si  peu  et  que  1*00  juge  n  iiiàl> 
n  C'est  dans  votre  bibliothèque  que  j'ai  pensé  qae  ces  oirvrages  pou- 
vaient être  le  plus  utilemeat  placés,  parce  qae  c'est  là  qu'ils  doivent  être 
loai«Qxap|Nn&eiéi«l  CMMollii  «wtlopiiiide  fruit  Oet  étabUMcment , 
qwiqne  mm  ptdilie,  est  owmt  par  le  £dt,  pendant  le  cours  entier  de 
Tannée,  à  tous  les  hommes  qui  se  livrent  assidûment  à  l'étude  Hes  parties 
les  plus  sérieuses  et  les  plus  élevées  des  sciences  et  des  lettres,  et  constitue 
ainsi  une  sorte  de  rendez>vous  pour  tous  ceux  qui  se  sont  bit  en  £urope 
nn  IMBB  par  leuv*  uwmus  UttArairM. 

•  le  suis  lié  depuis  long-temps  avec  une  rîos  personnes  qui  sont  nttflchécs 
à  cette  bibliothèque;  elle  se  consacre  particulièrement  à  conserver  les  doc- 
trines qu'elle  a  recueillies  dans  ses  rapports  intimes  avec  des  hommes 
enlevés  trop  tbi  aux  lettres  orientales ,  en  sorte  que  ses  goûts,  la  nature 
de  ses  études  et  ses  travaux  antérieurs  la  mettent  tou«4>&it  i  même  de 
donner  ses  soins  k  une  collection  de  ce  genre  et  de  s'en  occuper  utilement. 
Si  le  don  que  j'en  fais  pouvait  ainsi  profiter  à  la  fois  à  un  homme  que 
fesliroo  et  à  une  éiodequi  v^intérene ,  f ntnds  im  donble  titre  pour  me 
IHkilar  de  vous  fMoir  ofiferte  ,  et  les  rdadons  qnefti  oonsenrées  dans  te 
pijs  me  permettraient ,  je  l'espère,  de  l'augmenter  encore. 

•  Yettillez,  messieurs,  communiquer  le  contenu  de  celte  lettre  aux 
HÉlWieului  classes  de  l'Institut ,  et  permettez-moi  de  vous  otfrir  les  assuo 

oiotoGTC.  —  Détermination  de  plusieurs  groupes  d époques  différentes .  dans 
ce  qu'on  nomme  vulgairement  terrains  primitifs  et  terrains  de  transition 
iffèrieurs  aux  terrain»  homSIm,  fOt  M.  A.  Rmftai. 


Bous  allons  indiquer  les  huit  groupes  que  H.  Bivière 

des  terrains  très  distincts.  L'auteur  les  donne  pour  prendre  date  seule- 
ment. La  publication  de  ses  travaux  sur  F  ouest  de  ta  France  fera,  dit-il, 
connaître  les  observations  et  la  méthode  qui  l'ont  conduit  a  ces  résultats. 

t.. 


i^ijiu^co  uy  Google 


(4) 

■  Le  premier  terrain  est  formé  uniquement  de  granité  non  itmifié. 

n  I^e  second  de  granité  sensiblement  stratifié  et  passant  nn  ^neis* 
(^uarzeux ,  ou  de  granité  intercalé  daus  le  gnetis  et  de  gneiss  se  rappro- 
chant du  gnmite  par  divers  ctractères. 

»  Le  troiaîènie  de  gMiae  moins  cristallin ,  plus  schistoide  que  le  pré> 
cèdent,  Houvent  grenatifire  et  se  rapprochant  du  miGa<«cbiajte,  et  de  mica- 
schiste semi-compacte. 

»  I^e  quatrième  de  mica •  schiste  moins  compacte,  se  rapprochaut  du 
talc-icfaiste  ou  da  cblorito-schisie,  de  fajaloniielB,  de  qnanite,  etc.  ■ 

a  Ij^  cinquième  de  protxtghies,  stéa* schistes  passant  à  la  prologine, 
d'aiiagénite,  de  porphyre  qunrzifère,  d'eurite,  de  diorite,  d'auphiboUte, 
de  pétro-ailex  schistoide  et  stratifié,  etc. 

»  Le  nxiiine  de  tale-scfaistes  passant  au  phyllade ,  de  phy  Uade ,  dti  scfaiile 
alumineux,  de  quarzite,  de  quarz  graphitifère,  de  phtanite,  etc. 

»  Le  septième  de  talo-schistes,  phyUatl^i*,  ardoiaa  ItOMiliftree»  ««e. 

>  Le  huitième  d«  poudingueS)  (|uarzites,  etc. 

»  Je  n'ai.troavé  ni^  part  le  caki^  aaodiaroide  oonlemporain  dea  trait 
^  preinien  groupes.  » 

omnaoïB.  — >  Noté  «ifr  kt  Jrirm  SimnoU,  par  M.  Com. 

Lu  question  (!.•  savoir  si  les  frères  Siamois  pourraient  être  désunis,  a  été 
examinée  en  Amérique  et  en  Angleterre  par  des  chirurgiens  très  habiles. 
Si  noua  aomines  bien  infiomés,  on  s'est  presque  .unaninement  prononcé 
powr  la  négatÎTe.  BL  Cotte,  au  contraire,  croit'que  l'opénlioii  prétsnie» 
rait  les  plus  grandes  chances  de  succès.  Nous  ne  pouvons  donc  guère  nous 
dispenser  de  donner  »  cette  opinion  tout  les  dévalopfMaienu  querauleur 
a  jugés  néoMiaires. 

«  Est-il  poitible  de  déterminer  l'époque  de  la  vie  intra-utérine  à  laquelle 
les  frères  Siamois  se  sont  réunis  et  d'apprécier  leur  mode  de  réunion? 

»  Du  pédicule  étroit,  s'étendaiit  depuis  l'extrémité  inférieure  de  l'ap- 
pendice xipboide  du  sternum  jusqu'au  pouit  où,  dans  l'état  normal,  se 
trouve  l'ombilic,  indique  que  rabdomen  était  eneore  ouvert  lorsque  Ict 
frères  Siamois  se  sont  réunis.  Or,  aide  l'épaisseur  actuelle  de  o  pédicule 
on  pouvait  déduire  le  degré  d'évasement  de  l'ombilic  au  moment  de  l'udhé- 
rence,  et  si  par  le  degré  d'évasement  de  l'ombilic  il  était  possible  de  dé- 
teminer  Vk^  d'un  embryon ,  les  deux  problèmes  «traient  rétolm  li  la  fois; 


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(5) 

car  le  degré  d'étalement  de  Tombilic ,  en  noos.ap|ir«Dant  Tépoqm  de  la  vie 

Hitra-Ulérine  à  laquelle  les  deux  frères  ont  dû  se  confondre,  noiis  ferait 
aussi  connaître  si  les  viscères  sont  restés  libres  dans  la  cavité  abdomiiude 
de  chaque  individu,  et  si  par  oonaéquent  tine  opération  p««k.é|»  pnfi- 
qnie  avec  ameè». 

I»  l/ènlnyoïi  hinaain,  conUM  oalm  des  mammifères,  affecte  dans  les 
diverses  phases  de  son  développement,  des  fonnw  successives  dont  chacune 
est  en  rapport  avec  une  époque  déterminée  de  la  grossesse.  Ainsi,  du  dou> 
aième  an  tréMèoM  jour,  il  est  à  peu  près  droit,  <n|  ie  préMote  qn'one  lé- 
gère oouii>ure  dorsale;  mab  vera  le  vingliAiiie  ém  vingt-cinquième  jour,  le 
courbure  dorsale  augmente  sensiblement,  de  manière  à  projeter  la  face 
ventrale  en  avant;  la  téte  se  courbe  sur  la  poitrine,  le  bassin  se  replie  eu 
arrière,  «t  il  prend  dors  la  forme  dHndFîtalîqDe.  Enfin,  do  viagtKânquiènke 
au  trentièBM  jour  environ,  aàoourbnMdomlei^effinev  la  têle-ct  le  bassin 

s'inclinent  en  avaut,  et  il  tend  k  prt  Ji<!to  la  forme  do  la  It-ttre  C,  pour  se 
redresser  plus  tard  ;  mais  il  me  suffit  de  signaler  ici  les  troia-BMMliiications 
dont  Je  vieàii  de  parler,  parce  qu'dlea  ooincideot  avec  Ifc  de^ré  d^aae- 
•Àent  dé  l'oavertnre  oailiBicale.  - 

»  Lorsque  l'embryon  est  à  peu  prèa  Aroit,  tfesl  à-dire  vers  le  «lonzieme 
ou  quinzième  jour,  l'ouverture  ombilicale  8*étend  depuis  la  symphise  du 
pubis  jusque  au-de&sous  du  col ,  et  si  l'adhérence  avait  lieu  à  cette  époque, 
le  pédicule  de  réunion  serait  énorme,  et  les  Tisoères  en  voie  de  fonna- 
tion  se  confondraient.  Mais  ce  ne  peut  être  le  cas  des  frères  Siamois,  dont 
le  pédiaile  de  réunion  ne  s'étend  que  de  l'extrémité  inférieure  de  l'appen- 
dice xiphoide  du  sternum ,  jusqu'au  point  où  se  trouve  l'orobiUc  dans  l'état 
nonnaL 

•  Lorsque  l'embryon  affecte  la  forme  de  1*5 italique,  c'est^^dire  du  ving» 
tième  ati  vingt-cinquième  jour,  l'ouverture  ombilicale  s'étend  depuis  l'ex- 
trémité inférieure  du  sternum  jusque  au-dessous  du  pomt  qu'occupe  la 
deatrioe  omUliade  dans'Pétat  nomat,  et  à  cette  époqiie  les  intestins,  le 
foie,  la  veine  omUMcale  sont  encore  asseaft  découvert  pour  qn'tme  adhé- 
rence entre  ces  parties  soit  inévitable.  Mais,  par  la  raison  que  je  Viens  dPîn* 
diquer,  ce  n'est  pas  encore  le  cas  des  frèi-es  Siamois. 

»  Enfin,  lorsque  reasbvyon  tend  à  perdre  la  forme  de  VS  italique  pour 
•prendre  celle  de  la  lettre  C,  c*eal4-dire  do  vingt-cinquième  au  trentiène 
jour  environ,  l'ouverture  ombilicale  excessivement  rétréciese  réduit  k  tme 
fente  transversale  dont  le  bord  supérieur  libre  renferme  dans  son  épaisseur 
l'appendice  xipboïde,  ou  du  moins  ce  qui  le  représente,  et  dont  le  bord 


iafiModr  «f»  >^tiiMie  avec  1«  oordM  OMbilicaL  A  cette  ëpoqn«,  k 

yoinn  ombilicale  et  tous  les  viscères  sont  protégés  par  la  paroi  du  veolit 
qui  est  sur  le  point  de  se  fermer  complètement;  le  foie  seul  se  présente  der- 
rière roarcrture  onbiUeak.  Mu«  ai  l'oo  réfléchit ,  d'une  part,  à  l'extrême 
petitesse  «le  cette  ouverture ,  et  de  Tautre,  à  Tépaisseur  aaaea  eoaaidtnUe 

des  |)arois  abdominales,  on  cuiicevra  facilement  que,  daus  un  cas  de  cette 
espèce,  la  fiisiun  oiitri;  deux  embryons  ne  saurait  s'étendre  au-delà  des 
limites  de  ia  coudae  musculaire,  et  que  k  partie  commune  ue  pourrait 
fti  hÉ  l<iÉ»péilMinti  Kbtea,  oa  réuUs  par  oMMile  mm  im- 

p|M!«ilice,  quune  espèce  de  médiastin  dans  la  paitia  *f  élfauie  flfuel  les 
appemlices  xiphoïdes  seraient  iil.icés  bout  à  bout,  pendant  qu'à  sa  partie 


lAiérieure  la  cicatrice  unique  résultant  de  la  fusion  des  cordons  ombilicaux. 


«ajUaneiits 


»  #e  conclus  do  ce  c^ui  précède  :  i°  que  les  frères  Siamois  n'ont  dû 
.  m  rémir  qpe  dana  les  dennm  jours  du  pmmhtr  eaeia  4e  la  poaaaHe, 
et  que  par  oonséquent  ils  n'étaient  point  eacoM  tootr-à-fidt  deiis  lignaa  de 
long.;  a*  que  leurs  viscères  sont  libres  de  toute  adhérence,  et  qu'une 
opération  pratiquée  dans  ie  but  de  les  désunir  présente  les  plus  grandes 
chances  de  succès.  »  ■ 
!  .  «s  » 

aénoaei.Q«».  —  Tableau  des  oinermOtiu  météorologique$  faites  en  1 83f, 
à  Perth^  sw  la  rivière  des  Cypmp  a6te  Mtéimudi  4e  ia  JVmmUe- 
HoUeadei  V**  Mujuo^o 

Eu  réduisant  les  observations  en  degrés  du  thermomètre  centigi-ade, 
nous  avons  cru  apercerou*  de  grandes  irr^fularités  dans  les  ehiiiEres.  Avant 
de  rien  publier  sor  wt  objet ,  U  nous  semble  donc  convenable  d'attendre 
les  friaiiTpiiiaemeos  que  noua  avons  le  projet^  de  demaiwlar  ^BL.  iiffffljpiïn,  et 
qnllanr^,  nnadoDia«  la  oompiainnce  de  nous  donner.  • 

tavsiQUK  DU  OUMK.      Puits  ortèsitu  de  ia  Fiiie  'Uux  '  Ste^tetf  pr«s  de 

Tovn, 

M.  Arago  fait  part  à  l'Académie  des  résultats  que  M.  Degousée  vient  de 
lui  communiquer,  concernant  les  produits  d'un  puits  artésien  que  cet 
in|énienr  a  creusé  à  k  Ville-eus^Daroes. 


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4 


(7) 

Le  forage  est  descendu  à  loS'.S  (355^).  Le  a  janvier,  1<  tuyau  d'ascension 
dégorgeait  à  la  surface  du  sol  pins  de  'iooo  litres  ou  plus  de  5"  cubes  d'eau 
par  minute;  ce  qui  correspond  à  plus  de  7200"*  cubes  ou  à  plus  de  36o 
pouces  de  fontainiar  en  a4  heuipVb  • 

L'eau  do  paît*  artéaien  de  la  TilleHUixoDames,  est  destinée  à  mettre  en 
mooTement  le*  trais  toamantt  d'un  moalin  à  fiuine. 

M.  Jobard,  de  Bruxelles,  pousc  que  rendosmuse  est  lacausequi,  apré» 
la  pluie ,  fait  éclater  les  cerises ,  le!>  prunes  et  d'autres  fruits.  L'eau  de  la 
ploie,  suivant  lui,  passe  par  endosmoae  au  tivms  de  la  peau  du  fruit  et 
va  augmenter  le  volume  du  liquide  sucré  contenu  dans  la  pulpe  (i^. 

M.  Jubard  croit  aussi  que  c'est  à  cause  de  l'eau  introduite^par  endoonose 
que  les  bois  secs  se  fendent  (a).  .       .         > .  .  .  , 

_  «  J'ai  utilisé,  dit  encore  M.  lobarf,-la  éécouverte  de  M.  DutrocKet  pour 
élever  dans  un  tube,  l'huile  placée  sur  de  l'eau  sucrée.  Èilc  est  donc 
susceptible  de  faire  une  lampe  économique  parfaitem4)nt  régulière ,  si  l'oii 
miUtipUe  ass^i^^lça  suriaç^  endosmoti^ues.  »  ^3)         '    ^  ^  ^  ^ 


I  de$  hngitudetf  par  M.  SAVtât. 
^    (  OMUn^asaires ,  im.  fioiivard,  Ifatldeo ,  Oanraiseau.) 

omn.mmM> Mémoire  sur  la  guérison  des  pieds- bots,  par  M.  Dcval. 


>  .^#i,^  ^  (rnnwiawinM^MM.  Magendie,  Seflan»vH(PW^>T  !  vSS  -  Uiuf 
de  «nain  |M4o|fi4ll9vawif«i^  4i<lpfpi|«af#» .mqyifn,jf(t,f^^^^eif0i^,4bfi 

(1)  M.  Duirocliet  adopie  celle  exjilicatioii 

(aj  M.  DuUocbet  oppose  h  la  théorie  de  M.  Jobard ,  ce  fait  connà  de  loat  le  monde , 
qmVM  i)éi<daAV1«#éMMieineBl<4a*  iailiMV4  fcnAibk''  -^lU         ■       ,  ! 

(3)  M.  Dutrocbct  fait  renarquer  que  l'endosnioM  nes*aiÉB|^btlCi^B'entre  deux  iiq«»1 
deaMiiciblw.  Ainsi  leaMiip  èKl^^acaDsioa  de  lfliwls,4w»la.lasqpei4«Jf.  JoUni,  nf 


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(») 

tendon  (T Achille.  Au  bout  de  vingt  ou  de  tretta  jonn  de  tndtWMBt,  dit 
l'auteur,  las  piedi  présantaient  la  oonfdnaatioa  aamala. . 

BAPPORT8. 

MiOARiora»     Rapport  de  M.  Porcelet  sur  un  système  de  ressorts  de  voitures 

ùiHniéparM.  Fam. 

«  L'Académie  nous  a  diarféa,  M.  Ravier  et  moi,  de  loi  rendra  compte 

d'un  système  de  ressorts  à  feuilles  d'acier,  inventé  parlLAMS,  etqrant 
pour  objet  la  suspension  des  caisses  de  voitures. 

•  On  sait  que,  depuis  quelques  annéeb,  l'aucien  mode  de  suspension  a 
été  remplacé,  du  moina  poor  les  voitaref  publiques ,  par  nne  combinaiaon 
de  ressorts  en  aroa  de  flèche ,  interposés  horizontalement  entre  les  deux 
trains  et  le  dessous  la  caisse.  Ces  ressorts ,  dont  nos  artistes  ont  em- 
prunté l'idée  aux  Anglais,  sont  composés  d'une  série  de  lames  d'acier, 
ordinairenient  d'égale  épeiaaenr,  aoperpoaéea  entre  ellea  et  allant  progreaaU 
veraent  en  diminuant  de  longueur,  des  extrémités  vers  le  centre,  de  ma- 
nière à  s'étaycr  réciproquement  et  à  reporter  la  plus  grande  partie  de  l'effort 
sur  ce  dernier  point  où  leur  système  se  trouve  appuyé,  à  l'aide  de  deux 
étrlers,  tanl6t  contre  la  caisse,  tantôt  contre  les  esaieiiz»  aeton  le  genre  de 
combinaison  adopté  pour  les  ressorts. 

M'On  sait  aussi  que  les  plus  longues  laraes'sont  terminées  par  des  oeillets 
destinés  à  recevoir  de  petites  mains  ou  menottes  articulées,  et  qui,  à  l'in- 
Tcne,  s<mt  liées  au  système  des  trains  ou  essieux  quand  le  milieu  du  res- 
,  sort  porte  sur  fai  caisse,  ou  au  qrsième  de  cette  caisse  quand  le  ressort 
porte  sur  l'essieu  M.  Fiisz  a  eu  l'idée  de  remplacer  ce  système  par  un  fiiis- 
ceau  de  lames  d'acier  égales,  plus  minces,  moins  nombreuses  et  dont  l'è- 
pàisseiir  va  constamment  en  dimimnnt  k  partir  du  milieu  de  chaque 
branché  jusqu'aux  extrémités,  oà  elle  se  trouve  réduite  à  une  épaisseur 
environ  aaotlié  de  celle  qui  appartient  k  la  première  prtie.  Mais,  afin 
de  leur  restituer,  près  du  centre,  la  force  dont  elles  ont  besoin  lors 
des  flexions  graduellement  croissa|ites  du  ressort,  M.  Fusz  u  substitué  à 
l'ancien  appui,  large  de  aix  i  douie  centimètres  au  {dus,  un  siqiport  so- 
lide d'une  longueur  égale  à  la  moitié  de  celte  des  lentes,  et  qui  est  cintré 
quand  le  ressort  est  naturellement  droit,  ou  plan  quand  le  ressort  est  na- 
turellement courbe.  On  se  lormera  une  idée  très  claire  de  ce  dispositif,  si 


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(9) 

^iMini  iff^pwàiitn  repréteuté 
par  celui  d'un  arc  de  cercle  et  de  la  tangente  au  point  milieu  <le  cet  arc. 
Or,  il  en  résultt;  que  l'étendue  de  la  surface  commune  de  contact,  qui  est 
très  petite  quand  la  charge  est  nulle ,  croit  progressivement  à  mesure  que 
ilMiiMHi|l|fMte^MMhMM4^  Ajoutons  y  pour  oonplÂnr 

cette' description,  qùe taï  QlAlM» dfMëtiës  à  recevoir,  à  ItorditMlréV^lèmiBtèi 

nottfs  itriicuiccs,  smit  [irnfiqnt's  anx  oxlrrinitcs  tle  !;i  fouille  qui  est  oppo- 
sée au  support,  et  que  les  e:(trémités  de*  autres  ieuill^  août  légèrement 


rMsort.  Les  avantage» de  ce  dispositif  sonk  priprittonq  ^  jniii-iRqqt.  li'up 
»  i".  I^s  lanips  étant  plus  minces  que  celles  de  l'anden^svstèmi*,  soWt',' 
parla  même,  dune  trempe  dIusJ^^cUc.  ph^^ 
grande  lig*ee  de  ténndtè  «BWHue  ott  nknamwi^9êtia&^  que  le 
constatent  des  fuit.s  ircx|{éri«noe  bien  connus  relatifs,  soit  aox  fers,  suit 
aux  aciers  de  divers  érhnHtflIbm^'' a*19'Sit^pOM«flapt4«u  n-ssorl  iln  noO- 
veau  système,  a  uuu-sculement  pour  effet  d0.diiBiBU«r-d'autaut  plus  efii- 
cacemiBiit  te  brw  d^Mftr  «SI»  dbt^ ,  tfm>'  Uk  iiiittJihim^ftlNWT^ 
le  ressort  sont  pins  grandes,  mais  encore  de  permettre  de  Mmitér',  (Mttr 
ainsi  dire  à  volonté,  l'élendue  de  la  courbure  des  lames  près  du  cen- 
tre, de  manière  à  é^iten  quej.le&  Al«plM«itteut&idesiijiaol«i;ui,ea.jr  iléf*»r 
teat  la  limite  d'écarCement  go  il  hmKifÊ9miÊIÊÊÊmiÊt4IMtf»i^9pjlÊt^m 
IllÉiljwfrilées  vers  leurs  extrémitéa  >4t  ^tAllMiilMllMpNi^^ 
afaeil^^nde  flexibilité,  il  y  a  lieu  de  suppOfier^^flHbiiUl'i  tiouveaux  res- 
sovfs  lie  céderont  en  rien,  sous  ie  rapport  de  l'élastilcité  «t de  la  .dou-f 
equ»y  à'.ceux  de  l'aucien  i>ystenie,  qui  offrent,  g«uéralemfl«t  .t|«)l(i,4HC(||é 
ian»léè*f>ibl«tf  eiwKgÉn;îi4*  iift>a  yf-XdBartwéeiwifMÉW'dWM  M^ftwe 

•fc  acier  tlu  uuuv»  an  (ViipuLiti f ,  (V.iprrs  !<  s  motifs  j)réLetleuiment  exposés. 

u  Vus  cunimissnires  n'ont  point  été  à  même  de  faire,  sur  li^  riessorts  in. 
ventés  par  M.  Fusz,  la  série  d'expériences  qu'il  serait  nécessaire. d' eu trt^ 
l>vMidtfe!^llMfai|^hÉti%  fte  çQiiiAMQr't4!lM|MMPwMfli  ilRfiPtiifB^vAtpiMM^A^les 
avanuges' qoltiîlIMMnt  d'être  signalés;  mats  ayant  eu  »oinlti|>ii  yeux  l'une 
des  voilures  construites  d'après  le  nouveau  système,  et  l'ayaiil  liaiil  charger 
d'un  plus  ou  mums  grand  non^bre  de  per&onues,  iU  ont  pu.O^ioonyaincre 
igHtt  Hwf  r>Mwf irdoiwmft^oitirt»,  m  noifci»  dfc4wiiiiidîlw<i>t^<et^p<Mftftitt 
lioÂtclaMiM  dtolMiMnDquatre  ligne*  d'épaisseur  au  ceflttn^<i|ouissaient  en 
effet,  sous  le  rapport  de  la  douceiu-  et  de  l'élasticité,  de  toute» le#  (|IMditéf 
qu'un  peut  cs|iérer  des  moyens  de  suspcuiuou  ordmau'cs.  /r^ 

C.  R.  i83G.  1'*  Partit.  > 


(  'o  ) 

a  £ji  outre,  M.  Fti&z  est  porteur  de  témoignaf^es  écrits  de  plusieurs  voi- 
luriers  ou  cliarroiis  qui,  ayaut(ait  usage  de  son  itiveutiou  depuis  un  cer- 
tain tcinps,  se  6oat  pJu  à  déclarer,  qu'u  solidité  égale,  elle  olfrait  une  éco' 
uomie  d'au  nioiu»  moitié  sur  sa  dépense  en  acier. 

-,  »  Vo».  commissaires  ont,  en  conséquence,  l'honneur  de  vous  proposer 
<]'«Cf:ord(u-  votre  approbation  au  principe  ingénieux  du  nouveau  mode  de 
coiUsU'itction  des  ressorts  <le  voitures  imaginé  par  M.  Fusz,  tout  en  faisant 
i'eroa<rquer^  d'une  part  ,  que  le  succès  d'une  pareille  invention  dépend  es- 
sentiel leuient  des  soins  et  île  l'inteiligcuce  apportés  k  sou  exécution  ma- 
tèiiullu;  d'une  autre,  que  c'est  surtout  à  l'usage  et  à  une  longue  expérience 
f]u'il  appartient  de  prononcer,  d'une  manière  absolue,  sur  son  mérite  iu- 
\t;wséque  et  comparatif.  » 

"■"hés  Conclusions  sont  adoptées  par  PAcadémie. 

li  ■  ■ 

^TAmoiOQui. — Ji/iifiport'de  M.  Dumkihi.  sur  utt  travail  manuscrit  itititulé  : 
.iifiloHogrxiphie  du  genre  Cly  tus ;  par  MM.  Delaports,  comte  d£  Cast*l- 
et  GORT. 

II''.       '  ' 

-  -  «  L'Acadéipie  a  chargé  M.  Isidore  Ceoiïroy-Saint-liilairc  et  moi,  de  lui 
rendra  compte  de  t'ouvmge  dont  nous  venons  d'indiquer  le  titre.  Nous  al- 
lons VOU6  présenter  te  résultat  de  cet  examen. 

*  C^ite  monographie  d'un  genre  d'insectes  coléoptères,  dont  les  espèces 
sont  fort  nombrense», est  principalement  destinée  à  faire  connaître  par  de 
bonnes  tîgiu-es  colbriée.s  et  par  de  courtes  descriptions,  un  groupe  de  pe- 
tfis  ihsootes  à  élytres  dont  les  formes  sont  sveltes  et  gracieuses,  le  corps 
gréiei,  les  pattRS  longnes,  et  dont  les  couleurs,  ainsi  que  la  distribution 
des  tachfs.  oftirent  tes  nuances  les  plus  agréables ,  ce  qui  les  avait  fait 
d^altortl  désigner  par  un  nom  qui  indiquait  la  plus  beUe  des  formes 
(  Callidie). 

«  FabriciiTS,  qui  avait  d'abord  imposé  ce  nom,  en  établissant  le  genre  , 
pour  être  fidèle  A  son  système,  fondé  sur  la  simple  considération  des  parties 
de  ta  bouche,  crut  devoir  le  subdiviser,  non  pas  positivement  comme  il  l'a- 
vançait, par  la  légère  modification  qu'il  avait  trouvée  dans  le  bord  libre  de 
Ir  mâclioire  inférieiire,  mais  parce  qu'd  existe  réellement  une  analogie 
marquée  entre  quelques  espèces.  En  effet  la  forme  du  corselet  et  de»  pattes 
indiquait  nne  coupe  facile  et  utde,  à  cause  du  grand  nombre  d'espèces  qui 
pouvaient  être  réunies.  Il  conserva  donc  le  nom  de  caUidie  à  toutes  celles 


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C  "  ) 

qui  avaient  le  corselet  déprimé ,  en  même  temps  qu'on  pouvait  ubservcr 
chez  toutes  une  sorte  de  reutleraent  arrondi  diius  la  partie  uiOj}'çuni:  Ueb 
fiiiUM  tpâ  twibtom  «inti  ooamééMm/am.  Tmtiit  qtL%  mtmmjcfytes 
tooiesles  espèces  dont  1«  thorax  fltt-aiwHidiyti^BÉBèlMHair^  dnAi^ilM 
niiww  sont  déprimées,  mais  régulières. 

»  Linné,  Degéer  et  les  pr^iers  «mtomologistes  systématiques, .«yaiçDt 
rapfiroclié  avae  nifon  toutM  «w  cipèou  dan»  le  grand  genre  «apqkorm^ 
ceramiyz,  OU  •oMeS'OBt  les  pins  giMidw  pitHÉlMaM«l>id>ll>atotii^l>bi- 
tiides,  les  fonufs,  la  manière  de  vivre  sous  leurs  deux  états  de:  larfes  et 
d'insectes  parfaits,  et  surtout  par  leurs  roétamot  plioses.  Cependant  ccgenre 
devenant  excessivement  nombreux,  en  comparant  la  sijtuation,  la  liurme,  la 
oonposteieD  das  mrtwm»»  ii  i»w»e  do  éèytres,'  fawuiBMgiiwy ,<<tetiw;.  la 
conformation  du  corselet  et  de  plusieurs  autres  partieayXMi  if  «»&itiwduit 
une  in6nité  de  subdivisions  plus  ou  moins  arbitraires,  et  ce  genre  est  de- 
venu une  famille  de»  pUia  natm  elles  que  Latreille  a  nommée  les  Iq/igicontes 
ou  crfwMa^ywù»,  ai  .gga  fim  de  iioneva^^ai§n4  iil'iiiijjiliiiati^paoeura» comme 
les  liguiv<ntaoa«ylopbages.  ..  . 

»  Tous  ces  insectes,  en  effet,  proviennent  de  larves  étiolées,  parce 
qu'elles  vivent  à  Tabn  de  la  lumière,  &ous  les  éooroes  des  ^rbre»  uu  dans 
l'intériaor  des  tiges  qu'elles  rongent  Alor*  leur  forma  «it  aUon^,  ^fi»ft 
drilatire,  mais  oompriBoée  sur  deux  faces  principales.  Il  est  un  jteu.irfwf 
large  dti  côté  des  pattes  écailleuses ,  d'une  grande  brièveté ,  rjui  occupent  la 
région  antérieure  où  l'on  distingue  également  deux  fortes  wwnritbMl^vec 
laàqudleallaDinJiongeet'détraitla  subatanoe  végéule.  GhdnimntodaDs 
ki  fileMaa.(|i^allca  aa  aMwaol,  cat-lama»  riiwpliawMitida^jteim,  ^imn 
Tient  de  leurs  alimens,  les  caiiaiiK-qa*ielles  laissent  derrière  elles,  et  qui 
augmentent  de  diamètre  à  mesure  qu'elles  avancent.  A  l'époque  où  ellfll 
doivent  prendre  la  fome  de  nymptws ,  elles  se  rapprot^MUM.  ilBufa»  Wff»^ 
de  réeotee  el  préparant  um  iaiiiai]im:liar,am  lacila  da  liffMr.ipiiind 
leurs  membres  auront  pris  assez  de  consistance. 

•  C'est  vers  le  milieu  de  la  deuxième  année  de  leur  existence  que  les 
insectes  parfaits  i^[>paraissent  au*debor»  pour  quelques  ^ejmtnplt  fdWMWm 
lasquellM  ils  traaâillént  «ufniid>«9«fi(a  d«-Mur>prop(^Mia»}>îlstvMincat 
réparer  leurs  forces,  a»  aharéhtwiyaiiifcnonrnlai'e.  attr  ksflftt^rajdwit 
ils  dévorent  le  pollen  et  sucent  rbameuri8ll0*ée des  nectaires.  La  j^lu^jart 
fie  ces  calhdies  ou  de  ces  «lytessont  aloraoèi'aeaDarqiia^les  par  la  Uiv«r> 
rilêdaiiafHriiai,-éniiit  iw  nmmwt  kom  daanilaÉ  fwiéw»  al  p^nJcs  op- 
poillioiM  da  cooltait,  pi|iidpillBnaid»i»àiJai  ftinenÉ:dBfoil»«o«attf^ 


<  ») 

disposées  par  bnndes  flexneiises  ou  par  tadlM  ftmmdics  dcft  phw  ^finétri- 
ques,  et  dont  les  dessins  rarient  à  l'iaimi. 

■»  Tib  Mat  U»  iMMiM  qui  kmt  robj«ttle  la  Monographie  publiée  *m 
éHÉniun  par  MM.  deLaporte  comte  de  Castdnau,  et  Gory,  et  qn  com- 
prend la  description  et  la  figure  coloriée  de  cent  vingt-neuf  espèces  toutes 
dessinées  d'«prés  native,  lesquelles  seront  reproduites  sur  ao  planches.  Ce 
tvttail'ëaweMnpIltTMM  bato  rién  à  déaror^  car  à  chaque  êmân  est  jointe 
diib*^llBfae  laiiiwp  wwiéléri»iique  des  espèo^,  et  une  deaeription  détaillée 
avec  les  indications  relativea^à^cur  fafaliDire  et  «urtout  ft  la  synfwyniie  qui  a 
été  spécialement  étudiée. 

.  »  -Mous  pensons  que  rAcadémie  doit  accueillir  avec  bieuveilbnce  un  pa- 
nSà         <ta|(pwBi»^taaMM«t  àia.frapagation  de  k  loiciioe,  et  «pd 
«odiMtelaa  ydpfUBpp»  qae  fait  l'entomologie,  » 
Gèicd«dtiM»adM  adoptées. 

aaeaoon.  —  /(apport  de  M.  Dcnibu^Jur  une  monographie  du  genre  Olive  , 
moUiufiÊestkrmdrigdugasiinpodUtparVL  Deeus. 

«  Nous  avons  été  chargés  par  l'Âcadémie ,  M.  Isidore  Geoffroy-Saiut- 
Hilaire  etttoi,  de^oaaMndre  oonpte  d'un  mnnge  imprimé,  maia  non 
publié,  qni  a  pour  titre  :  JlEMavv  neftovifa,  gimànÊlt  «r  pameuHèn  é» 
tous  les  genres  de  coquilles  uniwilves  marines  obsen-ées  à  fétat  viftint  0t 
fossile,  distribués  par  monographie ,  dont  l'auteur  est  M.  Duclos. 

»  Vous  le  savez,  l'abondance  des  £iits  observés  en  histoire  naturelle  est 
devenue  une  des  pin»  grandes  difficultés  de  la  aoence;  lea  découvertes  nom» 
breuscs  et  successives  des  espèces  inconnues,  ou  plutôt  les  distinctioda 
que  Ton  a  été  forcé  d'établir  entre  elles  ,  et  par  suite  leur  répartition  en 
genres,  ont  rendu  cette  branche  des  connaissances  humaines  beaucoup  plus 
diOdle  k  étodier.  Lea  travem  1«»  plus  utUca  aaxquela-lca  natnraliataa  puis- 
sent se  livrer  aujoordlMii,  ceux  qui  seront  les  plus  durables  et  qui  servi- 
ront le  mieux  à  l'avancement  ultérieur  de  l'histoire  naturelle  des  OOTpaoi^ 
ganisée  en  particulier,  ce  sont  certainement  les  monographies. 

9  Cest  un  owvrage  de  ce  genre  que  publie  M.  Dodos.  fls*y  est  pr^ré 
depols  pins  de  vingt^anq  ans ,  en  réwnisaant  ègnnda  finia  das  OMtériai» 
SWS nombre,  ofiii  de  pouvoir  suivre  et  comparer,  sur  une  immense  série 
d'individus ,  les  légères  modifications  de  formes  et  surtout  les  transitions 
successives  de  teintes,  de  tadiss  et  de  nuanees  dana  les  coulenve  briUanftaB 
denf  -lss  coquiOsa-emC.  oméaa;  eolomtioa  qpi  aervait  oaiyienient. 


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(i3) 

il  y  a  p«u  d'uméet,  à  la  distinclM»  «t  k  hi  dénomiaalloii  des  espèces. 
»  Comme  1»  coUediom »  fallait  par  M.  Dado» ,  est  peat-ètre  la  riAe 

et  la  plus  précieuse  en  espèces  rares  de  toutes  celles  que  nous  connaissons, 
et  ^ue  ce  naturaliste  a  pu  d'ailleurs  trouver  dans  ses  propres  ressources 
tona  laa  moyena  d^aBéautiaii  da  ea  magnifique  omiage,  i| a  employé  les  ta- 
Icoa  des  preoiian  artislm  pour  produire  les  dassiiia,  lea  grafares  en  cou- 
leurs ,  et  l'impression  du  texte.  Il  a  dédié  cette  première  monographie  aux 
mânes  de  Lainarck ,  dont  il  s'bonore  d'avoir  été  le  disciple.  Les  planches 
m>folio  qa*il  a  soumises  à  notre  examen,  sont  au  nombre  de  treot»>cmqt 
et  sont  rdativea  au  geore  olhre  twiiquemeot 

»  Les  espèces  de  ce  genre  sont  toujours  très  polies  et  très  brillantes , 
comme  on  le  sait.  Leurs  couleurs  sont  admirablement  réparties;  mais  leurs 
formes  générales  et  apparentes  sont  tellement  semblables,  qu'au  premier 
aperça,  on  les  prendrait  tootat  pour  da  ainpleB  fariétés  les  nnea  des  au» 
très,  dépendantes  t!«  leur  &gedhrafa»  deleur  volume  ou  d'autres  circons- 
tances. En  efTet  quelques  naturalistes,  néme  les  plus  éclairés,  avaient 
adopté  cette  opinion.  Cependant  Lamarck  en  avait  distingué  67  espèces 
difiérentes, et  parmi  oelMà M.  Dudoa  n'en  admet  que 44.  Iblgré  cette 
réduction ,  il  en  a  décrit  en  Kmt  i38,ce  qui  angnoit»  le  genre  de  94  es- 
peces  distinctes  qui  comprennent  souvent  un  très  grand  nombre  de  va- 
riétés, tellement  que  quelques-unes  en  ont  offert  jusqu'à  l\o. 

•  ILDudos  a  subdivisé  le  genre  des  Olives  en  quatre  groupes.  Le  pre- 
mier, sous  le  nom  d'anciUKoufer,  c'est-à-dire  voisine  des  anciUairaB,  com- 
prend toutes  celles  qui  sont  munies  d'opercules,  et  qui  portent,  sur  la  par- 
tie postérieure  de  leur  columelie,  des  plis  en  torsade;  4^  espèces  s'y 
rapportent,  dont  i3  nVmt  été  «bservées  qu'à  l'état  fossile.  Le  second 
groupe  réunit  ks  oHvca  ^yUmbrtOâu,  nommées  ainsi  d*apria  la  Ibnna  de 
leur  ooqiiilie,dont  la  colnmelle  porte  en  outre  des  pli»  burizuutaux ,  au 
moins  dans  h  partie  supérieure.  L'aatear  j  range  61  espèces,  dont  1 1  ont 
été  reconnues  parmi  les  feMÎlei.  Le  troisième  groupe  comprend  les  olive* 
glanéifimiiei  qîd  aoat  oointaa  et  ventrues,  dont  iaspire  est  oadiée  dans 
nntérienr,  an  moins  en  très  grande  partie.  Dix-sept  espèces,  toutes  à  l'état 
frais,  sont  rapportées  à  cette  section.  I^e  quatrième  et  dernier  groupe  com- 
prend les  volutelies,  ou  les  olives  qui  sont  semblables  aux  volutes,  par  la 
manière  dont  la  spire  est  empAtée  et  aaasble  fonner  une  espèce  de  m^ 
mdon,  Muf  le  dernier  tour  qui  comenre  le  canal  spiral,  et  qui  panâtavoir 
été  moulé  sur  le  prolongement  -mince  et  délié  du  manteau.  1 8  espèces  sont 
rapportées  à  cette  division,  dont  tme  seule  n'a  été  observée  qu'à  l'éîat  ioaaila. 


■~ ('4) 

»  MM.  Quoy,  Gaymard ,  Rang  et  d'Orbigny,  qui  avaient  examiné  les  ani- 
qm  ooDttnmeiit  htcoqniUe»  de  oei  quatre  groupes ,  ont  pa  oonfir- 
roer  pleinement  l'mniige  de  cette  diviaioa;  car,  d'aprîs  leon  deatina  qw 

M.  Duclos  a  Élit  graver,  on  voit  en  effet  qu'ils  diflêrent  réellement  les  uns 
des  autres  par  la  structure  et  b  longueur  relatives  des  tentacules,  du  pied 
musculaire,  les  formes  générales,  et  même  pour  la  distribution  des  taches 
etdeemnpM§  ooloi^éee  dlvciMi  de  toolu  les  pirtiw  omiHu  méfienne* 
Les  quatre  demlèrai  phacfaea  de  cette  monographie  aont  spécialement 
consacrées  k  ces  animaux  même  dessinés  comme  vivants  et  en  mouvement, 
et  en  outre  elles  offrent  des  détails  anatomiques  fort  intéressants. 

•  1km  m  téHMiiitrmiepi  ce  rapport  nmtfilve  oouMitre  à  l'AcMléniie 
que  ce  beau  travail  et  ces  recherches  sor  les  eepècn  dn  fenre  «&>e,  ont 
été  soumis  dans  le  temp';  à  l'examen  et  au  jugement  de  notre  savant  con- 
frère M.  de  Blainville,  très  compétent  dans  cette  matière ,  et  que  dans  son 
nuMAâiataeoiogie,  il  en  a  présenté,  aréoles  plua  grands  éloges,  an« 
■nttjlHi  iMUilKln  rfmiii  ne  citons  ce  fait  que  comme  un  nouveau  témoi» 
mtrignage  en  fivear  du  mérite  de  ToavTage  qui  a  été  aoumia  à  votre 


9  Ifons  pensons  que  l'Académie  doit  accntiiiir  cet  omrrage ,  et 
nmteur  à  oonlinaer  vm  travail  esécnté  dans  une  mui  banaeetamsl  belle 
direction.  » 

Cas  oondnsiona  amt  adoptées.  . 

LECTURES. 

PBTSiQin.  —  JVote  sur  un  coûtant  électréyue  qui  possède  la  facuUé  à» 
pnAOte  das  déoampoéitiOHi  Mmtpm,  ai  mtm  eaUg  détkmi^fftr  k$ 
empt  s  par  M.  BnoqiOBUb. 

«  Lorsqu'un  courant  électrique,  provenant  d'an  appareil  voltaique, 
traverse  une  solalioin  saline  oa  un  fil  mélallîqae  suffisamment  fin ,  fl  en 
fésoUe  des  effets  ddmiqqes  on  des  effets  calorifiques,  dont rénergle,  dans 
l'un  et  l'autre  cas ,  dépend  du  nombre  de  roupies  qTii  entrent  dans  l'appareil 
et  de  leurs  dimensions.  Les  effets  chimiques  sont  en  rapport  avec  le 
nombre  de  ces  couples  et  les  effets  calorifiques  avec  leur  sur&ce  :  les 
pranieii  emgeant  de  rintensité,  las  seconds  de  la  quantité.  Ilexisla,«ii 
ontK,  nne  trila  rdatioa  entrer  ce*  detis  genres  de  phéaoïnèaes,  qm  le 


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(i5) 

même  courant  peut  les  produire  simultanément  et  séparément,  quoiqu'à 
des  degré»  très  différens.  J'ai  cherché  à  atténuor  la  faculté  calorifique 
jusqu'à  ce  que  le  couFAot  électrique  oe  possédât  plus  que  la  faculté  dé- 
conpoMBtie. 

»  L'appareil  que  j*ai  en  rhonneur  d«  présenter  à  l'Académie  il  j  a  an 

mois,  réunit  les  conditions  voulues  pour  mettre  le  fait  en  évidence. 

»  J'ai  commencé  d'abord  par  m'assurer  qu'en  augmentant  les  dimea- 
•kMM  de  cet  appareil  et  opérant  avec  des  hmet  de  platine,  a^ant  de- 
puis un  centimètre  carré  de  surGiee  jiuqu^à  deux  centimètres ,  la  qoan* 
tité  de  gaz  oxigène  recueillie  croissait  à  peu  près  comme  les  surfaces. 
Je  suis  parvenu  à  obtenir,  en  ^4  hciites  ,  lo  centimètres  cubes  de  gaz. 
Nul  doute  qu'il  n'y  ait  eu  augmentation  dans  la  quantité  d'électricité 
dégagée  pendant  la  réaction  de  l'adde  nitriqa«  sur  la  potasse,  pulaqne 
les  dimensions  de  l'appareil  avaient  été  considérablement  augmentées  :  le 
diamètre  du  cylindre  de  verre  avait  8  centimètres.  L'expérience  ayant  été 
ilisposée  comme  il  a  été  dit  dans  ma  dernière  communication ,  si  l'on  in- 
terrompt le  cfarcoit  métallique  en  nn  point  quelconque,  et  que  l'on  plonge 
les  deux  Ijouts  libres  du  fil  de  platine  dans  dan  petiia  godets  remplis  de 
mercure;  puis,  que  l'on  établisse  la  communication  entre  ces  derniers 
au  moyen  d'un  fil  de  platine  de  ^  de  millimètre  de  diamètre,  la  décom- 
positimi  cfainiiqne  continairdam  rappareil  aana  changea— t  aerniMe. 
Introdaiaom  maintenant  dans  la  dreutt  wi  naltipHAitaar  iirdiBairepoiir 
mesurer  l'intensité  du  courant;  on  trouve  que  cette  iulMlsjté  ne  change 
pas,  quel  que  soit  le  diamètre  du  fil  interposé  enttv  las  deux  godets. 
Atari  donc  le  courant  qui  produit  une  si  grande  abondance  de  gaz,  passe 
«Msi  bien  d«M  m  61  d'une  ténuité  «ttriaM  que  dana  im  III  de  plusieurs 
millimètres  de  diamètre.  Ce  n'est  pas  tout  :  si  l'on  place  le  fil  mirrotro- 
pique  «lans  lequel  passe  une  grande  quantité  d'éieotricité,  Tis-il-vis  de 
l'ouverture  de  l'appareil  thenno>électrique  (pila  électrique),  destiné  h 
aoenser  daa  oenHèMa  de  degré  de  températw,  «s  tooove  que  oaile  du 
fil  ndcroaeopiqne  nia  paa  changé  k  l'instant  où  l'on  a  fermé  le  circuit. 

»  Si  ce  même  fil  avait  servi  k  éf.ihlir  la  communication  entre  les  deux 
élémensdu  plus  petit  appareil  voltatque  possible,  tel  que  celui  que  Wol- 
laston  a  construit  avec  un  petit  dé  à  coudre,  eo  fil  aérait  devenu  incan» 
descent.  Yoili  donc  un  courant  produisant  des  déoompoailiona  asses 
énergiques,  qui  est  privé  de  la  faculté  de  changer  sensiblement  la  tem- 
pérature de  fils  de  métal  excessivement  fins  fiusant  partie  du  circuit. 
Les  propriétés  de  ce  courant  «ont  dfautint  pina  remarquablM ,  qa*oa  ne 


(  «6) 

saurait  disconvenir  que  plus  on  augmente  d'une  part  les  surfaces  de 
contact  de  l'acide  et  de  l'alcali,  et  de  l'autre  les  dimensions  des  lames  de 
platine  »  plut  on  doit  «ocrottre  «n  même  tnapt  U  qomtilé  d'ékctricitf  dé- 
gagée ,  qui  est  une  des  conditions  exigées  joiqu'ici  pour  la  production  des 
phfoomtees  calorifiques.  » 

Après  la  lecture  de  la  note  de  IL  Becquerel,  M.  Biot  demande  la  parole 

et  s'exprime  en  ces  termes  : 

«  M.  Becquerel  ayant  bien  voulu  me  communiquer  ces  résultats  impor- 
tants, quelques  moments  «faut  la  séance,  j'ai  dierché  à  m*en  rendre 
compte ,  et  ^est  ce  qui  m'a  d«mné  lieu  d'écrire  la  note  qui  suit. 

»  Ces  phénomènes  curieux  me  semblent  ituliquor,  non  pas  que  l'élec- 
tricité développée  par  les  appareils  de  M.  Becquerel  soit  douée  d  une  vi- 
tesse, ou  de  qualités  différentes  de  celle  que  les  autres  appareils  dégagent , 
mais  seulement  que  cette  électridtrf  se  décharge  par  des  intermittences 
plus  rapide». 

m  Soit  T  un  temps  fini ,  décomposé  en  un  nombre  n  d'éléments  plus 
petits  tf  en  sorte  qu'on  ait  la  relation 

ni  =  J. 

a  Je  suppose  que,  pendant  chaque  élément  /,  il  se  dégage  une  quantité 
d'électricité  e  qui  ,  devenant  libre  à  la  fin  de  cet  instant ,  se  décharge  k 
travers  le  ûl  conducteur,  et  le  parcourt  dans  un  temps  6,  plus  petit,  et 
peut  être  insensible  comparativement  ii  t  Akm  «  pendant  le  temps  T,  il  y 
aun  un  nombre  n  de  dégagements  et  de  propagations  pareilles,  contenant 
en  somme  la  quanti t<^  totale  d'électricité  ne.  , 

a  Concevons  maintenant  que  deux  autres  substances  mises  en  contact 
ensemble  de  la  même  asaniére,  ou  las  mémw  dWe  manière  Aflérent»,  * 
développent,  dans  le  même  temps  T,  une  égale  somme  ne  d'électricité; 
mais  que ,  dans  ce  second  cas ,  les  décliarges  aient  lieu  avec  des  inter- 
mittences différentes,  dont  l'intervalle  temporaire  soit  f.  Alors,  si  l'on 
nonune  le  nombre  total  de  ces  intermittences,  et  la  quantité  absolue 
d'électricité  que  chacune  d'elles  rend  libre,  on  aun  lea  relations 

n^^  SB  T,       nV  V  ne, 
d'où  l'on  tire  .  • 
et  par  suite  »  e  ^ 


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(•7) 

.  »Ôn  voit  donc  que  cette  identité  de  quantité  totale  «|  de  .muMumvm, 
.pofpdble,  pourvu  que  les  quantités  élémentaires  d'électricité  qui  composent 
«Inque  décharge,  soiMt  direcieoMbt  proportionneUes  aux  longueurs  des 
intermittences  qui  les  séparent.  Ainat^avee  des  iotenniltenees  plus  nvet, 
les  quanhtés  d'électricité  déchargées  seront  pklS  considérables;  et  elles 
poun-ontrêù^  assez  pour  produire,  dans  leur  transmission  à  travers  le 
fil,  des  effets  catorieques  que  des  quantités  moindres ,  déchargées  par  des 
intermittences  plus  fréquentes  ne  produinieiit  pu.  En  on  mot,  dans  la 
disposition  adoptée  par  M.  Becquerel,  l'électricité  pantt  déchargée per in- 
M  dé^g^'"*  *******  que  dana  tout  iulfe  appaieil,  etpresquVraaaitAtqu^elle 

il        .       .  .      •'  '  •  : 

■MToiaa  Màmanu.  «  Btuda  miienéeepifue  comparée  éï  là  Sarégim  4e 
M.  LoHGCHAMP,  observée  dans  les  eaux  thermales  sulfureuses  de  Barèges 
et  de  la  Barégine  de  M.  Aowqobx,  rwumilUe  dans  Us  «mue  thenmUetde 
JVérûijHirM.Tna9m. 

■  '    '     '  ■  -  -  .••fu., 

(  Nous  avons  Tiuantage  de  povfioir  domer  un  esiieit  de  oe  tmil', 
rédigé  par  M.  ïurpiu  lui-même.) 

«  La  qoestion  de  la  barégine  ae  complique  de  jour  en  jour  davantage. 
La  cause  de  eaiie  conplieatkM  wkax  de  oe  qne  Ton  a  négligé  de  s  en^ 
tendre ,  de  se  communiquer  les  ni  m  m  iliiUM  el  d'^itm' 
sous  le  microscope,  les  divers  prodaileaBBqwleolii 
nom  ou  des  noms  dilférents. 

•  DneiiaiBénMirelttàrAeadéHie  le  ia  août  i833,  M.  Lengchamp  fit 
oooMilre  line  matière  glaireuse,  aaolée,  qu'a  avait  obaervée,  pour  la 
première  fois,  dans  les  bassins  qui  contiennent  les  eaux  sulfureuse*  de 
Barèges  et  à  laquelle  U  donna  le  nom  de  tarégine.  il  en  signala  {Parfaite- 
ment leacaradires  physiques  ■ririmMciàreigntt,  ainsi  que  lies  caractères 
chimiques;  mai»  il  négligw  de  Pétudier  sous  i»«iicKwoope,  aenl  moyen 
de  décider  si  cette  substance  est  simplement  organique ,  non  organùée, 
c'eit-à-dire  un  agglomérat  de  parUcules  muqueuses  n'offrant,  sous  le  mi- 
croscope, aucune  appasence  d'organisation  ,  ou  si  c'est  un  composé, 
tout-à-b-ibis,  de  cette  même  tiAiiMMe  organique,  de  végtav simples! 
globuleux  ou  filamenteux,  ou  bien  encore  d'animalcnlm  ;  te«|m  «s 
choses  pouvant  exister  ensemble  ou  séparément  et  n'en  pas  moins  former, 
pour  l'œil  nu,  des  maises  amorphes  de  consistance  et  d'aspect  gélatineux. 
L1iildlechi«iit»qaejeTieMdeeil«p«jp»te«  fcibontédemedomier  un 

C.l.taN.i'*  Partir.  3 


(  18  ) 

yMx  d«  l'Académie ,  j'ai  ftn ,  depnis  six  toou  envircMi,  m'édairer  sar  la 
nature       la  composition  or^nique  de  cette  prodnctton.  Conservée , 
comme  elle  l'est» dans  «le  l'eau  aicoolnée,  elle  raaMttble  à 
miiB  0B  wjipNnV)  VMF  «K  fWn  M  iuaui|wivi  hnr  whi  om  a  410  n  'oont 

jinedjse  microscopi^pit  de  la  barégirie  mucUe^neust  tt  inorganisée  de 

M.  iMtgehtttap. 

»  Lorsque  sous  le  onicroscope  armé  du  grossissement  d'environ  3oo  fois 
on  met,  entre  deux  lames  de  verre,  de  petites  portions  de  cette  barégine, 
on  reconnaît  que  ce  n'est  point  une  matière  organique  suaple,  hoBAOgena, 
tatàà  bien-mi  iffiliaMénit  «wpiwé  4m  fiiifàm  wàmatm  ;  i*«m  aorto  de 
0UigtM  laaqMMM,  «*M«yai»,  immé%  à'mm  fmaê»  <qiMntM  àt  |Mrti> 
eûtes  organiques ,  transparentes ,  sans  couleur  et  sans  mouveroents  mona- 
daires;  particules  provenant  sans  doute  des  nombreux  débris  ou  détriments 
(Porgmitttitfw  v^^Im  €t  nrioMlc» 'qai  oM  puioédé;  »•  «a  -MNufan  at- 
«ttoonaidénble  de  «poralea  globuleuses  ou  ovoirfea^ekemiveaMntpAiMa, 
enveloppées  dans  te  mocus  inorganisé  de  la  gangue,  q«i  leur  sert,  en 
même  temps ,  d'babibAion  et  de  noaRviture ,  «t  dont'qBelquaa-iMieaaoM 
dntVB  ém  de  geNoiiiiliiou  plan  ttii'iMAn  «muMée.  Qm  fibomii,  4tmm 
tAnbé  «MréMe,  «ont  blanca,  tnHMtMMM»,  nm  deiaeM,  non  ranen: 

ils  annoncent  le  début  d'une  végétation  confervofiide,  sans  doute  bien  con- 
nue ,  et  sans  doote  ausai  le  commeucement  da  ces  kMigii filaments  blancs 
que  M.  Longcbamp,  qtri  ka  •  vus  fleitanla  «dua  l'eandèaiiaÉBa,  conpena à 
ae  h âlktm-mqtà^  pin»  Uni, dans  «eewlittwi  ftwowÉla»  à  oewe 

végétation  ,  verdissent  et  fbnn<>nt  Alor<;.  suivant  l'ex^rmlill  Ali  HMMear^ 
de  la  baro^inc  verte  (ilamenteuse.  Parmi  ces  deux  ooanpoaants,  tes  parti'- 
cales oi^niques et  les  spoiuki  OTgpmiaéea,ee  «went,  en  outre,  quelques» 
fliiiM»«arpe,<d»<fm4ea  gndn  de  «Me  «  ém  léhria  wfanuriwiHii 
dns  probablement  k  des  végétaux  et  k  des  antAatn  Monéres  décompeeée. 

>  Voilà  tcnit  ce  que  peut  apprendre  l%namen  wÉnuÊiBÊÊfàtipm  de  k  hté- 
ginede  M.  Longcbamp. 

»  L'amaor  b'^um  observé  qÉ^  r«il  aa  lis  ueiueilai»  pbyaiquei  de  la 
aBbWww».g^liniiMe  «wueiMie  per  kiidU»  lM«nnt  ^wlwdellwiègae, 
ne  s'est  point  aperçu  qne  cette  substance ,  non  organisée ,  qne  ce  chaos 
du  régoe  oi^ganique  n'était  poiat  por;  qu'en  lui  il  setraaraut,  coenne 


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(  »9  ) 

dans  une  sorte  de  territoire,  des  &porul«»  et  que  c'élMl  àU  présence  et 
au  développement  de  ces  sporules  qu'étaient  dim  tes  végétatioiis  ôkweu^ 
teuses  blancltet,  puis  verle»,  «t  non  ^  k  aiiUtinoB  gélalteoMe  qui  ne 
p«it  im§uàtu  d'tite  qui  ■nrift  fNok»  m  fim,  •errir  de  nowrri- 

ture  à  cette  «o«i«nw  et  qm,  Renie  ftUMiy^wtnMur,  jiNVt'à  im  certain 
point,  lu  dénomination  particulière  de  barègine.  >. 

•  II  eat  à  regretter  que  M.  LoBgclianip  u'aU  pas  en  méate  tMBpe  f»" 
cneiltt  etoomervdotqaUapfNlU  d»  k  bwdgbM  lihM 
dek  barègine  filamentenae  verte;  en>,«ki»,  OS  «nwt  (bdkment  rapporté 
cette  production  oonfervoide  à  son  genre  et  k  son  espèce,  ce  qui  eût  évité 
très  probablement  des  discu&Mons  sans  profit  pour  la  science,  épargné  le 
tempe  de  rAMdémie  et  celui  de»  peraonnea  qai  i^^jMMifMDt  de  oae  aortes 
deaeii^ 

»  Venons  maintenant  k  cette  autre  barègine  recueillie  dans  les  eaux 
thermales  de  Néris ,  rapportée  à  Paris  par  M.  Aobiqaet,  et  dont  il  a  bii^n 
voulu  me  communiquer  plusieurs  <chaiÉliB|pHHleMkUa. 

•Au  ptemkr  Mpeai  de  MeddMUow  va  qnnk  n*<Mit  «uoone  res- 
■<whknrr  avec  la  barègine  glaireuse,  incolore  et  inorganisée  de  M.  Long- 
champ;  qu'ils  sont,  au  contraire,  composés  de  membranes  ou  peUkN^ia, 
cbiiigonées  et  repliées  ks  unes  sur  les  autres ,  oe  qui,  pçur  u»  ewleierct, 
dénote  dairement  un  véfélel  kisenl  partk  du  fanmiMM  ai. 

«Tue  sous  la  wka^^t^mmimmtlll^f^^'  ktlMtégiBe 
deNéris  offre,  i°  des  membranes  minces,  transparentes ,  incolores  et 
^iqy^wft»  tissées  à  l'aide  d'un  grand  nombre  de  filamcHM  tris  ténu» ,  enUe- 
koéa  et  agglutinés  les  uns  aux  autres  par  le  moyen  de  particoks  inlerpO'' 

•éea;%*  d«  aoMdMrem  kdMie  •kn«M,.Khr«t 

dedimenBlons  dilTéreatei;  kl  pte»  tém»  iwwinm  M  cowree  formés  à'nm 
suite  de  points;  les  plus  gros  monilifbrmes  ou  en  chapelets,  c'est-à-dire 
composés  d'uue  suite  de  petiu  iaéritball««  «ouru,  gkMeu»>  ccenx  à  l'in- 
téneurei  oontenentkuMtière verte,  de  kquelk  ae«k  d«»end  keoukwr 
de»  matées  vues  à  reeil  WL  .  .. 

»  Il  résulte  de  ces  études  microscopiques  comparées,  que  la  barègine  d« 
M.  UïngchainpetkbiMrégined*M,.jRQbiqtti9t  s<wt  deu»  cbosas  tiè*  ddlé- 
rentes.  .  .  > 

»  Le  preeaièw,  k  beré|ii»»  <k  Ifc  fiMiplnij  ♦  k  lewk  qui  >e»t  mm- 


server  provisoirement  In  dénomination  de  barégide ,  «onnfM  dtns  une 
snbstancp  gélatineuse,  transparente,  presque  incolore,  sans  trace  d'orga- 
nisation appareutej  c'est  un  amas  mucilagineux,  loriué,  par  dépèt,  d'un 
grmd  nombre  de  pertionles  proveMst,  en  grinde  partie,  de  h  décom- 
position de  végétaux  et  d'animaux ,  la  plupart  inftûoire$  :  c'est  ce  chaos 
du  rt'gno  organisé,  dans  lequel  tons  les  individus  puisent  directement  ou 
mdirectement  leur  nourriture  et  dans  lequel  ils  viennent  ensuite  se  con- 
Ibndre.  Cest ,  par  comparaison ,  Im  nembreoz  maiftrianx  épars  et  en 
diaordre  d'un  édifice  qui  s'est  écroulé  et  qui  n*e>itM  pins. 

»  La  seconde,  ta  barégine  de  M.  Robiqnet ,  est  un  végétal  bien  organisé 
et  bien  connu  sous  le  nom  de  nostoch  thermalis. 

»  Il  est  aisé  de  sentir,  d'après  ce  (jui  vient  d'être  dit  sur  ces  deux  baré- 
gine», qall  n'y  avait  aucun  rapprochement  possible  à  fiUre  entre  deux 
productions  aussi  distiiictes  que  le  seraient,  par  exempte,  de  la  gélatine 
d'une  part  et  de  l'autre  les  divers  aainauz  qui  auraient  servi ,  par  leur 
dissolution ,  à  produire  cette  gélatine. 
:  •  Celte  gnmde  distinction  bien  établie  aofftirempéehé  M.  Dbtrodiet, 
qui  ne  connaissait  que  le  nostoch  de  Néris  que  lui  avait  procuré  M.  Ro- 
biquet,  de  se  prononcer  contre  la  barégine  glaireuse  et  inorganisée  de 
M.  Lougcbamp,  qu'il  n'avait  point  encore  étudiée  et  dont,  probablement, 
il  ignorait  l'eiislaBee  en  natnro  à  Paria.  »  i 

•  enan.  —  Bacherokes  sw  ia  ÀtÊitnnî  p«r.  M.  CnsvaBUL. 

Avant  de  présenter  à  l'Académie  les  résultats  des  nombreuies  recher- 

cfaes  qu'il  a  entraptiaes  sur  l'art  de  la  teinture,  M.  Cbevreut  a  jugé  con- 
venable de  ftire  oomudtro  à  l'Académie  la  marche  générale  qu'il  sTcst 
tracée. 

•  L»  dHftcuhés  qrfon  ranooatro  quand  on  vont  donner  des  beaca  adenti- 
fiques  à  l'art  de  la  teintura  sont  rapporléea  par  Fauteur  à  quatre  causes 

'principales 

«  i".  A  la  petite  quantité  des  matières  qui  se  fixent  aux  étoffes  dans  les 
procédés  de  teinture  ; 
»  a*.  A  la  fidble  affinité  des  éteffes  pour  les  matières  auxquelles  dles 

S^inissent; 

9  y.  Kct  que  toutes  les  matières  tinctoriales  complexes,  d'origine  or- 
ganique, dont  on  Êiit  usage  dans  les  ateliers,  ne  sont  pas  encore  coinpléte- 
'  mantoownMidaiMleiiroompoiitioii  immédiate; 


(  3.  ) 

»  4*-  A  ce  que  beaucoup  de  principes  immédiats  de  ces  matières  sout 
allérabl«t  dans  les  opénticnia  dâ  IdnlarB.  » 

Pour  triompher  de  ces  difficultés,  M.  Chevreul  a  adopté  pour  ses  re- 
cherches et  pour  l'exposition  qu'il  en  &it  dans  les  leçons  publiques  dont  il 
est  chargé,  la  classification  suivante  : 

Fremière  dMikm.  »  Pr^Mmtion  d«a  étoffes. 

Dmiànedmaioii.— De  Faction  tantUidledeBétofliBa  ot  d«s  corpatiin- 
ples. 

Troisième  division.  — De  l'action  mutuelle  des  étoffes  et  des  acides. 
Quatrième  division.  —  De  l'action  mutuelle  des  étoffes  et  des  bases  sali- 
Bables. 

GnqniAaie  division.  —  De  l'action  m  niuelle  des  étoffes  et  des  sels. 

Sixième  division. — De  l'action  mutuelle  des  étoffes,  des  composés  non  sa- 
lins neutres  aux  réactifs  colorés,  des  acides,  des  bases  salifiables  et  des  sels. 

SeptMoM  difiilon^  De  nwBiiii  uMuelle  dee  éteficsi  des  acîdeS)  des 
bases  lattfiaMes,  des  sds  et  des  matières  tinctoriales  ooniidcxcs  d'origine 
organique. 

Huitième  division.  —  Stabilité  de  la  couleur  des  étoffes  teintes  relative» 
ment  i  la  chaleur,  h  lumière,  Tcau,  l'origène,  Tair  et  les  réactift. 

Bornés  par  le  temps  et  par  l'espnce,  il  ne  nous  est  pas  possible  d'eniicUr 
cet  extrait  des  réflexions  importantes  que  M.  Chevreul  a  liées  à  toutes  ces 
tètes  de  diapitre;  mais  noua  consignerons  id,  en  tenniiiant  cet  extrait, 
rexposé  é»  b  «nélliode  qui  loi  sert  -le  guide  dén  entrer  fdBnlté 
»  d*in  corps  sohible  pour  une  étoile,  lorsque  le  coasposé  qui  se  forme 
»  n'est  pas  indécomposable  par  l'eau,  c^r  on  conçoit  alors  qu'il  n*j  aurait 
a  aucune  difficulté. 

»  Ttid oetie  métibode  rédoite  k  la  plus  simple  expressions 

«  On  Mit  fanalfw  dW  poids  connu  do  la  aohMiOQ  qn'onvent  mettre 
en  contact  avec  une  étoffe. 

»  Puis  on  fait  l'analyse  d'un  poids  égal  de  la  même  solution  qui  a  été 
un  temps  suffisant  eu  contact  avec  l'étoffe  pour  être  en  équilibre  chmuque 
avec  elle. 

•  11  est  dair  qu'il  y  aura  affinité  si  la  aeoondo  sololMB  oontifliit  plus 

d'eau  et  moins  du  corps  soluble  que  la  première^ 
»  Voici  quelques  résultats. 

•  La  Um,  la  8oie,àbaoriiflntproportioiinellflBent  plus  d'acide  snlfii- 
riqne  que  r«in,  lonqo*«]les  sont  en  ooalMt  vne  de  l'esn  contenant 'A 
d'addn. 


(  "  ) 

»  Le  coton  prés^te  le  réculut  inverse. 

»  Mais  eu  les  reproduisant  ici,  j'avoMfC  qtxit  je  n'ai  pas  en  eux  une  con- 
fianw  grtrètoe ,  car  je  na  ht  ai  pu  coattAMi  mfBiimm—tiWMf  k  rapport 
dliptdijBBiTuil*  qua  je  raiafiûftt  ocwnaltare  :  c'est  que  les  tefts  «aat 
point  aussi  insolubles  qu'on  le  croit  généralement  dans  des  réactifs  Eoème 
fiûbles.  Dès  lors ,  si  la  méthode  est  d'une  exécution  très  facile  lorsque  le. 
corps  solide  mis  en  contact  avec  la  dusulution  ast  ab&olument  ui&uiuble, 
il  n'en' «M  pins  da  nAna  dam  la  aes  ooniraira;  il  finit  donc  ahm  tanir 
compte  de  la  matièra  que  la  liqueur  a  pu  ealevar  au  coqia  aoUda. 

»  PLu&ieurs  observations  m'ont  conduit  à  penser  que  la  laine ,  la  soie  et 
même  le  ligneux  pourraient  bien  être  d'une  nature  plus  complexe  qu'un 
ne  le  croit  généfabinent. 

»  Quoi  qu'il  an  aoit^lanédnda  dont  je  riens  de  parler  étant  applicable 
à  des  cas  qui  peuvent  se  présenter  daus  des  recherches  de  physiologie  et 
de  toxicoio^e,  j'ai  cru  devoir  lui  donner  plus  de  publicité  qu'elia  n'en  a 
eu  ju&qu'lci,  quoique  «pendant  je  l'aia  MleouMÉM  wnM  iSSo  à  pliiR 
sieurs  personnes ,  et  qu'elle  soit  mentioniiéa  dam  «ne  thèse  soutenue  à 
l'École  de  Médecine  par 

NOMINATIONS. 

L'Académie»  an  acécalîon  de  M»  règlement,  procède  à  la  nnniinnin« 

tl'un  Vice -Président,  qui  doit  être  choisi  dans  les  sections  des  sciences 
ualureUes.  Le  aoaatwe  des  membres  roiHnii  eM  de  48.  Au  premier  tour  d« 

M.  MagendKa  rinnit  a6  mffinges. 

Af.  Serves  •  .       *  •  ^ 

M.  Double.  .....  6 

M.  Govdwr  •  •  •  ■  •  ^ 

M.  CberreuL  ....  a 

M.  Brongniart  ...  r 

M.  Siivestre   i 

c. .  M.  Blainville  ....  i. 

M.  Magendie  est  proclamé  Vice-Président  de  l'Académie  pour  l'année 
1836;  il  sera  Prétident<an  1S37. 

La  séance  est  levée  à  cinq  heures. 

■  A. 


(•3) 


L'Académie  â  reçad—  cette  téaan  1»  ^o^IWl^gal  dont  fioki  i»  <itiiBB  ; 

CaNyiw.i««iu  liadhuMiiirtiiii  dbt  Mm«  A  fJoadémiê  du  Seienets, 

n-  23,  i855,  in-f . 

Mémoires  de  Académie  éu  Sciences  i'Instkmt  rojai  de  France; 
tome  i5,  iu-4°. 

MéÊHMiB erf Êmmmnd M  Cm.  Pnf.  LmeiM  flsiiu;  %  vei.  in-8% 

Firenze,  i854. 

Memoiivs  élémentaiivs  sur  ta  Destination  naturelle  de  ht  Jormatiori  et 
de/a  résistance i pai-  M.  J.-G.  Roebea  ;  Dresde ,  in-folio.  (En  allemand.) 

^V>§*  dam  fJmértqm  méMkmab  f  pmt  M.  r/Ovumni  g*  Imrâoa, 
in-4**- 

Suites  à  Buffèn;  14*  litraîsoii'et  ne  livraisoD  de  planches,  ia-^. 

Dictioniuure  de  Botanique  médiade  et  pharmaceutique  s  a  vol.  in-d*,  et 
oBilkBde  pleadMi;  fBrll.9«u&  «ifèirraRiUB;  PlRils,  18S6. 

Expotttkm  complète  du  Sjrstkm  mêtrifmg  par  M.  Hnhuiot;  flirodrare 
to-B".  (Adopl«e  parrUoÎTereité.) 

Ifouuelie  Géographie  méthodique;  par  MM.  Meiss&s  et  Micbelot;  16' 
«iditin.^Oavrage  aàopti  perWSmrnnilé.) 

MamtA  des  JspiranU  tm  émw<  de  capacité  de  tetuégnement  primaire 
élénentttire  et  de  renseignement  primaire  supérieur^  avec  le  programme  des 
tpentionsipar  MM.  Lamotts, Msissaa  et  Micbslot;  a  vol.  io-fi*'. 

Jfo^wipi  (le  Zbo^ofWjKm  la  d&wctedb  M.  ^iBOi}  5^ 

Iconographie  du  K^gM  mdmàl,  deM.U  haren  €3taderf  parM.  G«ikn$ 
57* livraison,  in-8». 

Deuxième  Jdresse  à  PJnteiiigence  humaifte;par  M.  Lbiailly  Gkaih- 
viu;  Paris,  io*^*. 

Mamgnfèi9dHg/mipede9Sk^icériUtfparU.9mhk90»m(CitmlB  de 
Casteloaa);iii-8*. 

Société  centrale  dAgncuUure  de  Nancy.  —  BaffOrt  verital  sur  f Ex- 
position du  Fashia  de  M.  Rudkau  ;  ia-8*. 

Eufimtma  «ffidmMÊ  et  Eepkees  voMms  par  M.  Som  Tiuimr;  in^». 

HjTffène  publique.'—  Note  sur  de.  nouveaux  Magrens  empleyét  pour  la 
dkinfieUondee  matàkrt*  fécakê  dam  lesfosstti parM.  Cwyâiun;iiH9*. 


f  u4  •) 

Au  Cwtgrès  convoqué  a  Paris  en  j835,  par  l'Jnstitut  Historique.  — 
JMmirs  de  M.  Gnntrar  in  x.'bLi;  io-S*. 

JjÊQons  de  Chimie  élémentaire  ,fmtex  U  êknomktt  par  M.  J.  Gimbo»; 
4  premières  lerotis,  Rouen,  i835,  iii-8*. 

Vacciner  des  deux  câtés  du  corps  :  précepte  rigoureux,  lievaccirter  du 
c6U «à  ^opération  m  manqué;  par  M.  le  dcMÂevr  C.  BniiAiD ;  à  Apt  (Vau- 
dw»);  in-0*.  (Mteni,  d'après  la  deoMuide de  l'aaieiir,  pour  le  concours 
MontyOQ.) 

Essai  sur  la  Culture ,  la  Chimie  et  le  Commerce  des  garances  à  F'au- 
cluse,- par  M.  Bastet ;  Orange ,  iÔ55,  in-Ô",  3*  livraison. 

Mémoire  théorique  et  pratique  no"  les  Luaeations  dites  spontanées  et  oon- 
sécutives ; parUL.  le  docteur  Lk.sàl-vace;  in-S",  Caen. 

Recherches  sur  les  Annexes  du  fœtus  humain;  par  Le  ménUf  ïihS*. 

Traité  de  Médecine  pratique iH'  livraison,  iu-ti". 

4nMi«r  de  la  Société  Royale  d^Bartietdtitre  de  Pariât  %oaue  17, 

loo*  livraison,  in-8*. 

Annales  de  Chimie  et  de  Ph^ytèifimi  par  IIM.  Gai-L«tMa  ef  AaAQo; 
septembre,  i855;  in-d*« 

Âmadne  des  Sekncee  natnr^leti  par  MM.  AvBomv,  Mnac  Evp>abm, 
BiowniRT  et  Guillehik;  tome  4  »  septembre  et  octobre  i855,  în-S*.  ' 

Journal  de  la  Société  des  Sciences  ph  rsifjiies  ,  chimiques ,  et  Arts  agri- 
colesfsous  la  direction  de  M.  Joua  de  FoMTBUKLLBj  in-â",  octobre,  iH55. 

BuUHin  général  de  Thirapesi&pie  métlhale  êt  ekiruigicale}  par 
M.  Hmioil  ;  tome  g,  iii-8*. 

Journal  hebdomadaire  de$  Progrès  des  edencet  midkabej  n*  5s» 
i835  et  n"  I  ,  i856  ,-iri-8*. 
Gazette  médicale;  tome  3,  n*  Sa  i855etn*  1,  i856,  in-4*. 
Gaaetêe  du  HûpîiOÊiXs  n**  1S4— 156. 
JaumaX  de  Satâéi  oT*  las  et  ia5. 


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a«o  «O  v-s-  o  o  o  v»~»vo  \Q  t->  n  co  -  r»'^-r  —  o^aoapoç',opoio 

irt  M^g^'-S     «rt  'O^îô^^'S  vp  lD_t2^<2  0_«0^«0  <0_«0_<0^  r»  rs^'ft 


■«  MM«W)(0  r-^  00  -  PI  co  ■^-r»n r^»  Oï  O  -  npo-'TW^  r-»  00  - 
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COMPTE  RENDU 

DES  SÉANCES 

DE  L'ACADÉMIE  DES  SCIENCES 


SÈàSCB  DU  LOHDI  II  UWIEE  ISSft. 


GOBKESPONDANGE. 


La  SocUti  rojraU  êt  Lamint  nppeDe  qsté^  éeSA  déoerner  en  i838 
imixmidaiBeM  royales,  fane  à  Fmiteiirdn  nénoire  le  plus  impimaat  et 
inédit  (ju'elle  aura  reçu  sur  la  chimie,  et  l'autre  au  mémoire  le  plus  im- 
portant et  également  inédit  qu'elle  aura  reçu  sur  la  physique.  Les  mé- 
moires  de«tinéa  à  ce*  deux  concours  devront  être  parvenus  à  la  Société 
mtmt  le  noie  de  jnbi  i8M. 

Le  Secrétaire  fttpétuel  pour  les  sciences  physiques  avait  été  chargé  par 
l'Académie  d'ouvrir  le  billet  cacheté  joint  au  mémoire  sur  \ Origine  de  la 
bile,  adressé  pour  le  concours  de  physi<dogie  expérimentale  {voyez  séance 
da  3o  àofenibre  i835 ,  page  43a  ),  et  d'avertir  Taiitear  qui  la  CoonniMioii 
dMnit  s'entendre  avec  lui,  soit  pour  lui  demander  la  répétition  de  ses 
expériences,  soit  pour  obtenir,  relativement  à  ces expériênoes,  totu  les 
développements  nécessaires. 

L*ÉlBar,  M.  Jeynwfa  PlOUps,  mendin  de  la  Sodélinigirittda  Lon- 
dres» iTcflteapteaié  d*  répondre  qs'a  aem  toa}OttrB  prêt  à  domer  à  la 

C  H.  itSB.  ^  iiiMiiMi.  5 


(*8) 

Commission  tout  Im  mueignemerus  pt*eUe  ptmmt  dé*^  nr  ia  mamin 

dont  ses  expériences  ont  été  faites. 

Il  appelle,  en  même  temps,  l'attention  de  l'Académie  sur  deux  £aits 
pa^logiques  (yoyez  ci-aprés  Tartide  intitiilé  PferauMUMis  avimaib  ,  Ûri- 
^ine  de  ia  6Ue)f  qui  lui  paraissent  préaenter  mutoonfinnatioB  dea  con- 
clusions contenues  dans  son  mémoire. 

L'Académie  accepte  le  dépôt  d'un  paquet  cadieté ,  adroisé  par  M.  Ga~ 

M.  idtrSèft  écrit  pour  rectifier  quelquea  erreura  échappées,  selon  lui,  à 

plusieurs  des  journaux  qui  ont  rendu  compte  de  la  Ifltre  qu'il  a  présentée 
dans  la  séance  démière  { voyez  séance  du  4  de  ce  mois,  page  3). 
Depuis  que  i'Âcadéuue  a  pris  le  parti  de  faire  publier  elle-même  des  ana- 
lyaea  de  aea  aéances,  lea  auteur»  n*ont  plus  Uen  d'en  appeler  à  die  que 
pour  les  erreurs  qui  pourraient  se  pisser  dans  ces  analyses. 

M.  de  Fincens  transract  quelques  nouveaux  détails  sur  îa  direction  Sin- 
gulière de  la  propagation  du  froid  en  i^'rauce,  peuclaut  cette  auuée. 

M.  Pt^ytn  prie  l'Académie  de  vouloir  bien  nonnner  une  conmisiion  qui 
puisse  examiner  prochainement  les  procédés  mis  en  usage  dans  un  éta- 
blissement situé  à  Javelle,  où  s'opèrent  la  désinfection  immédiate  et  di- 
verses  applications  utiles  de  tous  les  produits  de  l'aùattage  des  animaux; 
procédés  qui  graducUenent  perfectionnés  se  rattachent,  dit  M.  Payen,  à 
pinsiears  questions  dVan  haut  intérêt  pour  k  salubrité  publique  et  Pagri- 
culture.  I/Acadéniie  nomme,  en  conséquence,  une  Commission  qui  sera 
composée  de  MAL  SUvestre,  Thénard,  Dulong,  lÊagfitdit  et  Dumas. 

uéréonaMwa.  —  IL  lloan&nim  JomiisoaainniDiqaelanolesnivantew 

m  Le  fixrid  a  oonoMnoé  aux  AniiUes,  au  mois  d'octobre,  et  s*M  «ocru 

»  progresnvemcnt,  de  manière  à  devenir  très  grand  et  extraordinaire  à  la 
»  fin  de  novembre  ;  il  était  accompagné  de  pluies ,  par  rafEales  violentes. 

•  Le  plus  grand  froid  des  Antilles  ne  suppose  pas  un  abaissement  du 
>  Bsercure^^a-dessous  de  t8*  réauasuxians  (aa  i/a^cent),  aunivain  de  |a 
»  mer.  » 

■mèau  nmiBaiu  i»  màtitmauvam.  — Sur  la  «ugpwtfon  du  animaux  et 

.  M.  deBumMdt  écrit  à  M.  Arago^  qu'en  passant  k  Francfort  il  a  VQlLibjp* 
jM4«t  que  ce  célèbre  Yf^ageur  lui  aditqn'en  Abgnsinie^par  i4*  de  latitude^ 


(  ^  ) 

les  éléphants  etlessiag«s  traversent  des  plateaux  de  plus  de  i,5oo  mètres 
(  1 ,3oo)  toiset  de  hauteur. 

M.  Ruppelaim  «pi^l  grêle  «NifeQt  en  Abyastnie,  naisyiwMb  pendant 
qa'ilyades 


AifHAU.  —  OhemOieiu  rdattves  à  tôrigine  et  aux  usag*s 
de  la  è&e;  par  M.  Bbixahw  jPmun. 

•  Premier  cas.  Pendant  l'été  dernier,  on  a  reçu  dam  h  dixdtjue  du 
proCBnear  Thoinaon ,  à  WbiçinA  de  l'Université  de  Londrea,  nn  ivrogne 


a  n  mourut  au  mois  d'août ,  et  l'on  fit  im  examen  détaillé  du  cadavre, 
en  présence  des  professeurs  Elleoltson  et  Carswell. 

j>  Je  ne  décrirai  de  cet  examen  que  ce  qui  me  parait  porter  sor  le  sujet 
de  mon  mémoire. 

aLe  foie  était  le  siège  d'une  maladie,  décrite  par  le  docteur  Baillic  sous 
le  nom  de  /oie  tfim/gne  {drunÂard's  Uver)^  et  par  Laennec  sous  celui  de 
cirrhose. 

a  Le  iijBlènie  de  la  veine-porto  était  bouché  par  un  coafulum  enea 
dense,  qui  s'étendait  depuis  les  radicules  les  plus  minimes  de  la  veine, 
jusqu'au  point  «à  Isa  deôx  brandies  convergent  pour  former  le  tronc  du 
vaisseau. 

a  Lee  cnanx  biHairei  étaient  entièrement  libres;  mais  ni  en  ni  la 
vésicule  du  fid  ne  contenaient  point  de  ;bile;  il  n'existidt  avoine  trans- 

aodation  de  cette  sécrétion  dans  les  tissus  environnants. 

s  Une  partie  du  coaguluœ  fut  soimiise  à.  l'examen  du  docteur  Prout , 
qui  y  reconnut  distinctonMBt  ks  principes  colorants  et  aners  de  le  bile. 

a  Une  porlioa  dn  tom  oonaervée  dûw  Falood  en  e  été  retirée,  il  y  a 
qlldqnes  jours ,  en  ma  présence ,  par  le  professeur  Carswell  ;  et  noua 
avons  trmivé  qu'une  petite  quantité  du  coagulum,  exprimée  d'une  grosse 
branche  de  la  veine-porte ,  retenait  eaoore  son  goÂt  amer,  et  l'alood  dans 
lequel  le  spédmen  est  conservé,  présente  une  couleur  janne  vi£ 

»  Deuxième  cas.  Le  professeur  Thomson  d'Édimbourg  a  en  sa  posses- 
sion le  dessin  d'un  cas  précisément  semblable,  qui  lui  arriva  il  y  a  plu» 
sieurs  années. 

a  Ulmpresrion  conservée  par  les  professeurs  qui  se  sont  oocopés  de  Ten- 
men  de  ces  cas,  est  que  la  «alière  dont  le  coagulmn  est  imprégné,  est 
indubitablement  de  la  bile. 

5« 


(  3o) 

»  Sapposant  cette  opinion  exacte ,  d'où  .pouYait  proTCBir  cette  bile? 
Elle  ne  pouvait  venir  des  canaux  biliaires ,  quand  oiéM  «M  régar^MIkii 
dans  les  laMes  delaTÉiiieiMrle«ftt4té  poMïMe,  parce  <p«  biwM» 
dense  du  coagnlum  présentait  une  barrière  impénétrable  ;  ce  ne  pouvait 
non  plus  être  tine  conséquence  de  l'eisudation,  puisque  le«  conduits 
biliaires  étaient  vides,  et  qa'il  n'y  avait  aucune  apparence  d'un  trf  eifet 
sur  lis  tfams  «nvifi^iiisntt.  » 

»  Hr^ù  donc^  dans  les  «as  précités,  poavait<dla  provenir,  si  ce  n'est  du 
tube  intestinaP 

»  Si  c'est  là  le  fait,  il  sérail  en  harmonie  avec  les  conclusions  contenues 
dans  mon  mémoire  ;  et  si  r«n  admet  que  j'ai  &it  toir  que  k  bile  pro* 
vienf,  an  nuqpieni  du  système  de  b  v^ne^porte ,  du  tube  intestinal,  on  snra 

fait  lin  pas  dans  cette  reofaeirche,  et  l'Académie  n'exigera  pas  que  fétaWisse 
unehypothèss,  pagar  .rendre  compte  de  cet  état  de  dioscs  si  singulier 


■AImnbbs  frésbntés. 

AniMALE.  —  Spécialité  des  nerf-,  des  sens  de  VodorOtt  du 
gotU  et  dû  la  vue;  pur  M.  Gabuei.  FKixcxjur. 

(OHBnasaaiiw,  BOL  Magandie,  Serres,  flowens.) 

«  Une  des  questions  les  plu5  importantes  de  la  pLysiologie  est,  sans 
aucun  doute ,  celle  relative  à  la  spécialité  des  oerls  des  sens. 

1»  L^anala^  pdhmméi»  entre  les  sensaticns  déteraainétt  par  las«dsam 
et  les  saveurs  a  iiidt  admettre  que  cbes  las  poiasons,  le  sens  de  l'odont  était 
transformé  eu  sens  du  goût;  l'admission  de  cette  première  hypothèse  a  £ait 
penser  à  quelques  auteurs  que  chez  les  taupes  et  les  musaraigoes,  le  nerf 
optique,  non  trouvé  par  eux,  était  remplacé  dana  ses  fiwctioBS  psr  une 
branche  de  la  cinquième  paire. 

»  Le  but  de  ce  mémoire  est  principalement  de  prouver  que  ces  hypo- 
thèses, qui  démontreraient  la  non  spécialité  des  fonctions  des  nei^  des 
sens ,  sont  inadmissibles. 

»  t*.  ftree  qu'il  n'y  a  nulle  analogie  entre  las  ssosatioBs  détenninéfla 
par  les  odeurs  et  celles  fournies  par  les  ooips  sapides,  etparoQVséqoent 
entre  le  goût  et  l'odorat. 


Oifitjzed  by  Codgie 


»  »*.  Parce  qoe,  cher  les  poissons,  les  nerk  olfactifs  \snr  l«iir  origine ,  et 
les  caTités  nasales  par  leur  disposition  ont  toujours  conservé  les  caractères 
çii,  cbez  les  animaux,  ies  différencient  des  nerfs  et  des  organes  du  goût. 

>  9".  VhfM  qvein  MwWJrwi  odonAtaa  n'ayant  pfes ,  catUM  eéfactère 
sentiel,  l'état  de  vapeur ,  piiisqu'en  dernière  analyse  elles  agissent  à  l'état 
de  solution  sur  la  membrane  olfiactivc  des  animaux  qui  respirent  dans  l'air, 
rien  nei'oppoaeà  ce  que,  dÏMontes  dans  l'eau,  elles  puissent  être  odorées 
pur  kt  poiiaoM. 

»  4*>  fnc»  qjatm  fé&énil  foieuip  dctaHments  les  diMiiiginiitbeaQooap 

mieux  que  leur  mmmr,  le  sens  de  l'odorat  est  plus  utile  aux  pois<;on!î  que 
celui  du  gont  pour  les  guider  dans  le  choix  (h-  ItMir  nourriture,  surtout 
lorsque  ces  animaux  vivent  dans  les  eaux  de  la  mer,  si  fortement  sapides. 
-  m  9*.  Varce  que  les  taupes  et  les  mmaniignes  ponMMt  des  nerfs  op- 
tiqnes  que  l'on  -peut  suivre  depuis  leur  orig^e,  semblable  à  celle  des 
animaux  lio  la  mérae  classe,  jusqu'à  leo»  terminaison  an  «rlobe  de  Tceil,  on 
ne  peut  pas  dire  qu'une  branche  «le  la  cinquième  paire  les  fasse  voir. 

»Css  «ondosloas,  iivonUca  k  k  oiffrogènê»,  tdl»  qne  Fa  «onçiM  te 
mnmt  M.  Serres,  ne  s'eppKquent  mrikawnt  m  sens  du  toachei^,  qui, 
eOBimun  à  toutes  nos  parties,  sans  faire  d'exception  potir  les  organes 
delà  vue,  de  l'ouîe,  de  l'odorat  et  du  goût,  est  nécessairement  exercé  par 
des  nerfs  d'<iri§fnes  diÉAfenlssa  > 

BSiAïf  ■  —  Deuxième  mémoire  sur  les  rétjdÊuéeÊj  /or  M.,  Atmm 

DB  Sairt-Hilaibs. 

Ce  tFS«aU  Ait  suite  w  ménioiM  dm  leqMl  rmtenr  ft  fi^^ 
cinq  verticilles  qui  entourent  Tovatre.  Cssi  «6  denier  orgsse  (gjméeie) 
qui  finit  le  sujet  de  ce  nouveau  trwrail. 

Dmm  son  nteoire  eor  les  q^MMrdhirMdb,  M.  deTristsat  dévoilé, 
cttt  lIsHtenr,  le  v^Hable  etrtietnre  de  le  cepsulQ  des  fdsales  dece  genre. 
Son  opinion  a  mérité  l'assentiment  de  M.  de  Candolle,  et  M.  Ai^DMede 
Saint- Hilaire  s'est  proposé  de  la  confirmer  par  de  notivelles  preuves. 

«  L'ovaire  unilocalaire  du  reseda  phjtemna  est  prismatique^  sexangu- 
Mreet  Mmiiné  |wr  traislélee  eooiqiiestdont  cfaMÎme  est  cooronnée  pe» 
on  tl^inate,  et  qui  alternent  avec  un  nombre  égal  de  placenti»  pénétras. 
Les  parties  décidément  ouvertes  dans  le  fruit,  sans  être  adhérentes 
dans  l'ovaire,  sont  intimement  rapprochées;  mais  avant  la  maturité,  on 
peut  déjà  juger  de  qael0  BUnièl'e  hi  déliiscenoe  sTopire.  Du  point  inier» 


(3a) 

raédiaire  entre  les  trois  télés  coniques  s'élèvent  en  rayonnant  trois  fentes 
qui,  partageant  en  deux  la  face  de  chaque  téte,  s'étendent  jusqu'aux  stig- 
mates, et  l'on  a  ainsi  au  sommet  du  péricarpe  trois  valves  à  peu  près  trian- 
gulaires, valves  que  M.  Auguste  de  Saint-Hilaire  ne  saurait  mieux  comparer 
qu'aux  bords  relevés  d'un  chapeau  à  trois  cornes.  A  l'époque  de  la  matu- 
rité, ces  valves  s'infléchissent  sur  les  placentas,  et  la  fente  qui  s'étendait 
au  milieu  des  trois  cornes  va  jusqu'à  partager  les  stigmates  en  deux.  Là 
elle  s'arrête  ;  mais  si ,  après  avoir  commencé  dans  la  face  uu  le  côté  antérieur 
des  trois  têtes  coniques  et  divisé  les  stigmates,  elle  pouvait  se  continuer ^ 
elle  partagerait  uéoessairement  le  cùté  extérieur  des  mêmes  têtes;  des- 
cendant jusqu'à  la  hase  du  fruit  par  les  sutures  qu'a  signalées  M.  de  Tris- 
tan, elle  formerait  trois  valves  complètes,  et  celles^i  seraient  séroinifères 
dans  leur  milieu,  puisque  les  têtes  sont  alternes  avec  les  placentas. 
reseda  phytewna  a  été  pris  ici  pour  exemple,  mais  il  est  évident  qu'une 
structure  analogue  doit  exister  dans  les  espèces  où  la  capsule  également 
simple  présente  quatre,  cinq  ou  six  têtes.  Ainsi  donc  on  peut,  à  peu  près 
comme  M.  de  ïristan ,  dire ,  en  général ,  que  le  fruit  des  résédas  uniovarié, 
variable  pour  le  nombre  des  têtes  ou  des  stigmates,  se  compose  d'autant  de 
valves  séminifères  dans  leur  milieux  qu'il  y  a  de  têtes  ou  de  stigmates,  mais 
que  ces  valves  ne  se  séparent  qu'à  leur  sommet.  » 

L'auteur  expose  la  théorie  de  l'ovaire  uniloculaire,  irrégulier,  à  styl« 
latéral  et  à  ovules  attachés  sur  deux  rangs  le  long  d'une  suture  longitu- 
dinale qui  regarde  l'axe  rationnel  de  la  fleur.  Il  rappelle  et  discute  les 
opinions  émises  à  cet  égard;  il  donne  la  théorie  du  fruit  multiloculaire , 
et  fait  voir  de  quelle  manière  on  peut  rattacher  le  fruit  des  ])lantes  à 
placentas  pariétaux  au  type  général. 

Après  être  arrivé  à  ces  conclusions  :  «  que  le  Iruit  uniloculaire  trilobé 
»  à  trois  placentas  pariétaux,  diffère  du  fruit  à  trois  loges,  uniquement 
u  parce  que  les  trois  feuilles  ovariennes  sont  dans  le  premier  moins  cour- 
9  bées  que  dans  le  second;  que  dans  les  ovaires  à  placentas  pariétaux, 
1)  cliaque  placenta  se  compose  de  deux  moitiés  de  placentas  appartenant 
a  à  deux  feuilles  ovariennes  différentes;  que  la  ligne  moyenne  de  chaque 
»  placenta  fonne  la  limite  de  deux  feuilles;  il  explique  comment  il  se  fait 
»  que,  dans  certains  cas,  la  déhiscence  ne  s'opère  point  par  le  milieu  des 
B  placentas,  et  comment,  au  contraire,  le  fruit  de  ces  plantes  s'ouvre  en 
»  trois  valves  dont  le  milieu  est  séminifère.  » 

Il  établit  ensuite  que  «  le  placenta  pariétal  d'un  ovaire  pluriloculaire 
»  diffère  du  placenta  pariétal  d'un  ovaire  uniloculaire,  eu  ce  que  le  pre- 


(33) 

s  niier  est  constamment  formé  pnr  les  deux  horâ$  d'une  même  femB* 
»  ovarienne,  et  le  second,  sauf  des  exceptions  probablement  fort  nrai, 
»  par  deux  bords  appartenant  à  deux  feuilles  différentes.  » 

M.  <l»  fMnl  HMiiliii  dittingue  dan  tdrlitfd»  salves  t  eeUes  qui  pré- 
sentent eucteroent  !•  éérfàofpenmt  parfiiit  de  l'ovaire-^pe  plus  ou 
moins  déplié,  et  celles  qui  se  composent  de  deux  portions  de  ce  même 
onùre  parvenu  à  maturité.  Ces  deux  sortes  de  valves  ne  lui  paraissent  pas, 
pour  ht  im—BI  I  wwir  IwibM  d'être  déoiguées  par  de*  «i^idUitioiMr  jNU>- 
ticulières,  et  il  6X|dique  ce  qu'il  eniMid  parties  mots  wJiv  et  feuille 
ovarienne.  Le  premiér  indique  l'un  des  panneaux  dont  la  réunion  forme 
la  capsule,  quelle  que  soit  d'ailleurs  la  composition  de  ce  même  panneau. 
Le  second  eet  réservé  au  péricarpe-type ,  queb  foe  soit  Mm  Age,  son  dé-  • 
ploiement  éù  les  modifiâtiona  ftfU  peut  iobir  par  la  matnration  et  la 
déliiscence.  ^ 

Une  question  s'était  présentée  à  l'auteur,  savoir,  si  le  milieu  des 
feuilles  ovariennes  ne  pouvait  pas  être  aéminiière  aussi  bien  que  leurs 
bord*.  Vn  «m  aoile  dVtbseivatioiia  et  de  miioimeMM»,  û  m  eéndait 
à  penser  que,  «  dans  les  plantes  à  placentas  pariétaux,  ICB  cor^^im 
a  séminifères,  continuation  l'axe,  comme  celle  des  placentas  axilles, 
»  ne  font  que  s'écarter  pour  aller  pa&ser  dans  les  bords  non  rentrant* 
»  des  ibidlles  ofvarienneB,  et  que  les  nemdas  ne  aont,  dans  tonisslsa  po- 
»  sitions  qu'elles  affectent,  qu'une  contumsliion  du  qrstèawaxilla  plus 
»  ou  moins  dévié.  •  Il  s'attache  à  démontrer  que  le  passage  des  corde- 
lettes on  nervules  séminifères  peut  s'opérer  dans  plusieurs  cas,  et  no- 
taauiiMit  dans  quelques  muemtÊfj/untkamm,  par  le  milieu  des  feuilles 
ovariennes.  Ce  caractère  se  reproduit,  dans  les  résêdacêes,  car  rfimng 
espèces  de  résédas  l'offrent  oODOVnwmnent  avec  celui  du  passage  des 
nervules  au  bord  des  feuilles  ovariennes.  11  explique  ensuite  comment 
l'extrémité  des  valvea  du  réséda  est  vérimblement  trilobée.  Non-seule- 
ment, dit-il,  las  raisonncmaats  et  les  indoctloiis  établissent  la  théorie 
du  pasMge  des  cordelettes  séminifères  par  le  milieu  des  AniHaa  omi- 
riennes,  mais  encore  les  observations  directes  la  confirment. 

Le  reseda  sesamoîdes  présente,  dans  Aon  gynécée,  une  structure  qui 
êdalitit  beaiMJuiq»  la  gnasànn.  On  y  trow  einq  nu  si»  otaireé  fort  petits , 
dont  chacun  représente  une  feuille  ovarienne,  telle  que  asile  qoi  antM 
dans  la  constitution  des  résédas  à  fruit  polycépbale. 

«  L'existence  de  trois  lobes  dans  les  valves  du  réséda  est  un  orgunaeat  de 
•  ploa  an  lafaor  de  cen  qui  m  yok»  daaa  fan  parlias  de  la  llsv  ^ 


(  34  ) 

»  de«  modifications  de  la  feuille.  Celle  de  la  tige  des  résédas  est  très 
»  souvent  trilobée,  même  dana  le  plus  jeune  âge ,  le  pétale  est  à  trots  divi- 
»  siens,  et  enfin  il  y  a  trois  lobes  dans  la  valve.  » 

En  terminant  ce  paragraphe,  l'auteur  fiait  connaître  quelques  nuances 
d'organisation  qui  se  manifestent  dans  les  fruits  de  certaines  espèces  de 
réaédacées.  La  natnre  semble  s'être  plu,  dit  l'auteur,  à  rassembler  dans 
cette  Famille  les  genres  de  placentation  les  plus  différents  :  le  placenta  cen- 
tral libre,  les  placentaires  unis  au  milieu  de»  feuilles  ovariennes,  et  pro- 
Ikablement  ceux  unis  nu  bord  des  mêmes  feuilles. 

«  L'ouverture  de  l'enveloppe  péricarpique,  qui  se  manifeste  longtemps 
»  avant  la  maturité  des  graines,  n'appartient  |>as  à  la  famille  tout  en- 
<•  tièrd,  ainsi  q\i'on  l'a  cru.  Le  genre  ochradenus  fait  une  exception  à  ce 
>  caractère.  B 

Les  difTcrences  que  l'on  observe  dans  les  fruits  des  diverses  espèces  de 
réséda,  ne  sont  pourtant  pas  des  raisons  suffisantes  pour  hacher  ce 
genre  et  eu  faire  des  groupes  distincts.  Cepen<lant,  M.  A.  de  Saiiit-Hilaire 
propose  de  constituer  un  genre  particulier  sur  le  reseda  canescens,  au- 
quel il  impose  le  nom  de  caylusea. 

Dans  le  second  paragraphe,  M.  de  Saint-Hilaire  examine  quel  est  le 
côté  normal  de  la  fleur  des  résédas. 

U  pense  «que,  comme  celle  des  légumineuscs-papilionacées,  cette  Oeur 
a  bit  exception  A  la  loi  proclamée  par  M.  Turpin,  qtii  croit  que  la  ten- 
»  <iaDCC  à  un  plus  grand  développement  se  manifeste  de  l'intérieur  à 
»  l'extérieur.  Ici ,  au  contraire ,  le  côté  le  plus  développé  de  la  fleur  est 
a  le  plus  voisin  de  l'axe,  et,  comme  dans  le»  |>apilionacée8 ,  lo  côté  le 
a  plus  développé  est  le  côté  normal,  a 

Le  troisième  et  dernier  paragraphe,  très  étendu ,  est  consacré  à  la  com- 
paraison de  la  ttetir  des  résédacées  avec  la  fleur-type  des  dicotylédones  et 
»  des  considératioas  sur  les  androcée»  intérieur  et  extérieur. 

iS'ote  sur  l'exactitude  des  documents  statistiques  du  ministère  de  t  intérieur; 

par  M.  DEMONFEBBàWD. 

 »       I  . 

£n  atvendant  (fue  la  ctimparaison  entre  les  résultats  du  recrutement, 
ctasae  de  i834,  et  lea  calculs  basés  sur  les  feuilles  départementales ,  fasse 
coimaitre  le  degré  d'approximation  de  ces  dernières,  M.  Demonferrand 
soumet  à  rAodiéaaie  quelques  observations  tendant  à  prouver  que  les  do- 
cumenta statistiques  du  aainbtère  de  l'iatérieur  sont  l'expression  d'un  tra- 


Dii 


(  35) 

vail  sans  tloutc  imparfait,  mais  sérieusement  exécuté  en  présence  des  faits. 

a  Si  ies  feuilie&ue  cootetiaient  que  îles  nombres  mis  au  hasard ,  dit  l'au- 
teur, on  n'y  découvrirait  aucune  loi  commune,  ou  du  moins  elles  ne  s'ac- 
corderaient que  sur  des  (aits  conformes  à  des  opinions  généralement  ad- 
mises. Or  il  résulte  de  la  comparaison  des  départements  entre  eux,  qu'ils 
s^accordent  à  donner  plusieurs  lois,  peu  connues,  ou  même  contraires  k 
des  préjugés  très  accrédités;  ainsi  : 

»  1°.  Les  décès  masculins  sont  plus  nombreux  que  les  décès  féminins  dans 
la  première  année  :  tous  les  départements  sans  exception. 

•  2*.  Les  décès  masculins  présentent  un  maximum  de  ao  à  a5  ans.  Le  dé> 
partement  des  Basses-Fyrénées  fait  seul  exception. 

a  3*.  Les  décès  masculins  ont  un  minimiun  entre  3o  et  40  ans.  La  Lozère, , 
les  Landes  et  les  Basses- Pyrénées  contredisent  cette  loi. 

»  4*>  L'âge  de  4^  à  55  ans  n'est  pas  critique  pour  les  femmes.  Exceptions, 
Allier,  Corse,  Hussi-s-Pj-rém-es. 

»  5*.  La  longévité  chez  les  femmes  est  plus  grande  que  chez  les  hommes. 

•  Excepté  dans  les  (jualre  départemens  suivans  : 
Corse  ,  Pyrénées-Orientales,  Var,  Vienne. 

•  Le  tableau  et  la  note  que  j'ai  l'Iionueur  d'adresser  à  l'Académie,  renfer- 
ment les  preuves  <le  ce  que  j'avance,  et  l'appréciation  détaillée  des  docu- 
ments qui  ont  paru  suspects  au  premier  aperçu. 

»  On  voit  que  les  départements  exceptionnels  sont  en  général  ceux  que 
j'avais  signalés  comme  suspects  dans  mes  précédentes  communications.  Je 
crois  pouvoir  maintenant  les  classer  avec  une  grande  probabilité  comme  il 
suit. 

■  l'.IiCS  Basses-Pyrénées,  dont  les  documents  contredisent  toutes  les  lois 
données  par  les  autres,  et  présentent  des  erreurs  évidentes  sur  l'état  civil 
des  décédés  de  10  à  i5  ans,  et  plus  de  décès  de  9  à  )0  que  de  10  à  t5  , 
n'ont  jamais  envoyé  de  feuilles  sur  lesquelles  on  puisse  compter. 

■  a*.  Il  en  est  de  même  des  Landes ,  mais  à  un  degré  moindre ,  ce  qui 
donnerait  lieu  d'espérer  que  quelques  années  de  ce  département  ont  été 
bien  faites:  je  chercherai  à  les  distinguer  des  autres,  et  j'espère  y  parvenir. 

»  Il  en  est  encore  de  même  de  la  Corse,  à  moins  qu'on  ne  suppose 
que  les  lois  de  la  mortalité  y  sont  autres  que  sur  la  terre -ferme  ;  dans  tous 
les  cas  op  ne  peut  pas  utiliser  les  documents  de  cette  île  dan«  un  travail 
■ur  la  population  de  la  France. 

■  4*-  L*»  erreurs  relatives  au  département  de  la  Nièvre  ne  paraissent  se 
rApporter  qu'à  la  désignation  de  l'état  civil,  et  à  la  distribution  par  âge  au^ 

C  B.  i836.  i"  Semeurt.  ''  6 


(36) 

dessous  de  ao  ans;  on  peut  espérer  des  résultats  satisfaisants  en  prenant  Fe 
nombre  lutal  des  décès  au-des&ous  de  ao  ans,  et  le  partageant  par  âges  et 
par  sexes ,  proportioiiBeU«iMM«lKAi|MflMMntsde  k  néne  sArie. 

>  5°.  liiiifKpTtemente  des  P/ré»éM  (Mentales,  du  Yar,  de  la  VlimiM, 
de  l'Allier,  sans  renfermer  d'erreurs  graves  et  évidoDlM,  laiiseilt  aperoil- 
▼oir  une  négliynoe  habituelle  dans  leur  rédaction. 

»  0*.  Le  dfpai  IMMBt  de  l'Ain  coatient  une  erreur  notoire  da—  les  déeèa 
ftmimnado4^à  Sa-tm,  de  >ftn  à  i8a8. 

>  7**.  Le  département  du  Finistère  a  fourni  une  feuille  fictive  en  1 8i  i  ;  le 
nombre  des  décès  y  est  presque  double  des  annéei  ordinaireit  et  distriboé 
par  âges  d'une  manière  invraisemblable. 

»  8*.  Lie  antree  dépmaneniiqBi  ont  fourni  det  docimi1ii>Mpecli,  ne 
contiennent  que  des  erreurs  peu  importantes,  et  dontfiafllieBeeeitfoine- 
IHHHt  >ttéiMi6o  par  la  grand  nombro  dee  ohecnatiiooi-  s 

Description  dum  mÊlMm pUunbemM,  ow  tbtOre  «ee;  par  M.  Leair. 
(OomaalMaires,  Mlf.  Navier,  Séguier.) 

OBianaaia  —  Sur  les  hemiet  (  5*  et  6*  mémoire) t par  M..TBOMsoir. 
(GommisMires,  MM.  OonUe,  Août,  Braeohet  ) 

■fesioQaB..  »  i*oiier  en  téh;par  M.  Rniox. 

^Commissaires,  MAL  de  Prony,  Girard  et  Navier.) 

«Ces  ponts ,  ditTauteur,  sont  de  deux  genres.  Dans  l'un,  les  fermes  sont 
composées  de  lames  de  tôles  assemblées  en  faisceaux,  posées  de  champ,  et 
dont  les  jointe  sont  divisés  de  numière  à  fermer  tes  arceaux  da  la  plue 
grande  dimension  ,  et  solidement  retenues  par  des  bracelets  ou  bagues  de 
fer.  Dans  l'autre  elles  sont  formées  d'une  suite  de  cylindres  en  tôle,  roulés 
mécaniquement,  saus  clouûre»  et  oonceutriq^ues  les  uns  aux  autres.  Ces  cy. 
Undras  sont  égalamant  mainteniia  par  des  oolliars  en  fer ,  pour  privanîr  la 
bùOenieftt  des  jotiits  longitiidiiiai»,  et  disposé*  sur  deux ,  trois  ou  «{oalré 
rangs  concentriques  les  uns  aux  autres ,  et  dont  les  points  de  jonction  sont 
placés  de  manière  à  ne  pas  correspondre  à  ceux  qui  leur  sont  inférieurs  çu 
supérienra.  Des  rondelles  platM  da-  foiAa  aont  placées  anr  toaa  laa  points 
de  contact  pour  empèdier  qne  les  cjrlindras  sa  pénètrent  laa  m»  Isa  au* 
très.  LesfeitMS  en  tMe»  comme  dans  la  qraiime  des  ponts  eirfarrnpoiwt 


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(37)  . 

«nr  dat  jMtikit  «■  isale,  et  sont  muatenaes  entre  «Det  par detentretoues, 

dtt  cwihiilons,  des  moiscs ,  etc.  La  tô}e  ({ui  entre  dans  la  construction  des 
■OBfMttx  ponts  est  de  la  nature  des  tôles,  laminées  et  puddlées,  dontle  prix 
est  il  peu  près  égal  k  celui  du  fer  en  barre ,  et  à  celui  de  la  fonte  moulée. 
Cm  ponts ,  ajouM  rnMeur ,  pourraieiitélre  employés  «Tccarantag^  dans  la 
ooQstmctiioii  dss  chndns  de  ttt,  • 

BAPPOBTS. 

Bapport  sur  un  mémoire  présenté  le  16  novembre  tS35, par  M.  Jappelli, 
ingénieur  vénitien,  contenant  la  description  dune  nouvelle  machine 
destinée  â  éleiw  lu  etutse, 

(GommÎMaireSfMM.  1«  baron  de  Prony,  Girard  et  Nariflr  nqtportenr.) 

•H.  Jappelli  ayant  remarqué  que  la  plupart  des  'inaolttiNS  trfdraoliqiics 
présentsîMit  l'inconvénient  de  porter  l'eau  k  un  nivcan  phû  élevé  que 
oeloi  du  réservoir  supérieur  ou  émissaire,  circonstance  qui  diminuait  nota- 
Uement  l'effet  utile  de  ces  oiachines ,  dans  le  cas  surtout  où  la  hauteur 
k  laquelle  on  voulait  élever  l'eau  était  peu  considérable,  a  cherché  à 
composer  un  noovsl  appareil  qui  fiht  emmpt  de  ee  défimt  Les  ciroons- 
tances  dans  lesqueUes  ae  trouvait  Fauteur,  donnaient  un  intérêt  spécial  à 
cette  recherche,  parce  qu'il  s'agissait  d'assainir  des  marais  d'une  grande 
étendue;  opération  qui  pouvait  être  effectuée  en  élevant  les  eaux  à  une 
hauteur  variable,  mais  qui  se  réduisait  souvent  à  un  petit  nonibre  de 
décimètres. 

»  T.<a  machine  de  M.  Jappelli ,  dont  il  est  difficile  de  donner  complète- 
ment l'idée  sans  laide  d'une  figure  (i),  se  compose  principalement  d'une 
orre  verticale  aoUle,  cfllndrlque  00  prismatique,  dont  le  fi»d  inUhrieur 
est  iKHiaontalt  et  qui  demeure  ouverte  par  le  haut  Cette  cuve  forme 
un  flotteur  qui  peut  être  ahernatiTement  abaissé  et  élevé  verticalement, 
dans  une  capacité  également  cylindrique ,  et  dopt  les  dimensions  horizon- 
tales surpassent  tris  peu  celle  du  flotteur,  en  sorte  c|u'il  ne  reste  qu'un 
ibrt  petit  iatarvaUe  entre  .la  paroi  eitériedre  et  blinde  dn  fleneor,  «t 
la  parai  iatérienre  de  cette  capadlé,. qui  est  rean^  d'eao.  La  monve- 


(1)  Fv*M  l'ciqnîMe  placée  â  la  aoits  de  lafpett. 


(  38  ) 

ment  vertical  alternatif  du  flotteur  dans  la  ca}Mcité  pkina  d'eau  où  il  eal 


placé,  est  opéré  par  TactiOQ  du  i 
»  NmisigotilMaiis  qtwFiaiérimr  da  flottanr 

en  communication  avec  l'émiasaire  o«  réserroir  lUféiieBr  dans  leqod  il 
s'agit  d'élever  l'eau ,  au  moyen  d'uu  tuyau  cou(!é  preaant  naissance  dans 
ce  réservoir,  et  se  terroinaut  par  une  branche  verticale  qui  traverse  le 
fond  du  flotteur  dana  une  ouverture  garnie  d'âne  botte  graiaej  d'où  il 
résulte  que  le  flotteur,  dans  toutes  les  positions  qu'il  prend  suoceiahre» 
ment  lors  de  son  mouvement  alternatif  d'ascension  et  d'abaissement ,  con- 
tient de  l'eau  dont  la  surface  est  toujours  au  niveau  du  réservoir 
aufiliwii;  lÉ^eltfr  |MMen^4Élie««lteeradeiéiÉiM-ifi^  qni 
«M  contenue  dans  l944pMMNrfrti^ftMleiii  se  ment. 

n  Enfin,  nous  remarquerons  que  cette  capacité  peut  communiquer  d'un 
côté  avec  le  réservoir  inférieur,  où  l'eau  Ç|u'il  s'agit  d'élever  est  puisée,  et 
de  Ijinjare  Je  réservoir  sopéiilMfe^tflHHiaMfre,  aor  moyen  de 

é/Ê0/KtÊiÊÊÊiÊi^^  soupapes  ou  dapets.  Le  premier  lia|pet,  qui 

VMHl'ls  communication  avec  le  réservoir  inférieur,  s'ouvre dedans, 
dor  tilé  de  la  capacité,  et  au  contraire,  le  second  clapet,  qiri  étrirfit  la 
communication  aveo  le péssevoîr  supérieur,  a^vreen  dehors,  do  côté  de 

'»  fiNqMfés  ces  dispositions ,  admettons  que  le  flotteur  soit  au  bas  de  sa 
course.  T,'ean  est  alors  dans  la  capacité  au  nireaci  du  ré^orvdir  inférieur; 
le  premier  clapet  est  également  pressé  sur  ses  deux  feces,  et  le  second 
cta^pet  est  tann  fcrmé  per  h  pression  plus  grande  ds  Pean  du  réservoir 
supérieur.  Le  flotteur  est  leâpll  d*flMi  m  airaw  de  œ  réservoir  snpé^ 
rieur,  avec  lequel  il  communique  oonstHHDent  Si  maintenant  on  sotdëve 
le  flotteur,  le  premier  clapet  s'ouvrira,  le  second  demeunmt  fermé,  et  le 
réservoir  inférieur  enverra  dane-k  tsperiti  reun  wéowsiiw  pour  renpiir 
l'espace  que  le  soulèvement  du  fletteor  laisserait  vide.  lyaillears ,  oonme 
l'eau  contenue  dans  le  flotteur  retourne  dans  le  réservoir  supérieur  à 
mesure  que  ce  soulèvement  s'opère ,  au  moyen  du  tuyau  vertical  qui 
traverse  le  fond  de  ce  flotteur,  cette  première  opération ,  abstraction  dite 
du  poids  du  flotteur,  esige  très  pea  d'effart 

a  Le  flotteur  étant  parvenu  au  haut  de  sa  course,  le  niveau  de  l'eau 
dans  la  capacité  est  encore  le  même  que  dans  le  réservoir  inférieur;  le 
premier  cla|>et  est  également  pressé  sur  ses  deux  faces ,  et  le  second 
clapet  est  maintenu  lermé.  flotteur  eat  vide,  oo  ne  contient  plus  qu'un 
peu  d'eau ,  qui  est  toiqours  an  niveau  du  réservoir  supérieur.  Si  main- 


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(  39  ) 

tenant  on  abaisse  le  flotteur,  ce  mouvement  obligera  Tcau  contenue  dun» 
la  capacité  à  s'élever  dans  le  petit  intervalle  qui  existe  entre  la  paroi  in- 
térieure de  celte  capacité  et  la  paroi  extérieure  du  flotteur.  Par  suite  de 
la  pression  plus  grande  qui  s'établit  ainsi  dans  la  ca|>acité,  d'une  part  le 
premier  clapet  sera  maintenu  fermé ,  en  sorte  que  Teau  de  cette  capacité 
ne  pourra  retourner  dans  le  réservoir  inférieur,  et  d'autre  part ,  le  second 
clapet  s'ouvrira,  en  sorte  que  l'eau  que  le  flotteur  déplace  par  son  abais- 
sement, passera  dans  le  réservoir  supérieur.  Comme,  à  mesure  que  If 
flotteur  s'abaisse,  il  se  remplit  par  de  l'eau  qui  est  fournie  par  le  réser- 
voir supérieur,  l'abaissement  de  ce  flotteur  exige  également  peu  d'eflbrt. 

»  On  peut  remarquer  sur  cet  appareil  qu'il  n'y  existe  d'autres  pièces 
mobiles  que  le  flotteur,  qui  en  est  la  partie  principale,  et  les  deux  cla- 
■pets.  De  plus,  ces  deux  clapets  s'ouvrent  et  se  ferment  d'eux-mêmes, 
quand  cela  est  nécessaire,  par  l'effet  seul  de  l'ascension  et  de  l'abaissement 
alteriiutiis  du  ilulleur,  que  r;«ction  du  in«}tour  doit  opérer.  Enfin,  l'ap- 
pareil satisfait  rigoureusement  à  la  condition  que  l'eau  ne  soit  pas  élevée 
au-dessus  du  niveau  du  réservoir  ou  émissaire  supérieur. 

»  On  |K»uri-ait  croire ,  au  premier  coup  d'œil,  que  l'appareil  dont  il 
s'agit  présente  quelque  analogie  avec  ceux  qui  ont  été  proposés  par  M.  de 
Thiville,  sous  le  nom  de  /loueur  à  siphon,  et  qui  sont  décrits  dans  les 
traités  de  mécanique.  Mais  les  deux  machines  ont  un  principe  différent, 
et  doivent  être  distinguées  l'une  de  l'autre.  Eu  cherchant  à  rapprocher 
l'appareil  proposé  par  M.  Jappelli  des  machines  connues,  on  reconnaîtra 
plutôt  qu'il  présente  de  l'analogie  avec  les  pompes  foulantes.  On  peut , 
en  effet,  comparer  son  flotteur  au  pbton  d'une  telle  pompe,  auquel  on 
aurait  donné  un  très  grand  diamètre,  avec  cette  différence  essentielle, 
que  le  frottement  qui ,  dans  la  pompe ,  se  produit  à  la  circonférence  du 
piston ,  se  produit  ici  sur  la  circonférence  du  tuyau  vertical  qui  traverse 
le  fond  hori3K>ntal  du  flotteur,  c'est-à-dire  sur  une  surface  bien  moins 
grande.  Par  conséquent,  la  résistance  résultant  de  ce  frottement,  consom- 
mera ici  une  portion  beaucoup  moins  grande  de  l'action  transmise  par  le 
moteur. 

»  Si  Ton  veut  d'ailleurs ,  comme  M.  Jappelli  l'a  fait  dans  son  mémoire 
d'une  manière  fort  exacte ,  chercher  à  apprécier  le  rapport  qui  doit  s'é- 
tablir dans  ce  nouvel  appareil  entre  l'action  du  moteur  et  l'effet  utile 
résultant  de  cette  action,  on  reconnaîtra,  en  premier  lieu,  que  la  con- 
sidération du  poids  propre  du  flotteur  peut  être  entièrement  négligée  , 
puisque  ce  poids  monte  et  descend  alternativement;  et  de  plus  que  ,  soit 


(  4o  ) 

dans  l'ascension ,  soit  dans  la  descente  du  Hottenr,  le  rootear  n'a  aucun 
effort  à  surmonter,  en  outre  de  celui  ^ui  opère  l'ascension  de  l'eau  élevée 
dins  le  i<— itoii  ippérieur,  si  oe  D'oit  cm  ifâ  rémllnt  ém  diai^  oo 
diffénooas de iiif«Mi,  qui  dohmt  ^élaUirde  pert  et  d'autre  dee  orilieei. 
traversés  par  l'eau,  afin  de  procurer  k  cette  eau  la  vitesse  nécessaire  : 
d'où  l'on  conclut  que  le  rapport  de  l'efTet  utile  à  l'action  dépensée,  tend 
k  devenir  égal  à  l'unité,  à  mesure  qu'en  augmentant  les  dimensions  des 
orifices,  on  m  diminnant  la  viteiM  dn  mouvemont  dn  flotteur,  on  di- 
minue h  Titane  du  mouTement  de  Feeu  en  passage  des  orifien.  An  rené» 
la  proposition  que  l'on  vient  d'énoncer,  n'est  rigoureusement  exacte 
qu'en  négligeant  la  considération  de  l'épaisseur  de  la  paroi  latérale  du 
Botteor;  épitoeur  qui  peut  être  effectifenent  fi»rt  petite,  snrtoat  ai  cette 
paroi  est  formée  avec  des  feuille»  de  métal.  0  eat  drldent,  d'ailleun,  qne  * 
l'on  doit  tenir  compte  du  frottement  qui  s'établit  dans  la  botte  gtaaee 
du fooddu flotteur,  traversée  par  le  tu^au  vertical  fixe. 

»  Qnâle  que  soit  ia  macbine  que  Poik  emploie,  il  sera  toajoure  néoea< 
•aire  d'imprimer  k  Veau  élevée  la  vitesse  avec  laquelle  elle  francliira  les 
orifices.  Il  parait  donc,  en  considérant  l'appareil  dont  il  s'agit  sous  le  point 
de  vue  théorique,  qu'il  n'existe  ici  aucune  cause  de  perte  de  force  inhé- 
rente à  cet  appareil,  si  ce  n'est  l'action  qui  est  employée  pour  imprimer 
le  nMmfenieiit  oéeemire  à  Teen  qui  doit  pisser,  altenativenMnt,  per  le 
tuyau  vertical  fixe ,  du  réservoir  supérieur  dans  le  flottenr,  et  du  flotteur 
dans  le  résenroir  sij^périenr*  Cette  perte  de  force  parait  devoir  être  fort  peu 
sensible. 

»  D'après  ees  observattoos,  nous  pensoaa  qne  la  nonvdle  nacbine 
proposée  par  M.  Jappelli,  et  qui  a  déjà  été  essayée  en  grand  avec  succès, 

mérite  l'intérêt  et  l'npprohntion  de  l'Académie,  et  que  SOO  BSémoire  doit 
être  imprimé  dans  le  Aecueii  des  Sawmn  étrangers,  ■ 


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(40 


A,  flotteur  mobile  formé  d'une  enTe  oa^  f  tériear 
verte  par  le  Uaut ,  tu  dans  son  mauT»-  rieur. 


iou. 


B,  ctpMÏttf  nBplM  d'eau  daau  UqueUs 
w  nwBt  le  flonmr. 

C,  rëserToir  inférieur. 

D,  reiervoir  tupérieur,  ou  émiiMiie. 
B,  Mfui  TCTtkal  tM^dtaUiiMuU  nne 

8BU«  l'ia- 


atbsétarroir  i 


E, .G,  ckptts  laiMBt4wmiittniqner  allcr- 
aatitWBeQtlâciyadtfBaTtcûidicrfoir 
iniSArietir  et  le  réterroir  tnpérieur.  Pen- 

(^ini  l'ascension  da  flatteur,  le  clapet  F 
cti  ouvert  et  le  clapet  6  ienno.  Pendant 
la  dtMcnle  daflollWf,Je  ÛKfUt  F  «t 
Arind  ce  le  ck^  6  tU  owrert. 

Rapport  sur  U$  aep&Ham»  faites  parVL  Baiiovt,  ingMeur  cêinl,  avec  des 
modèles  de  locomoteurs  à  vapeur,  à  F  échelle  du  sixième,  m  présence  de  • 
MM.  le  baron  Ch.  Dapin ,  NaTÎer,  Poncelet  et  Ségniar,  commissaires  ; 

M.  Séguier,  rapporteur. 

a  Déjà  notu  aTons  eu  l'honneur  d'appeler  votre  attention  sur  un  compte 
rendu  d'expériences  de  locomoteur  k  «apenr,  adreasé  à  TAcadéinie  par 
M.  Bérardt  votre  correspondant  da  FBfanilti 

•  IL  BtanMit,  iméatour  cMt,  inranmtr  Jecefawwaoïeorv  a  dMré  qot 
vous  fmÊÊkn  juger  par  vous-même  im-êkmê  fNulbtlioaBHiMntt  qu'il  «> 
apportés  à  ce  genre  de  machines. 

»  C'eat  aujourd'hui  du  résultat  des  erpériences  répétées  sous  les  yeux  dé 
i>  que  Mat'tw&ont'brièvenieiit'voua  cntreltnir. 


(  4^  ) 

<•  Nous  ne  nous  proposons  pas  de  retracer  la  description  détaillée  des 
machines  de  M.  Hamont  :  nous  en  avons  fait  le  sujet  d'un  précédent  rap- 
port; nous  nous  bornerons  à  vous  rappeler  les  points  principaux  vers  les- 
quels cet  ingénieur  a  dirigé  ses  méditations,  et  nous  vous  ferons  connaître 
comment  il  a  résolu  les  divers  problèmes  qu'un  locomoteur  à  vapeur  pré- 
sente dans  sa  construction. 

»  Selon  M.  Hamont ,  les  difticultés  pratiques  fie  construction  les  plus 
grandes  sont  les  suivantes  : 

•  I*.  Imprimer  aux  roues  des  vitesses  variables; 

n  a*.  Ménager,  dans  la  disposition  générale  de  l'appareil,  un  avant-train 
mobile,  pour  rectifier  la  direction; 

^  3°.  Faire  reposer  tout  le  mécanisme  sur  un  système  de  suspension  ap« 
proprié  aux  inégalités  de  surface  de  la  route; 

B  4°'  Pouvoir  iaire  varier  la  puissance  motrice  suivaDt  les  pentes  et  les 
résistances  que  présente  le  sol; 

»  5*.  Enfin,  produire  la  vapeur  avec  des  appareils  légers,  à  grandes  sur- 
faces de  chaufie,  k  Vabri  des  accidents  que  les  inégalités  du  terrain  pro- 
voquent par  le  roulis  de  l'eau ,  tel  que  le  reuverseroent  de  U  voiture  par  le 
déplacement  subit  du  centre  de  gravité,  ou  même  l'explosion  par  l'aug- 
mentation de  température  qu'ont  pu  acquérir  les  parois  exposées  sans  eau 
à  l'action  du  feu. 

a  Four  surmonter  la  première  des  difficultés  que  nous  venons  de  signa- 
ler, c'est-i-dire  pour  permettre  aux  roues  de  prendre,  suivant  le  besoin , 
des  vitesses  variables,  M.  Hamont  a  composé  son  moteur  de  deux  machines 
h  vapeur  distinctes,  agissant  chacune  sur  une  des  roues.  Il  suffit  de  distri- 
buer inégalement  la  vapeur  dans  les  machines ,  pour  que  l'une  s'accélère 
et  l'autre  se  ralentisse;  cette  disposition  simple  permet  k  la  voiture  d'opé- 
rer toute  espèce  de  conversions,  même  en  suivant  des  courbes  d'un  rayon 
très  court.  Les  piston»  moteurs  se  comportent,  dans  les  changements  de 
direction ,  comme  les  chevaux  d'une  voiture  ordinaire;  celui  qui  décrit  la 
courbe  extérieure  hâte  ses  mouvements;  cehii  qui  décrit  la  courbe  la  plus 
rapprochée  du  point  de  centre  ralentit  son  action.  Par  cet  arrangement, 
le  locomoteur  de  M.  Hamont  pourrait  pivoter  sur  lui-même;  il  suffirait 
pour  cela  que  les  machine*  fonctionuaasent  en  sens  inverse.  Nous  vous 
ferons  mieux  apprécier  les  avantages  du  procédé  de  M.  Hamont ,  en  vous 
rappelant  les  moyens  employés  avant  lui.  Dans  les  diverses  voitures  à  va> 
peur  qui  ont  marché  jusqu'à  présent,  l'impulsion  n'a  encore  jamais  été 
donnée  que  par  une  seule  roue,  alors  méioe  que  la  voiture  chemine  en 


Digitizc 


(43) 

ligne  droite;  nftAr  éaoaeè  et  fidt,  c'ett,  lleMiMn,  votM  ■voir  démontré 

toat  ot  qM  présente  de  vicieux  un  tel  mode  d'impulsion.  Vous  remarques 
que  par  cette  méthode,  la  force  motrice  est  appliquée  seulement  à  un  des 
ang^  du  parallélogramme  formé  par  les  quatre  rooes,  et  encore  cet 
•igl*        çdui  de  derrière. 

»  Cette  miivaiM  ditpotitfoB  priMnte,  en  onlM,  k  graire  tacMvénieBt 
de  réduire  la  force  impulsive  à  Tadhérence  d'une  seule  rooeaur  le  aoL 

»  Deuxième  di/ficidté,  résultant  de  t avant-train. 

>  M.  Hamont  assure  à  ses  locomoteurs  une  direction  fikcile,  en  ne  les 
inaïC  porter  que  sur  trois  roues.  Les  deiix  roues  placées  sur  1»  même 
ligne,  et  mues  chMmie  par  leur  maddne  à  Tapeur  «pédale,  aapporlent  k 
charge  comme  dans  une  charrette  ordinaire  à  deux  roues.  La  troisième 
roue  iait  fonction  de  cheval  de  brancard;  elle  maintient  l'équilibre  et  di- 
rige en  même  temps  la  voiture. 

»L«  rabineta  d'admtarfan^  vapeur  aux  cjUndres  sont  en  raktlonavec 
cette  roue  unique;  le  degré  d'ouverture  des  angles  qu'elle  forme  avec  les 
deux  autres  roues,  détermine  la  répartition  de  la  force  motrice  sans  qu'il 
soit  nécessaire  d'y  apporter  une  surreillanoe  particulière.  Les  deux  petites 
bielles  au  moyen  desqueUas  k  roue  gouvernail  ouvre  et  fenne  lea  robi- 
nets d'admission,  peuvent  être  comparées  aux  rênes  d*un  cocher,  tendues 
ou  distendues  suivant  que  l'im  ou  l'autre  des  chevaux  doit  ralentir  ou 
accélérer  son  allure. 

»  Tifvùxèmaê^ficMUii  des  appvéSs  êe  nuftmUm. 

>Qn  conoevm  combien  cette  condition  est  diffieik  à  bien  remplir  pour 
une  voiture  à  vapeur,  si  l'on  réfléchit  qu'il  faut  intercaler  les  appareils  de 
suspension  entre  la  force  développée  et  la  force  appliquée ,  sans  que 
rélastidlé  dm  ressorts  s'oppose  i  la  transmission  aux  roues  de  k  toldilé  de 
k  pniaaanoa  motrice.  Les  constrocteon  qui  ont  précédé  M.  Bhmont,  pour 
communiquer  l'impulsion  du  moteur  suspendu  aux  roues  qui  ne  peuvent 
l'être,  se  sont  servi  de  chaînes  sans  fin  dont  la  loD|[ueur  permet  des  oscil- 
lations entre  les  diverses  parties. 

«  Gel  ingénieur  a  cru  qu'il  serait  infiniment  plus  rimpk  de  tranonettre 
directement  aux  manivelles  des  essieux  k  force  motrice  par  l'intermédiaire 
d'une  bielle  ordinaire,  les  oscillations  pouvant,  sans  aucun  inconvénient 
pratique,  s'effectuer  au  point  d'articulation  de  la  bielle  avec  la  tige  du 
piston  moteur.  Les  expériences,  répétées  devant  vos  commissaires  avec 
des  modèka  M  «ndéme,  ont  démontré  k  jusleaae  de  k  prévision  «k 
M.  Hamont. 


'  44  ) 


.  B  Quatrième  d^fioulté  y  variaUomt  dam  la  puisMmce.  ' 
^.j^fieiis.nagr«na'Oi«i<#«fi»4i»  pratique  1lMiMr>f9i«P|l1WiMfb 

<iil  Imâ  îiiHMHÉiÉÉi  il  Éilfiii  ('  soB  Mé«iHi»Tn«<<le  fii^  i  pouvoir  ftcHUMM 

et  promptement  conTCrtir  la  vitesse  on  ft>i'Ce;  il  n  ■ménagi^  dnns  son  pro- 
ducteur des  parois  assez  étendues  et  assez  lésistantes  pour  fournir  dans 
)!o(M»HOO«  «ftvMlivitatitiltu^  uoè  pluft  grande  qiMntilédè  «èpwir  aous 
une  pi«MioDfiliift^0véi;flBiiS'<»minMittÀi»tra  chaudière  présen* 

fnitt  (If  tels  nv.intnu;es,  surtout  en  écartant  tout  danger  d'explfisiMI?  G^est 
le  dernier  point  sur  lequel  M.  llaaioiil  appelle  votre  attention.  '  i 
,  .»  Selpn  lui,  aucune  de»  constructions  atctueliement  usitées,  aoik  Sur  ict 
rivière»,  aoit  sivr  4es  cheminB  de  fer  ewMnâmct<,'  ne  peutJiéiowire  ce  dif- 
ficile et  imporU^t  problème.  La  solidité  et  la  légèreté  ne  peuvent,  suivant 
cet  ingénieur,  se  rencontrer  à  In  fuis  dans  des  appareils  qui  contiennent, 
sous  un  seul  volume,  1  eau  et  la  vapeur;  il  ue  croit  la  solution  possible 
qu'au  moyen  de  le  Mtbdivisiaii  4as  matée».  Uae  fi»ale!4e<pMii»  véolpieBts, 
tous  solidaires  pour  l'effet,  tous  indépendants  en  cas  d'explosion  ,  peuvent 
seuls  permettre  d'atteindre  le  double  but  que  nous  venons  d'indiquer.  La 
quantité  de  vapeur  formée  pendaut  uu  certain  temps  dépendant  en  partie 
de  Ja  fecjlité  «vM  Jai^wlle  1»  «adorique  eura  pu  pénétrer  dans  le  iiipiide , 
des  tuyaux  d'un  petit  diamètre,  d'une  bible  épaisseur,  n'interposant  entre 
re:iii  divisée  et  le  feu  qu'iuie  mince  paroi,  sont,  suivant  M.  Hamont,  les 
meilleurs  éléments  pour  construire  un  producteur  de  vapeur. 

»  Cet  ingénieur  abandonne  à  l'esprit  iaren^  des  eonumcteuni  le  mode 
d'aaseoJUagedes  tuyaux  destinés  à  fomer  un  générataur  de  vapeur;  néan- 
moins, il  a  soumis  à  l'examen  de  vos  commissaires  une  solution  toiit-à-la- 
fqis  siinj2^e  et  bien  appropriée  aux  exigences  spéciales  de  ce  genre  de 
'  •ertaijet 

>  H.  Hamont  pense  que  de*  générateurs  formés  de  tubes  seront  tou^ 

jours  employés  avec  succès  par  ceux  qui  n'abuseront  point  des  avantages 
que  de  tels  appareils  présentent  pour  la  vaporisation  ,  en  exigeant  une  pro- 
duction de  vapeur  trop  considérable  d'une  surface  de  cbaufifie  trop  exiguë. 

»  Tel  est  le  résmné  des  réflolsB»  et  obsarwtimi»  écritm  de  M.  Hmsant 
sur  la  oôastrnoliiNi  des  locomolaom.  L'inspection  de  ses  osodéles  fonetim^ 
nant  ît  la  vapeur  a  démontré  à  vos  commissaires  que  le„s  pensées  émises  par 
cet  ingénieur  étaient  susceptibles  d'une  réaliaation  pratique;  néanmoins, 
en  pareille  matière ,  des  expériencns  en  grand  éemtàmtn  ■  f  dint  m 
temps  sufifisant  peuvent  seules  oomUtàBt  le  snooèa  al  dimnulrar  PMllilé 
future  d*nne  semblable  invention. 


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(  45  ) 

«Dans  ces  circonstances,  vos  commissaires  doivent  se  borner  k  vous 
propoMT  d'insérei'  ilans  U  coUeclion  des  Savants  étrangers  ie  mémoire  que 
M.  ,Bnnn<  a  déposé  pouf(aéni«^l*^d«if^nlM>^  tedttittktfMHWl 

•  happort  sur  un  nouvel  instrument  à  réflexion,  de  M.  RowLAirn. 

*        *        »  • 

(QMMmIres,- MM.  Arngb,  ']iatlkieti»  flfeaateinj^Beaupré,  PuisMot  et 
LoAiB  de  Areydiiet-npfKirteiir.) 

.  •J/ioÉlraMwiitftféieMé  à  rAtdMiilft'fer  M.  RbwInMl^  «ritote  angUù, 
«Lqnik  Ift'ConnniMioD  noMnée  par  eHe  vient  de  soumettre  à  aon  examen , 
se  compose  de  deux  sectants  réunis  et  parallèles,  dont  le  second,  qui  est 
MDveifét  u'a  qu'un  rayon  à  p«a  près  moitié  du  premier.  Chacun  d'eux  a 
tM  iiiùlwh  jiB>lioii|lit<e.  BM  gruid  etWttf«ti»tDlrair,  qni  tons  ae  trou- 
vèM  pit^B'dlMM  l'espace  qai  aépare  les  limbes,  et  se  rectifient  par  hi 
raèmes  moyen»,  que  les  instruments  à  réflexion  ordinaires.  Le  sectant  ren- 
versé a  le  aéro  de  sa  divisioo  en  sens  opposé  de  celai  du  grand  sextant. 

«.OjiB'JliMIto'iimqae  phMée  entré  les  ètax  méiiMi  plus  sert  i  la 
Ma  à  yohscwa^iew'  dee'iMgiëi  qtfon  «esnw,  soR  «Tccr  Piine,  soit  aiWc 
l'avtre  des  altdadés.  fJe  petit  miroir  du  sextant  SapMeur  est  étaraé  dans 
la  partie  de  gauche ,  et  Pantre  dans  celle  de  droite,  de  telle  manière 
cependant  qu'il  reste  entre  les  deux  étamages  un  espace  d'environ  4  >nil- 
ItaîiAttw,  (fri  ff^ÊX  pu'teflaé,  et  par  «èifon  peut  voir  diireetenient  robjet 
auquel  on  vise.  Idoitmf^vor  «eot  oiMerrer  des  angles  qui  ont  moins  de 
90"  d'amplitude  .  <in  peut,  pottr  rendre  Tinstriiment  moins  posnnt , 
tacher  te  sextant  superposé,  en  défaisant  les  trois  vis  qui  le  lient  au 
•finibe  principal,  «t  PobMrfatfan  4as  «aglei^  se  Mtvlort  oomme  de  cdà- 
•Caaae;  mais  si  P—gls  -à  nesorer  dépasse  ce  nombre  de  degrés,  la  réu- 
nion des  de«B  MxiaMv  est  tiéoessaire.  Votd,  daas  ce  cas,  h  manière 
d'opérer  : 

»  Les  rectificatioiM  «Fusage  étant  prédaldeaient  ffaitear,  et  les  alidades 
flaoée»  «fw  ateo,  on  emmenée  par  viaer  dhwctement  à  l'un  des  ob- 
jets, et  cet  objet  se  voit,  en  même  temps  aussi,  par  réflexions  dans  la 
partie  étaaaée  du  petit  miroir  du  sextant  renversé.  Faisant  maintenant 
mouvoir  l'alidade  de  ce  même  sextant,  en  a'astreignant  à  ne  pas  pei^ 
dra  de  v«a  rol^êk  réHéëd,  on  a'arrél»  à  la  noitié,  je  anifMae,  du 

7.. 


(  46  ) 

nombre  de  degrés  de  l'angle  total  ,  et  l'on  fixe  l'alidade  sur  ce  point. 
On  fait  mouvoir  cosuite  l  aiidade  du  sextant  principal  ,  tle  manière  à 
raaMoer  rimage  du  second  olijet  «&.«pntM9t- arae  «U»  da  ^MBicv,  «t 
la  somme  des  angles  marqués  par  chacune  des  alidades^  douM  enfin 
l'angle  désiré.  Cet  .ingk-  peut  aller  jusqu'à  a6o*  d'amplitude,  valeur  qui 
dépasse  de  beaucoup  tous  les  besoins,  même  dans  le  cas  où  l'obser- 
wlenr,  rapportant  la  hmteor  de  l'aitre  à  Vhfmau  de  hi  mar,  aérait 
placé  sur  un  point  fort  élevé. 

»  Cet  instrument,  d'un  mécanisme  aisé  à  comprendre,  remplit  le  but 
que  l'auteur  s'est  proposé.  Il  est  d'ailleurs  construit  avec  soin,  et  fait 
lionnaar  k  llubilalé  de  Fartiate. 

»  Apièa  aivoir  rendu  à  M.  Bowland  k  juatioe  qoi  lui  art  diw,  nous 
ferons  quelques  remarques  sur  l'usage  de  son  sextant  II  y  a,  avons- 
nous  dit,  entre  les  parties  étaraées  des  deux  petits  miroirs  une  bande 
t,taiyajiifi^^  ipéna^  pour  iaciliter  la  vision  directe.  Or,  lorsque  Isa 
olyalB  j^filMMkat  par  réfleuon  ne  sont  pas  des  corps  luiainaus,  rdclai 
de  la  lumière  directe  finpéche  de  distinguer  l'image  beaucoup  plus  faible 
qui  vient  se  peindre  dans  la  partie  non  étamée  du  petit  miroir  antérieur. 
L'auteur  remédie  à  cet  inconvénient  en  plagiant  un  verre  ooloré  d'une 
tdM&14fèi«^tMi  Vsk^  direct  et  la  petit  nirair  du  grand  aanlnt;  k  lu- 
naière  directe  étant  alors  atténuée,  laisse  apercevoir  l'image  afiaiblie  qa*<Hi 
ne  pouvait  distinguer  d'abord  à  l'œil  uu.  Quand  on  se  sert  de  la  lunette 
la  diibculté  dont  on  vient  de  parler  n'a  pas  lieu^  elle  n'a  pas  lieu  non  plus 
kw^'n^  naanie  k  diptPPM  o^tdaira  de  deux  astres. 
,:.».ïi'auteur  convient  ;q||^dipavi||ielques  circonstances  une  double  image 
superflue  du  Soleil  pourra  se  montrer  dans  le  champ  de  la  lunette;  c'est  le 
opa  oùl'im|igç  <),e  l'aatre,  venant  à  se  réûéchir  sur  la  surface  externe  du 
petit  ;iaiwik  ipjiWenr»ranTofe  celte  image  sur  la  partie  tende  interne  de 
Tauti»  palik  ndroiR^Boaia  il  eat  toujonra  frcila  de  frire  disparaître  ceUe  da 
ces  images  qu'on  ne  doit  pas  observer,  en  faisant  mouvoir  de  i  degrés  seu- 
Içfi^eni;,,  0ir  gl^oiple,  l'alidade  du  sextant  renversé  :  on  tient  compte  en- 
«dta  da  catia  différence  dans  l'appréciation  de  l'angle  total 

a  PamuMitrea  kibles  inconvénients  se  devinent  d'amnoa^aa  aont  Taug- 
mcntalion  du  poids  de  l'instrument  et  son  prix  nécessairement  plus  élevéquc 
celui  de^  sextants  ordinaires.  Quanti  cette  dernière  circonstance,  elle  n'a  point 
une  véritable  gravité,  puis<]ue  la  question  principale  est  ici  d'obtenir  la 
meaura  d'iw  an^  dont  on  ne  pourrait  pas  cannaltra  k  vakur  aam  aak; 
at  rektiveasent  à  t'euMant  de  poida,  il  n'crt  paa  Ml  ospandant  qu'on  ne 


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pui&M  bien  le  supporter.  En  total ,  rinstmmcnt  pèse  à  peine  a  kilogramoMS, 
ce  qui  n'est  pas  exorbitant,  et  ne  fatiguera  d'ailleurs  l'observateur  que 
dans  la  mesure  des  grands  angles,  puisqu'on  pourra  toujours  aveciaciUté 
dééMible>ll«a<Mi«lldwi|ii*ohiy3iigw^  •>!     <i  ?  -..  . 

»  Nom  boHMiiom  îd  ce  rapport  si  le  prdblème  de  la  mesure  de*  ffaùéê 
angias  avec  les  instruments  à  réflexion  n'avait  fait  depuis  plusieurs  années, 
à  notre  Dépôt  des  cartes  et  plans  de  la  marine,  l'objet  des  recherches  de 
denz  hakiles  ingéiiimira-h)rdrograpbe&'  V         .        ;    i:iu  '. 

»  L'invention  de  M.  Fayolle  date  de  1817,  et  consbtedans  l'addition  on 
cercle  de  réflexion  de  Borda  d'un  second  grand  miroir  placé  au-dessus  du 
grand  miroir  ordinaire,  et  pouvant  prendre,  à  l'aide  d'une  alidade  parti» 
oiilièK,  iMi  monvciaent  pMpM^Mtièiement  indépendant  du  premier.  Un 
palit«dMir«nqa»4  «iHBii  M  kMt  él^it»  bar,i'lMa8e  «aire  In  dans  él«» 
mures  une  bande  claire  analogue  à  celle  dont  on  a  parlé  précédemment 
et  donnant  lieu  au  même  inconvénieiit  :  la  partie  étaniée  supérieure  sert 
pour  le  gnind  miroir  supérieur,  et  la  partie  inférieure  pour  le  grand  roi- 
f gif  hifliriflur, '      ■  t:  ■'.}  ■•  y>',.      n.q  «^-i.f, .  u.->iriAi> 

»  Avec  le  cerde  ainsi  disposé  on  pent  prendre  presque  instantànélDflB| 
deux  atiqles  successifs  on  un  angle  unique  entre  deux  objets,  avant  beau- 
OOUp  au'deiii  de  ce  que  mesurent  les  cercka  OK^ioairea.  La  jmnceuvre  eu 
€ÊtiÊdhiàjti»mSÊÊni^eVa0nffrotà»  plmlunlj  ■■inl'm 

gle  total  n'est  rigoureusement  exact  qne  lotiM|«*«B  se  Mii  de  k  ImMÉtean 
raison  des  deux  plans  dans  lesquels  on  observe. 

a  Les  avantages  de  ce  mécanisme  sont  éminemment  de  ne  pas  au^enter 
d'ane  tmattre  seniible  1«  poids  du  cercle  k  réflexion ,  et  de  rendre  de  plat 
Tobservation  de»  objets  médiocrement  éclairés  un  pea  pltulecUe  qu'avec 
l'instrument  de  M.  Rowland,  puisque  les  rayons  lumineux,  vus  directement 
au  lieu  de  traverser  l'épaisseur  de  deux  petits  miroirs,  n'en  ont  ici  qu'un 
senl  à  pénétrer;  œ  étnSM  ««tiitage  ttérile  eurtont  d'être  renaerqué.  Dans 
riaamuneiit  en^eie  les  inqron*  diraBb  traTenani  l*épeisieiir  de  d^  petits 
miroirs,  la  déviation  qui  peut  résulter  d'un  défaut  de  parallélisme  entre  les 
feces  des  verres  pourrait  donner  lieu  à  une  erreur  plus  grande  gue  celle 
que  donnerait  pour  la  même  cause  le  cercle  de  M.  FayoUe.         .  . 

•  M.  DmÊÊSfy  qoelquee  annéea  plue  tard»  a  imai^éun  appareil  aiqiM 
eonpliqué  encore  pour  mesurer  les  grands  angles  arec  le  cercle  de  ré» 
flexion.  Son  idée  se  réduit  à  l'addition  d'un  troisième  miroir  étamé  en  to- 
talité, et  qui,  placé  sur  la  ligne  qui  joint  le  centre  du  grand  miroir  avec 
cdni  du  petit,  forme  avec  ce  darder  m  angle  invariable.  Pour  ne  pa»  iar 


(  48  ) 

tercepter  lus  rayons  [umineux  qui  se  transmettent  du  grand  niiruir  au 
p«tit ,  la  hauteur  du  miroir  subsidiaire  n'a  que  la  moitié  de  celle  de  la  par- 
tie étaoïée  du  petit  miroir;  et  celui-ci  encore  sert  à  la  fois  pour  le  ^raad 
iiiiruir  et  puur  le  miroir  subsidiaire,  lequel,  ayant  le  croisemeut  de  l'angle , 
présente  sa  face  aux  objets  de  gauche. 

»  il  résulte  de  cette  construction  que  l'angle  entre  uu  objet  doublement 
rtf  échi  dans  le  miroir  subsidiaire  et  le  petit  miroir,  et  celui  qu'indique 
l'alidade,  donnent  un  angle  total  plus  grand  que  celui  qu'un  peut  obtenir 
avecle  cercle  ordinaire  et  pUis  grand  précisément  du  double  de  l'angle  que 
forment  entre  eux  le  petit  miroir  et  le  miroir  subsidiaire,  valeur  qui  si* 
détermine  aisément  par  expérience. 

u  Nous  de\'ons  dire  en  faveur  de  M.  Kowiand  que  les  deux  additions  uu 
cercle  de  réflexion,  dont  nous  venons  de  rendre  compte,  ne  pouvaient  lui 
être  connues,  puisqu'elles  n'ont  encore  été  publiées  dans  aucun  ouvrage. 

A  Au  reste,  l'idée  mère  de  tout  ceci  se  trouve  dans  nos  anaens  octants , 
où  Ion  avait  l'hahitiule  d'annexer  uu  petit  miroir  particulier  fK>ur  pren» 
dre  la  hauteur  des  astres  par  tlerriere.  Cette  manière  d'observer  n'était 
pas  &cile,  ce  qui,  joint  a  l'incertitude  de  la  rectification  de  ce  miroir,  en 
H  fiiit  depuis  long-temps  abandonner  l'usage. 

.1'»  Eu  résumé,  nous  proposons  à  l'Académie  de  donner  son  approbation 
à l'iiistrumont  qui  lui  a  été  communiqué  par  M.  Kowiand,  et  qui  donne 
une  solution  d'un  problème  intéressnnt  d'astrooonite  nautique.» 


KNTOMOLOCiE.  — Idée  générale  lie  i'oufrage  adressé  à  F  Académie  pour  con- 
courir au  prix  de  physiologie  fondé  par  M,  de  Montyon ,  ayant  pour  ti- 

.  //-^.-Recherches  .matomiques  et  physiologiques  sur  les  orthoptères,  les 
hyménoptères  et  les  névroptéres,  at>ec  un  atlas  composé  de  l'jo  dessirts 
ttanatomic  sur  35 planches  in-folio.,par  M.  LÉo^  Doroirn  ,  correspondant 
de  V Académie.  {Extrait  du  rapport  de  M.  Dou^hil.)  (Voy.  Compte 
rendu,  i835,  p.  554-) 

c  Cet  ouvrage  fait  suite  aux  mémoires  que  M.  Dufour  a  déjà  publiés  sur 
les  coléoptères,  et  principalement  au  grand  travail  que  l'Académie  a  déjà 
couronné ,  et  a  fait  insérer  dans  les  Mémoire  des  Savants  étrangers,  et 
qui  avait  les  hémiptères  pour  sujet. 

■a  Des  considérations  générales  sur  l'anatomie  et  sur  la  physiologie  de 
chacun  des  trois  ordres  indiqués,  en  précèdent  l'examen  particulier.  C'est 
ainsi  qu'en  commençant  l'histoire  anatomique  des  orthoptères,  l'auteur  dé- 


v'.ir\u-y  mtmmiiammi9m\  iwiWfi|M<waMai>rtiiatiougia<Éit>ieur&ii>é- 

lamui  pijosps,  leurs  moeurs,  cl  il  est  nppelf- ;i  les  itislinguer  des'herbivoresct 
des  carnivores.  C  est  (l  aprei>  ces  cuiisulcnUioiib  que  les  insectt:»  de  cet  ordre 
Mnt  partagés  en  finaflMMturelles. 

i»;Àu)s  cliaciuiede  ces  fanulli^ ,  pliidNl|«qpèeM  des  genres  prinopaux 
•ÉarttffOCt  ssivcmcut  (^Indices  (1. 111-  ]<•<  Mr  ^anes  essentiels, tels  que  ceux  «le  la 
'VMflflilion  ,  des  sensations,  du  corduii  dorsal,  du  (issu  cellulaire  splanch- 
nique.de  l'appareil «HgCStifj^Ubîiftd^lil  géménUùn.  "  ' 

^  y  m»\',  en  éMdilttif  les  organk^Mè|^,lbir«5,  l'autenr  distingue  les  tra- 
chées en  tubulnires,  ou  k  parois  élastiquM,  Ct  en  vésiculairos  vu  flnsques 
'et  luetnbraneuses.  Les  premières  traclées  existent  uniquement  chez  les  es- 
pèeeàtcrrrttreg ou  pédestres,  et  les  deux  sortes  de  trachées  se  trdtiVerit 
iMMriMMbi^oeax  qûr  sont  volatiles  où  aéHens.  Eii  décrivant  ces  1  radiées, 
TSÉàtètir lait  la  remorque  iiiti  i  cssonto  qu'elles  sont  toujours  sjmétri^i^es  ; 
que  les  premières  reçoivent  l'air,  rappôliAtt  «le  distribiient ,  et  queles  an- 
tres lerecueilient  comme  le  feraient  4viMl;  'é^''^e  rair,  épuisé  de  ses 
^HfMjpiHlVÎiitats,  se'trb  dehors  par  rintemédiaire  d«  ces 

derniers  eitnatn.  C'est  après  ces  con^dérations  générales  queVauteurétrfdte 
les  inrh^p  dini  rhnmin)  deslMniUM)  ep  sDivant  1«  wàèii^.iittlàfe  jtéai' 
inen. 

gUonntire,  comparés  dtiUs  ébacune  de  leon  p«rtS«s,et  surtout  pour  leaimft 
qui  se  rendent  dans  les  organes  des  sens. 

».  Il  en  estde-m^me  du  oordoa'doimal ,  àu  tissu  ceUnàure  adlpeiix  splau- 
ehasuiM,  quidavîMt  i^éipttt'iS^  MMde-cNnviMi'iiintae,  toujours 
«a  fl|iport  aivae  le  dl  »  slmifie—l  .dss  •ppaes  généraMan.  AîmI  cb  aa  K- 
VffaatanK-aacberdies  sor  l'appareil  dij^estif.  il  fait  remarquer  que  c'est 
primîpalanant  panai  Jaa  orthoptères,  ^ue  les  oi^aes  sont  le  mieuk  ou  le 
^déwdapf>és.Cte8l  ce  qu'il  pfDiiveaB.-Miàttt  «uoesipiTCtMBt  las  aa« 
ttMB  mVMàrm,  ynHnphiy ,  lagiiar,Hoat  naMaiaar  astanné  daidenfs  ad- 
iai«ahleaMat disposées  pour  produire  une  sorte  de  rumination.  Enfin  c'est 
avec  le  même  soin  que  les  organes  mâles  et  femelles  sont  étudiés,  tant  dans 
leurs  parties  extérieures ^p» servent  à  la  copulation,  que  pour  les  organes 
dcsiMés  lÉÉxtaécidMoMidaila  astsaHa.at  daafBofct-awtB'taMslasansMMada 
l'un  et  dfltofevaaaK^ 

»  Nous  Me  poursttivroBS  pas  davantage  cette  analjrse;  il  fimdrait  repro- 
duire un  trop  ^Mid  nombre  d'observations  a(Hi«eUes<  fitous  devons  dire 


(fo) 

Ht»fiwêi*9  HfÊê  Im  àtUM.  «mw»  pfrttti  d»  i»  gi  Mil  méÊÊtité  mmn  comtcrét 

à^étudeaussi  soignér  des  insectes,  rapporté*  — «  àmâ.  oydfet  <ke hjipé- 
noptérc»  e(  de»  uévropièNs.  ■       ,  ■  " 

•  .  •■  « 

M.  jémpère  Ut  la  iVoto  suivantt,  et  «qpriiM  le  déiir  qu'elle  toit  teitiidr 

lement  insérée  dans  le  Coi^te  Rendu  de  cette  séance. 

n  La  réclamation  cîo  M.  Ampère ,  dont  il  a  été  question  dans  le  numéro  1 1 
»  des  Comptes  Rendus  de  l'Académie,  n'était  relative  qu'à  ce  qu'un  journal 
j»  quotidien,  en  rendant  compte  des  déoourertee  de  M.  Helloni,  préasa- 
»  teit  ces  découvertes  comme  contraires  à  la  distinction  que  M.  AÛpitee 
»  établie  entre  les  vibrations  moléculaires  et  les  vibrations  atomiques, 
»  pour  expliquer  la  différence  qui  existe  entre  la  propagation  successive 
s  de  la  cbâleur  dent  les  corps ,  et  cdie  du  son  et  de  la  Inmiéi*. 

■  Defmi»  qne  M.  Ampère  a  lu  le  tezteméne du  ménoirede  M.  Iféiloni, 
«  inséré  dans  ce  même  numéro ,  il  a  reconnu  que  sa  réclamation  était  sans 
»  objet,  puisqu'il  ne  s'y  trouve  rien  qui  combstte  ^tfe  fU^tinction,  ni 
»  même  qui  y  soit  relatil  n 

ei/hwéaB.     Noiuf^es  ramarques  sur  la  companiiion.d»t  metmi  géoâi» 
ijjver  et  tutnnomi^i**  de FnuueiparU.  VcmAww, 

m  Dans  un  mémoire  que  j'ai  lu  k  l'Acaulémie  des  Sciences  le  1 5  juil- 
let i833,  je  me  suis  propoeé  de  déduire  de  le  coMperalBOO  des  UMSUica 
^éodésiquee  et  eetroiNNuiqws  qui  serfcut  de  Ibndament  à  la  nouvdle . 

carte  topographique  du  royaume ,  quelques  conséquences  sur  la  figure 
de  la  terre.  J'ai,  dans  ce  but,  fait  usage  de  formules  diff&rentieUea  qui 
font  oonuaiftre  quelle  est  b  correettoii  à  appliquer  à  l'aphiiaieaaeut  en- 
plofé  dins  le  calonl  des  ktilndee,  des  ku^tudes  et  des  arinudis,  pour 

rendre  ces  éléments  géodésiques  parfaitement  d'accord  avec  les  déter> 
ninations  célestes  correspondantes.  Ces  formules  ro'ayant  facilité  le  moyen 
de  combiner  successis  ement  la  position  de  l'Obeerratoire  royal  avec  cha- 
eune  des. stations  aatroiMMUiquae  auxquelles  elle  est  liée  par  différentes 

chaînes  de  triangles  ,  j'ai  reconnu  qu'aucun  ellipsoïde  de  révolution  ne 
pouvait  satisfaire  exactement  à  l'ensemble  de  ces  stations,  ou,  en  d'autres 
fermes,  que  la  figure  de  la  terre  est  tr<»  irréguliere  en  Fnmce. 


(  5.  ) 

D  La  présente  note,  extraite  d'un  chapitre  du  second  vohune  de  Lh 
IS'ouvelle  Description  géataétrifiue  du  royaume^  dont  jc  prépare  b  rédac- 
tion ,  a  pour  objet  de  mettre  ce  fait  en  évidence ,  par  la  conipaniison 
des  degré»  «le  deux  méridiens,  dont  les  longueurs  résultent  de^^  opéra-r 
lions  trigononaétriques  de  nos  ingénieurs-géographes. 

B  D'abord  le  réseau  de  triangles,  <(ui  s'étend  le  long  de  la  méridienne 
de  Dijon  ,  offre  quatre  stations  dont  les  latitudes  ont  été  observées  avec 
la  plus  grande  précision  :  ce  sont  celles  de  liOiigeville,  près  de  Bar-le-Duc, 
de  Bréri,  de  Alontceau  et  de  Mars<4lle.  La  rectitication  des  urcs  <lc  mé- 
ridien compris  entre  les  parallèles  dt;  ces  stations,  a  été  effectuée  de 
plusieurs  manières ,  et  notamment  à  l'aide  de  cette  série  coiwergente 
développée  suivant  Jes  puissances  de  l'amplitude  gé,odésij|uc_^,  ou  de  lu 
dilTérence  des  parallèles  estimée  en  degrés,  savoir: 

A  =  —  w9  -\-  nO*  -\-  7?*.... 

dans  laquelle 

log //<  =  5,u4(>o677 ,    log/<  =  0,9715463,    logj  2=  8,16797; 

en  supposant  l'aplatissement  de  la  terre  de  o.oo3a4,  l'origine  de  ^  à  lu 
latitude  du  Panthéon  ,  et  aon  autre  extrémité  successivement  sur  k  p«- 
rallèle  des  stations  sud.  .  1 

u  Tous  calcuU.£ùts,  et  en  ayaut  égarii  à  la  discordance  des  bases  me- 
surées, j'ai  obtenu  les  résultats  suivants  : 


PÎOMS 
OTs  sTATieaii. 

LÀTITDUE^ 

ohiffvcrt. 

ilfi  Mfprit, 

mnyfnnr», 

RIHIItTIO» 

Brèri  

48-44'  6".9a 
46.47.35.84 
46.35.33,0» 
43.17  48, 5i 

Itl 

ai6o33,4 
i334a5,8 

•i5484G,a 

lu. 

1  iia44,6 
1 1 1 ii5,3 
I I ioiu,8 

47?4S'5i",38 
46.11.34  4a 

4î  16.40,76 

8a, 9 

60,4 

Arc  total.  .  .  .jôopoS.^ 

111117,4 

46.  05.7,7a 

H  Bien.rfue.leii  longueurs  des  degvés  ci«dessus  <«lécnoiMcat><Ui -«oïd  au 
sud,  et  décèlent  un  très  fort  «pUtisscmept,  cependant  elles 'ne  icoait 
ntiUcroeiit  en  .rapport. avec  l'hypothès»  il'un  ellip«OTde  régulier  et  de  ré> 

c.  R.  l836   i*r  Semeilre.  8 


(5a) 

volution,  puisque  le  rlécroissement  qui  devrait  être  d'à  peu  près  18"  par 
degré,  à  notre  latitude,  est  d'abord  de  8a"",9,  et  ensuite  de  6o",4-  Sur  la 
méridienne  de  Dunkerque ,  et  à  la  latitude  moyenne  de  47*  3o'  46",  De- 
lambre ,  supposant  ses  bases  très  concordantes ,  a  au  contraire  trouvé 
la  longueur  du  degré  de  iiiaSo**,!  avec  une  diminution  deGS",  1  par 
degré,  et  à  la  latitude  de  44°  4>'  48'  une  diminution  de  i8",a,  tandis  que 
la  longueur  du  degré  y  est  de  1 1  io5i'",8. 

a  Les  observations  géodésiques  et  astronomiques  relatives  à  la  méri- 
dienne d'Angers,  offrent  également  le  moyen  d'assigner  la  longueur  d'un 
grand  arc  composé  de  trois  parties  placées  à  peu  près  symétriquement  à 
celles  du  méridien  de  Dijon  ;  en  voici  les  résultats  : 


NOMS 

LAT1TDDU 

otfrrrcct. 

ÀKCS 

«le<  degrés. 

LlTITeOtt 
moyenne*. 

CHAXCXHEXT 

par  <lt%ti. 

Si.  -Martii»  Ac  Chaulieu. . 
Ainjers  (low  Sl.-Marùn). 

La  Fcrlanderie  

Tour  de  Borda  

48' 44'  9' fil 

47.28.  6,79 
45,44.41 ,04 

43.4«-40|09 

140889,5 
19160a  ,i> 
336039, I 

1 1 1 i53,4 

1 1 1 l5o, 1 

1 1 1 i8a,7 

48*  6  8"  ,33 

40.36.33,91 

44.43.4«,57 

m. 

—    a, 3 
+  «7.5 

55853 1,5 

1 1 1 1 64 , 0 

46.13.35,98 

»  De  ce  côté  de  la  méridienne  de  Paris,  on  remarque  d'abord  un  très 
Êiible  aplatissement  en  allant  du  nord  au  sud,  puis  tout-à-coup  un  allon- 
gement des  degrés;  et  c'est  aussi  ce  que  j'ai  reconnu  en  chercbant,  comme 
je  l'ai  dit  plus  haut,  les  dimensions  des  divers  ellipsoïdes  susceptibles  de 
satisfaire  aux  observations  célestes,  et  dans  lesquels  le  logarithme  d'un 
rayon  quelconque  correspondant  à  la  latitude  A.  peut  être  exprimé  par 
cette  série  dont  la  loi  des  termes  est  manifeste ,  savoir  : 

log  r  =  log  a  -1-  i  M  [(«•  —  >f')  sin*  X     1  (e*  —  Jt*)  sin*  A 
+  i(e*  —  >f')8in«X4.  ....]; 

lorsque,  pour  abréger,  on  fait      =  et  que  a  désigne  le 

rayon  de  l'équateur,  e*  le  carré  de  l'excentricité ,  M  le  module  des  tables. 

»  Il  est  donc  bien  prouvé  que  la  surface  de  la  France ,  dans  la  partie , 
du  moins,  explorée  géodésiquement ,  se  compose  de  deux  nappes  très 
distinctes  ;  l'une  orientale,  qui  est  celle  d'un  sphéroïde  aplati ,  l'autre 


(») 

çeddMrtate,  qui  «fiede  mn  le  iud,  la  forme  d'un  sphéroïde  allongi; 

«t  qu'à  la  même  latitude  les  longueurs  des  degrés  des  méridiens  sont 
très  inégales,  par  TeiFet,  sans  doute,  d'une  cause  perturbatrice  qui  agit 
différemment  sur  le  fil-i-plorob. 

•  rajoalmd,  en  temiiMat  cette  noie,  que  PeplàtiaNment  de  la  terre, 
évalué  à  d'après  les  mesures  de  France  et  du  Pérou ,  est  plus  exacte* 
ment,  et  conformément  à  la  théorie  des  inégalités  lunaires,  de^^,  lorsque 
la  longueur  de  l'arc  de  méridien  compris  entre  Duui^erque  et  Montjouy 
est  corrigée  de  la  discordance  d«  bases  de  Mélan  et  de  Perpignan ,  qui  a 
élé  dévoâée récemment,  par  un  meilleur  clioix  de  triangles ,  dans  la  par» 
tie  de  cet  arc  renlemiée  entre  le  parallèlfs  de  Forét-Sainte-Groix  et  celui 
de  Bourges,  »  » 

enaiB. — Extmit^UKmÊémoire  intitulé  :  Méthodes  mathématiques  et  expéri' 
Wtentaies ,  pour  tfyçOFner  les  mélanges  et  les  combinaisons  définies  ou 
non  définies  y  ^id  sussent  sur  ia  lumière  polarisée;  suivies  dap^içti^m 

<  Dans  l'étude  des  phénomènes  natareU,  rien  n'est  plus  rare  que  de 
trouver  une  action  physique,  dont  Tefiist  soit  simple,  mesurable,  et  propte 
an  aroopas  BMlécnlaireB  fimsiifinli  dea  eoma.  indéMadhanaMot  ^  lanr 
élat  d'agrégation  actuel  Telle  s'offre  par  exemple,  la  gravitation}  mais 
seulement  quand  elle  s'exerce  entre  des  systèmes  matériels  assez  éloignés 
les  uns  des  autres  pour  que  l'inégalité  des  forces  émanées  des  divers  points 
de  leur  masse  poiaae  être  coMidérée  coanme  insensible.  Car  alors  la  réaot^ 
tante  de  ces  forées  âémemairea  devient  simplement  proportionnelle  aux 
masses  totales  des  systèmes,  et  réciproque  aux  carrés  de  leurs  distances, 
en  les  considérant  comme  de  simples  points  géométriques,  quel  que  soit 
d'aiUemt  le  mode  tfi^^oméntion,  ainsi  que  la  forme  dea  particules  qui  Ica 
«ompoeent.  A  daediaiaaces  moindres,  Tinégalité  des  forces  éMmentaitas 
devenant  physiquement  comparable  à  leur  intensité  absolue,  rend  leur 
résultante  sensiblement  dépendante  du  mode  d'agrégation  des  particules, 
ce  qui  en  complique  déjà  l'exprewion  et  les  eOets.  Enfin,  à  des  diHanom 
moindres  encore,  la  forme  même  des  partioileaconitilnantca  ne  peut  plai 
lircnégUglitî  et  les  difficultés  du  calcul  deviennent  inexprimables.  Quelle 
que  soit  la  nature  de  l'attraction  chimique,  comme  elle  n'est  sensible  qu'à  de 
petites  distances,  la  forme  des  groupes  atomiques  entre  lesquels  elle 


9*tmtK6bi  Mt.trtip;«ouveiit,  li  «ttà'eM  tovjoiint  mék  «m-uBimmc  aiu* 
li^Mt-aaic  IwréMfllaMM  fa'dle  ffodni»(  Mil'on  prtt^.ca  voir  \m 
rffcta  Aoycti(lie<ttx  j>héa»niè— ■  deopilhrité  que  M  Sararta  déooaverlib 

où  l'eau,  mise  en  mouvement  près  des  termes  de  température  dans  le»* 
quel»  sa  polirtté  moléculaire  est  la  pliiS'  «easible,  «eiouurb*  en  nappes 
lÉliilfwrt  iwiifiri  ilfi  Tnriinio  «b-àBlatéÊm^pÊmh  miA  diprtg^iBi  >cl'4ww 
hmÊimm  de'degrtiéairtwilwèii'e  oentéumal.  QàaVoft  knagiifwfliiittHK 
de  s«mbhibles  forc6«,  s'exerraiit  de  nliis  près  entre  des  groupes  molécu- 
laires de  nature  diverse,  et  les  forçant  bnia({aenMot.eii  un  seul  système, 
■VK  deamuMiém  MudMina  ^élar  faiaH«aiMnt.à«tM»ies  agents  impon- 
dérables, on  auniJea  eombimUons  chimiques,  c'c t*èi diw daa nhÉuoméne> 
près  desquels  ceux  de  la  précessioii  des  éqiiiii(»\es  tip  sont  que  des  jetu 
d'enfants.  Rcmuuter  de  ces  eliets  complexes  aux  lois  simples  des  forces  élé- 
«MMMfctoiqiit  t»pioéûAÊ»M,  ae»bléNitrti'«»|ituMli«tir>iiiiMft'  loir  pla^*4li^ 
Afiilft  ^|iii^^odtti^'i|M^ff(^MUNl  a  Téttittt^  cc^pimirMit'</ijst  te  iMoMètite  ^ôé  la 

¥bimie. 

-  »  Au  milieu  de  cette  complication  inéritable,  puisqu'elle  est  attachée  à 
l'étendue  même  des  masses  sensibles  sur  lesquelles  noii9t>pérdn9^  on  voit, 
dans  beaucoup  de  cas,  apparaître  une  propriété  physique  qui  otlire  tonte 
^ainyliovté  de  l'attraction  à  dè  gfrandes'dtelances.  C'est  le  pouvoir  qu'ont 
certain^  liquides  de  dévier  les  plans  de  polnrisation  dm  rayons  lumineux 
proportionnellement  à  leur  épmassariCar,  en  analysant  cet  elïet,  on  trouve 
rémiha-dHiBeatetiott  ' propre  etemlb  indivIduaUeMnVpar  les  groupée 
oioUcdaireaqui  se  rencontrent  aurin  lmj«t,«(-dans  la  sphère  d'activitédn 
rayon  transmis;  action  égale  pour  tous  les  groupes  s»  leKqiiide  est  homo- 
gène, et  produisant  aussi  des  déviations  successives  égales,  parce  que  le 
plan  d^pulùtellDn  dé  chaque  rafon  smaple  se  montre  égaieDMal  déviable 
après- avoir  été  dévié.  Alors  la  déviation  «ngniaire  Sxâe  «ttntalo  éprouvée 
par  ce  planà'travers  nne  épaissenr  mesurable  du  liquide  actif ,  est  la  somme 
des  déviations  infiniment  petites,  sticcessivemet»t  opérées  par  les  groupes 
moléculaires  que  le  rayon  a  rencontrés  dans  son  trajet.  £n  dégageant  cette 
Mnnnie  4ls«partien1ariléi  de  réfrangrbiKté j  de  denaité«t  da  faâigliénrt  poor 
la  ramener  à  des  éléments  toujours  comparables,  on  en  dédait  nne  valeur 
angulaire  proportionnelle  à  la  déviation  infiniment  petite  qtie  pro«luirait 
un  seul  groupe  moléculaire  constituant  du  liquide,  agissant  dans  un-  état 
phyviqiie  oonatant  rar  «n  méaw  rayon. -GeMe  valeur  rédttita  est  ce  qne 
j'ai  appelé  le  pouvoir  rotutoirt- mofttofa*»  tkfeurp». 
■  »  Uncaractére^spécial  deoeponvolri  caractère  que  w  4éfinMoo  cnigv, 


(55) 

et  que  faipéritim  umârme^  o^ctt  de  restar  inmîabb  «on»  toute*  le» 

inùaeaee»  qui  naodiâent  senlearant  les  dùtences  rautiietles  des  groupes 
naotécolairee,  mus  altérer  intiroeiu«nt  leur  constitution.  Ainsi  les  huilfs 
eeecnticUos  q«i  le  possèdent,  ceU«s  même  qui  l'exerccot  «a  des  sens  con- 
tnice»,  peuDvwt  éimwÊëà»  dias  timtee  pixiportiom  cntEe  «Uee,  ou  avec 
d'autre!  ^ai  na  Ja  paiièdCBt:  |m»,  oq  oeèMa-aMc  lee  huile»- greeeee  qui  en 
sont  également  déponrviies,  et  la  somme  des  pouvoirs  propres  des  p.irti- 
cuies  actives  fionae  toujours  le  pouvoir  du  mélange.  Les  sucres,  les  gommes, 
lea'camjilnee^diiaawiidans  l'eau  ou  tbna  l'alcool;  la  fécule  siraplenaenA  désa* 
gfégéaipar  la*  addeadUUaft,  «Adteveme  ainsi  solulite,  ou  saidaaient  sus» 
pensiblednns  l'eau  sous  le  nom  de  dextrine,  portent  de  mémo  dans  ces  li- 
quides, leur  pouvoir  inaltéré;  tel  qu'on  l'observe  dans  les  iiiéraes  corps 
aoU solides  tnais  non  cristallisés,  soit  liquéiiés  par  la  chaleur,  quand  de  si 
gwMaAea.'«nodiftiwliiiiBS'  panvan» Aire  opMa»  sans  changer  inthnenaank  la 
constitution  propre  de  leurs  pirticules.  Mais  lorsque  le»  groupes  molécu- 
laires actifs  éprouvent  un  cliangement  de  constitution  ou  de  composition 
chimique ,  on  voit  généralement  leur  pouvoir  cliaoger  et  acquérir  des  va- 
lanas  taès«  difflrehtaaj  dUnsli.  4aae^  b  daatriM  aa  saecfaarifia  sous  J'in- 
fluence des  acides  tidée  de  la  chaleur«  son  pouvoir  s'af&iblit  subitement 
saiia>cbanger  de  sens,  tandis  que  dans  les  mêmes  circonstances  celui  de  la 
goauaavS.'iutervertiL  Le  pouvoir  du  sucre  de  cannes  s'intcrvi^rUt  pareille- 
ineii  awis  «m  saiiejeairtieise»'parftwiioD  dee  aqjdea^udfa  au  besoin  d'une 
élévation  de  température;  et,  en  présmoada  l'acida  pacatartri^ue, l'inver- 
sion a  lieu,  même  à  froid,  instantanément  De  sorte  que,  dans  ces  rircoiis- 
tanoes,  et  daos  une  intiuité  d'autreâ,  les  modiikalioos  chimu^ues  qui 
surviennent  dans  le  système,  souvent  sans  y  produire  aneiiiie  «ariMion  ap- 
parante,  so»t  inaBiédiatement  aaanifêstiée»  et  readoei  viaiUes  par  le  cfaan* 
pSHMnt  d'action  sur  la  lumière  polarisée. 

»  Dans  tous  les  corps  actifs,  le  pouvoir  rotatoire  exercé  sur  les  ditiéreut^ 
n^ons  simples  est  inégal.  Dans  tous,  k  la  seule  aaœptioo  jusqu'ici  connue 
de  l'aoida  lartriqM,  celle  iaigaKt*  «ait  um  ménae  loi,  rendue  évidente  par 
l'identité  des  couleurs  composées  qui  apparaissent ,  quand  on  analyse  la 
hmiMre  polarisée  blanche,  transmise  dans  tous  ces  systèmes  à  travers  des 
^^aisseuKS  inverses  de  leur  pouvoir.  L'exception  présentée  à  cet  égard  par 
rende  tartrique  est  ifimlsnt  plua  reaierqnable,  que  toatea  ses  oombiiisi- 
•eunavee  leet basée  salifiaUes,  même  avec  l'acide  borique,  ont  des  pou- 
voirs rotatoires  (xmformes  à  la  loi  générale,  du  moins  dans  les  limites  de 
précision  que  j'ai  pu  atteindre,  en  coanpanuat  la  série  de  leurs  effets  sur  la 


(56) 

lumière  blanche  avec  ceux  que  produisent  tous  les  autres  corps.  Une  par» 
ticularité  aussi  spéciale  dans  le  mode  d'action  propre  devait  faire  cependant 
«pérer  dm  nuances  sensililes  dan*  les  influmicas  eM#ei«,  ai  Ton  enga($eait 
l'acide  dans  des  combinaisons  assez  faibles,  pour  qu'on  pîit  graduer  lenla* 
ment,  et  par  des  variations  appréciables,  les  modifications  qu'il  v  éprouve- 
rait. Aussi  de  telles  nuances  existent-elles,  et  d'uoe  nature  à  étendre  les 
idées  que  Ton  t'était  fiiites  jusqu'à  présent  de*  oonAinaieona'diiBnquci. 

»  Pour  le  faire  voir,  simplifions  d'abord  lespiién«nèMaaB4>pérantanr 
un  niyon  de  réfran^ibililé  sensiblement  Gxe,  par  exemple  ronge,  tel  qnVu 
trausmettent  les  verres  colorés  par  le  protoxide  de  cuivre.  Admettons  une 
température  ccmstante  ;  puis,  formons  «me  solution  a^euse  «l'acide  tar- 
trique  cristallisé,  eiaciement  dosée  à  la  balanoe,  et  anasi  cbatffe  d'acide 
qu'il  sera  possible  k  la  température  où  nous  opérons.  Si  l'acide  est  pur, 
elle  sera  limpide.  Fractionnons-la  en  diverses  parties  que  nous  pèserons , 
et  que  nous  étendrons  ensuite  avec  des  poids  connus  d'eau  distillée.  Mous 
aurons  ainsi  nne  série  de  solution*,  toute*  composées  enadenent  de* 
mêmes  principes,  en  doses  différentes.  Mesurons  leurs  densité*  prapras;- 
et,  les  ayant  successivement  introduites  dans  des  tubes  de  longueur  con- 
nue, terminés  par  des  glaces  minces ,  observons  les  déviations  qu'elles  im> 
priment  &  notre  rayon  polarisé.  De  là,  4  l'aide  des 'formules  que  j'ai  don- 
nées il  y  a  déjà  trois  ans,  dans  le  tome  Xill  des  Mémoires  de  t Académie, 
on  pourra  déduire  le  pouvoir  rotatoire  actuel  de  l'acide  dans  la  solution , 
en  l'y  considérant  comme  le  seul  élément  actif,  ce  qui  revient  à  l'y  sup- 
poser dans  rétat  de  simple  mélange,  puisque  l'eau  distillée  aaule  ne  dévia 
jtoint  les  plan*  de  polarisation  des  rayons.  Cela  posé,  toîcI  quels  seront 
les  résultats. 

»  D'abord,  chaque  solution,  étudiée  successivement  à  des  épaisseurs  di- 
verses, opérera  des  déviations  exactement  proportionnelles  à  ces  épais» 
•eiuv.  nie  offirira  ainsi  le  caractère  moUeubirade  l'^action. 

•  Mais  le  pouvoir  rotatoire  de  l'acide  dan*  les  diverses  aolntioM  se 
trouvera  inégal;  il  croîtra  de  l'une  à  l'autre  proportiounelleraenl  \  la  pro- 
portion pondérale  de  l'eau  existante  dans  la  solution  j  en  sorte  que  le  lieu 
géométrique  de  tons  ces  pouvoirs  sera  nne  l^ne  droite  ayant  la  proportion 
pondérale  de  l'eau  pour  abscisse  et  le  pouvoir  rotatoire  pour  ordonnée.  L'or- 
donnée initiale  exprime  le  pouvoir  qu'aurait  l'acide  simplement  désagrégé, 
saoâ  eau  additionnelle.  L'ordonnée  finale,  du  moins  pour  le  problème  phy- 
sique, répoiid'li  une  dilution  infinie.  Entre  ces  eartNmes,  la  portm  de  la 
droite  qui  peut  être  léatiséei^  de*  aKpérieBce*,-«oniprend  da*  ponroin 


(5?) 

qui  varient  plus  que  du  simple  au  double.  C'est  là  ce  qui  détermine  sa 
condition  linéaire  et  sa  direction.  J'y  ai  employé  jusqu'à  quinze  propor- 
tions diflérentes  d'eau  pour  une  seule  série  ;  et  chacun  des  pouvoirs  ob> 
urvdt  était tibtanu  par  quarante,  cinquante,  quelquefois  sobnnte  obier- 
yntàoo»  de  déviation  à  traTert  le  verre  rouge.  Nul  soin  ne  me  acmblait  de 
trop  pour  établir  «olideinent  une  loi  d'action  cfainuque  n  remarquable- 
ment simple. 

.  »  Ainsi,  premièrement,  l'eau  devient  active  dans  ces  phénomènes  puis> 
qtt'die  modifie  le  ponvoirde l'acide  d'antantplu»  qu'elle  est  pini  abondante. 

Elle  ne  lui  est  donc  pas  simplement  mélangée,  mais  combinée»  pidaqu'elle 

forme  avec  lui  un  groupe  d'une  constitution  différente  selon  ses  propor- 
tions. Si,  au  lieu  de  la  proportion  pondérale  de  l'eau,. nous  introduisons 
danala  rdation  Unéaire  le  rapport  direct  du  poids  de  l'eau  à  celui  de  Pa* 
oidej  ce  qui  est  une  simple  transformation  algébrique»  nous  verrons  que 

le  pouvoir  de  rncidc  est  d'abortl  le  plus  énergiquement  modifié  par  les 

premières  particules  d'eau  qui  se  combinent  avec  lui;  puis,  moins  énergi- 
quement par  celles  qui  s'-ajoutMit  à  cette  combinaismi  ;  jusqu'à  ce  qu'enfin , 
dans  les  solutions  très  ^tendnea,lM  particules  d'eau  additionnelles  u'exer* 
cent  plus  qu'une  influence  asjTnptotique  physiquement  inappréciable.  Et, 
dès  lors ,  les  phénomènes  deviennent  sensiblement  les  mêmes  que  si  les 
groupes  actifs  précédemment  towaéaiedimémiBaieut  aMilenMiU.à  l'état  de 
mébnge  parmi  oea  deniièr«Bperticnle6.d*eBiu 

»  IbinteDant,  portons  simultanément  toutes  nos  solutions  k  un  autre 
degré  de  température.  S'il  est  plus  élevé  leurs  pouvoirs  croîtront;  s'il  est 
plus  bas  il  s'alfaibliront;  mais  leur  accroissement  ou  leur  diminution  sera 
égal  pour  toutes.  Le  Uen  géoasétriqtt»  des  nouveans-  poumiri  aera  donc 
une  nouvelle  droite  parallèle  k  la  premiers.  La  variatioa  pour  chaque 
abscisse,  conséquemment  pour  chaque  solution,  sera  celle  qu'éprouve  l'a- 
cide désagrégé;  et,  dans  les  limites  de  température  ou  j'ai  opéré,  de- 
pw*  +  7*  jusqu'à  4-  a€";  cette  variation  m'a  para  presque  proportiouidle 
au  nombre  de  degrés  que  le  thermomètre  a  parcouru*.  Hiiis' l'augmenta- 
tion du  poovwr  initiid-  par- chaque  proportion  d'eau  est  toujoun  cons- 
tante. 

9  En  résumé,  k  température  égale  la  lumière  polarisée  est  inégalement 
influenoée  par  les-groupesy  eau  et  acide,  de  dosages  divers*  Et  elle  Fest  en* 

oore  inégalement  par  le  même  groupe  à ^es  températures  différentes,  selon 

la  loi  simple  que  nous  venons  d'assigner.  Si  la  chimie  possédait,  on  voulait, 
chercher,  des  réactiis  assez,  sensibles,  elle  découvrirait  vraisemblablementt 


(58) 

4tlis  Ip!i  actions  chimiqiips  de  ces  groupes,  ries  partinilarit^s  correspoii- 
danlesà  leur  iuégalité  de  constitution;  et  ensuite  les  mêmes  procédés  ser- 
iriTtfiéM>p0ttr  iveoMllMr  dtot  loirptnAUes  ou  analogues  dW'torwInttoBs 

bien  importantes  pour  pénétrer  le  méâinisme  étH^ÉOlions  chimiques. 

«  J'ai  !)r,iiicoiip  cherché  si  ces  phénomènes  offriraient  quelque  caractère 
liti  a  un  ruppurt  iléliiiî  lie  proportious.  D'aburd  il  ue  saurait  y  eu  avoir 

hf^itilliop  linéaire  le  faitHorollre  alon  tmifeiwiient  avec  la  proportion 
d^u.  Potir  ^rhnppor  à  cette  reliÉHm,  veut-on  en  déduire  le  pouvoir  du 
groupe  variable,  composé  d'eau  et  d'acide?  Alors  il  est  vrai,  un  trouvera 
que  ces  pou¥oi»»^Bt>d'!th<m^Wr«r«iwaot  jusqa1iWi»<i>Wiine  proportion 
dttti^pvèHaqiidle  fl»s*ftlRlH>ltssent  MAéBaHMBt;  et  lear  Ken  géométrique 
est  une  parn}»ole  du  secoii  '  ili';:ré  nvniit  une  ordonner  tiinxinnim  .  celle  de 
son  aomroet.  Mais  ce  maxinnini  ne  rc-poiidra  pas  oon  plus  à  des  nombres 
afoiiqiniij  fixes,  parce  que  les  proportions  poudii  ateii  i(i(lif>HllilÉHill  i  ■!  im» 
giAdtMlleaient  «vec  k  tmarytt^iturfc:  ^1  finit  donc  ■  lÉlfiiié  »  dlajW  tl* 
enriapte,  que  le  mpport  défit)!  des  proportions  n'est  p;is  uno  condition 
toujours  uécess  tirc,  et  couséqueiumcnt  générale  îles  combinaisons  chimi- 
ques, quuKpi'il  eu  pinaMT^tre  souvent  une  condition  fevonblo,  peut-être 
méÉwi^doaybWMim»  ikftÊê  »  'tttuétb  ifA  nam^pm  laem  do  loa  réatow 
d'en  isoler  les  produits.  Je  prouvedansroon  mémoireqtieoesdeusroodes^e 
combinaison  peuvent  être  ()isiin!;ués  par  leurs  effets  optiques,  lorsqu'un 
ou  plusieurs  de  leurs  éléments,  au)si  que  leur  pro<luit,  sont ' sensibles  «u 
léMlif^io'lV^ltttnMèti  fohwWit'ot^è  mmk  loa-  fortoolea  taothémrtiyw 
qoi' résolvent  alors  cette  question  générdiMlilIt. 

"-i-i^  Jusqu'ici  j';u  supposé  que  In  liitnit're  trntisfnise  était  un  rayon  roujje 
alHÎple.  Tous  les  autres  rayons  simples  suivent  des  lois  pareilles.  Four 
ehanm>'dtem>»  fuHiéiieftire  égale,  les  poufob*  de  I^Mido  orotawat' de 
HtâMov'^pM^pofliMnieHantent  à  la  proportion  d'ean,  et  leor-^lett  géowéi 
trique  est  df  même  une  ligne  droite.  Mais,  selon  l'espère  du  rayon  auquel 
elles  appartiennent,  ces  droites  out  des  coefficients  différents  qui  leur 
donnent  des  ordonnées  initiales  et  des  inclinaisons  diverMs.  Alors,  quaod 
elles  coarisleBf  ♦  corowe  il  arm*  qnand  on  opère  «vee^la  Itmiiéreliiancbe, 
cheqtie. proportion  d'eau  y  détermine  d'inégales  ordonnées,  dont  l'ordre 
de  erandeur  relatif  varie  à  des  diverses  distances  de  l'origine.  De  sorte  qne 
les  valeurs  des  dévintiuns  qui  y  currespun«lent  suivront  tantôt  l'onlre  de  la 
réfrttifibilité,  tantôt  Pordre  inverse,  et  tantAt  un  ordre  mixte,  où  le  i^iolet 


(59) 

par  exemple  sera  autant  dévié  que  le  n^iii^e,  tandis  que  le  jaune  et  le  vert, 
.  le  seront  plu&  qu'eux.  Le»  couleurs  composées,  résultantes  de  ces  combi- 
naiMMu^  devront  00iii4%iinmwflwt!'ii>w«r  wnÇfhL^xafpa^oaû'eAu^  de  la  uia. 

cette  bizarrerie  devient  U  rit§Bll^iJk>  f^^fj^f^  COwJSSS 
loi  linéaire  qui  la  produit. 

a  D'apre«ces  expériences,  le  pouvoir  initial  de  1  acide,  sa  us  eau  addition - 
Oiite,  Awéi  jfciil  iiii4iuw  U  rayon  ronge  Ter»  la  température  de  aS*.  En 
cSétf  en  tnuumetliBtkWa  trait  de  lumière  pulari&ée  à  travers  une  masse 
d'acide  fondu,  puis  solidiBé,  dont  i  éjj.nsseiir  totale  était  au  moins  de  ciii- 
<|uan(e  miUimètres ,  je  n'y  ai  aperçu  a  cette  température  aucune  apparence 
<i»MMi<m.  Mab  le  pouvoir  du  même  adde  s'eat  momf^^ljiça  «Btifu^^ao» 
une  épaisseur  peu  difléreate,  lorsque  l'ayant  fiimla  lalilijlilld'pliH  tt0Êiùi^ 
l'ai  observé  chaud  et  Iir|iii(lr.  puis  dans  l'état  gommeux,  jusqu'à  ce  qtt'îjl 
lût  solidifié.  Alora  il  est  devenu  opaque.  Ces  expériences  difficiles  deman> 
dtmt  étra  repBsea,.a«iac  di^  meNirea  ;  et  aurUbtt  ii  ftudra  les  répéter  ^ 

vers  la  gauche  comme  on  doit  le  présumer.  Je  n'ai  pas  osé  le  foiulre  seul 
tle  peur  de  le  pyrogéner,  ne  l'ayant  pas  encore  observé  dans  cet  état.  Je 
Q^aais  pas  noa.plua  ai  TacideiMfatartrigiie  redevient  pLisiquement  ur- 
tn'lKiiHiiipwl  Vf^mm^VmautgiàmMmhwmtMm  par 
si(pcation  à  l'aide  «ourast  «Pair  cfaaad  qui  en  mémotevps  le  désagr^e. 
Cette  ulint;  (le  faits  pénètre  évidemment  aux  fondements  mêmes  de  la  cbi- 
roifi;  mais  des  efiorts  solitaires  u"y  peuvent  avancer  qu'avec  lenteur. 

»  P^r  ramplir  4a  aMNoa  le  OMhv  borné  que  je,^tais  proposé  ici,  il 
fallait  examiner  les  solutiona  d'acide  tartrique  formées  avec  d  autresilii 
quides  que  l'eau.  J'ai  choisi  pour  dlla l'apprit-de-bois  et  l'alcool.  I.e  prf, 
mter,  puntie  autant  que  possible  sovajaaryeux  de  M.  Dumas;  1  autre  rec- 
tifié avec  aoin  ditea  les  laboratoires  de  M.  Rpbkfuet;  et,  d'aprèsaa  4eaatié« 
contenant  moins  de  —  d'eau.  ....  . 

L'e.sprit-de-bois  et  l'alcool  purs  sont  considérés  par  les  chimistes  comme 
deux  liquides  isonnorpfies,  non  qu'ils  leur  supposent  la  même  forme  molé< 
culaire,ooHUM  1s  mot  aomblenùt  l'indiqaer,  maia  seulement  pance  ^ue,  eai 
engageant  oea  deox  lifiiidea,«ft  ateapr^forHao  ataa|iqM,diM  «m 
taine  combinaison  avec  d'autre  corps,  il  en  résulte  deux  sels  de  même  système 
cristallin ,  quoique  non  pas  de  mêmes  angles.  Sans  méconnaître  l'étendue  et 
la  aiaapUdté  dea  rapporta  «pie  oe^enre  d'analogie  a  fait  découvrir  entre  dé* 
wiirtt  Je  fomhfaaiaons juiftsa aloii isolées,  on'peut  regretter  quei^MMl 

C 1.  la».  i<r  tmmun.  Q 


(  ) 

qui  l'expi'ime  s«mbie  l'attribuer  à  la  constitution  des  molécules  mêmes  ; 
ttndbque  ranalogie.n'a  réellement  lieu  qu'entr»  Un  rftuNaH  biin  ptut  éloi^ 
gnéi,  elbioi  plm  eomptow,  èé  la  crialdNntioB.  M,  |Mr  I« 

prii^tés  moléculaires  des  deux  liquides  sont  très  différentes.  Ainsi  à  la  tem- 
pérature ordinaire,  Talcool  pur  dissout  l'acide  tat  ti  ii[uc  difticilement  et  eu 
petite  quantité  ;  l'esprtt-de-Luis  aiâèment  et  abondamment.  Les  solution* 
tentobserréesaveclii  himière  polariaie,  le  pouvoir  d«  l'acide  •*j  laon- 
tre  modifié  comme  il  Tétai i  pour  l'eau ,  et  dans  le  mémè  sens ,  mais  avec 
une  énergie  moindre,  et  plus  faible  pour  l'alcool  que  pour  l'esprit-de-boi». 
G>ttséquemment,  l'acide  dissous  entre  encore  en  combtoaisoo  avec  ces  liqui* 
avec  cfaacnn  «Feoz  des  molécalea  nu«^èllee,>iMll  le^ooMli' 
lotion  est  difFérente  i  proportion  pondérale  )>areil]e,  comme  aussi  à 
nombre  «^gal  d'atomes  chimiqtjes.  T.o  temps  ,  et  la  saison  défavorable,  n« 
m'ont  pas  permis  encore  de  constater  si  ces  combinaisons  suivent  égale- 
ment une  loi  linéaire.  Mais,  pour  rea|Hrit-de4M}le,  par  eacmpie,  je  me  auia 
awaré  que  le  pouvoir  rotatoire  de  l'adda  y  ooMarM  m  propriété  de 
croître  et  décroître  avec  !a  température ,  et  ave**  la  proportion  pondérale 
du  li(|tiide  employé.  £n  outre,  les  solutions  formées  avec  ces  deux  liqui- 
des ,  présentait  de  même  ces  inéfalités  de  rotation  des  dîQéfents  rayona 
nnples  que  les  solmioos  aqueuses  prodirisent  en  «erlu  de  la  rdaiion  U* 
néaire-,  et  elles  y  sont  encore  plus  évidentes,  parce  que  le  pouvoir  propre 
de  l'acide  étant  moins  énergiquement  modifié ,  permet  de  réaliser  des 
VQtalione  qoe  ka  fl<rftttfona  aqueuses  ne  pourraient  produire  à  la  tempé- 
mtore  ovdindre,  aana  y  diminaer  k  ptepoitlea  d*ca«  aa<deMom  de  or 
qui  est  nécessaire  pour  les  maintenir  à  l'état  de  liquidité.  Ainsi,  me  so- 
lution alcoolique  qui  contenait  ^  d'alcool  ptir,  étant  observée  ji  la  tem- 
pérature de  5*,  dévwit  vers  la  liroite  lès  rayons  rouges ,  orangés,  jaunes  - 
et  tcfa  la-  ganohe  le»  bleu»,  indigos,  violela,  conformément  aux  tndnc- 
tions  énoncées  plus  haut. 

»  Puisque  l'acide  tartrique  dissous  dans  l'eau,  l'alcool,  l'esprit- de -bois  , 
forme  avec  ces  liquides  des  groupes  molécubires  constitués  inégalement, 
n*es^l  pas  naturel  que  ces  groupes  aient  dea  propriétés  etimlqiie» dhwrBCsy 
etqne  les  uns  puissent  effectuer  des  décompositions  que  les  autrea  n'opè«> 
rent  pas  ?  Si  donc,  les  itiolécules  formées  d'acide  et  d'eau,  pnr  exemple, 
peurent  décomposer  les  carbonates,  taudis  que  le»  molécules  formées  d«; 
.  «S  aalme  acide  et  d'alaool,  ou  d*captivd»lMiis,  M  Je  peuvent  pas  dire,  ce 
..pbiMaiène,  qu'a  observé  M.  MoMe, aara  «irtaiaement  trè»  curieux  à 
eMstateri  maiail-n'oape  rien  e»  soi  déplus «alnmdlMite  «ine  de  voir  le 


(60 

inlfiltft  de  Mude  avoir  d«s  propriétés  différentes  du  suUate  de  baryte.  On 
p6ttt  concevoir  de  la  même  manière  qu'en  général,  des  réactions  chimiques 
puinent  s'exercer  eotre  certaiaes  substances  dans  certains  milieux  et  nou 
pas  dCmitree  :  è^qm  TiiîsenbUbleiiient,  dans  b«iaoonpde  cm,  ces  ni* 
lieux  ne  sont  pas  simplement  interposés  comme  des  obstacles  inertes  entre 
les  substances  dont  il  s'agit,  mais  fonnent  avec  elles  de  vrais  composés 
cotre  lesquels  La  réacrion  chimique  est  ou  n'est  pas  actuellement  possible. 

»  Dans  ce  qui  précède,  j'ai  fréquemment  employé  l'expression  de  groupes 
molécalaint.poiif  é/kàpm  U$  moUoulcs  con^nwitttea  des  corps.  Cette  ex- 
pression générale  m'a  paru  convenir ,  dans  l'ignorance  où  nous  sommes  sin- 
Li  nature  et  la  constitution  de  ces  molécules,  qui  peuvent  être  simples  ou 
muitiples,espacée3  uniformément  ou  séparées  en  systèmes  distincts  comme 
les  oorpe  célestes, sens  que  iiis(|a*icî  les  phénoittéiies  seMibiesnoos.doineDt 
•ucune  notion  sur  ces  particularités. 

•  Dans  un  autre  mémoire,  j'examinerai  de  mémo,  parla  lumière  polarisée, 
les  combinaisons  que  l'acide  tartrique  forme  avec  ces  bases  sahliables  et 
«tee  l'acide  borique,  loraqi^oB  lenief  eH  prâenoe  de  cet  substanoes  dans 
les  milieux  divers  oA  nous  venons  de  Fétudicr;  car  toutes  ces  combinaisons 
possédant  la  faculté  rotatoire,  sont  sensibles  à  ce  nouveau  réactif.  Mais  il 
fallait  d'abord  conuaitre  l'action  mutuelle  de  l'acide,  et  des  miUeux  où  ces 
pbénoiniBca  devaient  s'opérer;  et  il  Ihllait  en  outre  former  des  médiodes 
pour  déterminer  le  mode  défini  ou  non  défini  des  combinaisons  douées  du 
pouvoir  rotatoire.  Tel  est  le  but  du  travail  long  et  pénible  dont  je  viens  «le 
donner  l'extrait.  • 

NOMINATIONS, 

Conformément  à  son  règlement,  l'Acuiiéniie  procède  k  la  noniuialiou 
d'un  menbf*  de  la  GommiasloB  adaaiaiitrative»  qui  doit  éire  dioU  dan» 
•  le»  sections  des  sciences  mathématique»*  Le  uombfe  des  votans  eM  de  ^ 
Au  prabier  tour  de  scrutin , 

M.  Poinsot  réunit  i  .  37  suflnges}^ 

Bf  .  PoîasoB.  4 

ILSHvfBtre.  ,   i 

H*  MathieUii  •>  *  r   ,t 

M.  Poinsot  est  en  conséquence  procbuoé  aaembrede  la  Comaaissioo 
administrative  pour  l'année  1 83G« 
Laséance  est  levée  à  5  heures.  F. 


AnrtviR.  (Séance  du  4  janvici.) 
1^  S» ,  Uffie  »,  en  icwoiittiilr  mu  lieu  d*  ifu«  l'c«u  /nés  que  d'cs» 


(6a) 

BtLLSTin  UMIOCK  iPUQUE- 

L'Acad«mie  a  reçu  dans  cette  séance  les  ouvrages  dont  voici  les  titr«s  : 

Ompus  rendus  hebdmmiMins  dqtSéÊiiem  d»  tJcmâémà»  étêStitMBm, 

Vf  I  ;  i856,  iM'- 

Notice  on  the  megatherium  Brougt  from  Buenos- Ajres  by  fVoodbine 
Parish,  Ësq.ji  bjM.  WaLUM  Curr,  Esq.;  Loadoa,  i855,  in-4''. 

Epheineris  ofHallej's  Coincl;  i855—  i836;  bjr  Bl.  SmAirOEo;  in-S". 

/  Oyage  dans  l'//u/e  ;  par  M.  V.  Jacqvemout  ;  6*  livraison  ,  în-^'. 

Histoire  Naturelle  des  Iles  Canaries i  par  MM.  Wkbb  et  Blutiillot; 
a*  Uvniion ,  iii-4* »  vnn  1m  deunème  limiiqii  de  pUncfaes,  in-folio. 

Séance  pubUqtied»  la  Société  ttJgriailùin,  Commette,  Sdeiices  et 
Jiu  du  dêpartmmmt  de  laManwtdH  lo  Mytfnifti»  i8S5} 

Magaeùi  de  Zeohgit,ptMtéparU,  Gvtmj  in-S». 

BStUathèque  universelle  des  Sciences,  Beties^Lettres  et  Jrts,  rédigée  à 

Genève;  août  i835,  i(i-8*. 

Journal  hcbdoinaAaire  des  Sciences  médicales}  n*  3,  i8Sô*ia'4*. 
Gazette  inciiicalc  de  Paris;  tome  4  >  "°  a,  i856,  111-4*. 
Gazette  (ifs  Hôpitaujc ;  n"  1  —  5,  tome  10,  in-4*. 
fiçho  du  monde  sa^'ant;     i ,  r*  et  2'  diTiiioii,  ia-4*. 


mm 


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COMPTE  RENDU 

DES  SÉA9CES 

D£  L'ACADÉAUE  DES  SCIENCES. 


S£ARCB  UV  LUNDI  18  JAITVIER  1896. 


-     "''■»'-"♦  "  '  ' 

M.  le  Ministre  de  rhulruèilan  publique  transmet  une  VBpliatioB  de 

l'ordonnance  royale  du  »6  décembre  dernier,  qui  approuve  Féledioii  de 

M.  Élie  de  Deaumont ,  en  remplacement  de  M.  Lelièvre. 

Eu  .conséquence ,  et  sur  l'invitation  de  M.  le  Président,  M.  ÉUt  de 

Beanmoru  prând  place  panni  les  membres  de  I*AcAdémîe*  ^ 

rnvsiQDB.  ^  Re^eréhes  sur  Paetion  moliadaires  par  H.  Bausumout. 

U  résulta  de  ces  recherches,  dit  l'auteur  : 

«  i".  <ju'il  est  possible  de  déterminer  avec  assez  de  précision  les  lois 
»  selon  lesquelles  les  moMcules  agissent  les  unes  sur  les  antres,  en  les 

». considérant  sous  le  rapport  de  la  culit^siun  ; 

•  a".  Que  ciT^  lois  <;oiit  variables  dans  les  différentes  substances ,  même 
p  lorsqu'elles  sont  de  même  ordre,  comme  les  corps  réputés  simples; 

C  R.  t816,  I»  Stmtiin.  lO 


(«4) 

>  3*.  OdHI  «gl  p«4hl»  Je  ékwmiÊ»  k  R«te  «e  VMtioB  moléea- 

»  laire  ; 

»  4°.  Qu'il  est  (les  substances  dont  k  densité,  |HiM  <kns  un  liquide, 
»  diminue  à  mesure  qu'oo  les  dÎTisej 

»  5*.  Que  cela  a  •  tiea  lorsque  les  anbetances  ne  se  mouillent  pas; 

»  6*.  Qu'il  est  possible  de  détenniuer  la  distance  qui  existe  entre  un 
»  corps  et  m  JiqoHk  qui  M  k  momik  pas,  lonqK'ila  aoDt  aii  «n 
1»  rapport.  » 

«foidNE.  —  S»tnùt  itume  bun  tk  M.  Adjlh  m  Badtb  ,  à  M.  BoaT- 

DE-SAiNT-YmcEWT ,  SUT  wi  nouvcou  fébrifugfi,  «mpkiyé  à  la  Gtgnnep 
datée  de  Georges- Town  ,     3i  mars  i835. 

(  ComoniMire»,  MM.  Smibk,  Bobiquet,  Breadiet.) 

«  Arrivant  à Démérari,  aoeablé  de  fièvres  qui  depuis  long-temps  étaient 
rebelles  au  quinine  et  k  tous  les  rcmt'des  «juc  je  pouvais  prendre,  je 
trouvai  le  docteur  Warburg,  médeciu  uUcmaud,  qui  d^uis  plusieurs 
anntes  parcourt  l'Amérique,  s'occupant  ezdudTement  de  botanique; 
je  pris  un  fébrifiige  de  son  invention  ^gouttes  fébrifuges),  qui  m'em- 
porta dès  k  première  fois  les  fièvres  dont  je  souffrais  depuis  si  long- 
temps. 

»  Déjà  oonnu  avantageusement  à  Démérari ,  le  docteur  Warburg  fut 
prié,  en  juillet  i833,  par  M.  Melvil,  inapecteor-général  des  hôpitaux 

dans  les  possessions  anglaises  de  l'Amérique,  de  faire  des  eipérienoes 
dans  l'hôpital  militaire  de  Georgds-Town,  et  de  se  charger  de  le  surveiller. 
De  cent- huit  malades  de  la  fièvre,  qui  s'y  trouvaient  quand  le  docteur 
Wartmrg  prit  k  surreîfbnce,  au  bout  de  quatorze  jours,  ît  n*en  restait 
que  dix-huit. 

»  Divers  médecins,  et  entre  antres  le  docteur  Watt,  le  plus  estini''  de 
la  Guyane  anglaise,  ont  tait  dans  les  journaux  1  éloge  de»  gouttes  féliri- 
fuges,  et  les  recommandent  comme  ne  manquant  jamais  leur  effet,  em- 
ployées dans  les  cas  les  plus  désespérés  des  fièvres  pemieicases.  Les  jour- 
nanx  de  la  Jamaïque,  de  la  Trinité,  de  la  Barhade,  de  Surinam,  d»^  États-Unis, 
en  parlent  dans  le  même  sens.  Le  docteur  Warburg  a  reçu  des  demandes 
ponr  des  sommes  considérables;  Je  médecin  Feuditwaager,  de  Nevr- 
Yorck,  lai  seoi  a  envogré  on  ordre  fur  on  négodmtde  Oeoégaa*Town , 
de  aS  miUe  firanci,  pour  une  iwniaa  de  foottsa  Itbffifugsa.  U  y  a  peu  de 


(  «5  ) 

moi»  qua  le  docteur  sir  Aodrew  Suliùkyr  ia*|>ecteup^éDéral  des  bopi- 
tnix  de  h  Oajwoê  anglaise,  prêt  à  succombar  i  la  Tiolenoe  d'une  fièvre 
maligne»  ae  «tirai  en  nant  des  gouttes  fiSbrifïigss;  lui  aoasi  eiprime 
hautement  sa  recoonaiBmnce  et  aa  oonfictlon  sur  l'efficacité  de  ce  lônéde 

extraordinairp. 

a  Le  gouverneur  de  la  Guyane  anglaise,  sur  tant  de  témoignages,  et 
d'après  l'dnmnanr  «ftuigameiit  qui  8*était  opéré  daM  rMfiilil  utilitaire, 
offrit  une  somme  cottsidéfable  an  docteor  Warborg,  qai  la  refusa ,  di- 
sant  :  «  Que  travaillant  fKinr  son  plaisir  et  sa  répatation ,  ce  nYtait  point 
avec  de  l'argent  ^u'il  pouvait  être  payé.  »  Sur  le  rapport  du  gouverneur 
de  Sémérari,  le  eommaildint  général  de»  possenton»  ftrittmiiques ,  M- 
dant  à  Is  Barhkie,  a  éent  4M.  Warlrarg,qnYI  allait  mettra  tMS  tes  ysos 
du  gouvernement  anglais,  le  rapport  de  ses  travaut  et  de  sa  conduite 
désintéressée ,  et  qu'il  ne  doutait  pas  qu'il  n'en  reçût  iwe  récompense 
qui  ne  blesserait  pas  sa  délicatesse,  a 

U.  de  Banve  a  esvojé  à  H.  Bory'de&dnt'TbMeat,  une  dmminc  de 
de  flacons  des  gouttes  fébriFuges,  pour  être  remis  à  Ilnstitut,  qui  fera 
examiner,  dit-il,  cette  notavelle  découverte  par  uue  commission  de  mé- 
decins, ne  doutant  nullement ,  ajoute-t-il,  que  si  la  vertu  attribuée  à  ce 
fliiirilbge  est  anffisamaient  constatée,  la  France  ne  réoDttq»ense,  comme 
elle  a  ooaliune  de  le  fidre,  les  déeoumlfi  utiles  à  rfenminiié: 

loeiieew.— -Atr  Ut  nagaoire  eiorsale  du  de^fkùuu  gloticg^s  (Guvier). 

M.  LanaotU  adresse  une  rédamation  contre  cette  asaertMMk  qui  se  trou- 
verait, selon  lui,  dnns  un  rapport  de  M.  Cnvier,  inséré  au  tome  XîX  des 
Annales  du  Muséum  d'Histoire  naturelle,  page  i  ;  savoir ,^  que  l'auteur  de 
ce  rapport  lui  attribuait  d'avoir  dit  «qu'il  y  a  des  individus  de  l*eq»ke  du 
•  dhjriIftMiJ giadéay»oè'lâ duiiisis est ipngé»<n>t— t.<n  aai  partie.» 

Nous  commençons  par  avertir  qne  nous  n'avons  trouvé  rien  de  sem* 
blable  à  ['assertion  citée  par  M.  Lemaodt,  dans  le  rapport  dont  il  s'agit. 
Hou»  ajoulerom  que  ce  qu'on  a  appelé  nageoire  donak  ebe»  les  cétacés 
a*éiMMfflftaB»sisBpleeirtelMion  d»ln  ptsa^  il  af est  pas* rare.de- tsauvar 
desindiiMoB  o4. cette  nagtoira  mêlé  es  iÊtut  déiraile»  en  toiit4ii<en'  fÊt^ 
lie,  par  nn  .iccident  queîconqtte. 

Au  reste,  M.  Lemaoût  rappelle  qu'il  a  trouvé  cette  nageoire  entière  sur 
plusieurs  centaines  de  dauphins  qu'il  a  eu  occasion  d'observer. 

lOu 


(«6) 


■MaMKOttu.  —  Envoi  de  quelques  portions  de  taénHAe  qui  tombm 
prêt  de  Bellejr  le  i3  novembre  i835»  et  aUt  h  fnt  à  une  grange  de 
Samonod. 

M.  Millet  Daubenton ,  à  qui  M.  Atago  avait  ^anandé,  «a  nom  de  l'Aca- 
démie, le  7  décembre  dernier,  de  vouloir  bien  adressât  aux  chimistes  dr 
la  capitale  quelques  parties  de  i'aérolithe  du  i3  novembre,  écrit  qu'il  s'é- 
tait «ii|Npeaaé  d'envoyer  un  fragment  anguleux,  à  surface  vitrifiée,  de  la 
grosMor  d*an  «enf  de  ptgeoo,  et  qne  fide  remplie  de  dA>ria  plus  p^ts. 
Ces  objets  ne  sont  pas  parvenus  à  TAcadémie.  Le  nouvel  envoi  de  M.  Millet, 
quoique  moins  important ,  permettra  cependant  de  déterminer  la  com- 
position chimique  du  météore.  M.  Millet  croit  y  avoir  aperçu  déjà  des 
traces  de  nidtelet  de  dirômei  les  petits  globules  que  le  barreau  aimanté 
eo  sépare  seraient ,  suivant  lui,  formés  de  fer,  de  soufre,  de  ouivre,  d*ar- 
senic,  et  peut-être  d'argent^ 

MM.  Berthier  et  Dumas  sont  priés  de  £aire  l'analyse  des  fragments 
adressés  par  M.  MUet. 

oéeieon.  —  SoMvement  dfune  tte. 

A  la  séance  de  la  Cour  martiale  qui  s'est  réunie  à  Forsmoutli,  le  oc» 
tobre  i835,  pour  juger  le  capitaine  Seymonr  delà  frégate  Challenger^  nao» 
fragée  sur  la  côte  du  Chili,  il  a  été  lu  des  notes  du  capitaine  Fitzroy, 
desquelles  il  résulte  qu'à  la  suite  du  tremblement  de  terre  du  mois  de 
février  i835,  les  courante  ont  été  notablement  modifiés  depuis  l'Ile  de 
JfecAa  jusqu'au  parallde  de  la  Comeption^  et  que  l'île  de  Santa-Maria 
sTest  élevée  de  lo  pieds  anglais. 

WTiQi'E.  —  Polarisation  de  la  chaleur  obscure. 

M.  James  t'orbes ,  professeur  de  physique  à  l'Uuiversité  d'EtUmburgh,. 
transmet  à  ftL  Libri  les  résultats  des  nouvelles  expériences  qu'il  vient  de 
faire  sur  la  polarisation  de  la  cbakur  obscure. 

Cette  fois,  M.  Forbà  a  opéré  sur  la  chaleur  de  l'eau  bouillante.  Aprè» 
être  passée  au  travers  d'une  pile  composée  de  feuilles  très  minces  de  mica, 
cette  chaleur  était  transmise  abondamment  ou  eo  petite  quantité  par  une 
seconde  pile,  suivant  la  portion  qu'on  donnait  i  ooile-ci  par  rapport  à 
la  première. 

Plaçons  les  deux  piles  dans  la  position  oii  elles  transmettent  peu  de 


I 


f  6?) 

calorique;  interposons  ensuite  entre  elles  une  lame  mince  de  mica.  Le 
moimnMnt  de  rottilioQ  de  celle  hne'  dent  een  propre  plan ,  «mènera 
dans  h  qiuaililé  totale  de  chalear  tmmise  par  le  ijsline,  dea  change- 
ments considérables  et  de  même  natnre  qve  cent  <pk  ae  maaifBaieraieBt 
si  l'on  opérait  sur  de  la  lumière. 

La  première  expérience  de  M.  Forbes  montrait  que  la  chaleur  est  sus- 
ceptible de  pokrinlion;  la  dernière  conatale  ae  dépolariaailcn. 

Asmanom*. Comète  de  ffaUigr.      .  i 

If.  IVldssun  lit  l'extrait  ci-après  ^\me,leltre  que  M.  Bcssel  lui  a  écrite. 

«  La  comète  do  Ilalley  a  attiré  tous  nos  regards.  M.  Olbers  m'a  informé 
»  de  l'observation  importante  par  laquelle  M.  Arago  a  trouvé  c{ue  la  co- 
»  mêle  réfléchit  la  himière  du  Soldl.  Démon  côté,  j'ai  aperçu  un  cAue 
»  hunineux,  sortant  de  la  comète  et  Taisant  des  oscillations  assez  régulièrea 
»  autour  de  la  ligne  menée  au  Soleil,  dont  il  sV-cartait  jusqu'à  environ  60" 
»  de  chaque  cùté.  La  durée  d'une  oscillation  était  de  a'°"*,3  à  peu  préa. 
•  Pal  élé  aaaez  heoreux  pour  pouToir  anivra  oe  phénonéne  pendant  la 
»  nuit  entière  du  1  a  octobre.  Le  mouvemeni  oecïUatoire  du  cône  était 
»  alors  dirigé  de  gauche  à  droite,  et  j'ai  vu  un  mouvement  Je  35°  en 
»  neuf  heures.  Le  i3  octobre,  le  mouvement  avait  continué  et  le  çi^^e 
i  était  parvenu  à  une  de  ae*  linkitaa  :  il  avait  beaucoup  perdu  de  aa  viva- 
»'oiié.1t«  Ï4^  U  était  retoomé  dana  la  direction  du  Soleil  à  peu  prèa,  et 
m  il  avait  repris  toute  sa  vivacité.  Le  1 5,  il  parut  à  la  droite  et  était  peu 
■  lumineux.  Des  observations  postérieures  s'accordent  avec  celles-ci, 
»  mais  elles  sont  séparées  les  unes  des  autres  par  le  mauvais  temps.  En 
»  diaoutant  lea  anglea  de  poaition  dea  cônea  famineux  que  j'ai  oibatrTéa, 
»  j'ai  trouvé  que  ce  cône  feisait  des  oscillationa  dbref  le  plan  de  l'orbite  de 
»  la  comète.  J'espère  que  plusieurs  astronomes  auront  observé  ce  phéuo- 
»  mène  curieux  ;  mais  jusqu'ici  aucune  nouvelle  ne  m'en  est  parvenue. 

»  Il  me  aenble  que  l'attracéon  ordinaire  du  Soleil  ne  auffit  pas  pour 
»  expliquer  une  oscillation  da  aOfMldela  comète  d'une  durée  si  courte. 
»  Je  vois  dans  ce  ^bénonéDe,  WM  jir|^e;,de  ,raGtma  djp.  quelque  force 
«  polaire. . . .  »  ^ 

Après  cette  lecture ,  M.  Arago  fait  remarquer  que  le  phénomène  décrit 
par  l'astronome  de  K.<»nigaberg,  est  précisément  odui  dont  il  a  entretenu 
rAcadéime  dana  lea  aétnMi  d«  19  et  dtt  «6  «ciobre.  ^  «iaea  da  M.  Btafeel 


(  68  ) 

ne  suat  pas  aatwt  chose  que  aecteort  lumitiAux  r)«  M.  Artgo  :  Tun  a 
parlé  des  apparence»,  l'outre  de  la  réatité. 

D«s  la  pretuiére  oiMcrvatioa  d'un  secteur,  le  t5  octobre,  M.  Arago 
espéra  que  ce  phénomène  «  cosxluimit  à  une  conclusion  certaine  sar  la 
»  question  importante  du  mouvement  de  rotation  de  la  néisulooité.  » 
{Comptes  rendus ,  tooie  1",  page  a35.)  Le  iti,  un  secteur  se  HMiitrait,  en 
effet,  au  nord  du  point  diainétralenaent  opposé  ii  l'axe  de  la  queue  (  la 
veille  il  était  au  sud);  mais  il  ressemblait  si  peu  à  celui  du  i5,  par  son 
intensité ,  par  la  netteté  «les  deux  lignes  droites  qui  le  terminaient ,  et  sur- 
tout par  sa  grande  ouverture  angulaire  (  plus  de  90*},  qu'on  se  détermina 
à  le  regarder  comnïe  un  phénomène  nouveau,  comme  le  résultat  d'un 
changement  physi(|tie  qui  s'était  opéré  dans  la  tète  de  Fastre  pendant  la 
durée  de  sa  disparition. 

Aucrmc  observation  n'est  venue  dans  la  suite  contrarier  cette  manière 
de  voir.  Ainsi,  le  ir,on  apercevait  non-scuIcmcnt  un  seul  secteur  ou,  si 
Ton  veut,  un  seut  càne,  mais  il  y  en  avait  trois  distincts.  Les  observations 
de  M.  Schwabe  et  celions  de  M.  Amici  ne  sont  pas  moins  explicites.  L'astro» 
nome  de  Dcssau  vopit  deux  secteurs,  et  celui  de  Florence  cinq,  à  des 
époques  où  M.  Bessel,  dans  sa  lettre  du  moins,  n'en  signale  qu'un.  Tout 
cela  s'éclaircira  pent-étrc  lorsque  le  mémoire  de  Hllastre  astronome  de 
Kœnigsbcrg  nous  sera  connu  avec  plus  de  détail.  Jusque-là,  les  doutes  que 
noub  venons  de  soulever  nous  paraissent  devoir,  au  moins,  tenir  les  esprits 
en  suspens. 

MÉMOIRES  PRÉSEIVTÉS. 

.  .        .  .5.  •  • 

onm.  Etstâ  tur  la  théorie  du  traitement  dos  minerais  de  fer  dans  les 
hauCf^/oitméaux ,  et  exposé  de  plusieurs  principes  nouveaux  sur  le  mode 
(1  action  dit  carbone  considéré  comme  réactif  réducteur  et  car&urant; 
par  M.  P.  Lb  Piat,  ingénieur  des  mines  (i). 

(Commissaires,  MM.  Tbioard,  Duioag  ^  Berlkiect  Dumao.) 

<  Le  carbone  semblé  présenter  de  grandes  anomalies  au  milieu  des  au- 
tres corps  simples  :  c'est  le  seul  principe  fixe  parmi  les  éUments  essentiels 
de&  composés  organiques «t  fNhraù  les  1  o»  ou.  ta  .cacps  «iiDplas  qui ,  par  la 

(1)  L'catnit  da  oiéawir*  a  M  rkUffé  pu-  M.  L«  Play.  -  ■ 


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(69) 

variété  de  leurs  l  édclious,  soit  ^ntre  eux ,  soil  sur  les  autres  rorps ,  ooOit, 
pont  h^pUm^/niiiU  piace  dam  J  histoire  des  piténoineues  chimiques 

'.^^i^m^flÊttiKt  kk  que  MM (MBMHMiUcB  «p-'oil      VfMllu  pniICtfMlle. 

iMOt  «spïiqatr  <iiu»M  ■twiiri.  le  carbone  pnnàdn  t0d  li'pmMléiriU 

réagir  virement  sur  d'autres  corj)s  également  fixes,  par  un  0OBtaet!<fort 
tiB|l«r£ùtt>u  même  tout-ànfait  iosignitiaiU.  Tel  est  le  phénomène  que  pré- 
iMliill  7«émMiMliiui  469  «widee  et  des  métftiUL.toiichw  seuletueut  à  leur 
tnifca>Wt<ri«iftt  iwrliiliilini  piHi  i  ||'||  gi  .fragmeaftii» 
ces  corps  quelque  volumioeux  «t  rpinlf]!H  'nnnÉItflqrfBilpil  jtm  tmmf* 
■Aduit,  puis  carburé ,  jusqu'au  centi-e  de  la  masse. 

'     ^^l^^^^^^^^l^^^^l^'*^*^'*^  *  aucun  autre,  etJne  se  pré6«iitaut 

cause  en  est  restée  coiuplétemeDtjlariMpiie  jusqu'ici,  et  il  n'est  pas  cfeoii«4 
nant  qu'on  soit  dans  la  même  ignorance,  en  épard  à  h  théorie  de  la  plu- 
part des  upérations  méuUurgiques,  celles  ou  Ion  erap^ie  le  taiix>ue 
fWfljilTi^iirtf  tàiuamn  MfmÊtÊuimttWmm  lUiiUu  ilBitliéorie4«u|s4t» 
|ilié(i»m»iieii  ^'on  y  HlMenre  aoai^jÉait  tou{onr»«  en  etfai#éifei|i|ifc 
propositions  siiivnntf^s  :  i*.  La  sul)Stnncp  it  élaborer  se  réduit  du  se  cuth 
bure  par  cémentutiun       lâicaiise  de  la  cémentation  est  inconnue.  i 

»  >i>BWrttF<B<pgMwity«4tlWlW'  apprécié  k»  liwtiiiliinqas  tes  pim»  es-* 
seaii0lM Al  |Érfnomène  defa-rémwMliMi  q/utVimtimxiàtmÊkillmiiH 
fcuer  à  une  cause  mystérieuse  distincte  des  forces  chimiques  onHn^rês? 
Telle  est  la  question  que  je  crois  avoir  résolue  affirmativement 

•  £a  visitant  en  1829  les^uaines^  zinc  du  nord  de  TAlleiuague,  ilaub 

bon,  je  reroarqiHi  tMoélbimeaknitqve  Vcm  rtpÊrAmt  cotmpe<a»drtoi»» 

tance  assez  indifférente  au  succès  de  l'opération ,  l'intimité  pins  on  looins 
grande  du  mélange  entre  les  deux  réactiis.  Des  expérienoas  décisives  laite* 

je  fus  conduit  à  voir  soufrMkfMr  ioÉI  Boaveau  la  théHitide  la  réducboii 
(le  l'oxide  de  zinc.  J'exposai  ces  aoUfelles  idées  dans  ^ménoire  pré- 
sente en  lévrier  i63o,au  conseil  dei^&ole  des  Mines:  après  y  tenir  indiqué 

dfociidc^MrikoiMque  ptiT-M-ii4kotioB 
en  vase  clos  sur  Foxide  de  zinc ,  et  que,  dVia  «ntre  cM,  foiMe'iteiauriboDS 
est  contttininent  régénéré  par  le  contnct  d«  y<jW>"<<Mfc<lllyt'  et  du 
charboir en  excès,  j'ajoutais  : 
«  Il  «éattlte  de  cecte  ■nMfeP^'WoiÉ^.-^pe  i'Minuspbére  d^ovide  df>  car- 


(7o) 

»  boné  ifià  b«l|giètoiile»  l«  «ilMfKlè  caHiiMwrdBM  ta  eaMim  «M  le 

»  vâiicu)«  qui  sert  à  porter  sur  le  charbon  rorigène  de-Poside  du  zinc. 
»  Si  cette  théorie  est  jtiste,  il  en  résulterait  que  deux  masses  séparées  de 
»  charbon  et  d'oxide  de  zinc  placées  dans  uoe  enceinte  fermée  mais  pou- 
»  vànt  donner  isaiw  mb  gaz,  réagimiont  Vum  aor  Tatitre,  éé  Mll«  imh 
•  irière  que  oes  deax  himms  ae  votatiliaeraieiit  entièrement^  ai  elles  étaient 
»  l'équindent  l'une  de  l'autre,  et  si  l'enoeînte,  primitivement  remplie 
»  d'acide  carbonique  ou  d'oxide  de  carbone,  était  exposée  à  la  tenipé- 
»  rature  à  laquelle  l'acide  carbonique  peut  réagir  aur  le  cbarbon.  » 

*  le  profitai  de»  moment»  de  ioliir  que  me  kiaBÛent  les  ibnotioM  qae 
je  remplissais  alors  au  laboratoire  de  raeole  des  Mines,  pour  vérifier  pai 
l'expérience  cette  théorie  nouvelle.  Je  prévis  déjà  qu'on  pourrait  appliquer 
les  mêmes  principes  à  la  réduction  des  oxides  métalliques  et  à  la  théorie 
4e  la  cémentation  des  ondes  etiies  loélMB  en  préaenoe'du  diaikon;  mats 
les  recherches  que  je  commençai  i  m  sajoKi  Airent  interrompues  pcndMt 
dix- huit  mois  par  les  suités  d'une  grave  blessure;  plus  l;ir<l,  de  nouveaux 
devoirs  ne  me  permettaut  plus  d'expérimenter  d'une  manière  suivie,  je 
ne  désespérai  pas  d'arriver  à  mon  bot  en  diicutant,  à  l'aide  des  résultats 
que f amis  déjà  obtenus,  les  eiféileneos  joonialières  de  l'industrie  métal* 
lurgique.  Après  plusieurs  voyages  consacrés  spécialement  à  l'étude  des 
usines  à  fer,  j'arrivai<enlin  à  constater 

»  Que  dans  tous  les  feumeauK  i-oonrant  d*aîr  forcé  oA  Von  réduit  les 
oxides  de  fier,  de  plomb,  de  cuivre  et  d'étain ,  il  n'existe  aucun  contact  ap- 
préciable entre  les  minerais  et  le  charbon  ;  que  l'opération  ne  réussit  pas 
quand  le  mélange  est  aussi  complet  que  possible  entre  ces  deux  réactifs,  et 
qu'au  contraire  lu  marche  des  fourneaux  est  d'autant  plus  parfaite  que 
ce  contact  est  plus  >insignifiantf  que  pendant  la  prssqne  totalité  de  leur 
ségoor  dans  les  fourneaux,  les  minerais  ne  sont  essentiellement  en  contact 
avec  aucun  principe  actif  autre  que  l'oxide  de  cirlxmo  ,  d'cù  je  conclus 
que  c'était  encore  ce  gaz  qui  produisait  dans  ces  lourneaux,  les  pbéno* 
mènes  de  réduction  et  de  carburation  jusque-là  attribués  au  carbone.- 

»Dés  ce  moment,  tous  les  phénomènes  observés  juaque-lk  relativement 
à  l'action  du  carbone  dans  les  ateliers  métallurgiques  Se  présentèrent  k 
moi  comme  des  corollaires  évidents  de  ce  principe. 

Je  crois  avoir  démontré  : 

«Que  le  traitement  des  oxides  et  des  métaux,  dans  une  enceinte  fermée 
soit  par  cémentation ,  soit  par  voie  de  mélanf^  avec  le  charbon ,  n'est  dans 


tous  les  cas  qu'un  moyf>n  aim|ile  et  écobooifaïue  de  les  Mmmettrt  &l*actlon 

de  l'oxide  iie  carbone  ;  '  '  ' 

•  Que  le  chari>on  agit  plus  rapidement  par  voie  de  mélange  que  par  cé- 
meMMîgn'4  Bon'poMe  qu^il  inreloi«  en'c4n1iet-|^l^  MUyé'àTeè  Totide  à 
réduire,  mais  bien ,  et  oette  distinction  est ioi{iitideili^'jhîdde;ràrbonique 
produit  pnr  b  réduction  et  qui  dans  oe  C8S  répiiMe' jAitt  proiDptement  à 
l'état  d'oxide  de  carbone;  '    ,  .  v 

»  Que  les  fourneaux  à  côtarairt'd'sir  forcé  sont  fondés  sur  le  ifeéitte  pnn» 
cipo;  ((u  ils  lie  différent  des  appareils  clos  de  cénMAtation  qu'en  ce  que  la 
chaletir  nécessaire  ;t  la  n'-action  de  l'oxide  de  carbone,  au  lieu  (fétre  aj>pli- 
quée  extérieurement,  j  est  produite  dans  la  même  enceinte  où  se  prépare 
et  où  réagit  ce  geai: - 

»  Que,  dkiis  tons  eeefournesùx  SaBs«xcepti<m, fbkidèiAB  éarbohe  est 
préparé  par  la  réaction  de  l'air  atmosphérique  sur  le  charbon  :  dans  les 
fourneaux  à  courant  d'air,  l'air  est  projeté  sur  le  clurhon  et  donne  nais- 
sance à  lin'  couMnIrrtd'oiâde  de  'éai^one  qui  se  renouvelle  constamment  > 
dans'leeappstreib  de  eémentatten,  Ttfr  est  interpàdl'ttiécaniii^lAfc^  entre 
les  solides  contenus,  et  la  mêmes  molécules  d'oxide  de  Ciirbbne  peuvent 
réagir  pendant  toute  la  durée  d'une  opération ,  quelque  longue  qu'elle  soit. 

c  II  y  a  entre  la  cémentation  des  oxides  et  celle  des  métaux  cette 
différenceeabeiftîelle'^iiei'datas  le  pMttlièé  liasvtnànélèiH^ 
rèéiproquedes  solides',  il  suffit  qu^l  j  ait  dans  la  biiisqué' une  seule  mo> 
lénile  d'oxiî»ène  interposé ,  pour  que  la  réduction  romtnenee  et  développe 
une  atmosphère  sans  cesse  croissante  d'oxîde  de  carbone;  dans  le  cas  des 
naétawNiait  contraire,  le  piilssanee  de  Tatmeephère  «d^wlde  de  cai>bone 
reste  toujoarsconstante,  i  t  (lépend  uniqucmentde  la  quantité  d'air  atmos- 
phérique interposée  dans  la  bias(jue.  Ce  qui  fait  comprenriro  poiirtjiioi  la 
cémeutation  du  1er  niétaUtque  ne  peut  avoir  lieu  dans  iies  caisses  ^lont 
la  lunsque  est  taop  aeniM;  foit  doAt  Je  csnweayait  tonjoiasi aemhiéine»- 
pUcsbl«kX)n4Wiirrnlater  «ÎMi  vingtfint»  du  niéme«génre  (1}  empruntés  A 


(i)'OM^t  «ompiqrirtf  toahmaant  ."par  Exemple ,  poorqiiôl  ëa  liaaulbiinma  k  ht 
ne  peut  fonctionner  «i  l'on  iiK^lange  le  niinrrai  et  le  roinbustiblf;  et  pnurijuoi ,  au 
coDiraire ,  c«i  deux  lubiUtice*  doivent  être  chargées  par  coadbcs  lioiiionlalcs  é|MitMes 
«t  «BstiiMM  I  cfeit  qe*,-vm  ladirèetioB  tcrtiaile  da  moevcmcat  de  chaque  noMcnla 
fUSMe,  fitUa-ci  peol,  à  clMU|ae'iMiaat,  produira 'k  maxionuB  d?dkt  utile*;  ce  qvi 


(  7»  ) 

toipies  ]m  branche*  de  la  nétallaifie,  qui,  d'inoonprélieiiaibleft  qu'ils 

étaient,  deviennent  maintenant  nécessaires. 

«Les  développpttients  qui  précédent  indiquent ,  je  pense,  suffisanimenl 
combien  le  principe  établi  précédemment  est  fécond  dans  ses  consé- 
qiiencM.  On  p«at  le  formuler  aind  dans  ton  acoq>tîon  la  plus  gtoérale  : 

»  Vœeide  ele  carbone  réduit  tous  les  coa^osés  et  carbure  tous  le»  métaux 
qui  peuvent  être  réduits  et  carhurés  par  cémentation. 

»  Les  applications  qu'on  peut  faire  de  cette  théorie  au  perfectionnement 
des  baoli-feumeaax  râft^teHMit  surtout  de  cette  eonstdéraiion,  que  ces 
appsreils  ne  sont  que  de  grandes  machiaes  propres  à  ftire  réagir  sur  le 
minerai  de  la  chaleur  et  de  l'oxide  de  earbone;  que  par  conséquent  ces 
machines  seront  d'autant  plus  p:irfaites,  c'est-^-dire  qu'on  obtiendra  un 
effet  utile  d'autant  plus  grand  d'une  dépense  donnée  en  combustible  ou 
en  rtr  almospliériqnef  qi^elle  transmettra  pins  oomplétenent  au  minerai 
l'action  de  ces  deux  ligota. 

w  En  revenant  maintenant  à  la  qucstiori  de  philosophie  chimique  qui 
a  été  le  point  de  départ  de  ces  recherches ,  je  crois  être  arrivé  à  prouver 
que  lliisioife^çliinMqqedu  carbone  ne  représente  riend'anomai  Si,  malgré 
sa  fixité,  ce  torpe  jone  dans  la  nature  organique,  et  surtout  dans  lA phé- 
nomènes que  nous  venons  de  signaler,  un  rôle  aussi  important  que  des  corps 
essenttellcâneot  »a|M^x,  c'est  qu'il  jouit  de  la  propriété  de  former  avec 
réiément  le  phÀlbbindutdela  nature  (Fougène)  deux  composés  volatils, 
l'oxide  de  ci^r^one  et  l'acide  carbonique,  qui  lui  servent  de  véhicule  dans 
la  plupart  dés  grands  phénomènes  de  la  nature  et  de  l'art  où  il  intervient 

»  Lorsque  j'eus  été  conduit  à  l'ensemble  de  résultats  que  je  viens  de  ré- 
sumer, je  dus  concevoir  le  désir  de  vérifier  par  des  expériences  de  labo- 
nitoire  une  foule  de  cooséqtosnpss  que  j'avais  déduites  de  preuves,  d'un 


consiste  pour  elle  à  réa|  ir  sur  lo  minerai  quand  elle  rst  ;'i  l'étal  d'oxide  de  csrhonc, 
et  nir  le  charbon  quand  elle  est  à  l'élat  d'acide  carbonique.  Dans  l'arran^iuent  fortuit 
proAnl  par  m  aiëlaaiia,  la  même  ehoM  n'amui  plu  lien,  «t  l'on  conyoit  à  la  rifueur 

telle  disposition  possible  en  vertu  dt  laquelle  deux  molécules  4'adde  caiboniquc  et 
d'oxide  de  carboae  poorniieat  traverser  le  fourneau  sans  rencontnr  autre  diose,  la 
yrendAn  qasl*  uiiienï ,  b  Mcooda  qw  k  dkariioa,  et  par  mite  nat  piodaire  aéciw 
«fTet. 

{•a  diapocitioiB  différente ,  mais  encore  plus  distincte ,  du  minerai  et  du  cbaibon  dans 
les  fbafiMHx  Tob  tiaite  las  miaMwt  de  plmib,  da  onvre  «i  d'écaia,  s'eiplkpM 
d'âne  naaièie  aoni  niiooMne. 


(  73  ) 

9ùUrfi  ordre,  bien  iqjue  ndli  moins  décisives.  Je  m'adressai,  à  effet,  à 
néniDoien  âHnanided'itiidM,  M.  le  proféaseur Laurent, qui  mit  auaaitAt 

à  ma  disposition  toutes  les  ressources  de  son  laboratoire:  ilfittiiieux  en- 
core, approuvant  l'esprit  clans  lequel  ces  reclierches  étaient  conçues,  il 
voulût  bien  m'aider  à  développer  le  plan  des  expérieuces  et  me  prêter  ie 
secours  de  «on  babilélé  pour  les  mettre  ft  exécution.  Enfin  IL  Dumas, 
evecaa  l^enveilbuioe  ordinaire  pour  les  nouveaux  venus  dans  la  science, 
nous  ayant  donné  entrée  à  sou  labf)r;ii()iic  de  Tikole  Polytechnique,  ilnous 
a  été  possible  de  faire,  en  novembre  dernier,  «quelques  expériences  déci- 
sives que  uou»  n'aurioM  [Ki néMter  alBeon  tar^iiBé  édidle  convenable. 
Ces  reeherdiei^,  quiontélé  caaroanéead*nn  plein  soooès  et  que  nom  con- 
tinuons encore  niijourd'hui,  seront  oiposéeb  danaun  mémoire  qui  ne  sera 
commun  avec  M.  Laurent.»  '    "  ■ 

mxoAm  nauQua.  —  OMitfm  ventHatemt^Uurinei  /xnr  H;  PMwaa 

Lehoc. 

(Commissaires,  MM.  Magendte,  Dumas,  Bobiquel.) 

.  KBCUiiQi»  AmjQoia.  —  Mémoire,  sur  les  citernes  vénitiennes  et  leur 

perfectionnement,  avec  quelques  ohsen'ations  relatives  aux  puits 
artésiens,  aux  Jtmtoines  artifxielies ,  et  aux  mortiers  romains  ;  par 
M.  RArrE. 

(Commissaires,  MM.  de  Prony,  Girard,  Navier.) 

AamninQm.  «  jfowelles  propositions  relatives  à  la  mub^rUeotitM  é» 

nombres;  par  M.  Bardel. 

.   (GomnÎHiiiei,  MM.  Poinsot,  libri.) 
JLEGTUBES. 

SOOUMU.  —  Sur  quelques  espèces  de  singes  cotifondues  sous  Le  nom 
ifOrang-Outangi  par  M.  de  Blsisviilb. 

«  Pandant  long>temps  on  a  regardé  rorangH>utang ,  que  BuObu  a  dé- 
signé tous  le  nom  de  joeào,  aman»  Jbmniit  «ne  espèce  disttncle  du 
pongo,  que  Ton  ne  oonnaisaait,  il  est  viifti,  lé  premier,  que  d'après  les 


■ 


(74) 

obsorvations  de  Vosmat-r,  de  Camper;  et  le  second,  que  d'après  ce  qu'an 

a  dit  Wuraib,  dans  les  Tni/isuc lions  de  la  Société  de  Batavia,  et  d'o- 
près  le  squelette  ccxpplet  qui  i'ait  partie  de  la  collection  d'auatomie 
comparée  du  Muséum  d'Histoire  naturelle.  On  croyait  ouéme  ces  ani» 
■lanK  d'eipèoes  ai  diflC^rentea ,  qu«  Ica  aoologiatea,  k  nmitaiion.  de 
M.  Geoffroy,  crurent  devoir  former  un  genre  distinct  de  la  dernière, 
qu'ils  plaçaient  fort  loin  de  l'autre,  parce  qu'à  cette  époque  on  avait 
surtout  égard  à  la  considération  de  l'angle  facial  «  pour  la  distributiou 
daa  eapèoM  du  grand  genre  Simia  de  Linné. 

«Maîa^pllia  taid,  ou  fais^mt  l'observatioa  que  ces  deux  espèces  de  singea 
n'étaient  connues,  Tune  que  d'après  de  très  jeunes  individus  femelles,  et 
l'autre  d'après  un  &ëu1  individu  mâle  et  adulte,  on  commença  à  entrevoir 
la  poMflriïtlé  qifdles  appartînssoit  à  la  même  espèce;  doute  qui  se  pré- 
senta à  l*eq»it  de  G.  Giiyier,  à  la  me  d'un  crâne  d'oning  d'âge  assez 
intemi^'diaire  à  cefni  sons  lequel  on  avait  connu  l'orangroiUtetlepongOt 
et  qui  lui  avait  été  envoyé  de  Calcutta  par  M.  Wallich. 

»  £n  même  temps  que  ce  soupçon  était  introduit  en  ioo1o|^e,  il  s'en 
élevait  pamllileroent  un  autre*  qui  consistait  i  admettre  que  ees  deux 
ain^aa.élÉMnt  réellement  d'espèces  distinctes,  comme  on  l'avait  pensé 
d'abord,  mais  dont  on  ne  connaîtrait  pour  le  premier,  ni  l'âge  adidle, 
ui  le  sexe  mâle;  et  pour  le  second,  ni  le  jeune  âge,  ni  Je  sexe  femelle. 
Cette  idée  était  celle  qu*adoptèrent  la  plapart  dca  zoologiatea«  et  aur- 
tout  ceux  qui  crurent  devoir  former  un  genre  distinct  des  singes  de 
l'ancien  continent,  dont  les  bras  sont  disprop<)rtii»nnés,  et  (pii  sont  dé- 
pourvi^^  de  queue  et  de  callosités  iscbiatiques.  Mais  cette  mauiére  de  voir 
ne  pouvait  être  convertie  en  eertitude,  que' lorsqu'on  posséderait,  ainon 
les  peaux  bourrées  dea  deoz  aesea  de  chaque  espèce  prétendue  y  nuds 
au  moins  leurs  tètes  osseiises;  et  ce  n'êst  qiW  tout  nouvellement  que 
nous  avons  pu  nous  procurer  deux  éléments  nouveaux  propres  à  avancer 
la  question,  savoir  :  une  belle  lélB.oawuse  d'orang-outang  adulte,  et  on 
squelette  romplet  d'un  second  sujet  de  la  même  espèce,  provenant  l'un 
et  l'autre  de  Suntatra.  Je  les  mets  sous  les  yeux  de  l'Académie. 

»  On  pourra  donc  voir  et  reconnaître  aisément  que  le  crâne  de  l'orang- 
outang  adulte  consertetotis  les  ClirtfoMh<es  essentiels  de  la  tête  du  jeune 
âgf ,  c'cst-ib-dire  la  forme  ohUqiie  et  ré^nlièranMat  «ivalaire  des  oil>itas« 
outre  un  très  grand  rapprochement  entre  enx,».la  petitesse,  l'étroitesat» 
ei|  ^  pfflàtiDf)  très  repvQit)^  deai  ^  dp  yfi^  ^ui  tçndeiu,  même  â  être 


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(75) 

cachés  par  l'empiétement  des  maxillaires;  tandis  qu'elle  acquiert,  par 
r^paississeflient  dù  à  ce  iléveloppetnent  des  crêtes  surciliére,  sagittale  t-t 
occipitale,  par  le  grand  prolutigement  dea  luâchoircâ,  tout  ce  qui  la  fait 
wmiwwlilw  à  k  tAle.da  pongo. 

m  ]y«prè»  cela,  et  à  «n  juger  d'après  la  partit  eiw liclto  du  •qaekcie, 
l'oranp-outang  est  nne  espèce  distincte  du  pongo. 

»  Quant  aux  caractères  extérieurs,  il  paraît  certain  qu'ils  auUisent  éga> 
leoaent  pour  cottfinner  celte  diMiiicitûn,  puisqoa  âmm  fmn  les  iiidividas 
mUes  sont  pourras  «Fan  lobe  cutané  ^fuiis,  wti|ii  luii  j 'mondi  ;  opereu- 
liforme  ,  nu,  situé  au  côté  externe  de  la  racine  de  la  joue,  comme  j'ai  pu 
le  constater  sur  plusieurs  beaux,  individus  de  la  collection  de  Leyde;  partie 
qui  n'existe  pa&dau^  l'autre,  coamie  on  peut  s'en  assurer  par  la  description 
de  ITunab,  auquèl  unftsiBgiibrilé  aussi  ieuMur^pable;,  al  qui  donne  à  eas 
animaux  un  aspect  véritablement  eBÏN^able,  n'aursit  certainePMnt  pas 
écliappé.  Or,  comme  c'est  bien  certainement  le  pongo  dont  nous  possé- 
dons le  squelette  qui  manque  de  ce  caractère,  il  iaut  en  déduii-e  que  c  ent 
l*ptangH9qtan^,qili  ca  ef|  powvu,  celui  dcnl  non»  filavana  tu  en  Fkanoe 
que  de  jeunes  individus  femelles. 

.>  Toutefois,  c'est  une  conclusion  qu'il  ne  faut  pas  encore  regarder  comme 
ab6olunieo|.^4^gitime,  car  il  se  pourrait  qu'il  y  eût  plusieurs  espèces  con- 
fondues soùs  le  même  nom  d'orang-outang. 

»  En  effet,  le  crine  d'après  Tinspection  duq^f^^Ct.  Qavifr  a  été  conduit  ii 
penser  que  l'orang-oiitang  et  le  pongo  poun-aient  ne  former  qu'une  seule 
espèce,  diffère  notablement  de  celui  du  même  ^c  de  l'orang-outang,  pour 
se  rapprocher  notablement  de  celui  du  popgo.  Les>a|3^tAIMnt  à  peu  près 
rondes ,  et  proportionnellement  plus  grandes;  les  aygomatiqoes  offrent, 
au-dessous  de  leur  articulation  arec  l'apopln  se  orbitairo  externe  du  frontal, 
uncr  dilatation  assez  considérable  qui  n'existe  ni  dans  le  pongo,  ni  dans 
l'orang-outang;  et  comme  ce  crine  vient  de  Calcutta,  il  est  à  pi-èsumer 
quHl  exista  atur  le  continent  indien  une  cipèGe  particnliére  dTorang. 

»  On  peut  également  concevoir  que  la  grande'espéce  de  singe  décrite  par 
M.  Âbel  sous  le  nom  d'orang-outang  de  Sumatra,  serait  distincte  de  l'orang 
roux  et  du  pongo,  d'abord  par  sa  très  grande  taille,  qui  est  au  moins  de 
6k  j  piads ,  et  ensuite  par  une  Inngnenr  proportionnelle  baaacoup  moindre 

des  doigt8,qni,ch«.cea.d«ffnieinianaaMa,aaiit  vérilriilanMntde  kwgs 

crochets. 

-  «  D'après  ces  obsenratioas,  on  pourra  admettre  |»rovisoirement,  et  daq» 


(76) 

le  but  de  lolUdter  les  redierahct  à  oe  sujet,  que  dam  la  divisioa  des 
nrangm.nn*»ngm  proprement  dîls,  c^est-à-dire  des  singes  de  l'ancien  oontî- 
lient,  à  ouvertures  nasales  fort  rapprochées,  à  hras  disproportionnés,  sans 
queue  ni  callosités  ischiatiques ,  ce  qui  les  sépare  assez  nettement  des  chim- 
panzés et  des  gibbons ,  les  quatre  espaces  suivantes  : 

»  i*.L*0nng*OtttaiigproprMnentdit;  roning  rondant  le  jeune  Agé; 
l'orang  à  pommettes  lobifères  chez  le  mÂle  adulte,  deSuOMtniet  de  Boméo; 

»  a^  L'Orang  de  W'allich  du  coiitinent  indien} 

»  3°.  L'Oraog  d'Âbel  de  Sumatra j 

>  4*>  Le  Pongo  de  Boméo. 

»  L*Acadteie  verra  en  oiitre,  eu  «onnniiMnt  les  cdioes  qiw  f  ai  nioim 

de  mettre  sous  ses  yeux,  eooibien  l'on  a  exagéré  le  rapprochement  de  ces 
premiers  singes  avec  l'espèce  humaine,  et  combien  l'emploi  trop  rigoureux 
de  l'angle  facial  pourrait  induire  en  erreur  sur  les  rapports  naturels  des 
maminiftKs.  LV>nmg>oufang  doit  donc  «coanne  tous  les  aoologisles  Fad- 
mettent  aujourd'hui,  être  placé  après  le  chim|)anzé  (S.  Troglodytei  £.), 
qui  est  également  dépourvu  de  queue  et  de  callosités ,  mais  dont  les  mem- 
bres et  les  doigts  sont  mieux  proportionnés.  Toutefois,  cette  première 
espèce  de  singes  a,  dauBrigeaMle,  un  muaeau  et  des  crélas  surdUères, 
et  occipitake  assea  pfoaouoéea,  quoique  moins  que  ka  singes  «^nocé- 
phalcs.  » 

M.  Geoffroy- Saint- Hilaire  prend  la  parole  à  la  suite  de  celte  lecture,  et 
dit  que  déjà  depuis  long-temps,  dans  le  cours  de  mammalogie  qu'il  bit  au 
Muséum,  il  n'attribue  qi^une  valeur  très  secondaire  aux  caradèrcs  tirés 
de  la  considération  de  Xwuf^  fi^laL 

camoBon.  —  NotÊveau  procédé  pour  traiter  les  retentiotu  «turim  tamiéet 

par  le  rétrécissement  de  Purètre;  par  M.  le  doUeitr  BÉMQDi,  «isrihw 

élève  <fa  l'École  Polxtechruque. 

(  GommisiairM,  MM.  Serres,  fioux,  firesdiet.) 

Vbid  le  .  principe  sur  lequel  l'auteur  a  fimdé  oe  procédé  :  «  Pour  dilater 

»  un  conduit  élastique,  dit-il,  il  faut  agir  sur  lui  non  point  en  y  faisant 
»  pénétrer  des  instruments  coniques ,  mais  en  exerçant  sur  ses  parois  une 
»  pression  méthodique ,  dirigée  du  centre  à  la  circonférence.  > 

A  cet  effet,  su  lieu  de  chercher  i  dikter  le  canal  de  l'urètre  par  l'intro- 
duction de  tubes  conîquea,  comme  on  k  fidt  ordinairanNnt ,  il  |H«|KMe 


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(  77  ) 

d'introduire,  daus  le  rétrécissement  de  ce  canal,  un  petit  cylindre  lonné 
par  une  lame  de  parchemin,  roulée  deux  fois  sur  elle-même;  cylindre 
dn»  l*int4rieor  duquri  <st  um  corde  de  boyaa  ou  de  Cnr  métallique,  sur 
laqueKeilAit  pénétrer  ensuite  des  tubes  de  métal  d'un  diaoïitre  progressif, 
et  qui  exercent  ainsi  leur  action  contre  le  point  resserré,  sans  opérer  »le 
traction  suivant  son  axe,  condition  qui  permet  seule  d'obtenir  le  maximum 
de  dilatation  d'an  conduit  élastique. 

L*auteur,  qui  a  défà  empk^é  ce  procédé  avec  succès  contre  les  rétrécis* 
senents  de  l'urètre,  se  propose  de  l'appliquer  à  la  tlilatiition  du  canal  iiasal , 
des  anus  contre  nature,  du  vagin  ;  en  un  mot,  de  la  plupart  des  conduit-^ 
organiques  naturels  ou  accidentels. 

canoB.  —  Mémoût  sur  Cadde  stAir^u\ parVL  Booa8ur6A.bi.T.  (Extrait.  ) 
(  Coomtisaaires,  MM.  Dolong ,  Cbevreni ,  Robiquet.  ) 

«  La  composition  de  l'acide  snbérique  a  été  établie  de  la  manière  8ui« 
vante  par  M.  Bussy  : 

ààU»  «M.  A<Ua  fegdiMé. 

C". . . .  o^ia  C**. . . .  0,557. 

H». , , .  0,076  H'*. , .  .0,079. 

O*. . . .  o,3o4  O*. . . .  04364. 

»  Lea  analyses  qoé  j'ai  fiiitea  s'accordent  eiactenent  avec  ces  résultats. 

ÊAer  mbirigue, 

•  On  prépare  Péther  subériqne  en  ehaoffiuit  «n  mélange  de  4  parties 
d'alcool,  une  partie  d'acide  l^drodJotique  et  deux  parties  d'addeaubérique. 

•  L'éther  snbérique  est  un  peu  plus  pesant  que  l'eau  ;  son  o<leur  est 
faible,  sa  saveur  désagréable.  Il  commence  à  bouillir  à  a3o*.  11  est  iucolore, 
oléagine«u 

a  II  contient: 

Carbone ....  0,627  •  **  •  atomes. 
Djdragène.  •  0,091s* . . .  aa 
Oti^gène  •  . .  ■  0^7^  •  •  •  <  4 

»  Mais  <><H-0*saC»«H»0»  +  <?»-hH«a 


(78) 

•  Aimi  PéAer  subérique  reatrt  êêMi  la  loi  gteéndeqai  véfft  k  eompo- 
aitiondeséthera  du  mém  gaarc. 

Produits  de  la  distilteUion  de  fMÎde  subérique  OMC  de  la  ehaux. 

1.  En  soumettant  à  la  distillation  sèche  du  margarate  et  du  stéarate  <le 
chaux ,  M.  Bus^y  a  obtenu  des  composés  neutres,  la  roargaroiie  et  la  stéa- 
Time ,  dont  la  oomporition  «at  rapréflentée  par  celle  de  Padde  moins  une 
certaine  quantité  d'acide  carbonique. 

»  M.  Mitsoherlich,  en  chauffanl  dans  une  cornuf  âc  l'acide  benzoïqup 
avec  de  la  cbaux  éteinte,  a  vu  l'acide  se  sépaier  en  deux  produits  :  de 
rhydmre  de  carbone  (bensine),  et  de  Tadde  carbonique  qui  s'unit  à  la 
chaux.  En  essayant  le  genre  d'action  que  la  cbaux  pouvait  exercer  sur  Ta- 
cide  subérique ,  à  l'aide  d'une  chaleur  modérée  ,  j'ai  obtenu,  entre  autres 
produits,  une  huile  volatile  qui  mérite  de  fixer  l'attention  des  chimiste». 

»  Cette  huile  volatile  .possède  les  propriétés  générales  propres  aux 
huile8<ettentieUes.  £Ue  a  une  odeur  forte  et  aromatique.  Séparée  i\t's  car- 
bures d'hydrogène  avec  lesquels  elle  est  originairement  mêlée ^  elle  bout 
à  186»;  un  froid  de  —  ia°  ne  la  solidifie  pas. 

>  Elle  a  donné  à  l'analyse  : 

Qu  bone.  .  .  .    0,766.  ...    i4  atomes. 
Hydrogèm^  .   0,108.  ...  l4< 
OÎti^ène.  .  .  .  o^ia6.  ...  t 

»  La  denâté  de  sa  vapeur  déterminée  par  la  méthode  de  M.  Dumas  a 
été  trouvée  de  4>399. 

»  La  formule  C'»B'^,  comparée  .î  ceJk  de  l'acide  subérique,  C'fî'H')', 
présente  une  relation  remarquable.  On  voiteuefiiet  que  l'huile  essentielle 
obtenue  par  l'action  de  la  chani  sur  l'acidetluMrique,  ne  diOlMideeet 
acide'qmparS  «tomes dTokigbMe»  moins." 

»  Auaaif  en  abandonnant  cetie  huile  A  Tair,  die  denent  senaiblmieiit 
acide. 

»  En  oxidant  l'huile  essentielle  par  l'acide  nitrique,  on  la  convertit  faci- 
lement en  acide  subérique;  la  réaction  est  d'abord  des  |dus  vives.  Lonque 
l'huile  a  presque  complètement  disparu,  on  évapore  au  bain -marie  et 

l'on  ajoute  une  petite  quantité  d'onu;  il  reste  une  matière  blanche  et 
légère;  ou  la  met  sur  un  tiltr©  »ù  elle  est  lavée  avec  de  l'eau  à  o".  Séchée, 


I 


(79) 

cette  matière  offre  toutes  les  propriétés  de  l'acide  subérique.  Ëlie  fond,  et 
«e  prend,  par  le  reCraidtoawNrt,  es  wm  «me  cffeMeUbM.  Elle,e»e 
àpeinesohMeéuwl'eiuàe'i^e  se  dlssom  dans  Pekeri  et  eneoie  mieux 
dens  l'éther.  Ce*  dînolndons  aent  acides. 

»  Elle  contienl  : 

•    •  •  Carbone   o,55i 

:                           IJjiIro^nc.  .  .  o^oSo 
Oxigène   0,369 

»  09  peut  voir  nminlemnt  que  l'huile  rolatile  provenant  de  l'acitle  su< 
lyéffiqiie,  présente  «sm  oendae  euilogie  avec  iluiile  suentielle  dWandes 
anères,  q«e  MM.  Li^%  et  Wlualer  eonndèreirt  oeeame  nqrdmre  du 
radical  de  l'acide  bensoique. 

»  Si  l'on  suppose  que  le  radical  tie  l'acide  siibérique  soit  C'H'H),  l'huile 
volatile,  dont  la  fbraïale  est  CV^O,  pouraait  aussi  itse  représentée  par 
C''H"0  +  H',  ce  serait  alors  un  hydrure  de  subéryle. 

B  Ij\  production  d'un  corps  anniogue  à  l'hydrure  de  'subéryle  dans  les 
conditions  signalées  plus  haut ,  ne  s'expliquent  pas  facilement.  Ou  voit 
seulement,  d'une  numièie  générale,  que  sous  oerldnes  influenoss,  an 
edde  organique  peut  se  réduire  aux  dépens  de  ses  propres  éléments,  et 
se  modifier  de  telle  manière  ,  que  le  r^sdltat  do  cette  modification  soit  un 
corpa  naoins  oxigéné,  se  rapprochant  par  sa  nature,  du  radical  de  l'acide. 

.Sxamm  dm  liège,  ' 

»H.CheTreal  adonné  le'noui  desubérineau  liège,  débarrassé  des  matières 

qui  peuvent  se  dissoudre  dans  Feau,  l'alcool  et  l'éther. 

■  L'éther  mis  sur  du  liège,  prend  une' couleur  jaune  pâle.  La  dissolu- 
tion éthérée,  donne,  par  l'évaporation ,  une  substance  qui  se  dépose  en 
petites  siguUles.  Gsite  substance  se  comporte  comme  une  réaine;  je  la 
nomme  réaine  du  liège.  I/«dde  nifinHine  k  transforme  en  adde  oxalique 
et  en  une  matière  semblable  à  la  dre;  H.  Cfaevreul  a  désigné  cette  ma* 

lière  sous  le  nom  de  cérine. 
a  La  résine  du  liège  contient: 

Girhone.  .  .  .  o,834-  •  •  3a  atoOMS. 

UydrogèDe. .  .  0,111.  .  .  36 

Oxigène.  .  .  .  0|065.  .  .  o 
cB.isas.  i^s-wif.  >9 


(8o) 

a  La  subérine  se  ditaoïiten  partie  dans  les  alcalis.  L'atnmoniaqae  Tattaque 
égaleinent.  La  solution  alcaline  précipite  par  l'addition  d'un  acide.  La 
matière  précipitée  est  d'un  brun  fbnoë;  elle  se  transforme  en  acide 
aabérique  par  llMàde  nitrique. 

s  1m  partie  de  h  subérine  qtd  ne  se  dissout  pas  dent  les  elcalit,  con- 
siste en  li^eux  uni  à  une  petite  quantité  de  résine. 

»  Il  parait  très  vraisemblable  que  c'est  le  principe  soluble  dans  les  alcalis, 
qui  dans  le  liège  donne  Ken  à  la  prodnctimi  de  Fadde  tubérique  ;  deiix 
fiiits  tendent  à  oonfirmer  cette  opinion  :  d'un  c6té,  H.  Diemnl  a  dé- 
couvert que  rèpiderme  du  bouleau  donne  une  tnèe  Ibrie  proportion 
d'acide  subérique  ;  et  de  l'autre ,  M.  John  a  trouré  que  cet  fpidenne  se 
dissout  presque,  entièrement  dans  une  dissolution  de  potasse.  John  ne 
poussa  pis  loin  ses  cxpérienoes.  L'étude  de  ce  principe  aoliiMe  dtu  ka 
alcaKs  fera  l'objet  d'un  pnwbain  mémoire.  » 

la  séance  est  levée  k  5  heures.  F. 


Erratum.  (Séance  du  ii  janvier.) 

Flsge  49  f  lifne  3,  le*  dislinfonr  d«$  herbirores  et  des  carniroies^  Ukz  les  distiafiiar 
«fheibivorctetmcanÛTeres.  | 

I 


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1 


(80 

■DURia  MMMfuuraïQVB.  ■- 

L'Acàdëinw  a  reçu  daot  celle  itfuaoe  lei  ooTiages  dont  void  les  titm  : 

CoÊiiptea  tmâuê  kBbdanmdàSns  det  Séances  de  fJcadémeda  Sciences, 
n*  3,  i8S6,  m-4*. 

Simple  Exfosé  de  tétat  actuel  des  eaux  pubU^ies  de  Paris f  par 
H.  Girard  ;  ia-8°. 

vif  lUanual  oj'britisch  itertebmtc  animais  g  by  the  Re»,  LmuM  Jbmtiis; 
Caiiibridgc ,  i8^5,  iu-8*. 

Froceedin-^s  of  ihe  geological  Sot  icij  oj  Lurulon  ^  vol  2,  n  .^5  ,  in-iS". 

Histoil-e  natuielie  des  animaux  sam  vertèbres  ^  paritt.  Lamarck;  a'  cdi- 
lîon  t  pnblrae  par  MM*  Obmutw  «t  Miun  Bowamm;  tomes  4  et  7 ,  Paru, 
i8S5,  io-8^.  (M.  de  JUnnvIIIè  est  chaige  «Teo  rendra  un  oompte  tciImI.) 

Statistique  du  département  de  la  DrômesparVL  DeucMux  ;  in^^f. 

Botanifue  médicale  et  inékMrieUe$par  IIH.  Vatambok  et  ComuAv; 
Paris»  i855,  ia-8*. 

France  littéraire,-  4*  année,  la*  livraison, décembre  i855,  în«8o. 

Leçons  de  Chimie  élémentaire  ;  par  M.  Girardihj  5*  et  6*  leçons ,  in^d^. 

Théorie  du  Choléra  ;  par  M.  Codvebchbl;  in-fl». 

Extrait  des  Annales  des  Sciences  naturelles.  —  Ênumération  des 
Mousses  et  des  Hépatiques  recueiUies  par  M.  Ltprieur,  dans  la  Gujane 
centimlespar  M.  HevTAtfvei  îi|-8*.  (M.  Borj  de  Saint-Ytncenl  est'dni^ 
d'en  rendre  nn  couple  T«rbsl.  ) 

Description  de  ptuOeurs  notarUes  espèces  de  OeypioffÊmm,  déoemtrtt» 
par  M.  Gaudjehaudipat  M.  Moatioai;  ii»d** 

Prodomus  Florte  Femandesianœ.  Pars  prima,- par  M.  MoNTtCNB;  in^. 

Bulletin  général  de  Thérapeutique  médwale  et  china^icalei  par 
M-  MiQt'Et  ;  tome  10,  r*  livraison,  iii-8*. 

Journal  des  Connaissances  médioo -chirurgicales  j  par  MM.  Iamudv, 


/ 


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(««  ) 

GovRKkv  et  Troosseav;  S* année,  7*  liTraison»  et  «lia*  du  3* 

mestrc  i835,  in-4*- 

Journal  hcbdom(u1aire  dex  Sciences  médicales;  n*  5 ,  i8%yin-8*. 

Gazette  médicale  de  Paiis  ;  tome  4»  »'  3,  i8')f),  in-4'. 

Gazette  des  Hôpitaux f  n**  6  et  7,  tome  jo, 
'  Jottmnlde  Sarùêg  n*  ia5»  S«  année. 


I 


COMPTE  RENDU 

DES  SÊABCES 

DE  L'ACADÉSflË  DES  SCIENCES. 


SEANCE  DU  LUUDI  8S  JANTIXA  «SSft. 
nÈBiOBKB  08  M.  HAfiBHDIE. 


CORBESPONDANGE. 

M.  ralentin,  à  qui  l'Académie  a  décerné  le  grand  prix  des  sciences  ptij- 
siques,  pour  l'année  1 835 ,  adrewe  un  noimi  oimsge  intitulé  :  Manuel  de 
tMsto^  AdévddfpemaitdÊ  thomme(v^jrKt  cUprès  le  BtdtttàtUôiiegn^ 
phique)i  et  ilailBOBce  l'envoi  prochain  de  deux  antres  ouvrages,  le  pre- 
mier sur  le  mouvement  vibratoire  fies  peuiies}  et  le  second,  sur  la  êemu» 
naison  des  nerfs  dans  les  orgarm.  < 

L'Académie  doit  dteeraer;'  celle  iiuiéa,  le  prix  rehtif  A  b  qaatthn 
dtoràupédie  qu'elle  a  proposée  en  s634>  H.  FalUn,  ^recteur  de  téuAtts' 
sèment  orthopédique  de  Nantes,  considérant  que  les  concurrents,  étrangers 
à  U)  capiule,  ne  pourront  faire  connaître  les  moyens  employés  par  eux, 
que  par  une  detèription  accompagnée  de  déesina-im.  de  modèlea,  et  non 
par  h  dénonilintkm  même  de  leur  manière  d'agir,  désirerait  que,  pour 
tuppléer  à  cette  condition  du  concours,  l'Académie  nommât  des  commis- 
saires pris  parmi  les  médecins  lies  villes  habitées  par  les  concurrents. 
La  demande  de  M.  ^aA&tjHt  i«nTOjéeÀ  hÀNnmiiâoB  que  l'i 
ClUtCW.1*" — —  *^ 


a  déjà  chargée  de  lui  proposer  qœlque  mesure  générale  amoemuit  la 
difficulté  doDt  il  s'a^t. 

AL  Robert  Ehitei  écrit  qull  croit  ai»rir  tromé  m  moyen  de  locomotion 
aérienne  propre  à  riioudre  te  probtbnê  de  direction  ^on  a  vainement 
rfierchè  dans  les  aétositttt.  Sa  lettre  est  renvoyée  à  rexamen  de  MM.  dgr' 
Lussac  et  IS'avier, 

VAcatléme  .aoiegie  le  défét  d'aa  ^uet  cachel6»  adresifr  par 

BOf .  (Toijptf  et  iloMoer ,  et  portant  pour  titre  :  Perfittiiaimemaudes  armes 
de  guerre. 

M.  CoUardeau  présente  une  balance  (fessai,  dans  la  construction  de 
laquelle  il  a  cLerché  à  diminuer,  par  un  mécanisme  particulier,  ta  flexibi- 
lité du  fléau,  sans  en  augmenter  le  Tolume,  de  manière  k  pouvoir  ainsi  peser 
des  corps  oonsidénibles  avec  une  grande  précision.  IfM.  Gt^-Lutuie , 
Dtdot^  et  Savart^  sont  cbaiigés  d'examiner  cette  bedanee, 

U.  Bmyde  Sain^F^toent  demande  la  parole^  par  suite  de  la  oorrespon  - 
dance ,  et  s'exprime  en  ces  termes  : 

■  Je  viens  offrir  à  l'Académie  la  37*  et  avant-dernière  livraison  de  la 
partie  du  grand  ouvrage  de  Morée,  entreprise  soos  ses  auspices;  cette  li- 
vraison se  compose  de  dix  feuilles  de  la  Belationf  avec  des  plandies 
d'ophiolog^,  de  géologie  et  de  botaniqno.  Xs  tous  prie ,  Messieurs ,  de 
jeter  les  yeux  sur  la  ilernière;  j'y  ai  représenté,  avec  autant  d'exactitude 
qu'il  ma  été  possible,  vaut  agame  de  la  famille  des  idvacées ,  duut  lorga- 
nisatiott  m  prliali  pas  moins  de  singulatild  et  ^éUgBKe,  qne  ceUo  des 
Anillfla  dft<eeir -mivicandre  cancellée  que  TOtts  présenta  dernièrement 
notre  honorable  confi-ére  iVI.  Uf-njamin  Delctsert  Ma  plante  avait  déjà 
«té  BMOtianaéa,  mais  prise  poar  une  espèce  anunaie;  votre  correspou- 
dant,  feu  M.  Lamouronx,  l'ayant,  sous  I»  ORm  HamÊdiomàÊte ,  que  j'ai 
coMMWi^t  coaapriae  daos  son  Dnaité  de»  Pt^jfpiene  fleaMlee.  l'ai  dû  la 
rendre  au  règne  végétal,  ainsi  que  plus  d'une  antre  production  marine, 
que.  s'appropriait  i&  zoologie.  J'en  ai  recueili»  6»  uoinbrâiu  échautiiloa», 
reidés  par  les  ^ats  de  l'arricre-saison,  sur  la  pbge  de  l'antique  Niaée, 
«QHiaa  dAMigare,  au  find  d*  golfe  aipnra  l'Aigelida  dsi  l'AtliqM. 
MIL  Webb  et.  Bsrthelot  l'on»  retrouvée  aux  Ganariea.  On  n'en  Mait  jns- 
f{ue  alors  observé  que  des  fragments  parmi  les  amas  de  cnrallines  et 
d'belmintiuxortoos,  que  les  apothicaires  vendent  encore  sous  le  nom 
impropre  de  MsiNMM»  dir  Cww.  J V  AMconaMery  dha»  rnadhanoe,  ks 
mêmes  vnrtus  anthelmintiqaes.  * 


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MÉMOIRES  PRÉSENTÉS. 

A!f«tT8E  APPLîQpé*  A  LA  MÉcAmQLE.  —  Sur  la  manière  détendre  les  dif- 
férents principes  de  mécanique  à  des  sjrstèmes  de  corps  ^  en  les  consi' 
diront  eomma  des  assemblages  tte  moUades. 

(Comnrittalres,  MM.  PbiitBot,  Ifavier  et  PMioelet.) 

«M.  CorioUs  présente  à  l'Acadéinie  une  addition  au  mémoire  qu'il  a  lu 
l'auAi^miièr*  mtIm  priacip«c  4m  nécMiique  appliqués  k  un  systèiM 
de  oorp»  dent  les  moléculn  woÊk  «d  «ilmtioa. 

•  Dans  ce  mémoire,  il  avait  établi  un  théorème  général  sur  la  décompo- 
sition de  la  force  vive  en  trois  parties,  dont  une  répond  aux  vitesses 
qu'il  appelle  moyennes  il  arait  montré  qu'en  substituant  aux  vitesses 
eSS/tOKWk  «es  «iteMei  mafvomm%  «n  pouvait  appKqiMr  le  futecipe  àm 
forces  vives  sans  tenir  compte  des  actions  mutuelles  des  molécules ,  ni 
pour  les  forces  auxquelles  elles  donnent  lieu,  ni  pour  les  vitesses  rela- 
tives qui  en  résultent  ^  <^'il  y  a,  dans  beaucoup  de  cas,  ocwpensation  très 
•ff^nMEimeiiTe  •encre  k»  dewcemMue  ea  mi»  eoiMtaire  «fue  IVm  Momet 
en  n^^igeant  d'une  part  ces  forces,  et  de  l'autre  ces  vileaieiu  Kéawpoiie 
il  donnait,  en  général ,  l'expression  d'un  terme  de  correction. 

o  L'extension  que  M.  Coriolis  apporte  actudlemeat  à  son  premier  mé- 
moire, consiste  en  ce  qu'il  prouve  que,  dans  tous  les  cm  poawhlas,  et 
lurs  même  qu'il fM  des  cAmt*  le  lewe  dl  correction  qui  permet  de  subs- 
tituer les  vitesses  moyennes  aux  vitesses  effectives,  reste  toujours  très 
petit, si  toutefois  les  trois  moments  d'inertie  principaux  de  chaque  corps, 
dont  les  moléeulei  JHMt  en  ^bmtîim ,  eoaft  fMn  allM  par  cas  «9^^ 
Or  cette  dûroonetanoe  a  toujours  lieu  pour  ka  fiai|ia  qui  gpwpoaeni  une 
machine,  lors  mteie  que  des  chocs  qmeleonqMS  «Ht  «la  lenra  «|otéc«las 
en  vibration.» 

tatkaammkrmbÊk'Oigia^Sur  F  intégration  des  équatùms  différentielles  ;  par 

M.  A.  Caucht. 

<  Dans  ce  mémoire ,  l'auteur  ramène  d'abord  l'intégration  d'un  système 
quelconque  d'équations  différentielles ,  à  l'intégration  d  une  seule  équa- 
tion wr  diflémiees  partielles  éa  pronier  ordre,  11  exprime,  par  des 
MgralM  définies,  las  intégrales  des  éqnaiiom  proposées. 

•Il  ar«ecu|»e  eosuiie  de  la  eopfeiyaea  dea  aétîes  dana  iesquellaa  «s 

x3» 


(86) 

iritégralos  se  développent.  Il  donne  les  conditloilM  de  CMt«  ConTflffenCe et 
les  limites  des  restes  que  l'on  néglige. 

•  D  annonce I  en  terminant,  qu'il  appliquera  In  méttodea  contennes 
dans  oe  némoire,  à  l'intégration  dea  équationa  difiérentiellea  qui  enqpri- 
ment  les  rnoorenienta Simultanés dca  aatresdtmt M oompo8enotr«  ayilème 
planétaire. 

AAPPOBTS. 


Acyf9H  de  M.  HriBKAJx  nn  TkomT  ar  mm  NoHe»  nlaihnàkt  ci^ètUau 
des  mortiers  de  eomthietiûmijMr  M»  Dm  bb  Goau. 


(Commissaires,  MM.  de  Prony,  Gvnrà  et  Héricart  de  Thury,  rapporteur.  ) 

«L'Académie  noua  a  chargé  d'examiner  un  ouvrage  de  ILDeny  de  Curis, 
entrepreneur  de  construetions  fajdranliqaes,  qui  lui  a  été  présenté  par 

M.  le  baron  de  Prony. 

'  «Après  la  sauction  donnée  généralement  au  traité  de  M.  Vicat  sur  les 
mortiers  et  ciments  cakaires,  il  y  a  peut-être  de  la  témérité  k  traiter  au- 
joitrdlkui  cette  qoeation*  et  l'on  deyra  savoir  gré  à  ceux  qm,  comane 

M.  Deny,  forts  de  leurs  observations,  de  leur  expérience  ou  de  leur 
pratique,  se  hasarderont  encore  a  présenter,  sinon  une  nouvelle  théo- 
rie, du  uiuius  un  manuel  pratique  sur  la  confection  des  mortiers  et  des 
bétons. 

»  L'ouvrage  présenté  par  M.  Deny  se  compose,  i*  de  plusieurs  chapitres 
manuscrits,  détachés  d'un  traité  sur  la  confection  des  mortiers  ordinaires 
et  des  bétons;  et  a*  d'une  notice  in-b*,  unprimée  sans  millésime  ui  nom 
d%nprimeor,  et  portant  pour  titre  :  Jl/otteeturks  mertien  de  eoiutruetion 
à  f épreuve  des filtratioru,46wmpouitkm  etiMpàtions  determeÊbm'deseaux 
et  de  l'humidité  des  lieux  souterrains. 

»  Avant  d'entrer  eu  matière  y  M.  Deny  dit,  dans  un  avant'-prupos,  qu« 
l'importance  du  perfectSonnwnaiMit  d«s  mmiien  béton  dans  les  travaux 
hydrauliques  est  généralement  sentie  et  prouvée  par  la  dégradation  subite 
des  constructions  modernes  comparée  k  la  durée  des  travaux  de  l'antiquité 
et  du  moyen  âge,  que  tous  les  auteurs  ont  été  arrêtés  par  la  difficulté , 
qu'ils  ont  éludé  la  question,  qu'il  iaut  toutefois  en  eicepter  M.  Vicat,  le 
seill  qui  lit  indiqué  la  marehe  propre  à  mettre  iaa  pratickoa  sor  la  trace  de 
la  vérité,  |Héeiaément  la  marche  que  dit  «voir  suivie  M.  Deoy  pendant 
trente-cinq  ana,  en  disant  parler  las  ruines  et  en  inlwrogeant  les  dé- 
roolitioa».  I 


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(«7) 

»  Sa  notice  est  difiate  en  deux  «ectwns,  dont  bpimière  se  aoin>dM 
en  huit  chspitrei. 

B  Dans  le  premier,  consacré  aux  différentes  espèces  de  chaux  de  cons- 
tritctioa ,  l'auteur  déclare  qu'il  ne  s'est  atuché  qu'à  uo  seul  point,  le  moyen 
d'adoption  de  h  chaux  de  oonstmction ,  quelle  qu'en  soit  b  nature ,  pour 
la  coôfiection  des  bétons  et  des  mortiers  ordinaires,  et  qn^  a  donné  à  ee 
moyen  unique  le  nom  iV extinction  concentrée. 

a  Zélé  partisan,  dit-il,  des  talents  dont  M.  Vicat  a  fait  preuve  dans  son 
traité,  il  est  d'accord  avec  lui  sur  la  description,  la  dénomination  des  ma- 
tières, de  lenr  principes  et  des  amalgames,  ainsi  qne  des  résultats  obte- 
nus, mais  non  cependant  sur  l'extinction  de  la  chaux. 

»  A  ce  sujet,  après  avoir  exposé  les  vices  de  l'extinction  spontanée, 
M.  Deny  parle  de  l'extinction  ordituiire  et  de  l'extinction  par  immersion , 
la  moins  vicieuse,  selon  lui,  quoiqu'elle  le  soit  «score;  puis  il  établit  en 
principe  (principe  déjà  connu  et  suivi  par  les  bons  constructeurs)  que 
quelle  que  soit  la  nature  de  la  chaux,  il  ne  faut  jamais  en  éteindre  pour  le» 
bétons  que  la  quantité  que  l'on  pourra  employer  dans  la  journée,  et 
pour  les  nnortiers  ordinaires,  que  celle  de  quatre,  dnq  ou  six  jours  au  plus. 

»  Dans  le  cfaqiltre  second ,  M.  Dcny  traite  des  quaâtée  des  pierres  pro> 
près  aux  diverses  espèces  <le  chaux.  Il  passe  d'abord  en  revue  les  opinions 
de  tous  les  auteurs  qui  ont  écrit  sur  l'art  de  bâtir,  et  qui  ue  donnent ,  ainsi 
que  l'a  démontré  M.  Ticat,  qne  des  notions  inexactes  ou  même  entière- 
ment busses;  et  en  s'appuyant  sur  sa  longue  expérience,  M.  Deny  dit  que 
son  opinion  est  que  chaque  qualité  de  pierre  à  chaux  peut  procurer  un 
bon  mortier ,  et  que  la  solidification  s'upérant  plus  ou  moins  prompte- 
mttit,  on  ne  doit  pas  ooudure  de  la  lenteur  à  se  solidifier,  que  telle  ou 
telle  chaux  n'est  pas  susceptible  d'être  employée  dans  les  tiavaux  hydrau- 
liques. 

«  Dans  le  chapitre  troisième,  M.  Deny  dit  que  la  ville  de  Paris  est  peut- 
être  la  seule  ville  de  France  qui  possède ,  dans  un  rayon  de  vingt-cinq 
Uenes,  toutes  les  qualités  de  pierre.  11  eût  été  |dns  exact  de  dire  qne  la 
ville  de  Paris  possédait  un  gnmd  nombre  d'espèces  de  pierres  à  chaux, 
mais  non  toutes  les  qualités. 

»  Le  chapitre  quatrième  est  intitulé  :  de  l'extinction  de  la  chaux,  procédé 
unique,  dit  extinction  eonoeiKnfo.  Cest  du  mode  d'extinction  qne  dépend 
entièrement,  suivant  M.  Deny,  le  degré  de  la  propriété  de  Vhjrebvte  ou  pâte 
de  chaux,  l'analyse  des  principes  constituants  de  la  chaux  ne  donnantà  son 
égaid  que  de  bien  laibles  notions. 


(  88  ) 

»  Tout  dépeod,  dU-it,  de  l'extiaction;  l'eau  qui  doitsenrir  i  l'extiBCtion 
de  la  chaux  doit  être  ménagée,  de  maniera  à  ce  que  la  quantité  ae  awt 
juste  que  qoUI/aut  puur  sulBn  &  Mtbi^  It  diatnE.  Ttoop  «feia  la  noie, 
l'altère  et  raffiablit,  laodis  qu'au  contenie,  s'il  xi'7  eu  t  pwen  quantité 
sulHsajite,  uae  partie  de  la  chaux  reste  sans  être  éteinte. 

»  Ce»  principes  posé$t  X^o/  décrit  «on  procédé  à'exùnctio»  con- 
cmaréet  qui  n'est,  au  fend,  qne  oeliii  des  pntidena  édairés,  puisqu'il 
«onsiste  pMliflnliérament  Jk  ne  mettre  dans  le  bassin  que  b  qnûtlté  d'eau 
strictement  et  iodispeasablcment  nécessaire  pour  obtenir  une  bonne  et 
entière  mtinçtàWt  repouverte  aprè$  l'opération  d'un  centimètre  d'eau  au 
plus. 

«  XHmh'fhifili»  ciniptiénB,M.  Deny  «sanine  riaOnenoedes  gras  sa- 
MatJMitWMls.MW  diltiytkwi  de  nature,  sur  la  propriété  des  mortiers-bé- 
IDDS,  puis  il  donne  son  procédé  de  la  manipulation  des  matières.  Les  modes 
mités  «ont  vkieusi  dM-il;  celui  que  je  propose  est  simple,  CM»le  dans  tous 
ses  détails ,  il  présente  une  grande  éconossie  de  temps  et  de  dépenses  par  la 
snppresHoa  des  bassin»  ou  fessas  à  contenir. 

■>  Tout  le  secret  pour  composer  de  bons  mortiers  est,  suivant  lui,  d'a- 
jouter la  sabl«,  la  pouzzolane  ou  le  ciment  immédiatement  après  que  la 
cUaua  est  éteinte,  bien  entendu  qu'on  n'introduira  point  d'eau,  après  la 
oMDpoiitiaDda  mortier,  soit  béton,  soit  mortier  ordinaire. 

M.  Deny  ejpote  dans  le  chapitre  sixième,  ses  opinions  sur  les  progrès 
de  la  soliditication  par  le  concours  du  mélange  et  de  la  manipulation.  Il 
reconnaît  avec  M.  Vicat,  qu'il  n'y  a  pa»  de  méthode  plus  vicieu&e  que 
oalladaraKtiactKMida  la  «baux  paris  procédé  Ordinaire,  dans  laquai  onb 
aoîadana  wia  grande  quantité  d'eau ,  on  la  réduit  en  consistance  laitauia, 
et  on  la  verse  dans  des  fosses  perméables  où  elle  se  dessèche  et  perd  sa  qua- 
hté;  et  a*  qu'il  n'y  a  pas  de  précepte  plus  mal  entendu  que  celui  qui  près* 
crit  de  Isimar  les  béton»  acquérir  à  l'air  une  demi^ermalé  avant  de  procé> 
derà  leur  immersion. 

»  Dans  le  chapitre  septième,  M.  Deny  divise  les  différentes  espèces  de 
chaux  eu  quatre  classes  ;  la  première  grasse,  la  seconde  maigre ,  la  troisième 
éminenuMUt  maigre,  et  la  quatrième  hydraulique  ftctice;  et,  sans  aucun 
égard  pour  le  nombre  et  lasiwoportioo»  des  matières  qui  se  trouvent  mê- 
lées avec  la  chaux  proprement  dite,  il  établit,  d'après  sa  pratique  et  ses 
expériences,  que  la  chaux  maigre  et  la  chaux  factice  sont  les  plus  propres 
aux  mortiers  hydrauliques  et  bétons,  et  les  chaux  grasses  aux  mortiers  ordi- 
naires :  puis,  eiamînant  les  difiérentes  bjrpotbèsa»  par  letfoeUa»  las  an- 


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(  %  ) 

teurs  ont  cberchéà  expliquer  la  solidification  iks  morttcrs,  il  en  conclut  qu« 
la  graodâ  divergence  des  opinion»  sur  les  niojeas  de  faivortoer  la  ioUdiJica- 
ttoA  de»  inorden,  a«  leamt  qtt*à  b  dlflKnBM  def  pMfottloMdM  «MiMraR, 
la  théorie  n'a  fait  qu'apporter  des  <H<B*rtU^  insurmontables  dads  le  i!lH> 
Minent  des  différentes  espèce»  de  diaux,  et  dans  leur  appropriation. 

>  L'influence  des  sables  fins  de  qoelque  natone  qu'ils  soient ,  sur  les 
mortier»  ordinaira»,  est  robjet  du  dMpiire  iRiMène.  La  plupart  de»  ati* 
teur»  qui  ont  compiré  le»  wÀAt»  foasiles  avec  ceux  de  rtvidra,  n'ont  pas  été 
d'accord  entre  eux  siir  les  propriétés  respectives  de  l'une  et  de  l'autre  es- 
pèce ,  pour  en  obtenir  de  bon»  mortiers  avec  la  pâte  de  cbaus.  ▲  ee  sujet  * 
M.  Deny  difiSn  de  Tofiinian  de  M.  Ticat,  et  po«r  en  AiRewirladifliieMe 
il  présente  des  taUeatn  dans  lesqueb  sont  eempifé»  1«  réeoltiilt  de  aaa 
expériences,  et  ceux  de  cet  ingénieor. 

•  La  seconde  section  est  composée  de  cinq  chapitres. 

»  Dans  le  premier,  l'aoteur  examine  l'influence  de»  procédés  de  l'extinc- 
tion sur  la  résistanoe  qn'acqiiièteiit  ha  inorttars  ^  tant  ordinairei  (|iie 
tons. 

»  Suivant  loi,  l'accélération  de  la  solidification  dt-s  mortiers  composés 
soit  de  chaux  graase,  soit  de  chaux  maigre,  ne  varie  que  d'un  cinquième  à 
un  rixième.  Les  expérience»  c|tt*il  a  lirite»  sur  soiximte-cinq  espèces  de 
chaux ,  lui  ont  fourni,  dit-il» la  preuve ,  i°  que  le  vice  de  rextioctioa  avait 
seul  décidé  la  prétérence  accordée  jusqu'à  ce  jour  k  une  mçiéc»  an  déni* 
meut  de  l'autre; 

»  3*.  Que  la  quaUté  des  morticra  ne  dépend  pas  de  la  nature  delà  pierre, 
autrement  de  l'espèce  de  dianx; 

»  3°.  Qu'elle  dépend  uniquement  du  mode  d'extinction  et  du  aaéhnge 
des  sables  qui  entrent  dans  la  composition  des  mortier». 

B  Unproblèmc  résolu  par  les  moyens  chinjiqut»,  ajouteiicesii|eili.Den]r« 
n'ofire  pae  toajooia  tme  appfieation  posiible  ei»  pndqpaa.  Or  ki  laboni< 
ficationde»  mertien  est  indépendante  des  potizzcdiseeel  des  ciments;  la 
vertu  de  ces  substances  se  borne  à  procurer  nne  dessiccation  plus  prompte 
ou  plus  rapide  :  le  degré  de  ténacité  des  matières  est  toujours  le  même. 

»  Quelle  est  Finfluence  de  Faimuaphére  et  des  iaheaa  anr  les  nnrtieiB  7 
telle  est  la  question  que  traite  M.  Deny  dans  le  chapitre  second.  Il  recon> 
naît  que  la  différence  des  saisons  plus  ou  moins  humides  peut  bien  accélé- 
rer ou  retarder  la  dessiccation  des  bétons  ou  des  nx>rtiers,  de  quelques  mois 
on  même  d'une  année,  mais  non  d\ni  espace  de  dtean»;  en  ké  pa- 
rait eagéré.  n  1^  a,  dil^,  que  ha  afeottfcn  mal  eonbMloaad»  qui  ne 


(90) 

prennent  point  d'adhérence.  L'intempérie  de  Tatmospliére  est  d'unt-  con- 
■éqiMim  bien  bornée ,  lonqae  les  mortiefs  joanMnt  4e  loatee  les  proprié- 
tés qu'ils  sont  susceptiUei  dVwqnérir  pir  une  bonne  extinction  et  une 
bonne  manipulation. 

m  Le  chapitre  troisième  est  consacré  à  la  composition  des  mortiers  pour 
renfimnls ,  crépis ,  enduits  et  rejdntoienients.  . 

»  I«  cb^ipitre  quatmine  donne  k  composition  des  mortiers  pour  pa- 
vage a»éc  sable  ou  ciment  concassé.'  La  composition  des  mortiers  de  paveurs 
est  beaucoup  trop  négUgéef  suivant  M.  Deny.  Aussi  s'en  plaint-on  géné< 
nlcnient  On  ne  doit  se  servir  (|ue  de  dnient  de  briquas  ou  de  tuiles  bien 
cuites  et  de  diuix  maigre.  On  doit  en  mettre  la  quantité  convenable,  et  ne 
pas  la  mettre  avec  parcimonie 

•  Enfin,  dans  le  chapitre  cinquième  et  dernier.  M.  Deny  donne  la 
comparaison  des  meilleurs  mortiers  anciens  avec  ceux  qui  ont  servi  à  ses 
espérienow.  H  rappelle  ce  principe  de  Mine  que  h  ciiute  et  la  ruine  des 
édifices  doivent  être  attribuées  le  plus  souvent  à  la  mauvaise  qualité  des 
mortiers;  il  reconnaît  q»ie  ceux  des  grands  monuments  des  anciens  jouissent 
généralement  au  plus  haut  degré  des  qualités  essentielles  qui  caractérisent 
les  meiUeuis  mortiers;  et  par  suite  de  la  comparaison  de  tous  ceux  qu'il  a 
pu  reëueiltir,»  eCde  ceux  qu'il  a  obtenus  dans  ses  expériences,  il  divise  tous 
les  mortiers  en  quatre  dusses;  la  première,  celle  des  mortiers-bétons, 
dont'la  dessiccation  varie  depuis  quatre  vingt-dix  jours ,  jusqu'à  vingt-cinq 
ans,  présentant  «me  résistance  de  5oo  à  tSoo  kilogrammes»  les  mortiers 
bétmis  romains  comparés  répondant  à  une  résistance  de  aooo  kilogram- 
mes. 

n  La  seconde  classe  ,  les  mortiers  ordinaires,  préparés  avec  toutes  les  dil- 
férentes  espèces  de  sable  dont  la  dessiccation  a  tieu  de  soixante  jour»  à  vingt» 
dnq  ans, et  dimt  la  réaistance  est  de  5oo  à  i5oo  kilogrammes. 

»  Quant  à  la  troisième  et  à  In  quatrième  classe,  M.  Deny  dit  que  n'étant 
susceptibles  d'aucun  point  fixe,  il  a  dû  se  borner  a  en  indiquer  seulement 
le  mode  de  composiliuu  pour  en  obtenir  les  roeilleuiâ  résultats. 

»  Enfin,  lanotàcedelLDeny  est  terminée  par  quatre  taUeaiu  :  le  pre- 
mier présente  la  nomenclature  des  pierres  k  àûatx  qui  ont  servi  à  ses  expé* 
riences,  leur  qualité  et  leur  propriétés. 

»  Lie  second  donne  la  composition  de^  mortiers  dits  bétons ,  propres  aux 
cmmtmciions  hydrauliques  et  aquatiques ,  préservatif  de  toute  filtration 
d'eau  et  fluides  souterrains. 

»  Lo  troitième,  In  composition  des  mortiers  ordinaires  en  cbauz  et  sa* 


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(  9î  ) 

blc  de  toutes  espèces ,  propre»  i  toutes  aortes  de  oonstructioBS  d'édifices  et 
b&timeDts  quelconques.  . 
»  Et  le  quatrième,  la  ctmiposition  des  mortiers  de  sable  et  de  ciment 

pour  pavage. 

>■  A  l'.ippiii  de  ses  principes  et  de  sa  méthode,  M.  Deny  a  fait  coininîtic 
à  la  commissioa  de  l'Académie ,  quelques  coostruclions  qu'il  a  exécutées 
dans  Plans  on  aux  environs,  et  dont  les  commissaires  ont  pris  connaissance 
et  constaté  le  |dein  soceès,  telles  que  dooce  maisons,  dont  qadquee«nes 

sont  d'une  très  grande  et  très  haute  importance; 

■  a*.  La  construction  de  vastes  i)assins  el  grandes  citernes  en  bétons  hy- 
drauliques,  pour  des  entrepôts  et  magasins  d'huile  ou  maisons  d'épura- 
tion; 

u3*.  Un  grand  bassin  modèle,  construit  en  quelques  heures  sur  la  place 
Ix>uis  XV,  pour  l'exposition  des  produits  de  l'itidustrie,  et  pOUr  leqoel  le 
jury  centrai  a  décerné  une  meiiliuu  Itunorable  à  M.  Deny  ; 

s  Et  4*.  Le  grand  pnils  de  80  mètres  de  profondeur,  construit  à  Bellevue 
chez  H.  Pelagot,  dont  le  percement  avait  présenté  des  difficultés  de  telle 
nature,  que  les  entrepreneurs  l'avaient  abandonné. 

»  Tel  est,  en  peu  de  mots,  l'ouvrage  de  M.  Deny  ;  c'est  le  travail  d'un  pra- 
ticien et  dlon  bon  pratideo,  sage  etédairé,  qui  a  beanoovqp  dMervéetbcan^ 
coup  &it  par  luinnéme.  S'il  diflere d'opinion  avec  H.  Ticat,  etcda  lui  ar> 
rive  parfois,  s'il  conteste  quelques-unes  de  ses  assertions,  chaque  fois  il 
s'en  excuse  en  homme  consciencieux,  en  s'appuyaot  sur  sa  pratique  et  son 
expérience.  On  voit  <pi'il  a  £>it  une  étude  approfondie  du  Trai^  des  mor- 
tiers et  ciments  eakaire»,  qu'il  en  a  suivi  b  théorie  pas  à  pas,  qu'il  s'est 
elForoé  de  la  concilier  avec  les  réstiltats  de  ses  travaux  et  de  ses  observa* 
tions,  enfin  que  c'est  parce  qu'il  n'a  pu  réussir  à  en  fnire  l'application  que, 
renonçant  aux  principes  déduits  de  l'analyse  cluiuiquc,  il  a  cru  devoir 
adopter  une  autre  marche,  pour  laquelle  il  a  pris  l'extinctira  de  la  chaux 
comme  point  de  départ.  En  définitive  l'ouvrage  de  M.  Deny,  quoique  diffé- 
rant sur  plusieurs  points  des  principes  de  M.  Vicat ,  aujourd'hui  générale- 
ment adoptés  par  tous  les  constructeurs ,  u'en  sera  pas  moins  considéré 
comme  le  travail  d'un  praticien  éclairé,  qui  aura  rendu  un  service  impor^ 
tant  aux  gens  de  Tari,  par  la  publication  de  sa  notice  sur  les  mortiers  de 
construction.  » 

Ces  conclusions  sont  adoptées. 


es.  18Mb  i*a— a>iw. 


LEcnniBS. 

.  tMUMi».  —  Considérations  sur  les  Singes  les  plus  voisins  Je  t homme;  par 
M.  GRorraoT  S&iin-HiLAniK.  (£xtniit  remis  par  l'auteiir.) 

■  L'aatrar  se  propose  d'expliquer  oonuneot,  &  sm  imilatioii  (i),  les 
zoologistes  crurent  derotr  fomer  ira  genre  distinct  du  singe  de  tywmb  (,a) , 

reconnu  aujourd'hui  comme  (^tant  un  orang-outang  adulte. 

»  Avant  d'aborder  sou  sujet,  il  passe  eu  revue  les  travaux  déà  naturalUUss 
touchant  les  singes  confondus  sous  le  uom  orang-outang. 

•  Ce  qa*il  s'altadie  iurtont  &  d&oaontrer,  c^est  qu'il  j  a  deux  groupes  ^ 
prindpAux  de  singes  très  Toisins  de  Thomme  :  i*  les  plus  anciennement 
connus  par  les  nations  qui,  dans  l'antiquité,  commerraienl  avec  l'Afrique, 
les  Égyptiens  et  les  Carthaginois ^  et  a'  les  espèces  qui,  tiepuis  la  renais- 
sance, furent  obserréce  aux  Indes  Orientdea. 

i>  Les  singes  de  ce  premier  groupe  dilKrent  aussi  bien  organiquement 
parlant  que  géographiquetnent.  Leur  corps  présente  de  très  grands  rap- 
ports avec  celui  de  l'homme,  eu  égard  aux  proportions  du  tronc  et  des 
membres  :  les  bras  sont  courts.  La  patrie  de  oea  singes  est  exclusivement 
l'Afrique;  on  en  trouve  en  Guinée  à  portée  de  la  rivière  Gaboon,  et  géné- 
ralement dansrintcfieiu-  des  terres,  côte  d'Angola.  Ce  qu'on  en  crov:iif  savoir 
autrefois,  c'est  qu'ils  vivaient  solitairement  dans  les  bois  ou  dans  des  tavernes, 
d^où  le  nom  de  troglodites.  On  les  tenait  pour  des  hommes  sauvages  ou  des 
étrecdeni  bomains  et  demibétesbrouches.  linnée  s'est  laissé  influencer  par 
ces  récits ,  et  on  l'a  vu  balotter  ces  animaux  du  genre  homme  dans  celui  des 
singes ,  les  appelant,  dans  deux  éditions  successives,  d'abord  homu  troglodi- 
tes, puis  simia  troglodites.  On  y  avait ,  il  est  vrai,  réuni  des  nègres  à  peau 
blandie,  les  chacréku ,  et  aussi  quelques  iffiots  ou  crétins  de  la  race 
bumaine,  qu'on  avait  barbarement  rejetés  et  confinés  dans  des  ibréts. 

»  Buffon  s'étant  proposé  de  remettre  en  ordre  le  savoir  confus  touchant 
les  singes  voisins  de  l'homme,  vint  à  choisir  pour  point  de  départ  un  roor- 
oaau  Kttérdrede  fttlmiredu  Voyages ^  où  Battel,  commenté  par  Par- 


Ci)  V<^e%  le  précédant  Ctmpie  rendu,  page  74. 
(a)  Fve»  AnDBniv,  pl.  1  de  VOuMogie. 


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(  93  ) 

i^app,  raconte  qu'il  existe  <latis  l'intérieur  des  terres,  côte  d'Angola ,  deux 
siogM  à  lâ  face  et  aux  formes  imniaiues,  l'un  plus  grand,  appelé  par  les 
natorda pongo^  et  l'autre  plus  petit,  du  nointte/oeio.  G'éUdt,  mm  doole, 
]cad«i»lfMdeteai4iiieaapèM,poifMMuii  nom  spédaL 

tTytOÙ  avait  décrit  ce  singe  sous  le  nom  de  simia  syh'estris;  Traill  et 
Voae  en  ont  aussi  donné  une  anatoniie.  Buffon  en  observa  vivant  un  individu 
en  174O)  qu  a  cause  de  sa  taiUe  il  nominayocio.Long*tenip«  après,  il  connut 
un  plus  petit  sujetamlofM,  ««nudes  Unde  litaide,  qu'il  appela  de  noiifcau 
jaeio,  propgMnt  de  changer  la  iK>menclature  dont  il  s'était  d'abord  aervi, 
en  nommant pongo  le  plus  grand  siijet  de  ses  descriptions. 

»  Cette  confusion  de  noms  fut  le  motif  qui  nous  porta,  M.  Cuvier  et 
moi,  iprctposer, pour  l'eapAceaftkiiM,  rmedena appaUrtiomdu  pays, 
dùmptavsi;  ce  qm  fiit  adn^ 

»  L'espèce  africaine  fut  récemment  comparée  ostéologiquement  avCCUU 
individu  des  ladea.  Deux  planches  très  belles  comme  oeuvre  gtvpIs^paB 
plaooBt  OH  guMÉPiii  oom  nn  uammn  jom.  H  Mt  nqonrdliai  on  olte-. 
pmitÊi  vivont  à  la  Soinélé  nootogique  de  Londres.  Ui^, 

»  Quant  à  la  détermination  généritjue  de  ces  singes  exclusivement  pro- 
pres à  l'Afrique,  jei'ai  donnée  en  i8ia  en  reprenant  l'ancien  nom  troglo- 
eUte,  dans  un  travail  général  des  singes,  19*  volttOM  dea  Avnale$  du  Mu- 
séum tfHistoin  «MMraffr;  ce  vp»  \*m  ai  dit  en  iBi»  te  trouve  eiieoae 
vrai  maintenant  en  i836  :  iln*eat  toujours  dans  ce  groupe  que  l'espèce 
troglodile  chimpanzé.  Mais  des  crânes  de  même  4ge  et  de  m^e  dimen* 
&10U  .sont  assez  diiiérents  pour  faire  croire  à  pluaeurs  espèces  dans  le 

»  A  ré|;ard  des  eapécaeaaiatiques,  laisaous  en  demeure  le  travail  de  mon 
honorable  collègue,  communiqué  dans  notre  dernière  scaaoe;  je  m'en  tiens 
à  cette  réflexion;  j'incline  à  penser  avec  lui  que  les  trois  grandes  îles  de  la 
Sonde,  Bornéo,  Sumatm  «{"Am  ont  ehacnna^lear  oeang  diitMCt  Déjà  le 
iifielattadu  lingede  Wannb  (do  Bornéo)  eat  fignié  par  Andaliert;  eehii 
du  singe  d'Abel  (de  Sumatra)  l'est,  je  pense,  par  Owen;  et  s'il  était  vrai, 
comme  je  le  conjecture,  que  le  crâne  envoj  é  de  Calcutta  par  Wallisch  à 
IL  Cuvier  en  ibiH  ne  fût  que  la  tète  osseuse  d'un  sujet  de  Java  ou  de 
aes  Ilots  adjeeeMB,  qu'on  aitrait  tranaporié  lor  le  eoDtiaoat4rt  qoi  j  aanh 
péri,  nous  aurions  les  éléments  des  trois  espèces.  MH.  Tenmiilldl et  de 
Blainville  donneront,  dans  les  recherches  dont  ils  s'occopent activeaMBt, 
pleine  et  parfaite  satisfaction  sur  ces  points. 

>  Maintenant  j'ekamine  le  point  principal  d'an  fidt  qui  me  tond^ 

i4« 


.i^ig<Ji.}i--' 


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(  94  ) 

personueilemen t.  Quand  j'ai,  en  1798,  établi  et  placé  (1)  les  élémenU  du 
sùige  de  Wurmby  comme  genre  &  part,  qu'ai-je  fitit  «Ion  dans  l'intérêt 
des  sciences?  Cétsit  nne  fiuile  que  la  marche  progressîTe  des  études  fait 
aujotir<!'hni  cunnaîtrc;  car  te  pongo  de  Wumb  tteÊX  que  l^ge  «ranoé 
du  jeune  orang-outaug. 

«Trois  grands  fidts  se  sont,  depuis  mou  travail,  rérélés,  qui  ont  rendu 
nécessaire  de  modi6er  mes  preiniers  aperças.  Tels  sont  ; 

u  1°.  I.'envoi  du  crâne  de  Calcutta,  par  Wallich; 

»  x".  La  capture  d'un  énorme  sujet,  faite  à  Sumatra;  siljet  qnt  est  donné 
comme  espèce  à  part,  sous  le  num  iiejwngo  Abelii; 

»  3*.  Les  tf«fanx  fiiits ,  et  que  poursuit  le  célèbre  Temminck ,  lequel  dis- 
pose des  ressources,  en  Histoire  Naturelle,  du  gouvernement  hollandais. 

uEn  l'absence  de  ces  trois  ordres  de  connaissance,  j'ai  élevé  à  la  condition 
d'une  détermination  générique  le  singe  de  Wurmb  :  c'était  une  faute 
inévitable,  en  1798,  quand  arrivèrent  à  Paris  les ooUectîcns  du  Stathouder, 
et  avec  dles  les  crénes  d^tn  jeune  orsng  et  de  œ  grand  singe,  dit  pongo. 

»  Heureuse  faute  ,  si  c'en  est  une,  f|ue  de  s'être  laissé  alors  guider  par 
les  principes  des  meilleures  règles  en  zoologie!  Heureuse,  du  moins,  car 
nous  allons  profiter,  dans  sa  rectification ,  de  documents  ueufe  touchant 
le  pouvoir  et  l'étendue  d'action  des  développements  organiques;  à  quoi, 
sans  cette  occasion ,  noua  n'eussions  de  long-temps  pensé. 

.'Et,  en  effet,  pouvait-on  espérer,  et  devait-on  espérer,  en  1798,  tpMs 
des  crânes  aussi  différents,  l'uu  pris  du  jeune  âge,  et  l'autre  dans  l'a- 
dulte ,  révéleraient  des  fidts  d'un  développement  successif  dans  une  même 
espèce?  U  y  avait  là,  en  distance  pour  les  rapports  natnreb,  un  inter- 
vallc  plus  grand  qu'entre  les  genres  canis  et  ursus 

»  Or,  réfléchir  à  la  conséquence  de  ce  résultat,  me  parait  quelque  chose 
de  plus  directement  utile  à  la  philosophie  naturelle,  que  ce  zèle  sans  doute 
très  touable  qui  nous  uûme  tous  pour  l'énumération  et  la  caractérisa* 
tion  des  espèces  ;  car  c'est  un  feit  tératologique  et  des  plus  piquants  , 
que  cette  nouvelle  révélation  d'un  écart  aussi  grand  des  régies  que  nous 
avions  étahUes. 

•  Dans  la  téta  du  jeuie  orang,  ce  sont  les  formes  ■  enfimiines  et  gra- 
cieuses de  l'homme,  esoepté  trop  de  saillie  dans  le  muscan  :  c'est  le 
même  front,  large,  haut  ft  avancé;  c'est  la  même  correspondance  dans  les 
liabitudes,  même  douceur  et  sympathie  aifectueusci  quelques  traits  aussi 

(1)  jMT^'tdÊ  Ptytifuet  46,  ps|S  34a  (^MéA,  sa  ti). 


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(95) 

de  bouderie  et  de  mutinerie,  quand  arrivent  des  contrariétés.  A  rendre 
justice  à  cette  organisation ,  elle  serait  donc  dévolue  à  un  anini.il  devant 
venir  prendre  sa  bien  légitime  place  tout  près  de  l'homine,  j'allais  dire 
poar  -y  devenir  Vhomo  troglodUet  de  Liniiée. 

a  Qu*au contraire,  nous  considérions  le  crâne  de  l'adulte,  ce  sont  dey 
formes  vraiment  effroyables  et  d'une  bestialité  révoltante,  im  visage  à  plan 
oblique  et  tout  entier  proéminent;  telles  sont  aussi  des  crêtes  surcilières 
sindpitales  et  oecipttales ,  oomine  il  n'y  a  que  le  lion  pour  en  présenter 
d*aiuii  «nibntes  i  «fest  le  divelo]»peinent  osseux  le  fSm  exhnbénnt,  cu- 
rieux surtout,  comme  s'accordant  avec  le  développement  inverse  du  ctn- 
veau.  Nous  sommes  par-là  conduits  aux  formes  très  extraordinaires  ties 
singes  hurleurs.  - 

sLn  dMMesenélaientTenaesdansdeatrantfomuitîoneaua^  ocmsidérables 

du  jeune  à  l'égard  do  l'adulte ,  qu'admettant  nos  règles  pour  les  rapports 
naturels ,  il  fallait  placer  entre  ces  deux  distances  organiques  la  série  des 
guenons  et  des  babouins,  faire  ces  intercalations  entre  ces  deux  formes 
eztrfases  d'orangt,  ai  Penvoi  do  crftne  de  WalHch  n'était  Tenu  montrer  ce 
large  hiatus  comblé,  et  Aire  couTerger  sur  ce  centre  eaa  autres  enateucea 
si  différentes. 

•  Les  crocodiles  donnent  des  différences  encore  bien  plus  cuusidérablea 
entre  lea  tétea  des  jeonea  et  des  adultes.  Car  qui  aniâit  aongé  à  mettre 
k  profit  ces  lumtea  indications  pour  la  philoai^bie  natnrdie,  sans  les 
iàits  des  orangs-outnngs  <■> 

»  Voici  en  mesures  linéaires  quelques  proportions  :  chez  un  adulte,  la 
têteestàlalonguenrdiicer«enu::7:  i.etdansun  très  jeune  sujet  ::  3:i.» 

EsipMmees  sur  la  polarùaiion  tle  la  «Hudeair  rafomtanle  par  loi 
uuamaUnets  par  NUcAikmvb  Millovi. 

a  Dans  sa  dernière  séance,  l'Académie  a  entendu  la  communication 
d'une  nouvelle  série  d'expériences  de  M.  Forbes  sur  la  polarisation  de  la 
cAïaleur.  Ces 'expériences  ne  sont  qu'une  oonfinnation  d'une  partie  des 
observations  décrites  dans  un  mémoire  que  l'auteur  a  inséré,  il  y  a  près 
d'un  an,  dans  les  Transactions  philosophiques  dÉdimbourg.  Deptiis  quel- 
que temps  je  m'occupe  de  recherches  analogues  :  une  seule  section  de 
mon  travail  se  trouva  maintenant  terminée;  elle  est  rebtive  à  la  polavi- 
sationdeln  dnleur  par  les  towmalines;  Je  dénude  irAoadémie  la  pei^ 


(96) 

nteiDii  de  lui  mpÊmr  brièmnait  las  réBiikan  qat  jlii  obtam»,  et  les 
procédéi  ptriwfàeb  jeedb  par»eimà  texIéePMWir» 

»  La  première  difficulté  que  l'on  reneootM  kursqu'oa  veut  étudier  la 
çtiuimtàan  ét  h  dialeiir  par  les  toumieliMe,  c'est  h  finUe  tnnsmistion 
calorifique  de  «es  smbUancei,  circonstanoe  qui  ^  jointe  à  la  petitaase  ordi- 

imiT*  tie  leurs  ditnensioDt,  rend  les  rayons  ômerpcnts  du  système  polarisant 
cxtréninueat  p«u  inlenses  et  à  peine  appréciables  aux  tbermu-wultipiica- 
isitrsles^hiedélieatSk  A  lavéritéton  peut  aa§meiitar  la  quaaiité  de  cha- 
leur MKtdeate  en  la  concentrant  sur  les  tourmalines  au  moyen  d*uM 
lentiU«  de  ««1  geinrae;  mais  nioi-s  les  plaques  s'échauffent  sensiblement, 
et  rayonnent  elles-mêmes  beaucoup  de  chaleur  :  il  devient  donc  nécessaire 
de  placer  le  tbcmaoscope  k  une  grande  diataace,  afin  de  la  aouilidr* 
i  Kadien  penlariMtriee  de  cette  aaaonde  aoKMa  calorifique;  et  c'est  pié-x 
cisément  ce  qu'on  ne  saurait  faiie  sans  retomber  dans  l'inconvénient 
priaiitil ;  car  les  rayons,  après  s'être  croisés  au  foyer,  subissent  une  diver- 
l^noe  oomidéraAiie  qui  le»  reed  excessivement  faibles  à  une  très  petite 
disiancedea  plaquas.-  l^Mir  restiluer  i  ces  rayons  leur  parallélisBse,  et  leur 
donner  en  même  temps  beaucoup  d'intensité,  je  place  au-deli  de  l'image 
formée  par  la  première  leitlille,  tme  seconde  lentille  de  sel  gemme  d'un 
rayon  plus  court,  eu  ayant  soiu  de  la  fixer  à  une  distance  de  Timage 
égslAàaa  diitaMe  Ibealepaiiicipale  :  les  rayons,  qu'elle  reçoit  divetysnts, 
en  sortent  parallèles  et  forment  un  fiusceau  de  chaleur  condensée  qui  se 
propage  ultérieurement  en  conservant  sa  forme  cylindrique.  Il  est  très 
important  de  b«  pas  placer  les  tourmalines  au  iiayer  oo*ua>un  des  deux 
lentilles,  mais  m  peu  plus  près  de  la  secmide  et  «i-deçà  de  sa  «Bstanoe 
fiicale principale;  car  si  elles  viennent  à  prendre  quelque  éUnration  propre 
de  température  par  l'absorption  qu'elle  font  d'une  partie  des  rayons  diri- 
gés sur  elles,  cette  chaleur,  absorbée  et  rayonnée  ensuite  sur  la  seconde 
lentille,  se  trouve  nécessairement  réfractée  en  rayons  divergents,  dont 
Vactiôn  s'afiaiblit  et  se  perd  tsomplélêinenc  à  une  petite  dbianoe  sans  in> 
fluencer  le  corps  ihermoscopique,  qui  est  ainsi  affecté  uniquement  par 
le  laisccau  provenant  de  la  transmission  directe  que  la  seconde  lentille  a 
rendu  purallLle.  Parce  simple  artifice  on  parvient  à  faire  passer  par  de  très 
petites  plaques  de  tomvudbie  un  Ikisceutt  de  dnleur  presque  aussi  large 
que  la  sur&ce  de  la  première  lentille,  it  l'on  emploie  ensuite  tous  les 
rayons  émergents,  et  ces  seuls  rnvoiis  purs,  sans  le  moindre  mélange  de 
chaleur  dérivée  de  réchauffement  des  plaques,  à  produire  leur  ellfet  sur 


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(  97  ) 


le  thermotoope.  £o  oombinaot  une  lentille  de  a  pouces  de  diameu-e  et 
3  ponoM  de  foyer  «vee  une  lentille  de  i4  lignes ,  j'obtiinf  des  buccaux 
énergents  des  tourmalines  qui,  dans  plusieurs  cas',  font  dévier  l'index 
de  mon  tlienno-nitiltiplicateur  de  60  à  80*,  à  i  mètre  de  distance  de  la 
petite  ilaninie  d'une  lampe  Locatelli  à  réflecteur. 

»  Voici  maintenant  les  résultats  que  j'ai  obtenus  en  comparant  Tef» 
fet  da  pftnUâinne  et  du  croisenient  de*  axes  de  cristallisation  d'un 
grand  nombre  de  tourmalines  exposées  au  rayonnement  calorifique  de 
cette  flamme,  rendu  plus  éneigique  paa  le  procédé  que  je  viens  d'in> 
diquer. 

»  Vindiee  A  polaritatùm,  ^cst-è-dirt  le  rapport  de*  quantités  de  cha- 
leur transmises  dans  la  position  parallèle  et  la  position  rectangulaire  des 

axes  de  chaque  couple,  diffère  considérablement  avec  la  qualité  des  tour- 
malines. Il  varie  entre  aa  centièmes  et  3  à  4  centièmes;  la  plus  grande 
valeur  eat  donnée  par  les  tourmaliaer  jaunes ,  iàuves  ou  violettes;  viennent 
coanite  ks  hna»,  les  bleues  et  les  Tertsa.  Dm  eonplca  de  tourmalines 
bleues  polarisant  peu  de  lumière,  donnent  souvent  un  indice  de  polarisa- 
tion calorifique  plus  grand  que  des  couples  vertes  qui  éteignent  presque 
complètement  les  rayons  lumineux  de  la  flamme. 

*  Si  Ton  iiMerpoae  des  laowa  de  dilférentea  aubatmoea  et  de  diflBrentm 
épaisseurs  sur  lé  passage  dei  rayons  caloriGques,  anfontou  ^pnàs  le  système 
polarisant,  et  si  l'on  mesure  l'indice  de  polarisation  des  rayons  transmis 
en  employant  toujours  la  même  couple  de  tourmalines,  cet  indice  pré» 
senM  daa  variatioBa  conaidérablea.  Prenons  d'alxMd  pour  «oina^  deux 
tourmalines  tiréea  de  la  coUeetion  que  M.  Biot  a  eu  l'obUgeaBoe  de  me 
prêter  :  une  de  ces  tourmalines  est  violette,  l'autre  f;nive;  exposées  au 
rayonnement  direct  de  la  source,  elles  polarisent  ai  sur  100  de  chaleur. 
L'interposition  d'une  plaque  de  diaux  sut&tée  d'environ  3  miUiaètna 
tf^Miaaeor  fiit  mooler  l'indice  de  31  à  37;  une  plaque  de  tartrate  de 
potasse  et  de  soude  de  même  épaisseur  le  fait  monter  à  45;  l'eau,  à  54  ; 
et  l'alun,  à  90.  Le  verre  ordinaire,  dans  les  mêmes  limites  d'épaisseur, 
laisse  à  peu  près  l'indice  dans  son  état  naturel ,  ainsi  que  les  verres  rouges, 
orangé,  jaune,  Uea ,  indigo»  violet  Im  baneade  verra  vert  colorées  pt» 
Foiside  de  cuivre,  et  les  lames  de  verre  noir  opaque ,  diminuent  au  contraire 
la  quantité  de  chaleur  polorisée ,  et  la  réduisent  à  5  ou  G  centièmes.  L'in- 
fluence de  chaque  substance  pour  augmenter  ou  diminuer  l'indice  de 
pobBiiMHNidivkmt  d^plnaen  plw  énergique,  à  neavre  que  l'on  en  in- 
terpose nno  phu  grande  épinsaour*  Hmi  faan  réduite  à  une  couche  de 


(  98  ) 

«,7  iniUim.  d'épuamir  iiit  monter  liadioe  ft  36,  tandis  qu'une  coucfae 
tie  6  mîllim.  du  même  liqpiide  le  porte  jutqu'à  65.  D'autre  part,  une  lame 

<le  verre  vert  ou  de  verre  noir  opaque  de  o,5  millim.  d'épaisseur,  qui  fait 
descendre  l'indice  direct  de  polarisation  à  la  ou  i5,  l'abaisse  jusqu'à 
a  OU  3  lorsqu'elle  a  une  épaisseur  d'environ  4  millim. 

•Si  an  lirâ  du  système  particulier  de  tourmaUnes  que  nous  venons  de 
considérer,  on  emploie  un  système  de  tourmalines  vertes,  les  laïucs  in« 
lerposées  dans  le  trajet  des  rayons  calorifiques  produisent  sur  l'indice  de 
polarisation  des  eiiets  Ires  différents ,  car  les  lames  de  verre  vert  et  de 
verre  noir  opaque,  qui  disaient  baisser  si  considérablement  Tindice  de 
polarisation  du  système  précédent ,  ne  produisent  ici  aucun  changement 
appréciable;  et  le  verre  diaphane  incolore,  au  lien  de  laisser  l'indiCO 
dans  sou  état  naturel ,  le  diminue  d'une  quantité  notable. 

9  une  cot^le  de  tmmnaUnes  vert  jaunâtre,  qui  domiiit  direeteoient 
t3  pour  cent  de  polarisation  ealoriflqne,  Finterpoeition  d'un  pouce  de 
verre  réduisait  l'indice  à  5  :  et  pour  une  autre  couple  de  tourmalines  d'un 
vert  foncé,  éteignant  complètement  la  Uamme  de  la  lampe  et  polarisant 
•j  pour  çentde  dialeur,  la  diminution  de  l'indice  causée  par  l'interposition 
d'une  lame  de  verre  ordinaire  de  a  à  3  millimètre*  d'épaisseur,  était 
telle,  qu'on  ne  pouvait  plus  apercevoir  aucune  trace  de  polarisation  sur 
des  qtiantités  de  chaleur  qui  produisaient  une  forte  dévialion  dans  le 
galvanomètre, Cette  même  couple,  exposée  dans  les  deux  directions  princi- 
pales des  axes  au  rayonnement  d'une  lampe  d'Argent,  donnait  encore 
une  polarisation  calorifique  inappréciable  ;  la  cheminée  de  verre  tenait 
lieu  dans  ce  cas  de  la  lanic  interposée. 

»  Ainsi,  iljr  a  des  circonstances  où  la  ctuileur  rayonnante  ne  se  polarise 
pas  sensiblement  par  les  tourmeUines  ;  il  y  en  a  d autres  où  eUe  se  pola- 
rise presque  eompUlMient. 

•  Pour  se  fonoer  ime  idée  exacte  de  ces  singulières  variations,  il  faut 
considérer  qu'elles  sont  nécessairement  des  résultats  complexes  dans  les- 
quels la  quantité  de  chaleur,  polarisée  ou  polarisable,  se  trouve  soumise 
à  rinfluence  absorbante  des  éôrans  traversés  par  le  flux  calorifique,  in« 
flnenoe  que  Ton  sait  être  eitrémement  diverse,  selon  la^  nature  des  snbs> 
tances  dont  les  écrans  sont  formés.  Or,  puisque  la  proportion  de  chaleur 
polarisée  n'est  pas  la  même  pour  ce  (lux  différemment  modifié  par  la 
transmission ,  il  semblerait  en  résulter,  comme  conséquence  immédiate, 
que  les  rayons  divers  qui  constituent  les  dément*  du  fins  total,  possèdent 
une  difiérânte  aptitude  à  la  polarisation. 


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(90) 

D  Mais  en  réflécbi&satil  au  mode  d'action  ^ue  ks  tourmalines  exerceal 
«ir  k  launèn,  il  m  préieiite  une  nitre  explication  qui  est  plu»  en  her- 

monle  avec  les  lob  connues  de  Toptique.  Lorsqu'un  rayon  de  lumière 
naturtllc  pénètre  perpcmlicul.iiipment  une  plaque  de  tourmaline  taillée 
.{Mrallèleoieut  k  l'axe  des  aiguilles ,  la  double  réfraction  tlivi&e  d'abord 
ce  nyoD  ea  denx  &isoau«  d'intemité  «easiUeinent  égale  et  polarisée»  k 
angle  droit  ;  ouiis  à  mesure  que  ees  fcinceemr  evancent  dans  la  substanee 
de  la  tourmaline,  ils  éprouvent  «ne  absorption  très  fliffércntc  et  beau- 
coup plus  forte  pour  celui  qui  subit  la  réfraction  ordinaire  ;  île  sorte 
qu'an-delà  d'une  épaisseur,  souvent  très  petite,  l'autre  fiiisceau  sort  seul 
de  la  plaque  et  se  fnoiltre  avec  «on  «eus  propre  de  polarisation.  Ainsi, 
c'est  en  vertu  de  Yinégale  absorption  de  ces  deux  Eaisceaux  que  les  phé- 
uoroènes  de  polarisation  se  manifestent  dans  les  plaques  de  loiirnialine. 
Si  l'absorption  de  la  matière  doat  la  tourmaline  est  composée ,  s'exerçait 
•or  chacun  d^euz  avec  b  mène  intewUé,  les  deux  fi|ucipibt  sortiraient 
entremêlés,  et  présenteraient  toutes  les  propriétés  de  la  lumière  ordi- 
naire. M  Biot,  k  qui  l'on  doit  la  découverte  de  la  polarisation  par  les 
toiu*mabncs ,  a  parfaitement  démontré  cette  théorie  par  uu  graud  uontbre 
■d'expériences. 

»  Supposons  maintenant  que  tous  Ii<s  rayons  de  chaleur  iJont  se  com- 
pose le  flux  calorifique  de  la  flamine,  éprouvent,  comme  l.i  lumière,  la 
polarisation  complète  en  entrant  dans  une  plaque  de  tourmaline,  et  que 
dbacun  d'eux  se  divise  par  conséquent  es  deux  filets  d'égale  intensif 
pdarisé»  à  Angle  droit.  Admettons  en  outre  que  VinégaUti  d'absorption 
exercée  par  la  malièrc  de  la  tourmaline  sur  les  deux  filets  varie  avec 
les  diCféreats  rayons  calorifiques ,  qu'elle  soit  très  grande  pour  certains 
rayons,  frible  ou  nulle  pour  d'autres.  Il  est  évidtait  que  les  premiers 
sortiront  de  la  toanualine  entièreinent  polarisés  dans  un  seul  plan,  tandis 
que  les  derniers  seront  plus  ou  moins  polarisés  dans  les  deux  plans  rec- 
tangulaires, et  présenteront  l'apparence  d'une  polarisation  nulle  ou  in- 
complète. En  supprimant  certains  rayons  de  chaleur  par  Tinterpositiou 
des  plaques,  les  signes  de  polarisation  deviendront  plus  on  moins  sen- 
sibles, selon  que  la  substance  dont  la  plaque  est  composée  absorbera 
des  rayons  donnant  des  couples  de  filets  plus  ou  moins  inégalement 
absorbables  par  la  tourmaline.  Le  système  polarisant  des  tourmalines 
exercera  Ininàaéme  une  action  analogue  à  celle  des  autres  plaques,  (^est4> 
dire  que  non-seulement  il  divisera  d'abord  chaque  rayon  en  deux  fileb 
égaux  en  intensité  et  inégalement  absorbables,  mais  il  supprimera  en> 

C  B.  1836.      SwMM.  il5 


C   lOO  ) 

tièreiuent  certaines  espèces  «le  chaleur  et  les  couples  de  filets  qui  en  dé- 
rivait. Or  ai  ftÊpèe»  de  chaleur  «npprlwée  varie  de  Fune  à  Paatre  tooi» 
maline,  eoiUM  il  est  naturel  de  l'admettre  d'après  ce  que  l'on  observe 
sur  toutes  les  autres  substnuces,  le  flux  cnlurifique  transmis  contitMidra 
des  rayons  dont  les  filets  seront  plus  ou  moins  inépilemeat  absorbés  par 
kd  deuK  plaques  qui  composent^  ^stAue  pohriiÉat  t  de  là  b  différence 
olMervée  dans  Hodlce  de  polarintioo-  oatorifique-  des  diven  couples  de 
tonnuAlines» 

»  Ainsi ,  selon  celte  manière  de  voir,  I;»  f:ii!)!('  polarisation  delà  chaleur 
dans  les  tourmalines  ucseruit  pas  réelle  mais  apparente;  et  tous  les  (lux 
calorifiques  émerfents  des  lames  composées  de  différentes  substances, 
Bux  qui  se  pobrisent  si  différemment  par  les  tourmalines,  pourraient 
devenir  susceptibles  d'éprouver  le  même  degré  de  polarisation  s'ils  étaient 
soumis  à  des  procédés  indépendants  de  l'absorption  des  milieux. 

»  n  résolttt  de  ce  qui  précède  que  les  rayons  cslbrillques,  fumineuz  ou 
obscurs, sont  en  lotahté  ou  en  partie  polarisafiles  par  la  double  réfraction. 
Mais  le  sont-ils  tous  également,  ou  bien  cette  aptitude  k  h  polarisation 
complète  u'est*eUe  propre  qu'à  quelques-uns  d'entre  eux?  Voilà  la  ques- 
tion que  je  vais  licier  de  résoudre  par  de  notivelles  expériences.  » 

M.  Guérin- Varry  commence  la  lecture  d'un  mémoire  iuUtulé:  J>euxièm0- 
Mémoire  sur  l'anûdon  de  pomaws  de  terre, 

La  séance  est  levée  i  S  heures..  F.. 


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C  «01  ) 


L'Académie  »  reça  dans  cette  séance  les  ooTragea  diont  voict  les>tttres  r 

Comptes  rendus  hebdoinaiicUns  des  Séances  de  VAetuHénae  des  Sciences, 
n*  5,  i8S6,  in-4*. 

Dheonn  «tr  qtÊdpies  Pngrèi  des  Sclenees  nuuhemaiiques  m  F^vace 

(ieprtif!  i83o,  par  M.  le  baron  Ch.  Di  ptw,  président  de  l'Académie  des 
Sciences,  lu  en  séance  publique,  le  28  dccenibrc  i85f)  ;  iti-/,". 

Expédition  scientifique  de  Morée;partA,  le  baron  Bory  de  Sai.nt-Vjncem  ; 
87*  Umison;  in-Mie. 

Transactions  of  the  geobgiaU  SociUy  ijftwKfew/seooadesériey toI.  IV, 
IiOndon,  i855,  in-4*> 

Marine  invertebrate  Jniaudsj  par  M.  Owan  ;  in-4*'« 

Patalt^ia  genende  «KLeaimo  Màanm;  a  vol.  iii-8*rCapeiWr  i0'4- 

Manuel  de  FUistoire  du  développement  de  ïhomme  avec  un  coup  ttent 
comparatif  sur  le  développement  des  mammifères  ét  des  oiseauxf  ptu- 
M.  G.  V&lemtih;  Berlin,  i855,  ia-8°.  (Ëa  allemand.) 

DeMcriptkn  de  quelque»  noutfdleê  e^^èees  de  CMree  mmdtu  et  peu 
connues  ;  par  M.  HsMiARit  Bormbuter.  Extrait  du  tome  17  des  j(ete$  ék 
la  Société  des  Curieux  de  la  Nature;  in-4°.  (En  allemand*) 

Nouvelle*  astronomiques  de  M.  Schomacker  ;  n"  378. 

jfnnateedès  Penttei  CAontsi^j/ mai,  juin,  juilIètetaioAt  i8S5«  io*8*. 

Suite  des  Recherches  sur  la  Localisation  de  U»  JPidie;  farli.  Baimaii  ; 
in-8°j  Paris,  i836.  (Concours  Monfjon.) 

Giùde pour  les  Recherches  et  Observations  microscopiquestj  parli.  Joui 
•X  FoMimux;  in-8*,  Paris,  18S6. 

Catuidéitaiom  minérales  sur  tBiueipmmU  de»  Scienoesspar  M.  A. 

ItEYMERiE  ;  Lyon,  l855,  in-ô". 

Bulletin  de  la  Société  industrielle  de  Varrondissement  de  SairU-Étienne,- 
i5*amiéey  a'IÎTraiion  de  i855,in-â% 

'  jÊr^eee  ginMe»  de  Médeeinef  a*  sériét  tome  9,  décembst  i8S5,  in-8*» 

Lettre  â  M.  Edwards  ;  par  M.  GAinvàL  ;  in-8'. 

Journal  de  Chùnîe  mieUcak,,  de  Pharmacie  et  de  Toxicologie^  tome  a^ 

B*  i",  ia-Ô". 


Imnudde  Phaumttd*  êt  iksSeieneesaeeessoires,  n*  t  a,  aa*  umée »  s*  t*% 

Journal  hebdomadaire  des  Sciences  médicales;  n*  4»  i836fiOf^« 
Gazette  médicale  de  Paris i  tome  4»      4>  >856,  in-4*> 
Gazette  des  Hôpitaux,-  n**  S  et  8—  lo,  tome  lo,  n)-4** 
Journal  de  Smâé;  tf*  la^  «t  idS,  9*  «mëe. 

/?r^o  du  monde  savant;  n°*  a  et  3,  i"  et  2'  divisiou,  iii-^". 
Jiojral  Gazette 0/ Britisch  Guiana,vo\.  3o,  n*  4  555,  ia-foliq. 


« 


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COMPTE  KëJXDU 

D£S  SÉAJSCËS 

DE  L'ACADÉMIE  DES  SCIENCES. 


SfiANCE  DU  LUNDI  i«  FÉVBIER  1836. 
PRÉSO^GB  OB  M.  MAGJEHDIB. 


GO&BESPONDANCaB. 

La  Statistique  du  département  des  Bouches- du- tihône  (ouvrage  com- 
nMDcé  par  feu  H.  le  ooMt»  de  rWmtwm^  «lora  préfet  de  ce  département 

et  continuai  depuis  par  ses  collaborateurs)  est  admise  au  nombre  des  piè^ 
ces  réservées  pour  le  concoun  au  Prix  de  Slatistiqtie  de  cette  aimée. 

M.  raNot  avait  supposé  que  MM.  Dulr  et  Alphonse  de  CandoOê  a*étaieilt 
trompés  en  décrivant  comme  nouvelle  une  espèce  de  ciyptogame parasite 
qui  attaqua  les  vS|rnea  de  Génère  en  1 834-  MM.  Duby  «t  A^honse  de  Oui-' 
Mi  doivent  «njourd'hui  que  «  M.  /'oAiBr  nlayMit  ai  tu  la  plante  décrite 
«  par  eux,  ni  consulté  la  figure  publiée  par  l'un  d'eux,  a  émis  une  opinion 

■  qui  ne  saurait  être  soutenue  :  les  deux  plantes  dont  il  affirme  la  similitude 

■  a^étant  pas  même  des  espècetToisines,  et  appartenant  à  deux  genres  très 
•  dittrenta.» 

ARAiewB.  —  Sur  la  structure  de  t  œil i  par  H.  YAun». 

Nous  donnerons,  dans  un  prochain  numéro,  l'analyse  de  ce  travail, dans  le- 
quell'auteur  étudie  succesÙTementlastructuie  de  Ja  tonfonetha,  celle  delà 

C.  a.  1836.  |tt  Snfuitf.  1^ 


(  'r>4  ) 

cornée,  celle  cie  ïa  seiêrMtgue ,  celle  de  firis,  celle  du  ligament  cUiaire ,  et 
celle  de  la  rétine. 

KOOUMîiE.  ' —  Note  sur  les  Illusoires;  par  M.  Duiahdih. 

(Gomraissiires,  MM.  Dutrocbet,  Bory  de  Saint-Vincent.) 

l^aiitev  celDinence  par  rappeler  les  deux  principaux  n'iiiltats  con- 
tenus dans  sri  prctnioro  lettre.  {Fojcz  le  Compte  Rmdu  l835y  page  338.) 
Voici  ces  deux  résultats,  énoncés  en  peu  de  mots. 

»  Premièrement,  une  tnljcnnce  glutinense  exprimée  ou  exsudée  du 
corps  des  entOKNdres,  ou  des  infosotres,  forme  dans  l'eau  des  globules 
diaphanes,  qui  se  creusent  de  vacuoles  ou  cavités  spbériques  occupées 
par  le  liquide,  et  se  dii<itent  jusqu'à  faire  disparaître  les  globules  dans 
Tespace  de  quelques  heures. 

»  Denxièmemait ,  loi  globiilfls.ltylinnii  'regiriUs  comme  des  estomacs 
dans  les  infusoires ,  ne  sont  autre  chose  que  des  vacuoles  qui  se  creusent 
spontanément  et  indifférenjnïeut^siir  divers  points  de  l'individu  :  ces  va- 
cuoles se  dilatent,  puis  se  contractent,  jusqu'à  disparaître  sous  un  té» 
gument  Ukche,  i  travers  les  mailles  duquel  le  carmin  pénètre  avec  l'eau 
pour  les  remjÀlr,  dans  les  «kpITAifiM*  ABlh.  id'abord  pr  Gleiclieii,  et 
récemnacnt  par  M.  Eln  enberg. 

»  Depuis  cette  époque,  j'ai  eontiaoé  à  observer  vivants  des  rhizopodfs 
dans  l'eau  de  mer.rfvèquepmclat  tmeÀràUi  «ti  vOdb0roKë^,'«dirtifc  l'étude 
approfondie  des  i|ifus«nres.v  les  rapports  qui  >  extstenr  entre  les  uns  et 
les  autres.  J'ai  surtout  été  ^uidé  par  nne  idée  que  m'a  suggérée  M.  liorv 
de  Saint» Vincent,  après  avoir  vu  les  rhizopodes  vivants..  Il  fut  frappé  de 
ïà.  |;ratide  -aoal<»^e  des  prolongements  filiformes  de  mi^na^y  avec  le* 
^^naUris'Bes  amibes  bu  protées,.ct  appela  mon  attention  aiir.4»,piiint. 

-'  nV.n  outre  des  diverses  forriies  d'atnibes  prises  pour  autant  d'espèces 
par  Losana,  j'en  ai  observé  beaucoup  d'autres,  soit  dans  la  couche  <lf 
débris  organiques  entourant  les  plantes  marécageuses  pou f. ries,  soU  dan» 
tes  diversâs  Infusions  de  matièries  T^étales  on  anîiii|iles,.et  «nème  •4Îfis 
liftow^  filamenteuse  qu'on  observe  sur  l'infusion  de  cbaif  cnue,  «près 
vinpt  jours  de  macération  à  13*  centigrades;  car,  pour  les  trouver  fré- 
quemment dans  ces  infusions ^,iJ  suii^t  d'être  aUentii  a  leur  mouvement 
très  lent  aii  milieu  dés  débris  immobiles.  Malgré  la  diversité  prodigieuse  ' 
de  ces  amibes  ^  tantôt;  donUat>xomme  un«>  gotitte  hnfl^tne  irrégulière, 
tantôt  émettaDjK4fi^jHH>kmgnB«tlsJ«ëliytMf4aciHiâi;««A^^ 


( 

•olfanc  des  iinwiiiiliiuM  iugfptééiémyjiè  ikSstmâ»  en  itire  plasieun  «s- 

pèces  rédles. 

»  J'ai  fcconnu  que  ces  expausions  variées  i>out  produites  cuaiine  celles 
àm  MÛofoidm,  par  «m  wibiiliice  nMllfl,  glatineate,-  sans  tégument» 
propre»,  qui  se  prolonge  et  se  dresse  eu  vertu  d'une  force  inhérente,  et 
qu'on  ne  peut  les  regarder,  ainsi  qu'on  l'a  fait  récemment,  comme  des 
hernies  temporaires  produites  par  le  relâchement  lucai  des  tissus.  J'ai  vu 
dM-va«aoleB  seiomer  damlcs  niribes,  et  retenir, après  tR«oiitnction,  des 
matières  colorante»  qu'on  pounAt-  erbilre  iBlivdaiteé  dans  des  estomacs. 

»  Mais  c'est  sur  des  infusoires  à  tégument  lâche,  tels  f[(ie  le  kolpoda 
cuculùiSj  le  Paramœcium  aurelia,  que  j'ai  pu  constater  de  nouveau,  et 
à  bien  des  reprises  différentes,  la  nature  des  globules  hyaUns  ou  esto^ 
mm  :  ee«(Mt  de^  mies  n^iiiolm  pléiMs  d*eaa  v  t»^  «onaiqaent  iréfirao- 
tint  moins  la  lumière  que  la  substance  glutineuse  euTÎronnahte  ;  et  les 
couleurs,  formées  comme  le  carmin  ou  l'indigo,  de  particules  simplement 
tenues  eu  suspension,  sont  attirées  avec  le  liquide  à  travers  les  mailles  du 
tisstt,  et  retenues -seirieB  «prAl  le  leiaeii ornent  de  la  Tacoole:  ■  uot;i^.. 

»  Je  regarde  donc  comme  absolument  dénuée  de  fondement,  l'hypo- 
thèse qui  admet  un  intestin  droit  ou  courbe,  auquel  s'aboucheraient  les 
prétendus  estomacs  dont  l'existence  repose  sur  le  seul  fiiit  de  la  coloration 
artificielte;  puisqu'à  l'cxpliMfél^iMtoreile  que  je  viens  dé  ddttkifjr' du 
phénomène',  «lent  M  joindre  rîmpoisibilité'd-apercevoir  cet  intestin,  lors 
même  que  l'instrument  employé  ù  l'observation,  lait  découvrir  dcn  dteib 
qui  ont  échappé  à  l'auteur  de  cette  hypothèse.'  '•  ' 

»  Ajoutons  Ji  cela  que  dans  la  substance  intérieure  sortie  par  exprès^ 
siou  eu  autrement  de  l'toimalcolei  lorsque  des  vacuoles  «out4t.«ftlt 

blables  aux  préfendus  estomacs,  s'y  formant  spontmiémcTit  sotis  les  yeux 
de  l'observateur,  il  n'est  pas  possible  de  reconnaître  aucun  canal  de 
communication  ou  intestin,  malgré  la  transparence  parfaite;  et  que,  dans 
le  cis^dllflnence,  quand  rinfusoirej  encore  vivant  inné  exli^mllé,  se 
dissout  progressivement  en- commençant  par  l'autre  extrémité  ;  fait  étrange, 
observé  soiTvent  par  Mfiller,  et  qui  ne  s'accorde  nullement  avec  l'idée 
d'une  organisation  tant  soit  peu  complexe;  dans  ce  cas,  on  n'aperçoit  ja- 
ikiBis,  Éur  la  limite  de  la  jMrtie-Tivimte  on  moMenlAs  ' désagré- 

gées ,  la  moindre  trace  d'un  intestin  qui,  en  raison  de  sa  uturé  oontnio- 
tile  ou  ffi>Mtte,'il<évra)t  au  contraire  perttsiei'  plus'tbAg^tanps  que  le 
reste.  •  .  • 

•Un  dernier  fait,  enfin,  relatif  aux  vacuoles,  et  qui  ne  permet  pas  de 

i6k. 


(  >o6) 

con&ei-v'cr  de  doutes  sur  leur  nature,  c'est  que,  dans  un  animalcule  retenu 
entre  deux  lames  de  verre  poli,  et  oesiant  peu  à  peu  de  vivre,  on  voit  des 
glplMiles  fagnliM  ^agrandir  juM^'ii  a«  toodwr,  «mm»  âm  bvB^  de  gu 

dilatées  dans  un  liquide  visqueux,  et  se  confondre  alors  en  forcnaot  une 
figure  lobée  à  contour  sinueux  et  sans  angles  rentrants,  bientôt  cliangés 
en  une  seule  vacuole;  ce  qui  ne  pourrait  avoir  lieu  s'il  y  avait  une  mem- 
bnme  qqdçooqn^ 

B  La  découverte  récente  d'un  long  filament  antérieur  flagelUibniie,  ler- 
vnnt  d*organe  locomoteur  tinique  aux  monades,  à  certaines  cercaires, 
enchèlidest  i^dides ,  et  à  un  grand  nombre  d'autres  animalcules ,  tels 
que  Yeuglena  Um^jiCÊmia  (Ehr.) ,  concorde  parfiâtement  avec  h  aimplicllé 
d'organisation  que  les  faits  préoédoBts  tendent  à  établir. 

X.  Ce  fibment  flagelUforme  est  peut-être  l'ohjet  le  plus  difficile  à  aper- 
cevoir ;  je  l'ai  vu  distinctement  au  grossissement  de  a5o  k  3oo  diamètres, 
avec  les  microscopes  simples  et  composés  de  M.  Charles  Chevalier,  en 
ajSDt  rattantioii  d^  laricr  légèremaot  la  distance  de  l*oli)et  par  une  bible 
pression  exercée  sur  llnstruoient,  snrlout  quand  i*animalcula  a  déjà  perdu 
de  sa  vivacité. 

»  J'ai  trouvé  que  le  filament  d'une  cercaria  teruix,  au  groiiissement  de 
3oodianBétres,p«rah  comme  un  fil  de  aotesimple,  épais  de  ^  millbnèlre  vu 
à  Tceil  nu ,  ce  qui  permet  d'évaluer  son  épaisseur  i  jfin  milUmètre.  Dans 
certains  cyclidium ,  il  a  au  moins  7^'^  millimètre  à  la  base,  et  s'amincit 
progressivement  vers  l'extrémité,  où  il  s'agite  avec  une  vivacité  extrême  ,  tà- 
tant  et  évitant  les  obstacles  en  même  temps  qu'il  t'avança.  Sa  longueur  est 
oïdinairament  double  ou  triple  de  celle  du  cmpa  des  divers  apimakules  qui 
en  sont  pourvus,  ni:iis  les  deux  tiers  antérieurs  sont  ordinairement  seuls  en 
action ,  et  il  en  résuite  un  mode  particulier  de  mouvement  pour  le  corps, 
qui,  remorqué  de  la  aorle^  oscille  plus  ou  moins  sur  son  axe. 

»  L'étude  de  cet  organe  permettra  de  caraclériseraairement  qu'on  ne  l'a 
fait  les  infusoires  gjmnodés;  on  reconnaît  en  effet  que  beaucoup  de  préten< 
dues  espèces  des  genres  monaj,  60^,  etc.,  ne  sont  que  des  formes  d'un  même 
être  dans  des  circonstances  dilSBrentes,  et  que  la  queue  attribuée  à  plusieurs 
de  ces  étna  n'fsst  qu'une  eiqianaion  variaUe,  contractile,  et  dispaniaaant 
tout-à-iait  quand  l'animalcule  demeure  en  repoa;  et  proad  la  forme  du 
monas  lens. 

»  Certains  iufusoires,  tels  que  la  cercaria  gibba,  ont  deux  filaments, 
tvn  antérieur,  et  l'autre  latéral,  et  c'est  de  leur  action  diTenement  corn- 
bittée„que  résul^  le.mouvemaiit  oadUataira  «^ooadé  4e  cas  animalcnles. 


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(  107  ) 

w  Dans  tous  ces  gymnodés,  le  corps  n'est  réellement  qu'une  masse  no- 
dnleiue,  sans  tégument,  d'iine  substance  susceptible  de  se  creuser  de  va» 
cuoks  irrégQHèra  superficielles,  et  de  retenir  ainat  de  la  OMiknr  en- 
gsgée* 

»  Parmi  les  infusoires  que  j'ai  trouvés  munis  d'un  filament,  et  qui  seront 
l'objet  de  descriptions  spéciales,  il  en  est  un,  voisin  des  encheîys,  qui  enoutre 
de  son  filament  motear,  en  traîne  un  second,  partant  aussi  de  la  partie  an- 
térieure, et  ramenant  l'aninakule  en  arrière  lorsqu'il  se  contracte  oomme 
le  pédicule  d'une  vorticelI(\ 

»  Une  autre  se  compose  d'une  capsule  ovalaire  déprimée ,  percée  en 
dessous  vers  l'extrémité  d'une  large  ouvecture.  Il  en  sort  deux  ou  trois 
longs  filaments  qui  se  meuvent  lentement  d*nn  o6té  à  l*«ntm,  et  dAtmainent 
le  mouvement  de  f animal,  quand  ils  se  contractent  apria  avoir  pris  un 
point  d'attache  comme  dans  les  rhizopodes. 

»  Il  est  une  espèce  de  tricbode  munie  de  cila  vibratiles ,  qui  laisse  aussi 
sortir  de  longs  filaments  par  me  laife  ouverture  latérale,  et  &it  ainsi  le 
passage  des  gymnodés  aux  infusoires  munis  seulement  de  cils  vibratiles. 
Tous  ces  filaments  ou  cils  sont  de  même  nature,  et,  dans  les  animalcules 
mourants,  on  les  voit  se  crisper,  se  contracter  et  disparaître, surtout  si  l'on 
ajoute  un  peu  d'alcali  ;  c'est  là  ce  qui  a  pu  conduire  des  observateurs  à  nier 
la  réalité  de  ce  qu'on  appelait  des  db,  car  de  véritaMea  db  eussent  per- 

sist*'  au  contraire. 

»  Ainsi  les  faits  inattendus,  fournis  par  l'observation  des  milioles,  des 
vonieiales,  et  des  autres  prétendus  c^halopodes  microscopiques ,  c'est-à- 
dire  renstanoe,  dans  cerialna  animanx ,  de  parties  molles,  sans  tégument 
propre,  susceptibles  de  s'étendre  OU  lobss  OU  en  prolongements  filiformes 
animés  d'un  mon  veinent  plus  ou  moins  rapide;  ces  faits  qui  expliquaient 
ce  qu'on  n'avait  pas  compris  d'abord  dans  la  Difflugie,  se  trouvent  eux- 
mémea  oonfliméa  par  de  nouvtarac  léwiltali'  cbienua  diaque  jiKor  dans  Pé» 
tttdedesinlusoires.» 


(  »o8) 

MÉHOIKÊS  PRëS£]KT£S. 

(GomauMiires,  MK.  Beaatepin»»Beattpré,  de  Fraydnet) 

ncoiciiTb —  Traité  théorique  des  bains  de  cahnique;  par  M.  Lfimehie  . 

(Commissaires,  MM.  Mageudie,  Serres,  Becquerel,  Larrey,  Double, 

Roux,  et  Brewhet) 

nécAifiQiiB. — Mémoire  sur  un  tq/pareii  (totad-bul-vde)  destiné  à  rempiacer 
am  «MM^tagie  touUe  hoHdes'ePiUtng  et  de  pièces  d'eau. 

(Commissaires,  MM.  de  Prony,  Poncekt.  ) 
ravsHHTE-  — Théorie  élémentaire  de  la  capillarité  ;  par  M.  Ahtvr. 
(Commimaires,  MM.  PoiaMui  «  OabMg,  librL)^ 

iMàsxn  mxraimàXiigBm.— Mémoire  sur  lés  tampénuures  mqyiennes  desjHtàUt 
étune  sp^re  non  homogène  f  par  M.  Dohaku. 

(CMntaiMair«ft,lllf.Jli0t,  Wàtam^lMbh.) 

TXom  plaçons  ici,  pour  tenir  lieu  ^eKtnùi,  la  leiira  «kmt  l'auteur  a 
accompagné  l'envoi  de  son  mémoire. 

a  J'ai  pensé  qu'il  ne  serait  peut-être  pas  inutile  de  faire  connaître  4piel< 
que*  théorèmes  auxquels  je  suis  parvenu  depuis  long-temps  sur  la  propa- 
gatiou  de  la  chaleur  daus  les  corps  uon  Ijudmogeacs.  lis.  se  apportent  au 
cas  d'une  jp^iére  ooi|ipoa4^de  çouohaK.dqnt  k  wKi»  nvb  niinnt  «ne 
loi  exprimée, par  une  fonctioa  qiadoofmwi't  çpitfiiroe.  OQ  diaMBlînw,  de 
la  distance  au  centre. 

»  La  solution  complète  de  la  question  n'est  pas  possible  dans  l'état  ac- 
tuel de  l'analyse;  mais  loraque  les  températures  «ctérieures,  différentes 
pour  chaque  point  de  la  surÊice ,  se  reproduisent  indéfiniment  ^nu  des 
périodes  de  même  durée,  et  que  l'on  cherche  les  températures  moyennes 
des  poinu  de  l'intérieur,  ou  seulement  des  couclies  concentriques,  on 
peut  parvenir  à  quelques  propositions  d'ùne  grande  généralité.  Il  en  est  de 
même  du  cas  où  les  températures  du  rniHau  aéraient  indépendantes  du 
temps ,  et     l'on  cwtsidérerait  l'état  final  de  la  sphère. 


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(  »o9  ) 

«  Fourier ,  dnns  son  rcmarfujable  mémoiro  sur  les  températures  pério- 
diques de  la  terre ,  a  démontré  que  la  température  moyenne  annuelle  d"im 
point  quékioamie  de  la  mtfac»  eat  la  mémè'dii<^\bellfe9  des  points  situés  à 

ment  que  la  tetnpératiirc  moyenne  annuelle  de  la  surface  entiè*%est  la 
même  que  celU'  de  toutes  les  couches  concentriques  jusqu'à  une  profon- 
deur très  petite  par  rapport  au  rayou  de  la  terre.  Celle  conséquence  avait 
été  remarquée  par  les  pbytiéfci»  (pii  s^oisapent  des  terapératiurcs  terres» 
très  ;  mais  il  y  en  a  qui  ont  pàné  qa*d|f  'était  éiaçÉfrpibgr.lM  ooudies  si- 
tuées à  unr  profoîiili'Mi-  ([M"Ioonqnf ,  pièce -^*ils  crov'n<"nt  qiit^  tous  les 
puints  situés  sur  une  même  verticale  a«aiènt>li hnémc  moyenne  annuelle.. 
Cette  dei-nièro|iivpoùU<mi^tvOonioM3  oâ  leitait^^  inMacteyHHdMepfllidiait 

de  ceux a««|acU  je  suis  parvenu.  ' 

»  On  trouve  encore  dans  Icâ  ouvrages  de  M.  Pois-son  ,  un  théorème  sur 
les  tenpératMre»  inf>yeoneftiiU  aoniiatifcinnf^  que,  dans  VitafAMil' d'une 

sphèw,UwwiugÉW>J»  H»ip<|lilMl  iil IJpiilllMiUlll  I     jli  B^U'iMljlfi 

tures  extérieures}  &iqiloUV>atpaiftJïjotiter  que  cette  moyenne  CétauSsi  celte 
de  la  siirface  même  de  la  sphère,  et  de  toutes  ses  couches  concentriques. 
On  suup^oui^^t  enct^re  par  iuduction  la  vérité  dé  cette  dernière  proposi- 
tion,  ii||iiliwa<iii»'i^Mill<wiMi*i'<ii»»i'|w»  *mnmm  (li»iitaitfMNJI»b'est 
e>wwaN|li?W4>»|MilliltMMMii*'wtti  ^è;y<wi'jit>»uVera  dams  ce  mémoire. 
Parmi  ces  diverses  propositions ,  j|ft*Baa,  bornerai  h  citer  h  snivante  : 

»  Si  une  sphère  solide  est  compaséill^  couches  dont  la  densité  et  tous 
»  les  coefficients  spécilit^ues  varient  suivant  me  loi  quelconque ,  et  que  sa 
»  surface  soit  espesée  depuis  un  tànps  indéâni  à  l'action  d'un  milieu  dont 
■  les  températures  soient  périodiques,  e!  varient  arhitmirf-iH  nt  <Vun  y<\\nt 
»  à  un  autre  de  la  surfacf  :  la  température  moyenne  d'une  coucLl'  qut'l- 
j»  conque  relatif  à  la  période  entière^.sera  constante  et  ^^ak  à  la  moyenne 
v  des  templbratuaarax^rieures.  Cett<fBMjeniieMirraiiMxMë'da  centre  et 

»  d«'  la  masse  entière  de  la  sphère.  Là  inème  pi*dpoktfi6n  a  lieu  lorsque  i 
»  la  spla-rc  n  iiferme  un  noyau  liquide  dont  toilS  les  p^pJ^tf  ont  à  chaque 

»  instant  une  même  température.  » 

■éféoniOMMm.  — ^  C^imvations  relatives  à  la  pluie  .des  tnpifues;  par 

M.  BOUSSI-IOAULT, 

«  On  a  reconno  en  £urope  que  la  pluie  tombe  en  plus  grande  abondance 
le  jour  que  la  lmît^  Aux  régions  éq^iamialasy  do  moins  dans  les  parties 


.     i^ud  by  Googli 


(  »io) 

que  j'ai  visitées,  il  parait  que  le  contraire  «  lieu  ;  tout  le  monde  admet  qu'il 
y  pleut  plni  acorent  la  nuit  que  le  jour.  Dorant  on  atfour  dana  left  en- 
virons des  mines  deMarmato  (au  Rodeo),  j'ai  mesuré  pendant  trois  mois,  et 
séparément,  la  pluie  qui  est  tombée  le  jour  et  la  nuit.  Voici  le*  réaultats  : 


nm  «a  a 

Mute  imr. 

LtjNt. 

UmU. 

3.4 

■S.l 

i8,5 

Novembre.  • . . 

■  ,8  • 

90,8 

M  ,6 

•»* 

iSf9 

i6,i 

»  En  groupant  un  grand  nonbre  Jobiereationa,  lea  aiéléoroiogiilet  en 
ont  tiré  celle  conaéquence ,  que  la  quantité  amnelle  de  pluie  augmente  à 
mesure  qTi'on  s'approche  de  réquateor;  ce  qui  revient  à  dire  que  cette 

quantité  croit  avec  la  température. 

»  Les  obaenrations  que  je  vais  rapporter  ont  été  6it«  anr  deux  pointa 
aiaeivolaina,  nab  ptueia  à  daaélévatkMia  différentea;  éllea  conflnnent  la 

coiuli;  i  ti  .  météorologistes,  en  ce  sens  que  la  quantité  annuelle  de 
pluie  dimiuue  en  même  temps  que  la  hauteur  au-dessus  du  niveau  de  la 
mer  augmente.  Elles  montrent  que  sous  des  latitudes  peu  différentes  il 
pleot  davantage  là  oà  la  température  moyenne  est  la  pinafbrte. 

V  Les  mines  d'or  de  Marmato  sont  situées  par  5*37'  de  btitude  nord ,  et 
par  5*  1 1' de  longitude  O.  de  Paris  ;  leur  élévationabaolueeat  de  i4a6  mètrea; 
la  température  moyenne  du  lieu,  ao%4eentig. 

V  La  ploie  a  été  jaugée  par  MM.  laa  officiera  des  ninea. 


MntK  less. 

èini»  18M. 

n 

8*,. 

ia,a 

M 

aa,t 

S,5 

10,2 

■7.9 

37.9 

aa,4 

9S,6 

S3.4 

•  • 

73 

•  • 

•,5 

SeptemlMPa..  •  *. 

5,1 

iS,a 

9»4 

a5,7 

33,3 

17.8 

= 

'7.8 

«7«.« 

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(  III  ) 

■  »  Pendant  l'année  1807,  Caldas  a  mesuré  la  quantité  de  pluie  tombée  à 
Stala-Féd*  Boyott.  btilidaN.,  4*36';  lon^tude  O.  de  Pari*,  5*6';  hau- 
teur, aôit  métro;  timpintim  mujmntt.  i4*«5  cntig. 

àimtM  180V.         AirirÉx  180B. 


Janvier   Ç^fi  ^fi 

FérrUr   1,7  d'observations  de  1808 

  o»6  ont  été  perdus. 

ML   6,0 

Mai.   i5,3  i4',o 

î"^ 7  «9  4.4 

Juillet   g,5 

Août   ia,3 

Sqittmbi*.  .  .  1,8 

Octobre.  •  .  .  tà,j 

Ifflwiw.  .  .  9,5 

MMMlm.  .  .  .6,4 


•  Dtnt  rannée  1807,  GrUm  a  ooo^té  i36  joiu»  pluvieux. 


(CnmmiiMiw»,  MM.  Arago,  tttoiid,  Gordier,  Dumas,  Robiquet, 
^onoalst}  Girard  1  R|i|MirlMii'>  ) 

«  L'avantage  d'opérer  «aa  distribution  d'eau  abondante  dans  les  dififé- 
ranti  quartiers  do  Bordeaux  étant  génAi»lai— nt raMnny  ^^ni« l^y«tfnipa ^ 
l'autorité  administrative  de  cette  ville  a  appelé  la  concurrence  des  ingé- 
nieurs et  des  mécaniciens,  sur  les  moyens  les  plus  sûrs  et  les  plus  efficaces 
tfeffiBClnercatta  opération  ;  plusieurs  compagnies  ont  répondu  à  cet  appeL 
Les  ona»  ont  pro|NMé  d'amaner  i  Bordaaux  on  oarCain  voltmia  d'eau  de 
sources  qui  en  sont  plus  ou  moins  éloignées;  les  autres  ont  proposé 
d'élever  la  quantité  d'eau  jugée  nécessaire,  de  la  Garonne,  elle-même, 
à  la  baatwir  de  3o  mètres  au-dessus  des  plus  basses  marées  que  l'on  ob- 
lerve  dans  oa  port. 

»  La  salubrité  des  eaux  qui  seront  mises  en  distribution  quelle  qu'en  soit 
l'origine,  étant  la  qualité  eicantieUa  dont  aUa»  doivant  jouir,  l'Académie  a 

C.  a.  18)6.  I"  Smuilr*.  fj 


C  "O 

nefB»  par  l'entremise  de  JH- 1«  Mintttre  de  Tlnstructivu  publique,  uue  série 
(lB-4|aMliMM  dont  k  prwMièw  cwiiLrte  m  4  ^jÊUtâbMr  ■!  fèm  fttrée  de  te 
••  Garonne  serait  pféiiieMé  aux  eeœc  de  soareie  ifoi  aeal  iHrofieeéM  à- 

n  l'administration  municipale  de  Bordeaux  tant  pour  la  boisson  des  habi- 
'  tants  de  cette  ville  que  pour  ses  usages  industriels,  l'irHgation,  l'embel- 
«  liSMinenl  de  ses  places  et  de  ses  promenades ,  etc.  » 

•  One  irWPPWWinn  ooopoaée  de  Mlf .  Afegp,  Viàmmi ,  Dnmae,  Kobi. 
ijuet,  Poncelet  et  moi,  a  rendu  oonq>te  dans  laaéMee  do  16  novembre 
de  l'année  dernière,  des  travaux  d'analyse  chimique  auxquels  elfe  s'est 
livrée  pour  assigner  le  degré  comparatif  de  pureté  des  eaux  dont  il  lui  a 
«lé  lemis  de»  «cliaatUloas.  '  ' 

»  n  résulte  de  cette  analyse  que  l'eau  de  la  Gumuc^  tti  la  plm  pure  de 
toutes  celles  que  cette  commission  a  examinées,  qu'elle  est  même  un  peu 
plus  pure  que  celle  de  la  Seine,  qu'en  conséquence: m  la  considéi-ant  sous 
ce  rapport  die  mérite  d'être  prtfifé#  ans  eeoa  de  ioaraee ,  si  toutefois 
on  penrenait  à  las  rsadre  limpides  pai  un  filtrage  préalable  à  leur  distri- 
bution. L'Académie  aymt  approuvé  cette  conclusion ,  notre  savant  confrère 
M.  Cordier ,  inspecteur-général  des  mines,  rappelant  un  travail  deM.  Parrot, 
ingénieur  au  mène  corps ,  sur  l'épuiHion  des  eaux  adica  par  le  lavage  dea 
minerais,  travail  qui  a  été  impiivié  ^bmtte  8*  volime  de  h  a*  série  des 
Annales  des  Mines,  émit  l'opinion  que  le  mode  de  filtrage  employé  pour 
produire  cet  effet,  était  applicable  plus  en  grand;  on  savait  d'ailleurs 
depuis  plusieurs  années,  par  un  mémoire  qui  est  dû  à  M.  Mallet,  inspecteur 
divi^tuMire  daa  pom»  et.ahnuaéaa,  ^  M.  Tbom»  IngteiaM  «ML  «a 
Angleterre ,  était  parvenu  à  filtrer  à  travers  des  couches  de  sable  et  de 
gravier,  tme  quantité  d'eau  suffisante  pour  satisfaire  en  a/J  heures  aiuc 
besoins  d'une  population  de  a5,ooo  habitants ,  en  portant  à  56  litres  ;  la 
coÉibiiilÉiiittfii'.'jMhMMIIINe  'de  cbaenn  d'eux*  Abstraction  ftite  de  h  AnflUé 
aveeieqnelle pourrait  s'effectuer  le  filtrage  d'un  plus  grand  volume  d'eau ^ 
par  des  mOyen:^  analogues ,  il  est  certain  quHl  serait  possible  de  l'opérer 
avec  b  même  chance  de  sucoèsi  '  '  ' 

•  Reste  k  savoir  qneb  màyiena'fl'ottaviéifdrafc  d'employer  pour  y  par- 
venir et  quelles  modifications  les  drocMséincÉi  loeataa  doivent  apporter  au 
choix  de  ces  moyens.  M.  Cordier,  artiste  in<^canicien  et  hydrauliste,  très 
avantageusement  connu  par  les  distributions  d'eau  qu'il  a  exécutées  k 
Béziers,  sa  ville  natale ,  à  Chaumont  en  Bassignjr,  et  &  Angouléme ,  eit 
^embre'de  l'une  te  compagnies  qui  ont  proposé  dit  «Kstribuerles  oMx  de 
ht  Garonné  dans  tea  diffiSrettts  quartiers  de  Bordeawit'i  'j^tivoyéÎM  robjectlon 


Digjtized  by  Q^iptâ^c: 


(  »'3  ) 

que  l'on  poursàit  tiret- de  la  dinîculté  de  filtrer  couveuRhiement  un  aus«i 
piM'WnhlPBiijMiM .  ({U*  failli idqitf  OQ  aufttit lM!aoi«^Uf«  cru  nécessan  c  de  la 


dont  y  a  conçu  le  projet;  U  a  joint  à  celte  4Morî|yti«n  deux  feuilles  de 
dessins  propres  à  en  fecilitcr  l'intelligence;  la  même  commission  qui  ;i  pré» 
cédeimnent  rendw  ooaiple  de  l'analyse  des  eaux  de  la  Garotine,  ooauius- 
sion  èh<|«elifryAéÉJélnri»Mid)CMrti>inii  iiiiiailpiÉ  tÉifliia^i  Él  illigf  i 
d'ezaniiiier  les  filtres  dont  il  s'agit  sous  le  àaahU^ÊàiffÊÊiiàÊtiiàtmâitfO' 
sitions  générales  et  du  mode  de  leur  construction. 

•  Quant  aux  dispositions  générales,  il  ^ut  d'abord  savoir  que ,  par  l'ellet 


Mkkdu  nouveau  pont,  un  gonflenaent  qui  k&  (Hwfcifi^tBOsm-HksSMS du 

niveau  de  la  marée  basse,  à  l'époque  des  étpjinoxes.  etàSii 
au-dessus  de  oe  niéuie  niveau  a  l'éput^ue  des  soi^ticea. 

péUMées  en  aroont  pw  IwJwrtMliidrt  lkni>al«f»l««MlM^I 

susceptibles  d'être  tenues  en  suspension  dans  ce  courant  rennontent  de 
l'eiubouchure  de. ce  Ueuve  vers  Bordeaux,  eu  trouiblfuit  plus  ou  looinii  la 

rée  s'effectue  en  omAm  de  tempe  que  ion<«lÉilMpMntv(iltiuMk!i^^«lii 

partie  des  vases  et  autres  matières,  amenées  par  le  fltix.  se  dépoanU  sur 
les  rives  de  ia  (iai-ouue  pendant  k  retlux,  ou  continuent  de  troubler  l'eati 
lorsque  «en  «ourant  vers  le  mer  est  rétabli.  Ge  sont  ces  eaux  troubles  qu'il 
s'agit  de  filtrer  avant  de  les  mettre  ea«^yalrihiiliMii< 

»  U  £iut  savoir  en  second  lieu  que  le>«iDlume  d'eau  à  distribuer  doit  >étre 
de  35o  pouces  de  foatainier,  éftdrilertsàj  nùlle  mètres  cubesou  k  7  nail- 
lioos de  litres eaa4  heures.  ..'.",..(  .,|,  .  .    ,^  .  . 

•  Cehi:poaà,ywttoifOtlnei»uui  ijenuKa  qufci  ii  tÊÊÊtmt  fliimautle 
rivedroite  de  la  Garonne,  à  3ooo  mètres  environ  en  aval  du  nouveau  |)ont. 
un  réservoir  quadrangulain-  de  100  mètres  de  longueur,  de  60  nielres  de 
large  et  d«  a  mètres  de ;pruluudeur,  a^unt  son  ioud  et  ses  parois  verti- 
caha  Mv4lu»-ite  ingigiiainiie4'ie  fond  tie  ee.<<ie>yoit,|iestÉiéi.4.i<eceyoir 
l'appaMilde  rutrage  q«»nBus  avons  à  décriB»idoit  élffe>éliéli|jà  «  mètrea 

au-'1<-ssils  .1rs  ]:Ims  !p  isSPs  mni'fcs  (!'■  I  •    ' '.  ;i  fi  )n  ne. 

•  Que  l'on  conçoive  encore  le  réservoir,  entouré  suivant  sa  los^ueur  et 
k  4  mètres  eo  ddion  de  ses  parois,  de  ffiiTr  irainr  rhsniin  de  a5  mètres 
de  large,  lesqueb  le  r<«NnMit4uMJi'p«in<dîeMi4h€eitf»jMr  4« 

17.. 


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(  "4) 

branchements  de  f>  mètres  de  largeur  seulement;  ie  fond  de  OM  dein ca- 
naux est  au  même  niveau  que  celui  du  réseiroir  rectangulaire. dont  iKN» 
venons  de  parler. 

»  A  chacune  des  extrémités  de  ma  deux  embrandieinenta,  et  prés  de 

leur  confluent  dans  la  prise  d'eau,  sont  posées  des  vannes,  au  moyen 
desquelles  on  peut  établir  ou  intercepter ,  suivant  les  besoins  de  service,  la 
communication  entre  cette  prise  d'eau  et  les  deux  canaux  btéraux  dont 
le  réservoir  est  bordé  soivant  se  longueur. 

»  Le»  choses  étant  ainsi  disposées  ,  et  la  marée  ayant  atteint  a  mèlwde 
hauteur  au-dessus  des  plus  basses  eaux  du  fleuve,  on  ouvre  les  deux 
▼annes  qui  viennent  d'être  indiquées;  l'eau  de  la  Garonne  commence  ii 
entrer  dau  kt  deux  canaux  ktéiîniz,  et  elle  ooDitanie  dy  monter  jusqu'à 
ce  qui*elle  j  aoit  parvenue  à  la  hauteur  de  a  mètres.  On  ftrme  aussitôt  les 
deux  vannes ,  l'eati  devient  alors  stagnante  dans  les  canaux  ,  et  si  elle  y  pas- 
sait un  temps  suffisant  elle  y  déposerait  les  troubles  dont  elle  est  chargée 
lorsqu'elle  y  est  introdoite.  Il  est  évident  que  ce  procédé  de  cbriflcation 
pourrait  strfBore,  UMM  l*ineertitude  de  la  durée  de  cette  opération  «  soîvmtt 
les  circonstances,  ne  permet  pas  de  l'employer.  Les  canaux  latéraux  ne 
peuvent  donc  être  considérés  que  comme  des  réservoirs  de  dépôt  où 
l'eau  connenoe  à  t'édaiffcir  par  la  précipitation  des  matières  les  plus  gro»> 
stères  qu'elle  fanait  anspendnes. 

»  Pour  faire  arriver  l'eau  plus  promptement  et  avec  plus  de  certitude  à 
cet  état  de  limpidité  pariaite,  qui  est  une  des  conditions  requises,  il  a 
fallu  nécessairement  employer  quelques  moyens  auxiliaires  des  réservoirs 
de  dépét  Toict  en  quoi  ib  oonsislent: 

s  On  a  divisé  en  deux  parties  égales,  dans  le  sens  de  sa  longueur,  le  grand 
réservoir  rectangulaire  au  moyen  d'une  digue  de  maçonnerie  de  4  inètr.  | 
d'épaisseur  à  sa  base,  sur  3  métrés  de  hauteur.  Ainsi  de  part  et  d'autre  de 
cette  digue  se  trouvent  deux  réservoirs  égaux,  dont  chacun  est  divisé  lui- 
même  en  dix  compartimenta,  que  l'auteur  du  projet  déaigne  soua-le  nom 

de  bassins-filtres. 

»  Lorsque  l'eau  est  restée  pendant  environ  vingt-quatre  heures  dans  les 
deux  basnns  de  dépôt ,  elle  est  conduite  par  dem  aqueducs  dMw  une  liache  i 
d'où  elle  est  élevée  de  quelques  nètrea  par  une  pompa  à  vapeur  pour  ar- 
river dans  les  bassins-filtres. 

»  Ces  filtres  se  composent  d'tue  couche  de  gravier  et  de  sable  fin  ayant 
ensemUe  une  épaisseur  de  i*.7$. 

9  (iki^èaûinr'/Utntimeiiiimi»  sucoetatvement. 


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(  iiS) 

•  L'eau  qui  a  été  filtrée  dans  chaque  bassin  est  reçue  par  nne  grosse 
conduite  posée  dans  une  galerie  qui  eajtiuratiquée  dans  la  partie  luiérieure 
de  la  digue  longitudinale  qui  partage  m  aras  le  grand  réamoir  quadran- 
gtthire.  Vma  ffltrie  est  portée  dana  cette  groaae  condiiite  par  des  tuyenz 
secondaires ipii  y  sont  implantés  en  nombre  égal  à  celui  des  bassins-/iltres. 
et  qui  reçoivent  eux-mêmes  cette  eau  de  tuyaux  plus  petits  embrancbés 
sur  euXf  et  percés,  à  leur  extrémité  inférieure ,  de  trous  par  lesquels  l'eau 
s'y  intraidait'La  ghMse  condiiite  dont  il  est  question  id  étant  reni|die, 
débouche  dans  une  seconde  bâche,  d*où  elle  est  élerée  par  une  deuxième 
machine  à  vapeur  dans  la  conduite  d'ascension  destinée  à  les  porter  nu 
point  culminant  de  Bordeaux ,  lequel  se  trouve  à  3o  mètres  d'élévation  au- 
deasns  dés  jjibl  bases  cinx  de  la  Garonne. 

j>  Il  s'agit  maintenant  de  se  débarrasser  des  matières  qui  sont  reetées 
soit  dans  les  réservoirs  de  dépôt,  soit  dans  les  filtres.  A  cet  effet  on  ouvre 
k  marée  basse  les  vannes  par  lesquelles  Teau  trouble  était  entrée  dans  les 
résérvoiri  de  dépôt;  on  a  soin  d'agiter  Tean  qu'ils  contiennent  encore,  et 
die  s'écoule  dans  la  Garonne. 

»  Quant  aux  matières  terreuses  qui  ont  pu  rester  dans  les  filtres,  on  fait 
entrer  au-dessous  de  ces  filtres  l'eau  de  la  conduite  d'ascension,  qui  pouvant 
agir  de  bas  en  liant  avec  une  pression  de 'trois  atmosphères,  fidt  mmiter 
an-deÉias  de  la'anlaoe  de  œs  appareils  toutes  les  matières  terreuses 
qui  les  obstruaient,  et  les  chasse  dans  les  réservoirs  de  dépôt  dont  le  cou- 
rant les  entraine  dans  le  fleuve  avec  celles  qu'ils  contiennent  eux-mème^. 

»  Toutes  les  manœuvres  que  nous  venons  d'indiquer  s'opèrent,  suivant 
le  projet  présenté,  au  moyen  de  vannes  et  de  robinets,  diMit  on  ne  pour- 
rait Caire  bien  comprendre  le  système  qu'à  l'aide  de  figures  qu'il  faudrait 
expliquer  et  d'une  description  détaillée  qui  nous  ferait  sortir  des  bornes 
de  ce  rapport.  Nous  le  terminerons  en  disant  que  l'expérience  de  ce  qui 
se  pratique  en  Angleterre  et  même  &  Paris,  pour  le  filtrage  des  eaux  trou- 
bles, offre,  pour  le  succès  de  l'appareil  que  propose  Bf.  Cordier  de  Bé- 
ziei  s  ,  toutes  les  chances  désirables  ;  enfin  que  si  cet  appareil  ne  répondait 
pas  d'abord  sur  tous  les  points  à  ce  que  l'auteur  en  espère,  il  lui  serait 
toujours  facile  de  le  perfectionner  en  lui  frisant  subir  les  légères  modifies- 
tiona  dont  robservation  et  l'expérience  pourraient  signaler  Tq^rtunité. 


(  "6) 


CBGTtBES. 

«nM.  «—  DtÊKième  mémoire  mr  fmmkhn  ét  pÊUtimm  ét  «wf»;  jwr 

M.  RoT.  Gi»teiir*yMiCT. 

L'auteur  divise  «on  tramil  en  deux  paiiiee  :  dans  la  première,  il  exa- 
mine quelles  sont  les  matières  organiques  qui  acconij);!^'!!*  at  la  fécule  de 
pommes  de  terre  préparée  avec  l'eau  distillée,  et  il  cherche  à  donner  les 
solutions  de  plusieur;»  problèmes,  et  entre  autres,  de  ceux  qui  avaient  été 
proposés  par  la  coinintssion  de  rAcadéesie  chargée  d'examiner  les  divers 
travaux  «ur  la  fécule  amilaoée. 

La  seconde  partie  renferme  l'analyse  immédiate  de  l'araidoii ,  ainsi 
que  les  analyses  élémentaires  de  cette  substance,  de  l'ainidine,  de  l'a- 
midin  tégiiinentaire ,  de  Pamidin  aolnfale,  et  des  téguments  insolubles 
dans  l'eau  et  dépourvus  de  la  propriété  de  bleuir  avec  l'iode. 

Première  partie.  —  M.  Guérin  arrive  aux  conclusions  suivantes  : 

«  i'.  L'iode  se  comporte  avec  l'amulon  au  milieu  de  l'eau  privée  d'air 
comme  il  le  iaii  quand  elle  n'en  est  pas  purgée. 

»  a*.  L'amidon  cfaauffé  aeul  «vee  de  l'eau  pure  ou  mlée  en  vase  cloe 
distillatmre,  fournit  une  liqueur  distillée  non  suseeptible  de  bleuir  par 
l'iode. 

»  3°.  L'amidon  traité  par  U  diastase  et  l'eau  dans  un  appareil  dislilia- 
toire,  soit  contenant  de  l'air  soit  n'en  contenant  pas,  donne  un  produit 
liquide  distillé  qui  ut  Ucttit  JMS  avec  l'iode. 

>»  4".  La  fécule  pure  exposée  seule  avec  de  l'eau  pendant  48  h.  entre  45 
et  46*  c,  n'a  développé  ni  acide  carbonique,  ni  acide  acétique  :  vue  au  roi> 
croscope  die  n'a  pas  paru  altérée,  fl  en  résulte  que  la  bculté  de  germer 
que  perdent  les  graines  de  certaines  céréales ,  même  au  bout  de  quelques 
heures  de  séjour  dans  un  sol  humide  dont  la  température  e-st  de  45*,  ne 
peut  être  attribuée  en  grande  partie  à  l'altération  qu'éprouve  la  fécule 
pure  «t  humide,  eonune  le  pensent  HH.  Colin  et  Bdwards. 

■  5*.  Lorsqu'on  traite,  l'amidon  par  l'acide  sulfurique  en  suivant  b 
procédé  de  BC.  Tb.  de  Saussure ,  on  n'obtient  pas  de  composé  cristaUisable. 

»  Deuxième  partif. —  L'auteur ,  après  avoir  traité  la  fécule  de  pommes  de 
terre  par  l'alcool  et  l'eau  aûii  de  lui  enlever  lu  chiuropbyle  et  la  substance 
<rapparence  cireuse  qu'elle  renferme,  procède  à  son  analyse  immédiate.  En 


(  "7  ) 

brodant  cette  substance  avec  de  l'eau  à  o'  jusqu'à  ce  qu'elle  ne  lui  cède  plu» 
rien,  il  Iraivre  que  l'eMi  4e  lavage  évaporée  dans  le  vide  laiaae  nn  résidu 
oonlenant 

  61,31 

■olnlile....  38,99 


100,00 

»  La  partie  épuisée  par  l'eau  à  zéro,  ayant  été  traitée  par  ce  Uquidt:  buuil- 
iantf.A  donné  une  U^piaur  qui,  aprèa  avoir  été  filtrée  et  évaporée  à  siccité 
diMl»Tide,ifMBnii 

Ainidi  nu  6a,$i 

39,69 


100 ,00 

»  La  partie  inaehihledaiia  l'eau  boailiante  s'est  ékvée  à  a,ia  parties»  pour 
cent  de  fécule. 

»  H.  Guérin  &it  obeener  que  cette  dernière  analyse  se  confond  avec  celle 
qu'il  a  consignée  dans  son  premier  mémoire  sur  l'amidon. 

•  En  comparant  entre  eux  les  résultats  obtenus  à  la  température  de  la 
l^aoe  foodante,  et  à  cdlè  de  Fean  bouillante,  on  voit  que  l'eau  agit  sur 
l'amidon  à  loo* comme  à  zéro.  Or,  comme  on  ne  connaît  aujourd'hui  au- 
cune substance  qui,  par  l'action  seule  de  l'eau  à  o",  soit  transformée  en 
plusieurs  produits  distincts  (  excepté  ,  hicn  entenda.  le  nitrate  de  bismuth 
et  antres  produits  analogues),  rautetir  en  conclut  que  l'eau  bouillante  ne 
tnutslBnne  pas  la  fécule  en  amidine  et  en  amidin  soluble ,  comme  un  pou- 
rait  être  porté  à  le  croire  d'aprf^  \ei  modaficataons  -c^ie  l'eai)  et  la  cltalf  ur 
font  éprouver  k  la  constitution  de  plusieuf»  produits  de  l'organiaation. 

»  Laa  réauliaii  «kkasas  ceaduiaeti  à  1»  «nspositioB  soivuila  ? 


Amid'm  mIbUc   38, i3 

Aiaidioe   49,7s 


>  M.  Guérin  a  trouvé  que  la  température  de  aoi"  au-dessous  de  léro  ne 
sépare  pas  oooopiétenMBa  Tamidin  soli^le  de  l'ainidine. 

»  Les  nombreuses  analyses  élémentaires  de  l'amidon ,  des  amidins  tégu- 
mentaire  et  soluble  desaécbés  à  i35*  c.  dans  le  vide,  et  l'analyse  de  l'a- 
widiM  deMéibée  à  ij5^  c  dana  le  vide,  pennenent  de  représenter  «es 
substances  connne  il  suit: 

Amidon  =  C^W-O-,    Amidine  =:  C*H>^, 
Amidta  t^gencntaict  b  Amïdb  aolnbk  OH**!)*, 


•  (1.8) 

en  sorte  qu'on  a 

a  Cm  ibmiulw  aiomiqaM  mmitreiit  que  F  tmidon  équivaut  à  du  ctiboM 

plus  à  de  l'eau;  que  ramidine  est  équivalente  à  du  carbone  plus  à  de  l'eau, 
plus  à  de  l'ozigène;  enfin  que  Tamidin  est  représenté  par  du  carbone,  de 
l'eau  et  de  l'hydrogène.  Il  est  à  remarquer  qu«  l'osigène  en  excès  dans  l'a* 
■aiiline  «t  en  proporlkm  uéeaaaaire  pour  fidre  de  rem  «fee  les  deux 
atomes  d'hydrogène  enaoèadanal'amidin. 

•  L'égalité  précédente  aertà  contrôler  l'analyse  immédiate  de  l'amidon  , 
et  réciproquement.  En  calculant ,  d'après  la  formule  d-dctsus ,  combien 
loo p.  de  ftcule  renferment dteidine,  d'anklm  aolnUe  «t  d'amidin  tégu- 
mentaire»  on  trouve 

Amidine   58,85 

aiaidiiM wlnbW H t^jawwtair».  4». 'S 

on  a  obtenu  précédemment  par  l'expérience 

Amidine   ^i?^ 

Amidin» lolubU  et  tégiuneaUire.  ^o,iS 

ioo,oo 

a  Ces  deux  derniers  résultats  s'accordent  autant  qu'il  est  poaiible  de 
l'espérer  dans  de  semblables  expériences. 

»  H.  Gnéria  a  oouilalé  que  la  AaalBM  tnndbnne  l^amid&a  tégunen- 
taire  et  l'amidin  solnble  hydratés  y  en  matière  sucrée  et  en  tme  substance 
insoluble  dans  l'eau,  ne  bleuissant  plus  par  l'iode.  Quand  ces  amidins  ont 
été  desséchés  soit  dans  le  vide  sous  le  récipient  de  la  machine  pneu- 
matique, Miit  dans  une  étuve,  la  diaataM  n*apai  d*aclioii  Mwibte  aur 

»  L*acide  sulfurique  agit  faiblement  sur  ces  amidins  desséchés. 

»  L'auteur  trouve  que  loo  p.  de  fécule  contiennent  1,705  p.  de  matière 
inaolnUe  ne  UeuiaMnt  pins  par  riode,iKMabre  qui  difière  easentiellement 
de  a,  la  reprjMBtuit  famidin  tégonrantrire  coutemi  dana  h  mène  quan- 
tité de  fécule. 

>  La  matière  ne  bleuissant  plus  par  l'iode  ayant  été  soumise  à  l'analjse^ 
adonné 


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(  "9) 

Première  analyse.  BmiMm  analync. 

£VÎ*"!   •   47»«« 

7.07  9,11 

4fi»Bo    4$,w 


*  •  •  • 


*  C«  analyses  i   ,  ^ 

■éridence  la  différence  qui  existe  entre  ces  deux  si^,^,,,^^. 

»  On  peut  fane  ici  deux  hypothèses  :  la  première  consiste  à  regarder  l'a- 
nBidin^t^unjentwe^:^^  de  tégumeats  aebleuis^mt  plus  mi- 

»  £a^Aéllant  la  première  manière  de  voir,  et  en  partant  des  résultats 
ci-dessus  énoncés,  100  p.  d'aroidio  tégumentaire  contiendraient  8o,4a  n. 
de  téguments  ne  bleuissant  plus  avec  riode,  et  19,58  p.  d'aroidine;  parsàfte 
la  composition  A^Mnentaire  de  cet  amidin  serait 


Carbonr   48,86  \ 

Hj'drogctie. . ,  .6,56 


analyse  qui  s'éloigue  beaucoup  decelle  qu'on  a  obtenue  en  analysant  directe- 
ment ramidin  tégapnentflire.SieiAttlre,  on  £utattentiou  à  l  action  énergique 
que  la  diastase  exerce  sur  Tamidon  à  l'état  d'empoia,  on  sen  porté  i  rejeter 
la  première  hypothèse,  et  ù  admettre  la  seconde. 

"  L  auteur  termine  sou  mémoi  rc  en  faisant  observei'  rjii«^  U's  expériences 
fon4l■MB^lM,(00lttme  por  exemple  l'analyse  innnédjau;  de  l'amidon  au 
moyen  daJ!eair>  oVC'deia4laBsieQttio»^a»4t.9idB,tap|Ûi|6  s^péléis  par 
lui4némeafwatd«(iMlM.Pial0«pe.#      *v  ?      >  W< 

aooiocxB.  —  l^ouveau  genre  de  vers  tromés  4futs  /es  muscles  de  i  homme  i 

par  - M.  RiCHMB  OUsnr. 

•U»  dt  HlaiwUie  met  souslcsyeux  de  l'Académie,  de  la  pai  l  de  M.  (Àvcri, 
un  morceau  dusmiscle  grand  pectoral  d      lioni<^^,  contenant  un  très 
ranci  nombre  d'individu» d!!»» -»piç*  ^4l«!i!i<i^te^^,  de  la  longueur 
d  une  ilemi-ligneau  plus,  d»  fMane  fyUiidri«iM«»  l^urvii  d'un  oriâce  biiq. 

C.  R.  1836.  iw  toetiF».  18 


(  lab  ) 

cal  antérieur ,  auquel  M.  Owen  donne  le  nom  de  trichina  spiralis ,  parce 
qu'il  est  le  plus  souvent  solitairement ,  enroulé  dans  un  kiste  formé  aux  dé- 
pens du  tissu  celUilairc  du  muscle.  La  petitesse  extrême  de  cet  «ntozoaire 
a  erapèché  M.  Owen  d'eu  connaître  complètement  la  structure  ;  mais  il 
en  a  observé  as»ez  pour  être  certain  qu'il  ne  peut  entrer  dans  aucun 
des  genres  jusqu'ici  cdumus,  ce  qui  l'a  déterminé  à  en  former  un  nouveau. 
Ce  ver  n'a  encore  été  trouvé  en  quantité  considérable  que  dans  le  sys- 
tème musculaire  de  la  vie  animale,  et  jamais  dans  le  tissu  du  cœur  ni 
dans  celui  des  intestins,  et  cela  dans  trois  cas  déjà  observés  :  l'un  sur  le 
cadavre d'ufî  italien  de  5o  ans,  mort  de  consomptions  la  suite  d'une  ma- 
ladie de  poitrine;  le  second,  sur  une  femme  irlandaise,  morte  dans  un 
état  de  consomption  déterminé  par  un  vaste  ulcère  à  la  cuisse ,  et  enfin 
le  troisième,  sur  le  cailavre  d'un  homme  mort  à  l'hôpital  S'- Ihrtbolomé, 
sans  que  l'on  dise  de  quelle  maladie,  u 

caiBUkcn.  —  De  la  lithotritie ,  considérée  sous  le  rapport  de  ses  accidents 
réels  et  de  ses  accidents  sv^posés  ;  par  M.  Sécalas. 

L'auteur  compte,  parmi  les  accidents  qu'il  appelle  supposés,  c'est-à-dire 
qu'il  n'a  point  observés  à  la  suite  de  la  lithotritie  opérée  selon  sa  mé- 
thode, Xhémorrhagie ,  Y  arrêt  de  fragments  de  pierre  dans  l'urètre ,  la 
déchirure  de  V urètre ,  etc. 

Il  compte,  parmi  les  accidents  réels ,  c'bst-à-dire  qn'i!  a  eu  occasion  de 
voir  se  développera  la  suite  de  l'opération  pratiquée  selon  sa  méthode, 
la  néphrite ,  \ œdème,  et  une  réaction ,  soit  sur  le  tube  digestif,  soit  sur  le 
cerveau ,  soit  sur  les  poumons ,  soit  sur  le  coeur. 

«  Pour  ce  chirur|;ien,  il  y  a  entre  la  douleur  que  cause  la  lithotritie, 
et  celle  que  produit  la  taille,  une  énorme  différence.  11  a  opéré  plu- 
sieurs malades  pendant  que  ceux-oi  croyaient  être  soumis  à  un  simple 
cathétérisme,  et  plusieurs  autres  alors  qu'ils  donnaient  des  preuves  non 
équivoques  de  l'absence  de  toute  souffrance. 

»  La  récidive  de  la  pierre  ne  lui  parait  pas  être  plus  fréquente  après  la 
lithotritie  qu'après  la  taille ,  et  les  conditions  dans  lesquelles  elle  arrive 
lui  semblent  être  les  mêmes.  Les  récidives  en  très  petit  nombre  qu'il  a 
observées,  ont  eu  lieu,  i*  chez  des  sujets  qui,  précédemment,  étaient 
affectés  de  la  gravelle,  chez  lesquels,  par  conséquent,  un  gravier  a  pu 
descendre  des  reins  et  grossir  dans  le  réservoir  de  l'urine  ;  3*  ciies  des 


(  ) 

sujets  atteints  d'une  maladie  organique  de  la  vessie,  chez  lesquels  h 
pierre,  de  nature  phosphatique ,  s'était  développée  évidemment  sous  l'iu» 
fluencc  de  cette  maladie.  Or,  dit-il ,  ce  sont  là  précisément  les  conditions 
dans  lesquelles  on  l  emarque  le  retour  de  la  pierre  par  la  taille. 

»  La  conséquence  générale  à  déduire  des  faits  rapportés  dans  son  mé- 
moire est,  selon  M.  Ségalas,  que  la  lithotritie  offre  des  accidents  moins 
nombreux  et  moins  graves  que  ceux  de  la  taille.  Toutefois,  il  n'en  reste 
pas  moins  convaincu  que  le  chirurgien  appelé  près  d'un  malade  qui  a  la 
pierre ,  doit  peser  les  conditions  dans  lesquelles  se  trouve  ce  malade , 
non-seulement  sous  le  rapport  du  volume  et  de  la  nature  présumée  du 
calcul,  non  seulement  sous  celui  des  diverses  parties  de  l'appareil  uri- 
iiaire,  mais  encore  sous  le  point  de  vue  de  l'âge ,  de  la  constitution  et  des 
dispositions  maladives.  Il  n'est  permis  de  prendre  parti  pour  la  lithotritie 
et  de  repousser  la  taille  qu'après  avoir  bien  rapproché,  bien  comparé, 
pour  le  cas  présent,  les  avantages,  les  inconvénients  ft  les  résultats  pro- 
bables de  chacune  de  ces  méthodes. 

9  M.  Ségalas  pense  que  le  meilleur  moyen  d'éviter  la  cjrsttle  à  la  suite 
de  la  lithotritie,  est  de  faire  des  séances  courtes  et  éloignées ,  d'achever  la 
flivision  d'un  calcul  ou  d'un  fragment  de  calcul  avant  de  commencer 
celle  d'un  second,  et  de  tenir  autant  que  possible  le  malade  au  repos,  au 
régime,  et  à  l'usage  d'une  boisson  mucilagineuse.  » 

TarfliOLocix  véoItale.  —  Mémoire  sur  ta  ^gétation  des  céréales  sous  de 
hautes  températures  ;  par  MM.  Edwards  et  Colik. 

«  Dans  un  mémoire  lu  à  l'Académie  le  3  février  i834,  MM.  Edwards  et 
■Cohn  avaient  examiné  l'influence  de  la  citaleur  sur  la  germination  ,  et 
avaient  constaté  que  les  graines  de  nos  céréales  ne  supportaient  guère  ime 
température  de  45*  c. ,  quoiqu'elles  fussent  dans  des  circonstances  favo- 
rables à  la  germination;  ce  qui  les  a  conduits  à  rechercher  s'il  n'y 
avait  pas  des  climats  trop  chauds  pour  que  nos  céréales  pussent  y  réussir. 
Us  ont  fait  leurs  premières  recherches  sur  notr**  blé  d'hiver  et  le  blé  de 
mars,  comme  ces  blés  diffèrent  en  volume,  les  graines  de  blé  d'hiver 
étant  beaucoup  plus  grandes,  il  leur  a  paru  que  les  différences  dans  la 
végétation  pourraient  devenir  plus  saillantes  en  feisant  contraster  davan- 
l.ige  les  différences  <le  volume.  C'est  pourquoi  ils  trièrent  53o  des  plus 
grosses  graines  de  blé  d'hiver,  qu'ils  semèrent  comparativement  avec  ui» 
même  nombre  de  graines  de  blé  de  mars,  sans  distinctiou  de  volume. 

l8.. 


C  ) 

iicii  (le  semer  on  mars,  ils  le  tirent  le  %'i  avril,  aUn  que  l'iiilluencc  de  la 
chaleur  fût  pitis  prononcée.  Les  deux  variétés  levèrent,  comme  de  coii- 
tnme,  ne  présentimt  rien  de  particulier.  Elles  continuèrent  pciiiliiut  quel- 
que temps  à  croître  de  même;  mais  ie  blé  (rhivcr  ne  poursuivit  pas  son 
développement  normal;  il  continua  à  présenter  le  même  aspect  qu'il  avait 
d'abord,  c'est-à-dire  qu'il  conserva  sa  forme  de  premiei-  àgc.  Un  sait  qu'a- 
lors le  blé  est  en  herbe,  qu'il  n'a  |)oiir  ainsi  dire  pas  île  tige  ,  et  que  U 
plante  est  presque  tout  en  feuilles.  C'est  ainsi  qu'elle  continua  à  croître,  ne 
présentuit  que  des  tinifFes  de  feuille.^,  les  tiges  étant  trop  petites  pour 
qu'elles  parussent.  L'accroissement  do  la  pbnte  ne  se  born:iit  pas  à  l'allon- 
gement de  la  feuille,  mais  il  consistait  aussi  dans  la  multiplication  des 
petites  tiges,  ou,  en  d'autres  termes,  la  plante  avait  beaucoup  taUé  ;  mais 
chaque  tallc  était  excessivcnjcnt  courte  et  cachée  sous  la  touffe  de»  feuilles. 
Il  n'y  eut  pas  une  seule  exception  dans  la  végétation  de  ces  5'io  graines 
de  blé  d'hiver. 

u  Cependant  sous  les  mêmes  influences,  les  graines  de  blé  de  mai-s  pju  - 
conrurent  régulièrement  leurs  diverses  phases  de  végétation,  poussant  rapi- 
dement des  tiges  droites,  et  formant  ensuite  des  épis  qui  mûrirent  à  l'époque 
ordinaire.  De  même,  à  cette  marche  de  développement,  il  n'y  eut  pas  une 
seule  exception. 

»  Reste  donc  une  variété  de  nos  céréales,  le  blé  «l'hiver  à  grosses  graines, 
qui  ne  réussirait  pas  dans  les  régions  dont  la  température  est  égaie  à  celle 
du  mois  de  mars  parmi  noiis,  à  l'époque  de  l'expérience. 

D  Pour  déterminer  si  les  petites  graines  ne  se  comporteraient  pas  autre- 
ment, on  en  choisit  un  pareil  nombre  qui  pes;iient  à  peu  près  moitié  autant 
que  les  grosses,  et  qui  furent  semées  en  même  temps  (a3  avril).  Elles 
poussèrent  d'abord  comme  les  précédentes,  mais  ensuite  il  y  eut  une  diffé- 
rence notable,  c^r  un  grand  nombre  d'entre  elles  monta  en  tife  en  même 
temps  que  le  blé  de  mars  et  de  la  même  manière;  sur  les  53o  petites  graines 
de  blé  d'hiver,  il  y  en  eut  6oqni  formèrent  de  hautes  tiges  et  mûrirent.  Les 
470  restèrent  en  herbe  comme  toutes  les  grosses  graines  d'hiver,  semées 
comparativement. 

9  Ainsi  le  volume  de  la  graine  est  une  condition  qui  modifie  puissam- 
ment le  développement  de  la  plante  sous  l'inflfience  d'une  chaleur  élevée; 
mais  il  est  évident  qu'elle  n'est  pas  la  seule,  et  même  qu'elle  n'est  pas  la 
principale;  ce  que  Ton  peut  voir  par  le  rapport  du  nombre  qui  est  monté 
en  tiges  avec  celui  qui  est  resté  en  herbe.  Il  faut  donc  qu'il  y  ait  dans  le 
blé  de  mars  des  différences  constitutives  qui  permettent  à  tontes  lea 


(  ) 

grailles  de  blé  de  mars  de  se  développer  d'une  manière  normale  dans  ces 
limites  de  tein|j(''ratiire. 

»  Les  auteurs  ont  pensé  que  le  blé  de  mars  lui-même  céderait  à  uik'^ 
pareille  influence;  et  comme  il  fallait  le  soumettre  à  une  plus  haute  toiii- 
pérature,  ils  l'ont  semé  le  \  juillt^.  La  cbaleur  ne  l'empêcha  pas  de  ger- 
mer et  de  pousser  comme  de  coutume,  mais  on  ne  larda  pas  à  reconitattri- 
qu'il  poussait  des  feuilles  longues  et  touffues,  et  ne  semblait  pas  disposé 
à  monter  en  tige.  £n  effet,  les  plantes  de  ce  blé  existèrent  dans  cet  état 
pen<lant  le  mois  de  juillet  et  une  grande  partie  du  mois  «l'août;  c"csl-à- 
«lire  que  le  blé  de  mars  resta  en  herbe  et  ne  put  se  développer  en  mon- 
tant en  tige  pendant  la  saison  la  plus  cliaiide  de  l'année.  Ce  qui  est  surveiui 
ensuite  dans  le  déclin  de  la  saison  fait  vivement  ressortir  le  rapport  in- 
diqué plus  haut;  car  le  blé  de  mars,  qui,  tant  que  ta  chaleur  du  mois 
de  juillet  et  de  la  première  moitié  d'août  s'est  soutenue,  avait  été  arrêté 
tians  son  développement,  et  était  resté  en  herbe,  commença  à  pousser  «les 
tiges  dès  que  la  température  eût  baissé.  Les  auteurs  ont  varié  la  nature 
ilu  sol,  mais  aucime  des  nombreuses  variétés  qu'ils  ont  employées  n'a 
pu  contrebalancer  riiifluence  de  la  clialeur  pour  arrêter  le  développement 
lies  céréales.  Ainsi  l'influence  de  ce  degré  de  clialeur  est  prépondéi-ante, 
résultat  important  pour  l'application;  car  sans  avoir  égard  ù  la  nature 
(les  terrains,  il  suffira  de  connaître  la  température  d'un  pays  pour  en  tirer 
des  conclusions  relatives  à  l'influence  delà  chaleur  sur  les  plantes  dont  il 
s'agit.  Ce  n'est  pas  que  la  nature  du  sol  soit,  à  cet  égard,  sansciKet;  niais 
comme  il  est  incomparablement  moindre,  il  se  borne  à  déplacer  un  peu  la 
limite  de  clialeur  qui  produit  l'arrêt  de  développement.  Les  auteurs  se 
proposent  de  revenir  plus  t;ird  sur  ce  sujet. 

»  Ils  ont  étendu  le  même  genre  de  recherches  à  Vorge  et  au  scif^ie,  et 
ils  ont  obtenu  le  même  résultat.  Ainsi  nos  principales  céréales  ne  sauraient 
se  développer  sous  une  température  setnbbbie  k  celle  qui  a  régné  à  l'é- 
poqiie  de  ces  expériences. 

»  En  comparant  la  mesure  fournie  par  l'expérimentation,  loin  des  con- 
trées équinoxiales,  avec  celle  que  l'observation  a  donnée  sur  les  lieux  mêmes 
on  forme  le  parallèle  suivant  : 

»  I*.  I^températurc queMM.EdwardsctCohnontconstatécommeforniant 
la  limite  de  chaleur  où  nos  principales  céréales  conmiencent  à  ne  pouvoir-  »e 
«lévelopper  d'une  manière  normale,  est  de  i  S^sS  c.  (température  moyenne 
du  mois  de  mai  1 834).  ce  qui  s'accorde  par&itemeut  avec  celle  de  iS'à  19*1-. 
de  température  moyenne,  que  M.  de  IIuinboKIt  a  assignée  aux  climats 


c  'ri  ) 

tempérés  les  plus  iavorablesà  la  culture  de  nos  C(r(';i!cs.  le  froment, l'épautre, 
l'orge,  l'avoine  et  le  seigle,  accord  ^ui  n'est  pas  moins  remarquable  avec 
la  lUDft»  4té  i8*,8  c. ,  qu«  M.  flowriïigaidt  a  observée  dans  les  Gordillières 
ptfbr  le  blé  et  l'orge. 

PI".  MM.  Edwards  et  Colin  ont  dél^rmiiW>  que  la  raison  pour  laquelle 
les  céréales  aouiBisesà  leurs  expériences  ne  réussissent  pas  sous  l'influence 
d*utte|;niidedialrar,est  qu'eltesne  sauraient  monter  en  tiges,  et  qu'elles 
reétent  en  lierl)t.:Tél  est  aussi,  d*apris  If.  de  Haittbo1dt,4e  résultat  de  la 
cnltore  aux  environs  de  Xalappa. 

»3'.Os  auteurs  ont  reconnu  que  la  végôtation  de  nos  céréales  restées 
en-herbe,  soosnnflaèncedecetteeauae,  était  très  vigoureuse  et  les  rendait 
propreHi'fBlirAir  uM  eMeUente  pfttore;  ce  qui  eoÀncide  enactement  avec 
ce  que  M.  de  Hurobotdt  rapporte  dct  quafiiét  et  des  usages  du  froinent 
que  l'on  sème  aux  environs  de  Xalappn 

i>4*'  Ils  ont  déduit  de  diverses  séries  d'expériences  sur  différentes  cé- 
réales itt  dbtÀ'iSllaiat,  ip^ii  n>-  twaH  pas  tmé  ftsite  ûnigue  de  chaleur  ft 
leur  développement  normal,  maïs  qu'il  y  en  avait  deux,  Vune  liviérieufe, 
égale  à  1 8°  c,  où  queltjues  unes  de  nos  principales  céréales  commencent  à  ne 
pouvoir  se  développer,  l'autre  supérieure ,  égale 4  aa*  cent.,  où  tomes  ces 
céréale*  sont  arrêtée*  dans  leur  développement  Yoilk  ce  qui  explique  les 
cas  exceptionnds  rapportés  parM.de  Humboldt. 

»  Ainsi  les  conditions  fondamentales  d'oi'i  dépend  le  développement 
normal  des  céréales,  sous  de  hautes  températures,  se  ra|iportent  à  deux 
die&  principaux,  i*.  la  limite^  Tempétâture,  a*,  la  qualité  et  la  nature 
de  la  graine.  Quanti  Tâévation  de  température  qu'il  fiiudmit  pour  cmpé- 
clier  le  déveîoppenient  complet  de  toutes  les  cénéales  sans  exception,  il 
serait  difficile  de  le  déterminer,  puisque  le  maïs,  semé  dans  la  saison  la 
pluscbaudede  l'année,  présente,  Unt  que  durent  les  grandes  chaleurs, 
vuk  développement  normal.  Il  partît  mémo,  d^aprèa  ee  que  M.  Boussinganlt 
a  oomnraniqué  aux  auteurs,  qneplus  il  fait  chaud,  plus  il  prospère. 

»  Ce  que  devient  le  blé  d'hiver,  semé  dans  nos  climats  sous  ime  tem- 
pérature élevée,  présente  un  phénomène  remarquable  et  une  application 
utile.  Dans  le  dédin  de  la  saison,  l'herbe  finit  par  périr,  mais  non  la  n- 
cine  Comme  le  froid  succède,  et  ensuite  une  chaleur  doucement  graduée, 
la  plante  alors  se  développe  d'une  manière  normale,  monte  en  tipe  et  par- 
court toutes  ses  périodes  aux  époques  déterminées,  mais  avec  cette  difié- 
renee.en  ftveurde  la  nouvelle  plante,  qu'elle  est  plus  vigoureuse;  car 
.ajant  la  première  année  Imné  baanceup  de  petiaia  ttUea, dia  punsae  Kan* 


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C  ia5  ) 

uée  suivante  avec  ce  surcroit  de  tiges,  et'porle  une  récolte  abondante.  On 
pourrait  doDC  tirer  parti  de  cette  iuiiueiice  d'une  liaute  température  et  se 
servir  de  k  même  graine  pour  obteirir\eii  àtax  wmén  deux  récolles  dont 
l'une  pour  les  bestiaw,  feutre  pour  l'homnie;  l'une  et  l'autre  d'une  qualité 
supérieure.  Sous  le  rapport  scientifique,  cette  influence  de  la  température 
n'est  pas  nioios  intéressante.  On  voit  comment  l'action  de  la  chaleur  peut 
rendre  ta  même  pbBl»  ennuelle  ou  bisannuelle,  et  Toit  ne  saurait  douter 
Vie  dtpmib  ftita  ne  se  pràentent  souvent  dans  la  milore.  » 

Sa  séance  est  levée  à  5  heures.  F, 


(  «««) 


L'Académie  a  reçu  duift  «lté  téaaee  les  o«f nfes  dmit  void  ke  thne  : 

Canotes  renias  kebdomaduim  én  Sémioe»  dê  tJeëdimiê  du  SdeHe», 
n*  4f  i856,  îik4,*. 

Éloge  historiqtie  de  M.  G.  <?uwery /«irM.  Floireks  ,  secrétaire  perpétue! 
de  l'Académie  des  Scieeces,  tu  à  la  séance  publique  du  aQ  décembre  i834; 
in-4°, 

Jmumn  du  Bureau  de»  Longitudes, pour  i8S6;  iir-iS. 

Ménoin  sur  la  BSbUaAiqiuo  royàks  far  11.  B.  DeLontar  ;  Paris,  i85S , 

in-8v 

A  Mono^mph  oj  the  ramphtutuiœ  or  Jamilj  o/ toucans  s  bjr  J.  Goold; 
London,  t8?5,  ra<felio.  (M.  Udora  Geoflroy  Saint>maii«  est  chargé  d'eo 
rendre  un  coniple  verbal.) 

Gujr's  Iwspitnl  reports ,  n'  i  ;  jnnuarr  i856j  edited  bjr  ^nmam,  H.  BAa- 
Low  ET  James  F.  IUbircton;  London,  iQ'-8°. 

Annuaire  de  FOhervatoire  de  Bntx^es  pour  \9i&ipar  le  dire^eur 
M.  A.  Qoetelet;  in-is. 

Memorie  délia  reale  jÉcademia  délie  Seimudi  Ihrmot  tone  58»  Turin, 
j855,  in-4*. 

Noie  sur  une  assertion  publiée  par  M.  F'aUotj  au  sujet  dune  maladie  de 
la  feigne  observée  d  Genève  en  i858/  par  MU.  Dosv  et  Aimi.  db  CàMBùuxi 

jn-8". 

Histoire  naturelle  des  Iles  Canaries i porlOA.  Wns  et  fiiaTnun;  5*  li- 
vraison, 10-4"  et  atlas  in-folio. 

Statistique  générale  de  la  Chambre  des  Députés,  sessio»  de  i836;  par 
lyf.  Cbateu.x  ;  in-4''. 

Mémoire  sur  le  Chotérn-}forhus  de  Metz;  par^L,  J«  PiSCAljlin  ToLio>8* 
Paris.  (Réservé  pour  le  concours  Montyoa.) 

Aperçu  systématique  sur  la  Navigation  dans  fair  et  sur  la  direction  des 
aérostats  j  pi$r  9A.  L.  Doper  net;  précède'  d  une  introAœtion  par  M.  Dupdis- 
Delcocrt;  Paris,  i  ,  in-8*.  (Ce  mémoire  est  renvoyé  à  MM.  Gay-Lussac 
et  Navier,  chargés  de  reodre  compte  de  la  lettre  de  M.  Robert  Heizel,  sur 
le  même  sujet.) 


L.iyiu^ca  by  GoOglc 


(  «a?  ) 

Prétdt  statistique  sur  le  Canton  de  Songeons,  arrondissemeni  de  Beaiwais 
((I£m);  par  M.  Ckat»;  IofS*.  (Extrait  de  P^fmHoâv  «bt  département  dé 
fOûttf^de  i8S6.) 

Précis  hi'ilorique  sur  le  Canton  de  CrévecOBurj  arwtidissement  de  Cler- 
mont  (Oise);  par  M.  Gbaves;  iu«â*.  (Extrait  de  Vjénnuaire  du  département 
de  l'Oise.) 

Be^rêhes  sûr  Us  Cmuetde  la  nuUaeBe  dUecùU^  de  plomb,  chet  les 

«lÊl^iers  qui  préparent  la  cénue;par  M.  A.  CbbtalUu;  in-8*. 

Société  havrni.se  dctudes  diverses.  Résumé  analytique  des  travaux  ek  la 
seconde  année;par  M.  Mulet  Sai^tt-Pierhe;  le  Hivre,  i6S5,  in-8*. 

MÛHorkU  ency  clopédique  et  progressif  des  Connaissances  kÊsmainesf 

5*  année,  n*  60. 

Jnntdes  delà  Société  dHortieuUure  de  Paris  s  tnme      101*  litniion, 

jénnnales  ds  Cftânie  et  de  Phy  sique;  par  MM.  Gav-Iahao  et  Abâoo; 
octoiwe,  i8S5,  in^*. 

Journal  hebdomadaire  des  Sciences  médicales;  n*  5,  i89$yi»id*. 
Gazette  médicale  de  Paris;  tome  4  >  f°  5,  i856,  in-4*. 
Gazette  des  Hôpitaux;  n'  it  —  i5,lovae  10,  in-/^'. 
Êùho    monde  savantj  S*  année*  n*  4»  ' 


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COMPTE  RENDU 

DES  SÉANCES 

DE  L'ACADÉMIE  DES  SCIENCES 


S£ANC£  DU  LUr^DI  8  F£ViU£R  1836. 

mtsnmiGB  m  m.  ch.  ouFiir. 


COBBSSPONDANCE. 

M.  Charles  Dupin,  Président,  rend  compte  des  démarches  qu'il  avait 
été  cfaar^  de  faire  >  pour  que  le  Compte  rendu  hebdomadaire  des  séances 
>  de  YAadêaûé  aoit  eiitmpt  de  tout  droit  de  ttmlMre,  comnae  esdutive- 

•  ment  consacré  à  la  publication  des  découvertes  scientifiques,  et  abso> 
»  lument  étranger  i  des  spéculations  commerciales.  Le  Ministre  des 

•  finances  et  M.  le  Directeur  général  de  l'enregistrement  ont  jugé  cette 
»  qmilloa  «vwhm  bieaveillagiee  éclairée,  et  leur  décision  fiitt  droit  à  la 

•  réclamatioB.  » 

M.  de  la  Saussaie ,  secrétaire  général  de  la  quatrième  session  du  Con- 
gres scientifique  de  France,  adresse  une  circulaire  générale  ayant  pour 
objet  d'inviter  le*  sodélé»  amiites,  soit  k  adreaaor  des  questions  au 
Gongris,  soit  à  envoyer  des  députés  qui  prendraient  part  ans  travaux  de 
cette  assemblée.  «Dans  la  position,  dit-il,  où  se  trouve  une  réunion  scien- 
»  tifique  encore  à  ses  débuts,  les  obligutious  de  son  secrétaire  doivent  se 
»  borner  &  soumettre  aux  lumières  et  à  la  critique  bienveillante  de  l'Âca- 
9  démie,  les  acte»  du  Congrèst  età  réelamer  pour  lliistitatioa  un  lian«- 
m  .rable  patronage,  si  die  en  était  jtigée  dijpie;  a 


(  .3o) 

M.  Nicod  envoie  «le  iu>hv«11c6  obMvwtioas  Mr  les  polypes  de  la  vessie 
et  les  JbtulettirinairtSi  il  désire  que  le  méAode  qu'il  •  imaginée  pour 
le  traiteineiit  de  ces  maladies  soit  admise  parmi  les  pièces  appelées  à  oon<> 
courir  poiar]»  grand pfùedttkint^iÊ  de  oensaaoée. 

cjiiMiE.  —  Théorie  des  eond/inaisona  organiques;  par  M.  AubUkiE 

L&tnuons. 

•  1*.  Les  atomes  ou  les  molécules,  en  se  combinant  |)uur  former  des 
composés  organiques,  suivent  des  leis  aussi  simples  que  celles  que  M.  Cagr» 
Lussac  :i  établies  pour  les  gas,  c'est-à-dire  que  If  9,3*  4""  atomes,  molé- 
cules ou  volumes  d'un  corps  simple  ou  composé,  se  combinent  avec 
I,  a,  3,  4«'"  atomes,  molécules  eu  volomes  d'un  autre  corps  simple  ou 
composé. 

»  a*.  Toutes  les  combinaisoiis  orpusqnw  dérivent  d'un  Iiydrogèno  car- 
boné, radical  fondamental ,  qui  souvent  n'existe  plus  dans  ces  combi- 
naisons,  mais  y  est  représenté  par  un  radical  dérivé ^  renfermant  autant 
d'équivalents  que  lui. 

»  3*.  Daus  ces  hydrogènes  carbonés,  le  rapport  du  nombre  des  «lomes 
du  carbone,  est  à  celui  des  atomes  d»  i'lydsu|àiiet  comme it f  t  » 
c'est-à-dire  dans  un  rapport  simple. 

»  4**  Si  ^     ^it  autapt  de  séries  qu'il  y  aura  de  rapporta  différents, 
^     tous  les  hydrogènes  carboués  viendront  s'y  ranger;  «lis  dans  imm^  mène 
série  ,  il  y  aura  plusieurs  hydrogènes  carbonés  qui  différeront  les  uns  drs 
autres,  parce  que  le  rapport  qui  les.  exprime  sera  multipli4  par  i»9kt3)t 
4  y  5,....  lo.... ,  etc. 

»  5*.  Ces  hydrogènes  carbtnés»  soumis,  à  on»  actioft  dédiydrogénwme» 
perdront  peu  à  peu  leur  hydrogène ,  mais  gagneront  roHjouw  en  échange 
autant  d'équivalents  du  corps  deshydrogénant  qu'ils  auront  perdu  d'équi- 
valents d'hydrogène;  de  sorte  que  si ,  à  une  époque  quelconque ,  on  fait 
la  somme  des  équivalents  de  l'hydrogène  restant  et  du  corps  subslitnant* 
elle  sera  toujours  à  celle  des  équivalents  de  carbone ,  dÉn4  Ic  même  rap- 
port qu'avant  la  déshydrogénatioUt  c'cst^àidîre  d«AS  W  rapport  «îmyjie» 
on  obtiendra  un  radical  dérivé. 

•  6^.  Une  partie  du  corps  deshydrogénant  passera,,  soit  à  Tètot  d^etu, 
soit  à  rèlat  d'acide  faydrodiloriqiM,,  etc;...,  qui  tiDlftt  se  dègfifsca, 
restera  combiné  avec  le  nouveau  rad.ica]  formé. 

»  7*.  Le  radical  fondamental  «t  ses  ra<d^oiux  dérivés,  secoot  des  CMp» 


'Digitized  by  Gopgle 


(  «31  ) 

ncatres  ou  capables  de  s'unir  aux  acides,  quelle  qiie  snit  d'ailleurs  la  quan- 
tité d'oxigèn«,  d'hydrogène,  de  chlore,  etc....,  existant  dans  le  radical  ;  et 
le  Tohune  de  celui-d  sm  m  Tohiine  da  corps  qai  le  salifie,  duns  an  rap- 
port simple. 

•  Lorsque  le  corps  désfaydrogéMait,  Toxigène,  par  exemple,  en- 
trera dans  la  combinaison ,  mais  hors  do  radical ,  il  la  rendra  acide ,  quelque 
grande  que  soit  la  quantité  de  carbone,  d'hydrogène  ou  d'oxigène  entrant 
duM  le  ndkai,  et  quelque  petite  qne  soH  la  qaamihé  f  ozigïne  hors  du 
radical;  l'acidité  ne  dépendant  nullement  du  rapport  du  carbone  et  de 
l'byttrogèneà  l'origène,  mais  seulement  de  la  place  de  colni-ci. 

m  9*.  Le  chlore,  le  brôme,  etc.,  dans  les  mêmes  circonstances  forme- 
ront des  cblonires  «a  des  brftmures  acides. 

■  L'hydrogène  entrant  dans  h  combinaison,  mais  seul  et  hors  du  radi- 
cal, formera  un  hydracide  ou  une  hydrobase. 

»  lo*.  Si  l'on  fait  alors  (  8*  et  9*)  la  somme  des  équivalents  <le  l'oxigene 
4m  du  ddore  «t  de  l'hydrogène  totd  existant  dans  la  combinaison ,  elle 
sera  à  odle  des  équivalents  du  carbone  dans  un  nqpport  quelconque;  mais 
si  l'on  compare  les  équivalents  du  carbone  à  la  somme  des  équivalents  de 
l'hydrogène  et  de  l'oxigène,  ou  du  chlore  existant  dans  le  radical,  ces  deux 
nombres  seront  toujours  dans  un  rapport  simple;  et  de  plus,  le  Tolume 
du  radical  sera  au  volume  de  l'oxigène,  ou  du  chlore»  ou  de  l'Hydrogène, 
qui  l'acidiGe,  dans  un  rnpport  simple,  semblable  à  ceux  qui  existent  dans 
le»  combinaisons  du  souire,  de  l'azote,  etc.,  avec  l'oxigène  ou  l'hydrogène. 

»  11°.  Le  chlore,  Toxigèoe,  etc. ,  en  augmentant,  soit  dans  le  ndical, 
comme  lel,  soit  hors  du  radical,  le  chlore  à  l'état  d'acide  hydrocfalorique, 
fougène  pour  l'acidiBer,  forcent  le  radical  à  se  diviser  en  deux ,  puis  en 
quatre,  etc.,  afin  que  la  capacité  de  saturation  du  nouveau  radical  soit 
semblable  à  celle  des  ozides  dans  les  sek  neutres,  soitafin  que  te  rapport 
du  vpinme  du  radical  au  volume  de  Tosi^ne  qui  Faddifie  reste  toujours 
dans  la  limite  des  nombres  simples. 

•  Le  chlore,  le  brôrae,  etc. ,  existant  dans  une  combinaison  hors 
du  radical,  on  pourra  les  enlever  à  l'aide  des  alcalis,  ou  de  la  chaleur,  ou 
d^utres  agents,  et  non  s'ils  stmt  dans  le  radical. 

»  En  général,  on  pourra  enlever  les  corps  existante  hors  du  radical,  on 
une  partie  seulement,  sans  les  remplacer  OU  en  les  remplaçant  tous  ou 
partiellement  par  des  équivalents. 

»  ly.  Si  l'on  enlève  du  carbone  à  la  cnmbinaiion ,  elle  sortira  da  la  séria 
«et  nulenncira  on  nouveau  radical;  tûài-à  appartiendm  i  une  antre  aéria 

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(  l^'^  ) 

qui  n'aura  plus  de  rapports  avec  la  première.  Si  on  le  détruit  de  même  en 
lui  eolevani  du  carlxrtie,  il  sortira  de  sa  noimlle  «érie  pour  entrer  dam 
une  troisième,,  el  même  quelf^uefois  dam  b-premUre,  maia^am  um  pleoe 
inférieure,  par  exemple,  dédoublé. 

»  i4*.  Un  corps  étant  donné,  et  ne  renfermant  plus  son  radical  fonda- 
mental, on  pourra  cependant  le  découvrir  en  remplaçant,  par  la  peu»ée, 
le  oorp»  déahydrogénant  entrant  dam  le  radical»  par  llqfdrofène  primitif- 
vemenienlefé  oaanpposé  teL  »•  . 

HâOAinQro. — Sur  un  mojen  de  transporter  rapidetnent  des  dépéihes  à  de 
gnmdet  éU$taneuifar  H.  âoob. 

L'auteur  propose  de  faire  mouvoir  les  boîtes  contenant  des  dépêche^  4 
travers  de  longs  canaux,  par  l'action  de  lair  comprimé-  On  aait  <{u*nn 
moyen  analogue  a  déxiité  eaaayé  en  Anglelerre;  e*étaik  «n  làiiant  le  vide 
derrière  l'enveloppe  à  tramporter ,  «^u'on  lui  fiÙMit  peromirir  an  canal  dont 
elle  rempUsaait  presque  a»ctement  la  sectioa» 

oniQiiB.  —  jipplicatimtA  la  Caméra  lueÎÊbi  mÊmdetnu  objets  ^adUtâ 
loipe  ;  par  IIM.  liiuw  EnwaaM  et  L.  Davàai.. , 

«  Les  personnes  qui  s'occupent  de  recbercheaà-ràide  de  groasisaements 
très  forts,  asTent  le  service  que  rendit  k  la  scieaoe  M*  Amid,  lorsque  Pin- 

vention  de  son  beau  microscope'liorizontal  lui  permit  d'y  appliquer  la  ca' 
rnera  lucida.  Elles  savent  aussi  que  l'on  n'avait  pas  encore  réussi  à  (aire  la 
même  application  au  microscope  vertical  et  même  jusqu'à  ces  jours  der- 
niers, sus  lonpes  simples,  d'où  résultait  fimpoaslbilité  de  dessiner  avec  les 
ftdUlés  que  donne  cet  instrument  sous  dêt  grossissements  très  bibles. 
Un  opticien  liabile,  M.  Cliarles  Chevallier,  a  tranché  une  partie  de  la 
difBculté  en  plaçant  le  microscope  simple  dans  la  position  horizontale; 
mais  le  porte -objet  deremnt  par  cela  même  vertical ,  oette  dispo^- 
tion  avait  entre  autres  l'inconvénient  de  ne  pouvoir  s'appliquer  aux 
objets  (lisséqui^s  sons  l'eau,  condition  indispensable  pour  les  recherches 
d'anatomie  délicate.  Ayant  besoin  d'un  instrument  de  ce  genre  pour  des  re- 
cherches que  nom  disons  en  emmiimi,  nous  sommes  arrivés,  après  quel-, 
qnea  tentatiTes,à  un  résultat  qui  nom  punit  pouvoir  être  utile  eus  nature*, 
listes  qtii  se  livrent  k  ces  sortes  d'études  et  qp»  nom  nom  empressons^, 
pour  cette  raison,  de  rendre  public 


(  '33  ) 

»  A  l'aide  de  deux  miroirs  plans  disposés  sous  des  angles  de  /|5°,  l'uir 
«ntre  l'onl  et  la  loupe ,  l'autre  râ-à-vis  du  premier  et  aa-deMUS  du  papier, 
npus  fiaijons  coïncider  l'image  de  la  pointe  du  crayoa  «vae  oeUe  de  l'objet 
vu  directement  à  travers  la  lentille  simple  ou  le  m iscroscope  vertical.  Cette 
ilisposition  e&t  d'une  extrême  simplicité  et  ne  nécessite  aucun  dérangement 
flâDS  l'objet  soumift  k  PoImmlHW.  H  peut  d'ailleurs  s'appliquer  k  tooi  le» 
imrtnimaiita  au  mofen  de  quelque  changement  fiidle  dans-  la  'dlipoiilion- 
qae  nooa  avoua  Mi  conduits  à  loi  doonec  » 

evouMiB  aia  Mnaatiniia.  —  DUfeBiypemmt  du  MMut^m  ';  pair 

H.  ÉMILB  JAOQlIMillI. 

«  Le  développement  de  TemBryon  ne  commence  paa  chex  la  planorbe* 

(Tans  un  seul  point  du  vitellus  comme  chez  les  animaux  supérieurs,  mais 
bien  dans  tous  les  points  à  la  fois.  Son  enveloj^  merabi  aueu:>e  ,  transpa- 
rente^est  une  peUicuie  mince  qui,  partimuformation  et  par  développemmt 
tttcceÎBl& ,  constitue  les  or^ea  dé  la  vie  animale;  tandis  que  les  granules 
de  l'intérieur  du  vitellus  ,  rapprorliés  vers  le  troisième  ou  quatrième  joiu* 
après  la  ponte,  pour  former  les  parois  des  gros  globules  également  traus- 
pareati  sont  les  pramims  rudiments  des  ofjganes  de  la  vie  v  égc  taie. 

»  Ces  derniers  origénes  se  dévdoppent  beaucoup,  plus  lisntementque  les 
prcnders. 

»  La  cicatrice  et  la  vésicule  de  Purkinjé  sont  très  développées  et  très  dis- 
tinctes dans  l'ccuf  du  planorbe  retiré  de  l'ovaire;. ils  disparaissent  peu  à  peu 
pendant  son  passage  et  son  s^onr  dims  Ik  pocbe  onévasementdel'ovidncle 
ai^pelé  matrice,  de  manière  qu'il  n'en  reste  plus  de  trace  au  moment  de  la 
ponie. 

»  La  cause  primitive  des  mouvements  de  rotation  en  sens  horixontal 
qn'cxeroe  le  vitellus  vers  le  troisième  ou  quatrième  jour  après  la  p<mte,  est 

due  aux  mouvements  de  vibration  ondulatoires  qui  s'aperçoivent  sur  sa  cir- 
conférence trente -six  à  fjiiarante-huit  heure*  après  la  ponte,  selon  l'état  de 
ratmospbère.  Ces  mouvements  occasionent  un  tourbillon  dans  l'aibuiuine 
qui  finie  par  entraîner  te  vitellus»  oommeTont  déjà  si  bien  démontré  les 
profondes  recherclics  de  M.  Carus. 

*  I-a  partie  vibrante  de  la  circonférence  du  vitellus  constitue  les  rudi- 
ments des  oTffas»  de  la  respiratioa.  Ces  orgues  une  fois  en  vibration  ne 


(  '34) 

MM—t  pfai  dtNtM|Nliiuit  toute  U  âutée  de  la  respiration  branchiale; 
c'est  là  dfaejmqa^  m  «in»  les  tftpa»  de  It  Tesptratkm  pidmoMiM  se 
soient  développé,  ce  ^  trrive'im  le  sixième  on  haMènie  four  de  k  vie 
«xtoa-ovuUire.  » 

■eoBOav.  —  LeUremr  ks  anbmam  mienmpipÊets par  IL  Bêluku 

«La  ricbeiM  d'ofjpmiMtion  dont  M.  Ebrenberg  a  doué  les  ■nimalculcs 
microscopiques,  a  provoqué  de  tontes  parts  des  recherches  sur  cet  objet: 
aucun  des  micrograpbes  que  j'ai  vus  n'a  pu  retrouver  les  nombreux  esto- 
iMce  qn*il  e  déoouveris  par  centaines.  Cest  tout  onsii  vainement  que  je 
les  ai  cherchés.  Ce  non-snooès  in*a  déterminé  à  communiqtier  à  FAcn- 
démie  les  observations  qui  conduisent  à-  des  conclusions  différentes 
de  celles  de  l'oiiservateur  allemand,  et  de  celles  que  M.  Dujardin  a  placées 
dans  sa  dernière  lettre  à  rAcndAnie  des  Sdences. 

•'Ponrfitirecea  dbsenrations  avec  fruit,  il  iautgefder  la  même  gonlte 
d'eau  pendant  plusieurs  jours ,  afin  de  iiiire  périr  par  une  lente  inanition 
le*  animalcules  qu'elle  contient.  Au  moyen  de  quelques  précautions 
dans  le  jeu  de  la  lumière ,  j'ai  vu  des  dis  simples  ou  multiples  à  tous 
les  volvooss,  k  toutes  les  eachélides,  eux  fones,  elc^  etc.  J'ai  remerqné 
nne  cndiélide  armée  d'une  trompe  dont  le  bout  est  divisé  en  soies  plus 
fines,  qu'elle  fait  vrbrer  à  la  manière  des  vorticelles.  Elle  se  dirige  du 
côté  de  sa  flexion  générale,  mais  ce  n'est  pas  par  le  seul  moyen  de  la 
trompe ,  ounnie  il  est  &cile  d'en  juger  pr  les  diverses  courbures  qu'clk 
donne  àson  extrémité,  sans  que  la  ligne  de  progression  en  soit  dévîéft  Je 
guis  assuré  plusieurs  fois  que  ces  organes  vibratoires  ne  sont  que  des 
prolongements  de  la  membrane  extérieure ,  comme  les  doigts  d'un  gant 
aont  les  prolongements  de  le  main.  A  mesure  que  la  goutte  d'eau  s'appau<- 
TTÎt,  laplqpertdes  enimalculee  donnent  plus  de  développenent  à  leurs 
extensions  de  contact;  souvent  des  vésicules  nouvelles  poussent  sur  les 
côtés  de  la  couronne  des  vorticelles  et  des  bourgeons  céphaliques  de  la 
^clide  rostrêe.  Les  protém  se  transforment  d'aut9nt  plus  que  la  goutte 
d'eau  est  plus  ancienne. 

•  Tai  suivi  l'altération  qu'éprouvent  les  globules  intérieurs:  dans  les  ké- 
rones  pustuleuses,  par  exemple,  ces  globules  perdent  leurs  belles  couleurs 
d'abord,  puis  ils  diminuent  de  volume,  ensuite  de  nombre;  ils  se  groupent 
inégalement  contre  la  .peroi  de  le  membrane  extérieure,  et  la  plus  grande 
partie  se  rapproche  de  le  portion  antérieure  de  l'animal.  Un  peu  plus  tard, 
)bs  eik  postérisurs  cessent  leur  mouvement,  puis  sueccssivement  les  plus 


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(  i35  ) 

antérieurs;  alors  ranimai  a  cessé  de  vivre.  Chez  d'autres,  il  se  forme  une 
édiuncrure  au  milieu  ;  elle  augmente  de  plus  en  plus  et  finit  par  séparer 
les  deux  moitiés.  I>a  moitié  antéri«nre  conlinoeà  vivre;  elle  paraît  même 
avoir  repris  de  l'énergie  par  cette  perte  de  la  moitié  postérieure  de  sa 
substance.  Cette  dernière  meurt  souvent  aussitôt,  mais  quelquefois  pour- 
tant ,  lorscpie  la  séparation  ne  laisse  pas  d'ouverture,  ell«  continue  à  vivre 
pour  son  propre  compte ,  et  elle  reprend  quelques  mouvements  aflaiblis 
et  se  traîne  ainsi  pendant  un  temps  assca  court.  Dans  toua  lea  cas,  l'instant 
de  ta  mort  de  l'individu  ainsi  affeibit  rend  libres,  et  à  leur  propre  sponta- 
néité, le  reste  des  globules  que  la  kérone  contenait  encore  ;  l'enveloppe 
vésiculaire  se  résout  elle-même  en  globules  excessivement  petits,  grouil- 
lant pendant  quelque  temps  dans  l'espace  où  ils  ont  retrouvé  leur  liberté. 
Pendant  cette  opération,  il  arrive  quelquefois  des  occasions  de  voir  parfai- 
tement la  forme  tubuleuse  ou  ciliée  de  la  vésicule  générale  formant  de» 
appendices. 

»  Je  pourrais  encore  citer  6ne  autre  observation  sur  la  division  cru- 
ciale d'une  cyclide  réniforme  qui  a  été  précédée  également  de  la  spon- 
tanéité de  tous  les  globules  intérieurs ,  ce  qui  ne  peut  concorder  ni  avec 
les  cœcums  de  M.  Ehrenberg,  ni  avec  les  vacuoles  remplies  de  liquide 
de  M.  Dujardin.  Enfin  j'ai  produit  par  inanition  sur  un  grand  nombre 
d'animalcules  un  effet  analogue  à  cehii  qu'opère  un  excès  de  nutrition ,  la 
multiplication  des  iodividus  par  séparation.  Dans  le»  espèces  qui  ont  un 
vaisseau  dorsal,  comme  dans  les  naïades  digilées,  on  voit  que  la 
séparation  se  fait  où  cesse  d'arriver  la  faible  portion  du  liquide  nu- 
tritif, absorbé  par  les  parties  antécieures.  C'est  un  fait  dont  U  phy- 
siologie doit  teuir  conipt«  dan»  l'exp^catioa  la  §én^tion  et  de  l'indivirr 
dualité.  » 


r 


(  »36) 


MfeMOniRB  mÉSBNIlS». 

wiimoN  BB  1.4  BOînTE.  —  (^ferveUions  magnétiquex  faites  à  Toubm 
par  MM.  Dabosoiav,  GorrAUBa  «t  di  MustcasT. 

I^es  jeunes  officiers  auxquels  l'Académie  doit  ce  premier  envoi  ont  mis 
à  profit  leur  séjour  à  Toulon  pour  mesurer  à  plusieurs  reprises  l'inclinai- 
son, la  déclinaison  et  l'intensité  magnétiques.  Ils  ont  aussi  observé  pen- 
dutoose  jonraiito  quart  d'heure  en  quart  d'heure,  le*  variatkiua  de  b 
dédinaiioa.  H  ean  intéressant  de  comparer  la  marche  de  l'aiguille  aux 
observations  correspondantes  faites  à  l'Observatoire  de  Paris. 

MM.  Darondeau,  dtevalier  et  do  Missiessy  avaient  établi  leur  observa- 
loire  magnétique  daua  llutérîeor  dW  bestion. 

'  < 

RAPPORTS. 

«joMMBk  —  BiapfOrt  sur  la  carte  géologique  du  d^arteHÊOU  dêU  Fèn' 
déCt  drestie par  M.  BiTiia& 

(GomidiaMreB ,  MM.  Atetandre  Brangniart  et  Cordier  rapporteur.) 

«  Nous  avons  été  chargés,  M.  Brungniart  et  moi,  de  rendre  compte  d'une 
MmmmûoaHon  par  laquelle  M.  Rivière,  prolimenr  dlilstoire  naturelle  k 
Bourbon-Veild<t»a  eu  pourobjet  de  fiôre  connaître  à  l'Académie  qu'il  venait 
de  terminer  une  carte  géologique  du  département  de  la  Vendée  ,  dre^ée 
sur  une  grande  échelle ,  et  d'anuoncer  les  principaux  résultats  des  explora» 
tions  auxquelles  il  s'eet  Uvré.  Les  pièces  qui  nous  ont  été  aonmîaea  sont  : 
I*  une  notice  sur  b constitution  du  dépiirteraent;  a*  une  portion  de  la  carte 
géologique;  3' la  coupe  ûgurative  d'un  terrain  houiller  qui  a  été  décou- 
vert depuis  un  petit  nombre  d'années  près  de  Youvant.  Vos  commissaires 
ae  aont  en  outre  empressés  d'examiner  b  belle  collection  des  roehes  du 
département ,  qui  a  été  formée  par  M.  Rivière,  et  dont  il  a  lait  don  au  Mu- 
séum d'histoire  naturelle. 

>'  L'extrême  utilité  des  cartes  géologiques  départementales,  exécutées 
âur  une  grande  échelle,  n'a  pas  besoin  d'être  rappelée.  Déjà  des  opérations 
do  ce  genre  ont  été  tentées  avec  succès  dana  plusieurs  parties  de  la  France* 


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(  «37  )  ■ 

On  connaît  notamment  les  beaux  résultats  obtenus  pour  les  Bouches-du- 
Rhône,  le  Calvados,  la  Seiue-Inférieure  et  la  Uaute-Saùne.  L'admiiiislratioiJ 
des  mines  elle-même ,  non  contente  du  travail  général  et  fondamental  qu'elle 
a  fait  exécuter  sur  une  petite  échelle,  travail  que  l'on  pourrait  presque  nom- 
mer la  grande  triangulation  géologiquede  la  France,  apenséquelledevait  se 
prononcer  sur  le.s  avantages  qu'il  y  aurait  maintenant  à  dresser  pour  cha- 
que département,  des  cartes  géologiques  détaillées.  Une  circulaire  ofTicielle 
en  date  du  3o  août  i835,  a  appelé  l'attention  des  conseils-généraux  de 
département  sur  cet  objet;  dans  la  dernière  session  de  ces  conseils,  un  tiers 
environ  ont  approuvé  l'opération  et  ont  voté  des  fonds  pour  en  assurer 
l'exécution. 

»  Le  zèle  de  M.  Rivière  avait  devancé  toute  mesure  à  prendre  par  l'admi- 
nistration pour  le  département  de  la  Vendée. 

»  La  carte  dont  il  s'est  servi  comme  minute,  pour  consigner  ses  observa- 
tions sur  la  nature  des  ditTérents  terrains  qu'il  a  reconnus,  et  pour  en  tnicer 
les  limites  respectives,  est  celle  de  Cassiui.  La  portion  de  cette  minute  qu'il 
a  soumise  comme  exemple  à  TAcadémie,  comprend  un  peu  plus  du  tiers  de 
la  surface  du  département  et  en  représente  la  partie  sud-ouest,  c'est-à-dire 
celle  qui  est  bordée  par  l'Océan,  depuis  l'embouchure  de  la  Sèvre  Niortaise, 
jusque  auprès  de  nie  de  Noirraoutiers.  Cette  portion  de  la  minute  est  extrê- 
mement remarquable  par  la  variété  des  terrains  qu'elle  renferme,  car  la  lé- 
gende en  fait  connaître  trente  un  de  différentes  espèces.  Elle  n'est  pas  moins 
curieuse  quant  à  la  nature  de  ces  terrains,  car  à  l'exception  d'un  petit  nom- 
bre de  formations,  on  y  voit  fî^rer  toute  la  série  des  matériaux  essentiels 
qui  entrent  dans  la  constitution  de  divers  pays  d'une  grande  étendue,  mais 
en  outre  plusieurs  roches  qui  ailleurs  sont  exceptionnelles  ou  extrêmement 
rares,  se  trouvent  ici  en  grandes  masses,  telles  sont  le  qtiarz  graphitifère , 
et  la  belle  roche  qui  porte  le  nom  d'éclogite. 

>  M.  Rivière,  indépendamment  des  grandes  désignations  relatives  aux 
terrains ,  a  eu  le  soin  de  placer  sur  sa  carte  et  ce  au  moyen  de  signes 
particuliers,  l'indication  de  toutes  les  substances  qui  bien  qu'en  petites 
masses ,  ont  un  intérêt  pour  l'économie  domestique,  la  culture  et  les  arts , 
telles  que  le  kaolin,  l'argile  plastique,  la  marne  agricole,  le  calcaire  hydrau- 
lique ,  le  minerai  de  fer  et  la  serpentine  polissable. 

a  La  notice  qui  accompagne  les  feuilles  de  la  carte  qui  ont  été  produites, 
en  explique  clairement  l'objet  et  fait  ressortir  l'importance  des  résultats  ; 
elle  mentionne  aussi  les  résultats  qui  sont  relatifs  aux  feuilles  qui  concer- 
nent le  reste  du  département,  et  elle  indique  que  la  constitution  du  sol, 

C.  B.  i83<S.  i«r  iêmeitn.  *  > 


•     (  i38  ) 

sans  y  être  aussi  rariée,  n'est  pas  moins  intéreMante.  C'est  par  exemple 
Anni  ces  autres  piorùutu  tlii  Jéparteiiieur,  qa'est  situé  le  bassin  bouiller  de 
Vouvant,  découvert  et  niis  en  exploitation  depuis  peu  de  temps, et  qui,  par 
sa  position  et  ses  produits,  est  destiné  à  jouer  un  r<\le important  quand  ce 
ne  serait  que  pour  pennettre  à  r^i^friculteur  d'introduire  l'emploi  de  la  chaux 
comme  amendement  dans  les  terres  maigres  du  Bocage  vendéen ,  et  d'y 
opérer  dans  les  récoltes  une  révolution  semblable  à  celle  qui ,  depuis  en- 
viron quinze  ans,  a  développé  se^  étonnants  bienfaits  dans  les  départfv 
ments  de  la  Sarthe  et  de  la  Mayenne,  et  dans  une  grande  partie  ries  dépar- 
tements du  Calvados  et  de  la  Manche. 

»  L'examen  des  échantillons  qui  composent  la  collection  que  M.  Rivière 
a  déposée  au  Muséum,  a  confirmé  ce  qui  est  annoncé  ou  décrit  dans  sa 
notice,  ou  figuré  sur  les  feuilles  de  su  carte.  Nous  avons  pu  vérifier  non- 
setdement  l'exactitude  de  ses  déterminations  de  roches  et  de  terrains, 
mais  encore  celle  <le  plusieurs  découvertes  qui  lui  sont  propres;  telle» 
sont,  par  exemple,  les  suivantes,  savoir  ,  i*  l'existence  d'un  petit  bassin 
houiller  près  des  Sables  d'Olonne;  a*  celle  d'un  gîte  immense  d'hydrate  de 
fer,  susceptible  d'exploitation,  dans  les  environs  de  la  Chevallerie;  3" celle 
(l'un  grand  dép<it  de  graphite  mêlé  de  ({uarz,  au  nord  de  la  Roche  ; 
4'  enfin  la  présence ,  au  milieu  des  grès  bouillers  de  Vouvant,  de  ce  mi- 
néral si  rare  et  si  singulier,  qu'on  a  nommé  caoutchouc /bisi/e ,  parce  qu'il 
oiïre  plusieurs  propriétés  du  caoutchouc  végétal  ordinaire. 

»  Le  travail  de  M.  Rivière  est  le  produit  de  longues  et  pénibles  recher- 
ches. Au  fur  et  à  mesure  que  l'auteur  en  a  recueilli  les  éléments  sur  le 
terrain,  il  les  a  consignés  dans  des  journaux  de  voyage,  dont  il  se  pro- 
pose d'extraire  un  texte  descriptif,  qu'il  joindra  à  la  carte  géologique  lors 
de  sa  publication ,  et  qui  en  sera  évidemment  un  commentaire  ubie  et 
indispensable. 

»  En  résumé,  nous  pensons  que  le  travail  de  M.  Rivière  mérite  l'ap- 
probation de  l'Académie,  et  qu'il  est  vivement  k  désirer,  dans  l'intérêt 
de  la  science,  de  l'agriculture  et  de  l'industrie,  que  l'auteur  puisse  pu- 
blier sa  carte  géologique,  en  l'accompagnant  d'un  texte  descriptif  suffi- 
samment détaillé,  d 

Ces  conclusions  sont  adoptées. 


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looMONR  MiMu.  «  BxtrvU  du  nyjport  vfrààl  sur  I»  H^âMn  ruiti^ue  du 
zn*  «iéde,  ou  de  FBneytiapéMe  dufpiadtun  pntifuet  MHL  BAn.t,T 
DB  lùwuiioz  ^Hhumctn  «M,  par  M-  Whkart j»  Taoïor. 

•  VM^  Bêi^ d0 iferlieux  et  Maiepeyre  afné  ont^MtlioiiHiMgeàrAQadé- 

mie  du  i"  volume  de  Y ErwyclopécUe  de  C agriculture  pratique;  l'AcafWroie 
m'a  plun^éni*:  lui  eu  reinli'e  compte  i  je  vAie  Cfi«*y«r      nnapUr  ki  licUe' 

»  De  nombreux  tfWtés  Mt  été  publié»  depoto  À  JiriMa  iWltîfM»4HN^ 

vier  de  Serres  ;  beaucoup  ont  nvéme  été  imprimés  so»»s  ce  litre  ;  mais  c'««l 
i£  «oui  poiut  de  nipiprocbieiDeDt  entre  mx  :  ausu  l'abbé  Huzier ,  PamenlMr 
«t  Jk«e  rMidiraili>ilf  A  IWt  a^ncok  un  iMnense  «errioe  «»  |Hd>UMitil«Mr 
Cours  d^a§rtfmkm9t  Mpeadwit,  jiimm  n»  povmM  mmm  le  4ia«nKil«>,  la 
forme  de  dictionnaire,  que  ces  auteurs  ont  adoptée,  n'éslait  )MS  celle  qui 
convenait  le  mieux  pour  un  tel  sujet  ;  «atte  forme  s'éloigne  tnop  «le  la  divt«- 
wm  okiaiqtte  de  loiit  ira»  pnrtiqHC  «t  éIéaMnttJ«e,.qiii  doit  rwnpUr  une 
oondltion-MwwlieUn,  teyiiw  <»»Biw>Jon»anoe«éllM»j^^ 
■ont  d'une  exécution  plu8  facile  et  d'une  lecture  moins  assujettissante  que 
les  traités  raisonnes,  mais  aussi  ils  satisfont  moins  l'esprit  des  lecteurs,  et 
«n  définitive  ils  lui  apprennent  beaucoup  moins ,  parce  qu'ils  nelui  présen> 
tent  sur  chaque  niatière  que  des  fngatcnliépars.  Exeaipis  de  répétitions, 
les  traités  méthodiques  peuvent  dire,  et  ils  diseut  en  effet  plus  de  choses 
en  moins  d'espace,  et,  en  même  temps,  ils  le  disent  beaucoup  mieux. 

a  Ces  considérations  nous  paraissent  avoir  prinn  tivcmeut  dirigé  TVI.Baiily 
de  MerJieux,  lorsqu'il  con^  ia  première  idée  de  la  Maitan  rustique  Àt 
m*  «àèefr,  et  nous  ne  doutons  pas  que  lorsqu'il  se  fut  associé  SI  Iftile- 
peyre  aîné  pour  l'exécution  de  cette  entreprise,  ce  ne  soient  ces  «lémes 
considératioBS  qui  auront  déterminé  ces  deux  auteurs  à  adopter  l'ordre 
qid  earaeléilae  leur  trarafl,  destiné  fc  eomprendre  noB-Mrfeneiit  l\igri> 
culture  proprement  dite,  les  cultures  industrieltes  et  fiDrestiérea,  l'éduca- 
tion des  animaux  domestiques,  et  les  arts  agricoles,  tttais  encore  tm  traité 
d'administration  et  de  législation  rurales. 

»Le  premier  Krre ,  celui  de  fagritalture  proprement  iKte,  «etoeUemeiit 
terminé ,  est  le  principal  objet  de  ce  rapport  :  il  traite  du  cNnat,  du  wri, 
des  amendements,  des  engrais,  du  dessèchement  des  terres  et  marais, 
des  défrichements ,  de  l'écobuage,  des  Êiçous  à  donner  aux  sols,  des  char- 
mes «k  autrft  instruments  de  cdhure ,  des  planlaiiaiiB  «k  aenis,  des 
frçons  d'entretien  de  culture,  des  irrifattom,  des  aaselemenis,  4as  té> 

31.. 


(  i4o  ) 

coltcs  de  fourrages,  grains,  racines,  fruits,  des  moyens  de  transporter  et 
conserver  les  récoltes  ou  produits  agricoles,  de  la  confection  et  de  l'entre- 
tien des  chemins  vicinaux,  des  haies  et  clôtures.  Ces  articles  sont  dus  à 
MM.  Oscar  Leclcrc-Thouin ,  Soulangc  Bodin,  Bailly  de  Merlieux,  Payeu, 
Yung ,  baron  de  Ladoucette  ,  Huerne  de  Pomineuse,  Degousée,  baron  de 
Rivière,  Puvés,  Molard,  Antoine,  d'IIombres-Firnias,  de  Sainte-Colombe, 
*  Moll ,  Gourlien  ,  Polonceau,  Labbé,  etc.,  etc.  ;  ces  articles  sont  suivis  par 
des  chapitres  relatifs  aux  cultures  spéciales  des  plantes  céréales  ,  des  légu- 
mineuses à  semences  comestibles,  des  racines  alimentaires  et  des  végétaux 
fourragers ;  ils  ont  été  rédigés  par  MM.  Vilmorin,  Oscar  Leclerc-'l'liouin , 
Bouafous,  HuTard  lils,  Bailly  de  Merlieux;  c'est  un  résumé  des  métho- 
des lesplus  perfectionnées  dcculture  de  tousccs  végétaux  si  utiles.  Enfince 
livre  i"  est  terminé  par  l'examen  des  maladies  auxquelles  les  végétaux 
cultivés  sont  sujets  :  la  rédaction  en  est  due  à  MM.  Bailly  de  Merlieux , 
Oscar  Leclerc-Tliouin ,  Virey,  Yung. 

»  Le  livre  ii*  est  consacré  aux  cultures  industrielles,  le  iv*,  qui  n'est  pas 
encore  terminé,  aux  arts  agricoles,  le  V  à  l'agriculture  forestière,  où  l'on 
distingue  surtout  les  articles  de  MM.  Noirot-Bonnet ,  Puvis,  etc.  u 

LECTURES. 

rsTSiQDB. —  Polarisation  de  la  chaleur  par  réfraction  ;  par 
M.  Mac^doihe  Mbllohi. 

«  Ëo  terminant  ma  dernière  communication  j'eus  rhonneur  de  faire 
remarquer  à  l'Académie  que  les  phénomènes  bizarres  de  polarisation , 
tantôt  très  fortement  prononcée,  tantôt  sensiblement  nulle,  présentés 
par  la  chaleur  dans  sa  transmission  immédiate  à  travers  les  plaques  de 
tourmaline,  pouvaient  se  représenter  de  deux  manières  différentes  :  la 
première  consisterait  à  supposer  que  les  diverses  sortes  de  rayons  qui 
forment  un  flux  calori6que  ne  sont  pas  susceptibles  de  se  polariser  égale- 
ment et  complètement;  la  seconde  admettrait  une  égale  aptitude  de  tous 
ces  rayons  à  la  polarisation  complète,  mais  une  absorption  tantôt  égale, 
tantôt  très  différente,  exercée  par  la  tourmaline  sur  chacun  des  deux  fais- 
ceaux provenant  de  la  double  réiractiou  que  chaque  espèce  de  rayon  ca- 
lorifique éprQUve  en  pénétrant  diuis  l'intérieur  de  cette  substance.  Les 


C  «^^  ) 

nouvellefl  expériences  que  je  viens  d'exécuter  sur  la  polarisation  de  la 
chaleur  par  la  réfraction  simple,  me  semblent  de  nature  à  décider  l'alter- 
native à  laquelle  j'avais  réduit  la  question. 

n  On  sait  qu'un  faisceau  de  lumière  ordinaire  qui  traverse  sous  une  cer- 
taine inclinaison  une  série  de  plaques  parallèles  de  verre  ou  d'autre 
substance  diaphane,  se  polarise  perpenditrulaireroent  au  plan  d'incidence; 
de  manière  que,  si  l'on  présente  aux  rayons  émergents  une  seconde  série 
de  plaques  sous  la  même  inclinaison,  la  lumière  passe,  ou  se  trouve  en 
grande  partie  interceptée  selon  que  l'ou  dispose  le  second  plan  d'incidence 
parallèlement  ou  perpendiculairement  au  premier.  Pour  observer  des  effets 
analogues  sur  la  chaleur,  j'ai  fixé  au  foyer  d'une  lentille  de  sel  gemme  la 
flamme  d'une  lampe Locatelli;  le  faisceaude  rayons  calorifiques  et  lumineux 
qui  en  sortait  parallèlement  à  l'axe  et  dans  une  direction  horizontale , 
était  reçu  à  4  ou  5  décimètres  de  distance  sur  un  écran  métallique  percé 
d'une  petite  ouverture  circulaire  ;  derrière  celte  ouverture  se  trouvait  le 
système  polarisant  composé  de  deux  paquets  de  feuilles  minces  de  mica 
convenablement  inclinées  siir  les  rayons  incidents  et  susceptibles  de 
tourner,  ensemble  ou  séparément ,  autour  de  l'axe  du  faisceau  lumineux 
et  calorifique,  sans  changer  pour  cela  leur  inclinaison.  Toutes  les  feuilles 
qui  entraient  dans  la  composition  de  ces  paquets  avaient  une  de  leurs 
sections  neutres  dans  le  plan  d'incidence,  afin  d'éliminer,  pour  ainsi  dire , 
les  effets  de  la  double  réfraction  des  lames  de  mica  et  rendre  leur  pola- 
risation entièrement  analogue  à  celle  que  l'on  produirait  avec  des  plaques 
de  verre  ou  de  toute  autre  substance  douée  de  la  réfraction  simple.  La  pile 
thermo-électrique  était  placée  à  a  ou  3  décimètres  de  distance  au-delà  du 
système  polarisant. 

»  Avant  de  passer  aux  expériences  de  polarisation  je  crus  indispensable 
de  prouver,  l'que,  dans  la  disposition  que  je  venais  d'établir,  l'action 
calorifique  exercée  sur  le  thermoscope  était  entièrement  due  aux  rayons 
immédiatement  transmis,  sans  que  la  chaleur  dérivée  de  l'échauflcment 
propre  des  lames  de  mica  y  eût  aucune  part;  a°  que  cette  même  action 
calorifique  dans  le  cas  du  parallélisme  des  deux  paquets  était  constante 
dans  toutes  les  positions  semblables  du  système  autour  de  l'axe  du  faisceau 
de  chaleur,  dont  les  diverses  parties  ne  sont  pas  primitivement  douées  de 
la  même  intensité,  à  cause  des  inégalités  qui  existent  dans  les  températures 
des  différents  points  de  la  source  rayonnante.  Je  parvins  facilement  à 
m'assurer  que  ces  deux  conditions,  très  importantes  à  mon  avis,  se  trou- 
vaient exactement  remplies,  en  poussant  d'abord  la  pile  thermoscopique 


(  i40 

hon  de  Cecpace  oceapé  par  k  tiisceau  de  la  cbai«ur  traaimôe,  aans  au^> 

v«ra  OM  lames;  puis  en  laittant  h  filitdMS  k  direction  da<fittMeMi<et  m 

tournant  les  f^etiT  i>nq(»^ts  mim  tout  antoiir  de  l'axe  du  raYonnen»«*r!t 
sans  dtunger  m  icar  paraiiéiisme  m  leur  inclinaison;  car  dans  le  precai«r 
cas  tous  les  signes  ^'action  calorî&que  dt8}>arureat,  et  daM  |e  aeeond  l'im' 
HiofrioB  da  ^tvMflMélre  s*  épraww  MKsn^ilMnigeBent. 

»  Gela  posé ,  je  fii  tourner  m  seul  petfoet  de  lames  de  reaoière  à  placer 
son  pliHï  d'ineîiieRee  perpendicalairenmt  au  premier,  tout  en  conservant 
constanfes  les  inoHnaisons  des  lames  sur  l'axe  du  rayonnemeot  :  une  forte 
ilMiiilton  «  numifMta  aaadlôt  dans  la  diviMioD  da  faigalHa  abapolde, 
«a  ifui,  après  les  ^ux  expérienees  préliminaires  qne  ja  viens  d'indi^«ar« 
pnotmiit  éfidemment  qu'iinr  pnt  rip  an  moins  du  faisceau  calorifique  arait 
éprouvé  un  efilet  de  polansaiiua.  Lu  conoparant  les  actions  observées  dan» 
le  g»  <ii||tlin  parrffèleavt  perpendiotdairea  je  «roimia  «{«a  laa  qnantitéi 
dadaÉiii^  i^jliUtaicuaiant  le  système  dans  tes  deux  positions  étaient  entia 
elles  comme  lootVi;  il  valait  donc  dans  la  «econde  position  un«»  dispa- 
rition de  chaleur  de  57,  c'est-^i-dire  que  l'indice  de  polarisation  de 
ee  lyatèaM  ilelamet,  «««  nadlBBiaoD  oà  ««llflt  an  lioimliiMt  phcfloa  pwf 
«apport  aux  rayons  imâdaaMs,  -était  de  Srj  pour  tno.  le  iMnéhai  IWavan- 
tttre  de  l'écran  métallique  avec  une  plaque  de  Terre  noir  complètement 
opaque  :  l'effet  total  icit  diminué  par  l'absorption  partielle  de  la  plaque , 
naialaa^qiiaBtilét-de  dhaleur  transmises  dnns  les  deux  positions  des  pa- 
«fwHi  -cle  «âea  ooiiaervnwat  «noore  lewr  mpport  4a  i«e:43;  de  «airièrc 
que  oes  rayons  calorîficjues  obscurs  émergents  de  la  plaque  de  verre  noir 
se  polarisaient  au  même  degré  que  les  rayons  directs  de  la  flamnf)*.  Je  subs- 
tituai «oeeesBiTement  au  verre  noir  des  plaquée  de  verre  vert,  d'alun,  de 
orlaul  de  voAa,  de  dbti»  adUatée;  daa  omielMa d*eaa  o«  d'hoHe ;  toptaa 
ces  substances,  qui  dans  mes  premières  expériences  avaient  fait  variar 
l'indice  de  polarisation  d'un  même  système  de  tourmalines  ilepuis  4  jus- 
qu'à ^  sur  100  de  clialeur  incidente,  se  comportèrent  ici  comme  le  verre 
Hoir,  (feat-k-dire  qtfallea  ne  prodniairent  aucun  changement  appréeiaMe 
dans  l'indice  de  poIarisatîoB»  dont  la  valeur  deaMura  constamment  fixée 
i»  TTTii-  T  ^'s  fliix  cilorifiqties  transmis  par  les  corps  de  diverse  nature,  flux 
que  nons  savons  être  d'une  constitution  très  différente,  se  polarisent  donc 
^aleneot  par  réfraction  ;  4|m  prouve  que  la  polarîMlion  prodalle  par 
lesforoaa-réfraijentea  dramtliaBB  eat  indépendante  de  la  (|ualité  des  ragpona 
calvrili^iMs»  ■ 


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(  '43  ) 

»  Quoique  cette  conséquence  se  trouve  ainsi  rigoureusement  établie , 
je  crus  devoir  la  confirmer  par  des  expiVrieiioea  directes  sur  les  rayuus 
de  chaleur  émanés  de  sources  différentes.  J'ai  donc  remplacé  la  lauipt^ 
Locatelli  par  une  spirale  de  platine  maintenue  à  l'état  d'incandescence 
au  moyen  d'une  flamme  d'alcool  :  l'indice  de  polarisation  se  trouva  encore 
de  57.  Il  en  a  été  de  même  lorsque  j'ai  opéré  sur  la  chaleur  lancée  par 
une  plaque  de  cuivre  cliauHée  à  390*  centigrades,  ou  par  un  vase  plein 
d'eau  en  ébultition.  Cette  dernière  source  étant  d'une  faible  intensité ,  et 
ses  rayons  peu  trausniissibles  par  le  mica,  il  a  fallu  en  agrandir  l'effet; 
et,  dans  ce  but,  j'ai  employé  un  procéfiç  analogue  à  celui  dont  je  me  suis 
servi  pour  les  tourmalines.  La  surface  qui  était  chauffée  par  l'eau  bouil- 
lante avait  plus  d'un  pied  de  diamètre  dans  toits  les  sens;  ses  rayons 
calorifiques  tombaient  sur  un  grand  miroir  métallique  concave  :  tous 
ceux  qui  arrivaient  sous  une  direction  sensiblement  parallèle,  se  concen- 
traient au  foyer,  et  après  avoir  subi  une  certaine  divei^erice  au-delà, 
tombaient  sur  une  lentille  de  sel  gemme  dont  le  foyer  coïncidait  avec 
celui  du  miroir,  en  sorte  qu'ils  en  sortaient  condensés  et  parallèles.  Le 
parallélisme  des  rayons  est  une  condition  de  la  plus  haute  importance, 
lorsqu'il  s'agit  de  comparer  les  degrés  de  polarisation  éprouvés  par  les 
diverses  sortes  de  chaleur  sous  l'action  d'un  même  système  de  lames  ; 
car,  si,  pour  compenser  les  différences  d'énergie  existantes  entre  les  sources 
calorifiques  sur  lesquelles  on  veut  opérer,  on  se  contente  <te  rapprocher 
plus  ou  moins  le  thcrmoscope  et  bi  source,  de  l'appareil  de  polarisation, 
il  est  évident  qu'une  grande  partie  des  rayons  calorifiques  tombent  sur 
les  lames  de  mica  suivant  des  directions  plus  ou  moins  obliques,  ce  qui 
fait  varier  nécessairement  leur  pro|>ortion  de  polarisation,  ut  la  rend 
d'autant  plus  faible  que  la  source  et  le  iliermoscope  sont  plus  voisins 
du  système  polarisant  :  or  ces  variations  pourraient  induire  en  erreur  et 
faire  attribuer  aux  différeutes  espèces  de  chaleur  une  affection  qui  pro- 
vient uniquement  d'un  changement  d'incidence  sur  les  surfaces  réfrin- 
gentes. 

«Je  n'ai  considéré,  jusqu'à  présent,  que  les  effets  de  polarisation  pro- 
duits par  un  système  donné  de  lames  réfringentes  ;  mais  ici ,  comme  pour 
la  lumière,  on  conçoit  qu'à  inclinaisons  égales,  la  proportion  de  chaleur 
polarisée  doit  varier  de  l'un  à  l'autre  système  avec  le  nombre  de  lames  em- 
ployées. Des  paquets  composés  de  cinq  à  six  lames  donnent  déjà  une  pola- 
nsation  bien  distincte  :  ces  systèmes  sont  les  meilleurs  pour  vérifier  l'éga- 
lité de  polarisation  des  rayons  lancés  par  des  sources  différentes.  Au  moyeu 


(  «44  ) 

de  deux  paquets  composés  de  dix-huit  lames  chacun,  j'obtiens  une  polnri- 
•Rtîou  de  82  p.  100,  aousuae  iaclinaisoD  de  35°  (i).  Avec  ce  système,  dont 
h  furoe  abiorlaBte  est  contidénble  en  ralKNi  du  nooibn  de  ses  élé> 
ments,  les  eHets  absolus  sont  eocore  très  |M«MMi6és,  surtout  en  em- 
ployant pour  source  le  platine  incandescent,  qui,  outre  son  émission 
abondante  de  chaleur,  fournit  des  rayons  dont  la  transmissibilité  par  le 
mica  diifëre  très  peu  de  odie  des  rayons  de  la  flamme  du  LocatelU.  Par 
exemple,  en  ajoutant  l'aetion  d'un  réfleefiâr^à  hleâltîUe  de  'sel  geusinev 
les  rayons  du  platine  incandescent  transrois  par  un  verre  noir  opaque 
me  donnent  une  déviation  ûxe  d^  a5°  du  galvanomètre  pour  les  plans  pa- 
rallèles, et  une  déviation  de  5°  pour  les  plans  perpendiculaires;  alors,  en 
interposant  dans  ce  dernier  eas,  entre  lès  deinc  paqoets^viie  phque  dé 
mica  de  o^*,a  d  épaisseur,  perpendiculairement  au  faisceau  cdorifique  i 
on  a  une  diminution  à  peine  sensible  lorsque  les  deux  sections  neutres  de 
cette  plaque  sont  parallèles  aux  deux  sections  neutres  des  lames  qui 
compdiieni  les  paquets,  et  une  augmentation  de  ia*  lorsque  les  quatre  sec- 
tions forment  entre  elles  des  angles  égaux. 

o  Je  dois  finir  cette  courte  exposition  de  mes  expériences  sur  la  polari- 
sation de  la  chaleur  par  réfraction,  en  rappelant  les  résultats  obtenus  par 
M.  Porbes  sur  le  même  sujet ,  et  spécifiant  en  quoi  il  diffèrent  des  miens. 
H.  Forbes  a  trouTé  qu'avec  le  même  système  de  plaques  de  mica,  la  pro- 
portion de  chaleur  polarisée,  en  centièmes  de  la  quantité  incidente,  était 
29  pour  une  lampe  d'Âi^ant,  a4  pour  le  Locatelli ,  40  pour  le  platine  in- 
candMoent,  pour  le  cuivre  ébûàlU  k  390*  centigrades ,  1 7  pour  la  mo^ 
cure  chauffé  k  aSo",  et  6  pour  l'eau  chauffée  à  98*  (a).  Le  tapprodienient 
de  ces  résultats  avec  les  différences  de  polarisation  que  présentent  les 
chaleurs  émergentes  des  diiférents  écrans  dans  leur  transmission  par  le 
même  système  de  tourmalines,  aurait  pu  faire  croire  que  les  diverses 
sorteade  rayons  calorifiques  ne  possèdent  pas  la  même  apàtude  à  la  pola- 
risation, et  cependant  nous  venons  de  voir  que  le  contraire  a  lieu.  Mais 
il  faut  remarquer  que  les  expériences  de  M.  Forbes  ont  été  &ites  en  né- 


(1)  En  substituant  au  Ckisceaude  chaUur  tnuuaiise  par  le  premier  paquet,  ua  Daitceau 
de  dulsoff  fëléébte  par  «ae  lorfim  de  venc  SOUS  oa  ai^  ds  34^,  jViea 

polsiitBlimdc 

'       •  100 

(a)  On  ik  rqfimtlim  mtipotmrimaitm  ^hatt  IjjrJaiÊm  D.  nrtet,  p.  at.  Gs  aiéBMÎre 
«al  exilait  dsi  TVanMeiwif  PkiloÊ«^Ufim  d*BdlmbsMi| ,  «nsi.  XUI. 


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(  i45  )  • 

gligeant  complètement  la  conditiou  esseutiellc  pour  comparer  les  actions 
polarisantes  d'un  même  système  de  lames  réfringentes  sur  les  dilTérent» 
rayons  de  clialeur,  savoir,  une  direction  constante  de  ces  rayons  sur  les 
plaque»  de  mica.  En  outre  la  source  et  le  tberœo-multiplicateur  étant, 
dans  les  expériences  de  M.  Forbes,  placés  à  des  distancer  de  quelques 
pouces,  le  système  des  lames  exerçait  lui-même  sur  le  corps  tbcrmo&co- 
pique  une  iniluence  sensible  provenant  de  son  écbauffenient  propre,  in- 
fluence qui  devait  varier  nécessairement  avec  la  quantité  et  la  qualité  de 
chaleur  incidente,  et  aussi  très  probablement,  avec  les  deux  positions  des 
paquets  de  mica.  M.  Forbes  ne  s'est  pas  assuré  préalablement  que  ses  pa- 
quets, disposés  parallèlement  l'un  à  l'autre,  transmettaient  toujours  une 
quantité  de  cbaleur  égale  lorsqu'on  les  faisait  tourner  angulairemeu tau- 
tour  de  l'axe  du  faisceau  transmis  eu  leur  conservant  une  incidence  cons- 
tante; de  manière  qu'il  restait  douteux  si  les  différences  d'effet  données 
par  les  plans  d'incidence  panilléles  et  perpendiculaires  provenaient  réelle- 
ment d'une  polarisation  partielle  ou  d'une  simple  inégalité  de  position. 
hniin  les  effets  produits  se  limitaient  souvent  à  des  déviations  extrêmement 
faibles,  qu'il  fallait  observer  au  moyen  de  la  loupe,  et  dans  des  circons- 
tances très  favorables;  car  la  moindre  inégalité  de  température  dans  les 
différentes  parties  de  l'instrument,  la  moindre  agitation  de  l'air  ambiant 
peuvent  causer  des  perturbations  d'un  ordre  bien  plus  considérable.  Ce- 
pendant il  y  avait  parmi  les  expériences  de  M.  Forbes  un  fait  qui  était  à 
Tabri  de  toute  objection,  savoir,  la  différence  d'effet  thcrmoscopique. 
petite  mais  constante,  qui  s'observait  lorsqu'une  nouvelle  îanie  i\<-  mica 
était  interposée  entre  les  deux  systèmes  de  lames  polarisantes  perpendi- 
culairement aux  rayons  transmis,  mais  dans  des  positions  .sncccs-sivement 
diverses  de  son  axe  de  double  réfraction  par  rapport  aux  plans  d'incidence. 
Ce  fait  décisif  doit  être  considéré,  à  mon  avis,  comme  la  première  expé- 
rience qui  ait  établi  d'une  manière  incontestable  que  les  rayonnements 
calorifiques  des  sources  terrestres  étaient  polarisables  par  réfraction  et 
par  double  réfraction,  soit  en  partie,  soit  en  totalité.  Mais  il  restait  àdécider 
cette  alternative,  et  à  faire  voir  que  ces  rayonnements,  si  différents  entre 
eux  dans  d'autres  propriétés  physiques,  ont  ou  n'ont  pas  une  égale  aptitude 
à  être  polarisés.  Voilà  ce  que  je  crois  avoir  décidé  par  mes  expériences  ac- 
tuelles, en  montrant  que  toutes  les  espèces  de  rayons  calori6ques  quelcon- 
ques sont  également  et  complètement  polari.sables,  en  sorte  que  .tous  ce 
rapport,  comme  sous  le  rapport  de  la  réflexion  et  de  la  réfraction  ordinaire, 
il  y  a  ime  analogie  de  propriété  complète  entre  la  lumière  et  la  chaleur,  a 

C.  R.  i836.  i**^  Stnetue.  93 


(146) 


•WAmom.—  i^M»  w  FOphioghsntm  Imitamam; par  M.  BoaT  sb 

&àiiiT-ynrci«T. 

«Oepnb  km^^naiM  on  avtft  rtrowé  mr  ks  eftiMde  rAmorkjot*  no» 
tumneiità  Saint-Pol  de  Léon ,  et  sur  le  ooteni  deSaint-Mor,  près  de  Brest, 
anejolie  petite  fougère  que Linnée,  d'aprèslesnnciensbotanistesqui  l'avaient 
découverte  en  Portugal ,  nomma  ophioglossum  Lusitaniatm.  Cette  plante 
peut  étn  ooDiidérée  comine  byémale,  «t  neae  montre  qoe  dnnntpen  de 
tempe  k  h.  tunhce  de  la  terre.  Son  apparition  et  sa  floraison  enBrele^m  ont 
lieu  vers  les  premiers  jours  de  mars.  Au  pourtour  de  Badaj  os  en  Fstramadure, 
je  la  trouvai  dans  son  meilleur  état  durant  le  mois  de  février.  A  cette  épo- 
que eUe  éveil déji  dispera  à  Senttiplfuia,  le  long  delà  beie  de  Ca/Ox  où 
.  die  ne  ae  montre  qu'en  janvier.  MBf.  Biénerd  fràva,  boHalslee  amei  ae- 
Tanteqne zélés, me  mandentqu'ils  viennentde  l'observer  de  nouveau  en  Al- 
fer,  où  M.  Desfontaines  l'avait  autrefoia  vue  ;  elle  y  fleurit  dans  les  derniers 
joui*  de  novembre.  Ce  fait  bien  conataté  n*eet  pas  sans  importance  en  géo« 
graphie  boianiqae.» 

THUTOUMUB.  — -  FomiisemeiU  dun  fœtus  informe, 

«  M.  Ge^^roy-^ainlt'Waàt»  annonce  avoir  fagn  «td^pèeft  cnr  le  barent 
plusieurs  pièces  relatives  au  fiùt  de  naissance  par  vomissements  (en 
Grèce,  Ue  de  Syra)  d'un  fœtus  informe.  Le  Consul  de  France  à  la  ré> 
sidenoeileSiva,  M.  Ledhuy,  a  bien  tonln  [prendre  b  peine  de  le»  kd  aArea- 
ser ,  ainsi  que  le  produit  vomi,  lequel  est  d^à  parvenu  à  XaiaeiUe  et  i^a- 
cbeiuiiiu  sur  Paris. 

»  C'est  uu  Jeune  garçon,  Démétrius  Stamatelli ,  qui,  en  juillet  1 834  *  après 
six  jours  de  douleurs  atroces,  succomba  dans  le  développement  de  oe  pro- 
duit tératologiqne.  M.  Kerre  Ardoin,  témoin  de  révénenent,  médecin  à 
Syra  et  d'origine  française,  informa  le  public  de  cet  événement,  s'y  em- 
ployant avec  un  zèle  extrême  :  il  se  remlit  à  Nauplie ,  et  partout  où  l'in- 
térêt de  sa  communication  l'avait  pu  appeler,  et  en  dernière  analyse  il  a  at- 
taché un  grand  prix  à  fiiireadremer  àM.  Geoffio7«<8aint-Hibdre  lee  ëlémenlft 
qui  viennent  de  lui  parvenir. 

»  L'expression  peut-étreplusque pittoresque,  primitivement  admise ,  celle 
é'etf ont-mère,  pour  désigner  le  jeune  malâde  supposé  daiw  l'état  d' enfan- 
tement, oocaiiona  d'abord  un  nurmure  très  retentimant  d'admiration, 
puia  provoqua  aund  rincréduKi^  de  beaucoup  d'oppoeanta. 


(  i47  ) 

■>  Sur  ces  ,entre&itet,  il  y  «nt  om  wleniietU  «nquét»  pour  h  Térietttbii 

des  faits,  ouquète  qui  eut  lieu  en  la  présence  de  la  DémogérOMN  dltemo- 
polis ,  et  dont  on  consigna  les  nombreux  résultats  dans  un  rapport  très 
ta^o^qni  fot  signé,  ne  varietur,  par  le  secréuire  de  la  Nomarcbie  des 

»  Cet  acte  de  1 8  rôles  in-folio  est  joln  t  aux  pièoes  reçues  ;  fl  est  rédigé  an 
langue  du  pajrs,  et  M.  Gcoffroy-Saint-Hilaire  demande  qu'avant  son  travail 
àtoterrenir  sur  Yenfant-mère  et  l'examen  anatomique  du  produit  vomi ,  il 
7  ait  tndaetimi  du  procéa-TartMl  d'enquête.» 

* 

naaMMOB.  —  Mémoire  sur  les  globes  et  les  cartes  en  reU^i  par  M,  Vuicirc 

(GoonniMalres;,  MM.  Beaiitenip».Beaupr«,  Girard,  Navier.) 

L'auteur  s'est  proposé  de  remplacer,  pour  l'enseignement  de  la  géo- 
graphie, les  iiuipp«noiide8 ,  lea  «ariM  et  le^  globes,  à  surface  uniet  par 
des  ^bbas  et  cartes  en  retint  à  Maitation  de  ce  qui  se  pratique  défA  en 
Allemagne  et  en  Angleterre.  Il  soumettra  à  l'examen  de  MM.  les  coromis- 
saires  de  fAcadémie  une  carte  de  France  en  relief,  à  surface  sphérique 
et  etnhMma tique,  qui  suffira,  pense-t  il,  pour  fixer  leur  opinion  sur  l'u- 
tiûié  de  l'introduction  de  flis  nnoTeans  wfjfm  d'étude  dana  renici> 
gnonent  de  la  géographia. 

onananB.  —  As  ^poieie  dt  furUn  €t  des  o6»iade*  vérieaUet  ^an 
peut  renctmtrtr  m  inmdÊdtoHl  des  initrtsmmtt  dans  œ  canal;  par 

M.  AHOSBAT. 

(flnaamiiMiraa,  IDL  Lan^,  Inos,  BraialM) 

Uanlanr  appelle  tpasmt  de  tarètre  toute  oonbaetion  infoloolaire  de 
le  portion  mmeoUre  de  ce  canal,  et  de  celle  qui  est  enveloppée  parle 
muscle  btilbo-cavemeux.  Il  n'admet  donc  la  possibilité  du  rétrécissement 
^iesmodique,que  dans  la  portion  musculaire  du  canal,  et  encore  ne  lui 
aooord»4MI  pus  une  grande  valeur  oonmie  obstacle  à  l'introduction  des 
aondes,  s'il  n'est  accompagné  de  l'inflammation  de  la  membrane  mu- 
queuse. Il  n'a  jamais  rencontré,  dit-il,  de  véritable  rétrécissement  spas- 
nM>dique ,  faisant  obstacle  à  Uintroductioa  de  la  sonde,  sans  inâammatioQ, 
0»  état  pathologique  du  canal  de  Pnrélrau 

9a«  ■ 


(  «48  ) 

Selon  lui ,  cp  n'est  pas  le  spasme  qui  resserre  le  canal  devant  nn  frag- 
ment de  pierre,  ou  tout  autre  corps  étranger  arrêté  dans  le  canal; 
c^Mt  un  bourrelet  de  la  mecnbnuM  muqaeuae,  refoulée  par  le  corps 

Il  pense  que,  dans  les  cas  mêmes  où  la  contraction  nnimiJImifl 
met  obstacle  à  l'introduction  de  la  sonde,  s'il  n'y  a  pas  d'aillem  Ul- 
flammatioD,  ^nûemeut ,  rétrécissement  de  la  membrane  muqueuse»  It 
•onde  «et  ai  méitocrwiiat  aamée  par  4«  iptame,  qu'elle  peut  être  retirée 
aiséneat;  et,  de  platieart  olMervatioiii  Mpportées  dans  son  mt^moire,  il 
conclut  que  l'on  a  souvent  confondu  une  maladie  organique  de  l'urètre 
avec  le  spasnae.  Il  ajoute  que  les  instrumeats  sont  souvent  arrêtés  au 
bulbe  de  Torètre  et  à  h  protCate  par  h  dùpontfon  organique  de  ces 
parties;  et  fait  remarquer  qœ  cTert  en  efièt,  ven  cet  pinats,  qa*ont 
lieu  d'ordinaire  les  fausses  routes.  Quant  à  la  symphyse  des  pabis,  elle 
n'est  pas  toujours  un  obstacle;  c'est  un  point  tixe  qu'on  pourrait ,  au 
contraire ,  prendre  pour  guide.  Le  aeul  point  qui  pr^nte  un  véritable 
réiréclasement  dana-ITtat  aain  de  INirèlre,  e*e8t  le  col  de  la  veasle,  oa 
mieuK  son  sphincter,  que  l'auteur  nomme  valvtde  py torique  de  la  vessie, 
à  cause  de  sa  ressemblance  avec  celle  de  l'estomac.  Enfin ,  tout  en  admet- 
tant la  contraction  spasmodique  et  le  spasme  même  convulsif  de  l'urètre, 
l'auteur  ne  croit  point  cette  came  aiMz  puissante  pour  ^oppoaer  à  nn> 
troduction  d'un  instrument  porté  dans  la  TérilaUe  érection  du  canal. 

M.  Amussat  classe  ainsi  les  cas  où  l'on  accuse,  dit-il,  le  spasme, 
lon^'on  ^rouye.q^çlf^ue  difficulté  à  iaire  pénétrer  un  iastrument  dans 
l'iurèb^  : 

I*.  L'état  nomal  de  INirètre; 

a".  La  gonorrhée; 

5°.  Les  maladies  de  la  prostate; 

Ët^  de  l'examen  de  ces  divers  cas ,  il  conclut  que  l'on  peut  toujours 
rapporter,  lolt  à  une  diapoittioo  tHRganiqtM,  aoit  à  une  idiénttfoii  paÂolo* 
giqne^les  obstacles  à  nntrodiiction  delaionde,  que  Foo  attribue  com- 
munément au  spasme. 

Pour  éviter  les  obstacles  qui  dépendent  de  la  constitution  physique  de 
rnrètre  de  .l*hoiune,  safmr,  le  bvSlbe  et  la  proilrte,  obetadea  qid  nfeais- 
Mnt  pat  chez  la  femme  (  d'où  résulte  la  facilité  d'introduire  une  sonde 
dans  son  urètre),  il  faut  suivre,  dit  l'auteur,  la  paroi  supérieure  du  canal; 
et  si  la  sonde  courbe  s'arrête  au  bulbe,  essayer  ia  bougie  empreinte,  ou, 
roieax  encore,  la  sonde  droite;  mab  dans  le  cas  où  Pon  rencontre  le  même 


(•49) 

difficulté  av«c  un  litbotripteur  k  bec  court,  il  faut  longer,  an  oontraîie,  la 
paroi  infôriênre  du  canal  avec  le  talon  de  L'instrument. 

La  cautérisation  de  rarètre  produit  un  resaerrement  très  prononcé  du 
auial,  une  «ngérationfalle  du  léIrécwMnieiit  cauiériaé^  qa*il  «st  inpoMible 
dTittlrodnire  inmiédiatMnent  après  TinatmiiMat  qui  pénéivait  fiuàlament 
aiiparavant.  ^  „ 

a  Enfin,  du  l'auteur  CD  . tmd|pant,  si,  en  soudant  avec  soinrurètre  d  un 
•  cadaivrejoD  eaamjiie  les  pom(  dà^lii^|^a'arréie  le  bec  de  la  sonàe, 
»-<#<lHiiiiialt  qmib^iî||||îîiiiM^  mêmes  obstad«b  «iuz 

»_tnêmM  points  où  on  les  trouve  pendant  la  vre;  on  doit  en  coiicliire  ri^- 
•^^bessatrwient  que  le  spasme  ne  joue  qu'un  faible  rôle  dansje» 
»  caHéa  -dâ/Mthél^risme,  lorsque  le  canal  est  k  l'état  nonniill.       '  ' 

:  ^.^i^^^M^p y"-^l>  7ijptW^'wni:->p  gI  n  u!  -.wonji-v^ ,  A)  'jitsSifiiJ^^  of* 


.  .       'JmriMMi  (Mnoe  Ai  t*  Mer.) 

Vmt  i^t  llgBe  4,     ib»  'db  calaaiqie,  IhMs'caiariqiM. 


(  »5o) 


.  l^'Ac^iAiémif         4»ns  cptt«  séa«cela$  oavxtfM  dont  Toki  im  titras  ; 

Comptes  rendus  heMamadmnt  dêtSémen  de  fdcaâéide  duSdmBê», 

n«  5,  i836,  in-4". 

Éloge  historique  de  J.-A.  Chaptal,  parM.  Flourehs,  secrétaire  perpétuel 
dft  rAcadémie  des  Sdences  j  lu  à  la  séance  publiée  du  a8  décembre  i835; 

Armales  de  rjgriculture  française; parM.  Trssieb,  n"  io4,  în-8*. 
Mémoires  de  tAcadémie  impériede  des  Sciences  de  Saint-Pétersbourg  f 
6»  série  f  Sciences  mathématiques  et  physiques  i  tome  i",  i~  et  a'  liTraigoo, 

Mémoires  de  la  mêmêJeadàideiÇ  *M»,SeimDunaiurdlesi  ton»  i", 

lirraison  3 — 6,  in-4°. 

Mémoires  de  la  même  Académie;  Sciences  politiques,  Histoire  et  Philo- 
li^/toiiMa»6* limiioa, cCtome  5,  1"  livraisoo»  in-4% 

Ménoim  présenté  à  fJeadémlé  impértale  du  Sdmets  de  SoM-Pé- 

tersbourg  par  divers  savants;  tome  second ,  livraison  4  6,  ia-4", 

Bapport  de  tAcadéme  de  Saint-Pétersbourg  sur  la  quatrième  distribua 
tion  ^  prix  fondé  par  M.  Demidow,pour  f  année  i834,  in-fi».  (En  langoe 
rasie.) 

Tnhlcnu  du  contenu  de  Fouvrage  de  M.  G.  Paucker,Mrles  poids  ^  me- 
sures j  monrmies,  de  l'Empire  de  Russie  et  de  ses  provinces  allemandes  sur  la 
mer  Baltique;  Saiot-Pétenbooi^,  làSa,  in-8».  (Eu  langue  russe.) 

Description  et  Figures  des  Plantes  tténéneuses  quicnissaulOnment  en 
Allemagne  et  jr  vivent  dans  les  jardins /parUM,  Buan  cC  linnovMi 
Berlin,  i834  ,  în-4''-  (En  allemand.) 

Remarques  sur  le  Nerf  sjmpathique  ,  ou  nerf  reproducteur  des  animaux 
sans  verlèères/ par  M.  BtjMit;  Leipzig  t  i835,  in-4°.  (  Eu  alieraaDd.) 

Mammalium  exoticorum  mvonmvkmàm  rUt  oogidÊoivm  Mati  iHfa- 
demici  Moohgwi  Dtscripliaiies  et  leoHet/ par  itmtmj  Léfmg,  in-if*. 


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(  i5i  )  . 

Trotté  de  TngoHmétrleiparU.  LàMum;  Und»»,  1008^  i  toL  «|i8*. 

(£d  anglais.) 

Traité  sur  le  Calcul  différentiel;  par  le  mémej  LcNadr^,  i&i5,  i  vol. 
iD-8*.  (En  anglais.) 
Éléments  «fEucVdt,  «w  miêtf  poT  1$  nAi»^  LoaduM,  i884>  i  vol. 

in-8*.  (Eu anglais.) 

TraitéiurlaChaleur;par  le  même ^Loadres,  tÔ33,  i  vol.  ia-ia".  (£n 
anglais.) 

7mitésimh  MéeamgpmipÊarl»mem0tÏMaàim,  i85o^  t  irai  io-ia.  (En 

anglais.) 

Traité  dHjdrosttUique;  par  le  mâitey  Londres,  i85i,  i  toI.  ia-La.(Ea 
anglais.) 

Traité  «fdriOmétique;  par  le  mêmei  Loodrw»  18%  »  vol  ûhia.  (En 
anghis.) 

Species  général  et  Iconographie  des  €Jo^àUes  vivantes/ par  M.  Kinsa; 
i4'  livraison ,  in-folio. 

jfntiquitéi  mtxieainetf  tome  1",  11'  livniion.  (M.  Ginid  «t  prié  d'an 
rendre  un  cooapte  verbal.) 

Table  des  Marées  pour  la  Manche,  le  canal  Saint- Gewge  et  la  Tamise, 
pour  Londres,  iô36,  in-8% 

Jcadéme  royale  des  Sciences,  SeUes-Lelires  et  Jrts  de  Bordeaux,  » 
Séance pnblipsetbs  10  septembre  i835;  in-d*. 

Séance  publique  de  la  Société  ryraie  d'ÉmiUatùm  de  (Am,  tenae  le 
20  septembre  i8i5,  ia-8*. 

Ihter^ttionduitenotnt^cofMntUeeHde  FUtre  à,battùi  shrq^etè 
eompartbnettU,filtnmU  ind^endanU/ par  M.  GMmuai,  de  Binent  «M** 

Traité  complet  cVAnatomie  descriptive  et  raisonnée  ;  par  M.  Broc;  5  vol. 
in-ô*  et  un  atlas  de  planches  in<4*i  Paris,  1 833-56.  (M.  Flonrens  est  prié 
d'en  rendre  tra  complo  irariial. } 

Ea^nât  du  Jtmtdetdet  SeienetsnaSiireUes.  —  Méatoire  sur  un  végétai 
confervo'ide  dune  nouvelle  espèce j par  M.  Caoniari>-Latocr  ;  in-8*. 

Bulletin  général  de  Thérapeutique  médicale  et  chirurgicale  i  par 
M.  BliQUKL ;  5°  année,  tome  10,  iii-8*. 

Mémofial  enqrehpédique  et  piogressif  des  Connaissances  kamia^f, 
toaM5>in-8^ 

Josanal  hebdomadaire  des  Sciences  médicales;  n*  6,  1 856,  in-8*. 
Journal  de  Chimie  médicale,  de  Pharmacie  et  de  Toxicologie;  tome  2, 
février  i8S6,  io-fi^. 


(  t5%) 

Bulletin  cUmqae;  n"  o  et  lo ,  in-8«. 

Traité  de  Médecine  pratique  ;  par  MM.  Piorht  ,  Lbéritiea,  etc.,  li- 
vnisdu,  iQ-â*.  •  ■ 

SiMiothè^  wàrnnUk  des  Sciences,  BeîleS'Lettns  ^  jtiti/ri^éé  à 
^«^)  sèpl«tt»**e  *«  octôbr*  i855,  in-8*. 

Gazette  médicale  de  Paris,-  tome  4 ,  n*  6,  i85C,  in-4*. 

GaiOttedea  HôpittutXf  o*  14— 16,  tome  io,m-4'. 

Journal  de  Sanié}  n**  137  et  ià8. 

Echo  d»  morkh  savant;  1  '*  et  2'  dÏTision ,  n*  5. 

Catalogue  des  Livres  de  Jeu  MM.  Ihtmdi  et  PiatoUi,  médecins  i  ia>8*. 
{Eok  «Uemaad.) 


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COMPTE  RENDU 

DES  SÉANCES 

D£  L'AGADÉi\UË  D£S  SGIEiNCES. 

SÉANCE  DU  LUKDI  ia  FÉVRIER  1836. 
PRCSIDBIIGB  SB  M.  Cm.  DCPfH. 


GOAAESPONDANGE. 

wà I tfiwi nmp  i%nr  un  ^eiiUI»  oAmiW  jwiit  Chtrbourg.  (Extrait  d^ine 
lettre  de  IL  TÉuniioi,  rédacteur  da/oumo/di»  CS&crhw0y,&ll  Ango.) 

«Le  ift  de  ce  mois,  i  6lieiireea7  minuteidii  matin,  un  météore  lumi- 
neux, dn  fenre  de»  boUdee,  a  été  tper^  de  Cherbourg,  dam  k  direction 

de  l'est.  Sa  forme  était  celle  d'une  grosse  boule  enflammée  :  elle  paraissait 
■A  la  vue  simple  d'un  diamètre  k.  peu  près  égal  au  disque  de  la  lune  dans 
sou  plein.  Ce  foyer  aérien  était  de  couleur  pourpre;  il  jetait  une  lumière 
rougeâtred  vive  que  llioriaon  en  était  oomme  embrasé,  et  qu'on  aurait 
pu  lire  dans  les  mes  et  y  distinguer  le  plus  petit  objet,  quoiqu'il  ne  fit  pae 
jour.  On  remarquait  distinctement  dans  ce  globe  de  feu  une  cavité  très  om- 
brée, d'où  s'échappait  une  fumée  pâle ,  mêlée  d  etiiioellea.  Il  était  entou- 
ré 9vak  cerde  Taporeux  formant  une  bande  asacs  large,  et  dont  la  ooulettr 
blaiicbâtre  n'était  obscurcie  sur  un  seul  point  que  par  la  forte  Vlpenr 
qu'exhalait  le  météore.  Il  paraissait  ii'i'ti»'  qii'ù  -x  ou  3  cents  mètres  au-des- 
sus du  sommet  des  collines  sur  lesquelles  il  passait.  Dès  son  apparition  à 
Cherbourg,  il  ne  pamurait  guère  qu'une  demi-lieue  par  miuute,et  il 
avait  un  nonvement  bian'nafqaé  de  roMion  aor  aon,axe;  il  parut  même 

CB.imi«AiiMlM  33 


■     (  >«4) 

s'arrêter  un  instant  comme  s'il  eût  été  incertain  de  la  ronte  qu'il  devait 
prendre;  puis  il  s'éloigna  avec  la  vitesse  d'un  trait ,  produisant  un  léger  cra- 
«{uement  daiu  l'air,  et  fut  tombera  environ  douze  lieues  de  là,  près  d'uo 
manu»,  â»m  la  oommane  ^Orvtl,  amMidiMamnt  de  Contaim»,  oà  il  a*a- 
néantit  en  disant  un  bruit  semblable  k  l'explosion  de  plusieurs  pièces  d'ar^ 
tillerie  et  en  répandant  une  forte  odeur  snlfnrense.  Dans  ce  rapide  trajet, 
niari|ué  daus  l'iMmosphèrc  par  ua  lop|  siUou  grisâtre,  le  météore  tiaiaait 
après  lut  une  queue  blanche,  qui  avait  d'abord  h  largeur  du  diamètre  du 
cercle  vaporeux  entourant  le  globe,  et  qui,  se  rétrécissant  en  ligne  droite 
pour  se  terminer  en  pointe,  alfectairpnrfifiteinent  la  figure  d'un  triangle 
isocèle  (i).  » 

AitMnmnii     ■  noUMUt  ptl^  planète  dont  Vexistence  a  été 

soupronttè»  par  M.  Gaociatobb,  êUwteur  de  ^ Observatoire  de  Pa^ 

lerme. 

M.  le  capitaine  Basil  Hall  communique  restrait  suivant  d'une  lettre  de 
M.  Cacciature ,  à  M.  le  capitaine  Smyth. 

«  Tti  une  chose  importante  à  vous  communiquer.  Dana  In  mois  de  mai 
m  i835,  pendant  qœ  je  anifaia  tes  observatioBrdont  je  suis  oeeupé  depuis 

>  long-temps  sur  les  mouvements  propres  des  étoiles,  je  vis,  prés  de  la 
»  dix-septiènir  étoile  de  la  douzième  heure  du  cataloguede  Ftazzi,  une  autre 
»  étoile  qui  me  parut  être  aussi  de  septième  à  huitième  grandeur  :  je  notai 
»  la  'distance  qui  les  séparait  Le  taa^  oe  me  permit  pas  d'observer  les 
ti  déux  nuits  suivantes.  Ce  ne  filt  que  la  troisième  nuit  que  je  revis  le 
»  nouvel  astre  ;  il  avait  alors  sensiblement  ( good  deal)  marché  vers  l'est 
»  et  vers  l'équateur.  Des  nuages  me  forcèrent  de  renvoyer  les  mesures  à 
•  la  ;uiit  «oifante  ;  mais  jusqu'à  la  fin  de  mai  le  temps  fut  honiblej  on 
a  aurait  dit  à  Palermè  que  l'hiver  recommençait  :  d'abondantes  pluies  et 
»  des  vents  impétueux  se  succédaient  de  manière  à  ne  pas  permettre  de 

-tr  —  ■ 

(i)  A  l'oeuiiion  da,  bobde  jfiw  «  Mcen<|i'^  Hne  (;rmk{}e,  prè»  de  JB«Ucj,;lc  i3iMT«aUue 
..i895>  K>  kdaeinir  JI«R^  a  àifutt  mr  le  bosmi  de  l'Acwliéiiâe  liiMle  qa'oa  va  fire. 

«  F.n  entendant,  dans  une  (Us  dcrnirres  séances  de  l'Acadéinie  des  Sciences,  la  rela- 
tion de  l'incendie  d'une  grange  par  une  étoile  filante,  je  me  suis  nppelé  avoir  lu  que  ce- 
lai qni  coHonu  ta  grande  wBe  de  Miii  de  Justice,  ea  1618 ,  Ait  cmuë  par  la  dmte 
d'âne  étoile  oiflaimucV,  large  Au  pied  et  Inuic  d'une  coudëe,  qui  tomba  surrcmo- 
.naneat  I07  man  <^ri»  uùmnt;  t— iwA-ot^      t«n»p.  fc^pt  ^^minn  d«  ce  fut,  rekie' 


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(  i55  ) 

•  tenter  auoun  genre  ilc  recherche  Lorsque,  n près  quinze  jours,  ji-  '  m  • 
-x^pMBulre  mesobsomiioii*,  Tétoile  était  «M^  plougte  dass  ie  crépuAcuie 
»  du  Êoir^'èt  tmtHk  éu»  ImliltiTet  pour  la  retrouvar  fitrent  au»  fésnhat  : 

•  des  aatraa  d«  cette  grandeur  n'étaient  plus  vûâbles.  Le  mouvement 
»  estimé,  en  trois  jours,  me  parut  être  de  lo"  en  ascension  droite  et  d'eii- 
»  viron  uue  minute  (ou  d'un  tant  soit  peu  moins)  en  déclinaison,  %'ers  le 
»  nord.  Un  mouvement  aussi  lent  me  fait  supposer  que  l'astre  est^tué  au- 
»  delà  d'DnuNM.  le  fin  estrénument  oontrarté  de  ne  ponvoir  pas  ponaaer 
»  plu*  loin  une  anaû  imporlanle  recharcte  (i).  > 

AsnononB.  —  Sut  tùttenstti  btmilànse  éà  la  eoutk»  â»  ÉiàUejr. 

M.  Darlu,  vice-président  de  la  Société  d'Agriculture,  SMenoe»  et  Arts, 
deMeaux,  communique  Ifextrait  suivant  d'une  lettre  qa*flTieÉtde  rece- 
voir de  M.  Littrow,  directeur  de  l^OiMerratoire  de  Tienne. 

•«  A  Vienne,  la  comète  était  encore  visible  à  l'cril  nu  le  ir  jrinviercler- 

•  nier;  mais,  probablement  à  cause  de  sa  grande  proximité  de  l'hori- 
>  zon ,  le  noyau  ne  s'apercevait  plus.  L'apparence  actuelle  de  cet  astre 

ce  qui  a  déjà  été  reominti  pour  la  généralité  des  onnètes ,  aa- 
k  voir,  que,  toutes  circonstances  égales,  les  comètes  sont  beaucoup  plus 
»  brillantes  après  qu'avant  leur  passage  à  leur  périhélie.  En  effet,  à  la 
»  fin  de  janvier,  la  comète  de  ilallcy  se  trouvait  éloignée  du  Soleil  et  de  la 

•  Terre-,  à  peu  près  omnme  à  la  fin  du  mois  d'août  i835;  or,  à  cette 
»  dernière  époque,  on  pouvait  à  peine  l'apercevoir  à  l'aide  des  metl- 
»  leurs  instruments,  tandis  -qu'à  la  fin  de  janvier,  on  la  voyait  parbitement 
»  sans  chercheur.  » 


(i)  il  j •  dAos  cette c«miniinkatiom un* circonstaoce  ^ue  les  ••tronomef  auront  beaa^ 
•onp  ét  paiae  4  f  iip  wiwe^Lartyw  W  twnwfiwiBt  fawMe  i  MMBe^â  ImA»  Ac 

mai,  IVloile  mobile  n'était  phi-i  visible,  dit  ILGHtiatore,  'i  cau»c  de  In  luiiiicrL'  cré- 
puKulaire  du  soir.  L'explication  est  adintMihie  lniStm'il  s'agit  du  passage  de  l'aitre  au 
BiMdien;  nhis  deux,  nui  trob  beurc*  «pfte k  coadwr  Ài  Mieil,  mataà  nuit  eleie, 
lion  ne  pouvait  cmpëriirr  de  romp.irer  la  planttc  soupçonnf^c  aux  étoiles  roisioes,  soit 
avec  une  macbineparallactiquc ,  soit,  à  son  défout ,  mm:  le  grand  cercle  asimulhal  qui 
eo0|ptf '^ywH2ipnMi^'^tfnMi^*Ai^ *£wlfiMaiAMftF  i^'^OAmi^mudA^  ûb  ?^aifcnfff.*TI  Moas 
finit  «concevable  qu'un  observateur  du  mérite  de  M.  Cacclatnri:  ,  conti-aric  comme  H 
Mlùl,  comme  il  devait  l'être,  de  ne  ponvair  CMMtftUriUiéalilé  d'une  découTer(»«MM 
cafilde ,  M  M  Mit  pM  «fiatf  4e  Mùvm  r«tte  bon  d«  néridtei. 

a3.. 


(  «56  ) 


mkuamxm  *>wmiii<«»— iWe&wiatfaw  ooneeraatU  la  mmchine  da  M.  lappdB. 

M.  Borcliart  écrit  que  la  inacbine  de  M.  JappelU,  dutit  il  a  été  rendu  un 
compte  très  fiirorable  dans  une  det  dernières  sifianoes,  fut  inventée  ^  Mar- 
aetllefl  J  a  nne  ticntnino  d'années.  II  ajoute  même  que  la  Société  d'Ému- 
lation dp  cette  ville  la  fit  exécuter  et  établir  à  ses  frais,  près  de  la  plaine 
Saint-Michel.  La  machine  devait  porter  les  eaux  de  la  Duraoce  sur  les 
hmteun  voisines. 

La  lettre  de  11.  Borchart  sera  remise  à  la  commissim  qui  a  fiût  son  rap> 
port  snr  h  machine  présentée  par  rin{énieur  iu^ien. 

fOLAEiSAnoa  as  la.  cnjjbtca.  —  Extrait  (tnubàt  de  Fanglaù)  dtme  kttre 
de  M,  le prqfeueur  Foaaes,  dÉdUiémgt  à  IL  Ango. 

c  le  i*'ftfrier  dernier,  j*ai découvert  que  la  cbalekir,  totalement  obs- 
»  cure,  est  polarisée  drathlrement  à  l'aide  de  deux  réflexions  totales. 

»  C'est  le  résultat  qui,  relativement  \  la  lumière,  fut  dans  le  temps  uoe 
9  si  merveilleuse  prédiction  de  Fresnel.  Si  ma  conclusion  était  contestée, 
»  on  ne  pourrait ,  du  moins,  nier  q^ue  les  deux  réflexions  dont  je  viens  de 

*  parler  ne  lassent  perdreà  la  dialeur ,  comme  i  la  lumière,  les  caraetères 
»  de  la  polarisation  ordinaire. 

■u  Au  premier  aspect ,  mon  appareil  pourra  sembler  trop  compliqué, 

•  pour  faire  espérer  qu'il  transmette  quelque  chaleur  sensible:  tel  serait, 
»  en  ellet,  le  cas ,  si  ce  n'était  l'étonnante  propriété  que  le  si  I  gemme  pos- 

»  sôde.  J'ai  donc  fait  construire  un  rbombe  de  cette  substance,  dans  la  , 
»  forme  de  ceux  de  Fresnel,  les  aiic'Ies  étnnt  calculés  comme  s'il  s'agissait 
»  de  la  réflexion  totale  de  la  lumière,  et  je  l'ai  placé  entre  deux  piles 
s  polarisantes  de  mioa.  Lorsque  le  plan  de  polarisation  était  perpendieu" 
»  kdne  au  plan  de  la  réBexion  totde,  la  chaleur  émerfente  avait  les  c«- 
»  ractères  ordinaires  des  rayons  polarisés.  Quand  ces  mêmes  plans  for- 
»  niaient  entre  eux  des  angles  de  45",  toutes  les  traces  de  polarisation 
a  avaient  disparu.  Tai  vérifié  le  fait  de  plusieurs  manières. 

»  La  quantité  de  chaleur  totalement  réfléchie  par  le  sel  gemme  «est  si 
»  grande,  que  celle  qui  traversait  mon  appareil  produisait  souvent  plus 
s  de  la"  de  déviation  sur  le  galvanomètre.  Cette  quantité  je  pouvais  ai- 
»  sèment  la  subdiviser  en  lao  parties.  » 


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(i57) 


mamos  DO  euM. — BvàU  artésim  à  Southan^ion. 

Ea  France,  on ■  trouvé  une  alMMiduile  nappe  d*MU  ams  h  cniie,  aux 
eavirons  de  Tonra  et  à  EIImmI  Td  a  été  aiuâ  le  résolut  4e  la  perforation 

de  cette  nature  de  terrain ,  qui  vient  il'étre  exécutée  à  Southampion.  Il  semble 
donc  qu'on  puisse  aujourd'bui  affirmer,  sans  trop  de  risque,  que  la  for- 
mation crayeuse  est,  en  tout  lieu,  séparée  par  une  puissante  ooucbe  d  eau, 
delaformationqailaaopporte.  Laqoeatkmdeaavtrirai  cette  eau  jaillira  à 
laanriaoe,  doit  être  résolue  par  une  opération  de  nivellement  :  il  faut,  pour 
cela,  connaître  la  hauteur  delà  région  où  la  craie  et  la  formation  sous-ja- 
centese  présentant  à  lasurfiacede  la  terre  par  leur  tranche, permettent 
«os  came  plovialea  de  couler  entre  ka  deux.  Ce  point  une  foia  édairei,  To- 
péiution  du  forage  peut  être  continuée  en  toute  sûreté.  Quand  la  craie  n'cat 
pas  épaisse,  on  se  procure  beauroiip  (l'cin  à  peu  de  frais.  Si  l'épriisseur  ,  au 
contraire,  est  considérable ,  on  sera  ainplciuent  dédommagé  du  surcroit  de 
dépense,  car  l'eau  Tenant  d'une  grande  profondcur,aura  une  température 
très  élevée,  et  pourra  servir  i  une  multituded*iisagc»éoonoiniqiMa  dontil 
serait  aiqierâo  de  foire  ici  rémunération.  * 

ofeaaAnuB  rnaïQiii.  — >  Jèaugeage  de  la  Mbselle. 

£n  présentant  aujourd'hui  le  dernier  volume  des  Mémoires  de  l'Aca- 
dénrfe  de  Mets ,  M.  Arago  a  appelé  Pattention  de  l*Acadtele  des  Sdeneea 
sur  un  travail  important  et  approfondi  que  M.  Leroasson  y  a  inaéfé, 
touchant  la  navigation  de  la  Moselle.  Ce  travail  doit  servir  de  base  à  un 
projet  général  d'amélioration  du  cours  de  cette  rivière  ;  il  ue  comporte- 
rait  gniM  feutrait.  Auaai  noua  oontenterona^nona  de  kd  emprunter  le 
réaullat  suivant  du  jèaugeage  que  MH.  Lenaaaon  et  Lejoindro  ont  foit 
en  i83G. 

A  la  frontière  de  France,  au-delà  de  SicrcA,  les  eaux  étant  dans  leur 
hauteur  moyenne,  la  Moselle  débite  86  mètres  cubes  d'eau  par  seconde. 

Ainsi  cette  rivière  qui,  à  Meis,  ae  partage  en  tant  de  bn»,  u'eet guère 
que  le  tiers  de  la  Seine,  dont  lo  débit  noyen,  eaua  lea  aMbea  du  Pont- 
Royal,  s'élève  i  «46  nètrea. 

oleiMMiB.  — >  Grande  maste  de  eaim  ntU(fi 

Laa  comidéraliona  de  quantité  étant  de  nature  i  jouer  un  r6le  impor- 
lant  dana  Teiamen  général  dea  ^tèmea  géobgiquea,  et  en  particulier 


(  «M) 

dans  la  tliéorie  de  la  fonnation  des  filom,  M.  Ango  •  cru  detoir  appeler 
l'attention  des  naturalistes  sur  le  fait  suivant,  empmiitéirub  dft  artides 
de  la  correspondance  de  l'Académie. 

Une  oiapse  de  aaàné  natii  >  de  1 5  pouces  anglais  de  long ,  de  1 5  pouces 
dëtiwj^  ,<<»<a*ttÉ»u<anliÉH  êim  tUÉt  wdpÉi^aMr^^t^^ptid^de  137  Km 
anglaises  (i)'  ^  tronvée  près  de  la  rivière  On'ta-naa'-^'<n\' ,  un  des 
affluents  du  Lac  Supèriei/r.  Kl  le  fait  maintenant  partie  de  la  collection 
de  iaie^^U^e.  Sa  couleur  est  pariaite;  sa  l'orme  générale  est  plano- 

les  surfaces  triangulaires  devttdiments  de  cristaux  de  enivre  pur,  et  des 
indices  manifestes  de  la  gangue  dans  laquelle  la  masse  fut  jadis  piuiiàssée. 

Des  voyageurs  assurent  avoir  vu  une  masM  «de  même  nature,  mais 
iManconp  plus  grande  qœioaUe'da  edlége->4a«lraley  i  «ne  masse  dont  ils 
'évaiBnn»ie.pttida4  ■>|i|iiii  (w«»H>wa)|i  dWi'ahi  Jit|a>énie  ik<la  rivière 
•On«»<me"yiir.  .••»■..-•-«■:■.,■. 

eann  eneanoon.  —  XMrw  db  MLSDoàn  PdLiooTy  coNcemanr  roctfon  du 
édon,deFiodeetdubr6nm,$tiriêttÊbfomitparlti  acidMorigttiU^ 
et  Witttint  oxidet  mitalUqmt. 

«  La  manière  remarquable  et  maintenant  assez  nette  d<Hit  le  dklore, 
4e  brome  et  l'iode  se  comportent  en  présence  des  substances  organiques 
•telles  que  l'alcool,  la  naphtaline  et  les  difiCéreuts  carbures  d'hydrogène, 
m'a  porté  à  aMMiner  ractton  de  oaa  trob  ooq»  aar  lat  ida  lipfenés  par 
laa  aoMM  wganiqMB  'et  eartaifia- «dileB  inéteUiqaaa.  i'eapérab  obtairfr 
■«îlirides  acides  nouveaux  plus  oicig^és,  que  les  acides  employés,  l'oxigène 
de -la  base  se  trouvant  séparé  du  métal  par  suite  de  la  opfnfainaiaott  de  ce 
dernier  avec  le  ddore ,  le  brôme ,  ou  l'iode. 

»  Pour  que  l*eKpdrienoe  priaenlàt  quelque  dianoe  de  rémaUe,  il  coa* 
venait  d'ailleurs  de  cboisir  UB  ael  doiït  le  métal  possédât  beaucoup  plus 
d'affinité  pour  les  trois  corps  que  je  -viens  de  citer,  que  pour  l'oxigène 
avec  lequel  il  se  trouve  combiné  ;  à  ce  titre  les  sels  à  base  d'oxide  d'argent 
aerpiëmittiMM«en  pi  wuMie  li|pe,«i;avee  dlaulant  plus  d'aMalage  qu'oa 
peut  ftdkoMat  le»  «rfitenir  par&iceBient  privés  d'caa. 


(1)  â  frfjpsqne  ds  la  poMkatiwa  de  1»  i^iénlogi»  d'Haûy,  U  plu  gtande  lUMse 
connut'  dv  cuivre  natif  ne  jpci^t  qtts  ieU«t«s  t  «Us frisAt  fni*  Am  csbbMt-d«  ceUége 

des  Mioc« ,  à  Freyberg. 


(  '59) 

»  Le  premier  sel  que  j'ai  soumis  à  rexpéricnce  est  le  bcnzo.ne  d'argent. 

»  Ixjrsqii'on  soumet  à  l'action  <lu  brômc  le  benzoate  d'argent  sec ,  ce 
sel  est  décomposé  et  le  brôme  se  trouve  absorbé  en  grande  quantité.  11 
se  produit  du  bromure  d'argent  et  un  nouvel  acide  qui  ressemble  à  l'a- 
cide benzoîque  par  quelques-unes  de  ses  propriétés  physiques,  mais  qui 
en  diffère  beaucoup  par  sa  constitution.  Cet  acide,  en  effet,  indépendam- 
ment des  éléments  de  l'acide  benzoîque,  contient  tout  l'oxigène  <le  l'oxide 
d'argent;  il  renferme  en  outre  un  atome  de  brûmc.  On  l'obtient  anhydre 
en  traitant  le  produit  de  la  réaction,  par  l'étber  sulfurique  sec  qui  le 
dissout  facilement  et  laisse  le  bromure  d'argent  formé. 

»  Cet  acide  est  solide  à  la  température  ordinaire,  fusible  avant  loo  de- 
grés, suluble  en  faible  proportion  dans  l'eau  froide,  en  proportion  plus 
forte  dans  l'eau  bouillante  qui,  par  le  refroidissement,  en  abandonne  la 
plus  grande  partie;  il  brûle  avec  une  flamme  verte  sur  le»  bords,  indice 
de  la  présence  du  brôme  qui  s'y  tnjuve  dissimulé  :  car  la  dissolution  de 
cet  acide  dans  l'eau  ne  donne  aucun  précipité  par  l'azotate  d'argent. 

»  Il  forme  avec  les  oxidcs  des  sels  cristallisables  dans  lesfjuels  l'oxigène 
de  l'acide  est  à  l'oxigène  de  la  base  comme  4  à  i . 

u  J'avais  essayé  d'abonl  de  préparer  un  acide  analogue  au  moyen  du 
chlore;  l'expérience  ne  réussit  pas  :  l'action  est  trop  vive,  il  y  a  inflam- 
mation et  destruction  complète  du  sel  employé;  pour  q!ie  l'expérience 
réussisse  même  avec  le  brôme,  il  ne  faut  point  mettre  celui-ci  en  con- 
tact à  l'état  liquide  avec  le  sel  d'argent;  il  y  a  aussi  inflammation  :  il  faut 
faire  intervenir  lentement  la  vapeur  de  brôme  qui  se  trouve  absorbée  à 
mesure  qu'elle  se  produit. 

»  Quanta  Tiocle  ,  son  action  diffère  de  celle  du  brôme,  car  il  se  fait  à 
la  fois  du  brômure  et  du  brômate  d'argent;  je  n'ai  point  encore  suffisanv 
ment  étudié  l'acide  formé,  pour  me  prononcer  sur  sa  nature. 

»  L'action  que  le  brôme  exerce  sur  le  benzoate  d'argent,  n'est  point 
d'ailleurs  une  action  particulière  motivée  par  la  nature  de  l'acide  t>enzoï- 
que  :  j'ai  constaté  qu'il  agissait  même  sur  les  sels  formés  par  les  acides 
qui  paraissent  le  moins  disposés  à  une  siiroxigénation,  tels  que  les  acides 
oxalique  et  acétique.  Tout  porte  à  croire  que  la  manière  d'agir  de  ce  corps 
deviendra  tout-à-fait  générale,  et  qu'en  lui  donnant  le  chlore  comme 
auxiliaire,  dans  le  cas  où  son  action  s'arrêterait,  on  obtiendra  uu  grand 
nombre  d'acides  d'une  proiluction  et  d'uiie  constitution  nouv«Ues.  J'espère 
pouvoir  bientôt  communiquer  à  l'Académie  les.  résultats  que  ce  sujet  me 
fournira. 


(  «60  ) 


^^i^ftw-  —  Mémoire  (  en  allemand  )  de'NL  BiiurA.u>  Cotta  ,  relatif  à  ta 
question  de  savoir  si  les  granités  de  la  rive  droite  de  l'Elbe ,  en  S<ure, 
sont  plus  récents  (  dans  leur  position  )  que  la  craie  qu'ils  paraissent 
rtotmvrir  (  a(lreMé<fMir  H.  de  HumlxMt  ). 

Après  avoir  indiqué  avec  beaucoup  de  développements  l'importance 
de  la  question  soulevée,  M.  Gotto  propose  d'ootrrir  use  souscription 
dont  le  produit,  pour  modique  qu'il  filtt,  permettrait ,  à  l'aide  de  certains 
travaux ,  de  mettre  en  évidence  les  rapports  de  contact  du  granité  à  la  Sot- 
oiattou  crétacée. 

AsaMMÉa.  — /imne  de  ta  eomèie  deHàO^, 

IL  Cotpar  cfiToie  d'Irlande  une  plandie  gravée  représentant  la  cbnètc 
de  Baliqr»  idie  qu'on  la  voynit,  le  a  3  et  le  a4  octobre  i835 ,  avec  une 
grande  lunette  achromatique  de  aS  pieds  de  foyer,  construite  par  M.  Cau- 
choix.  Dans  cette  planche  uu  apei\uit ,  à  Toppositc  de  la  queue,  deux  de  ces 
figure»  que  nous  appelâmes  de*  secteurs  et  que  M.  Gooper  nomme  des 
éventails.  Chacun  des  deuséventaib  a  74**  d'amplitude.  Les  rayons  qui  les 
terminent  du  côté  de  la  queue  ont  une  courbure  très  sensible.  M.  Cooper 
déclare  que  du  aa  octobre  au  10  novembre,  ces  secteurs  ou  éventails 
n'épronvèrttit  aucun  déplacement  quelconque.  Cette  assertion  a  trop  de 
gravité  lorsqu'on  se  rappelle  le  mouvement  oscillatoire  soupçonné  par 
M.  Beaiel,  pour  que  nous  puissions  nous  dispenser  de  rapporter  ici  tex* 
tuellement  les  propres  paroles  de  M.  Cooper. 

■  J  aro  well  persuaded  tluit  firom  tbe  of  october  to  the  lO**  ot  no« 
»  vember,  no  change  whatover  took  place  in  tbe  angle  above*mentio- 
»  ued.  »  Or  l'angle  above-menHoned  est  celui  que  le  rayon  limite  du 
secteur  formait  avec  un  diamètre  perpendiculaire  à  l'axe  de  la  qtiene! 

nnsiora  wo  «tau.— Extrait etmte  lettre  de  M.  Saiost,  mr  la  eAafewr  deia 

terre, 

a  Le  mémoire  présenté  par  M.  Duhamel,  dans  l'avant -dernière  séance 
de  l'Académie,  renferme  un  théorème  très  important  sur  la  chaleur  du 
globe.  Je  crois  y  être  parvenu  le  premier  j  et  quand  »  il  y  a  quinze  mois , 
je  le  oommuniquai  à  IL  Duhamel ,  ce  géomètre  le  considéra  comme  non» 
veau.  Il  en  obtint  bientôt  une  démonstration  di£G6rente.* . 

»  Le  théorème  «1  question  n'exige  pas,  comme  l'annonce  M.  Duhamel, 


DigitUed  by  Gooqle 


(  ««•  ) 

que  les  points  de  la  surface  de  ta  sphère  soient  à  des  températures  cons- 
tniitrs  nu  subissent  des  variations  périodiques;  mais  il  suffît  que  Tinfluence 
c-aluntique  do  toutes  les  causes  extérieures  donne  une  moyenne  luvariable 
pour  rensemble  de  la  sur&œi.  Dans  oe  cas,  toorcs  les  oauches  ooncentri* 
ques  acquerront  finalement  la  même  température  moyenne,  etiaconser» 
▼eront  nonobstant  les  variations  de  la  8ur£ioe,  variatîûllS  qui  poumAent 
être  tout-à-lait  arbitraires  et  subites. 

»  Ge  résultat  n'est  que  b  plus  simple  applicatioii  d'uu  théorème  très  gé- 
nérait que  je  n'ai  point  communiqué  à  M.  Duhamel  :  le  voici.  Étant  donné 
un  corps  (!f  fii,Mire  quelconque,  formé  d'une  matière  dont  les  coefficients 
Spécifiques  varient  arbitrairement  d'un  point  à  un  autre  ;  si  ce  corps  est 
soumis  k  Tinfluence  calorifique  d'autant  d«  ouiacs  aitMauras  que  l'on  vou- 
dra, variables  d'un  instant  à  un  autre,  nHUS  produisant  une  acti<nt  moyenne 
foiistaiitp  h  la  stii  face,  l'état  final  de  ce  corps  sera  tel,  qu'on  potirra  trairr 
dans  son  intérieur  nue  sériu  tndétiuie  de  surlaces  d'égale  température 

moyenne,  to«rtes  emboîtées  les  nntos  dans  les  antres,  àknamére  des  aor* 
faces  de  niveau  dans  les  liquides.  Pour  chacune  des  ooocbes  comprise  entre 

deux  surfaces  voisines,  l'épaisseur  varie  d'un  point  à  un  autre  en  raison 
directe  du  produit  de  la  conductibilité  par  la  chaleur  spécifique  à  voltmie 
constant. 

a  Ce  théorème  fondamental  est  soumis  aux  mémea  restrictions  que  oeioi 
des  liquides  dans  leur  état  d'équilibre.  Malgré  toutes  les  reclMÏ<ch6s  de 
Fourier  et  de  ses  successeurs,  il  manquait  encore  à  la  théorie  mathéma- 
tique  de  la  chaleur.  J'en  possède  la  démonstration  synthétique  :  j'en  verrais 
avec  plaisir  la  démonstraiioB  analytique. .... 

»  M.  Duhamel,  qui,  dans  son aBêmoina,  me  désigne  par  la  particule  dA, 
un  peu  trop  générale  à  mon  avis,  me  reproche  d'avoir  considéré  seulement 
le  flux  de  chaleur  suivant  le»  rayons  de  la  sphère,  quand  c'est  moi  qui  lui 
ai  recommandé  dVwroîr  enfin  égpid  vam.  commnaiaatiôiia  latérales  de  chaque 
couche.  Depuis  plusieurs  aiiaées  je  m'eflbroe  de  déterminer  la  propagation 
de  la  chaleur,  suivant  les  méridiens  terrestres.  La  théorie  donne  le  rapport 
de  I  à  a ,  4  pour  les  quantités  de  chaleur  versées  par  le  soleil  au  pôle  et  à 
l'équateur.  Par  suite  des  mouvements  de  l'atmosphère  et  de  l'océan ,  ce 
rapport  est  aujourd'hui  do  i  à  a^ot  jnpmwo  qu'il*  été  de  j  à  1,7^  fé- 
poquede  b  formation  des  contioeatt»  Dftis  l'état  actuel  des  ^oies,nMa 
théorème  est  encore  applicable  à  l'océan,  et  la  théorie  exige  que  les  coti- 
ches  de  la  mer  jouissent  toutes  de  la  même  température  moyenne.  Gepen- 
éiM,  y^witmble  des  obaennMons  m'a  conduit  aus  résultats  suivants. 

CE.1IM,  >4 


(  i6a  ) 

Temptetun  OMyenoe 

dehtaxbecdil'oeéMi.   i7*,5  caiiti||ndet. 

delacooehei  loo  mètres  de  pnibadmr.  i4  >5 

A  aoo  mètres   la  ,5 

èSoomètfes..   9  lO 

à  1 000  laitMt......  .......      7  |t 

du  fond  de  l'occan   7  ,0 


»  Cette  différence  eutre  l'observation  et  la  théorie  vieut  de  la  formation 
dcsgboM  à  la  mrfaea  de»  mers,  et  de  leur  liquélMlkm  du» les  ooacbes 
piofonde».  Alors  j*ai  pn  eonmltre  répaisseur  des  ^ces  polaires  ainsi 
qn*il  soit  : 

limite  aïof enue  àet  ^cet  k  la  nirlace  de  l'océao ,   a4'.  a6'  du  pèle. 


I«|iaK  a  100  màtres  d'^itMor,  A   M  .96  d»  pMe. 

200  niMrcs  d'ëpaisK'ur,  A... ,  «.  17  .88  du  |i<Me. 

5<M  inètrca  d'épaiMcw,  A   i»  .36  du  p^le. 

1400  laètfM  d'(<j|iaiaMiir,  A   a  .a5  dm  pdta. 


»  D'où  j'ai  conclu  169,000  lieues  cubes  pour  leTolume  de  toutes  les  glaces 
pulnires,  ce  qui  donnerait  onc  couche  de  98  mètres  d*<paisseur  sur  toute 
la  surface  du  globe. 

•  Je  ne  tous  donnerai  aujourd'hui,  M.  le  préaident,  que  cette. seule 
conséquence  de  mes  redwidies  sur  les  communications  latérales  de  la 
chaleur.....  » 


M.  Duhamel  ayant  entendu  la  lecture  de  la  réclamation  de  M.  Saigey,  a 
adressé,  séance  tenante,  une  réponse  dont  M.  le  Président  a  donné  l'anal}  se. 
«  M.  Saigey ,  dit  ML  DDliamel,^se  plaint  dTaroirété  daigné  par  la  particule 
>  on.  Je  ferai  d'abord  observer  que,  dès  que  je  dédare  qu'une  certaine  idée 
»  avait  été  émise  avant  mon  travail ,  je  montre  suffisamment  que  mon  in- 
»  tention  n'était  pas  de  me  l'approprier.  J'ajouterai  une  chose  :  si  j'ai  dé« 
9  signé  M.  Saigey  d'une  manière  aussi  indéleradnée,  c'est  uniquement  par 
»  égard  pour  lui ,  car,  dans  oequ'il  meditantrefinssur  le  sujet  en  question, 
»  il  y  avait  du  faux  mêlé  au  vrai,  et  aucune  démonstration  réelle  n'appuyait 
•  ses  assertions.  Elles  n'étaient  au  reste  qu'une  extension  nattu-elie  de  ce 
»  que  Fonrier  avait  dit,  ou  de  ce  que  VL  Poisson  avait  bit  connaître....  » 
'  If.  Duhamel  termine  sa  lettre  en  demandant  que  M.  flaigqr  loit  invité  k 
déposer  le  plus  prompteroent  posllble  au  secrétariat  de  Ilnstitut,  la  dém<ms» 
iration  des  propositions  sur  iesqueiles  porte  le  débat  (i). 

(1)  Roue  imperliBltli  now  Isaposs  k  devoir  dVaaoMsr  qw,  dli  l«  Midi  asir. 


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(  »63  ) 


MÉMOIRES  PRÉSENTÉS. 

ovoLOGiE  DIS  «vKmTÉMÉs.  —  SccoTide  lettre  de  M.  E.  Jacquemiit,  sur  le 
développement  des  mollusques. 

(  Commissaires,  MM.  Dutrochet,  Bory  de  Saint-Vincent.  ) 

«  Le  premier  signe  du  développement  de  l'embryon  du  planorbe  se  ma- 
nifeste vingt-quatre  à  trente-six  lieures  après  la  ponte;  il  consiste  en  un 
mouvement  moléculaire  qu'opèrent  les  granules  jaunes  verdâlres  qui  rem- 
plissent avec  un  liquide  transparent  l'intérieur  du  vitellus  :  le  but  de  ce 
mouvement  est  la  formation  de  gros  globules  clairs  et  transparents. 

B  1^9  mouvements  de  rotation  du  vitellus,  qu'il  ne  faut  pas  confondre 
avec  les  mouvements  embryonnaires  proprement  dits,  commencent  vers  le 
deuxième  ou  troisième  jour;  ils  ont  été  vus  à  Dresde  par  M.  de  Humboldt, 
lors  de  son  passage  en  cette  ville  en  i834 

»  Vers  le  cinquième  et  sixième  jour  ou  remarque  deux  parties  arron- 
dies et  saillantes  placées  à  la  périphérie  du  vitellus,  dont  l'une  est  le  rudi- 
ment de  la  tète  et  du  pied  encore  réunis,  et  l'autre  plus  clair,  qui  est  ce- 
lui du  poumon  ;  ce  dernier  est  toujours  très  développé  pendant  toute  la 
vie  foetale.  Des  contractions  très  fortes  s'opèrent  dans  la  substance  du  vi- 
tellus, devenu  embryon  entre  le  pied  et  le  poumon. 

>  Huitième  jour  :  un  petit  mamelon  conique  se  présente  entre  le  pied 
et  la  tète,  qui  forment  chacun  une  partie  arrondie  et  saillante;  c'est  le  ru- 
diment des  tentacules. 

•  Dixième  jour  :  on  remarque  la  première  trace  de  la  coquille  formant 
une  pellicule  mince  et  transparente  qui  enveloppe  tout  le  corps,  excepté 
la  tète,  le  pied  et  le  poumon. 

»  Onzième  jour  :  un  des  gros  globules  du  centre  s'avance  vers  la 
téle  pour  aller  former  la  masse  charnue  de  la  bouche;  les  autres  sont 

If  ■  $&>gey  a  «ouscrit  au  d«sir  àa  M.  Dubanicl ,  en  noiu  adressant  la  démonstration  de  son 
théorème.  Quant  à  la  demande  que  noua  fait  M.  Saigey  ,  de  publier,  dès  k  présent,  cette 
démonstration,  elle  excède  nos  droits.  La  note  de  M.  Saigey  sera  présentée  lundi  pro- 
chain. Ensuite  elle  pourra  figurer  en  totalité  par  extrait  dans  nos  Comptes  rendus , 
Tant  que  l'Académie  n'a  pas  été  ofGcielletneut  saisie  d'un  sujet,  il  nous  est  interdit 
i  noos,  ses  organes  ,  de  nous  en  occuper  dans  ces  feuilles. 


(  «6Zi  ) 

rangés  asses  régttlièreiueiu  en  deux  groupes,  et  l'on  remarque  avec  sur- 
prise que  deux  de  ces  globules  commenceiit  un  mouvement  de  dilata- 
tion et  de  contraction  permanent  et  régaKer  nvec  une  tràs  grande 
énergie;  ce  sont  les  rudiments  du  cœur.  Le  nombre  des  mouvements  de 
ces  organes  est  de  60  à  65  par  minute  lorsqu'ils  sont  le  plus  McttlÀ; 
dans  le  cas  contraire  it  tt'est  que  de  3o  à  40»  J'ai  obaenré  avec  soin 
toute  l'évplWtion  du  cttur. 

»  L'œil  se  présente  sous  la  forme  d'un  grand  point  noir  composé  de 
gros  granules  qui  n'oifreut  aucum*  pusitioa  ni  aucune  or^nisatioa 
détenninées,  pas  même  pour  les  deux  yeux  d'un  même  individu. 

aDwHdiBM  jonr  ;  les  organes  placés  vers  la  droonfêrence  du  globule 
embrjronntwe  sont  très  avancés  dans  leur  développement;  le  petit  être  se 
promène  presque  contiauellemcnt  dans  l'intérieur  de  l'ieuf,  par  suit"  de 
contractions  musculaires,  el  auu  plus  eutraîné,  comme  au  conimeuce- 
■entr  paritJHiWMrbtUon  qui  tétait  étaUi  dans  l'albumine. 

»  ^QraWAoM  jour  :  rembryuu  fait  des  mouvements  de  déglutition  avec 
la  masse  cliamue  <le  la  hoiu  lie.  Il  se  nourrit  en  grande  partie  de  l'al- 
bumine;  le»  parties  génitales,  si  énormément  développées  chez  l'adulte, 
ne  ooouMiMNmt  à  présenter  Ica  preniéres  traees  de  formation  qne  vers 
cette  époque. 

»  Quatorzième  jour  :  l'embryon  au  terme  de  son  développement  rem- 
plit ia  presque  totalité  interne  de  l'œuf  ;  il  fend  l'enveloppe  de  ce  derr 
nier  et  sort  Le  jeune  piaoorbe  jouit  d'une  respiration  aquatique  jusqu'à 
ce  que  les  orpua  de  la  respiration  pulmonaire  se  soient  dévdoppés, 
coqui  arrive  vers  le  sijcième  ou  huitième  jour  après  l'éclosion. 

1»  I..es  mouvements  contractifs  de  l'estomac,  qu'on  peut  très  bien  obser- 
ver au  travers  de  la  coquille,  sout  st  fortsqu'iis  font  varier  plus  de  deux  fois 
le  voliune  externe  die  cet  organe. 

•  A  partir  de  cette  époque,  les  mouvements  d'ondulation  vibratoire  sur 
le  burd  des  organes  de  la  respiration|  disjparaissent  peu  à  peu;  les  tenta* 
cules  seules  font  exception.  • 

ébomam.—Buità géologique  sur  les  collines  de  StqMrga^  prèê  d»  Turin; 

par  M.  H.  DE  COLLCGRO. 

(  Commissaires ,  UM.  Al.  Brongntart  et  Élie  de  Beaumnot  > 

'Voici  les  résultais  des  observatMMis  de  11  CoUqino,  dans  les  proproâ 
termes  de  ce  géologue  ; 

i 


Diaitized  bv  Cioogle 


(  i65  ) 

«  i«.  Let  cdliiiM  de  Superfi  w  conpoMnt  dft  codctm  apiMnenant  à 
trais  fomation»  diliiirwites ,  qui  sont  !•  oraiA  «ipérienrc,  l'étâg*  tartnife 

moyen  et  l'étage  tertiaire  sii()érieur. 

»  a*.  Le  relief  actuel  du  soi  de  ces  colUues  résulte  de  trois  mouvemenU 
bien  distincts  qui  ont  «i  tieu  chacnn  «ntre  k  fin  d'une  de  ces  périodes  et 
le  oonnneneenient  de  Feutrr. 

«  3*.  L'âge  relatif  de  ces  soulèvements ,  sans  être  tracé  en  caractères 
anssi  distincts  que  ceux  que  M.  Elie  de  Beaumont  nous  a  appris  à  lire  tlans 
les  granile»  chaînes ,  est  cependant  bien  déterminé  par  des  discordances 
marquées  entre  les  ooncbes  'des  divcrsca  fimnalions.  Les  trois  disiecatinns 
du  sol  des  colUnes  de  Superga»  emrreepondcnt  au  soulèvement  des  trois 
chaînes  de  montjjgnes  qui  l'iutagent  ou  entourent  l'Italie;  c'est-à-dire  aux 
systèmes  des  Apennins  ,  des  Alpe-s  occidentales  et  des  Alpes  orientales.  » 

AMATOMii:  rATUOvoaiiQiim* Mémoire  sur  tiua  matiritl  ou  anatonUque  de* 
maladies  organiques  des  otf  pat  JA.  GuoT  »  professeur  à  la  Faculté  de 

Médecine  de  l'aris. 

(Gonunissaires,  MM.  de  BUinvilie ,  Serre» ,  Aoux,  Breschet.  ) 

c  Je  démontre ,  dit  l'auteur ,  dans  mon  mémoire ,  que  l'inflammation 
des  os  et  les  lésions  organiques  dont  elle  s'accompagne,  ne  sont  restées  si 
obscures  et  si  peu  connues  jusqu'à  ce  jour,  que  parce  qu'on  ignorait  la 
véritable  straetnre  de  ces  organes;  que  leur  inflanmtioa  eil  beauooop 
plus  fréquente  qu'on  ne  le  pense;  que  tantôt  elle  nm^h  law  tiaan,  en 
augmentant  et  agrandissant  leur»  ouvertures  et  leurs  canaux  vascnlaires, 
ilont  elle  amincit  les  parois  par  la  résorption;  que  tantôt  elle  en  augmente 
imeon^aeiBi  par  une  sécrétien  esagérée  de  substance  eompaete j  quetanlèt 
en  les  raréfiant  ou  les  condensant  elle  les  ulcère  ou  les  carie,  et  que  lei 
esquilles  nécrosées  de  leur  carie  sont  elles-mêmes  raréfiées ,  fragiles  et 
vetoulaires  ;  que  l'inflammation  se  propageant  avec  rapidité  d'une  des  par* 
liea  chi  l*oe  ans  autres  parties  du  même  es ,  f «telle  se  complique  asofeM 
de  l'inianunation  du  périeele,  qui,  fréquemnent  alev»,  séefèle  sur  YVm 
des  r(Mirr('tions  osseuses  variées;  qu'elle  se  complique  ordinairement  de 
rintiammatton  de  la  moelle  et  du  tissu  cellideire  qui  unit  les  cartilages 
diarthrodiaux  à  l'os;  et  que,  réciproquement,  le  tissu  osseux  participe  ra- 
pidement k  chacnne  de  cet  InflammatiiMe ,  quand  dies  aedArelopp«Mit  let 
premières  ;  que  parfois  l'ostcfte  se  complique  d%yprortoae  générale  ov 
pardelle,  de  fonnelioM  norbîdea  aoddenlillee  :  pus,  meliève  kidaeée  » 


(  !«) 

McéphalcAk  caUoule,  ti«aa  fsngeux,  tiMU  éncttte ,  tubercolM,  hiater,  etc., 
dont  qiMlquet-miw  lardaoé»,  rencéphaIoide,|iÉr  emnple,  peuTent  i^ob- 

flaramer,  se  ramollir  ,  supurer  et  dégénérer  en  cancer;  que  l'osteîte com- 
plique, à  son  tour ,  le  spina  veutosa,  la  nécrose,  et  en  outre  les  contu- 
dons»  les  plaiw  des  os,  l«t  fractures;  les  fauatioiM  noB  réduites ,  les 
Iffulaiiiiia  erticnlaires ,  à  une  distance  plus  ou  mobu  éloignée  du  point 
primitivement  malade,  enfin,  qu'elle  complique  encore  les  ulcères  très 
rapprocltés  tle  la  surface  des  os ,  et  laisse  généTalement ,  et  peut-être  tou- 
jours ,  dans  CCS  organes,  des  empreintes  inefleçdiles  et  visibles  su  bout 
d'un  siècle ,  comme  un  jour  après  le  mort  des  sujets ,  s'ils  succombent 
pendant  la  maladie  des  os,  ou  même  quelques  années  après  la  guérison.  » 

■finoon.  —Mfynoin  eoncenuuu  Faction  de  toùnaiphèn  sur  Us  foitri- 

jÊttirts;ptir'NL.  Bansr. 

(GommiMaires,  MM.  Serres,  Double.) 

TifOoaAww.— iVore  sur  la  tY\yo-liijiographie;  par  M.  Bercer  de  Xn  iiKT. 
■  Commissaires,  MM.  Navier,  Turpin.) 

Le  passage  suivant  du  mémoire  fera  parfaitement  connaître  la  combi» 
naiaon  que  M.  de  Xivrey  appelle  typo-lithographie. 

«  Tonte  la  partie  explicative  de  la  grammaire  égyptienne  de  Champol> 
lion  le  jeune,  s'imprime  chez  M.  Didot  en  caractères  ordinaires;  mats  une 
grande  difficulté  se  présentait  pour  les  orroiipes  hit  rofîlyphiqin>s ,  partie 
principale  de  ce  travail,  et  qui  y  août  en  aussi  grande  quantité  que  sont 
dans  toute  grammaire  d'une  bmgve étrangère,  écrite  en  français,  les  mots 
de oetie  langue  étrangère.  Il  a'esiste,  en  efiiec,  dans  aucune  fonderie,  des 
types  hiéroglyphiques,  vu ,  d'une  part,  le  peu  d'ancienneté  de  ces  études* 
et  de  l'autre,  l'extrême  difficulté  de  réunir  ces  signes  compliqués,  dont  il 
faudrait  une  énorme  quantité  pour  faire  face  aux  besuuis  d'une  impression 
ordinaire,  ceh-  leur  t«riëlé  est  ho»  de  toute  proportion  avec  le  nombre  des 
lettres  de  nos  alphabets.  La  nécessité  a  donc  bit  imaginer  à  Paris  la  même 
combinaison  qu'à  Rouen,  et  voici  de  quelle  manière.  Toutes  les  fois  que 
dans  le  manuscrit  de  M.  CiiampoUion  il  se  présente  un  groupe  hiérogly- 
phique, le  compositeur  laisse  dans  la  page  un  espace  vide  de  la  même 
grandeur,  et  continue  la  composition  de  la  feuille.  Quand  elle  est  terminée 
et  corrigée,  on  tire  une  épreuve,  avec  une  encre  particulière,  sur  cette 
espèce  de  papier  qui,  dans  ï autographie,  sert  d'intermédiaire  entre  l'écrir 


(  i67  ) 

tare  et  la  |nerre,«n  pêmMiaiit  ainii  d'écrire  à  Pendroit  HLOiMBiipollioi)  FU 

geac  remplit  sur  re  papier  tout  1m  espaces  blancs,  en  traçant  chaque  groupe 
hiéroglyphique  à  sa  place  réservée ,  puis  on  transporte  de  nouveau ,  et  à 
l'envers,  sur  la  pierre  la  contre-épreuve  ainsi  complétée.  » 

Dans  le.  reste  du  néoMire,  M.  Ber^  de  Xswrey  signale  les  diverses 
applications  que  la  typo^ithographie  pourra  recevoir,  l'économie  qu'elle 
doit  offrir  dans  certains  cas,  et  les  mojens  d'exactitude  dont  elle  est  sus- 
ceptible. 

aeouten*  —  AlMIe  sur  le  diatoma  Swartzii;  par  M.  LaoroT)  prvfestaa'  à 

l'École  royale  forestière  de  Nancy. 

(Commissaires,  MM.  Dutrochet  et  Bory  de  Saint- Viaceot.) 

On  a  reconnti  tlepiiis  quelques  années  que  certaines  conferves  oscillatoi- 
res composées  de  locules  placées  les  unes  au  bout  des  autres,  renferment 
des  grains  qui,  à  certaines  époques,  sortent  animés  de  leur  habitation,  et  se 
meuvent  avec  pliKonOBoins  de  vitesse  dans  l'eau  où  la  conferve  est  plon- 
gé e .  M .  Laurent  a  reconnu  récenunent  tons  ces  phénomènes  dans  le  diMama 
Smutzii, 

n  a  vu  auaai  quelquefois  que  la  masse  des  grains  oontenoa  dans  une 
eu^iêoetmàloc  des  flancs  de  Inoonlerve ,  et  constitue  un  animal  maltiple 
qni  tourne  sur  lui-même  comme  les  grains  isolés. 

M. Laurent  rapporte  qu'en  rompant  avec  une  pointe  fine,  sur  le  porte- 
objet  du  microscope,  des  tubes  deoonfervas  ectoqpennes  de  YandMr,  il  a 
aperfu  l«a  gndns  qni  y  étaient  renfermés  ^édiapper  et  se  nmuvoir.  Ce 
mouvement,  auquel  on  ne  croyait  pas,  ne  pouvait  être  méconnu,  car,  dit 
M.  Laurent,  «  certaines  de  ces  monades  à  peine  sorties  du  tube ,  venaient 
»  s'y  renfermer  pour  en  ressortir  ensuite,  comme  si  elles  avaient  d'abord 
•  p«ir  de  a'éioigner  de  leur  pranière  demeure.  le  erais  (pe  M.  Bory  de 
»  Saint-Vincent  a  déjà  annoncé  une  observation  semUable  pour  une  cou» 
»  ferre  qulla  placée  parmi  les  conjuguées.  » 

CAURA  mianaa.  —  Mémoire  sur  fint^uHon  des  iqtuUioiu  à  indteet  fine- 
tionnaires;jMw'U.  Josara  Liouvillb. 

(  Commissaires,  MM.  Lacroix ,  Libri.) 

Voici  les  principaux  théorèmes  énoncés  dans  ce  mémoire, 
j*.  Étant  donnée  une  équation  linéaire  à  coefficients  constants,  con> 
tenant  un  nombre  quelconque  de  difEérentteiles  k  indices  fractionnaires, 


(  168  ) 

■rec  un  aecoud  inemlMre  fonction  de  la  variable  indépendaute,  on  parvient 
tonjoun  à  intégrar  cette  ëqmtion  mus  forme  finie. 

a".  On  obtient  é^lement ,  sous  fome  6iiie ,  les  intégralce  d'ua  syatème 
dVquatioiis  linéeirM à  ooefficieiil»  coucuili,  a«ec  «let  tecoode  ncaibreB 

quelconques. 

3*.  Enfin,  li  toiCMfficieMBrfes  dilférentiellea ,  an  Hea  comluils* 
sont  eipiiinés  per  dee  fenett^u  nttiomMllet  de  le  TarieUe  indépendante, 

on  pctif  toujours ,  sinon  intégrer  les  équations  proposées,  du  moins  ra- 
mciiLT  leur  intégration  à  celle  d'un  système  déterminé  et  connu  d'équa» 
tions  différentiellei»  ordinaires. 

M.  liouville  termine  son  mémoire  en  montrant  par  des  exemples  que 
l'emploi  des  différentielles  et  des  équations  dîfSêrentielles  k  indices  fmc- 
tionnaires,  est  très  utile  pour  l'intégration  même  des  équations  différen- 
tielles à  indices  entiers. 

erAnsnQOB.  —  Lettre  de  M.  DuicavaiiKAïf  i>  sur  tes  tuUes  de  mortaUté. 
(fiommiaiaira» ,  UtL  Poisson,  Diipin,  Matlueu.) 

M.  l>eraonferrand  adresse  deux  tables  de  mortalité,  dont  rnne  a  été  cal- 
culée d'après  les  feuilles  du  mouvement  annuel ,  telles  que  les  administra- 
tions départementales  les  adressent  au  ministère,  tandis  qu'on  a  oijtenu 
rentre  «près  «voir  rectifié  oriks  de  ces  fenilles  qui  sembMent  ineiectes.  Le 
similitude  des  deux  tables  montre  qn'elies  ont  été  déduites  d'assez  grands 
n'imhres  pottT  que  Ics  vtrîttioBS  accidentelles  aient  p«n  d'influence  sur  le 
résultat  final. 

Estai  sur  la  navigation  de  l'Alàer  et  sur  le  canal  {en pro/et)  qui  doit  longer 
cette  nvwre ;  par  M.  Drv  èzr.  nr  (^ii  aiiriol. 

(Ck}mTOissaires,  MM.  Girard,  Navier.) 

AHATOuia.  —  JKm»  d»  M.  LlSASMAa  wr  luFr^m  iiamoû. 

,  .  .  (Gogamianiresy  MH.  Serres,  F^ursBS.) 

mamaam,  —  (^sertnaionssur  les polipe»  dk  i»  vessie  ;  par  M.  Nioon. 

(Renvoyé  à  la  commission  du  prix  Moutyon.) 
:,  mmÊmm'-^Mém^surhtJifmletvésico-visiginaJes. 
djConimSssaircs,  MM.  I^trtcy ,  Rovnc,  Breachet») 


BAPPOHTS. 

■WW— laoïi.       Rapport  verbal  /ait  par  M.  Dunaéiil,  sur  un  nonMW 
grtHtpe  etùuêdti  Oràuptàrm ,  de  ia  famUU  des  HanUdfts,  par 

M.  Lefebvrc. 

«  Les  formes  des  insectes  qui  appartiennent  à  cette  famille  sont  des 
ptiMbkaires.  Lw  uns  ressemblent  à  bâtons  ambulants;  d'autres  à  des 
fiBuillM  v«rln  réuaict,  et  qui  maKhent  «oMiiible;  leur  têle,  lear  oor^ 
selet,  leurs  antennes,  leur  abdomen,  leurs  j^BlMs,  présentent  les  plus 
grandes  différences  :  aussi  ont-ils  re<;u  des  noms  qui  dénotent  leur  aspect 
sin^ier,  tels  que  ceux  de  spectres,  de  phasmes^  de pkjrlUes,  de  mantes 
Dndiabk$,àeptécaSom$, 

»  C'est  un  nouveau  groupe  de  cette  Imiitle,  que  noMiTOBs  nommée  des 
Anomides,  que  M.  Lefebvre  vient  faire  connaître;  il  en  a  recueilli  plusieurs 
espèces  en  JÉgypte,  et  depuis  il  en  a  observé  plusieurs  autres  qui  ont 
donné  Hao  à  ce  mémoire»  accompagné  de  trait  pkmclies  qoi  font  oôn- 
«■lu»  toèa  las  détails  de  structure  dev  deux  genres  nouveaux  '  qu'il 
nomsie,  l*un  Érerniaphile ,  parce  qu'il  l'a  recueiHi  seulement  dans  le 
ëissrt;  l'autre  Uitéronjtarse ,  parce  que  ses  tarses  et  surtout  ses  ongles 
sont  «ntros  dans  les  pattes  postérieures  que  dans  les  antérieures. 

•  Ihi  aalM  méaMira  est  destiné iffinre-ooiuiattTe  la  larfe,'la  nympbe 
et  l'insecte  parfait  d'une  espèce  de  Clairon-  qu'il  a  trouvée  dans  une 
substance  médullaire  ligneuse  dont  était  garni  le  fond  d'une  boîte  à 
insectes,  et  que  notre  confrère  M.  Adolphe  firongniart  a  reconnu 
comme  prorewmt  de  k  rnoiii^  de  ÏjBeMmomem  p^tàoea.  » 

•Ts.nsfiQm.  —  Eapport  verbal  w  le  iiojrage  en  Suède  de  |f.  AuxAmmi 

Le  rapport  eat  tiés  imundile.  Bontés  par  respaoe,  nous  ae  ponrfons 

cependant  en  extraire  qif(m  petit  nombre  de  résultats. 

En  i83o,  suivant  mi  reosoacoÉlBat  ofidel-,  la  popolation  de  la  Suède 

élaitdc.  .  .  3,871,000  âmes. 

'  ■  tin  i^Si.'en  j  «Mmprenant  la  Piàlande,  elle -ne  tféto-  >  '  *  •  ' 
fait  qu'à.  V  i  .'  ;   1,785/ibo  ' 

En  1 83o ,  Stockholm  comptait   83, 000  âmes. 

Ce  dernier  nombre  est  le  tiers  de  la  population  urbaine  de  toute  la 


(  »7o  ) 

Lm  hboarenn  oompoient  1m  qtiatr*  dnqoiiMiM  de  h  popaktioii  totale 
do  rojeune» 

II  y  a  (Hx  nns ,  la  Siu'-dr  ne  produinitpat  wesde  blé  ponrM  oonsom* 
mation,  maintenant  elle  eu  expoiti. 

^'^ffMJd^^Mtf^^MMiMlÉNMFÉftcNiUrikB}  WL  PBttfliit  cHe  la  pomme  trans- 
jmi^ùàtfïijUUfiÊMm ,  dont  la  peau  janae  ert  noanoée  de  raee,  qui  eihale 

JUl^rfum  exquis,  qui  a  une  savetir  (léKdetise,  et  qui  jouit  d^l■e  telle 
lM|ppareuce,  qu'en  la  plaçant  dans  la  direction  du  jour,  on  en  apet^oit 

^/|^MmMiÂ'4e  mirn»'  dtfjWan  èuam  annueUemeirt  9,700^  ki* 
logrammes  4e  <oétal. 

La  valeur  annuelle  commercialo  du  produit  des  minée  de  OUÎVK 
dues  dans  tout  le  royaume ,  s'élève  à  j  ,^00,000  francs. 
^„  Le  produit  général  des  minea  de  toute  nature  eal  évaloé  à  aei^ooo^oon  de 

^  .no9f^  lf^«t,l^(HUWN^  «WlM*  «linB  lea  ninea,  paraît  dto»  4b 

En  i83a.,  on  na  comptait  en  SuiUe  que  1,884  ^ibriquea;.  cllea  em- 
^li^^jfff^.  isyaoo  ouff^^  la  valeur- de 

Ji"   aSfOoo^ooodel 

Les  exportations  du  royaume  paraissent  s'élever 

^tj^irjf À.   37,0001000 

iep^ 

IiEGTDBVSl 


1  • 


Meekenhtt  jht  les  eommimtautons  vatadedres  entre  la 

min  «ç  hfiBtu$$parlà.  Fbomwna. 

■'  .  • ." 

»  L'auteur  présente  une  doulîle  aérie  de  piiMaaaaaoaaiques  qui  rtfaion 
trent  Texistence  d'une  communication  rnreulmin  entre  la  mère  At  le  iwéut, 
dans  l'espèce  du  ùtpin.  Une  première  série  montre  cette  communication , 
ou ,  ce  qui  revient  au  même ,  lejfossage  de  ta  matière  iit/ectée ,  du  foetus 
i  la  mère,  et  une  aeooode  aérie  montre  cette  çtmmwUauion ,  capassa^e, 
k  ■ièffe<an  fialua. 

r*^^<0.Dans  une  première  ptèee,  l'injection  faite  par  la  veine  ombilicale^ 
a  passé  dans  les  vettiosniériaes.  Dana  une  aeconde,  l'injection,  latte  par  une 


(  «70 

artère  ombUietJe ,  aipaasé  d'abibrd  dmg  Var(è^ViiiJfiiicale ,  du  côté  oppoié  * 
dansla  vtf<'/<^  ombilicale ensuite  dans  les  artères  et  les  veines  Vutérus. 

»  Dads  ces  deux  pièces,  la  loatiére  iniectée  est  vernis  à,  l'essence 
cotorépar  1«  jiinmiip.  OMM.un»  troisièaie,  la  iwûw:  evRA^fiioai^ été  iu- 
jcclfo  «VM  da  iMTww,  et  !•  NMreiipt  «  Utt^v^t^m^rùm*, 
Dans  une  quatrième,  contenant  pluMem»,  foBtqs,  la  liqueur  (du  vernit 
coloré  par  la  céruse)  a  été  injectée  par  la  freine  ombilicale  de  deux  fœtus; 
et  cette  liqueur  a  passé  nun-seulenieot  dans  les  vemes  utérii^s ,  luau, 
dbo<evwwiMi<iiitfil»»jM«  a  pasaé  èoê  ltplaeÊim  d!iw  ir«iiifma  tmm, 
qittliM-méin«,n*«iÂ*plfkété  iAj«cté.  r^^      -vr  .ï.i 

M  a*  j<^r/e.  Dans  une  première  pièce,  la  liqueur,  injectée  par  une  artère 
dfi  Cutéru5^%  passé  dans  Inplacentas  de  plusieurs  fœtus  contenus  dans  cet 
«Itfmr.  Sans  octtA  pièce ,  la  Ji(|ne«r  injectée  .est  du  venus  coloré  pw  le 
nUnium  ;  dans  une  seconde ,  e'eat  du  vernis  coloré  par  la  eémse  ';  c^est  de 
la  co//«'  colorée  par  le  minium  ,  dans  une  troisième;  et  dans  toutes  ces 
pièces,  la  liqueur,  injectée  par  une  artère  de  l'utérus,  a  passé  dans  les 
placentas  des  divers  fiiBtn»  «N^lemiB  din*  cet  uiènu»  fit  tontes  ces  pièces , 
tant  celles  de  la  première  sérié  qne  edks  dela  seconde^  inontrent  l'exis- 
tence des  Taïa8esuK.iitÉio-^/!acentâ</'<^-^<  des  vaisseaux  qui  établissent  la  etaïf 
/nunication  entre  la  mère  et  le  fa  tus.  Plusieurs  de  ces  vaisseaux  sont 
ménie  assez  gros  pour  être  distinctement  aperçus  dans  leur  état  naturel, 
et  «UM  k  seeoois  d'aucone  ing^on.  Cest  daas  le  cefMBe  de  dMqpaf'^l» 
dmsglteaux  qui  forment  lejp/eeaiite  des  lapins,  que  aeinontreilt  les  vais- 
seaux utéro-placentaires.  De  tous  ces  faits,  l'auteur  conclut  î'  que  la  li- 
queur injectée  passe  du  fœtus  à  la  mérej  »"  qu'elle  passe  de  la  mère  au 
foems  \  et  par  conséquent  qu'il  existe  ime  cmauatieatUm  vaseulairû  évi- 
dente, constante,  entre  la  mire  et  le/orAa,  comme  entre  leycem^etiajiiérv. 

B  II  n'a  jamais  vu  la  liqueur  Injectée  par  les  veines  de  l'utérus  passer 
dans  les  placentas  du  fœtus.  Du  reste,  tous  les  résultats  obtenus  sur 
l'espèce  du  iapin,  ii  les  a  vus  se  reproduire  sur  l'espèce  du  chien,  awr 
celle  du  dlor,  snr  eslle  de  Vk^mm».  Or,  toniss  ecs  e^ècn le 
chien ,  le  cAtif ,  le  ifapA»»  onltjita^iaMnta  unique  ;  et  ce  sont  aussi  les  seules 
où  l'auteur  ait  reconnu  une  communicatimi  %f^tt9^aire  eptlfe  le  fd^ue  et 
la  mère ,  .entre  le  placenta  et  Vutérus.  .  ,•  ,  »  , 

»  Qodfue  Boadireases ,  quelque  multipliées  t^éitali  été  ses  tentatives 
snr  les.fBiiawpi  à  placentas  ntuit^ike;  mr  le^eoelei»,  sur  la  brebis ,  sur  la 
vache ,  par  exemple  ,  il  n'a  jamais  vu  passer  la  moindre  partie  de  la  liqueur 
injectée ,  soit  des  hof^pes  vasquiaires  du  ckorion  ,■  dans  les  veines  de 

aS» 


(«7»  J 

ootatltMnt ,  eomuM  on  Mit,  les  placentas  muk^piu  de  ces  animaux. 

»  A  prendre  donc  dans  son  ensemble,  la  classe  des  mammifères ,  deux  modes 
distincts  constituent  les  rapports  de  l'utérus  avec  l'oeuf^  de  la  mère  avec  le 
^Setftf'rott  mw  <wiM»É*faM<iw «awilifte,  et  qui  dow  ■> fiJt  un  wal 
point, par  un  piÉûiatÊu  unique  ;  ou  naé  caÉliiliaiitourion  «fe  wiyfe  conAKC,- 
de  simple  adhéuort ,  et  qui  alors  se  ftit  ptr  tin  trAs  glUid  mmbre  de 
i^uta ,  ptLT  des  placentas  muitipUs.  -  " 

iEn  <nRite«i  fumes ,  dit  l'auteur,  k  flgwwiwiTMrffaii  du  fintns  arec  la 
mère  w  iiiit  par  eont^pÊÙi  ou  per  oomUmM  .*  fétatdnB  de  ht  tn^m  «a 
des  points  de  contact  suppléant ,  dans  le  premier  cas ,  au  défaut  d énergie 
du  mode  de  communication,  et  Y  énergie  du  mode  de  œmmunicatiùn  sup- 
pléant ,  dans  le  second ,  au  défaut  d'étendue  de  la  surface.  »  •  - 

wàbÊmàvÊÊ.  -^Mémoire  sur  les  équations  du  mowmMntvêkà^ àtêiyUmim 

€le  corps  ;  par  M.  Comoua. 

(<>iiiuniiaaire8,  HM.  Abthieu,  Navier,  Poncelet.) 

l/anaiyae  cpi'on  w  ttre,  est  réAgéa  par  rautear  dn  mémoire. 

«  Dans  un  mémoire  que  j'ai  présenté  à  l'Académie  en  i83i  ,  j'ai  montré 
que,  pour  appliquer  le  principe  des  forces  vives  aux  mouvements  relatifs 
des  systèmes  entraînés  avec  des  plans  coordonnés  ayant  un  mouvement 
quelconque  datts  reipaco;  il  soflsalt d'ajouter  aux  faroea  donnéas, d'antres 
forces  opposées  k  celles  qui  sont  capables  do  forcer  les  points  natMab  à 
rester  invariablement  liés  à  ces  plans  mobiles. 

a  Tai  fait  remarquer  dans  ce  mémoire  que  la  proposition  qui  en  est  l'ob- 
jet, ne  peut  s'appliquer  en  général  àd^utres  é^nations  du  momenwi 
qiA  odie  des  force»  Tives;  mais  je  n'avais  pas  examiné  alors  s'il  y  a  des 
circonstances  où  la  marche  qu'elle  fournit  peut  s'appliquer  k  certaines  équa- 
tions du  mouvement,  et,  dans  le  cas  contraire,  si  l'on  peut  donner,  une 
expression  simple  dasnottfaanz  termes  de  oorreotioni  • 

«GTèstla  question  dont  je  me  suis  occupé  daiis  le  ménoiréqne  je  pré- 
sente anjourdliui  à  l'Académie.  Py  donne  cette  proposition  générale ,  sa- 
voir, que  pour  établir  une  équation  quelconque  de  mouvement  relatif, 
d'un  système  de  corps  ou  d'une  machine  quelconque,  il  suffit  d'ajouter 
aiu  fems 'existantes,  deQsmpèoes  de  forces  snppléasenlalwa  :  lef  pr^' 
mières  sont  toujours  celles  auxqucHas  S  faut  avoi»  égsid  poor  Téquation  ■ 
des  forcm  vires,  c'est-à-diré  que  ce  sont  des  forces  opposées  à  celles  tpâ* 


;   jd  by  Google 


(  «73) 

sont  capables  de  maintenir  les  points  matériels  invariablement  liés  aux 
plans  mobiles;  les  secondes  sont  dirigées  perpendiculairement  aux  vitesses 
relatives  et  à  V  axe  de  rotation  des  plans  mobiles  :  elles  sont  égales  au 
double  du  produit  de  la  vitesse  angulaire  des  plans  mobiles,  multipliée  par 
la  composante  de  la  quantité  de  mouvement  relatif,  projetée  sur  un  plan 
perpendiculaire  à  cet  axe. 

»  Ces  dernières  forces  ont  la  plus  grande  analogie  avec  les  forces 
centrifuges  ordinaires. 

»  Pour  mettre  en  évidence  cette  analogie,  il  suffit  de  remarquer  que  la 
force  centrifuge  est  égale  à  la  quantité  de  mouvement,  multipliée  par  la 
vitesse  angulaire  de  la  tangente  à  la  courbe  décrite  par  le  mobile,  et  qu  elle 
est  dirigée  perpendiculairement  à  la  vitesse  et  dans  le  plan  osculateur, 
c'est-à-dire  perpendiculairement  à  Taxe  de  rotation  de  la  tangente.  Ainsi 
pour  passer  de  ces  forces  centrifuges  ordinaires  aux  forces  dont  les  dou- 
bles entreut  dans  l'énoncé  précédent,  on  n'a  qu'à  remplacer  la  vitesse  an- 
gidaircde  la  tangente  par  celle  des  plans  mobiles,  et  substituer  à  la  di- 
rection de  l'axe  de  rotation  de  cette  tangente,  la  direction  de  l'axe  de 
rotation  de  ces  mêmes  plans  mobiles;  en  d'autres  termes,  il  suffit  de  subs- 
tituer à  tout  ce  qui  se  rapporte,  en  grandeur  et  en  direction,  à  la  rotation 
de  la  tangente,  ce  qui  se  rapporte  à  la  rotation  des  plans  mobiles,  et  de 
prendre  le  double  des  forces  ainsi  obtenues. 

•  C'est  à  cause  de  cette  analogie  que  j'ai  cru  devoir  donner  à  ces  nou- 
velles forces  la  dénomination  Atforces  centrifuges  composées  ;  elles  parti- 
cipent en  effet  du  mouvement  relatif  par  la  quantité  de  mouvement,  et  du 
mouvement  des  plans  mobiles  par  l'emploi  de  leur  axe  de  rotation  et 
de  leur  vitesse  angulaire. 

»  Les  directions  de  ces  secondes  forces  supplémenlaires  étant  perpendi- 
culaires aux  vitesses  relatives,  on  voit  de  suite  qu'elles  disparaissent  dans 
l'équation  des  forces  vives  pour  le  mouvement  relatif,  puisqu'on  n'emploie 
dans  cette  dernière  que  les  composantes  des  forces  dans  le  sens  des  vitesses 
relatives. 

»  C'est  dans  cette  disparition  de  ces  forces  centrifuges  composées,  que 
consiste  le  théorème  que  j'ai  présenté  à  l'Académie  en  i83i.  Il  devient 
maintenant  un  cas  particulier  de  l'énoncé  plus  général  sur  l'introduction 
de  ces  nouvelles  forces  centrifuges. 

»  On  peut  présenter  l'introduction  des  forces  centrifuges  composées  en 
CTûployant  dans  les  énoncés  les  vitesses  virtuelles  relatives  qui  ont  servi  à 
obtenir  chaque  équation  de  mouvement.  On  arrive  ainsi  à  cette  proposi» 


(  ':4  ) 

tion  :  que  les  deux  espèces  de  termes  supplémentaires  qui  entrent  dans  une 
équation  de  mouvements  relatifs,  sorti,  les prerrUav,  les  moments  virtuels  des 
mimBs  forces  qui  entrent  dans  Vépmtbm  des  foreet  vives,  et  te*  mnmtb,  les 
étaUes  des  sommes  des  aires  des  jtanUlHogrammes  construits  sur  les  vi- 
tesses relatives  et  les  vitesses  virtuelles ,  ces  aires  étant pnff^téeê  mrU  J^/On 
perpendiculaire  à  taxe  de  rotation  des  plans  mobiles. 

•  Ce  dmiMT  iooooé  imHitre  dm  qià^«M4»»MixNidtleniies«i|iplé> 
mentiires  dbpttaiwat»  non      ispUaMint,  nuis  dm  Vmt  innwhlii.  » 

irfcAKiQmB.     Aiémoire  sur  lu  slabililc  des  voitures  avec  application  aux 
metttifrHft  de  Prwêeeî  ttew  M.  Gouaus^ 

(CoiDinissaïres,  MM.  Mathieu,  Navier,  Poncelet.) 

Yoici  dans  quels  termes  M.  Coriolis  signale  le  but  de  son  mémoire. 

■  Lorsqu'une  voiture  est  en  repos  ou  qu'elle  est  tirée  en  ligne  droite,  il 
«iffit,pour<|u*«lle  ne  varMpM,  «pMlavertiodeqHi  pine  par  aen  oeatre 
de  frevité  ne  sorte  pas  de  l'intervalle  compris  entre  les  points  d'appui  des 
roues.  Otte  condition  est  remplie  pvour  les  grandes  messageries,  chargées 
sur  rimpériale  conformément  aux  règlements,  tant  q[ee  le  plan  sur  lequel 
«Ha*  reposent  n'a  pas  une  incliaewon  tomtereele,  <^eil-è-dire  dm  leem 
des  essieux,  qui  dépesse  l'angle  dont  la  tangente  est  un  tieHb  Cette  donnée 
résulte  d'expériences  que  j'ai  faites,  dans  les  ateliers  des  messageries  Laffîtte 
et  Gaillard ,  avec  M.  Arnould ,  directeor  du  matériel  de  cette  administratioii. 

)»  Ainsi,  pourvu  que  l'taootiMiieikt  ^lUM  rem  a*eil  pie  on  ntont  de 
pemeeur  traie  oiteee  de  lai|;ear,ouqiie  lee  omiiree  gai  éy  •»>  .foraiéet 
ne  permettent  pas  aux  points  d'appui  des  roues  de  prendre  une  pente  to- 
tale de  o'jSrj  de  l'un  à  l'autre,  les  messagerie*  conduites  bien  en  ligne  droite 
n'y  verseront  paf  encore. 

»  On  serait  p4rlé  k  eondure  de  là  qtie  le  renymiemeiil  d'une  ifiHywi en 
doit  être  attribué  le  plus  ordinairement  &  d'autres  causes  qu'à  leur  défaut 
de  stabilité.  Mais  si  l'on  examine  ce  que  devient  cette  stabilité  dans  le  mou- 
viemeqt  en  ligne  courbe,  on  reconnaît  qu'elle  diminue  tellement  quand  la 
vitesse  devient  iin  peu  grande,  qu'il  doit  y  avoir beenoonp  d'acddents  oo- 
ciasionés  par  |e  pen  de  soins  qiie  netientlss  postillons  i  éviter  de  tourner 
quand  la  voiture  est  menée  au  grand  trot.  Il  serait  donc  à  désirer  que  Iç 
mode  de  chargement  fût  prescrit  par  l'autorité,  de  manière  à  donner  aux 
voitures  plus  de  «lablltlé  qu'ettes  n*en  ont  aujourdiMû  :  c^est  ce  qu'on  ner 
flpnnaUra     h|s  stM^  ^      l^lkw»;  pi!<sciit^.  p 


(  «76  ) 


«ioAiiiQBi.  —  iVSiMâ»  ntr  un  nouveau  levier  destiné  a  tervir  â  ta  UteomiodM 

aérienne; par  M.  Aihé. 

(  CMMiMnt,  lOf.  Gay.Liuwc ,  Navier.  ) 

T.n  notice  de  M.  yfîmé  serait  peu  susceptible  d'iAiréviatfoii  :  nous  Ii  oouu 
signoas  ici  textuellement. 

«  Aussitôt  que  la  découverte  des  aérostats  fut  faite ,  on  sentit  de  quelle 
importimoe  il  serait  de  poofoir  diriger  le  cours  de  ces  Mtrlres  aériians,  et 
d'obtenir  par  là  nn  ino3i:e&  detniupoft  plus  npidie  qu'ancuii  autre  counn 
jusque  alors. 

»  hommes  de  mérite  de  différents  pays  s'occupèrent  de  cette  impor- 
tukte  quflrticNiy  et oe  tsrdirent  pas  à  déiehrer  qu'un  td but èttài impoe- 
sible  à  atteint,  attend»  que  Àm  la  navigatioii  aMenue  on  nanquait 

de  point  «l'appui. 

»  Cette  assertion,  qui  au  premier  coup  d'œil  paraltpéremptoire  et  qui  est 
attjoDKi'Kid  f opinion  udireraellraMint  reçue,  me'paraftoepéndanCenMlt  :• 
c^estceqnrje  vais  esseyer  dedémontrer  kPAcadémie,  si  elle  dai{|nemlM>> 
norer  de  quelques  instants  d'attention.  Cette  difficulté,  on  si  l'on  veut  cette 
impossibilité  de  trouver  un  point  d'appui,  tenant  au  peu  de  densité  du 
asffieu  oà  se  trouve  plongé  l'aéroatat,  me  fli  reconniltrâ  que  les  moy«is 
osMéa  onliBairement  devaient  ■deassabeiMnt  ddMWwr  tant  qo^on  n'aUrait 
pas  un  procédé  quelconque  pour  neutraliser,  s'il  est  permis  de  s'exprimer 
ainsi,  la  ténuité  de  ratmosphèrc  ,  et  je  vis  que  c'était  dans  la  construction 
du  levier  lui-même  que  ce  moyen  devait  être  trouvé. 

»  Eu  eflfot,  |e-croii  être-parvenu  à  construire  nn  levier  qui  remplit  par» 
faitement  la  double  indication  de  neutraliser  la  ténuité  de  Tatmospliàtû  et 
d'y  prendre  un  point  d'appni  Te  p.isse  de  suite  à  la  description  de  'mon 
levier,  et  rien  ne  sera  plus  iaciie  que  de  comprendre  son  mode  d'action. 

»Ge  levier  eoosisie en  une  rametxmstmite  en  taffetas  gommé  et  montée 
de  minière  pouvoir  être  gonflée  avec  du  gaz  hydrogène  ,  ce  qui  rendra 
cette  rame  d'une  pesanteur  spécifique  très  inférieure  à  celle  de  l'air ,  qui 
alors  lui  offrira  une  résistance  d'où  résultera  forcément  un  point  d'appui; 
cer-  h-  résistince  de  ratnio^lière  à  ces  rames  sera-  aussi-grande  qproelle 
qu'elle  présente  an  ballon  lui-même; 

»  Lorsque  la  nacelle  d'un  ballon  sera  munie  de  rames  de  cette  espèce , 
assujetties  convenablement ,  que  l'on  fera  mouvoir  comme  pour  ramer  sur 
un  bateau ,  il  me  semble  qu'il  sera  impossible  de  ne  pas  obtenir  un  mou- 
vement de-prQgresaion<dana'telle  érection  qpë  Ton  vendra;  Htto-commor 


(  »7«) 

seront  enveloppées  de  toutes  parts  par  l'atmosphère,  il  sera 
nécessaire  de  les  manœuvrer  d«  manière  à  présenter  altemativement  leur 
large  surtaoe  ou  plat  et  leur  bord  aux  points  de  l'atmosphère  à  par- 
coarir,«fin  qa*>elifli  n'éprouvent  pas,  pour  être  FManéei  à  Pavant ,  k 
mime  c^aiitnnrr  que  pour  être  pousiëw  à  l'amira ,  d'où  : 
Iflm  et  neutraltsatioa  dea  deux  réaiatancea  l'une  par  l'aotre.  * 

•  •  • 

L'Académie  apprend,  avec  une  vive  satisfaction,  que  IL  DacandoUe, 
un  de  ses  associés  étiangors,  dont  la  santé  paraissait  gravement  compro- 
mise, est  maintenant  en  convalescence.  £Ue  charge  M.  Duméril  d'être, 
auprès  du  savant  botaniste,  l'interprète  de  toos  ses  vcsitt. 

Laséa«ie«atlavéeà5li«in«a.  A. 


ne  a  reçu  dana  celle  séance  lés  onvrafes  dont  Toici  les  titras  : 

n»6,i856,  in-4». 

Proceedings  oj  the  rojal  Societji  n*  aa. 

Journal  de  Mathématiques  de  M.  CauLti  tome  i5,  i"  et  a*  cahier, 
û>4*.  (En  dlemand*  ) 

Mémoire  sur  une  Manière  nouvelle  defntiquer  tt^ération  de  la  Pivrm 
par  M.  le  baron  Dopuvtres;  publié  par  MM.  Samsos  et  Hégin;  in-folio. 

Procès-verbal  de  la  Séance  publique  de  la  Société  d\^^ricuUure,du 
ComUmcest  du  Arts  de  Bwdogne-mn-Mo',  imuele  34  sept.  id54;  m^. 
'  Mémoins  de  TJcadénde  rojale  de  MetZi  16*  année,  Âlels,  i8S6|  in*^^. 

Histoire  naturelle  et  Iconographie  des  Inteçtes  tfoUoftintf  piw  MH.  M 
Castbuiad  et  GoaY  j  5*  livsaiaon,  in-â*. 

Tnûté  dtxAulniamUmseponomipies  des  Jnibesj  composé 
pariLSèaaJiasiT.  2.  (M.  Savary  est  chargé  d'en  rendra nnoompteieiWO 

Nouveau  Groupe  d  Orthoptères i  peur  M.  A.  Lefutes;  (Extrait  daa 

Aruuiies  de  la  Société  entomologique  de  France,  tome  4.  ) 

Dé  f Empli»  de  h  Chaux  en  agriculture  i  par  M.  A,  Pu  vis;  a  vol.  iu-ti*. 

Leçone  de  Chimie  a^HmUàr9,faU$t  le  sflmaiteht  pqr  l|.  QtaiBDta ,  «, 
fiouen;  7*  et  lo*  leçon ,  in-i  a. 
,    Gazette  médicale  de  Paris,-  n*  7, 

Ga^te  des  Hôpitaux  i  ïi'  17, 


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COMPTE  RENDU 

DES  SËAJSCËS 

DE  L'ACADÉMIE  DES  SCIENCES. 


SEANCE  DU  LUNDI  82  FÉTBIER  iSStt. 

PIIÉStOEIlCB  DB  V.  Cm.  OUPIIT. 


COBBESPONDANGE. 

I/Académie  reçoit  et  accepte  arec  reoonnaiManoe  un  médaillon  de 

GoiriMRcrr,  adressé  par  madame  O'Connort  fille  de  ce  célèbre  académi- 
cien. Ce  précieux  médaillon  est  de  la  main  de  M.  David,  membre  de  TA» 

cadéinie  des  Beaux- Arts, 

M.  Sisti  ».  envoyé,  en  itt.i4)  un  mémoire  ayant  pour  titre  :  Compa- 
raison  dê$>dmat  écheiias  des  mesures  de  longuear  de  la  France,  tune  sud- 
vtaU  fsneimuie  mêtm  lùtàain,  et  Foutre  suivant  la  nouvelle  mesure  mé- 
trique, commençant  pour  la  première  du  point,  et  pour  la  seconde,  du 
miUimètre, jusqu'à  l'extraction  totale  de  la  ligne  méridienne.  11  sollicite 
anjoardlniiun  prompt  ezainen  de  ce  travail;  et  lea  GommlsMires,  MM.  de 
Prony  et  Mathieu,  aoni  inrités  par  M.  le  Président  k  vouloir  bien  hâter  le 
compte  qu'ils  doivent  en  rendre  à  l'Académie. 

M.  Suverger  prie  l'Académie  de  désigner  des  commissaires  à  l'examen 
tieaquels  il  puisse  soumettre  :  i"  un  système  de  filtrage  nouveau  Jono- 
ûomtnuà  ia  wuim  u  mhmjfmmatij  a*  aar  OfflàuâkiÊS  nomeUe  dgs 
tisbtt  aytfhfww  iH'dafaanfy.  m.  PMwalet  eiftHyrisr  sont  cbargéa  d»  cet 


(  '78  ) 

M  Aimé  (Georges),  aacien  élève  de  l'Kcole  Normale,  avertit  qu'il  n'est 
point  Tauteur  du  mémoire  sur  la  direction  des  aérostats^  présenté  dans  la 
dernière  séance,  et  que  ce  n'est  que  par  une  simiiitude  de  nom  que  ce 
mémoire  •  pu  lui  être  attribué  par  qudquee  pttionnes. 

M.  Parayre  écrit  qu'il  est  parvenu  à  composer,  au  WÊOfm.  d'âne  prépa- 
ration cbimiqiH*  très  simple  fju'il  fait  subir  au  papier,  un  papier  qui  re- 
tient dune  manière  ineffaçable  l'encre  à  écrire  (noire) ^  et  il  adresse,  en 
même  temps,  un  ^eAafifk'ifon  de  oe  papier;  cet  édiantilloii  est  renvojé 
à  la  commission  qtti  est  déjà  diargée  de  l'esamen  de  plusieurs  papien  de 
ce  genre. 

"SI.  Ârago  présente,  de  la  part  de  .M.  fFarden,  une  cuillère  en  cuivre, 
façonnée  par  un  indien  avec  un  morceau  de  la  masse  de  cuivre  natif 
trouvée  |wiès  du  Lac  ^qtirimr,  et  dont  il  a  été  question  dans  le  Cmnpte 
rendu  de  la  séance  préoédente(p.  iS? ). 

cauuE.  —  Théorie  du  trailement  des  minerais  de  fer  dtins  les  luiucs- 

fourneaux. 

Daus  une  lettre  adressée  à  M-  Arago^  M.  Chevremont ,  ingénieur,  dief 
de  la  première  division  des  mines  à  Mbns,  rédame  la  priorité  d'invention 

de  la  théorie  des  hauts-fourneaux t  soumise  à  l'Académie  par  M.  Le  Play. 
M.  Chevreinont  dit  avoir  parlé  de  cette  théorie,  il  y  a  à  peu  près  trois  ans ,  à 
MM.  Tliéuard,  Dumas,  Perdonnet,  Garnier,  Grouvel ,  ingénieur  civil,  etc.  11  . 
argumente  également  d'une  édition  de  là  Chimie  appliquée  aux  jiru^  de 
Cbiptal,  publiée  à  Bruxelles,  en  l83o,  par  M.  Guillerjg  et  dans  laquelle 
cette  théorie,  qui  aurait  été  communiquée  par  M.  Chevremont  àlVI.  Guillery 
dés  1 827,  estindiquée.  £nfin,  M.  Chevremont  rapporte  les  termes  d'un  brevet 
qu'il  avait  voulu  prendre  en  i634t  et  qui  se  trouve  déposé  dans  les  bu« 
leanx  du  Ministère  de  llntérieur,  à  Paris;  brevet  dané  lequel  sa  nouvelle 
théorie  de  la  réduction  des  minerais  métalliques,  et  spécialement  des  mi- 
nerais de  fer  dans  les  hauts-fourneaux,  est  exposée  d'inie  manière  succincte. 

«  Toujours  préoccupé  de  ma  nouvelle  théorie  des  hauts-fourneaux,  j*ai 
*  fiât  en  i83a ,  dit  H.  Chevremont,  quelques  essais  de  laboratoire  qui 
»  n'ont  fait  que  la  confirmer.  Ces  essais  ont  consisté  à  faire  passer  dans  un 
V  tuyau  en  terre  réfraclaire,  contenant  des  morceaux  de  mine  de  ferspa- 
»  thique  préalablement  grillés,  et  en  élevant  la  température  du  tuyau 
»  juitiii'à  environ  «fuatre  cents  degrés  centigrades,  un  courant^  §um  oxide 
»  de  earhone.  Les  morceanx  de  minerais  de  fer  qui,  au  moment  de  leur 


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(  '79  ) 

»  introduction  dans  le  tuyau  de  terre,  étaient  pproxidés  et  de  couleur 
»  rouge,  avaient,  qiiaudje  les  ai  retirés  du  tuyau,  une  couleur  noirâtre, 
;i  et  ib  étaient,  jusqu'à  lean  centres,  entièrement  rédnilt  en  métal  très 
»  attirable  à  l'aimant.  La  masse  de  gaz  qui  s'est  dégagée  après  avoir  passé 
»  sor  les  morceaux  de  minerais  de  fer  à  l'état  d'incandescence ,  était  un  mé- 
»  lange  de  gaz  uxide  de  carbone  et  de  gaz  acide  carbonique.  J'ai  employé 
»  aussi  le  gaz  hydrogène  tris  carboné  et  j'ai  obtenu  les  mêmes  résultats 
.  a  qu'avec  le  gaz  oxide  de  carbone.  » 

La  réclamation  de  M.  Cheuretnont  est  renvoyée  à  la  oonuniision  qui  doit 
rendre  compte  du  mémoire  de  M.  Le  Play, 

Noos  remarquerons  ici  qu'en  présentant  son  travail,  M.  Le  Play  dé- 
darait  que  sa  déconforte  datait  d'une  époque  aaaei  ancienne. 

MTsmoB  Bv  ttOBB.     ZMmomMMfoA  (  rédamée  par  H.  Dufamnd),  du 
théorème  sur  ta  Valeur  éu  gloàe;  par  M.  Saiobt.  (  FcyeM  d-dcssus , 

p.  i6a.) 

a  Soit  une  sphère  homogène,  que  l'on  divisera  en  couches  ronrentriques 
infiniment  minces.  Supposons  que  la  couche  superticielle  soit  entretenue, 
par  des  causes  enlérieuresi  à  une  température  moyenne  constante.  Cela 
revient  à  dire  que  la  aowne  de  chaleur  «pie  possède  cette  première  cou- 
che, ne  variera  pas  avec  le  temps  ,  nono\)stant  les  variations  partielles  de 
ses  divers  éléments.  Admettons  que  la  seconde  couche,  placée  immédia- 
tement an-dessous  de  la  première,  ait  la  même  épaisseur  que  celle-ci , 
ou  mieux  le  même  volume,  son  épalsseor  surpassant  répaisseur  de  la  pre- 
mière d'une  quantité  infiniment  petite  du  second  ordre,  qui  s'évanouira 
aux.  limites.  Admettons,  pour  un  moment,  que  cette  seconde  couche  ne 
oommtmique  point  avec  la  troisième,  située  au-dessous,  et  ait  la  même 
somme  de  chaleur  que  la  première. 

•  D'après  la  loi  de  Newton ,  admise  par  Fourier,  la  transmission  de  la 
duileur  d'un  élément  à  un  autre,  est  proportionnelle  à  la  différence  des 
températures  de  ces  éléments.  La  transmission  de  chaleur  de  l'une  à 
l'autre  couche,  à  travers  la  snrbce  de  séparation,  sera  donc  identique- 
ment la  même  à  tout  instant,  en  swte  que  chaque  COUche  gagnera  autant 
d'un  côté  qu'elle  perdra  de  l'autre;  car  deux  sommes  de  chaleur  S  et  S' 
étant  égales,  de  quelque  manière  que  l'on  fasse  la  répartition  de  S  sur 
les  élément*  de  la  prearière  oouche,  et  celle  de  8'  aor  les  éléments  de 
la  seconde  couche,  o'esl-A-dire  qndle  que  soit  la  oommunicstion  des 
élémenta  d'une  même  couche  entre  eux  y  la  diCttrenœ  8—8'  sera  toujoon 

a6.. 


«ullet  et  les  termes  positifs  qui  entreront  dans  cette  difFérence  et  seront 
pro|>ortionneIs  à  l'écouleraent  de  la  chaleur  des  éléments  de  la  première 
coucbe,  par  exemple,  vers  les  éléments  de  la  seconde,  feront  toujours  la 
mène  tOMune  que  le*  tetiM  végMift  proportioaiMb  à  V4omlMMrt>4e 
lachalcar  de  h  seconde  à  Iftivamière  couche.  Alors,  si  In  somne 'S 'd* 
chaleur  que  possède  la  première  cotiche  demeur*  inv«riablt!,lâMnUM  8^ 
de  kl  seconde  ooucbe  ne  variera  pas  non  plus. 

»  Mais*  si  les  deux  sommes  S  et  fi^  n*tei«ttt  pas  égales,  l'échange  de 
ofailear  antre  Jes  deux  coaches  fl«nit.dîffiMrt4  il  «ornt  Uen  an-  profit 
de  celle  qui  possède  la  moindre  somme  de  chaleur,  et  Téquilibre  tendant 
•sans  cesse  à  se  rétablu-.  S'  deviendrait  finalement  égal  à  S,  qui  est  considéré 
comme  invariable.  Dans  l'un  et  l'autre  cas,  deux  sommes  égales  de  chaleur 
se  maintiendront  ainsi  sur  deux  couches  de  ▼ohunes  égaux,  ce  qui  don* 
nera  pour  ces  deux  couches  la  même  température  moyenne. 

n  Rétablissons  la  communication  de  la  chaleur  entre  la  seconde  et  la 
troisième  couche.  Si  leurs  deux  sommes  de  chaleur  .sont  égales,  rien  ne 
sera  changé  dam  les  températures  moyennes  dea  trob  ooudies.  Ibis  si 
ces  sommes  sent  inégales,  l'équilibre  dans  les  échanges  se  rétablira  fina« 
loment,  comme  pour  la  première  et  la  seconde  couche.  Continuant  à 
raisonner  ainsi ,  on  voit  que  cet  état  ^'équilibre  mobile  sera  étabti  dans 
toute  la  sphèrei  tloie  que  chaque  ooucbe  recevra  de  se  voiiine  la  même 
■quantité  de  chM^ir  qii*aUelui  transmet,  dans  le  néme  temps  et  k  travers 
d'autres  éléments. 

B  Entiu,  si  la  sphéré  n'était  pas  homogène,  la  comnuinioation  de  k 
dudeur,  d'une  coiidie  à  Tanlre,  serait  totalement  changée;  elle  derieii- 
dnit  une  certaine  fenctioà  de  la  oondoctfliMté  et  de  h  chaleur  spécifi* 
que;  mais  si  ces  deux  éléments  demeuraient  les  mêmes  sur  toute  l'étendue 
d'une  même  couche,  variant  seulement  d'une  couche  à  l'autre,  la  commu- 
nication de  la  chaleur  serait  changée  sentblablement  sur  toute  la  suc&oe 
de  s<|penAion  des  dent  «oadm,  et  fou  arriverait  an  même  résultit  final 
que  dans  le  caa  de  l'homogénéité.  • 

MTOQtrs  su  QMAM.—'Extnùtdmie  lettre  de  M.  Ddhauej.  rela^vea  la  lettre 
«ub9siiB-ian$  la  sitaiee précédait» par  M.  Saiost. 

a  Le  premier  théorème  dont  me  parla  M.  Saigey  consiste  en  ce  que, 
quand  les  températures  d'une  sphère  sont  devenues  fixes,  la  température 
•mojenue  de  \^  soffftoe  cet  la  même  que  celle  du  veMre  et  db  toutae  ka 


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(««!) 

surfaces  spbériques  eofWeBtriqac*»"le4i«rdi«  que  je  n'avais  pas  conui»- 
MDce  qu'il  eàt  été  énoncé;  que  M.  Poinon  vnAt  déiMÉitvè 'qttcÂl^|«fM«fii^ 

positions  sur  ce  point,  et  que  j'examinerais  la  question.  J'en  trouvai  une 
démonstration  analytique  très  simple;  mais  M.  Poisson  doit  l'tre  réelle- 
mont  considéré  comoi»  Finrenteur  de  ce  théorème,  qui  n'est  qu'un  cas 

ce  ijne,  dans  le  cas  en  question,  la  température  du  centre  est  la  moyenne 
(le  celle  du  milieu  extérieur  :  elle  est  donc  aussi  la  même  qur  celle  de  la 
surlace,  ce  quise  voit  en  supposant  uu  certain  <x>«iiU<:ieut  mkin.  lit  comme 
lp<|lw  lfl»aurfikeaooiioentrtqtta>(rtitd«  températures  fixes,  leur  moyenne 
est  constante  et  égale  à  celle  du  centre.  Ou  voit  donc,  en  y  regardant  de 
près,  que  ce  théorème  ne  pourrait  être  réclamé  que  p.ir  M.  Poisson  ;  mais 
pour  moi  je  n'ai  fait  qu'en  donner  la  démonstration  directe,  qui  est  plus 

iÉlople  quetMièNI^«'1^iéiJllf«'p>fte  qu'U'n*>  ilïmiitiiTÉi»iiii  xii'nn  

sàntt  àlàsuite  de  recherches  plus  générales;  j'aioutera<4[iètMdkAiili#b|l 
Il  pas  énoncé  tontes  1rs  conséqiiences ,  ce  nV-st  qu'en  ri  \[iniinnnt  avec  soin 
que  j'ai  vu  qu'elle  reutermait,  comme  cas  particulier,  celle  du  théorème  «a 
queatipD  dus  le  eu  de  rhom6généité:>'  *>>oq»b  t9  liiffrl^v-^lisî^  r 
»'jè  pÉBse  Ml  ifecond  théorème  dont  m Vpavié  M. J^^.  fVi«lrfli^^ 
délllQatr|[  autrefois  que  la  ît-mpérafiirt-  iTioyeniie  annuelle,  provenant  *de 
l'tfraÀn  du  soleil,  était  la  même  en  tous  les  points  d'une  même  verticale, 
situés  à  une  profondeur  très  petite  par  rapport  au  rayon  de  lu  terre.  Il  né- 
gligeait avec  raison  la  jiN''<i|Hi|MMI^  WtÊKÊ&f  4biiMMP'>IÉHM>(«W>iaÉMMe 
sur  les  températures  de  cette  couche  stipérficielle;  mais  depuis  les  tempé- 
ratures invariables  jusqu'au  centre,  il  considérait  la  prf>papation  latérale, 
cymme  ce|a  était  évidemment  nécessaire.  Cette  dernière  partie  de  la  ques» 
ti^' Défini  pas  résolue  par  M  d<iMetMwMfë  «ÉM|^ln^Mlt^l«  ra  été 
depuis  par  Lapltzce  et  M.  Poisson;  j'ai  moi-même  ajouté  quelque  chose 
aux  solutions  de  ces  célèbres  géomètres,  dans  un  mémoire  présente  4 
l'Açad^mie,  il  y  n  six  ans,  et  imprimé  dan$  le  Jourruil de  l'^coie  itoljttch^ 
ni^itàXe  propagatiâ^éN^  ^ttne  eheee  ^titÊM^^MÊÊti^ 
connaissent' b  théorie  niathématiqiie  defo  châtoÉI^MNÉtMIélie  impassible 
de  n'y  pas  avoir  égavd  qwend  les  circonstances  ne  sont  pas  les  mêmes 
dans  toute  l'étendue  de  la  surface;  les  équations  l'expriment  forcé* 

DMtttMm 

a  Sur  mon  invitation,  M.  Saigejr%  envoyé  une  dénumatntion  I  fAetk 

démie;  je  demande  qu'elle  soit  remise  aux  commissaires  nommés  pour 
eioniner  ma  note,  afin  qu'ils  puissent  décider  si ,  pour  cette  partie  de  mon 


(  «8*  ) 

travail,  il  y  avait  eu  des  démonstrations  exactes  données  par  M.  Saig^,  Il 
est  inutile  de  répéter  qu'il  u'est  pas  question  de  l'énoncé  de  ce  théorème, 
puisque  dans  mon  mémoire  il  est  dit  positivement  qu'il  avait  été  donné 
aivsiit  moi.  • 

La  lettre  de  M.  Duhamel  et  la  note  de  M.  Saigey  sont  renvoyées  &  la 
même  Gommissioa  que  le  premier  mémoire  de  M.  Duhamel,  source  de  ces 
débats. 

«mora  MsnfaâTiQin.  —  Ltun  dê  M.  Gsught. 

«L*AGadéane  des  ScioBoes  déjà  reçu  les  premières  livraisons  des  nou- 
veaux ezerdoes  que  j*ai  eu  l'honneur  de  lui  oflrir.  En  attendant  que  les 

suivantes  lui  parviennent,  je  ne  puis  résistRr  au  désir  d'indiquer  ici  quel- 
ques-uns des  résultats  qui  s'y  trouveront  contenus.  Ces  résultats  me  pa- 
raissent de  nature  à  intéreiser  rAdadéni» ,  à  laquelle  je  vous  prie  de  vou- 
loir bien  donner  lecture  de  «elle  note,  en  demandant  qn*dle  soit  jointe 

au  procès-verbal  et  déposée  dans  les  archives. 

9  Les  livraisons  déj;»  imprimées  jusqu'à  la  septième,  renferment  la  suite 
du  mémoire  sur  la  dispersion  de  la  lumière.  Quelques  autres  encore  se 
rapporteront  an  même  objet  D4ns  le  $  3  que  vous  aves  reçu ,  j*ai  donné 
(pa^  34  et  35)  les  conditions  nécessaires  et  suffisantes  pour  que  la  pro> 
pagatlon  de  la  lumière  soit  la  même  en  tous  sens.  Ces  conditions  établissent 
des  rpipports  numériques  entre  certaines  sommes  triples  et  aux  difterences 
finies,  composées  de  termes  dont  diaenn  dépend  :  i*  de  la  distance  r  de 
deux  molécales  étbérées;  a*  des  angles  9,  ff,^,  formés  pour  (  eite  distance 
avec  les  axes  coordonnés;  3°  de  l'action  réciproque  /"(r)  de  deux  molé- 
cules l'une  sur  l'autre,  et  fournissent  le  moyen  de  débarrasser  des  angles 
a,  f ,  7,  les  sonmea  que  l'on  conserve  dans  le  calcul.  En  supposant  ces 
conditions  remplies,  on  obtient  pour  tous  les  milieux  une  première  approxi- 
mation des  mouvements  de  l'éther;  et  l'on  rpconnaît  que  l:i  <iur('e  T 
d'une  oscillation  moléculaire  pour  une  couleur  donnée  ,  ou  le  rapport 

f  ss^,  est  liée  avec  l'épaisseur  /  d'une  onde  plane  ou  le  rapport  i=s  ^  par 

une  équation  du  troisième  degré  en  r*  ,  Vpii  offre  deux  racines  égales  et 
une  racine  simple,  toutes  développablcs  en  séries  ordonnées  suivant  les 
■guisiiamseB  aaoendhntas  de  i*.  Pour  une  couleur  donnée,  c'eat-à-^re,  pour 
jime  valet»  donnée  de   cette  équation  sert  k  déterminer  la  longueur  d'on- 


■ 


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(  «83  ) 

dubtion  ou  la  valmr  de  A,  et  la  vitesse  de  propagation  de  l'onde  liuni* 
neiue  oa  a  s  j*. 

»  Ifantre  part,  les  conditions  dont  il  S*a|[il  tout  toujours  remplies,  lors- 
que les  sommations  doubles  relatives  aux  angles  peuvent  être  transformées 
en  iptégrations  doubles  aux  diiïéreaces  infiaimeot  petites.  Il  est  donc  na- 
torel  de  penser  qu'où  obtiendra  une  première  approximation  des  mourc- 
mentadeTéther  dana  tous  les  nilieux,  et  probablemeut  avec  une  grande 
précision  les  lois  de  son  mouvement  dans  le  vide,  si  l'on  transforme  les 
sommes  triples  aux  différences  finies  eo  intégrales  triples  aux  diftérences 
infiniment  petites.  Alors,  dans  la  aérie  qui  repréianla  k  dévdopperoent 
de  la  raeinedoable  de  Téquation  do  troitièBBe  degré,  le  coefficient  de  i*" 
devient  une  intégrale  simple  relative  à  r,  et  se  réduit  même  à  tme  cona- 
tanle.mnltipliée  par  la  différence  entre  les  deux  valeurs  qu'acquiert  le 
produit 

quand  on  attribue  successivement  à  la  distance  r  des  valeurs  nulle  et  in- 
finie. Cela  posé,  le  phénomène  de  la  dispersion  disparaîtra,  si  le  produit 
en  question  s'évanouit  toujours  pour  une  valeur  inQuie  de  r,  et  se  réduit 
à  nne  conalante  difitrente  de  aéro,  pour  us  i,  et  ponr  nne  valeur  nnlle 
def.  CeM  oe  qui  aura  Hen,  par  cMoiplet  li  h  IÎNietioii/(r)  est  de  k  ionne 


A  étant  positif.  D'ailleurs ,  pour  que  le  rapport  —  reste  positif,  il  faudta 

.  que  la  constante  A  soit  négative ,  c'est-à-dire  que  les  molécules  d'étber 
se  repooBNBt.  Donc  bob  fermnlea  donneront  dans  le  vide,  ooofiMniémant 
à  l'expérience,  la  même  vitesse  de  propagation  pour  toataa  lea  coolem,  si 
l'action  réciproque  de  deux  molécules  est  une  force  qui,  sur  un  rapproche» 
ment  considérable  de  cea  molécules  soit  répulsive  et  réciproquement  pro- 
portiemeiitÂlaqmÊÊlnèmepttiftmieedtladUÈuiee,  Déji  dans  ka  ancieos 
eserctcea  (5*  volume,  page  2o3),  en  considérant  k  mouveoMnt  d'ut 
ajalème  de  points  matériels  ,  j'avais  remarqué  qu'il  fallait  supposer 
kpfoduit  r^{r)  nul  avec  r  pour  faire  disparaître  des  termes  que  M.  Na- 
vier  a  oiwaervéa  dans  les  équations  des  corps  élastiques.  Mes  nouvelles 
racbercbei  aar  k  Imnière  doivent  frire  eraire  que  oe  prodnit  ne  a'évtnoait 


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(  '84  ) 

pas  avec  r  dans  le  fluide  ctliéré.  Probablement  il  ne  s'évanouit  pas  non  pluft 
avec  r  dans  les  corps  solides;  d'où  il  résulte  qu'on  peut  calculer  le  meuve* 
ment  des  corps  élastiques  avec  une  approximation  qui  am  auUBaaate  dana 
tm^aild  non)bM'de«M,  cwtrtinarortnant  ,«v«c  M.  Na«léi^*la«oiMMi aux 
dîPR^rcnnp*  finies  en  int<sp-a1«>R  nfux  différ^nct's  inriniment  petites. 

a  Lorsqu'on  tesse  de  trait^nner  les  sommes  relative*  aux  angle*  en  in* 
tê>gHmmBl(mm»m'tlÊ^V^  Mcinet  ^gaha  de  l'é- 

qnaHon  dtt  detirtêrt^e  dëgHS  itout  génétttleiwent  remplaoéeb  pardeavraeinea 
p^u  <IifF(*Tont>>^  l'iinr  !'nutrp,fr  l'on  obtient  les  ph^iomènes  de  la  polflri- 
■;ation  et  de  la  doirble  réfraction,  comme  on  l'a  vu  dans  le»  paragraphes  déjà 
publié»  de 'ittaW  ikiénidii^  Bbîs'ewpentgénéraliser  encore  les  résultats  qui 
«y  ttônyitel'  ttolilMirfnat  «ëit  dé»Éteft»ah»»e*  ft»imiie>  t^ifritef  «^'et'èfc— nt 
de  négliger  les  somme;  composées  de  tèrMefquic^ngentde  srigne  en  même 
temps  que  le»  cosinus  des  trois  angle«  «,'Ç,^.  Albrs  les  racines  de  l'équation 
du  troisième  degré,  développées  en  séries,  renferment  des  puissances  im* 
paires  de  i  multipHées  par  v/—t  vptfr  suite  la  valeur  de  Â  correspondante 
à  une  valeur  donnée  de  é*,  devient  en  partie  imaginaire ,  et  des  exponen> 
ticUes  négative»i  «trod«ites  comme  facteurs  dan»  les  valeurs  des  déplace- 
ments inolécttIairas.-peuvent  les  faire  décroître  trèarapiikroent,  et  les  ren- 
dre insensibles  à  unediatance  plus  oiiHAaDa:«enMdérable.dc  kt  surface  d'un 
milieu  rélrinfmitj  >  iionque  ^cettct  Jiatnunfteai  uoMpwaM»  mux^  longueurs 
d'ondulation ,  le  milieu  devient  opaque.  D'ailleurs  les  coefficients  de  r,  dans  ' 
les  exponentielles  négatives  ,  étant  fonction  de  /•,  varient  avec  les  cou- 
leurs, ainsi  que  dans  le  passage  du  rayon  ordinaire  au  ra^  uu  extraordinaire. 
Nosformulea  ainsi  généralisées repr^âenlent  les  phénomènesderabsorption 
de  la  lumière  ou  de  certains  rayons,  produite  parles  verres  colorés,  la  tourma» 
lîne,etc  ..  le  phénomène  de  la  polarisation  circtd;iire  produite  par  le  cristal 
de  roche,  1-hoilede  térèiaenthine,  ctc—  {f-  orr  les  expérjenoes  de  MM.  Ara- 
go,  Biotv^Kswéli/.)»iHlleé-  «■cifeatutténM*  à  déluiuiiam  tes') conditions 
et  lesloîsde  ces  phénomène^}  jelies  montrent  que  généralement ,  dans 
un  myon  de  lumière  pnlnrisée ,  une  molécnic  d'étiier  décrit  une  ellipse. 
Mais  dans  eertain»  -cas  particuliers,  cette  ellipse  se  cltange  en  une  droite; 
otitors  <m  ^<iiitti<l|t^la  yelBi'isati»H  TectiKgne.  AjoulMn  «jnevsi  )e  noeffi- 
ôenCde^dMsilS  «xponentielles  négatives  diiTére  de  aéro,  les  ellipses dé- 
erilespnr  diverses  molécules  décroîtront  de  plus  en  plus  pour  des  valeurs 
croissantes  de  r,  et  que,  si  ces  valeurs  croissent  en  progression  ariAuNéti» 
que,  l'intensité  de  la  lumière  décraltm  en.  progression  géométrique.  Enfin 
leualeul  pnsmieqmidwshemid  d»  radwv  l'ImilvdMésébmlime,  etc., 


(«85) 

la  polarisation  des  rayons  iransnit  |Mrallèl««ent  à  Yn»  (•'il  s'agit  du 
cristal  de  rociie)  n'est  pas  rigourouCMt  OUOoMn,  m»  ip'aloi»  IW- 
lipse  dinêre  très  peu  du  cercle. 


1IÉM0I1B8  nussui'nlB. 


tmw  générales  sur  la  conservation  des 
(CoiQmisaaires,  UM.  Biot,  Silvestre»  Ch.  Dupin.) 


»AWOiw>iL0— ■  — »  AflPWf      IL  FvommM  sur  une  Tête  dours  /tmiU 
doÊmàe  mt  wmtée  d»  JtJeaiêmlê  par  M.  Labut. 

«L'Ac^émie  m'a  chargé  d'examiner  une  tête  ours  fossile  qui  lui  a 
été  dmnée  pir  «un  ooiilnn,  M.  iMnj,  Cette  téte  a  été  trouvée  dans 
1m  gratict  de  MIakt,  d^pertmeni  dn  Gard,  par  IL  le  doetoar  Alesâ 

Juliet. 

•  Elle  appartient  à  la  grande  espèce  des  cavernes ^  à  l'espèce  à  front 
bombé,  espèce  qui  a  reçu  plus  particulièrement,  comme  chacun  sait,  le 
MM  #i0Wtf  ^tdam. 

>  Sauf  quelques  très  légères  altérations  dans  les  os  du  nez,  aux  arcadM 
surcilières  et  ^goroatiques ,  aux  crêtes  orcipitales,  etc.,  I*  crâna  propce- 
ment  dit  est  dana  un  état  parfait  de  conservation. 
.  «  La  Mâdioira.inffrieiire  n'a  gnèra  de  notablement  altéré  que  la.«nn. 
djle  desa  brasche  droite.  Du  reste,  elle  a  ses  six  dents  incisives,  aa  àmm. 
dents  canines  ;  elle  a  quatre  des  d«|)ta  inolfiies  du  ^té  droit;  tn^m 
celles  du  côté  gauche  nu^nquent 

a  TovimIm  dénia  mdairM  de  la  mÉdKiireaiqpàrieiiM  mmqneQt  aoaai 
hors  un  (ngn^ant  de  la  postérieure  du  côté  dnil;  ne»  cette  n^rhoim  a 
8M  six  inciaÎTM  et  aes  deux  canines  parfaitement  con<;er\'ées 

»  En  un  «oot,  et  à  ce  très  petit  nombre  d'altérations  près,  toute  cette 
tile  m  dana  FMat  la  plia  lan^rquable  de  eoM^rfation.  L'imagination 
i«aia  ta^emaonMnft.à  raipect  de  Ms  ^/B4»âlt^  conaarvéa  jnq^^^ 
c.a.iaw,  i^iwi  I.  «7 


r  ,86  ) 

Jeiirs  pfns  petils  détails,  Pt  dont  n/'anmoins  les  espèces  auxquelles  ils  ont 
appartenu  ont  disparu  de  la  suriace  du  globe  d^uis  tant  de  siècles,  et 
p«r  r^Gfet  de  tant  rie  catastrophes  éponvanlAlM. 

»  On  sait  que  M.  Cuvier,  qui  d'abord  n'ataitoonpléiiaedeiiz  espèces- 
d'ours  fofsiles  dans  la  première  édition  de  son  grand  ouvrage,  en  a 
compté  just^u'à  trois  (Uing  la  seconde,  Yursus  ^felœus,  grande  espèce  à 
front  bombé;  l'umts  areioldeus ,  grande  espèee  à  front  plat;  Vurnuprit' 
cas ,  espèce  pfais  pelite;  et  tfttA  en  a  wàtum  iadtqué  une  cpiatrièaM ,  d^- 
bord,  sous  le  nom  A'ursus  «truscus ,  puis  sous  celui  A'ursus  cultridens. 

»  Mais  ce  n'est  pas  ici  le  lieu  de  nous  arrêter  ni  à  la  détermination 
de  ces  espeôes  fossiles,  considérées  en  cl1es~niénies,  ni  k  la  détennination- 
de  quelques  autres  espèces  qui ,  depuis,  ont  été  signalées  ou  proposées  par 
divers  naturalistes  :  HIH.  Marcel  de  Serres,  Crmiet  et  lob«rt,Schiner^ 
lîDg,  etc. 

»  Je  Tiwa  k  oe  qui  toodie  plos  direetemeni  robjel  de  ce  rapport,  sa- 
voir, lé  bit  de  Peaisteiiee  de  fmm^et^^  Fnmopï  ec,  &  cet  ^ppd,  um* 

drconstancf  importante  à  noter  iri ,  c'est  que  M.  Cuvier  n'a  connu  ce- 
fait  qu'au  moment  même  où  il  terminait  la  publicatioH  de  la  sacoiide  édi«' 
tion  de  'Son  grand  ouvrage. 

«  LV>iirs,  Ât41 ,  n'avait  pas  jusquli  présent  éiér  twwwé-ioBsllfi  en  MHue  i 
*  on  vient  de  le  découvrir  dans  une  Assure  de  rocher  près  de  Châtiliou, 
a  lieu  du  ili^partement  du  Doiibs,  sur  la  rive  gauche  de  celte  i  ivicrc ,  pré» 
j»  Saint-Hippoljrti:....  M.  Duvernoy ,  oontinue-t'ii,  docteur  en  médecine 
»  &  libntbéiîard,  et  antrelbis  mon  très  utile eoopéi«tettr  pour ht'rédnallM» 
»  des  trois  derniers  volumes  de  mes  Leçons  ^jénatomw  com/wéê,  arbiaw 
»  voidu  m'adresser  les  os  qui  s'y  sont  trouvés....  » 

»  Depuis  cette  époque,  Yours  fossile  a  été  découvert  sur  plusieurs  autre* 
potetade  la  France  :  dans  la  grotte  d^Ossdte,  dépairietuentdn  Duubit  dMSr 
le-dipsirteinent  de  la  Haute-Saône,  à  Fouvent,  etc.  Il  a  été  déiwuwait.daus- 
!«•  cavernes  de  T.unel-Viel ,  département  de  l'Hérault ,  dans  les  cavetrne»  de 
SaMèles,  département  de  l'Aude,  etc.,  par  MM.  Marcel  de  Serras  et  flit- 
ftMre;  dans  le  département  du  Puy-de-D6me,  pair  MB.'  <lR«la«l  ul  fcbwi» 
par  mt.  mnè»  et  Booilfat,  ele.,  etc. 

»  1a  tête  que  M.  Larrcv  vient  de  donner  .i  l*Acadéraie,  ajoute  dune, 
MUS  le  poiut  de  vue  qui  nous  occupe,  un  nouvel  élément  à  cette ooe^sis- 
sanae  des  rlehaiaes  fossiles  de  notre  sol;  richesse»  dont  on  peut  vegririar 


(  »87  ) 

«lénrie  s'ekt-eHe  caywér  d'aœueilUr  ce  don  de  M.  Larrey,  et  nous 
fthMib-MMt  «  dswfir,  «ytent  qn'un  ptaWr,  de  lui  proposer  dVidMiHr 
«le  wutHim.  Mt  ranetitesm  à  mMm  iMnonUe  eonfrière.  » 


A  lit  suite  (le  c  e  rnpport,  M.  Geoffroy-Saint-Mlaire  COIIIIIIIIIlïqae  la 
iiotu  suivante  «^ue  nous  insérons  textuellement  : 

m  Je  {Mlle  mee  Études progreggivet  :  mémoire  de  gévlvgie  et  de pa- 
l^9tttogtifbi*  {voir  le  note  pa0e9iX  de*  ours  fioMtles,  dont  je  bis  un  genre 

eoop  lenom  deSpéléarctos;  les  animaux  nrctoîdrs  se  rapportent  à  qnatresous* 
.genres ,  les  ours  de  la  zoologie  aiilidiluviemie ,  les  analogues  à  Vursus  ma- 
ritimtu,  les  analogues  aux  ours  <lc  l'Europe,  et  les  analogues  aux  ours 
indiens  ou  onn  des  jongleurs. 

»  Les  spéléarctus  étaient  des  animaux  essentiellement  carnassiers,  si 
on  les  juge  sur  la  forme  de  la  boîte  cérébrale  et  le  grand  écarlement  des 
arçades  zygomatiques.  1^  sont  des  formes  qui  ne  sont  répétées  que 
ftr  les  plus  oanuMierB  des  genresyê/&,  le  tigre  et  le  lion.  » 

LBGTIJRES. 

MrsiuMU  ooOTâeis.  —  Mémmo  sur  fuel^uei  parlieularités  des  organes  de 

Ut  déglutition  Je  la  classe  des  oistuuK  êt  des  rutiles,  pour  setvir  de  suite 
•  à  un premier  méimirt  sur  la  langue; par  M.  Dinmaor,  Correspondant  de 

fj4cadémie. 

■<  La  variété  infinie,  dit  l'auteur  en  comnienrant,  tjui  se  tnanif'f  ste  ;i  l'oeil 
de  l'observateur  dans  l'organisation  des  animaux,  c'est-à-dire  dans  les  ins- 
truments qui  produisent  et  nous  montrent  les  phénomènes  de  la  vie,  peut 
éire  étudiée  sous  pluiîeurs  points  de  vue.  Ou  bien,  en  clicrcluint  à  la  coni> 
pi  ondre,  on  atira  pour  but  d'expliquer  les  particularités  cpie  l'animal  pré- 
sente dans  l'une  ou  l'autre  de  ses  fonctions,  dans  ses  habitudes,  dans  ses 
mœurs,  et  de  montrer  les  disporitions  organiques  |dus  on  moins  évi- 
dentes dont  elles  dépradent.  Ce  genre  de  recherches  apperlient  à  la  phy- 
siologie  spéciale  qui  peut  en  rece>-oir  de  grandes  lumières. 

»  En  midtipliant  les  comparaisons,  eu  appréciant  non-seulement  les 
dilXéreoces  les  plus  remarquables,  mais  encore  celles  qui  le  sont  moins, 


(  '  8^  ) 

on  arrive  peû  à  peu  à  reconnaître  les  ressemblances  générales  et  à  juger  ce 
que  chaque  organe  a  de  constant,  d'essentiel  pour  le  constituer,  et  à  le  dis- 
tinguer de  ce  qui  ne  fait  que  le  modifier,  de  ce  qui  le  perfectionne  ou  le 
détériore  pour  le  mettre  en  bamiouie,  selon  les  besoins  de  l'existence, 
avec  l'ensemble  de  l'organisme.  On  parvient  ainsi  à  l'autre  but  de  cette 
étude,  celui  de  découvrir  le  plan  commtm  d'organisation  des  groupes 
plus  ou  moins  généraux,  celui  qui  doit  fournir  des  matériaux  plus  ou 
moins  importants  à  la  physiologie  générale.  C'est  sous  ce  double  point  de 
vue  que  déjà,  en  1804,  j'ai  cherché  à  démontrer  l'organisation  de  la  langue 
de  certains  mammifères  et  de  quelques  reptiles,  dans  un  mémoire  lu  à  la 
Société  savante  à  laquelle  l'Académie  royale  de  Médecine  a  succéilé.  Ces» 
encore  sous  ce  double  point  de  vue  que  j'exposerai  dans  le  travail  actuel , 
le  résultat  d'ane  partie  de  mes  dernières  observations  sur  la  même  matière. 
Elles  ont  eu  plus  particulièrement  pour  sujet  la  langue  très  mobile  des  per- 
ro(]iiets  et  la  langue  rudimentaire  du  pélican  ,  dans  la  classe  des  oiseaux  , 
et  dans  celle  des  reptiles,  la  langue  extraordinairement  extensible  du  camé- 
léon, et  celle  du  crocodile  qui  reste  collée,  pour  ainsi  dire,  au  plancher  de 
la  cavité  buccale.  En  prenant  ces  deux  extrêmes  dans  l'une  et  l'autre  classe, 
il  sera  plus  facile  de  rendre  évident  le  plan  commun  de  composition  de 
cet  organe  et  les  différences  de  structure  qui  produisent  des  effets  s» 
opposés.  • 

Nous  inséroiu  ici  les  conclusions  par  lesquelles  l'auteur  a  terminé  soif 
mémoire,  et  qui  en  résument  les  points  principaux. 

«  Je  crois  avoir  démontré  dans  ce  travail,  dit-il ,  plusieurs  pointe  inté- 
ressants concernant  l'organisation  de  la  langue,  ou  des  organes  dedé^u- 
tition,  des  oisgatuç  et  des  reptiles. 
>  On  peut  en  conclure,  relativement  à  la  physiologie  générale  : 
»  t*.  Que  la  considération  des  os,  comme  leviers,  ne  fournirait  que  des 
données  incomplètes  pour  cette  physiologie ,  si  l'on  u'y  joignait  celle  dt$ 
muscles  qui  meuvent  ces  leviers  ; 

»  a*.  Que,  dans  l'appareil  de  la  langue,  qui  est  composé  de  la  langue  et 
de  l'hyoïde,  la  première  peut  devenir  rudimentaire  avant  l'hyoïde,  qui  la 
soutieut,  sans  doute  parce  que  l'hyoïde  a  d'autres  emplois; 

a  3".  On  pourra  voir,  dans  les  figures  jointes  k  ce  mémoire  et  dans  leur 
explication,  que  l'os  ou  le  cartilage  hngual  varie  beaucoup  pour  sa  forme 
et  sa  com|>osition;  qu'il  peut  être  d'une  seule  pièce  ou  composé  de  deut 
pièces  mobiles  l'une  sur  l'autre  et  dans  la  ligne  médiane,  et  que  chacune 
d'elles  peut  être  encore  distinguée  en  deux  parties,  l'une  antérieure  et 


(  >89  ) 

l'autre  postérieure,  dont  le  développement  et  l'oeaification  «ont  très  varia ^ 
lil«,Mii«Hit  iMgtam  «t  arfm  l»Mpèce>; 

»  4*.  Nous  avons  éttbti  d'aiHsiu»  qùm  h  forme  et  les  dimensions  de  h 
langue  a'étu«nt  pw  tooioai»  en  rapport  «vw  la  Ibme  «t  les  duMBsions 
du  beo. 

•  9*.  QiMletimiidMdabkDgiiepeiiTentTariarliM«eonpdml««^ 
seaux,  fmmf^om  m  trantn  insqu'à  six  paires  dan»  le  perroquet ^  tandis 

qu'il  n'y  en  a  qu'une  ou  tout  au  plus  deux  dans  beaucoup  d'échassiers,  et 
que  la  langue  rudimentaire  du  pélican  en  manque  absolument ,  le  seul  qui 
anhsist»  dans  oat  animal  s'étant  arrêté  au  corps  de  l'byoide  (  l'byoglosse 

»  6*.  Ou  a  vu  que,  dans  le  pélican,  Fhjoide  conserve  un  certain  déve- 
loppement, ainsi  que  la  plupart  de  ses  muscles  protracteurs  et  rétracteurs, 
qui  août  encore  reconnaissables  malgré  leur  excessive  extcnsioB  dans 
répaisssnr  daa  parois  de  la  pocbe  som  a^ndibniaiw. 

»  •f.  Nous  avons  démontré  que  cette  pocbe ,  dont  les  paroiarariannent 
si  promplementsur  elles-mêmes,  quand  elles  ont  été  distendues  par  la  pe- 
santeur de  la  proie  que  l'animal  avale  «  doit  surtout  cette  force  contractile 
à  an  ften  de  tiiao  élaatiqne  igA  eMre  dan»  b  aoinpnriHwi  de  eis 

»  Relativenneort  à  la  langue  des  reptiles,  ce  mémoire  comprend  : 
a  8".  Des  observations  sur  les  mouvements  de  protractiou  eatraordinairc 
deJa  b^giie  da  camiléon,  fidtaaaur  ranianl  Tlnmt,  élddissint  que  cel 
animal  peut  atteindre  m  ptote  k  une  distance  pins  giande  qne  la  longueur 
de  son  corps  et  de  sn  queue  réiuiis; 

»  9*.  On  y  a  vu,  en  détail,  quelle  était  l'iirpilliiiiiiiiiii  de  cet  instrument 
et  CMMMBt,  nmlgré  se  stngalarilé,  qui  est  en  rapport  avae  ses  elftls  ea« 
lieiiiiliniirsB .  on  pouvait  les  raaienar  au  plan  généinl  da  la  langue  des 
animans  wertébrAs,  du  moin»  pour  sa  coaaposilion  «sensé  et  museu- 
Isire. 

»  Ici  les  nuidea  intrinsèques  de  la  langue  sont  entiàrenMntaiperésdea 
nnadee  ealrinaèqneS}  tandis  que  den»  d'antres  reptiles  et  les  nemmifires, 

les  uns  et  les  autres  sont  plus  ou  moins  entrelacés. 

»  lo".  J'expose  d'ailletirs,  daus  ce  travail,  une  nouvelle  tbéoKe,  pour 
expliquer  l'extension  ai  particulière  dont  celte  langue  est  susceptible; 

a  II*.  Enfin,  je  montre»  danala  langue  des croeodiles,l'entreeroissine&» 
le  i^us  évident,  le  pinaceinple^deafidsceanK  inuscuhireededeuK  muictea 
sjmiiriqMab» 


(  «90  ) 

Iftnv  iMjvMP'dKioli'  tMjbiè  Mi|MMliiiM  M  Mmk  |iMM(  pflniciAteri 
(lu  mémoire  de  M.  Dmemojr.  Le  pr(*mier  éM  NlMlf  au  ##HliiiiH«» 
des  monnnwÉta  fie  M«IMoila«  de  hi  jioeAe  MtÈÊ'nmM^airv  4a 

péUean, 

m  J*ai  dioMivert  ce  monisme,  dit  BC  Duternoy,  dan*  un  réaeiN  lM» 
^Mqse,  fltMé  'Mi-ddtors  dès  firiMMiiK  «uteafeMi.  le  ne  faorncmi  à 
llMNqaèr  ici,  aynnt  rlôj'i  ou  roccnsion  (}(•  le  fnirp  cCfrmaîtrft  aillHir». 
Oe  féseMi  se  curopose  de  filets  principtHMt  qui  partent  de  la  li^e 
moywae,  et  se  dirigtjnt  urèB  obHipietMWt  en  «n4ère,  «e  tiant  par  de» 
fleift  l«iél«»  MMlfiéft  et  fli»  peifis*qifMi  «WaiaR  féci|»igi|mniii. 
Il  en  résulte  uu  tissu  extrêmement  élastique,  eapeble  de  revenir  prempiM» 
ment  sur  liii-nnémc.  lorsque  la  cause  qui  I*a  distendu  a  CPssé  d'agir,  ce  qui 
protUiit  la  contraction  des  parois  de  la  poclie,  sans  bÉgue  pour  l  animâl, 
pavtte  ^^n'H  n'y  a  pas  ici  dépMMe  des  lattervililie.  Ceat  no  wani  «xemple 
iejoaterà  ceux  déjà  connus,  dans  lesquels  certains  mouvements  et  cer- 
taines  positions  fixes  iont  le  produit  de  cette  même  force  élastique.  Tel  est 
entre  aun-es  le  ligament  qui  tient  la  troisirroe  pbalan^  des  chats  ÛécUi^ 
vers  le  hMt  stir  le  oôM'de  Ik  eeeoa^  plietatige;  tel  m  eeiui  qui  mito* 
tient- baillante  la  coquille  des  bivalves.  Tel  est  l<>  tissu  jaune  élastique 
de  la  peau  intenlig^itale  des  mammifères  à  pieds  palmés;  de  l'aile  des 
chauve  -  souri*  (i),  qui  ride  cette  peau  à  mesure  que  les  doigts  se  rap- 

Le  niodtld  point  dn  mémoire  de  M.  JTUMme^^  que  nous  reprodtilsotWKi, 
n  pout  obiet  II  .théorie  à»  vKKtvemeim  si  imigaUerttle  la  langoa  im  0a- 

méléon. 

■  J'ai  observé,  dit  M.  Duvernoy,  pendant  cinq  mois  nn  tismélétm  vivant, 
et  j'ai  en  souvent  roctiéifbn  de  te  voit  lancef  Ml  kngne  enHNne  un  tivitaor 

une  proie;  les  mouclii's  t-xcitaient  peu  son  appétit:  il  était  long-temps  sans 
vouloir  se  donner  la  peine  de  les  prendre;  car  tout  mouvement  semble  une 
peiue  pour  cet  animal  apathique.  Mais  il  se  décidait  bien  plus  prompte- 
«oent'k  prendte  les  ponalMs  de  jardin  et  anrtoot  In  aridgnéea  qu'on 
mettait  à  sa  portée.  Cette  portée  est  beaucoup  pins  grande  qu'on  ne 
pourrait  se  l'imaginer  nv  int  d'en  avoir  fait  l'expériencp.  Notre  caméléon 
était  perché  sur  un  petit  arbrisseau  en  -  dedans  d'une  fenêtre  contre 
laquelle  nous  Mehlôns  llnieel»  dont  11  ilévait  •'«opM'.  De  celM  Ma* 

il         lir»!    -^Il   fui  I  lu    I    I  Il        I   ■■■■rf  I    II     H—       »        IWM  I 

Principt»  dmafamig  «ttiifMirée,  par  K,  Decietay  da  Mainviib;  t.  f ,  p-  tAs. 


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(  '9<  ) 

niére,  nous  pouvions  facilcinciit  mcstiicr  I  iulrrvalle  qui  l'en  sépai-ait, 
et  l'allongement  nécetsaire  de  sa  langue  pour  s'en  saisir.  Quand  l'insecte 
lui  plaisait,  il  pan'enait  à  l'atteindre  à  une  distance  qui  excédait  la  lon- 
gueur do  son  corps  et  de  sa  queue  n^unis. 

»  La  vitesse  avec  Inquelle  le  cauiéléon  sort  sa  langue  de  sa  bouche  et 
l'y  rentre,  ne  peut  se  comprendre,;!  notre  avis,  que  par  un  mouvement 
musculaire.  Maison  a  de  la  peine  à  concevoir  comment  cet  organe  peut  s'al- 
longer si  fortement  et  se  raccourcir  imuiéiiialement  après,  avec  une  pronip 
titude extrême?  Voici  au  reste  l'explication  que  je  crois  pouvoir  en  don- 
ner :  l'hyoïde,  sur  lequel  toute  la  langue,  cl  particulièremeut  son  gros  bout, 
est  enlUée,  représente  la  tige  du  bilboquet,  dont  la  boule  est  ici  la  massue 
de  la  langue.  I.i  corde  qui  attache  la  boidc  ù  la  tige  est  encore  repré^ntée 
dans  l'appareil  de  la  langue  par  le  ligament  qui  s'étend  de  l'extrémité  «le 
l'hyoïde  à  celle  île  la  massue  de  la  langue.  L'etïort  simultané  de  tout)  leh 
muscles  qui  tii-ent  Thyoule  en  avant,  tels  que  Iva  géni-/iyoieùens  et  céra- 
touUens,  et  les  cérato-inuxiltiem ,  réuni  à  l'action  du  mjiu  hjvtUieii,  pour 
soulever  le  plancher  <le  la  bouche,  et  à  celle  du  tnaxUto-pcUcUia  (l'analo- 
gue du  génio-vaginien  des  serpents  )  pour  jeter  hors  de  la  bouche  le  gros 
bout  de  la  langue,  doit  en  elTet  l'en  faire  sortir  en  le  détacliant  de  l'hyotile, 
coumie  l'eftort  du  joueur  détacite  la  boule  de  sa  tige. 

n  Au  moment  même,  les  mu.scles  linguaux  droits  rapprucUeut  les  lèvres 
de  la  capaule  pour  pincer  la  proie  que  l'anitual  a  visée.  Presque  aussitôt  la 
langue  rentre  dans  la  bouche  par  l'élasticité  de  ses  parties  fortement  dts^- 
tendues,  par  l'action  des  sterno- hyoïdiens  et  cératoïdiens,  qui  sont  très 
reculés  eu  arrière  et  très  luugs  pour  avoir  plu.s  d'étendue  de  contracliow  ; 
et  par  l'eliort  des  cératu- g  lasses  qui  ramènent  toute  la  langue  sur  son  m» 
osseux,  comme  l'adresse  du  joueur  entlle  la  boule  du  bilboquet  sur  sa  tigii^ 
L'allongement  extrême  de  la  langue  est  l'effet  de  l'éteudue  et  de  l'extensi-. 
bilité  de  la  peaii  du  fourreau  ;  il  est  produit  par  un  jet  de  l'extrémité  de  lu 
langue  qui, eu  étant  lu  partie  la  plus  pesante,  se  trouve  lancée  coqame  uii< 
fronde,  ou  plutdt  comme  la  boule  du  bilboquet,  et  quille  de  même  la  tigti 
glissAule  de  l'hyoïde,  s 


(  «9«  ) 


eamiK.  —  Observations  sur  le  mémoire  fie  M.  Guiaiv-VAiinT,  concernant 
f amidon  de  pommes  de  terre;  par  M.  Patbh. 

a  M.  Payen  commence  par  rappeler  un  passage  crun  mémoire  qu'il  a  lu 
le  3  novembre  dernier  à  l'Académie  ,  et  dans  lequel  il  annonçait  les  troi« 
résultats  suivants  : 

»  1*.  Dans  l'eau  aérée  ou  privée  d'air,  l'iode  bleuit  TamiJon  ; 

»  a*.  La  fécule  et  l'amidon,  chautTés  avec  l'eau  en  vase  clos,  même  à 
140**  centésimaux,  sont  colorés  en  |j|eu  par  l'iode  après  leur  refiroidis" 
sèment 

»  3*.  L'amidon,  en  se  dissolvant  par  la  diastase  dans  un  appareil  distU- 
latoire,  ne  donne  pas  de  produits  volatils  qui  puissent  représenter  la 
propriété  de  bleuir  par  l'iode. 

•  Dans  les  tissus  vivants,  ainsi  que  le  montrent  des  figures  dessinées  par 
M.  Turpin  et  par  M.  Payen ,  la  fécule  peut  être  rompue  bien  au^essous 
des  températures  auxquelles  la  rupture  a  lieu  dans  des  expériences  de  la» 
boratoire.  Ces  dernières  ne  sont  donc  pas  ,  dit  M.  Payen ,  des  objections 
suffisantes  contre  les  assertions  de  MM.  Edwards  et  Colio,  ni  coutre  ia 
théorie  de  l'action  de  la  diastase  dans  la  végétation. 

»  M.  Payen  ne  s'est  pas  occupé  du  composé  cristal lisable  entre  l'adde 
sulfuriqiie  et  l'amidon ,  relativement  auquel  M.  Guérin  conteste  les  ré- 
sultats de  M.  Théodore  de  Saussure. 

B  Toutes  les  fécules  commerciales  de  pommes  de  terre  observées  con- 
tiennent du  carbouale  de  chaux ,  et  ont  une  réaction  légèrement  alca- 
line ;  elles  sont  accomnagnées  d'une  substance  volatile  à  odeur  spéciale; 
qtunt  à  la  chlorophile,  M.  Payen  ne  l'a  trouvée  que  dans  la  fécule  extraite 
de  tubercules  assez  peu  enfoncés  en  terre  pour  que  la  lumière  y  eût 
accès. 

■  M.  Payen  cite  des  exemples  nombreux  d'altérations  ou  d'hydratations 
des  substances  organiques  et  inorganiques,  à  des  températures  basses  ou 
peu  élevées ( le  sucre ,  la  fécule,  la  gélatine,  les  stéarates  alcalins,  etc.). 

■  Il  ajoute  qu'on  ne  concevrait  pas  pourquoi  la  fécule  déchirée  ne  se 
dissoudrait  pas  rapidement  dans  l'eau ,  si  elle  contenait  0,98  de  matière 
soluble  directement,  comme  le  croit  M.  Guérin. 

»  La  formule  C"H*°0'*,  pour  la  composition  de  l'amidon,  indiquerait 
moins  de  carbone  ou  plus  d'eau  que  celle  adoptée,  équivalente  à  H**0'*; 
cette  dernière  est  la  même  que  celle  de  l'amidone  et  de  la  dextrine  pures. 


(  »93  ) 

d'après  les  analyses  de  MIL  PéUgot  et  Payen  ;  «Ue  ft'acMNrdetvec  ic8  obaer- 
▼atioDs  optiques  de  Jl,  . 

d«  l'alBidtae,  stfTMit 

C»H*»0*««  1  Hvclropène   7, m  V  =s  100 


I  Carbone   4*»  19  ) 

d'en  j  Hydrogène   7,112  >  =s 

^  Oxigène   &i,5g  j 


Undis  ^ue  l'autre  équivaudrait,  à 


•  I  4>M  ••• 


Carbone  36, 61  ] 

...   57,4a  J 


Oxigène. 

MableiM.  Payeu  indiquer  une  altération  Tamble  dans  l'extraction  de 
«tttt  mbelMw»»  -et  iTmamm  plus  que  db»  vAtutiMt  i^aeaaidMneBti.p«tt 
avec  les  produite  oblemia  comparatimnBM  eA'tnIUlS  famidiM,  !« 

amidins  et  ramidon  par  l'acide  sulfurique. 

»  Cette  altération  paraîtrait  aussi  à  M.  Payen ,  indiquée  par  lu  grande 
diffénmoe  d-actioa  de  i'Mïdte  «uUimqae  ^ui  attaque  à  peine,  et  4b  k 
diasiase  qui  a'imiqM  plab  te-dèox  «iddiiM' aiaipatawntr  lipHpochéi  à 

froid,  dans  le  vide.  La  même  déduction  lai  paraîtrait  encore  devoir  être 
tirée  de  la  suppenlkm  que  ks  amad«w  et  liamidiae  «orÉient  combiné»  dans 
la  fécule. 

»  Enfin,  en  admettant  même  cette  oonbinaiaon,  il  aérait  encore  fort 

oonrenabre,  sdon  M.  Payen ,  de  désigner  sous  le  seul  nom  d^amiehne,  la 
substance  qui  forme  lu  féi  ule ,  et  qui  se  distingue  par  tant  de  propriétés 
applicables,  et  en  grande  parue  appliquées  aux  arts.  Les  caractères  dis- 
tia(miftdtel^HMk»e,  qui  n'appartfeiMiettt  à  nem  tuxn  principe  imaédht , 
a««tt 

.  »  I*.  Sa  transformation  par  la  diastase  : 

•  »  Son  extensibilité  prodigtauagpar  i'ean  à  loo*,  et  sa  contractiiilé  par 
f «Wiiiament  de  ttopératame  ; 

»  3*J  S«calMnlitatelilM»|iérfttnod»; 

•  '»  4"'  ^  oontractioD  et  lâ  précipitartion  totale  de  cette  substance  bleuie; 
•  5°.  Son  extensibilité  dao»  k  léealo,'*!  à  firaid  par  de  très  faibles  so- 
lutions alcalines;   

.  »  e*.  fti  i^penilirth  ptHri^pIwi  Jhmliin  lit  itdlptliiii^dttulMlii, 
«klteqdi- k  dktMdiit^ 

CB.iiaa.i»awiiiM  98 


(  '94  ) 

»  j*.  Son  hydratation  dans  la  fécule  par  rupture  de  ceUe>ci,  p^jg  ta 
conferaion  en  sucre  sous  rinfloenoe  d«  la  germination. 
'  ,'«vlLP<yiit  Hr4wiM<  «a  iwaimi  lu  pdiiNi  mr  leM|iMtt  Im  Fecheidw  de 
M.  Guérin-Varry  confirment  Ms  résultait  j  M  «ras  qn^  «obtemia  «n  mn- 

niun  avec  M.  Pcrsoz. 

Ce  sont  I  "  a*  et  3*  les  trois  premiers  résultats  précités. 

»  4'.  L'ttfatciiwdehcJ^wlPM.  ,  .  J 

*  5*.  Son  énergie  éotorme  sur  b  fécule oaraiaidbne  hydratées. 

»  6'.  La  production  de  la  dextrine  et  du  surrp  sous  cette  influence. 

»  7".  L'inertie  de  la  diastasesur  tous  les  autres  principesinioiédiat8,ce  qui 
distingne  nettement  de  PemUDbn  râiiiA!^  obeerfée  ptr  M.  Piajeii  dans  lee 
tubercules  des  dahlias  et  des  topinambours. 

»  8*.  Le  succès  du  mode  d'extraction  indiqué  par  MM.  Penos  et  Fiq^eo. 
(Depuis  M.  Pajeu  en  a  indiqué  un  plus  simple  encore.)        -  - 

»  gP.  i/aiftémion  apoiltwiéerde  la^Mtaae  diiMNite.L*aiileiir  indique  ta 
mém» aoliMi,  quoique  tri»  leme»  «or  la  aiAetance  pulvérulente. 

»  lO".  L'absence  de  dégaf;ement  pÉén  pendant  la  réaction  de  Ik  dias> 
tase. 

»  t  r>  Ia  seediaiifioation  plus  avancée  de  la  ftenle ,  par  suite  d'une  plus 
grande  hg^dnlation ,  et  même  la  oonvenioa  totale,  soivant  Ml  Gnérin-. 

»  La  séparatiOB  complète  des  matières  étrangères  à  hi  fécule;  sépa- 
ration qui  justifie  biea  la  dénomination  de  diastase  donnée  à  l'agent  qui 

l'opère.  » 

tatsiQDS.  —  Sur  la  polarisation  des  rajons  calorifiques,  par  rotation 
progressive  ;  par  MM.  Biot  et  Melloki. 

«  M.  Melloni  ayant  constaté  que  tous  les  rayons  calorifiques  émanés  des 
«■MMs  terrestres,  «ont  également  et  complètement  polarisaMes  par  la 
réfraction,  soit  double,  soit  simple,  et  M.  Forbes  ayant  récemment  re- 
connu que  la  réncxion  totale,  répétée  deux  fois,  modifie  leur  direction  si- 
mnllMlée  de  polarisation,  comme  elle  modifie  celle  des  rayons  de  lumière; 
nous  avons  pensé  que  peut-être  ces  mêmes  rayons  aalorifiquea  seraient 
«ensiblm  à  l'action  dm  substances  qui  défient  inégalement  les  plane  de 
palarisation  des  divers  rayons  lumineux ,  vers  la  droite  ou  VMS  la  gBUche 
de  l'observateur  ;  et ,  en  effet,  les  choses  se  passent  ainsi. 

>  Mais  la  manifestation  de  cette  propriété  demande  quelques  précaa* 
«ioiH.  Rmr  ksjn^joM  lamineua,  fai  dMaHM  dm  plana  da  potariiaitqB 
est  on  phénomène  progressif,  qt^,  dans  cbaquaunliau,  cralt  propnrlioa- 


Digitizec  oOjtlg 


(  '95) 

nelleonent  à  l'épaisseur  trnveriée.  Si  donc  il  s'opère  sur  les  rayons  ca- 
lorifiques, il  faut,  pour  l'observer,  obvier  à  l'absorption  par^illeinent  pfcr. 
gressive,  unit  inégale,  que  oette  épaiflieur  prodnit  sur'  em.  Mous  y 
aoNHiMs  parvenu»  en  néimiawBt  deux  circomlMice»  qtti  ei^eMmi«m  <i 
rendre  les  effets  plus  sensibles.  D'abord  nous  avons  rassemblé  le  flux  ca+ 
lorifique  en  uo  faisceau  très  dense ,  à  ûlets  pallaréles  ,  en  le  réfractant  par 
une  leatille  de  sel  gemme  dont  le  foyer  coîuciilait  avec  la  source  de 
clialeuiv  ooaumBfi.HeBoiii  l'avait  imaginé  p6nr  ses  expériences  de  poln- 
lÏMÔon.  Easuitet^pami  le»  aobelances  qui  dévient  les  plan»  de  polnrisa- 
tion  des  rayons  lumineux,  nous  avons  thoisi  celle  qui,  en  possédant  ce 
pouvoir  au  plus  baut  degré,  absorbe  le  moins  les  flux  calorifiques.  Cette 
mbatance  est  le  crialal  de  roche  taillé  perpendicalairanMint  à  Taxe  de 
double  réfraction.  Nous  avions  encore  Tavantage  de  trouver,  dans  oe  cristal 
même,  des  plaques  qui  exerœnt  le  pottvoif  rotstoire  en  sens  contraire, 
avec  d'égales  inteusités. 

»  Le  fiùsceau  calorifique  ainsi  préparé  est  transmis,  comme  l*a  imaginé 
H.  Forbes,  4  travers  deux  piles  de  lames  de  mica  très  minoes,  disposées 
rccta!it;u!;Mmnont.  T.a  plus  voisine  de  la  source  rayonnante  avait  son  plan 
d'iiicidence  vertical,  l'autre  liorizontal.  I^es  lames  étant  supposées  suffi- 
samment nombtenaes,  la  première  pile ,  placée  vers  la  source  rayonnante , 
doit  polariser  le  flux  - calorifique  en  un  seul  sens,  et  la  seconde  doit  le 
réfléchir  ensuite  en  totalité  ;  de  sorte  que  l'appareil  thermoscopiqne  n'en 
éprouverait  aucun  effet.  Toutefois,  par  des  causes  qu'il  est  facile  de  com- 
prendre, cette  rigueur  n'a  jamais  lieu.  La  première  pile  laisse  toujours 
passer  tme  certaine  proportion  du  flux  incident  sans  la  polariser,  de  sorte 
que  la  seconde  peut  en  admettre  une  partie  et  la  transmettre  au  ther- 
moscope.  Mais  ce  résitlu  se  mesure  avec  facilité,  et  n'empêche  point  la 
manifestation  des  pbéuonieues  que  nous  voulons  examiner.  Au  con- 
traire, il  sert  à  distinguer  les  effets  dus  à  l'absorption  simple  de  ceux 
qu'il  faut  attribut  I  i  T  u  tion  rotatoire.  Car  eu  mettant  d'abord  les  pla- 
ques de  cristal  de  roche  hors  du  système  des  piles  croisées ,  rafTaibli&se> 
ment  de  la  quantité  transmise  indique  la  proportion  de  chaleur  qui  est 
arrêtée  par  la  simple  interposition  des  plaques;  et  ensuite,  en  les  plaçant 
entre  les  deux  piles,  on  a  l'efiet  combiné  de  oette  interposition  et  de 
l'action  déviante  exercée  par  les  mêmes  plaques  sur  les  plans  de  polari- 
sation des  rayons  calorifique* :  de  sorte  que  cette  action,  si  elle  existe, 
leMSW^estera  pai;  Uii différence,  des  effets  observés  dans  les  deux  cas, 
•  ^Mtm  m9t»  fàiê.  Jfthvti  um  plaque  de  crislil  de  raehe*  q«l  défUie 

a*. 


(  ) 

les  plans  de  polarisation  des  rayons  lumineux  vers  la  droite  de  l'obser^'a» 
teur  :  &on  épaisseur  était  de  7**"',5.  I^n  conséquence,  d'après  les  lois 
de  ce  genre  de  phénomènes,  établies  dans  les  Mémoires  de  l'^cadémù 
pour  1817,  page  58,  la  déviation  que  cette  plaque  produisait  sur  les 
plans  de  polarisation  des  rayons  lumineux  était  de  i3i  degrés  pour 
les  rayons  rouges  extrêmes  du  spectre,  et  de  33 1  de^és  pour  les 
extrêmes  violets.  Elle  imprimait  dune  k  ces  plans  de  polarisation  on* 
lUspersion  déjà  considérable  ;  et  c'était  précisément  pour  cela  que 
nous  l'avions  choisie,  espérant  qu'elle  disperserait  de  même  les  plans  de 
polarisation  des  rayons  de  chaleur.  En  effet,  si  son  influence  s'étendait 
aussi  à  ces  derniers  rayons,  cette  plaque,  placée  entre  les  piles  devait 
dévier  et  disperser  les  plans  que  la  première  pile  avait  réunis,  et  rendre 
ainsi  le  faisceau  modifié  plus  apte  à  traverser  la  seconde  pile.  C'est  aussi 
ce  qui  est  arrivé  :  l'effet  thrrmoscopique  a  doublé  dans  cette  nouvelle 
.situation  <le  la  plaque,  et  en  outre,  il  a  conservé  une  valeur  exactement 
constante  quand  on  l'a  fait  tourner  sur  elle-même  dans  son  propre  plan 
autour  de  son  axe  de  cristalli-sation;  ce  qui  montre  que  la  double  réfrac- 
tion n'était  pour  rien  dans  l'effet  obser>'c.  Et  bien  loin  qu'elle  eût  pu  con- 
tribuer à  le  produire,  elle  l'aurait  au  contraire  diminué,  ou  même  anéanti 
si  elle  Y  était  intervenue ,  c'est-à-dire  si  le  flux  calorifique  n'eût  pas  tra- 
versé  la  plaque  cristallisée  exactement  dans  le  sens  de  son  axe  de  double 
réfraction  j  c'est  ce  que  l'on  pouvait  aisément  voir  dans  la  disposition  de 
notre  appareil,  en  déviant  tant  soit  peu  la  plaque  de  l'incidence  jîerpendi- 
culaire  par  un  petit  raouvemept  horizontal.  Car,  dans  quelque  sens  que  ce 
mouvement  fut  opéré,  l'obliquité  d'incidence  qu'il  donnait  au  flux  calori- 
fique faisait  aussitôt  naître  une  double  réfraction,  dans  laquelle  le  Êkiscemj 
polarisé  par  la  première  pile  se  trouvait  précisément  préparé  pour  suivre 
en  totalité  la  réfraction  ordinaire;  de  sorte  qu'il  arrivait  à  la  seconde  pile 
dans  des  conditions  exactement,  ou  presque  exactement  les  mêmes,  que  si 
la  plaque  de  crist.il  n'avait  pas  été  interposée. 

»  Les  choses  étant  disposées  ainsi ,  nous  avons  placé  derrière  cette  pre^ 
mière  plaque,  toujours  entre  les  piles,  une  seconde  plaque  de  même  épais- 
seur, ég^ement  perpendiculaire  à  Taxe  de  double  réfraction,  mais  qui 
possédait  une  action  déviante  dirigée  contrairement  à  la  première,  de  la 
droite  vers  la  gapclic  de  l'observateur.  Placée  hors  du  système  polarisant, 
cette  seconde  plaque  diminuait  la  transmission  d'une  quantité  à  peine 
sensible;  noais,  entre  les  piles,  derrière  la  première  plaque,  die  diminuait 
cette  transmission  sept  à  huit  fois  davantage,  la  réduisant  presqu'au  même 


(  >97  ) 

état  que  si  les  deux  plaques  n'eirasent  pas  existé.  Celte  seconde  plaque 
ramenait  donc  la  plus  grainle  |)aiiie  <l«  rayons  caloritîqiios  k  la  din-ction 
commune  de  poiarijiatiou  primitive  que  ki  première  pile  leur  avait  <)oMnée, 
et  qu'ils  avateat  perdue  dan»  la  première  plaque;  et  ainsi  les  deu^  placjnejt 
agissaient  en  seus  contraire  sur  ce»  rayons  comme  sur  la  lumière.  La  resti- 
tution aurait  été  totale  si  la  polarisation  imprimée  par  la  prcniière  pile  eût 
ét»^  parfaite,  et  si  l'on  eût  pu  ajuster  rigoureusement  les  axvs  des  demt 
plaques  eu  ligne  droite,  avec  on  appai«il  divisé. 

»  D'après  cela,  si  les  «kui:  plaques  combinées,  »u  lieu  d'être  ain»i  oppo- 
■ées  l'une  à  l'autre,  eusscot  exercé  de»  actions  de  même  sens,  la  disper- 
sion des  plans  de  pohtiisatiun  s'en  scrail  accrue,  et  In  transmission  pai'  h 
seconde  pile  seiait  devenue  plus  abondante.  Pour  le  voir,  nous  avons  ôté 
b  seconde  plaque,  et  nous  lui  en  avons  substitué  une  autre  à  peu  près 
de  même  épaisseur,  mais  ayant  le  même  sens  de  rotation  que  la  première 
plaque  :  la  transmission  s'est  trouvée  aussit<)t  plus  forte  par  les  deux  que 
par  la  première  seule ,  comme  nous  l'avions  prévu. 

o  Entin,  pour  réaliser  complètement  cette  conséquence,  nous  avons  iu- 
terposé  entre  les  piles  une  seule  plaque  épaisse  de  4i  millimètres,  qui  dis- 
persait les  plans  de  polarisation  des  rayons  lumineux  jusqu'au  point  de 
donner  deux  iujagcs  sensiblement  incolores  et  d'égale  intensité,  lorsqu'on 
la  faisait  traverser  par  de  la  lumière  blanche  polarisée  (i).  Elle  a  agi  de 
même  sur  les  i-ayons  calorifiques.  Alors,  non-seulement  la  transmission  par 
la  seconde  pile  s'est  trouvée  tout-à-coup  augmentée  dans  une  grande  pro- 
portion; mais  encore  on  a  pu  faire  tourner  cette  seconde  pile  conîquement 
autour  de  l'axe  du  faisceau  transmis,  en  lui  donnant  toutes  les  positions 
par  rapport  à  la  première,  soit  parallèles,  soit  reclangtdaires;  la  quantité 
transmise  est  restée  constante  :  la  plaque  épaisse  avait  ramené  k  l'état  de 
clialeur  naturelle  le  flux  qui  lui  él  ut  arrivé  pij4;ii  isé  ii:ius  tui  seiil  pian. 

•  Les  expériences  précédentes  prouvent  que  les  plans  de  pobrisation 
des  rayons  calorifique»,  sont  inégalemenl  rléviobles  par  les  mêmes  ac- 
tions physiques,  qui  dévient  inégalement  les  plans  de  polarisation  de 
rayons  lumineux;  il  en  résultera  donc  pour  ces  rayons  un  nouveau  carac- 
tère spécifique  qui  se  trouvera  vraisemblablement,  comme  pour  la  lu-^ 
mière ,  lié  à  leur  réfrangibilité.  Nous  nous  proposons  d'étudier  ce  caractère 


(i)  Galle  plaqcM  était 'bic»  ptrpeiHknrlaire fc  l^axe,  et  r^n"'ïi'''^^^nt  critltiTli^  dm» 
Mute  son  épaiMeur  ,  eomme  •ou  s'eo  Ml  anai^cn  obMrrMt  let  an&eaox  noflibreux  et 
bi«:ttdi«tia«u  qu'elle  doDiwtt  avec  U  flamuic  d«  l'alcool  ttU. 


(  '98  ) 

dans  ses  détails;  et  nous  chercherons  particulièrement  à  reconnaître  si  dans 
chaque  milieu  doué  du  pouvoir  rotatoire,  les  plans  de  polarisation  de 
chaque  rayon  calorifique  sont  déviés  proportionnellement  à  la  masse  de 
matière  traversée,  ainsi  que  cela  arrive  à  l'égard  des  rayons  lumineux.  Mais, 
pour  obtenir  ces  mesures,  il  faut  que  nous  ayons  préparé  des  appareils  di- 
visés, et  que  nous  ayons  cherché,  dans  les  analogies  de  la  lumière,  s'il  n'y 
aurait  pas  quelque  procédé  plus  exact  et  plus  efficace  que  les  piles  pour 
polariser  In  chaleur  sans  avoir  à  redouter  des  modifications  aussi  intimes 
sur  les  flux  polarisés.  C'est  alors  seulement  que  nous  pourrons  essayer  de 
reconnaître  si  la  polarisation  par  rotation  peut  être  opérée  par  les  fluide» 
sur  les  rayons  de  chaleur. 

s  Nous  joignons  ici  le  tableau  des  expériences  successives  dont  nous 
venons  de  donner  la  description  : 

Source  de  chaleur  employée.  Flamme  dune  lampe  Locatelli. 

DérlaUoDt 
do 


Quantité  de  chaleur  échappée  aux  forceii  poUritantes  dei  deux  pilea  de 

mica  croisées  (■)   7''>5o 

Interposé,  en  dehors  du  système  polarUaul,  une  plaque  de  cristal  de 

roche  (  épai»*eur,  7'**, 5)   6,35 

Interposé,  en  dehors  du  système  polarisant,  deux  plaque*  de  cristal  de 

roche  (épaisseur  commune,  ^"",5)..   5, 80 

Interposé,  entre  les  deux  piles ,  une  plaque  de  cristal  de  roche  k  rotation 

vers  la  droite  ( épaisseur,  7"",5)   ia,a8 

Interposé ,  entre  les  deux  piles ,  deux  plaques  de  cristal  de  roche  i  rotations 

contraires  (épaisseur  commune,  7"",5)   8,4o 

Interposé ,  entre  les  deux  piles ,  deux  plaques  de  cristal  de  roche  à  rotation 

vers  la  droite  (épaisseur  totale ,  7"'',5  +  5"  )   i5,65 

Interposé,  entre  les  deux  piles  ,  une  plaque  de  cristal  de  roche  i  rotation 

»ers  U  droite  (épaiiveur,  41  millimètres)   aS.ig 


»  Nous  avons  fait  aussi  quelques  essais  avec  la  chaleur  de  la  lampe 
Locatelli  transmise  par  le  verre  noir  opaque;  et  nous  nous  sommes  assurés 

(1)  Ces  piles  sont  les  mêmes  qui  ont  été  déji  employées  dans  les  expériences  de 
U.  McUoni  sur  la  polarisation.  En  comparant  les  transmission  que  leur  système  donne 
^ans  les  deux  positions,  parallèle  et  rccUngulaire ,  on  trouve  qu'elles  polarisent  ^  d« 

la  chaleur  antcrieuremeut  incidente.  .  .    ,•  1       .  .  .•. 


Digitizc 


(  '99) 

que  les  mêmes  phénomènes  avaient  encore  lieu,  comme  il  était  naturel 
de  le  présumer.  Toutefois,  U  est  vraisemblable  que  cette  chaleur  transmise 
«8t  moins  hétérogène  que  la  dialeiir  Areete;  «t  «km  tes  de  |Mfari- 
ttlioit  des  rqrons  qni  la  omaposent  seiaieiit  moins  smceptiUM  de  disper- 
sion. Mais  ces  détails  ne  peuvent  être  appréciés  qu'en  amenant  les  piles 
dans  divers  azimuths  autour  du  faisceau  transmis;,  et  ppur  cela  un  ap> 
pareil  divisé  est  indispensable.  » 


A  là  prière  de  M.  Lihri ,  dont  la  santé'  n'est  point  encore  entièrement  ré- 
tablie ,  M.  Ampère  est  chargé  de  remplacer  cet  académicien  dans  la  com> 
mission  qui,  àheétnoe  précédoite,  a  été  chargée  d'eaaniiner  le  ménuNM 
de  M.  Ltcm4ih  snr  timég^uÊlon  dgs  épmlionÊ  à  indiegs  fimiiùmairet. 

Il  s'élève  une  discosaion  à  laquelle  plusienTS  mendiras  prennent  part, 

sur  un  Avertissement  à  mettre  en  téte  de  chaque  Compte  rendu,  et  qui  au* 
i-ait  pour  objet  de  faire  connaître  que  l'Académie  ne  répond ,  en  aucune 
façon  ,  des  opinions  ou  des  faits  contenus  dans  les  analyses  de  ses  séances, 
publiées  par  ses  fletiélrii  es;  efequelesSecrétsireseauiémes,  simples  rsp- 
pertaufa  dcs.travavDC  soumis  à  TAcadémie,  se  bornent  à  reproduire  exac* 
tement  les  opinions  ou  les  fiiits  contenus  dans  ce^  travaux,  sans  en  répon* 
dre.  Cette  discussion  sera  reprisé  dans  une  séance  prochaine. 

• 

lA  séance  est  levée  à  5  heures..  B... 


(  ) 


Comptes  rendur  hebdomadaires  des  Séances  de  FJcadénie  des  Sciences^ 
fetmrfe  t898i  ni*  7>  ^M^* 

Comptes  rendus  hebdomadaires  des  Séaticei  de  PJcaàêiid»  du  Sciences. 
. —  Tables  alphabétiques;  ao(U—~ décembre  i85d;  in-4*- 

Second  volume  oj'  tl^  principal  Documents  relatin^  to  the  survej  oj  the 
Caatt  of the  mâled  etatei,from  october  tflS4,  io  mvember  t885;  psMiépar 
M.F.'R.  HAsstBn;  New-¥Ôrdi,  i855,  in-S". 

Descr^^thnde  Motets  iparM.  Limoiiitb  db  L^ti&v;  a  toI.  in<-8^,  Mbtcon, 
i855. 

Fojra^êm»  fJmêrî^ métidkMaie/ pirH.  A.  iit>KttcnY ;  lo'  livraison , 

Phrsiographie.  Description  générale  de  la  Nature  fpoiw servir  dSntroduc- 
tion  aux  science  géographiques  ;  par  Iv.  ConTAUBiwr^f  «ris^  io-8*. 
(jtf.  Mathiea  f)ft,ptr^^  4'^^  f;eii4ce.iwcM«ptt  vedial.) 

de  Père  chrétienne  jttstgfà  ^pei  jqumptrH,  h  ^Letâtmr  PmwuAj  quwiMiirt 

Fcrrand,  iti3C,  in-S". 

Annales  des  Sciences  naturelles  s  par  MML  Addoujh  ,  Milmb  lù>'WAitD9, 
BaoroauBT  e(  Gonuiinr;  tome  4»  nomnlira  i855«  in-é*. 

Mémorial  aicjrclopédique  et  progressif  des  OmiaissaHees  hamtdaesî 
6*  année,  n"  6i ,  in-8°. 

Traité  de  Médecine  pratique i  par  MM.  Viokhx  ,  Lainmn ,  foaeoite, 
Rambaux  et  Thimst;  in-è^. 
Joumalde  Phamaeie  d  duSciaieesaeeesst^f  n*  a,  aa  année,  ta-0*. 
Bulletin  général  de  Thérapeutique  médicale  et  ehûwgicalêf  par 

M.  MiQDEL  ;  5°  année  ,  tome  lo,  5"  livraison,  iii-8'. 

Journal  hebdomadaire  des  Progrès  des  Sciences  médicales i  n*  8,  i836, 
inrS*. 

Gaasm  médicale  de  Paris  g  Uxane  4,  a*      i856,  in-4*. 
Gazette  des  Hôpitaux;  n*  n  —  aa ,  tome  lo,  in«4% 
Êçke  da  mtmde  savants  i"  et  a*  divimo,  n'y. 


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COMPTE  RENDU 

DES  SÉANCES 

DE  L'ACADÉMIË  DES  SGIËIMCËS. 


SEA5CB  DO  LDNBI  S9  WÈmSB.  18». 
PBisiDSKCE  m  ir.  €■.  ma. 

Il  '  ' 

(XHlBKSPOlVDANCf:. 

M.  le  maire  de  Rouen  voulant  éclairer  le  conseil  municipal  de  cette 
ville  sur  le  mérite  de  deux  plans  qui  lui  ont  été  présentés  pour  un  jardin 
botanique,  demande  à  l'Académie  des  Sciences  de  lui  transmettre  son 
•vis. 

Les  membres  de  la  section  de  Botanique  feront  UQ  rapport  k  et  sujet. 

A  roccasioM  (lu  i-apport  de  M.  de  Frcycinet  concernant  le  sextant  double 
de  M.  Rowland,M.  Arlur  rappelle  que  dés  l'année  i8a3  il  fit  ajouter  au 
cercle  répétiteur  à  réflexioD  une  pièce  qui  le  rend  propre  à  la  aiciitre 
de  toutes  sortes  d'angles,  et  que  la  description  de  cette  pièce  fut  con* 
signée,  en  i8a4f  dans  Toiivrige qu'il  publia  sur  le  cercle  de  Borda. 

M.  Nicod  adresse,  pour  la  commisnon  Montyon,  de  nouvelles  observa^ 

lions  sur  les  fongus  de  la  z>essie. 

En  réponse  à  la  réclamation  de  M.  Chevremont,  M.  Le  Plajr  transmet 
uno  lettre  dont  nous  extrayons  le  passage  suivant  : 

^  c  I!  résulte  des  termes  mêmes  de  la  lettre  adressée  à  l'Académie,  que 
l'auteur  ignore  encore  complètement  les  principaux  résultats  de  mes  re- 
cherches, et  que,  par  conséquent,  la  théorie  qu'il  a  pu  imaginer  sur  le 


(  aoa  ) 

haut-fourneati ,  doit  diflérer  de  la  mienne  dans  les  points  les  pluh  essen- 
tiels. La  réclamation  de  M.  Chevréiuont  est  donc  la  suite  d'une  méprise 
que  l'Acadéinie  pourra  oonsUtn*  â*Mtluit  plus  «sfoMiit  que  deux  per- 
sonne*, dlées  par  cet  ingénieur  ea  témoignage  des  déoouTertes  qui  lui  se- 
raient propres,  font  partie  de  la  oommission  à  laqndlea  été  renvoyé  Ten- 
nien  de  mon  mémoire.  » 

M.  Bui^fy  présente  quelques  remarques  rebtives  à  un  mémoire  de 
M.  Ostrogradsky,  dans  lequel  ce  géomètre  cberdie  si  Ton  peut  toujours 
ae  dispenser,  dans  le  calcul  des  différences  partielles  à  deux  variables,  de 
considérer  les  variables  indépendantes  comme  fonctions  d'autres  variables 
accessoires. 

ASTHOOMiE.  —  Sur  an  rninusrrit  arabe  flans  lecjuel  se  trouve  signalée 
l'inégalité  du  mouvement  de  la  Lune  connue  det  astronomes  sous  le  nuni 
de  variation;  par  M.  Am.  Sijxuun* 

Les  plus  anciens  astronomes  £iisaîent  mouvoir  la  Lune  uniformément 
le  long  d'une  eîreonfèreneede  cercle  dont  la  Terre  occupait  le  centre.  Ilip- 

parquc  découvrit  le  premier  (juc  la  vitesse  apparente  de  notre  satellite 
n'est  pas  uniforme.  Pour  expliquer  cette  inégalité  sans  renoncer  à  l'unifor- 
mité réelle  de  mouvement  et  à  une  orbite  circulaire,  qui,  l'une  et  l'autre, 
dans  la  célèbre  école  d'Alexandrie,  paraistaient  de  ressenoe  des  révolu- 
tions célestes,  Tlipparque  plaça  la  Terre  à  quelque  distance  du  centre  du 
cercle  que  la  Lune  était  censée  parcourir.  A  l'aide  de  cette  excentricité,  il 
rendit  compte,  assez  exactement,  de  certaines  variations  considérables  de 
vitesse  qui  dépoident,  comme  noua  le  savons  aujourd'hui,  de  Vellip- 
tidté  de  l'orbite  lunaire. 

Quand  les  instruments  astronomiques  se  perfectionnèrent,  on  rSCOI^ 
nutque  les  inégalités  dépendantes  de  l'excentricité,  ne  représentaient  pas 
exactement  toutes  les  Sbservatîmis  de  fa  Lune.  L'erreur  allait,  dans  quel- 
qoes  positions,  à  près  de  trois  diamètres  de  l'astre.  Cette  nouvelle  pertur- 
bation, Ptolémée  en  trouva  la  loi  mathématique;  il  montra  que  sa  valeur 
varie  proportionnellement  au  sinus  du  double  de  la  distance  de  la  Lune 
au  Soleil,  diminuée  de  la  distance  de  la  Lune  à  son  périgée;  on  l'appelle 
évaetkm  :  c^est  le  plus  beau  titre  scientifique  de  l'anleur  de  VJlmî^esie, 

Le  troisième  pas,  dans  l'observation  des  mouvements  lunaires,  fut  la 
découverte  d'une  perturbation  qui  disparaît  dans  les  conjonctions,  dans  les 
oppositions,  dans  les  quadratures,  et  qui  atteint  sou  maximum  dans 
les  octants,  e*est^ire  quand  la  distance  angulaire  de  la  Lune  an  So-i 


Ml  6tt  do  45*     ^  i35*>  Cette  inégdtlé  est  dMgnée  eoin  le  nom  de 

variation. 

Jus(|u'ici  la  variation  avait  été  considérée  comtne  une  découverte  de 
ly^ho-Bréhé.  Le  but  de  M.  84dQk»t  est  de  pranver  que  cette  perlarlietioii 
d«  nMNtvement  lunaire  était  connue  des- Arabes;  qu'elle  se  trovre  dans  un 
ouvrage  Aboul-lf  'efà,  cotiteinporain  Fbn-Jounis ;  que  cet  astronome 
en  constata  l'existence,  à  Bagdad  ^-ten  l'année  975.  M.  Sédillot  appuie 
tontes  «s  assertions  de  la  tvadoetioiB  qnll  a  fidte  ^im  passage  àa  menas- 
crit  arabe,  n*  1 1 38  de  la  BibUothèqne da  Boi.  Si  l'on  reat  bien  eoniprendre 
j4boul-fVefà ,  il  faut  se  rappeler  qu'en  vrais  disciples  de  l'école  d'Alexan- 
drie, les  astronomes  arabes  admettaient  exclusivement  des  mouvements 
circulaires  et  unilorroes,  en  sorte  que  pour  rendre  raison  des  inégalités  ob- 
eervdes  dans  les  vitesses  a|i|MreQtes  des  asim,  ils  «raieiit  fecou» ,  «oem 
les  astronomes  ces ,  ^  ries  exoentriqœs  etàdes  épicycles.  Toidla  tradoe- 
tiOD  donnée  par  IVL  Sédillot  : 

Sbotiov  X,D«ta  tnU&me  anomalie  (  ou  inég<UUé)4e  la  Lune,  appelée 

mubazat  (prusneiue). 

•  Item,  après  avoir  déterminé  les  deux  anomalies  dont  nous  venons  de 

•  donner  la  descriptiou ,  et  que  ii#is  avons  expliquées ,  l'une  par  le  moyen 
»  d'un  épicyde,  savoir,  la  pmnièrs  anonoKe,  qae  nous  avons  vue  ooiis- 
»  tannnent  lors  des  nojonctions  et  des  oppositions,  et  dont  nous  avons 
»  reconnu  la  grandeur  par  des  observations  consécutives  ;  ayant  trouvé  que 
a  dans  ces  mêmes  temps  elle  ne  s'élève  pas  au-delà  de  5  degrés  environ, 
»  mais  qu'elle  y  peutébo  Moindre,  et  mémm  quelquefois  toat<à4ait  nulle, 

•  tandis  qu'en  d'antres  tsasps,  cTest-è-dive  htm  des  oonjimctions  et  op- 
»  positions  f l'auteur  arrive  ainsi  à  la  seconde  inégalité),  nous  avons  vu 
s  qu'elle  peut  être  plus  grande,  parvenant  à  son  maximum,  coranie 
»  MOUS  l'avons  reconnu,  lorsque  la  Lune  et  le  Soleil  sont  près  de  la 
»  qnadraiuro,  et  pouvant  alova  angassater  de  a  degrés  demc  tiers  en- 

>  viron ,  quoiqu'elle  puisse  être  moindre  et  mine  nulle  ;  et  nous  avons 

>  eapliqué  cette  modification  (de  la  pvenière  aaonalie  par  la  seconde)  au 

•  BSqyen  d'un  excentrique. 

s  Or,  après  avei»  èitêrihié  ces  deus  anonMies  et  l*es€entricflé,  savoir 
»  la  fliaisnrn  du  centre  de  l'ercantriqne  au  centre  du  zodiaque ,  nous 
»  avons  trouvé  eMOre  OM  troisième  anomalie ,  qui  a  lieu  lorsque  le 
m  centre  de  l'épii^jrcle  est  entre  l'apogée  et  le  périgée  de  l'excentrique, 
jf  et  qui  atteint  à  tm  aaaximuaB  lorsque  )»  Ijine  est  en  trine  et  en  sex- 


(  ao4  ) 

»  tUe  avoe  le  Soleil  environ,  mais  qui  n'a  pas  Heu  et  qae  nom  n'avon* 
»  reconnue  ni  detis  les  conjonctions  et  oppositions  ni  dans  les  qua- 

a  d  ratures. 

»  Ainsi,  après  que  nous  avons  en  déterminé  le  nonvement  de  la  Lone 
»  en  lonnilude  et  son  mouvement  en  anomalie,  nous  avons  considéré  le 
>>  temps  où.  par  rapport  à  l'épitjclp ,  il  n'y  a  pas  d'anomalie,  c'pst-à-dire 
»  le  temps  ou  la  Lune  est  à  l'une  ou  l'autre  distance,  apogée  et  périgée, 
1»  de  l'épicycle;  car  lorsque  la  Lune  est  dans  l'un  on  Tautre  de  «en  deux 
»  points,  die  n'éprouve  aucune  des  deux  (premières)  anomalies,  et  son 
»  moiiYpinent  devrait  être  égal  au  mouvement  moyen,  ssToir  à  oelui^qui 
9  a  lieu  autour  du  centre  du  monde. 

»  Biais  lorsque  dans  cette  cîroonstance.  la  distance  entre  la  Lune  et  le 
>  Soleil  est  telle  que  nous  l'avons  dit,  nous  lui  avons  trouvé  (à  ta  Liinc) 
»  uue  troisième  anomalie  d'environ  une  demie  t-t  nn  (piart  de  tlri^ré 
I»  fquarante-cinq  minulesj  à  peu  près.  Pour  cela  nous  avons  observé  la 
«  Lune  dans  les  temps  indiqués,  et  nous  avons  eu  son  lieu  vrai  dans  un 
»  des  degrés  dn  lodiaque  (sphère  des  signes).  Nous  avons  en  même  temps 
»  cherché  sou  lieu  par  le  calcul,  que  nous  avons  corrigé  par  les  deux  ano- 
»  malies  ci-dessus  décrites,  et  nous  l'avons  trouvé  plus  grand  ou  plus  petit 
»  que  celui-là  d'environ  une  demie  et       quart  de  degré;  et  nous  avons 
B  trouvé  que  cette  anomalie  est  au-dessous  de  cette  quantité,  lorsque  la 
«  distance  de  la  l.mw.  au  Soleil  est  plus  petite  OU plos grande  que  le  sextile 
»  ou  le  trinc.  D'après  cela  nous  avons  reconnu  qu'elle  existe  indépen- 
a  damment  des  deux  autres  que  nous  avons  précédemment  décrites;  or 
»  cela  ne  peut  avoir  lieu  que  par  Teflet  d'une  dédûiaisoa  fèbangement  de 
»  position  ou  de  direction)  du'diamètre  de  répicjcte  à  l'égard  dn  pmnt 
a  autour  duquel  se  bit  le  mcnivement  égal  on  moyens  savoir  le  centre  du 
a  zodiaque. 

»  Le  diamètre  de  i'épicyclc  ue  peut  <lfcluier  (changer  de  position  à  Pé- 
•  gard)  du  point  autour  duquel  a  lieu  le  mouvement  moyen,  sans  qu'il 

»  arrive  à  la  Lune  une  anomalie  dans  le  aodiaque  (sphère  des  signes),  «  t 
a  cela  parce  que  l'apogée  de  l'épicycle  varie  et  que  la  ligne  menée  du  centre 
a  du  zodiaque  au  centre  de  l'épicycle  ne  passe  plus  par  leheu  où  elle  passe 
»  dans  les  temps  où  leoentre  de  l'épicycle  est  vers  Pune  on  l'autre  distance, 
»  apogée  ou  périgée, de  l'excentrique, et  (pi'ainsiilyavarialion  dansladis- 
»  tance  de  la  Lune  à  l'apogée  de  l'épicycle  (projeté  sur  la  splu-re  des  signes). 

a  (juuut  au  mouvement  de  la  I^ne  sur  son  épicycle,  nous  avons  établi 
»  qull  comntenceà  l'apogée  lorsque  le  centre  de  l'épicycle  est  vers  l'une 


(  ao5  ) 

»  ou  l'autre  distance ,  apogée  ou  périgée ,  de  l'excentrique;  et,  après  avoir 
a  considéré  attentivement  ce  que  nous  avons  exposé  et  déduit  pour  ce 
a  point ,  nous  avons  trouvé  que  sa  distance  au  centre  du  monde,  vers  le 
B  côté  du  périgée  de  l'excentrique  ,  sur  la  ligne  qui  passe  par  les  centres, 
»  est  égale  à  la  distance  qui  est  entre  le  contre  du  zodiaque  et  le  centre 
»  de  l'excentrique.  » 

Le  passage  qu'on  vient  de  lire,  en  le  supposant  authentique,  donne- 
rait à  l'astronomie  arabe  un  caractère  particulier  qu'on  s'était  accordé  à  lui 
dénier.  Jusqu'ici,  en  effet,  chacun  disait  avec  l'auteur  de  l'Exposition  du 
S/stème  du  Monde:  a  L'activité  des  astronomes  arabes  s'est  bornée  aux  ob- 
»  servntions;  elle  ne  s'est  point  étendue  à  la  recberdie  de  nouvelles  inéga- 
«p  lités;  sur  ce  point  ils  n'ont  rien  ajouté  aux  hypothèses  de  Ptolémée.  »  On 
voit  que  ce  passage  aurait  besoin  de  rcctiûcatiou  si  Aboul-}f''ejà  avait  dé- 
couvert la  variation  avant  Tycho-Brahé.  Aussi,  pour  éclaircir  ce  point  cu- 
rieux de  l'histoire  des  sciences,  l'Académie  a-t-elle  chargé  une  commis- 
sion, composée  de  MAL  Biot,  Arago,  Damoiseau  et  Libri,  d'approfondir 
quelques  doutes  qui  se  sont  élevés,  et  surtout  cette  difKculté  sérieuse,  pré- 
sentée par  un  des  quatre  commissaires  (  M.  Libri):  Sï  yéboul-f*^eJà  a  re- 
connu la  troisième  inégalité  du  mouvement  de  la  Lune,  comment  se  fait-il 
qu'aucun  des  auteurs  arabes  qui  lui  ont  succédé  n'en  ait  parlé?  Ne  serait-il 
pas  possible  «jue  le  passage,  découvert  et  traduit  par  M.  Sédiilot,  fût  une 
interpolation  dans  une  copie  de  l'ouvrage  de  l'astronome  de  Bagdad,  posté- 
rieure à  l'époque  de  Tjrchof  , 

ru\si<jUE.  - —  Sur  les  prupriètcs  des  couiuitls  électriques  propagés  à  travers 
un  liquide; par  Tsl.  Ch.  Mattedcci. 

On  sait  principalement,  par  les  recherches  de  MM.  Marinnini  et  Bigeon, 
quelle  influence  exerce,  sur  la  production  d'un  courant  électrique,  l'é- 
tendue relative  des  surfaces  métalliques  plongées  dans  un  liquide  et  for- 
mant elles-mêmes  le  couple  électro-moteur.  On  sait  qu'à  mesure  que  la 
distance  des  plaques  dans  le  liquide  est  plus  grande,  il  faut,  pour  obtenir 
le  maximum  d'effet ,  augmenter  la  surface  de  laquelle  part  le  courant,  re- 
lativement à  la  surface  qui  le  reçoit,  et  cela  d'autant  plus  que  le  liquide 
est  moins  bon  conducteur.  Ainsi,  dans  un  couple  cuivre  et  zinc,  l'élément 
cuivre  doit,  en  général,  avoir  plus  d'étendue.  A  ce  fait,  M.  ALmcucci 
a  déjà,  dans  un  autre  mémoire,  ajouté  cet  autre  fait  :  que  l'étendue  des 
surfaces  plongées  conserve  les  mêmes  rapports,  lorsque  ces  surfaces  sont 
de  morne  nature,  toutes  les  deux  cuivre,  par  exemple,  et  destinées  seu- 


(  ao6  ) 

iemeat  à  conduire  un  courant  qu'elles  ne  contribuent  pas  à  développer. 
M.  Màttraeci  rapporte  de  nevr^ce  expériences  k  l'appui  de  ce  qnH  avait 

avance. 

Après  avoir  ainsi  étudié  les  circonstances  qui  influent  stir  l'intensité  du 
courant  à  son  entrée  dans  le  liquide  comme  au  point  où  il  en  sort ,  M.Mat- 
teacd  cherche  à  l'analyser  dans  son  trajet  intermédiaire.  Id  se  présentait 
l^iaflaence  dce  écrans  métalliques  interposés  dans  ce  trajet,  influence  si* 
js;n«1ée  en  premier  lieu  par  M.  de  la  Rive.  Le  physicien  de  Cenève  avait 
montré  que  l'action  des  écrans,  en  quelque  sorte  absorbante,  est  en  gé- 
néral  d'antant  pins  sensiUe ,  rehtifement  à  Fintensité  êa  courant  primitif, 
que  ce  courant  est  plus  faible,  le  trajet  dans  leKquide  plus  long,  et  le 
liquide  lui-même  moins  conducteur.  En  se  plaçant  dnns  des  circonstances 
iavorables,  eu  faisant  traverser  au  courant  un  canal  de  i  mètre  de  Ion- 
guear  lempli  d'eau  de  puits,  M.  Mattaocei  étudie  FactioB  absorbante  d^ime 
seule  kune  de  pbtine  interposée  en  AfRraats  points  de  ce  trajet;  il  bit 
voir  que  cette  action  est  plus  faible  lorsque  l'écran  est  dans  le  voisinage 
de  la  suriace  par  laquelle  le  courant  pénètre  dans  le  liquide,  plus  grande 
lorsque  l'écran  est  auprès  de  la  plaque  par  laquelle  le  courant  va  sortir. 

De  Paction  des  éerans  iaelés  dans  le  liquide,  M.  listtencel  passe  à  la 
recherche  de  la  portion  du  courant  qne  Ton  peut  soutirer ,  pour  ainsi  dire, 
eu  plongeant  dans  sou  trajet  à  travers  le  liquide  les  deux  extrémités  d'un 
conducteur  métallique  formant  un  multiplicateur.  Les  résultats  généraux , 
quant  à  la  distance  mntodle  des  extrémités  ainsi  plongées  ,  sont  con- 
formes à  ce  que  M.  de  la  Rive  a  fait  connaître  depuis  long- temps.  Ainsi  les 
pointes  plongeantes  restant  à  la  distance  constante  de  o*,o5,  ce  que  l'on 
obtient  en  leur  faisant  traverser  un  morceau  de  bipis  ou  de  liège,  on  trouve 
que  la  porticm  de  courant  soutirée ,  proportionnelle  à  Finlensité  du  eooMnt 
principal  dans  le  voisinage  de  ces  pointes,  est  à  son  minimum  aumUieu  du 
trajet  entier;  qu'elle  est  b  plus  intense  près  du  pôle  positif,  un  peu  plus 
faible  près  du  pôle  négatif.  M.  Matteucci  ajoute  que  si  l'on  transporte  le 
qrstéme  des  pc^nlaadufil  gslrantmiétrique  dans  la  partie  du  liquide  située 
en  dehors  des  pôles  paro&le  courant  principal  entre  et  sort,  ea  racoeille 
aUideU  du  pôle  positif  des  portions  très  intenses  de  courant,  tandis  que 
l'on  en  trouve  à  peine  des  traces  au-delà  du  pôle  négatif. 

De  là  résulte  naturellement  l'hypothèse  que  le  courant  principal  se  ré> 
pend  dans  le  liquide  eu  r^ounant  à  partir  du  pèle  positif  et  dans  tous  les 
sens  autour  de  oe  pôle,puisen  convetfjeant  ven  le  pôle  négatif,  mais  sans 
ledépesaer. 


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(  ao7  ) 

Dans  le  trajel  iutermédiairc  entre  les  deux  pôles ,  M.  Matleucci  étudie 
encore  la  distribution  du  courant,  en  remplaçant  une  des  pointes  prolon- 
geantes du  61  galvanométrique ,  par  une  petite  lame.  Il  fait  voir  que  le  cou- 
rant soutiré  est  plus  intense  lorsque  la  lame  est  voisine  du  pôle  négatif  et  la 
pointe  voisine  du  pôle  opposé;  plus  faible  pour  une  disposition  contraire. 

Enfin,  doux  lames  remplaçant  les  deux  pointes  du  fll  donnent  lieu  à 
des  résultats  analogues,  conformes  à  l'Iiypotlièse  précédemment  énoncée. 

rirrsiQVB.  —  Note  sur  un  courant  électrique  développé  par  des  lames 
métalliques  homogènes  ;  par  M.  Mattedcci. 

Ou  sait  que  la  moindre  différence  entre  l'état  de  la  surface  de  deux 
lames  de  métaux  d'ailleurs  homogènes ,  suffît  pour  les  rendre  capables, 
lorsqu'elles  plongent  dans  un  liquide,  de  produire  un  courant. 

I^a  manière  dont  l'électricité  passe  d'un  liquide  dans  un  métal  ou 
dans  une  membrane,  permet  à  M.  Matteucci  d'obtenir  encore  un  cou* 
rant  avec  des  plaques  d'un  seul  métal,  qui  n'offrent  pas  même  les  dif- 
férences dont  on  vient  de  parler,  et  qui  plongent  dans  un  seul  liquide  : 
il  suifit  de  partager  le  liquide  en  deux  portions  renfermées  dans  des 
cavités  séparées;  chaque  portion  du  liquide  reçoit  une  des  plaques,  et 
les  deux  portions  commaniquent  entre  elles  par  une  troisième  lame 
métallique  ayant  k  ses  deux  extrémités  des  surfaces  inégalement  éten- 
dues. Cette  inégalité  suftît  pour  déterminer  le  sens  du  courant  qui  tend 
à  se  produire  de  part  et  d'autre ,  une  des  extrémités  de  la  lame  inter- 
médiaire lui  offrant  plus  de  facilité  pour  pénétrer  dans  le  liquide,  l'autre 
pour  en  sortir. 

OPTiQt'B  MATBÉiLiTiQi'E. —  Lettre  de  M.  Caucht  à  M.  Ampère  sur  la  théorie 

de  la  lumière. 

«  Dans  ma  lettre  de  vendredi ,  je  vous  ai  fait  connaître  les  divers  ré- 
sultats auxquels  j'ai  été  conduit  par  mes  dernières  recherches  sur  la 
théorie  de  la  Uunière.  (  Foir  le  précédent  Compte  rendu.)  J'aurai  bientôt 
riionneur  devons  adresser  un  extrait  de  ces  recherches.  Mais,  en  atten- 
ilant,  je  désire  joindre  eïicore  à  l'exposition  que  j'en  ai  faite  quelques 
observations  nouvelles  que  je  vous  prie  de  vouloir  bien  communiquer 
à  l'Académie  dans  sa  plus  prochaine  séance. 

»  Lorsque  la  propagation  de  la  lumière  est  la  même  en  tous  sens ,  l'é» 
quation  du  troisième  degré  qui  établit  une  rclalion  entre  le  qtiarré  de  I» 


(  208  ) 

quantité  s  réciproquement  proportioitnelie  aux  durées  des  oscillations 
moléculaires ,  et  la  quantité^  réciproquement  proportionnelle  aux  lon- 
gueurs d'ondulations,  étant  résolue  par  rapport  à  j*,  fournit  deux  racines 
égales  cl  ime  racine  simple.  Or  je  trouve  qu'au  lieu  de  développer  ces 
racines  en  séries,  il  est  plus  commode  de  les  présenter  sous  forme  finie. 
Dans  ce  cas,  en  nommant  r  la  distance  de  deux  molécules,/"  (r)  l'action 
de  Tune  sur  l'autre,  et  changeant  les  sommes  triples  en  intégrales,  je 
trouve  que  la  racine  double  peut  être  représentée  par  la  somme  de  deux 
termes,  l'un  constant,  l'autre  proportionnel  à  X'.  Le  terme  constant  a 
pour  facteur  la  valeur  extrême  du  produit  r*/  (r)  correspondante  à  une 
valeur  infinie  de  r.  Le  second  terme  a  pour  facteur  la  valeur  du  produit 
r'f(r)  correspondante  à  r  =  o.  Il  en  résulte  que  la  racine  double,  ou  la 
première  valeur  de  j*,  cessera  de  s'évanouir  dans  deux  hypothèses,  savoir, 
i**.  si  ry(r)  se  réduit  à  une  constante  finie  pour  r=o,  i*.  si  le  produit 
r  f  (r)  se  réduit  à  une  constante  finie  pour  r  =  »  .  La  première  condition 
sera  remplie  si  l'on  a 

ou  même,  en  supposant  la  réduite s=  zéro , 

/('•)  =  ^i-  . 
La  seconde  condition  sera  remplie  si  l'on  a 

fir)  = 

»  l^a  "première  hypothèse  me  semble  représenter  les  mouvements  de  l'é» 
ther  dans  le  vide.  La  seconde  représenterait»elle  les  mouvements  molé- 
culaires des  corps  pondérables?  C'est  ce  que  j'examinerai  plus  tard.  Dans 
l'une  et  l'autre  hypothèse ,  les  termes  conservés  par  M.  Navier  dans  les 
équations  du  mouvement  des  corps  subsistent,  comme  je  le  disais  dans 
ma  dernière  lettre.  Mais  il  est  juste  d*ob5er>'er  que  les  rapports  entre  les 
coefficients  semblent  différents  de  ceux  qui  paraissent  convenir  aux  corps 
élastiques.  Il  y  a  plus,  dans  la  première  hypothèse ,  il  faut  avoir  soin  de 
prendre  pour  origine  d'une  certaine  intégrale  relative  à  r,  non  pas  précisé- 
ment une  valeur  nulle  de  r,  mais  la  distance  des  molécules  les  plus  voisines. 
Autrement  cette  intégrale,  qui  d'ailleurs  ne  se  trouve  que  dan»  la  se- 
conde valeur  de  s*,  semblerait  infinie.  Quant  à  cette  seconde  valeur  de  s'. 


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(  a«9  ) 

il  serait  iotérea^ant  d'examioer  si  elle  ne  pourrait  |>as  représenter  le  muu- 
wpMOt  d«  h  «(laleur.  Je  désirerais  pour  cette  raison  que  tous  eussiez  la 
«ompUmoe  de  ma  tnmvnMtre  qnèliuMe  mu  oèUede  to>  «fanées 
«ù  il  «  élé  qoMtioB  de  la  polarintion  de  la  dMiaar,  » 

Awaoïwwu».  '-^  Médaille  fondée  par  le  Bai  de  Danemarc,  en  faveur  de  oeltU 
^  dkiamn  Ifpnmier  Mf»  Mmite  iilesccpiçue. 

La  fondation  de  cette  médaille  remonte  h  quatrefBi,  mais  lesYïonditions 
du  pon4x>urs  Tiennent  d'4i^  chaif^ées.  Voici  le  aouraaa  prç^raiume,  tel 
qnll  a  Até  adressé  k  FAcadtene  par  IL  SdnaisfMlM'. 

«  S.  M.  le  Roi  de  Danemarc  a  ddgné  fimder  une  médaille  d'or,  de  la  Tir 
îeur  de  30  ducats  de  TToUande,  pour  être  donnée  à  celui  qui  découvre 
Je  premier  une  comète  télescopiqiie ,  et  qui  remptit  les  conditions  sui- 
vauteâ;  elles  diffèr«At  dans  quelques  points  des  conditions  publiées  en  i83a. 

»  t;.ÏM  médaMe  «era  dmroée 11 cdni  qui  déconrrale  preoriar  nneeo> 
mète  dont  la  révolution  ne  soit  pas  connue,  et  qu'on  ne  puisse  pas  voir, 
au  temps  de  la  découverte,  à  l'œil  nu,  mais  seulement  par  les  télescopes. 

»  a°.  Si  celui  qui  découvre  la  comète  réside  en  Europe  (excepté  seulement 
la  Gi^de>fir«tâgii(e),  il  est  obligé  de  notifier  sans  délai  sa  déoourerte 
k  M.  JiB&iMNMÀar  1  Altona ;  s'il  réside  dans  la  Grande-Bretagne,  ou  dans 
un  lien  hors  d'Europe ,  à  M.  Francis  Baily  (Tavistock  place  à  Londres). 

•  3°.  Cetteootification  doit  être  £aiteparla  première  poste  qui  partdulieu 
'  delà  ééeotvMtoT après  qu'elle  a  ett;liea;.a'il  n'y  a  pas  de  poste,  par  .la 
première  occasion  régulière  qui  se  présente,  sans  attendre,  ni  dais  fun  ai 
dans  l'autre  cas,  d'autres  observations.  Cette  condition  est  de  rij^iieiir  :  si  l'on 
néglige  de  la  remplir,  et  si  la  comète  n'a  été  vue  que  d'une  seule  personne , 
la  médaille  ne  lam  paa  déoemée  ;  si  plnrienn  «Mit  TO  la  «omiteV  ^  diéiMIe 
sera  adjngéai  eellëqai  la  première  aora  rempli  la  condition  présente. 

■  4°-  Cette  notification  doit  contenir  le  temps  de  la  découverte  (pour 
pouvoir  décider  sur  Ja  priorité)  aussi  cxacicuient  que  les  moyens  de 
l'observateur  en  permettront  k  Uéterminauon ,  la  position  de  la  comé(« 
et  la  diraotton  de  aoD  BpowTwant,  ai  4ouiaf(*  tta  ehaarrafiMa  dtasa 
seule  nmt  permenenl-de  détewrinaf ,  Jtna»  nmaiikté- appiOMLiuwilw  ^  «n 
divers  points. 

»  5*.  Si  les  observations  de  la  première  nuit  ne  permettent  pas  de  déter- 
niner  la  jpoaition,  la  .diiiMlion  du  mQnTeoMfit  .de  |a  comète  .d'une 
aiàre.iufliâ|iili,  ga»HWBid<illi  déoniircMB.aMaMii9«ii6t  qn'jl  anni.o|||MWt 


4 


I 


(  210  ) 

une  seconde  observation ,  d'envoyer,  ainsi  qu'il  est  exigé  pour  la  première, 
une  seconde  observation  k  laquelle  il  joindmh  longitude  du  lieu  de  l'ob» 
tenwtioB  quand  la  décooterte  n'aura  fm  été  ftil»  dans  un  olMennitoire 
dTane  longitude  connue.  Mais  l'espoir  d'obtenir  une  seconde  obienrattOB 
ne  sera  jamais  admis  comme  excuse  pour  avoir  n^Ugé  d*envoj«r  imraé- 
diateroent  une  notice  sur  la  première. 

■  médaille  sera  adingée  douxemoU  apris  la  décoomie  de  la  co- 
mète. Ce  temps  écoulé,  on  ne  recevra  plus  de  réclamatlone. 

»  MM.  /laily  et  Schumacher  décideront  si  une  découverte  peut  être  re- 
gardée comme  constatée,  ou  non.  Dans  le  cas  où  ils  ne  seraient  pas  d'ac« 
cord,lI.  CMtov  décidera  entre  eux.  m 

pHYSioi'E  BB  GLOBS  wt  iiéTioaoLooiB.  —  Foyoge  en  Orient  par  M.  le 
maréchal  duc  de  RAcniSB,  membre  libre  de  l'J&xdémù:  des  Sciences. 

Nous  allons  extraire  de  cette  relation  de  TOjage  la  plupart  das  rénl- 
tats  numériques  qu'elle  renferme. 

Températures  d»  sources. 

Le  bain  tbemul  de  KukurU,  k  Broum  en  Billiynie.  .    +  84'  ccuii|;ra(le$  (i). 

M.  le  maréchal  Marmont  dit  qu  a  Broussa  il  a  vu  un  homme  rester 
long-temps  daui  un  bain  d*eaa  dont  la  température  'élKtl+  78*  oen- 
tigrade.(a). 


(t)  Ba  i8a5»  M.  Jouannin  avait  Inavé  pour  U  tetnptfntoie  d«  la  source  de  Xm* 

kurli,  au  poiut  où  elle  sort  de  terr«ï,  -f-  87"*, 5  centigrades.  Le  Ycni  KapUdja,  k  il 
sortie  du  sol,  lui  as"ait  donne  prcciseuicut  le  même  dcjjré.  La  source  thermale  la  plus 
chande  d'Euro[K-,  celle  de  Chaudes-Algues,  ne  marque  que  80°. 

(2)  En  i^^.j ,  Foidyce  ,  Banks  ,  Solander,  Blagdcn,  Dundat  ,  Home,  Nootli ,  lord 
Seaforb  et  le  capitaine  Pbippa  entrèrent  tout  nu<  dans  une  chambre  où  la  tempé- 
latere  atmosphérique  ëlnl  dt  4*  centicnuiat,  et  7  restèrent  {tendant  huit  mi- 
nutes. La  plus  abondante  tranipinliou  garaotiuait  le*  chairs  des  .efitls  qa'nae  aiHtt 
haute  température  de  l'air  aurait  certainement  produits  sans  cela. 

Cette  expérience  ne  doit  pas  être  confondue  avec  celles  où  le  corps  humain  est 
p1on^;é  dans  l'eau.  Ne^vton  donna  +4^*  centigrades  comme  la  plus  forte  chaleur  d'un 
bain  d'eau  où  l'on  puisse  tenir  la  main  en  la  remuant.  Il  s'assura  que,  si  la  main 
at  imie  pa%  oa  psat  aUntO*  ftnshaatev         cmiigraiii.  les  asfaaiseaBlsisdaat 


e 


Google 


(an  ) 

U  pmde  MMuw  fui  aovt  an  fM  ègVtÊfwtfm  et  abim  né»  pnà»  fKttà»  4» 

  +  i3».5t«itig. 

MS  MVnM  da  Scamandre  ioat  ii   ^  'î'jS 

Zfl  FÏMaiiur  </u  PocAa,  à  Smyrne,è   +  90*, • 

|i«  «MT  tharmaks  de  Siggia ,  à  deux  lieues  de  Soq^ ,  è.  .  +  56»,  o 

fLaMureedit  lac  deTantale,k.  .   ^  i4*,5 

leêMtmrces  de  laplainede  BgrreM'îk*    ^  ai»  o 

tTMMnrtei  i    ,  ]  +  .5%o 

Lm  Fontaine  dÊlitéct  k  Jéricho,  A   ^  ao*  o 

i  ..  '^/>rt<.>-       ■•  ....  ' 

Nous  rapporterons  les  observations  thennométriques  faites  à  l'ombre  et 
auaoleO,  hxnqae  nontMinwt  en  1«  temps  de  les  fénnir  «n  tdblMnix  «t 


jU  dMwtf.lM  MtM  à  b  pnenitae  li|M  deettte  noie,  tcom^ut,  par  uoe  moyenne , 
qeTeii  pc«|t  «admet  evee  le  vuSmt  une  tcmpéietiin 

de  +  4?*  centifndM  duu  le  meifie, 

de  ■+-  5o*,5  dans  l'eau,  . 

de  4>  54*  dans  l'huile, 

de +  54**6  duisl*alMo|. 

Xe  médecin  Conère  rapporte  qu'un  homme  robuste  ne  pvt  pas  lester  plus  de  trois 
minute»  daju  un  beie  dTeie  dMnwde  de  loaMOIeB  dont  h  teeipéfatese  4ieit. . . . 

•4-  5o*  centigrades. 

Lemomtier  ae  baignait  habituellement  i  Barèges  k  la  température  de  38*  centt- 
giredil.'  n  leslelt  chaque  foie  dans  le  bain  pendant  uoe  demi-heure  sans  incooTénient  ; 
•Mb  dnf  «ne  Bxpérienee  on  le  thermomètre  n»rq;oait  +  4'**  *P*te  ***  minntei 
dtencrrion,  la  Aienr  rnÏMelait  de  tous  les  points  de  Tbagedeee  OMldecÎB;  font  eon 
corps  éuit  ronge  et  gonflé  ;  à  le  ImUkme  ndaete  il  tfpreefe  das dteettf  immibU  qai 
l'obligàteot  à  ae  retifer. 

le  deciBV  Beiysr  4se  à  +  4**  entigpedes,  le  chelear  Iwin  «fesu  /mn 
^en  ne  peot  endoier  sans  ee  îne  ieeoeuiedtf ,  sens  qoe  le  peob  ne  Aeedèie  d'eue 
neniire  inquiétante. 

Il  y  a ,  toutefois,  bien  lois  de  ces  nOBÎbfes  enx  +  78*  que  marquait  le  theat»» 
mètre  dans  le  bain  où  le  duc  de  Raguse  a  tu  an  turc  se  tenir  plongé /wAtfani  Umg^ 
iempi.  Ce  réraltot  ayant  fait  aaltre  des  doutes ,  «eki  b  idpooM  du  maréchal  :  ■  C'est 
•  de  mes  yen  que  j'ai  w  nemem  se  heigeer.  Le  ddctsar  Jeng  Xsatridiien)  l'a 

■  TU  comme  awi ,  et  ce  médecin  me  fit  renoai^MT  dans  le  monWBt  ntme  combien 

■  le  fut  iieU  eetpwrdieaiie.  Ainsi  je  doDoe  oMn  obserratiM  poer  perfiOtemeet 

3o« 


(  2»»  ) 

He  les  comparer  à  ceHes  qui  ont  été  rectMillieft  dans  d'autres  régions  du 
globe. 

Électricité  atmosphérique. 

J'aperçois  dans  le  mémoire  trois  obser\'ations  à*éiectricité  atmosphérique 
négative  faites  à  Constantinople  par^  un  temps  serein;  trois  observations 
du  même  genre  d'Alexandrie,  et  trois  observations  toutes  pareilles  faites 
près  du  Caire.  Nous  ne  pensons  pas  qu'en  France,  qu'en  .Angleterre,  qu'en 
AJieraagne,  aucun  observateur  ait  jamais  trouvé  l'électricité  de  l'atmosphère 
négative  par  un  ciel  serein.  Les  résultats  de  M.  le  maréchal  Marmont 
doivent  donc  exciter  l'attention  des  physiciens.  Voici,  dans  les  propres 
termes  du  mémoire ,  le  procédé  qui  était  suivi  dans  les  expériences. 

o  Pour  déterminer  la  nature  de  l'électricité,  on  se  servait  d'une  petite 
colonne  en  verre  contenant  une  pile  sèche  de  ^oo  disques.  Une  tige 
isolée  par  de  la  cire  d'Espagne  sort  de  ce  bocal.  J'adaptais  à  la  partie 
saillante  extérieure  de  cette  tige  un  fil  métallique  enveloppé  de  soie.  Ce  fil 
avait  une  longueur  de  lo  à  1 8  pieds  environ  ;  il  était  soutenu  par  une  verge 
de  bois  composée  de  quatre  parties  d'une  canne  creuse ,  qui  se  plaçaient 
bout  à  bout  et  qui  acquéraient  ainsi  la  longueur  nécessaire.  Un  morceau 
d'amadou  allumé  était  placé  au  bout  de  la  caAne,  à  l'extrémité  du  fil 
métallique,  pour  établir  le  courant  et  le  favoriser,  et  un  mouvement  de 
haut  en  bas  et  de  bas  en  haut  était  imprimé  lentement  à  la  canne  et  au  fil 
jusqu'À  ce  qu'un  effet  fût  produit  sur  la  feuille  d'or  suspendue  dans  la  co- 
lonne de  verre  ou  que  son  immobilité  constante  eût  prouvé  qu'il  n'y  avait 
pas  d'électricité  appréciable  dans  l'atmosphère. 

»  C'était  toujours  en  plein  air  que  nous  opérions,  et  ordinairement,  eu 
Égypte,  sur  le  pont  d'un  bateau  sur  lequel  nous  naviguions  et  que  nous 
habitions.  » 

Mesures  de  liauteur. 

Ville  de  Brouua   160  mètres  au^euns  de  U  mer. 

Mont  Oly  mpe  de  Biif^nie   aa47 

Moni  Sanin  du  Liban   a5l5 

La  montagne  de  f  jiscensionqu'i  domine  le  Jar- 
din des-OliTiers  (Jérusalem)   ^4?  (0 


(1)  Ces  hauteurs  ont  été  déduites  du  degré' de  l'^ballition  de  l'eau  déterminé  au  som- 
met de  chaque  montagne,  il  n'est  pas  question  dans  le  mémoire  d'obterrations  comt~ 
fondantes  faites  au  bord  de  U  luer.  Il  semble  donc  que,  dans  le  calcul,  on  ait  dik  prendre 


Digitized  b> 


i 

M.  Arago  a  publié  dans  V^nnuaireâe  i834  un  mémoire  destiné  à  établir, 
que,  depuis  le  temps  de  Moïse,  la  température  dc^  la  P;aJi^^^le  4^'a  pja. 
chuigé.Mnflibkiaatf.  BL  le  duc  de  Bji§me  jne  rmnytîtade  de»  ftâttkimf., 
letg^ieh  le  démonstratioaie  fonde.  «  I|.n'|r  a  plu  de palnûecti„^«U,  danti 
»  lu  partie  de  la  Palestine  que  l'article  indique,  d  Hjbft  l>a&,  cepeadaot, 
je  trouve  «  qu'à  Jéricho  il  y  eu  a  quelques-uns  d'^pars  ».  A  Jérusalemi 
M.  le  maréchal  ei|,  a  vu  trois  «  à  j}eu  />ri;j  stériles  ».  A  fiama,  cité  jil^, 
l'article  «a  qpél^.^:  il  es  aiB»^  jpàqf;ttÊ^mqiÊi,4on^ 
mais  là  où  U.  en;  existe  quelques-uns  il  pooirait  y  en  aToir,l)eauooup.  Ua 
seul  palmier  donnant  des  fruits  mùrsi  serait  suffisant  dans  U  discussion 
d'une  question  de  tempécature.  -  ■  '  '"  .  '  ^'  ' 

La  ^taiM  ntiigniê^4Bm<ÏSmMt'd0'rjitift9mim^  à  .la  ediw»d*.l»  wigoe 
est  également  contestée.  Nous  transcrirons  ici  textuellement  octlarpMDtiili 
ilii  nK'Uioiie,  abii  que  les  botanistes  puissent  <lécid«r,  etoi'ttmnfis ,  si  les 
iaits  rapportés  par  le  du«  de  Kagw>e  sont  de  nature  à^odtfier  leurs  ao- 
LllBlMmpiliniie)riFl»l<  iWli'^fll  '  "f  •i^"*^ iht4lhfmf^i$f  ,nou/tf%mi^ii) 

■  IfMrttde'fli)6'emsi^ié>'^i''Wf  ey'lteiitîjgraMes^'te'irt>tffiitiitf  flB  teinpifr.'" 
rature  que  la  vigne  comporte  pour  être  productive,  et  pour  justifier' 
cette  assertion  il  dit  qu'au  Caire,  où  I3  température; jnoyentie  est  de 
22%  on  ne  cultive  pas  la  yi^e  en  jr^£|tl  ,  6t.q\i%ttCy,,A  que-  4es  ceps 
isolés,  hàêitmt^  W.fm  le.pMaé»  mal»  cala  ti«iitii.:taëa>«ui*  cause. 
On  a  &it,  defluis  yen,  iai  planaations  de  vignes  tvès^onaidépable»,  qui  pro- 
mettent de  donner  de  très  bons  résultats  ;  mais  un  feit  décisif  c'est  que  de 
tout  temps  il  y  a  en  et  qu'il  y  a  encore  des  vignes  dans  le  i'ayoum , 
qui  Cil  une  dé»  prwfinoes  les  plus  âbinidcs  de  PÉgypte  à  can$e  des  eoli|iiM» 
de  sable  qui  l'environnent  de  tou|e  part.  Ces  viftoes  <OHt .situées  isux  vil- 
lages (le  Fideniia,  d'Adjamira  et  de  Tumban;  elles  sont  cultivées  par  des 
Copbtes,  et<ionnent.des  vins. a^éablsa.rCeloî'^pie' j'ai  bu' présente  un  pbé- 
noBène  ifaigulier  dans  tn  dimat  aaadilaUe  t  il  n*est  poiatcapiféitt ,  et  se 
trouve  potable  dès  la  seconde 'année:  PMkoke,  qui  tciyàgealt  en  1737» 
parle  de  U  culidre  de  la  1n|^e  irite  j^r'ks,6}pbt«i  4au  IjaTaymniL; 


pour  la  nation  iaftrieore,  nos  le  i(^ulm^'aiM  apéanMIijUMcta,  maÔÊmném  m<grm. 
S'a  flasM  siMi.  ImUlMninsliiiai  ^Wkt  iImh  la  m^ipiaiMiiHi  Mie  alkltod'Mw 
■nia pusi {MtiPh  .      "I  ■  .  ',  J  î;  •,.}>»       ,  »..  J:,;r.n  9  .1' «•••  '         •!»« n  ^  I' 


(  a«4) 

bien  plus,  dans  la  partie  supérieure  de  la  Haute-Égypte,  k  Esné,  à 
la  lieues  au  sud  de  Tbèbes,  il  y  a  une  vigne  de  retendue  de  plusieui-s 
feddaras.  Elle  avait  sans  doute  pour  objet  primitif  de  donner  seulement 
des  raisins  h  manger,  mais  JussufT  Kiacheff,  ancien  soldat  de  l'armée 
d'Egypte,  prisonnier  des  Mameloiicks  h  l'époque  de  l'évacuation,  resté 
en  Orient ,  m'a  dit  avoir  amodié  cette  vigne ,  avoir  fait  de  très  bon  vin  avec 
le  raisin  qu'elle  produit,  et  en  avoir  obtenu  une  quantité  égale  à  celle 
qu'on  retire  en  Europe.  On  peut  donc  conclure  de  ces  faits  que  si  en 
Égj-pte ,  jusqu'à  il  y  a  peu  d'années ,  k  ngnc  n'a  pas  été  cultivée  en  grand . 
c'est  que  les  habitants  ne  boivent  point  de  vin,  et  qu'il  n'y  a  aucune  in- 
duction à  en  tirer  que  la  vigne  ait  un  maximum  de  température  au- 
dessus  duquel  elle  ne  peut  fournir  au  moyen  de  faire  du  vin.  » 

Changement  Je  climat  en  Égjrpte. 

Nous  donnons  textuellement  l'article  du  mémoire  relatif  au  changement 
de  climat  de  la  Basse-Égypte. 
«  Tout  le  monde  sait  qu'il  ne  pleuvait  jamais  au  Caire  autrefois  (i);  très 

(0  Cette  opinion,  quoiqu'elle  ait  étéfort  rtfpandue  parmi  let  membrei  de  l'eipédition 
d'Égypte,  est  contraire  aux  faits.  Âiiui  je  trouve  dans  Nicbuhr,  qu'eo  1761,  il  y  eut  «a 
Caire 

Une  pluie  très  forte  dans  la  nuit  du  t3  au  14  novembre; 
t^u'en  D^ccmArf  1761 , 

Il  y  eut  nne  petite  ploie  à  nlidi.  .  .  .   le  7 

;  'i   -Une  petite  ploie  )e  a  1 

.       Une  pluie  de  %^  le  matin  ;  luie  ploie  de  6*  consécatirM  le  foir.    le  23 

Une  très  forte  pluie  le  37 

Une  pluie  abondante  dans  la  soirée   le  a8 

Une  pluie  extrêmement  forte,  de  10' de  dorée  le  3i 

Qu'en  janvier  176a, 

•    Il  plut  deptiis  le  (jrand  matin  jusqu'à  10'   le  1"  ' 

Qu'il  y  «ut  une  grosse  pluie   le  7 

une  petite  pluie   le  8, 

El  qu'en  février,  • .,  i 

11  plut   le  i" 

n  plut   le  6 

Les  observations  de  M.  Coutelle  me  donnent  également yMur  le  Caire, 

a  jours  de  pluie  en  janvier, 
•V,-  >.         ..  .•    ...        4  jours  ea  avril,      -  -  ' 

'  '  •  '    •       1  jour  en  mai,    '  ' 

Il  y  a  sans  doute  loin  de  ces  résultaU  k  ceux  qoc  M.  le  duc  de  Rsguse  rapporte  d'après 


(  >«5  ) 

ràreraent,  et  peiMÏânt  des  espaces  très  courts,  k  Alexandrie:  tous  les  in- 
dividus encore  vivants  aujourd'hui,  qui  appartenaient  à  l'armée  d'Orient, 
peuvent  l'affirmer,  et  moi-même,  qui  suis  du  nombre,  je  déclare  qu'ayant 
commandé  depuis  le  mois  de  novembre  i7g8jusqu'à  la  fin  d'août  1799, dans 
cette  ville ,  je  n'ai  vu  pleuvoir  qu'une  seule  fois  pendant  une  demi-beurc. 

o  A  présent,  il  pleut  chaque  année  pendant  trente  à  quarante  jours, 
et  quelquefois,  en  hiver,  Li  pluie  ne  cesse  pas  pendant  ciu(j.et  six  jours, 
dès  la  mi-octobre.  J'ai  été  témoih ,  l'année  dernière,  d'une  pluie  qui  a 
duré  trois  heures.  Au  Caire,  au  lieu  de  quelques  gouttes  de  pluie,  qui 
étaient  une  chose  très  rare,  il  y  a  annuellement  des  pluies  de  quinze  à 
vingt  jours  en  hiver.  On  suppose  que  cette  modiûcalion  dans  le  climat 
est  le  résultat  des  plantations  immenses  qui  ont  été  faites  par  ordre  du 
))acha  ;  on  porte  à  vingt  millions  de  pieds  d'arbres  celles  qui  ont  été  exé» 
cutées  au-dessous  du  Caire. 

■  Ce  qui  autoriserait  à  croire  à  cette  cause,  c'est  l'eflet  inverse  obtenu 
d'une  manière  incontestable ,  quoique  déjà  fort  anciennement,  dans  la 
Haute-Égypte,  par  la  destruction  des  arbres. 

9  On  sait  que  dans  cette  partie  de  l'Ég^  pte  il  ne  pleut  jamais  :  eh  bien,  il 
eu  était  autrement  autrefois.  J'ai  vu  à  Thèbesun  vieillard  nommé  Mansour, 
père  du  Cheick-el-Belet  de  Gourna  ;  c'est  un  homme  qui,  malgré  son  grand 
âge  (il  a  tia  ans),  jouit  de  toutes  ses  facultés  intellectuelles;  sa  mémoire 
est  excellente,  et  son  esprit  e»t  présent  et  plein  de  vivacité.  Ilm'a  dit  que 
dans  sa  jeunesse,  sous  le  règne  du  sultan  Mustapha,  il  y  a  80  ans,  il 
pleuvait  assez  souvent  dans  la  Haute-ilgypte,  et  qu'alors  les  montagnes 
libiques  et  arabiques  qui  forment  la  vallée  du  Nil,  avaient  de  l'herbe  et 
desarbres  qui  ombrageaient  ces  pâturages;  que  les  Arabes  y  amenaient 
leurs  troupeaux;  mais  que  les  arbres  avaient  été  détruits,  que  les  pluies 
avaient  cessé,  que  les  pàturagess'étaientdcsséchés.  Ces  arbres  étaient  dedcux 
espèces  ;  mais  quoique  je  les  aie  cherchés  d'après  sou  indication ,  je  n'ai 
pu  les  retrouver  aujourd'hui  en  Egypte.  Un  des  deux  avait  des  feuilles 
qui  ressemblaient  à  celles  des  citronniers,  et  donnait  des  pommes  douces; 
l'autre  avait  des  feuilles  superposées. 


dct  on  dit;  mais  de  même  que,  jadis ,  on  se  U-oropait  beaucoap  ta  afErmant  qu'au  Caiie 
il  ne  pleuvait  jamais,  u«  scrait-il  pas  possible  qu'aujourd'hui  on  exagérât  en  sens  in- 
verse. Eipéront  que  la  pubUcalion  procbaine  de  quelque  re(|ittre  m^teoroloeique 
conservé  dans  une  des  chanceUeries  des  consulats  d'AleXaadhc  on  do  Caire,  fera  diii> 
paraître  ce*  inoertttudes. 


(  »«6  ) 

■  u\  Kene ,  plusieurs  Turcs  âgés,  et  entre  autres  Said  Hussein,  qui  remplit 
les  fonctions  d'agent  consulaire  d'Angleterre,  m'ont  dit  tenir  les  mêmes 
faits  de  leurs  pères.  Enfin  je  citerai  encore  Pockoke,  qui  raconte  que  se 
trouvant  dans  la  Hante- Kgyptc ,  il  fut  forcé  de  suspendre  momentanément 
son  voyage  à  cause  des  pluies  qu'il  éprouva.  Il  me  parait  donc  incontes- 
table qu'il  pleuvait  autrefois  dans  la  Haute-Égypte.  Ces  pluies  favorisaient 
la  végétation  sur  les  montagnes,  et  celle-ci  servait  à  contenir  les  sables 
du  désert,  mettait  obstacle  à  leur  inv-asion,  (|ui,  si  elle  avait  été  tou- 
jours,  et  de  temps  immémorial  ce  qu'elle  est  aujourd'hui,  aurait  infailli- 
blement rétréci  encore  la  très  étroite  vallée  du  Nil  et  élevé  son  sol  de 
manière  à  la  mettre  au-dessus  de  toutes  les  inondations  du  fleuve. 

)i  désert  que  j'ai  traversé  pour  me  rendre  sur  la  mer  Rouge,  renferme 
quelques  places  rares  où  une  végétation  misérable  se  fait  remarquer.  On 
V  trouve  de  loin  en  loin  quelques  arbres  à  épine  dont  le  liois  est  de  bonne 
qualité ,  et  dont  les  jeunes  branches  et  les  feuilles  sont  mangées  avecavidité 
par  les  chameaux;  cet  arbre  est  de  la  famille  des  acacias.  Dans  les  années  . 
pluvieuses  il  y  a  des  bassins  et  de»  vallées  qui  peuvent  être  cultivées,  et 
alors  les  Arabe»-Bédouins  vienneîit  y  camper,  ensemencer  etréccdter;  mais 
œs  pluies  arrivent  d'une  manière  très  irrégulière,  elles  deviennent  tou- 
joors  plus  rares,  les  pAtiiriige<i  par  conséquent  toujours  plus  arides,  et  ce- 
pendant ces  pâturages  passaient  pour  excellents  il  y  a  quatre-vingts  ans, 
époque  à  laquelle  la  tribu  dva  Abadis,  qui  les  occupe  à  présent,  a 
quitté  l'Yémen  pour  venir  s'y  étabHr,  séduite  par  un  état  do  choses  qui  • 
n'existe  plus  aujourd'hui.  I/Cs  arbres  qui  s'y  trouvaient  alors  ont 
presqne  entièrement  disparu.  Quoique  la  tribu  des  Abadis,  forte  de 
3ooo  âmes  environ  et  de  loooo  chameaux,  possède  à  elle  seule  un  pays 
d'environ  ^ooo  lieues  carrées,  elle  ne  pourrait  pas  snbsiiter,  si  le  pacha 
ne  loi  avait  pas  donné  un  supplément  de  pâturage  dans  la  vallée  du 
Nil,  où  elle  demeure  presque  toujours.  La  conservation  des  arbres  et  de* 
bois ,  et  à  leur  défaut  le  soin  des  plantations ,  agissent  donc  sur  le  climat 
d'une  manière  plus  prompte,  plus  directe  et  plus  puissante  qu'on  ne  le 
croit  ordinairement,  et  sont  une  des  bases  de  l'agricwhure.  » 


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(a«7) 


BIÉMOIBES  PRËSËJVTÉS. 

Miâftiw  mÂ.xmimknQtm.'— Note  tur  le  calcul  des  inégaUtis  piriodi^tu  du 
mouMmênt  du  NanètU}  par  Joam  LioimiXB. 

(Gomml^Mire*,  MM.  Poinon,  Msthicu,  Dunmseau.) 

.«lionqu'une  plante  m' agit  sur  une  autre  planète  m,  elle  produit  dan* 
le  numvWDait  de  cette  deririire^  des  pertorbatiooa  plus  ou  manDt  eansîdé- 
Tables  qui  font  varier  en  fonction  du  temps  les  constantes  arbitraires  da 

mouvement  elliptique.  Quand  on  néglige  le  carré  de  la  force  perturbatrice, 
les  inégalités  que  l'on  doit  calculer  sont  de  deux  espèces  :  les  unes,  pro- 
ptvtioiiiidlea  au  tenapt  ou  an  carré  du  temps,  sont  dites  inégalités  sécu» 
lairea;  lea  apAraa,  dont  la  valeur  dépend  des  sinus  r  t  cosinus  de  certains 
arcs,  prennent  le  nom  d'inégalités  périodiques.  Le  calcul  de  ces  diverses 
iiM-guiaés  dépend  du  développement  en  série  d'une  fonction  que  Lapiace 
désigne  par  E  dans  sonr  ouvrage,  et  qu'il  appelle  ftmotioa  pertoibatriee. 
Les  coefficients  des  divers  termes  du  développement  dont  il  ^agit  peuTttnt 
être  calculés  de  plusieurs  mnnièrps  :  on  les  exprime,  par  exemple,  en 
quadratures  définies  doubles.  Je  me  propose  de  montrer,  dans  la  présente 
note,  que  l'on  pourra  quelquefois  substituer  k  ces  int^prales  doubles  des 
intégralaB  Amples,  «71111  à  très  peu  près  les  mêmes  ▼aleurs ,  ce  qni  abrégera 
beaucoup,  ce  me  semble,  le  calcul  des  in^alités  périodiques  du  mouve- 
flMDt  des  planètes»*  *  . 

mSKim  nATaiiiÂTiQfiB.  —  Théorème  sw  Us  tmapératures  périodiques 
d'un  corps  non  hoaui^ènê,iamùié parunemtfaea  de/orme  foekonquei 
yav  M.  DoHAmi.. 

(Commissaires,  MM.  Biot,  Poinsot,  Libri.) 

lie  m^oire  de  M.  Bubamel  était  accompagné  de  la  lettre  suivante  { 

«  J'ai  l'honneur  d'adresser  à  l'Académie  la  démonstration  d'un  nouveau 
théorème  sur  les  températures  périodiques  d'un  corps  de  forme  quelcon- 
que, dont  tons  les  coefficients  spécifiques  varient  arlntndremeint  tftan  point 
Jl  un  autre.  Il  consiste  en  ce  que  la  température  moyenne  eTun  point  quel- 
conque de  ce  corps ,  relative  à  la  durée  entière  cT une  période ,  estprécisé" 
ment  égale  à  la  température  face  que  ce  même  point  acquerrait  ^  si  la  te  m- 

CtL.  im,  i"  Stmttm.  ^* 


(  "8  )  , 

piratart  du  milieu  ^aU  fiet pour  dkaque  point  de  la  surface  et  égale  à  la 

moyenne  des  valeurs  par  lesquelles  elle  passe  en  ce  point  pendant  la  durée 
de  la  période.  Ces  températures  sont  indépendantes  de  la  chaleur  spéc^ue 
deiasubttcmoe. 

»  Dans  le  Compte  rendu  de  la  s^noe  du  i5  ftvriiir  dernier,  on  trouve 
l'énoncé  d'un  autre  théorème  donné  par  M.  Saigey.  «  Ce  théorème ,  dit 
a  l'auteur*  iiiaiiauaità,ht  théorie  niathémati(|ue  de  la  chaleur,  malgré  toutes 
»  1«  rediiidwtdiifSdàriér  et  de  Mt  tucoesMort.  J*eii  pMsède  me  dteioiM- 
»  tralMMi  jqpthttiyie,  etc.  > 

»  Une  des  conséquences  immédiates  de  la  note  que  j'ai  l'honneur  d'a- 
dretaer  à  L'Acadénuey  c'est  que  le  théorème  de  AL  Sai^jr  n'est  pas  exact.  » 

^M/^tirflP  wksmimàs«im.  •—  Mémoire  complémentaire  de  la  théorie  générale 
de  téliminatùMi  par  M.  Vontor. 

(OomaimirM,  MM.  Licroûc,  Boteon,  LOni.) 

laTSMMiOGtK  vBOBTAu.  — ■  Étudcs  microscopi^uei  sur  le  elévelopjpement  des 
mebm  de  fognom  eoHmum;  par  M.  P.  Laoesm. 

(Commissaires,  MM.  IkLrbd,  Ad.  Brongniart,  Richard.) 

■OTAmQVB.  —  Rapport  veriral  sur  trois  opuscules  cryptogamiques  (imprimés) 
de  M.  le  docteur  Moirr agnb  ;  /^ar  M.  Bokt  ob  SAUTT-YiircEiiT. 

Le  premier  opuscule  tlii  docteur  Montapnc  est  relatif  anx  riclies  ré- 
coltes cryptogaroiques  que  M.  Gaudichaud  avait  âutes  dans  son  second 
voyage  au  Brésil,  au  Chili  et  au  Pérou. 

Dans  le  deuxième,  l'auteur  examine  les  moiuaes  ei  les  hépatiques  re^ 
portées  des  forêts  vierges  de  la  Guiane  par  M.  Leprieur. 

Le  troisième  opuscule  contient  le  prodrome  de  la  flore  crypto^miqoe 
de  111e  de  Juan  Feruandes, d'après  M.  fiertero. 

Le  nppart  de  M.  Boiy  ert  ttte  lârroralile^ 


(  ) 


cioaAnuB.  —  Be^port  sur  un  mémoire  de  M.  Vincest  GaUMM^eoHoemamt 
^  les  globes  et  ies  earut  an  relitf, 

(CommisavrM»  MM.  Giiud,  Nsfkr,  Banitem|w-B«aopr4 ,  nipponeor.) 

M.  VinoQiit  Geatin  avait  prafKwé  d'introduire  dans  remcigiMnimt,  det 

globes  et  (les  cartes  en  relief.  «  Nous  aflmettons,  disent  les  cunuuiiaairCi , 
que  c'est  sur  des  globes  qu'il  faut  appeler  rattention  îles  jeunes  gens 
qui  commeocMit  l'étude  de  la  géographie  ;  mais  oons  ne  pensons  pas 
gall  Mit  nécesaaira  que  cet  globea  adeiit  eitaés  en  ralief  et  aor  des 
échues  asseï  grandes  pour  pouvoir  rendre  aeniiblee,  à  Vosà  et  en  ton- 
dier,  les  principales  inégalités  de  la  terre. 

■  L'exécution  d'un  globe  modèle  en  relief,  d'un  grand  diamètre ,  en- 
tretnerail  néoeMeirement  dains  des  dépenaea  considérables  ;  et,  de  quelque 
nanî&re  qne  l*on  s'y  prît  pour  en  mnltiplier  ensuite  les  exauiplairee,  on 
ne  pourrait  jamais  arriver  k  les  mettre,  pour  le  prix,  à  la  portée  des  ins- 
titutions particulières. 

'»  A  l'%>rd  desreliel»  de  portions  peu  étendues  de  la  surface  de  la  terre, 
nous  aoeordons  qull  serait  avantageux,  sous  quelques  rapports,  de 
les  mettre  sous  les  yeux  dV-lèves  qui  auraient  préalablement  acquis 
une  connaissance  générale  de  la  terre,  sur  des  globes  et  cartes  or^ 
dinairss  :  nais,  {)uur  que  de  tels  relieis  pussent  devenir  vraiment  utiles, 
il  faudrait  les  exécuter  sur  des  édidiee  beauooap  plus  grandes  que 
récbclle  tin  relief  de  la  France  qui  a  été  adoptée  par  M.  Geslin;  or,  dans 
ce  cas,  vei  reliefs  deviendraient  de  véritables  objets  de  luxe,  très  dif- 
ficiles à  manier,  et  peu  d'institutions  particulières  pourraient  les  ac- 
quérir. 

»  Tes  commissaires  ne  peuvent  partager  l'opinion  de  M.  Geslin,  à 

l'égard  des  globes  en  relief  qu'il  propose  de  substituer  aux  globes  or- 
dinaires pour  l'enseignement  de  la  géographie  élémentaire;  mais  ils  ont 
vn,  avec  plaisir,  que  ce  professeur  mettait  déjk  en  nsage  noe  méthode 
simple  et  susceptible  encore  de  perieetionnemettls  pour  donner  à  ses 

élèves  une  idée  exactp  des  différentes  parties  delà  terre. 

■  Celte  méthode,  qui  n'est  pas  nouvelle,  consiste  à  faire  tracer  à  la 
eraie,  par  les  élèves ,  sur  un  grand  globe  uni,  peint  en  noir,  ayant  les 


<i)  U  Mp6t9<ii4dl(U1aliMMepDSrtde  on  (lolleenMiUr  de  vSpeeeis  «hr  41a- 
M>lm,nst  a  rfK  mitMi,  ea  1777,  yar  M.  fhgiaiMrJbiJieysplB  L«d|iie. 

3t,. 


(  ««o  ) 

méridiens,  l'équateur  et  les  cercles  qui  lui  sont  panllèles,  les  traplqpes , 

les  cercles  polaires,  etc. ,  gravés  en  creux,  le»  diverses  parties  de  h  terre, 
après  qu'ils  en  ont  étudié  les  détails  sur  un  globe  mddèl#ou  sur  de» 

cartes.  • 

»  Le  principal  perftctionneinent  à  apporter  àoenode  d'enseignenent, 
consisterait,  selon  nous,  &  mettre  entre  les  mains  de  chaque  élèive,pour 

un  prix  très  modique,  nu  globe  d'environ  g  pouces  tic  diamètre,  recou- 
vert d'un  papier  blanc,  sur  lequel  aurait  été  imprimés  en  noir,  l'équateur 
et  les  cercles  qui  lui  sont  parallèles,  de  cinq  en  cinq  degrés  ;  les  mé- 
ridiens aussi  de  dnq  en  dnq  de^s  ;  les  deux  tro|Hque8  et  Tes  deux  cei^ 

des  polaires,  et  à  lui  faire  figurer  sur  ce  globe  toutes  les  parties  de  la 
surface  de  la  terre,  après  qu'on  serait  parvenu  à  lui  donner  des  notions 
précises  sur  les  cercles  de  la  sphère  et  sur  les  Uttitudes  et  longitudes  des 
points  terrestres. 

»  Chaque  élève  dessinerait  son  globe ,  soit  d'apr&s  un  globe  ordinaire, 
soit  d'une  manière  plus  facile  encore,  d'après  des  cartes  particulières;  il 
mettrait  à  l'encre  les  contours  des  continents,  des  îles,  des  lacs,  des  r^> 
rières,  etc.  ;  figurerait  les  grandes  dialnes  de  montagnes,  placerait  les 
prindpales  villes  et  distinguerait,  par  des  couleurs,  la  surfiioe  de  rOoéaa 
de  la  surface  des  terres;  puis,  enfin,  il  écrirait  au  cravon  les  noms  des 
diilérentes  régions  dont  il  aurait  la  représentation  sous  les  yeux,  et  il 
recommencerait  ce  dernier  travail  jusqu'à  ce  qu'il  fiât  parvenu  à  le  Cidre 
de  mémoire,  sans  commettre  une  seule  liiute. 

»  Un  tel  travail  ne  pourrait  manquer  de  donner  aux  étfcvcs  qui  Fàu- 
raient  exécuté,  des  notions  exactes  sur  la  forme,  l'étendue  et  la  situation 
des  principales  parties  de  la  terre  ;  notions  qu'ils  ne  peuvent  acquérir 
par  des  tracés  fidts  à  la  craie,  et  nécessairement  à  h  bât»,  sur  un  g^be 
unique  qui  doit  serrir  à  exercer  plusieurs  élètes  pendant  k  courte  durée 
d'une  leçon. 

»  Votre  commission  n'a  rien  trouvé  dans  le  mémoire  de  M.  GesUn,  qui 
fût  neuf  et  pût  mériter  l'approbation  de  l'Académie;  mais  comme  ce 
professeur  s'occupe  avec  zèle  d'améliorer  le  mode  actud  d'enseignement 
de  la  géographie  élémentaire,  elle  a  l'honneur  de  vous  proposer  de  l'inviter 
à  taire  de  nouveaux  efforts  pour  arriver  au  but  qu'il  s'est  proposé  d'at» 
teindre  dans  l'intérêt  de  la  jeunesse.» 

L'Académie  adopte  Im  condusimie  du  rap|iort. 

-AToocasion  du  sujet  qui  vient  d'être  débattu,  M.  Morel  de  Vindé  fÎEdt 
remarquer  que  la  petitesse  des  globes  est  l'obstacle  qui  jusqu'id  a  rendu 


Digilized  by  G< 


(  aa»  ) 

leur  usage  peu  utile  dans  renseignement.  1/Acatlémie ,  dit-il,  apprciulra 
donc  avec  plaisir,  qu'une  fobrique  s'est  élevée  sous  les  auspices  d'une  so- 
ciété qui  s*occiip«  'èê'  f«M«igDement  élémentaire ,  et  qu'on  peut  s'y 
pMeniwdetfjlobwdWraèIredediniiètre,  Uthograplilés  par  M.  Benoist, 
deTroyos,  pour  !a  modique  aonune  de  80  francs.  I^e  cartonnier,  à  qui 
l'on  doit  principalement  ce  résultat,  M.  ftlaurand  «  demeure  rue  dee  Foesés» 
Saint-Germain-l'Auxerrois  »  u°  34- 

usGnmESr 

ttiOKAGiB.  —  iVb/e  sur  la  présence  de  quelques  métaux  dans  les  grès  SVpi^ 
rieurs  du  terrain  de  Paris ipar  M.  Alexahdre  Bhoitchiabt. 

«  On  connaiiMit  déji,  dans  ces  frèi,  des  dépôts  de  Umonite  sablonneuse, 

onferoxidé  hydraté  en  rognons  épars.  Nous  avons  fait  connaître,  M.  Cuvicr 
et  moi,  dans  l'édition  de  183-1  (ie  notre  Géogiiosie  du  Bassin  de  Paris , 
la  présence  du  manganèse,  égaleracut  à  l'état  d'uxide  hydraté,  dans  les 
marnes  supérienres  du  gypse  v  mais  personne  n'avait  jusqu'à  préaent  soup* 
çonné  la  présence  du  cobalt  et  de  traces  da  ooivre  et  même  d'anenie 
dans  If  grès  supérieur.  C'est  à  M.  le  duc  de  Luyncs  qu'est  duo  I;i  connais- 
sance de  ce  fait  géogno&tique  intéressant.  Il  me  lit  l'itonneur  de  m'écrire 
dans  les  premiers  jours  d'octobre  pour  m'annonoer  sa  découverte.  Je  rap- 
port» id  par  «Ktmit  la  caolnui  de  sa  lettre. 

«  J'ai  trouvé  ca  grès,  ma  dit -il ,  d'una  espèce  particulière,  dans  une  car- 

•  rièrc  situ«'-e  sur  une  butte  près  d'Orsay,  non  loin  de  la  route  qui  conduit 
»  à  Palaiseau.  L'exploitation  permet  de  reconnaître  la  position  des  roches 
»  qui  composent  le  terraiu  s  alwfd  la  tarre  Totale ,  puis  un  calcaire  sili* 
» eeox  an  fragnanfis pui»  oaa  oouche  inrissante  de  sable  ronge,  ensuite 

a-uubanc  de  grès  blanc  ou  jaunâtre  qui  repose  sur  un  lit  de  sable  jaune; 
aCestà  leur  point  de  contact  que  se  trouve  le  grès  noir  renfermant  le 

•  manganèse  et  le  cobalt  ;  au-dessous  est  un  second  banc  de  grès  blanc. 

»Le  pramier  banc  de  gréa  supérieur  au  dépôt  da  gréa  noir,  est  çà'et  li 
a  noirci  dans  ses  fissures.  Le  même  grès  cobaltifère  se  trouve  réuni  ta  gréa 
»  ferrifère  dans  la  carrière  abandonnée  de  Saint-Clair,  près  d'Orsay;  on  le 
»  rencontre  encore  à  la  carrière  de  Seaux-les-Chartreux ,  près  de  Palaiseau. 

«Uaualyse  que  j'ai  fidieda  ee  grès,  coqUaoe  M.  de  Liiyaes,  mVi  donné 


(   222  ) 

»  t5  millièmes  (ie  cobalt, 4o  naillièraes  Ue  aungUMM »  Ott  perosule <1« fer 
»et  des  traces  de  cuivre  *  etc. 
»Getteanaly«eaété  rép4té«  pur  II.  BoudMrdM  ei  «anÉto  pmr  IL  Mb- 

lagutti,  dans  le  laboratoire  de  recherches  de  U  Manufacture  Royale  de 
Sèvres.  Les  résultats  des  analyses  de  ce  dernier  chimiste,  indiquent  Uê 
|)arlics  et  pruportiuns  suivantes  dans  la  compositioo  de  ce  grès  : 

Silice  k  l'état  de  «abU  et  non  combinée  au 

méuax  6936 

Denloxida  de  nanpn^  i64>  «  «m  en  fusant  abatrution  de  la 

focfaa  silkeme.  .  .  .  5358 

Peroxide  de  fer  •  748  «44' 

Oxide  de  cobalt  (enviroo  «,001)   «,«6   aS 

Alumine.   mb  66* 

Eau. .  4fi3      .&  tSl3 

TiaMS  de  cnhn  «t  d*aneiiU. 

nLMrétiiltKts  proporiioliBcIs  diffèrent  «nivaBt  IkdeMilé  et  rbonogé- 
■dité  des  masses  examinées. 

»  Ce  grès  e^t  généralement  d'un  beau  noir  nuancé  ou  traversé  de  quel- 
ques veines  de  jaune  ocrenx;  il  est  k  grains  brillants ,  la  plupart  aigus  et 
oomne  erittalliaa;  it  indique  pàt  ooaséquent  plai6c  VM  fimnatkm  par 
voie  de  crisliUisatkMi  confuse,  que  par  dép^tdVm  sablequaneux  qui  ré- 
sulterait d'une  trituration  mécanique. 

M  II  est  plus  ou  moins  friable,  infosible ,  mais  aquifiere ,  abandonnant  une 
quantité  noIiUe  ^ma  dans  le  petit  baltoa. 

•  Voilà  donc  la  présence  da  cobalt  dans  la  proportion  dTan  pins  vn  pour 
cent  bien  constatée  dans  un  grès  qui  appartient  à  l'une  des  parties  les  plus 
superficielles  de  l'écorce  duglobe,  par  conséquent  à  Tune  des  formations  les 
plus  récentes  dans  la  chronologie  géologique.  Cette  circonstance  me  con- 
duit à recherdier  quels aoatlesaulres.mélâMX qui aa  iwwmbi  dana  les  ro- 
dtes  de  cMte  même  période,  en  y  coaspreaant  le  terrain  gypseux  paléo- 
thérien,  qui,  quoique  d'une  nature  et  d'une  ori«^ne  très  différentes,  ne 
s*éloipie  pus  cepeudaot  beaucoup  de  l'époque  de  formation  du  grès  qui  le 
recouvra. 

»  On  oonitaU  dans  ce  terrain,  le  fer  litnoBite  on  à  l'état  d'aride  hydraté, 
qui  se  trouve  dans  le  grès  et  dans  la  même  position  que  les  parties  cobalti- 
ières  ;  on  n'a  pas  encore  recherclié  si  ce  fer  renferme  du  manganèse  ;  cela  est 
probable  au  moins  pour  beaucoup  de  localités,  et  aiir  poor  la  partie  sa* 
^)leuae^lé^rBfflleq^»q^^iaccoBygnèlea  mauiimli  laFegli  aani  HuMaïu. 


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(  "3  ) 

J'ai  remarqué ,  en  juin  1 835,  dans  la  partie  supérieure  de  la  masse  de  sable 
qui  reaferme  les  pierres  à  meules  à  la  belle  carrière  de  Tarteret,  un  lit 
nteoeMCi  régulier,  fwatqM  eompoeé  de  bêSo^  arg^tetn  rooge  renferoniit 
des  petits  glolralea  êêêMê^Aêê  m  ter  pUfiwme  :  leort  cwrectèret  eslérieara 

m'ont  fait  soTip<;'Onner  la  présence  du  mauganèse,  et  ce  soup^n  a  été 
confirmé  p«r  l'analyse  que  H.  Ifahgutti  a  faite  de  ces  globules  ;  ils  ren  • 
firment  : 

Silice  ou  plutôt  sable  «ilioeux  avec  un  peu  d'u]|^.  .  .  .  o,8ai 

Penzide  4e  ftr.   o,a56 

Peroxlde  <k  miifUltse.   o,o45 

Eau   0,067 

0.  98^, 

*  Perte   Il 

1,  MM 

»  Eo  descendent  un  peu  plus  bas,  et  pénétrant  dans  les  premiers  dépôts 

marno*gypseux ,  on  retrouve  le  mangnnèse  bien  plus  abondamment  en  pe- 
tites plaques  concrctiounées  ou  en  tlendriN'S  comme  nous  l'avons  déjà  fait 
connaître;  enfin,  jai  entendu  rapporter,  mais  je  ne  puis  me  rappeler  par 
quelle  personne,  qa'ott'avait  recoonu  des  indices  de  dnc  àj'état  dVnïde, 
dans  les  roches  calcaire*  ibleiwes  du  passage  du  terrain  gypaenxan  terrain 
du  calcaire  grossier. 

»  Je  ue  descendrai  pas  plus  bas  dans  les  assises  du  terrain  qu'un  nomme 
tertiaire,  parce  que  je  oe  puis  donner  k  eette  note  les  développements  d'un 
mémoire  ;  mais,  comme  la  piésenoe  du  cobalt  dans  les  assises  les  plus  supé- 
rieures de  la  division  moyenne  ou  miocène  de  ces  terrains  est  un  fait  très 
remarquable,  je  dois  chercher  queb  sont  les  métaux  qu'on  a  reconnus, 
non-seulement  dans  lea  leiiijua  leitiaireB  des  antres  contrées  du  globe , 
maii  «aieore  dans  cm  qul^malgié  rénorme  difftrence  de  leur  nature, 
peuvent  être  rapportés  à  la  méane période  géologique. 

o  Or,  en  admettant ,  même  dans  la  formation  tertiaire  neptunienne,  des 
terrains  dont  la  contemporanéité  de  formation  pourrait  être  contestée,  je 
ne  vois  dté  dans  ces  terrains,  outre  le  lier  et  le  manganèse,  que  le  zinc;  et 
encore  la  preuve  de  son  existence  vientelte  plutôt  de  i'oxide  de  zinc  con- 
densé dans  les  cheminées  des  fourneaux  où  l'on  ti.iitc  le  minorai  de  fer  pi- 
siforme,  que  de  la  présence  visible  d'aucun  minerai  de  zinc  dans  ces  ter- 
rains; mais,  eonme  je  pente  «|i/on  m  pent  se  refuser  à  rapporter  le  plus 
grand  BOBsbfe  dea  gîtes  de  fer  Knonife  pisifome  aux  terrains  tertiaires. 


(  "4  ) 


j'en  coDcliu  qœfoKUe.decioc  s'y  trouve  également.  Au-delà  de  ces  trois 
aatow,  im  fMMltk»  originaire  at  mm  en  «koritien  4»  tnMport  dans  k  par- 
tie supérieure  de  la  période  Biioeène  dea  temina  terliairea^  je  n'en  ooniMia 

pas  d'autres. 

a  Le  cobalt,  métal  qu'on  regardait  comme  des  plus  anciens ,  qu'on  ne 
dte  ni  dans  les  terraiiH  crétaçéa  ni  daaa  Ife  tprraiqa  janauques ,  pa»  plus 
en  filons  qu'en  parties  disaéninéea,  vient  donc  ae  préaenter  près  de  Paria 

dans  dps  terrains  boniicoup  plus  nouvennx;  i!  y  est  disséminé,  niais«ii^o- 
sition  originaire,  li  est  accompagné  de  ses  associes  les  plus  ordinaires,  le 
cuivre  et  J'arienic;  mais  il  en  présente  un  qui  est  presque  exceptionnel , 
puisqu'on  ^e  connaît  encore  qifaa  exemple  authentique  d'un  ninerai  de 
cobalt  manganésien ,  c'est  celui  de  Rengensdorf  en  Lusace,  analysé  par 
M.  Gossel,  et  dont  la  composition  présente  avec  ^yMi*»  du  gics  d'Oraay,  la 
plus  remarquable  analogie,  c'est  : 

Silice  ,  0,348 

AhiniÎDe  ,  0,204 

Oxide  de  coliaU.  ....  0,19^ 
Oxide  de  inangwèM. .  .  .  -  e,i6» 

Osidedscaînt   «itevs 

Km..  0,17s 

Ipais  il  est  dans  nn  filon  de  quars  traTeraant  un  adhiale  argileux. 
»  Si  nous  poussons  plus  loin  nos  recherches  et  que  noua  voutiona  «u- 

roiner  quels  sont  les  métaux  qui  ont  été  amenas  à  la  surface  de  la  terre 
pendant  ou  même  après  la  période  tertiaire,  nous  devons  les  aller  cher- 
cher dans  des  roches  volcaniques  et  plutonienncs,  roches  entièrement  dit- 
ftrentea,  par  leur  nature,  de  ceUea  qui  composent  le  terrain  tertiaira  de 
sédiment  ou  neptunien.  Comme  ces  roches,  laves,  basaltes, trachytes, etc. 
sont,  dans  beaucoup  de  cas,  évidemment  placées  sur  les  roches  nlptu* 
Qlenoea  dea  terr^  tertiaires,  il  est  également  évident  que  leur  épanchc- 
«lent  sur  la  terre,  avec  tout  ce  qu'eUes  renferment,  est  d'une  époque  pos- 
térieure au  dépôt,  soit  sous-marin ,  soit  sous-lacustre  des  terrains  tertiaires. 
Eb  bien!  on  verra,  eu  étudiant  l'histoire  minéralogique  de  ces  roches 
qu'elles  renferment  en  métaux  disséminés,  du  fer,  du  manganèse,  du  ti- 
tane, du  enivre,  mais  point  de  cobalt;  en  métaux  en  filons,  qui  sont  bien 
plus  nombreux,  du  plomb,  du  zinc,  de  l'antimoine,  de  i'aifent,  de  l'or, 
teU^re  (»  toutefois  les  trad^tea,  qniaont.traven^  par  ces  jf^lona,  ap- 


partiennent  bien  à  l'époque  idéologique  dont  nous  parlons  ),  niais  pas  de 
.  cob«lt 

»  Enfin  on  trouve  aaMsfiriqucnunent,  dans  les  produits  des  volcans  ao> 

tuels,  de  raraenic,  do  séléniurQ,du  cuivre,  do  far;  aa^s  on  n'y  a  encore  vu 
qu'un  seul  indice  de  cobalt  dans  le  sel  oobaltM|oe  que  M.  Davj  a  observé 
une  fois  au  Vésuve. 

»  La  découverte  de  M.  le  due  de  Lt^nes  noua  fidt  donc  Connaître  deux 
faits  très  intéressants  pour  la  géologie  des  temÎD»  tertîairea:  le  premier 
n'est  pas  absolument  nouveau ,  mais  on  n'en  connaît  encore  qu'un  seul 
exemple ,  que  M.  de  Lujnes  signale  lui-même,  c'est  l'association  du  cobalt 
et  du  manganèse,  reconnue  dans  le  minerai  de  cobalt,  i  Rengensdorf,  en 
Lasace  ;  le  second  fiût  ne  paraît  être  entièrenient  nouveau  :  ^est  la  présence 
du  cobalt  dans  le  grès  supérieur  du  sol  de  Paris,  et  par  conséquent  dans  le 
terrain  tertiaire  moyen.  Ce  fait  est  jusqu'à  présent  isolé  et  corome  particu- 
lier au  aol  de  Paria,  mai^il  est  préaunaible  tpnè  lea  onnéralogistes ,  avertis 
maintenant  par  la  découverte  de  U.  le  due  de  Li^ea,  trouveront,  dans 
des  roches  analogues  par  leur  nature  et  leur  position,  un  métal  qui  y  est 
en  si  petite  proportion,  que  sa  présence  non  soupçonnée,  avait  dii  échap- 
per aux  recherches  ordinaires;  car  la  nature  n'agit  jamais  d'une  manière 
aussi  i«streinte,  auad  esoeptionndle.  Le  cobalt  et  le  manganèse  ont  été 
amenés  dans  le  terrain  tertiaire  de  Paris  par  des  causes  quriconçpies;  cas 
causes  ont  dû  être  puissantes  et  par  conséquent  générales  :  il  n'y  a  pas 
d'exemple,  sur  la  surface  du  globe,  d'un  phénomène  restreint  à  un  senl 
point;  noua  le  répétons,  les  géologues  sont  avertis,  fls  n*ont  quHiclierclwr, 
et  noua  ne  doutons  pas  qu'on  ne  nom  annonce  bientôt  la  présence  du 
manganèse,  du  cobalt  et  du  aine  dans  un  grand  nombre  de  rocbes  de  l'é- 
poque tertiaire.  > 

BOeieOM.       Baeherches  anatomiques  et  xoohgiques  sur  tm  ^ofypa$  élt 
genre  Eschare  ;  par  M.  Milwk  £dwab])s. 

(Commissairea,  MIL  Doméril,  Blainville,  Dutrochet.) 

'  Dans  un  mémoire  lu  à  l'Académie  en  i6aB,  MM.  Audoin  et  Ifilne 
Edwards  ont  annoncé  que  les  polypes  connus  sous  le  nom  de  Fiustres , 
ont  une  structure  plus  compliquée  qu'on  ne  le  pensait;  que  leur  canal 
digeatif  se  temine  par  une  boodie  et  on  auua  dîstinots,  et  que  fenr 
semble  de  leur  ovganiaation  lea  rapproche  des  AadAea  oompoaéea.  Ces 
deux  naturalistes  out  aussl  constaté  que  d'antres  po^rpes,  rang^  parmi 
C  IL  1836.  i«  ammm.  3a 


(  aa6  ) 

les  Yorticellcs,  préientent  une  oonfonnation  intérienre  analogue,  et  iU 
Mit  proposé  de  réunir  dans  une  même  bniille  naturelle  tous  ces  zoo^ 
pbyteSf  division  qui  avait  pour  caractère  principal  la  dispusition  par- 
ticulière (lu  canal  digestif,  dont  il  vient  d'être  question,  et  qui  cor 
res|xind  k  l'ordre  des  Bryotoaires ,  réceinnient  établi  par  M.  Ehrenberg. 
Le  travail  présenté  aujourd'hui  par  M.  Iffilne  Edwards  a  pour  objet  l'a- 
patomie  et  la  description  zoologique  de  quelques  autres  polypes  appar- 
tenant au  inomc  type;  il  fait  connaître  le  mode  d'organisation  des 
animaux  (iu  genre  Escbare  et  annonce  qu'il  a  constaté  une  structure 
analogue,  non-seulement  dans  les  polypes  des  genres  réiépore,  disco- 
ppi^t  celléjpore,  salioomaire,  acamarchis,  etc.;  mais  aussi  dans  plusieurs 
zoophytes  rangés  jusqu'ici  parmi  les  sertularieiis,  tels  que  les  sérialaires, 
les  valkeries ,  etc. 

»  Lm  Esehares,  comme  on  le  sait,  sont  des  polypiers  pierreux  formés 
par  deux  plans  de  oeUvles  calcaires,  réunies  en  séries  linéaires,  soudées 

dos  à  dos,  et  communiquant  chacune  au  dehors  par  une  ouverture.  Les 
naturalistes  s'accordeut  généralement  à  considérer  ces  loges  comme  de 
simples  coques  inertes,  composées  de  couches  superposées  de  carbonate 
calcaire  exsudé  par  le  corps  du  polype  et  moulé  sur  sa  surface;  aussi 
corapare-t-on  leur  mode  de  formation  à  celui  de  la  coquille  des  uittlKis- 
qucs  et  de  l'ivoire  des  dents.  Les  observations  de  l'auteur  le  portent  à 
combattre  cette  opinion ,  et  à  lui  fiûre  considérer  ces  cetlnles  de  con- 
sistance pierreuse,  comme  étant  des  parties  vivantes  du  corps  des  polypes, 
une  espèce  de  peau  ossifiée.  Voici  les  faits  sur  lesquels  il  se  fonde. 

»  Si  les  cellules  des  Eschares  se  formaient  par  Pcxsudatiun  de  molé- 
cules calcaires  qui  se  mouleraient  sur  la  surface  de  la  membrane  sécré- 
tante, fl  est  évident  que  la  couche  la  plus  anciennement  formée  devrait 
être  la  plus  extérieure,  et  que  Taddition  de  nouvelles  quantités  de  ma- 
tières terreuses  ne  pourrait  qu'augmenter  l'épaisseur  de  la  paroi  de  ces 
loges,  ou  modifier  ia  disposition  de  leur  cavité  intérieure,  sans  rien 
changer  à  la  omifiguration  extérieure  de  la  lame  primitivement  formée  ; 
car  ici  la  coque  solide  enveloppe  l'animal  en  entier  et  n'est  recouverte  par 
aucune  partie  molle.  Pour  jeter  quelque  lumière  sur  le  mode  de  forma- 
tion et  sur  la  nature  des  cellules  des  Escliares ,  il  devenait  par  consé- 
quent .intéressant  d'examiner  ces  loges  à  difii&rents  âges ,  et  de  voir  si  leur 
forme  extérieure  change  ou  demeure  toujours  la  même. 

»  Cet  examen ,  dit  l'auteur,  peut  se  faire  sans  difficidté ,  car  les  po- 
lypes, naissant  les  uns  des  autres  et  ne  se  séparant  pas  de  leurs  parents. 


(  aa?  ) 

oocupmt  dans  le  po^jner,  résnllaiit  de  leur  agrégatioB  »  des  pteoes  in- 
dicatives de  l'époque  reUtivede  leur  formation.  Pour  résoudre  la  question 
qu'il  s'était  proposée ,  il  lui  suffisait  donc  d'étudier  cumparativcment  les 
cellules  situées  vers  la  bsae  du  polypier,  à  sa  partie  moyenne,  dans  les 
jMines  brendMs  et  &  l'extrémité  de  odles>d.  Or,  en  obeervmt  de  ià 
sorte,  avec  un  grossissenient  suffisant,  les  cellules  de  l'Eschare  cerri- 
corne ,  M.  Edwards  a  acquis  l;i  conviciion  que  le  mode  de  développe- 
ment de  ces  loges  n'est  pas  celui  qu'où  admet  généralement.  En  effet,  il 
a  vu  qoe  noni-iealeaient  la  oonfbmmtion  de  ces  loges  change  notaUement 
avec  l'âge,  mais  encore  que  ces  changements  s'opèrent  en  partie  dans  la  sur- 
face extérieure  de  la  cellule,  c'est-à-dire  dans  la  portion  de  leurs  parois  ' 
qui ,  dans  l'hypothèse  de  leur  formation  par  couches  superposées  ,  de- 
vint euster  dès  le  principe,  et,  une  fois  conaoUdée,  ne  plus  changer. 
Dans  les  jeunes  odlulca  dont  les  parois,  quoique  minces,  ont  cependant 
déjà  une  consistance  tout-à  fait  pierreuse,  la  surface  extérieure  est  fort 
bombée,  de  façon  que  ces  loges  sont  bien  distinctes  entre  elles,  et  les 
bords  de  leur  ouverture  sont  très  saillants;  mais,  par  les  progrès  de  l'âge , 
leur  aspect  change  :  leur  surbce-  libre  s'élève  de  manière  i  dépasser  le 
niveau  des  bords  de  leur  ouverture,  et  k  effacer  les  dépressions  pro- 
fondes qui  marquaient  leurs  pourtours  respectifs.  Il  en  résulte  que  les 
cellules  cessent  ainsi  d'être  distinctes  et  même  reconnaissables  au  dehors, 
et  que  le.  polypier  scimble  formé  d\me  masse  pierreuse  continue,' dans 
la  substance  de  laquelle  aenient  creusés  des  trous  l^èrement  évasés  et 
disposés  en  quinconce;  trous  qui,  par  la  suite,  se  rétrécissent  de  plus  en 
plus,  et  qui  tinissent  même  par  disparaître  complètement. 

»  Or,  des  diSérenoes  de  cette  nature  ne  pourraient  se  produire,  dit 
l'auteur,  par  la  simple  juxtaposition  de  nouvelles  couches  calcaires  au-des> 
sous  de  celles  qui  étaient  primitivement  formées  :  il  paraît  évident  que 
ces  faits  indiquent  la  présence  de  la  vie  dans  la  substance  dont  se  compose 
'les  par^  de  cet  cdiules,  et  ne  peuvent  s'expliquer  que  par  rexistepoe 
d'un  mouvement  nutritif  analogue  à  celui  qui  amène  dans  ta  configuration 
de  nos  os  des  modifications  analogues.  L'étude  de  la  structure  de  ces  pa- 
rois fournit  aussi  des  preuves  à  l'appui  de  cette  opmion.  '  <  -  • 

a  £n  traitant  ces  cellules  d'apparence  pierreuse  par  de  i'aoide  nitrique 
afSûbli,  on  ieaipoit.aubir  des  changements  semblables  à  ceux  qui  sont  dé* 
terminés  dans  les  os  par  l'action  dissolvante  de  l'acide  hydrochlorique  sur 
le  phosphate  calc^tire  déposé  dans  le  tissu  cartilagineux  de  ces  organes.  Les 
cellules  du  polypier  n'ont  pas  été  détruites  comme  le  seraient  des  coquilles 

3a.. 


(m8) 

jiouraises  »  l'acttoo  .du  même  réactif;  mais  en  perdant  leur  carbonate  de 
chaux,  leurs  parois  soût  devenues  flexibles  et  molles  sans  changer  nota- 
blement lit  de  forme  ni  d'épaisseur.  Ces  loges  ne  paraissaient  alors  for- 
mées que  par  110  MC  meaibfaneaz  uywt  «rac  roaveloppe  catanéedw  Aiei> 
din  limples  b  piui  grande  analogie. 

»  La  tunique  légurnfntaire  île  l'Escbare  ne  s'arrête  pas  là  où  s'arrête  It* 
dépôt  calcaire  dont  dépend  s^i  rigidité  ;  elle  se  cuutinue  saus  interruption 
organique  ftfW  on  prolongement  cylindrique  qui  conserve  toujours  sa 
mollosBitt  el  qui  |MUI»  à  lâ  volonté  de  l'animal,  faire  saillie  au-dehors 
comme  une  trompe  ou  rentrer  dans  l'intérieur  de  la  cellule  formée  par  la 
portion  ossifiée  de  l'enveloppe  cutanée  du  polype.  Cette  trompe  porte  à  son 
extrémité,  la  bouche  entourée  d'une  couronne d«  Iob§i  tentaouki  tiibaleuz, 
et  l<Nnqa«  raninitl  se  contmetatCUe  constitiie  nn«gsintt  pour  log«r  ces  ap- 
pendices. Des  muscles  spéciaux  et  bien  distincts  meuvent  cette  trompe,  ou 
gaine  tentaculaire,  et  d'autres  muscles  servent  à  abaisser  l'opercule  formé 
par  un  repli  du  bord  inférieur  de  l'ouverture  de  lu  cellule.  Un  tube 
digestif  à  pnroto  distinctes  fidt  s«iie  4  l'ouvertora  orale  et  se  trowe  sus* 
pendu  dans  la  cavité  commune  da  corps;  k  portion  antérienre  'de  ce 
canal  est  élargie  et  paraît  offrir  sur  ses  parois  un  lacis  vasculaire  :  plus 
loin  on  remarque  d'autres  dilatations,  et  l'intestin ,  après  s'être  recourbé 
sur  liit4iénio,  vîmt  ae  temiiur  à  Panas  situé  sur  h  &oe  supérieure  de  la 
trompe ,  près  de  h  boudie;  enfin  on  trouve  aussi ,  appendu  à  l'anse  intes- 
tinale, un  orgta»  spongieta  qui  panttapparleiùrà  bi  fonctkMi  de  la  ro> 
production. 

•  L'auteur  présente  «Pantres  détafls  anatomiqiMa  sur  la  dispositiiNi 

des  parties  molles  des  Escfaares ,  et  décrit  les  variatioas  que  l'âge  ap- 
porte dans  la  configuration  de  l'enveloppe  solide  de  ces  polypes  chez  un 
assez  grand  nombre  d'espèces  distinctes.  Un  atlas  de  9  planches  in-é*  ac- 
compagne ce  mémoire. *k 

ANATOHu  coKPAaBs.  —  SuT  Us  mouvements  de  la  tangue  chez  les 

eamiUcm. 

«  M.  Duméril,  qui  n'a  eu  connaissance  du  mémoire  de  M.  Duveruoy  bur 
laeanae  dca  aMNivenumii  de  pratractioa  de  la  laugne  du  caméléon,  que  par 
te  OBMyMu  iwadbf  imprimé  delà  dernière  séance  de  l*Acadéroie,  communi- 
que un  passage  encore  manuscrit  du  chapitre  5*  du  tome  III  de  VErpéto- 
logie,  qu'il  publie  avec  M.  Bibroo,  et  dans  lequel  il  donne  une  autre  ex- 
plicalion  de  oe  singulier  mécaniama. 


»  Dans  les  caméléons,  la  langue  a  pour  véritable  et  principal  usa^e  la 
foculté  de  prendre  les  aliments.  Elle  est  douée  d'toe  protracitfit*  fcwaifia 
etto«t-à-IUt!iwpffpi|>|f^p«rcki  rapidilé  vwtclaqmn»  «lltt'exécntf).-^'^ 
tractUité  est  presqu/e  aossi  merveilleuse.  L'animal  la  projette  ,  pmir  ainsi 
dire,  au-dehors  en  la  lançant  sur  les  insectes ,  qu'il  saisit  ainsi  à  une  dis- 
tance souvent  aussi  conaidérable  qtie  cellg  de  la  longueur  de  son  poi^ps,  et 
il  la  £dt  rentrer  dans  «ft>apKlie  «o  la  çilfnmt finant  sur  ftfj^^jif^ , 
de  manière  qu'elle  semble  dispraitre.  Cette  opération  a'exeroe^  a^  w* 
cun  bruit,  en  un  clin-d'œil,  toutes  les  fois  que  l'animal  saisit  sa(fpoto.<^ 
qu'il  veutbagper  quelques  gouges  d'eau  pour  étaucber  sa  soif.       .  , 

»  Il  est  fiMâle  de  «oaçefwr  ft^'fspliquer  «ne  partie  de  ces  movtan^aits 
par  la  structure  de  cttie  langue  dans  les  caroéléoniens,  parce  que  les  os  et 
les  muscles  en  ont  été  parfaitenieul  «lécrits  et  qu'on  peut  les  isoler  j)ar  la 
dissection.  Cependant,  à  l'aide  de  cette  anatomie,  on  reconnaît  que  les 
mouTeincfila  doivent  opérer  sont  loin  de  ivCIBre  à  la  prodnctioo  de 
cet alkngcment  cueasif,  et  tel  que  l'animal,  sans  aoinraments  apparents 
du  reste  du  corps,  peut  lancer  hors  de  la  bouche,  par  une  force  d'expiii- 
liou,  un  tuyau  charnu  qui  dépasse  la  longueur  de  son  tronc,  et  qu'il  })eut, 
avec  la  même  vitesse,  retirer  la  langue  ànnlénenr  ^  h  Aûre  rentrer  dans 
la  gorge. 

»  Pour  d'autres  langues  vermiformes  et  protractiles ,  telles  que  celles  des 
fourmiliers  parmi  les  mammifères  ou  des  pics  chez  les  oiseaux,  la  struc- 
ture de  l'osbyoïde  et  de  ses  prolongements  en  forme  de  curues,  eu  lait 
concevoir  le  nrfcBBiaoïe,  surtout  yer  la  dispeaitioii,  l'étandoeetle  nopabie 
conaidérable  des  ftiieeaini  charnus  qui  s'y  inaèrent  et  les  reconrrent.  Id , 
outre  cet  appareil  correspondant,  il  existe  dans  la  partie  moyenne  de  la 
langue  une  sorte  de  tuyau  charnu ,  creux  ou  vide  k  l'inténear,  tapissé  d'une 
meaibcane  muqueuse,  dans  lequel  le  stylet  oaïauBt  qui  floaraspaBd  à  |^as 
lingual,  ne  pevt  pénétrer  qu'en  partie,  tant  il  est  écart,  et  dû»  l'épais- 
seur duquel  aucun  des  muscles  des  mâchoires  ne  peut  réellement  s'in- 
«érer.  Il  iaut  donc  que  cette  languCt  lorsque  le  caméléon  l'allonge  autant 
qu'il  le  peut,  soit  portée,  poussée  en  avant  par  un  mécaniante  tDulpnitî» 
culier. 

»  Le  fait  est  que ,  malgré  les  descriptions  qu'en  ont  données  Perrault,  Va^ 
lisnieri  e^  plusieurs  autres  anatomistes  habiles,  M.  Duvernoy,  en  particu- 
lier, la  di£Qculté  que  noua  venons  d'indiquer  est  restée  sans  explication  j 
an»  dwaande  4»  nowallea  radimifcw  penr  «tpliquer  «eue  étmtOitiàÊ 
tiaav  de  k  pirite  moyenao  im  de  oe  tiiM  clann  plnoé  eatra  le  Mibei^ 


(  ^3o  ) 

terminal  et  la  base  corrwpoadanle  &  l'os  lingual.  (  Id  se  trouve  la  docrip- 

.   tioii  anatutnique.) 

>  Nous  trouvons  dans  cette  langue,  qui  est  un  instrument  de  prében- 
sion  des  alimeiits  phtlte  <pi*un  organe  du  goût,  une  grande  analogie  avec 
odle  de  la  plupart  des  batraciens  anoures,  les  pipas  exceptés.  C'est  un 
tuyau  creux  terminé  par  un  pavillon  charnu  et  visqueux  qui  est  lancé  hors 
de  la  bouche  avec  la  vitesse  de  l'éclair,  et  qui  y  ramène  rapidement  la  proie 
pour  la  livrer  aux  organes  de  la  dAglutilion.  Ei*  traitant  dea  poumons  et  de 
la  vessie  aérienne  à  parois  solides,  située  sous  le  cou»  et  qui  oonumuique 
avec  l'air  qui  sort  de  la  glotto ,  tiens  faisons  voir  que  cet  organe  n'est  peut- 
être  pas  étranger  à  cette  projection  de  la  langue;  que  l'animal  peut  y  pous- 
ser de  l'air,  oommm  dani  une  sariwcane  4  paroia  nobUes  etafkmgeables ,  et 
qn*il  nbnène  à  loi  avec  la  même  vitcase ,  comme  s'il  y  opérait  le  vide  avec  la 
plus  grande  rapidité.  Ce  mécanisme  n'aurait  pas  lieu  de  nous  étonner,  car 
nous  savons  que  la  plupart  des  animaux  vertébrés,  pour  absorber  les  li- 
quides, sont  obligés  de  faire  le  vide  à  l'aide  des  poumons  ou  de  toute  autre 
manière.» 

Aucno-onma.  —  Ifote  sur  textraction  tU  l'argtnt  de  ses  imnemis;  par 

M.  Becquehel. 

c  le  suis  parvenu,  sans  l'intermédiaire  du  mercure,  eti  construisant  un 
appareil  électro-chimique  avec  le  fer,  une  solution  conrentrée  de  sel  marin  , 
et  uu  minerai  d'argent  convenablement  préparé ,  à  relucr  de  ce  dernier 
l'argent  qiiHI  renferme,  mmis  forme  de  eristaux.  Les  minerais  soimiia  i 
rexpéfienoe  sont  ceux  que-  l'on  expl<^te  dans  la  Colombie  (  ib  m'ont  été 
remis  avec  une  obligeance  extrême  par  M.  Boussing^uilt'l  et  le  minerai 
d'Allemont,  qui  se  prête  avec  une  grande  facilité  à  ce  mode  d'expérimen- 
ution,  puisqu'il  n'a  pas  besoin  même  d'être  grillé  préalablement  pour 
»      donner  le  métal. 

»0n  parvient,  par  \c  même  procédé,  à  retirer  des  pyrites  cuivreuses  de 
Chessy,  près  de  Lyon,  largent  qu'elles  renferment,  sans  toucher  au  cuivre. 
Jusqu'ici,  il  n'y  a  que  les  galènes  argentifères  qui  se  soient  prêtées  dlfflcile- 
mébt  k  rextrection  de  l'iurgcnt. 

»  Quaildun  minerai,  comme  celui  d'Allemont,  renferme  plusieurs  mé- 
taux, tels  que  le  plomb,  le  enivre,  etc.,  chacun  de  ces  métaux  est  réduit 
séparément  et  à  des  époques  différentes,  de  sorte  que  le  départ  s'effectue 
natnr^leuient.  H^réeulfe  de  là  que  les  minerais  de  enivre  et  de  plomb 


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(  a3.  )  ■ 

peuvent  étra  trtMe  de  k.méne  mnière  que  odoi  d'argent  ,  ntk  avec 
bMàctinpiiioins  de  fiidlité,  en  raison  d«e  diCEêrents  degrés  d'o^Metiooqa^ 

prennent  et  des  composés  qu'ils  forment  pendant  le  grillage. 

■  Je  prends  la  liberté  de  présenter  aujourd'hui  à  l'Académie,  plusieurs 
afpÊféSk  dans  leiqueb  on  voit  h  réduction  inunédiate  de  l'argent,  du 
plomb  et  du  cuivre. 

B  I-fs  recherches  tlont  je  m'occupe  eo  œ  moment  sur  l'extraction  des 
métaux  devant  être  très  longues ,  j'ai  cru  convenable ,  dans  l'intérêt  de 
la  science,  de  foire  oonoaltre  à  l'Académie  le  principe  à  l'aide  duquel  on 
parvient  à  retirer  quelques  métaux  de  leurs  «uinerais  reapeclifo,  et  parti- 
culièrement Taifent.  »  .  .  h;  * 

€mum*~^Dê  taethnde  fiode  air  les  hases  salifiables  d origine  ar^mijiM/ 

.  ^or  M.  J.  PsLMTSBa. 

( GommÏMaires,  MM. Thénard,  Ghevreul,  Dtunas.') 

a  Le  travail,  dit  l'auteur,  dont  j'ai  rbouueur  de  soumettre  aujourd'hui  la 
première  partie  ft  l'Académie,  a  pour  buLde  remplir  une  hcone  qui  existe 
dans  l'histoire  de  la  science.  L'action  que  les  corps  halogènes,  et  priaripa- 
leroent  l'iode,  le  brome  et  le  chlore,  exercent  sur  les  bases  salifiables  orge* 
niques,  n'est  point  connue.  On  ignore  si  ces  corps peuveut  se  combiner  aux 
alcalis  v^èlaux  sans  l«s  altérer,  ou  slls  eieroent  sur  eux  une  action  élé- 
mentaire qui  diange  leur  composition.  Soiis  Pinfluenoe  de  eaa  basas,  Piedev 
le  brome,  le  chlore ,  donnent-ils  lieu  à  des  iodates  et  des  iodures,  des  brô- 
mates  et  des  bromures ,  des  chlorates  et  des  chlorures?  existe- t-il  des  io- 
ditea,  desbràmites  etdcscfalorites,ou  bien  la  base  organique  est-elle  dé- 
oompoaée,  et  dans  oe  cas,  y  a^t-fl  substitutimi  de  l'iode,  dv brAme,  <du 
chlore  à  l'hydrogène?  Tels  sont  les  points  principaux  sur  lesquels  ce  tra- 
vail est  destiné  à  jeter  quelque  jour.  Je  le  diviserai  en  trois  parties  :  dans  la 
première,  j'examinerai  l'action  de  L'fode  sur  les  bases  organiques,  en  y 
rattadiant  des  observations  sur  les  iodates  et  les  bydriodales  encore  ti^  ' 
peu  connus  dans  leurs  propriétés  et  leur  composition.  Dans  un  second  mé- 
moire, je  me  propose  de  traiter  de  l'action  du  brôme,  et  je  terminerai  par 
celle,  beaucoup  plus  compliquée,  que  présente  le  chlore.  Tel  est  le  plan  que 
jemesuis  tracé.  » 

Voici  les  conclusions  auxquelles  l'auteur  est  arrivé  : 

«  1°.  I.'iode  jient  s'unir  à  la  plupart  des  bases  salifiables  organiques.  De 
son  union  avec  ces  corps  résultent  des  combinaisons  définies  dans  les- 


' (  i3a  ) 

quelles  Tiode  et  b  base  &ont  en  rapports  atomiques.  Ainsi,  la  strychnine 
donne  uo  iodure  cristallisable  coloré ,  formé  <Jc  deux  atcimes  d'iode  et  d'un 
atome  de  strychnine;  la  brucine  donne  deux  iodures,  l'un  torraé  de  deux 
atomes  d'iode  contre  un  atome  de  l*ase,  et  l'autre  de  quatre  atomes  d'ioïle 
contre  un  de  base;  la  cindioninc  et  la  quinine  produisent  chacune  deux 
iodun-s  dans  lesquels  l'iode  et  la  base  se  trouvent  unis  atome  à  atome. 

»  a».  L'aeide  iodique  pent  s'unir  aux  hases  salifiables  organiques,  et  for- 
mcr  clcs  ©ois  neutres  ou  acides  dans  lesquels  l'analyse  démontre  que  l'a- 
cide et  lu  base  s»»nt  dans  les  rapports  qu'indique  la  théorie,  et  qui  corres- 
pondent aux  iodurt»  respectifs. 

»  3*.  L'acide  hydriodique  s'unit  avec  loules  les  hase^  salifilbles  or- 
ganiques, et  forme  des  sels  qui  ont  une  tendance  à  se  constituer  avec  ex- 
cès de  base.  L'bydriodale  de  strychnine  et  celui  de  hrucine  analysés  sont 
des  sels  sesquibasiques  sans  eau  de  cristallisation 

»  4'.  Les  hydriodates  organiques  soul  décomposés  par  l'acide  io<lique, 
et  de  cette  décomposition  résulte  d*-  l'iode  provenant  de  l'acide  iodique,  tan- 
dis que  l'hydriodnte  se  change  en  iodure. 

n  5°.  L'iode,  dam  son  action  sur  la  morphine,  fait  une  exception  bien 
isiugulière.  Il  réagit  élémentai renient  sur  cette  snbstance.  Une  partie  de 
l'tode  s'unit  à  de  l'hydrogén*  soustrait  à  la  morphine  jwiir  former  «le  l'acide 
hydnocbque,  tandis  que  l'autre  partie  de  l'iode  s'unit  à  iine.suhstai>ce  pro- 
venant de  la  murfihine,  sans  qu'on  périsse  retrouver  trace  fie  cette  der» 
iiiere.  s<  l'iode  4  été  mis  en  quantité  suffisante. 

•  6*.  Enfin  ,  lorsque  l'on  fait  agir  de  l'acid*  iothqoe  sur  la  mor- 
phine, l'aoïde  iodique  penl  son  oxigene  qui  se  porte  sur  les  éléments  d'une 
partie  de  la  morphine,  et  la  convertit  en  matière  rouge  comme  le  serait 
l'acide  nitrique,  tandis  que  l'iode,  mis  à  mi,  réagit  sur  une  outre  portion 
de  morphine,  comme  par  contact  direct;  mais  la  combinaison  qni  en 
résulte,  ne  peut  résister  à  l'action  «l'une  nouvelle  quantité  d'acide  iodique 
qui  la  décompose  entièrement  en  iode  et  eninattère  roug«.  » 

séance  est  levée  à  5  heures.  '  ^*  , 

'        !       4  — — —  ■  • 

'  ,  •  ■  I 

I 

Erratum.  (Séance  du  sa  lévrier.) 
Page  19a ,  lt|;ne  25  ,  chlorophtie  ,  Itstt  chlorophylle. 


(3S3) 

WKUXm  MBUOGMMIQVI' 

L'Académie  a  reçu  clans  cette  séance  les  ouvrages  dont  voici  les  titres  : 

Comptes  rendus  hcbdomailaires  des  Séances  de  l'Académie  des  Scietu  es; 
n«8,  i856,  in-8». 

Nouveaux  Mémoires  de  fjieadMte  Riajreàe  dm  Saences  u  BeUm4L^res 
de  Bruxelles  ;  tome  9,  îii-4*. 

■  Mémoires  couronnés  par  i'Jcademie  Royale  des  Sciences  et  Belles-Lellrcs 
de  BnaeeUesiUiaxe  lo,  in-^'. 

jÊimua^  A  FJeadéide  Miyjrdle  ifer  Sciences  et  Selles-JLeHres  de 
Sruxdtee  pour  iSSG;  in- 16. 

Bulletin  de  l'Àcadémie Rojraiedes Sciences etBeUes-LettresdeBruxeUesi 

Notice  ktsioriqueet  statittiquedef  Vnivmitéi  dans  les  ÊtauPnudens g 

Perlin,  i856,  in-8».  (En  allemand.) 

Actes  de  la  Société  Linnéenne  de  Bordeaux  ;  Xomf.  -  ,  6*  livraison ,  în-8". 

Société  Royale  et  centrale  d Agriculture.  — Rapport  au  nom  d'une  Com- 
misdon spéciale ;par}i.  Payes;  in-8*. 

TWn&HMur  tératologiques  OK  RSàts  de  l'Antiquité  et  du  Moyen  Age  en  • 
Occident;  par  M.  Jules  Bebgeb  de  Xivrey;  Paris,  i836,  in-8*.  (M.  Isîdom 
Geofiro/-Saiat<-Hilaire  est  prie  d'en  rendre  un  compte  verbal.)  . 

OEuvns  chirurgkiUcs  complètes  de  Sir  Amn  Coorn,  tnuhdtes  de 
Fang^ais  par  MM.  Cbamawbat  et  Richujot;  3*  et  6*  livraison»  in^*. 

Nouvelles  Rechcrchrs  pour  sen'ir  à  Chistoire  de  FAlstrononUe  t^ez  tes 
Arabes  ;  par  M.  StD^LLOi;  Fùxis,  i856,in-8*. 

Astronomische  Nachrichtenj  n*  5oo— 5oa  ;  io-4** 

JmududcUt  Société  JRayalettHiarticuUttre  de  Paris,'  tome  18,  loa*  li- 
vraison ,  in-8*. 

Gazette  des  Hôpitaux;  u*       tome  JOtill-4** 

Journal  de  Santé ,  n*  1 3o  et  1 3 1 . 

Êcko  du  MÊcmb  etufonti  n*  8  et  9  ;  iii>-4*. 


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(  ^34  ) 


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Cun       Cad  -  0  «  Ci  Mfo  0  -«0  Q-.ey  c  «x  r<  «fO  c  -»  -  -«rr-^ei 

rwi  -       c<~^  -  0  i^fO  f I  00  0  e  »n  «       C-*f  "^'û  Ci  «      C*0  C 
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■^TfO  m  V— 0  «rt'S"sO<â<OtO!S<S      rv2  tr.  i--i  «0     '2  «n  <rt  "-<rro  « 
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COMPTE  REINDU 

DBS  SSANCES 

DE  L  ACADÉMIE  UËS  SCIENCES. 


SÉANCE  DU  LUNDI  7  MARS  1836. 

PKÉSIDËMCE  DE  M.  Cn.  DUPIN. 


GORHESPONDANGE. 

H.  U  Ministre  de  tinstmetionputiique  adresse  un  mémoire  de  M.  Charles 
Texier  sur  la  géologie  de  h  Propontide  Ce  mémoire  est  intitulé  :  JSseplo» 

ration  de  FJsie-Mineure  par  ordre  de  M.  le  Ministre  de  V Instruction 
publique.  —  La  Propontide,  —  Géologie.  MM.  Alexandre  Brongniart, 
Cordier  et  ÈUe  de  Beaumont  sontpriés  d'examiner  ce  travail  et  d'en  rendre 
compte  à  1*Acedémie. 

M.  PieaH  écrit  qu'étant  envoyé  par  une  société  de  naturalistes  à  la  côte 
deGninée,  et  particulièr<aBentiur)o»lxmbdelarivièredeGabon ,  il  a  pensé 

que  l'étude  <1p  cp  pays,  presque  encore  inconmi  soiis  le  rapport  de  l'his- 
toire naturelle,  pourrait  offrir  aus&i  quelques  questions  de  physique  dont  la 
solution  serait  avantageuse  à  h  science.  Il  prie  en  conséquence  l'Académie 
de  vouloir  bien  lui  fisiire  parvenir  les  instructions  qu'elle  pourra  jugerné> 
cpssaircs.  M.  Picurt  doit  partir  vers  le  i  /ï  de  ce  n»ois,  MM.  de  Mirbel ,  Arago, 
Cordier,  de  BlainvUle  et  de  Freycinet,  qui  précédemment  ont  rédigé  les 
inHnMiom  destinées  à  MM.  les  officiers  de  la  ^mite»  sont  chargés  de 
pré|Mrer  les  nouvelles  âwftuM^Ofw  demandées  par  M.  Pieait. 
c.  a.  Il»,    «MtiM.  34 


.(  a36  ) 

L'AcAdémie  accepte  le  dép6t  <^un  peqaet  cacheté  adressé  par  M.  le  doc  - 

teiir  Lembert  aîné. 

M.  Hossard  annonce  qu'il  se  propose  Ue  suumetlre  plusieurs  oou» 
veaux  sujets  atteints  de  dérialions  de  la  taiUe,  an  mode  de  traitement 
qu'il  appelle  traitement  par  Fmelmaûon. 

M.  Xaiy  présente  une  nouvelle  lampe  mécanique j  dont  le 

principal  avantage  est,  dit- il ,  (Pempécher  la  fuite  ou  même  la  /iltration  de 
l'huile  par  la  communication  qui  fait  marcher  la  pompe.  MM.  JSavier  et 
Sé^er  sont  nommés  CoromisMires. 

CBiaiE. —  Sur  uii  nouvel  acide ^  l'acide  naphtaliçue  et  ses  combinaisons; 

•par  M.  AoovsTB  lÂoasvr. 

«  Préptavtion  de  tadde  naphtalique.  —  On  l'obtient  en  frisant  bouillir 
riiydrochlorate  de  chloronaphtalèse  avec  l'acide  nitrique;  la  dissolntioa 
bouillante  hisse  déposer,  par  le  refroidissement,  des  cristaux  lamoUeux 
d'acide  naphtalique  hydraté;  en  les  sublimant  on  obtient  l'acide  anhydre  : 
celni<ci  se  présente  sons  la  ferme  de  longues  aiguilles  blanches  très  peti 
solubles  dans  l'ean,  mais  assez  solubles  dans  l'aicool  et  Tétber.  Cet  acido 
ressemble  beaucoup  à  l'acidr  benzoïque;  il  fomi  à  io5°;  il  se  volatilise 
sans  se  décomposer.  Le  chlore  et  les  acides  ne  l'altèrent  pas;  il  se  com- 
bine facilement  avec  les  bases,  en  donitantdes  sels  neutres»  dont  la  plu- 
part sont  insolubles. 

lia  pour  formule  C**  H<  O*  ;  Tacide  hydraté  renferme  a  atomes  d'eau 
de  plus. 

»  liaphtaUau.  —  lies  n^htalales  ressemblent  aua  benioates  ;  la  plupart 
d'entre  eux  cristallisent  sous  la  ferme  de  paillettes  nacrées.  Lorsqu'on  les 

chaulTe  avec  de  l'acide  sulfuriqne  concentré,  il  se  snljlime  de  l'icide 
naphtalique  anhydre;  leur  composition  peut  se  représenter  par  U  iurmuie 
suivante 

C-H*0»  4-  OR. 

»  Naphtalate  d'ammoniaque. —  Ce  sel  est  acide^  il  est  rcinnrtjiiable  par 
la  régularité  de  ses  crisl.iux,  qui  dérivent  d'un  octaèdre  a  hase  rliom- 
boidale.  La  chaleur  le  décompose  et  le  transforme  en  une  nouvelle  ina~ 
tiére;  il  a  pour  formule 

4C«H«0«  +  3H«A**  H-  4H*0. 

»  Êther  naphtalique.  —  Ce  composé  est  oléagineux  ;  on  le  prépai-e  en 
faisant  bouillir  un  mélange  d'acide  naphtalique,  d'alcool  et  d'acide  hy- 
drochlorique  ;  il  reste  dans  la  cornue. 


(  ) 

»  Naphtalimide.  —  En  chauffant  du  naphtalate  d'ammoniaque,  il  se  dé- 
gage de  l'eau ,  de  l'ammoniaque ,  et  il  se  sublime  des  cristaux  lamelleux 
incoloreB  de  naphtalimide.  Cette  sobstatice  est  i  peine  aolnble  dans  l'eau 
bouillante  ;  les  acides  la  ooavertîsient  en  sels  ammoniacaux  et  en  acide 
naphtalique;  les  alcalis  la  transforment  en  naphtalatns  alcalins,  et  en  dé- 
gagent de  l'ammouiaque.  Sa  composition  peut  se  représenter  par  la  for- 
mule amrante  ; 

C**H«0*  H- HAs, 

qui  lait  voir  comment  cette  matière  peut,  sous  l'influence  des  acides  ou 
des  alcalis,  décomposer  Tcau  et  régénérer  Facide  naphtalique  et  l'ammo- 
niaque. L'équation  suivante  montre  fiicilement  comment  le  naphtalate 
d'ammoniaque  peut  lui  donner  naissance  en  perdant  de  Teau  et  de  l'am- 
moniaque , 

(4C"H«0*  +  3U' A*»  4-  4H'0;  ^  U«A*»  —  H'«0«  =  4(C-H<  O»  UAz). 
Wsfhtolate  d'amieoiiiatpw»  4     4e  nsf^taKnidde. 

»  Théorie  de  la  pripanUion  de  Facide  naphtalique,  I/hydrochlorate 
de  ddoronaphtalèse  a  ponr  formule 

Si  Ton  enlève  H'C^  dans  le  radical ,  et  si  ou  le  remplace  par  son  équiva- 
lent O*,  etai  Ton  enlÂfre  H*C^ placé  hors  du  radical,  et  ai  on  le  rem- 
place de  même  par  son  équivalent  O*,  mais  en  plaçant  celui-ci  hors  du 
radical,  on  aura  C*"H^  O* -f- O*  pour  formule  de  l'acide  naphtalique.  Ce 
nouvel  acide  présente  une  couUrmatiou  complète  de  presque  toutes  les 
lois  que  j'ai  proposées  dans  le  dernier  mémoire  que  j'ai  eu  l'hcmneur  de 
présenter  à  l'Académie,  sur  la  daé(»ie  é»  combinaisons  organiques.  » 

oamimon.  —  Note  communiquée  par  M.  Larrkt. 

«  M.  Larrey^  en  offrant  le  cinquième  volume  de  sa  Clinique  chirur- 
^cale,  soumet  à  l'examen  de  l'Académie  cinq  sujets  et  plusieurs  pièces 
pa^Mlogiques. 

»  Deux  de  ces  individus  avec  quelques-unes  de  ces' pièces  conârment, 
d'une  part,  l'opinion  que  M.  Larrey  a  émise  il  y  a  plus  d'un  quart  de 
siècle,  sur  la  non-existence  de  la  luxation  spontanée  do  fémur  j  d'un  autre 
c6té,  les  sttooès  remarqnaUaa  qu'il  «  oblemis  de  l'applicàtion  du  mosa 
4aiia  ceti»  noaMie  qu'il  a  déMgnée  sont  le  nom  de  fcmoro-ooxalgie  (in- 

3^11 


(•3Ô) 

flammation  de  l'articulation  ilio-fémorale),  maladie  qu'on  n'a  «Mé  de 
confondre  avec  cette  prétendue  luxation  spontanée. 

s  Ces  deux  sujets  ont  été  guéris  de  cette  affection  grave ,  considérée 
même  par  la  plupart  des  «ateura  oouiine  nMrteUey-aiirloiit  lorsqu'elle  a 
pour  «énUtat,  comme  chez  ces  deux  îndiTidtM,  le  carie  de*  pièces  articu- 
laires, nvec  line  perte  de  substance  osseuse  plus  ou  moins  considérable. 
Ce  succès  extraordinaire,  qu  on  n'a  obtenu  qu'en  faisant  ankiioser  le  mem- 
bre ,  est  dû  à  l'emploi  répété  dn  moia. 

»  D'ailleurs  M.  Ixarey  obtient  le  même  succès  de  l'application  de  ce 
topique  révulsif  dans  tontes  les  tumeots  blanches,  OU  ittflanunation  des 
articulations  compliquée  de  carie. 

a  Deux  des  trois  autres  inrdidet  trépanés  par  M.  Larrey^  concourent 
aussi  à  confirmer  les  principes  du  premier  méandre  de  ce  dnquiène  vo- 
liimc.  Chez  l'un  d'eux,  l'occlusion  de  la  trépanation  est  à  pdne  terminéef 
bien  que  l'opération  date  de  l'année  i8a4- 

»  L'observation  de  cet  invalide  est  insérée  au  tome  premier  de  cette 
Clinique,  page  aa 5. 

a  Chez  raiitic  invalide,  trépané  quelques  année*  plos  tard,  l'ouverture 
du  crâne  n'est  i);is  entièromeiit  fermée ,  car  les  sons  y  passent  encore , c'est 
l'un  des  sujets  sur  lesquels  on  a  fait  des  expériences  pour  rérifier  ce  phé- 
nomène. 

»  Le  troisième  invalide  amputé  du  bras,  k  l'épaule,  préaenle  le  type  du 
résultat  <le  cette  amputation  chez  tous  ceux  i  qui  M.  Larrry  a  pratiqué 
cette  opération.  Le  nombre  total  de  ces  amputés  se  monte  actuellement 
à  117.  Presque  tous  ces  militaires  ont  été  conduits  à  la  guérison. 
-  »  Enfin,  M.  Leawf  a  montré  un  boulet  de  canon  du  poids  de  plus  de 
oinq  Uvns  et  èkmie,  qui  était  caché  dans  la  cuisse  d'un  canannier  blessé  à 
la  bataille  de  Wagram  et  auquel  il  fit  l'amputation  de  ce  membre.  11  a  vu 
le  vétéran  dans  son  dernier  voyage  au  midi  de  la  Fi-ance.  • 


L'Académie  a  reçu,  dans  sa  dernière  séance,  un  écrit  de  M.  Sédiliot  , 
ayant  pour  thre  :  Nouipdlêt  rttherdief  povr  s«nir  à  thUmitm  de  tJan- 
nomiê  cft«  tes  Arabes. 

A  l'occasion  de  la  découverte  de  la  variation,  attribuée,  dans  cet  écrit, 
aux  Arabes,  M.  l'oiston  fait  la  oommunication  verbale  suivante. 

«  Dans  les  premièrai  éditioaa  de  YBmfaïkkm  à»  Sr»tèm  ilMr, 


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(  =«39) 

Laplace  avait  supposé  l'inégalité  de  la  Lune,  qu'on  appelle  la  variationy  égal»- 
h  un  peu  moins  tle  minutes  centésimales  dans  son  maximum  ;  et  dans 
les  dernières,  il  a  supposé  ce  maximum  égal  à  un  peu  plus  de  6'ti  minutes. 
La  différence  entre  ces  deux  valeurs,  qui  s'élèverait  à  près  d'ini  sep- 
tième de  l'une  d'elles,  a  besoin  d'explication.  £lle  tient  à  ce  que  In  pre- 
mière se  rapporte  à  la  longitude  moyenne  de  la  Lune,  et  la  seconde  à  sa 
longitude  vraie;  dans  l'iuie  et  l'autre,  l'argument  est  le  double  de  la  dis- 
tance vraie  de  la  Lune  au  Soleil.  C'est  ce  que  l'on  peut  effectivement  véri- 
fier dans  le  tome  III  de  la  Mécanique  céleste  (pages  377  et  279),  où  cette 
inégalité  est  donnée  sous  ces  deux  points  de  vue  différents.  Le  second  est 
celui  qui  convenait  au  passage  de  l'Exposition  du  Système  du  Monde 
(cinquième  édition,  page  at),  où  Laplace  a  cité  la  variation. 

i>  Dans  les  Tables  de  M.  Damoiseau,  cette  inégalité  est  de  190 1"  sexagé- 
simales, quand  on  la  rapporte  à  la  longitude  moyenne,  et  qu'on  exprima 
son  argument  au  moyen  de  la  longitude  vraie;  elle  s'élève  à  2370",  lors- 
qu'on la  rapporte,  au  contraire,  à  la  longitu<le  vraie,  en  exprimant 
les  arguments  de  toutes  les  inégalités  périodiques,  au  moyen  de  la  lon- 
gitude moyenne.  Ce  cliangement  si  considérable  qu'elle  éprouve  dans  cette 
transformation,  résulte  de  ce  que  l'argument  de  l'inégalité  qu'on  appelle 
Vévection  est  la  différence  des  arguments  de  la  variation  et  de  Vcqua- 
tion  du  centre,  ce  qui  fait  qu'une  partie  considérable  de  la  r<ariation  est 
produite  par  la  combinaison  de  Véquation  du  centre  et  de  Vévection, 
qui  sont  les  deux  plus  grandes  inégalités  du  mouvement  lunaire. 

n  La  grandeur  iZ'o"  de  la  variation  est  donnée  par  la  théorie;  elle 
diffère  de  3"  de  celle  qtie  les  astronomes  ont  déduites  des  observations. 
On  peut  consulter  sur  ce  point  un  mémoire  de  M.  Carlini,  inséré  dans  les 
Èplièmérides  de  Milan. 

D  En  général,  lorsque  l'argument  d'une  inégalité  est  un  multiple  de 
celui  d'une  antre  ,  la  grandeur  de  celle-ci  est  moindre  que  celle  de  la 
première;  c'^st  le  contraire  à  l'égard  de  la  variation,  qui  est  près  de  vingt 
fois  plus  grande  que  Véquation paraKactique ,  dont  l'argument  est  la  moitié 
du  sien. 


(a4o) 


MÉHOIBES  PRÉSENTÉS. 

raniQi»  ■AwfiaATiQUE.  —  Démonstnuion  du  ihéwème  général  des 
surfilées  tf^eUe  tm^iiireture  mtfyeiuiespar  M.  Saiobt. 

(Comimanines ,  MM.  Biot,  Pmiuot,  libri.) 

Voici  les  principaux  corollaires  de  ce  théorème  indiqués  par  l";nit<Mir  : 

V  i'.  Un  corps  homogène,  de  Ggure  quelconque,  étant  parvenu  à  son 
état  final ,  chacun  de  ses  points  a  pour  température  la  moyenne  des  tem- 
pératores  de  toute  surface  sphéricjuc  dont  il  occupe  le  centre  :  c'est  aussi  la 
température  moyenne  de  I:i  sphère  bornée  par  cette  surface. 

>  3*.  Un  corps  hétérogène,  de  figure  quelcouquc,  étant  parvenu  à  son 
état  final,  diacnn  de  ses  points  a  pour  température  la  moyenne  des  tempé- 
ratures de  toute  sur&ce  bornant  un  ensemble  de  couches,  tracées  autour 
de  ce  point  comme  OCUtre  et  avec  des  épnisseurs  variables  pour  la  même 
couche ,  comme  le  produit  de  la  conductibilité  par  lu  chaleur  spécifique. 

»  3".  Dans  te  cas  du  corps  homogène,  on  peut  enlever  autour  d'un 
quelconque  de  ses  point»  une  masse  sphérique  de  grandeur  arbitraire,  sans 
changer  la  température  de  ce  point,  si  chaque  partie  de  la  cavité,  ainsi  lor* 
mée,  rayonne  proportionnellement  à  sa  température  supposée  invariable. 

i>  4°.  Si  le  corps  est  hétérogène,  on  pourra  enlever  autour  d'un  quel» 
conque  de  ses  points,  une  masse  arbitraire  de  couches  superposées  comme 
il  vient  d'être  dit,  pourvu  que  la  cavité,  ainsi  formée,  soit  soufflée  en  une 
sphère,  dont  chaque  élément  rayonne  proportionnellement  à  sa  tempé- 
rature, a 

L'anteur  finit  en  annon^nt  qu'il  offre  de  résoudre  le  problème  sui- 
vant : 

'<  Kta  n  t  donné  un  corps  hooiagènft  de  figure  arbitraire ,  trouver  une  sur- 
)'  face  capable  de  produire  par  rayonnement  les  températures  finales 
»  qu'acquièreat  tous  les  points  de  ce  corps;  de  telle  sorte  que,suppri- 
»  mant  b  matiér«  du  mrps,  les  points  de  Tespaoe  qu'elle  occupait  oonser> 
»  vent  les  mimes  températures  sous  l'influence  de  ce  rayonnement  direct.  > 


(Ml  ) 


caiBUKCu.  —  De  l'introduction  dune  sonde  dans  la  boudte  de  ienjant, 
pour  le  faire  respirer  dam  les  accoachementt  par  les fesses ,  les  genoux, 
ou  les  pieds,  où  le  tronc  étant  sortioa  extrait,  ia  tête  estmvéléo  dans  h 
bassin  de  la  mèref  par  M.  Battdblooqce  neveu. 

(GcKUinknim,  MM.  Magendie,  Flourans,  Brascfaet) 

L'auteur  m  propose  de  prouver  que  l'eafiuit  peut  respirer  : 

«  I*.  Lorsque ,  datis  l'accouchement  naturel  on  artificiel  par  l'extrémité 
inférieure  du  tronc,  le  tronc  étant  sorti  ou  extrait,  la  téte  est  arrêtée  daus 
le  bassin  ; 

»  a*.  Lorsque,  la  poitrine  traversant  le  basain  de  la  mère,  la  téte  est  eu- 
oore  situie  au*dessus  du  détroit  abdominal  ; 

3*.  Ix)rsqne,  dans  l'accouchement  par  l'ovale  supérieur  de  la  tète,  celle- 
ci  est  encore  située  aunlessus  du  détroit  abdumiuai. 

■  4*.  Dans  raoeondieaient  oA  il  présente  le  visage.  » 

M.  A^iub/ocyue  penseqiie,  dans  lesaccmicbenieDts  par  les  pieds,  par  les 
genoux,  par  les  fesses,  lorsque  la  tête  se  trouve  arrêtée  dans  le  bassin,  !a 
cause  essentielle  de  la  mort  de  i'eniant  est  son  asphyxie,  causée  par  l'inter* 
ruption  de  sa  circulation  avec  celle  de  la  Aière;  il  s'agissait  donc  de  préve- 
nir cette  asphyxie;  et,  pour  cci  effet,  il  a  imaginé  de  porter  oue  sonde 
daus  l'intérieur  de  l'uténis,  et  jusque  dans  la  boiiclu-  du  fietUS, pendant  le 
travail  de  l'accoucbeuient,  après  la  rupture  des  membranes. 

Il  ajoute  que  le  moyen  qu'il  propose  pourrait  être  appliqué  dans  tous 
les  cas  où  il  y  a  compression  du  cordon  ombilical. 

BAPPOIITS. 

Rapport  sur  le  martre  hkme  taooarçSde  du  nunas  de  ia  Sirengère^  dans 
le  vaiSaiestre,  arrmtiUsseme$u  de  Grenoble  (/sén). 

(Commissaires ,  MM.  Brongniart,  Cordier,  Héricart  de  Tfaniy;  rapporteur.) 

•  L'Aoadteie  nous  a  chargé»  d'eauniner  un  édumtillon  de  marbre 
blanc  saoearoïde  que  lui  a  yréaantë,  comme  marbre  statuaire ,  M.  TliéodcMre 
Virlet ,  au  noms  de  M.  F.  Breton,  capitaine  du  génie,  et  de  M.  Sapp^, 

statuaire  à  Grenoble. 

a  Ce  marbre  provient  du  haut  du  vallon  du  ramas  de  la  Béretigérc,  au 
sommet  du  val  Senestre,  sur  la  rive  droite  delà  Bonne,  torrent  qui  va  se 


.  (  a^i»  ) 

réiiiiir  au  Drac,à  peu  de  distance  sud-sud-est  de  la  |>etite  ville  de  la  Mure, 
aiTondissemeut  de  Crenoble,  département  de  l'Isère. 

0  La  carrière  de  marbre  de  la  Bérengère  était  connue  depuis  long-temps 
comme  la  plupart  dp  cdles  des  différentes  vallées  de  l'Oisans,  du  Valjouf- 
frev.  du  Vnlbonnnis,  du  Clmmpsaur,  et  du  Valgodemar. 

V  Des  travaux  ont  été  faits,  à  une  époque  reculée,  dans  presque  toutes 
ces  marbrières,  ainsi  que  ratlosteiit  les  vestiges  »les  ateliers  des  anciens  et 
les  blocs  ébauchés  qui  y  sont  restés,  faute  de  moyens  de  transport  et  de 
clieuiins  praticables.  Ces  carrières  sont  d'ailleurs  dans  le  voisinage  des 
glaciers,  et  à  une  toile  hauteur,  qu'on  ne  peut  y  faire  de  travaux  que  pen- 
dant la  belle  saison,  encore  quelcpies-unes  sont-elles  souvent  couvertes  de 
neige  pendant  la  majeure  partie  de  l'année. 

»  Un  des  trois  commissaires,  qui  a  visité  les  carrières  de  marbre  du  dé- 
partement de  l'Isère,  et  qui  les  a  décrites  dans  le  Journal  des  Mines ,  a 
reconnu  l'exactitude  de  la  description  que  M.  Breton  a  «lonnée  de  celle  du 
ramas  de  la  Bérengère.  Cette  marbrière  était  connue  de  M.  Schreiber, 
notre  ancien  inspectciu-  divisionnaire  des  mines,  qui  l'avait  visitée  avec 
ini  des  maîtres  mineurs  de  la  mine  d'argent  d'AlIcmont. 

i>  Les  montagnes  du  val  Senestrc  sont  essentiellement  composées  de 
gneiss  et  <le  schistes  talcqueux.  Le  calcaire  saccaroïde  de  ta  Bérengère  y 
forme  une  grande  masse  qui  paraît  avoir  plus  de  4o  mètres  d'épaisseur; 
elle  est  accompagnée  ile  dolomie  grisâtre. 

ji  L'échantillon  qui  a  été  remis  à  l'Académie  par  M.  Virlet,  et  ceux  qui 
nous  sont  depuis  parvenus  offrent  bien,  en  effet,  un  calcaire  saccaroïde, 
mais  la  masse  n'en  paraît  pas  homogène,  cristallisation  y  est  inégale  : 
ainsi  dans  quelques  parties  le  calcaire  est  plus  ou  moins  spathiquc  ou  la- 
minaire, et  dans  l'autre  plus  ou  moins  compacte. 

»  Sous  le  rapport  de  la  coideur,  ce  calcaire  présente,  tantôt  des  places 
d'un  blanc  de  neige  pur,  éclatant  et  nacré;  tant«)t  d'un  blanc  de  lait,  et 
tuiitùi  enfin  des  parties  d'une  pâte  fine  semi-diapliane,  et  parfois  aussi  une 
pâte  terne  ou  d'un  blanc  de  cire. 

»  La  dureté,  caractère  essentiel  des  beaux  marbres  statuaires,  ne  parait 
pas  égale  dans  toutes  les  parties  de  celui  de  la  Bérengère.  Au  reste,  elle  n'a 
pu  être  appréciée  d'une  manière  exacte  sur  les  échantillons  que  nous  avons 
examinés,  et  qui  n'étaient  que  cles  échantillons  de  collection  minéralo- 
gique.  Cette  propriété  ne  peut  en  effet  être  bien  appréciée  et  bien  consta- 
tée que  sur  des  blocs  d'un  certain  volume  et  avec  le  ciseau  du  sculpteur  ou 
du  statuaire.  Nous  sommes  donc  forcés  de  suspendre  notre  jugement  sur  le 


Diqitizr 


(  >43  ) 

degré  de  durelé  de  ce  marbre,  jusqu'il  ce  que  M.  Sappey,  qui  a  exécuté  un 

bu«e  eu  marlxre  de  lâ  Béreagère,  pour  l'exposiiion,  uous  ait  £ait  connaître 

aoo  opiaioii,  im  que  iioas  en  ajvnt  ft  BoiM  diipOHtm 
MIJOT  par  nos  statuaires. 

»  D'après  les  aualyses  faites  à  Grenoble  dans  II-  laboratoire  de  M.  Gucy- 

mard,  lugéuieur  en  chef  des  mines  de  l'Isère,  ce  marbre  est  composé  : 

"  1*.  Oe  filice  <>.f>C>S 

■  **•  I*««ari>onât«  de  mafinéaie.    .    .    .    .    .  0,020  l  100,00 

•  J".  DesttboMiedeckrai.   99>9**  ' 


tt  !•  dolomie  grise  qui  l'accoiupague, 

•  r.  D'ai^ile   ia,8o  ) 

■  «*.  De  carbonate  de aagnésie   37,60  >  95,26 

•  y.  De  caiboBaia  de  dwn.    4S,8S  ) 


»  Dêu»  wt  laeoiiMiiiiMii»  de  h  ««rlwière  delà  Béreagère  qu'ils  ont  laite 
l'été  dernier,  U.  Goejnerd  et  H.  Breton  en  ont  ititexploiier  et  descendie 

quelques  blocs  à  Grenoble,  et  d'après  leurs  calculs,  iU  eetiment  que  le 
mètre  cube  de  ce  marbre  rendu  dans  cette  ville  reviendra  à  3oo  fr.,  qu'il 
en  coiktera4oo  fr.  de  cette  ville ii  Paris,  et  qu'ainsi  le  luetrc  cube  y  revieii. 
dnit  à  700 fir.,  oeqni  nettndtle pied  eobe à  3o  environ. 

■  Kous  venons  d'apprendre  que  sur  la  demande  de  M.  k  préfet  de  l'I- 
sère, le  conseil-général  de  ce  département  a  voté  une  somme  de  i5,ooo  fr. 
pour  faire,  sous  k  direction  de  M.  l'ingénieur  eu  cbel  des  mines  de  l'ar- 
fondiMement  dai  tiamiux  itffsploration  dans  Ja  BHMrbrière-de  la  Bérengère  ; 
ainsi,  si  dans  l'état  actuel  des  choses,  nous  M  •pouvons  émettre  moime 
opinion  positive  sur  les  véritables  qualités  de  ce  marbre,  nous  espérons  du 
moins  pouvoir  prouhainenieut  faii'e  connaître  à  l'Académie  sa  valeur  sous 
le  rai^Mtrt  de  la  aUtnaire  et  des  divers  emplois  auxquels  il  com^ndm  dans 
kaarla. 

ÂÊ^pon  tur  le  vojrage  à»  M.  CoasraaT  Piivocr  i  ^ilfe  Ac/Ës,  à  JAii^^  «n 
SMh ,  m*  Ue»  L^ari  et  dont  ht  eimron*  de  Naplet. 

(Gononiasaires,  mtBwmgniarf,  lroahant,Beftfiieret  Cosdigf  wipporteiir.) 

c  L'appartlkm  au  moiade  juin  de  Tannée  t83i  »  d'un  volcan  aoos<niariu, 
situé  entre  les  o6tes  de  Sicile  et  celles  d'Afrique,  excita  en  Europe  une  at- 


(  a44  ) 

tendon  générale  plus  grande  peut-être  que  ne  le  méritait  ce  genre  de  fait 
géologique,  qui  d'après  les  récits  de  l'histoire  cl  d'après  les  descriptions  des 
observateurs,  était  déjà  assez  bien  connu  des  savants  qui  ont  quelque  éru- 
dition. Eu  effet  dans  l'archipel  de  Murée,  aux  Arores,  en  Islande  et  dans 
d'autres  contrées,  de  nombreux  ilôts  volcaniques  s'étaient  montrés  à  des 
époques  assez  récentes  pour  que  les  circonstances  de  leur  formation  eussent 
pu  être  examinées  attentivement  et  signalées  avec  exactitude. 

»  Toutefois  il  importait  de  profiter  de  la  nouvelle  occasion  qui  se  présen- 
tait, non-seulement  pour  répéter  les  observations  déjà  acquises  à  la  science, 
mais  encore  pour  les  étendre  s'il  était  possible,  et  pour  lever  quelques  in- 
certitudes que  divers  géologues  concevaient  sur  la  nature  du  phénomène, 
sur  sou  étendue  et  sur  ses  conséquences.  La  situation  du  nouveau  volcan 
offrait  d'ailleurs  cet  avantage,  qu'il  était  facile  d'en  étudier  les  rapports  avec 
les  terrains  volcaniques  de  tous  les  âges  qui  existent  dans  les  contrées  en- 
vironnantes. Mais  de  plus  la  curiosité  du  monde  savant  se  trouvait  excitée 
par  l'espoir  d'apprendre  le  témoignage  que  la  nature  elle-même  allait  por- 
ter sur  une  opiition  |>articulière  que  quelques  géologues  distingués  avaient 
récemment  essayé  d'introduire  dans  la  science ,  relativement  au  mode  sui- 
vant lequel  se  sont  formés  certains  grands  tertres  volcaniques  antérieurs  it 
la  période  géologique  dans  laquelle  nous  vivons. 

»  D'un  autre  côté  l'existence  d'une  terre  nouvelle,  et  peut-être  de  récifs 
ilangereux  au  milieu  des  parages  les  plus  fréquentés  de  la  Méditerranée ,  of- 
frait à  la  marine  de  tous  les  états  voisins  une  question  importante  à  résoudre 
suus  le  point  de  vue  de  la  navigation  ,  du  commerce  et  même  de  la  politi- 
que; le  gouvernement  français  n'y  était  pas  moins  intéressé  que  l'Angle- 
terre et  le  royaume  des  Deux-Sicilcs.  Aussi  M.  le  contre-amiral  de  Rigny, 
alors  ministre  de  la  Marine,  crut  nécessaire  d'expédier  le  brick  de  l'état  la 
Flèche,  sous  la  conduite  de  M.  le  capitaine  I^upierre ,  pour  faire  reconnaître 
l'étendue  et  la  situation  exacte  de  File  nouvelle.  M.  le  minisire  voulut  en 
outre  qu'un  observateui-  capable  de  recueillir  les  documents  propres  à  in- 
téresser la  géologie,  fût  adjoint  à  l'expédition  et  considta  l'Académie  de« 
Sciences  à  cet  égard. 

>  Le  choix  de  l'Académie  se  porta  sur  M.  Constant  Prévost,  qui  par  ses 
nombreux  travaux  antérieurs  et  son  judicieux  et  consciencieux  esprit  d'ob- 
servation,  méritait  à  coup  sûr  cette  marque  He  confiance;  désigné  le  19  août 
i83i  ,  il  avait  quitté  Paris  le  6  septembre,  accompagné  d'un  dessinateur 
habile,  M.  Ed.  Joinville,  etleaS  du  même  mois  il  était  en  vue  du  nouveau 
volcan  sous-marin. 


4 


(  } 

»  Avant  d'exposer  à  l'Académie  les  résultats  sciiMitifiqiies  de  ce  voyage , 
nous  devons  lui  rappeler  les  termes  de  la  mission  qu'elle  avait  confiée  à 
M.  Constant  Prévost,  et  lui  faiiM:  en  même  temps  connnitre  les  causes  qui 
ont  retardé  jusqu'à  présent  le  rapport  que  nous  lui  présentons  aujourd'hui. 

■>  L'intention  de  l'Académie  n'était  et  ne  pouvait  être  de  céder  à  un 
sentiment  de  curiosité  peu  profitable ,  en  se  bornant  à  demander  un  récit 
minutieux  d'un  événement  qui  considéré  isolément,  ne  pouvait  vraisem- 
blablement accroître  que  jusqu'à  un  certain  point  les  connaissances  ac- 
quises. Aussi  les  instructions  remises  à  M.  Constant  Prévost,  lui  pres- 
crivaient en  outre  de  recueillir  tous  les  renseignements  et  toutes  les 
observations  propres  à  indiquer  les  relations  que  le  nouveau  volcan  pou- 
vait avoir  avec  les  volcaus  brûlants  et  éteints  de  celte  partie  de  l'Europe, 
tant  des  îles  situées  entre  la  Sicile  et  l'Afrique  que  de  la  Sicile  elle-même, 
des  îles  Eoliennes  et  du  golfe  de  Naples,  en  distinguant  soigneusement  leurs 
différents  âges  et  leurs  diverses  origines  soit  sous-marine,  soit  atmosphé- 
rienne.  Il  devait  aussi  étudier  1rs  rapports  de^  produits  volcaniques  anciens 
de  ces  contrées  avec  les  terrains  de  transport  et  de  sédiment  dont  ils  pour- 
raient avoir  été  contemporains  et  fixer  l'âge  de  ceux-ci  par  l'examen  com- 
paratif des  débris  organiques  fossiles  qu'ils  renferment. 

»  Conformément  à  ces  instructions,  M.  Constant  Prévost  s'embarqua  if 
t6  septembre  i83i,  à  Toulon ,  sur  le  brick  la  Flcdie ,  dont  le  capitaine  et 
MM.  les  officiers  s'empressèrent  pendant  toute  la  durée  du  voyage,  de  se 
prêter  de  tous  leurs  moyens  au  but  scientifique  de  l'expédition  et  il  est 
rentré  en  France  à  la  fin  d'avril  1 83a.  Pendant  ce  vo3'age  dont  la  durée 
fixée  d'abord  à  deux  mois,  s'est  ainsi  prolongée  pendant  huit  mois,  et  cela 
sans  nouvelle  allocation  d'indemnités ,  M.  Constant  Prévost  a  successive- 
ment visité,  le  nouvel  îlot  volcanique,  Its  terrains  tertiaires  des  îles  de 
Malte  et  de  Gozzo,  le  littoral  de  la  Sicile,  Syracuse,  Catane,  les  îles  des 
Cyclopes,  l'Etna,  Taoïmina,  Messine,  les  monts  Pelorcs,  la  presqu'île  de 
Melazzo,  Palcrrae  et  ses  environs;  puis  l'intérieur  de  l'île  suivant  sou  plus 
grand  diamètre,  de  Palerme  jusqu'à  Noto;  il  a  repris  ensuite  son  explora- 
tion circumlittoralepar  la  côte  méi'idionale  et  les  villes  d'Alicata,  Girgenti, 
Siacca,  Mazzura ,  Marsala  et  Trapani ,  dont  l'exameu  offrait  un  intérêt  tout 
spécial  à  raison  du  voisinage  de  l'îlot  récemment  formé. 

■  Les  îles  volcaniques  de  Ijipari,  Vulcano,  Vulcancllo  et  Stromboli,  fu- 
rent aussi  étudiées  en  détail  par  M.  Constant  Prévost, qui  employa  ensuite 
un  mois  à  visiter  le  Vésuve  et  les  terrains  volcaniques  du  golfe  de  Naples, 
Le  ]6  avril,  il  arrivait  à  Rome,  en  profitant  de  l'autoriKition  que  l'Aca- 

35.. 


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(  ^46  ) 

ilémie  lui  avait  accordée  de  continuer  son  voyage.ll  se  préparait^  visiter  It-s 
volcan»  éteints  de  la  Campanie  et  à  passer  ensuite  en  Sardaignc  et  en  Corse, 
lorsque  la  nouvelle  des  ravages  du  choléra  le  rappela  brusquement  dans  sa 
iamille ,  à  Paris ,  où  il  était  de  retour  le  39  avril. 

»  Les  principaux  résultats  du  voyage  de  M.  Constant  Prévost  ont  été  suc- 
cessivement et  à  diverses  époques,  soinnis  psir  lui  à  l'Académie.  Dans  la  sé- 
rie lie  ces  commimicationa  il  a  eu  soin, ainsi  <}iril  le  devait,  de  traiter  avec 
le  plus  grand  détail  de  tout  ce  qui  pouvait  avoir  rapport  à  l'iie  Julia;  il  a 
pour  ainsi  dire  épuisé  cette  matière.  Enfin  il  a  en  quelque  sorte  complété 
cette  masse  importante  de  documents  en  y  joignant  l'exposé  <les  recherches 
auxquelles,  depuis  son  retour,  il  s'est  livré  tant  en  Auvergne  que  dans  le 
Vivarais,  pour  appuyer  la  manière  dont  il  avait  envisagé  les  phénomènes  et 
les  terrains  volcaniques  tant  anciens  que  modernes  de  la  Méditerranée. 
Ces  documents  renvoyés  aux  commissaires,  sont  : 

V  i*.  Le  rapport  provisoire  adressé  de  Malte  ie  i  octobre  i8'3i,  conte- 
nant le  récit  des  observations  recueillies  personnellement  par  M.  Constant 
Prévost  au  moment  de  sa  descente  sur  l'île  Julia  et  plusieurs  vues  et  coupes 
de  Tile  sous  ses  différentes  faces. 

»  3*.  Une  carte  géologique  de  la  plus  grande  partie  de  la  Sicile  et  deux 
grandes  coupes  transversales ,  Tune  se  dirigeant  de  Trapani  au  cap  Passaro; 
l'autre  depuis  ce  dernier  point  jusqu'à  Melazzo;  ces  coupes  sont  accompa- 
gnées d'une  description  sommaire  mais  très  précise,  très  claire  eL  dégagée 
de  toute  idée  systématique,  des  principales  tormations  géologiques»  de  cette 
contrée;  elles  ont  été  communiquées  de  sa  part  à  {'.Académie  au  commen» 
cernent  de  i833. 

■  3°.  Plusieurs  notices  en  forme  de  lettres  qui  ont  été  lues  à  l'Aca- 
démie, en  iB3i  et  au  commencement  de  t83a;  elles  étaient  relatives  à  la 
géologie  de  l'ile  de  Malle;  au  contact,  à  l'enchevêtrement  des  dépôts  ter- 
tiaires les  plus  modernes  avec  les  roches  feldspathiquos  et  micacées  de  la 
presqu'île  de  Melazzo;  au  gisement  et  à  l'àgc  du  terrain  gjrpso-salit'ére  de 
la  Sicile. 

9  4*-  rapport  général  et  très  étendu  sur  l'ensemble  du  voyage;  il  a  été 
présenté  à  l'Académie  par  M.  Constaut  Prévost  lui-même  dans  le  courant 
de  1 83a  et  de  1 833.  Il  est  divisé  en  trois  parties  qui  forment  autant  de  mé> 
moires  distincts.  A  ce  rapport  sont  jointes  les  pièces  suivantes,  savoir  :  (a)  un 
journal  très  détaillé  des  observations  faites  relativement  à  l'apparition  de 
Pile  Julia,  soit  personnellement  par  M.  Constant  Prévost,  soit  antérieure- 
ment à  son  voyage,  par  des  habitants  de  la  Sicile  et  de  Malte,  dont  il  a  pu  ro 


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(  «47  ) 

Qoeillir  le  témoignage  verbal  ou  ronsullcr  les  notes,  t<''mnit;n,iges  qu'il  a  sui- 
gwusement  comparés  et  appréciés;  ce  journal  ne  laisse  rien  à  désirer  sous 

^^^a^^^-^^^  jailli mmm^m atfciÉB^toâ^MMÉ^AiMÉi— iétf  ^Éi a ti  M^'di M itf it l'i  AAUk  l^*éLlfci>  nf  i 

mènes  qui  ont  précédé,  «ccorapagéé  ou  sum  l'éniptiott  volcanique,  (b).  Du 
relevé  des  observations  thermomôtriqucs  et  barométriques  (pii  Diit  été 
lailec  troiff  iuispar  jour,  à  bord  du  brick  ia  Flèche,  non-setilenient  pen<iitnt 
~  I  voyage, «Mf»  «èauve  jusqu'au  S  mai  t8%<  (e).  Un  portéfeUlUPifè 
iliraHlM  de  vnear  «t  |mMImmab  gédiogUjaes,  pbysiqu«À 

et  pittoresques  des  côtes  de  Mrilfo,  de  Sicile  et  du  golfe  de  Naples,  dessi- 
i^MSy  avec  beaucoup  de  soins  et  d'intelligence,  par  M.  Ed.  Joinville,  sous  la 
mlfÊÈaàéùyLQ^^tvnÊ^  .  .     -s^  k    i-  '  -'l  K.tC;m>b 

«ÉMS  géoiogiquAjUwÉiih fcé  adressée  par  M.  C.  Prévost  à  M.  le  président  de 
ftbaadémie,  sur  lest  iiFoleans  éteints  du  Mont-Doro,  du  Cantnl  et  du 
Mé>in,  comparé»  à  l'fltoM  et  au  Vésuve;  1  objet  principal  de  cette  notice 

lu  èlÎHliiii  lu  Méditerranée,  il  n'érait  besoin  dVivnir  recours  à  l'espèée 
d'explication  qu'on  a  désignée  sous  le  nom  d'hypothèse  des  cratères  de  son- 
levenient,  pour  rendre  raison  de  la  disposition  actuelle  des  grands  massiis 
vokanique»  plrta«aMMMIiAMllrii»>«ril|^^  t|ni 
existent  dans  ces  contrées. 

•  ri".  l,"n  dernier  travail,  le  plus  important  peut-être  par  le  i,'ian  I  iintn- 
bre  d'observations  positives  qu'il  renferme,  est  le  catalogue  raisonne  de» 
riHiBliiMi  iféiiliiginiiuiliiÉMMiw  par  «t'C-  ii<ii<Élègii»tllWWy>|i)<>^  éé- 
posés  far  hiivKiNnir^sviéii'ide  l'Académie,  au  Mméom'd'biëtoire  niitti^ 
relie.  Ce  cata'ogue  inéthodi{pii' ,  de  plus  dr  'i,n(>t>  é<-li  intillons,  est  accorrii 
pagnë  de  79  coupes  extraites  du  journal  original  de  M.  C  Prévost,  et  qui 

lotelligence  rww         détaW  tlKe'gVÉil^  WtAi 


groupes  des  terrains  ik'  b  Sicile  dont  elles  cxpliqtient  et  eémiiient^VW 

gisements  les  plus  remarquables,  tels  que  ceu\  des  terrains  volcnniqi^^ 
anciens  des  difTérents  étages  tertiaires,  du  gravier  ossifere  îles  cavernes, des 

dmM4ira4rol^«iHllÎMé«n>émoires.  .  ' 

n  Ces  coupes  et  ce  catalogue  méthodique  constituent  un  tnrvaîl  précieilîi 
Éondamental ,  exempt  de  toute  spéculation  théorique  et  systématique,  que 
IMMMtMTfMim  fit«f|MM|iaMBme  garaMié  et  iE<iiMn«  oàntMlé  dé  Mi 
i«Éi|iiiiiiriinli  Èn^éhmmÊiiom^bo/k^t  «I  (te* 'lé(|ml  toua  les 


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(  «48  ) 

vanls  pourront  directenienl  puiser  la  plus  solide  de  toutes  les  instructions 
en  matière  de  géologie.  Les  préparations  et  l'examen  que  les  échantillons 
deroclies,  qui  conipusent  une  si  nombreuse  collection,  ont  du  subir,  la 
détermination  difficile  <lu  grand  nombre  de  corps  organiques  fossiles 
qu'elle  renferme,  et  la  rédaction  minutieuse  de  tant  d'articles  descriptifs 
ont  exigé  un  temps  considérable  que  l'auteur  n'a  pu  trouver  que  successi- 
vement et  à  la  longue,  et  telle  est  en  définitive  la  cause  principale  du  re- 
tard que  votre  commission  a  mis  à  faire  son  travail  sur  le  tout,  et  à  vous 
soumettre  son  rapport. 

»  Ce  retard,  nu  reste,  n'a  point  été  stérile  pour  les  résultats  du  voyage 
dont  M.  C.  Prévost  devait  rendre  compte  k  l'Académie,  puisqu'il  lui  a  ^r- 
mis  d'étendre  ses  observations  sur  les  terrains  volcaniques,  par  des  voyages 
exécutés  tant  en  Auvergne  que  sur  les  bords  du  Rhin,  et  d'obtenir  ainsi  de 
nouveaux  termes  de  comparaison  propres  à  agrandir  le  cadre  déjà  très 
vaste  qui  lui  avait  été  tracé  à  l'occiusion  de  l'île  Julia. 

B  De  CCS  divers  éléments  des  recherches  faites  par  M.  C.  Prévost,  vos 
commissaires  ont  extrait  l'indication  suivante  de  quelques-uns  des  princi- 
paux ré&ult^its.  Ces  résultais  âont  reblifs  : 

«  1*  A  l'île  Julu)  ; 

•  a*  Aux  terrains  volcaniques  des  contrées  environnantes; 

»  3*  Au  terrain  tertiaire  de  l'île  de  Malte; 

»  4"  Aux  leirains  tertiaires  de  la  Sicile; 

»  5*  Enfin  aux  terrains  plus  anciens  de  cette  même  île. 

>>  Relativement  ù  l'ile  Julia,  on  peut,  d'après  M.  C.  Prévost,  résumer, 
ainsi  qu'il  suit,  les  circonstances  qui  ont  précédé,  accompagné  etsuiviTap» 
parilion  du  volcan  sous-marin. 

a  t".  Depuis  plusieurs  siècles  le  fond  de  la  mer,  à  travers  lequel  le  nou- 
veau volcan  s'est  ouvert,  avait  été  fréquemment  et  violemment  agité  par 
des  secousses  souterraines  qui  uvaieut  en  même  temps  aflecté  avec  plus  ou 
moins  d'énergie,  non-si-utenient  la  côte  méridionale  de  la  Sicile,  mais 
encore  le  sol  de  l'île  de  Pantellerie,qui  en  est  éloignée  de  près  de  3o  lieues. 
Ces  effets  s'étaient  ordinairement  manifestés  lorsque  les  deux  autres  foyers 
d'agitation  volcanique  do  la  Sicile,  c'est-à-dire  sa  partie  orientale  ou  région 
de  l'Etna,  et  sa  partie  septentrionale  ou  région  des  îles  Éolienncs,  deiueu* 
raient  en  repos. 

>  2'.  IjA  nouvelle  île  ne  s'est  pas  élevée  sur  un  haut-fond,  ni  sur  un  banc, 
ainsi  qu'un  l'avait  aiuioncé  d'abord,  mais  bien  au  piedd'uu  véritable  escar- 
pement sousj-mariu  qui  termine  à  l'ect  le  banc  de  V^t^nture,  lequel  est 


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(  ^49  ) 

large  de  plus  de  ao  lieues  dans  toHS  les  sens,  et  donl  la  surface  légèrement 
ondulée,  n'est  recouverte  que  de  26  à  4o  brasses  d'eau  au  plus,  et  dans 
beaucoup  d'endroits  de  7  à  8  seulement,  tandis  que  la  sonde  indique  plus 
de  100  brasses  de  profondeur  dans  la  partie  du  canal  qui  est  comprise  en- 
tre le  port  de  Siacca  et  l'ile  de  Pantellerie. 

«S".  C'est  entre  ces  deux  points, à  environ  1 3  lieues  au  sud-ouest  du  pre- 
mier et  18  lieues  au  nord-est  du  deuxième,  à  S^'io'oo*  de  latitude,  à 
lo*  a2'8"de  longitude,  à  unei  lieue  nord-ouest  environ  du  banc  de  Nerita, 
qu'était  situé  le  nouvel  îlot  volcanique,  par  conséquent  sur  une  ligne  di- 
rigée du  nord-est  au  sud-ouest,  et  aux  deux  extrémités  de  laquelle  se  ma- 
nifestent depuis  long  temps  des  agitations  souterraines  synchroniques.  Ces 
faits  remarquables  ont  été  mis  en  évidence  par  une  carte  et  deux  coupes 
sous-tuarines  fort  instructives  que  M.  C.  Prévost  a  dressées  d'après  les 
sondages  et  les  relevés  hydrographiques  du  oipitaine  Smith,  et  qui  lont 
partie  des  matériaux  soumis  à  l'Académie. 

n4°'  l-<'npparition  delà  nouvelle  île  fut  précédée  de  treniblementsde  terre 
nombreux  et  prolongés,  qui  se  manifestèrent  vers  la  fin  du  mois  de  juin, 
et  qui  furent  ressentis  sur  une  étendue  de  plus  de  f\o  lieues,  les  uns  eu 
mer  par  les  navigateurs,  et  les  autres  le  long  des  côtes  méridionales  de 
Sicile  ;  ces  secousses  du  sol ,  le  plus  souvent  dirigées  du  sud-ouest  au  nord- 
est,  furent  souvent  accompagnées  de  bruits  très  forts,  compares  parles 
habitants  à  de  longues  canonnades  entendues  de  loin. 

»  5*.  Plusieurs  jours  avant  les  premières  éruptions,  la  surface  de  la  nier 
paraissait  bouillonnante,  les  eaux  étaient  troubles  et  couvertes  de  poissons 
morts,  qui  souvent  ont  été  observés  jusqu'à  plus  de  10  lieues  du  point 
central  de  tous  ces  phénomènes  préliminaires. 

■  6*.  Les  éruptions  proprement  dites  ont  commencé  aux  premiers  joui  s 
de  juillet,  par  des  vapeurs  légères  qui,  peu  à  peu,  augmentèrent  et  fini- 
rent par  former  au-dessus  de  la  mer  une  colonne  de  iSoo  à  aoou  pieds 
de'  hauteur  sur  60  à  aoo  pieds  de  largeur.  Ces  vapeurs,  chargées  d'une 
odeur  sulfureu.se  prononcée,  s'élevèrent  d'abord  .seules;  puis  elles  furent 
mêlées  de  cendres  et  de  fragments  de  scories  dont  la  projection  était  in- 
termittente et  accompagnée  de  lueurs  lumineuses  et  d'éclairs  qu'on  a  pré- 
sumés être  dus  à  un  dégagement  abondant  de  fluide  électrique.  C'est  à  la 
suite  de  ces  projections  multipliées  de  ujatières  incohérentes  et  souvent 
incandescentes  que  les  premières  proéminences  se  sont  montrées  un  peu 
au-dessus  du  niveau  de  la  mer. 

*  7".  La  iurmation  de  l'île  futsuccessivecomme  les  projectionsde  matières 


(  aSo  ) 

incohérente!».  Plusieurs  pruémiHeoces  ij»olée»  «e  desisiuerent  d'abord  d'une 
manière  très  nette;  bientôt  elles  s'accrurent  de  plus  en  plus,  et  leur  réu- 
nion finit  par  former  autour  du  centre  d'ériiption  un  bourrelet  de  matière* 
meubles  dont  la  i'urnit-  varia  continuellement  comme  les  circonstances 
éruptives,  et  qui,  par  des  ad<liliuns  superficielles,  s'éleva  graduellement 
jusqu'à  200  pieds  au  moins.  Depuis  sa  base  jusqu'au  sommet,  la  masse  de 
l'ile  n'offrait  qu'un  auias  cralérifurme  de  cendres ,  de  sables  pyroxéniques 
et  de  scories  ordinaires,  sans  apparence  d'aucune  coulée  de  lave,  et  bien 
moins  encore  de  strateis  de  roches  solides  et  continues,  que  l'on  aurait  pu 
considérer  comme  un  fond  de  mer  soulevé  en  masse,  soit  continue,  soit 
crevassée. 

»  8*.  Enfin ,  après  des  éruptions  intermittentes  semblables  en  tout  aux 
précédentes,  et  qui  ont  duré  depuis  le  milieu  du  mois  de  juillet  jusqu'à  lu 
tin  de  septembre,  l'ile  disparut  lentement  et  successivement,  comme  elle 
avait  apparu,  niais  par  une  cause  différente.  Ce  ne  fut,  en  effet,  ni  par 
effondrement  de  sa  masse,  ni  par  nt)aissement  insensible  du  sol  sous- 
marin,  mais  par  l'action  des  values,  qui,  après  avoir  modifié  le  con- 
tour des  bases  du  cratère  pendant  les  éruptions ,  continuèrent  ensuite 
ii  saper  ces  même^  bases  de  tous  côtés,  provoquèrent  Téboulement  suc- 
cessif  des  cendres ,  des  lapilli  et  des  scories  incohérentes  dont  il  était 
composé,  et  rasèrent  définitivement  ce  frêle  édifice  en  moins  de  deux  mots 
de  temps.  Au  mois  de  décembre,  il  ne  restait  à  la  place  du  volcan  qu'un 
banc  couvert  de  9  à  io  pie<ls  d'eau,  dont  la  forme  n'a  plus  rien  qui  in- 
dique son  origine;  circonstance  importante  à  signaler,  ainsi  que  le  re- 
marque M.  Prévost ,  pour  faire  comprendre  la  difficulté  qu'il  y  a  de 
retrouver  les  anciens  foyers  d'éruptions  dans  les  terrains  volcaniques 
sous-marins  qui  sont  aujourd'hui  émergés ,  et  qu'on  reconnaît  sur  certains 
points  de  la  surface  de  nos  continents. 

1)  De  ces  résultats  positifs  et  indépeuilants  de  toute  hypothèse,  M.  Pré- 
vost a  été  amené  à  tirer  les  conséquences  suivantes,  qui  lui  semblent 
découler  naturellement  d<;  la  comparaison  des  faits. 

»  i*.  L'éruption  de  j83i  a  commencé  au  fond  d'un  bassin  dominé  par 
UQ  escarpement  sous-marin  abrupte,  dont  les  bords  annoncent  une  dis- 
location linéaire  très  ancienne  du  sol. 

■  î*.  D'après  les  traditions  que  l'on  conserve  à  Malte  et  en  Sicile  (dont 
tme  remonte  au  commencement  tlu  1 7*  siècle),  d'après  la  structure  des  vieux 
terrains  volcaniques  sous  marins  qu'on  voit  maintenant  émergés  et  déman- 
telés dans  le  /  'al <li  A'otv,  au  pied  de  l'Etna,  il  est  à  |)résumer  que  l'éruption 


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(  ) 

1 83 1  n'est  pas  la  première  qui  ait  eu  lieu  sur  ce  point  de  la  Méditerranée. 
Il  est  probable  qu'elle  a  été  anciennement  précédée  par  des  éruptions  com- 
plètement sous-marines,  soit  de  matières  scorifiées  incohérentes,  soit  de 
laves  ordinaires  qui  se  sont  étendues  en  forme  de  nappes  plus  ou  moins  in- 
clinées, ou  d'accumulations  plus  ou  moins  épaisses,  et  que  ces  accu- 
mulations  avaient  en  quelque  sorte  préparé  le  théâtre  de  la  nouvelle 
éruption,  et  avaient  ainsi  diminué  la  profondeur  qui  était  à  combler  pour 
que  les  matières  incohérentes  qui  ont  formé  le  cratère  de  i83i  pussent 
affleurer  jusqu'à  la  surface  «le  la  mer  et  même  s'élever  fort  au-dessus  de 
son  niveau. 

»  3".  Si  ce  long  travail  sous  les  eaux  ne  s'est  manifesté  cpie  très  ra- 
rement à  leur  surface  par  des  signes  positifs,  cela  est  dti  atix  ciroons- 
tances  qui,  suivant  M.  Prévost,  accompagnent  en  général  les  épanchements 
des  matières  volcaniques  par  des  bouches  sous-marines  profondément  sub- 
mergées; les  eaux  alors  condensent  etabsorbent  en  tout  ou  en  partie  les  gaz 
et  les  vapeurs  qui  w  dégagent  du  foyer  d'incandescence,  et  ces  fluides  élas- 
tiques ne  peuvent  lancer  à  une  grande  hauteur,  dans  un  liquide  aussi  dense 
que  l'eau,  la  lave  et  les  scories  sous-marînes.  On  peut  même  présumer  que  le 
mouvement  produit  dans  ^  masse  des  eaux  par  la  sortie  brusque  et  vio- 
lente des  fltiides  élastiques,  doit  contribuer  à  entraîner  les  matières  in- 
cohérentes loin  dos  orifices  d'éruption ,  et  par  conséquent  l'élévation  des 
cratères  sous-marins  doit  être  moins  grande  que  celle  qu'ils  auraient  res- 
pectivement prise  à  l'air  libre. 

>  4*.  Si  les  choses,  poursuit  M  C.  Prévost,  ne  se  sont  pas  ainsi  passées 
dans  des  temps  plus  ou  moins  anciens  sur  le  fond  de  mer  qui  a  servi  de 
base  à  111e  Julia ,  c'est  ainsi  du  moins  qu  elles  ont  incontestablement  eu 
lieu  pendant  les  premiers  temps  de  l'éruption  de  i83i.  Lors  donc  que  le 
sommet  de  la  montagne  sous-marine  ainsi  formée,  s'est  approché  de  la 
surface  de  la  mer,  la  pression  devenant  moindre,  le  dégagement  de  la  va- 
peur d'eau  a  été  sensible;  et  bientôt,  par  la  même  raison,  la  matière  de  la 
lave  incandescente  a  pu  être  lancée  dans  l'atmosphère;  retombant  dans 
Teau,  les  cendres  et  les  scories  formées  par  la  dissémination  de  la  matière 
volcanique  et  par  son  refroidissement  subit,  ont  été  en  partie  entraînées 
au  loin  sous  les  eaux  et  en  partie  accumulées  autour  de  l'orifice  d'éruption 
jusqu'à  ce  que  plusieurs  points  saillants  au-dessus  de  l'eau  s'étant  montrés, 
les  circonstances  ordinaires  atmosphériques  ont  succédé  à  celles  des  vol- 
cans sous-roarins;  un  cratère  semblable  en  tous  points  à  ceux  qui  se  forment 
journellement  dans  les  volcans  continentaux,  par  additions  superficielles 

36 


9 


et  iODOMuvai,  s'«st  {traf;reasiTement  élevé  et  netteiiMat  (iessiné  au-dessus 

9  5*.  Doi  couléM  de  Ia?e,  dit  «ooore  VL  G.  Prévost,  sont  peut>êtreaop» 
t&li  par  des  fissures  du  pied  et  des  flancs  submergés  du  cône  d'éruption, 
wttifi  la  oolonoe  ascendaute  de  matière  fluide  A'ayaat  pM  atteint  le  niveau 
é».|»imiilÉÉliiffllrtlii  lïitilW  coMiMir  n'tec  «««m  mmuHAw  km 
mriiiiÉii  wi  iiliriiiiili  de  l'île  naissantto» «ftIM  n'alla  iImIw  &  KMift 
des  vagiies,  Tivorisée  par  les  ébranlements  do  sol. 

»  6°.  En  uD  mot ,  il  suitit,  auKvaat  M.  Prévost,  de  se  rendre  un  compte 
aussi  simple  que  naturel  de  l'action  des  phénomènea  Tolcaniques  !«•  pta» 
vwll^wii  eilwiMia—  >oiirtM»<téi<i  tfM»  de  l«m  praduto  aoni  r«Mi 
et  dans  l'atmosphère,  pour  concevoir  de  la  manière  la  plus  nette  et  la  plus 
incontestable  la  formation  et  la  destruction  du  iKmveau  tertre  volcanique. 
Ce  qui  eiKjjgsiffiiwnt  certaiiH«ui«aBt  im^  c'est  que,  d'ime  part,  «elte  fiar' 

puftliiltMft,  ni  d'uae  énotiMbpimMflure  de  lave  asMS  visqueuse  piwr 
être  restée  tout  d'une  pièce  maljïré  son  étoudue  et  malgré  sou  élévation 
au-du>!>u&  de  la  mer^et  que,  d'une  autre  part,  la  destruction  u'u  oté  pru^ 
duit»  aife»  jftwdnnunt»  aipati  ane  pr^eelioiir  SmUm  dtiMMii  kt 
matièreâ  préflMwment  accumulé«i$  projection  qui  aurait  été  oaAnMiéB 
parle  dégagement  subit  d'une  immense  quaatité  de  matières  gnzeuses. 

»  Partaut  de  ces  oonsidératMMts  et  de  oiM«a  «(iM  lui  a  au^éré  l'exameii 
des  terrain»  évideamient  •oàs-afrin»  dorTiMMIslOr  M.  C  9f«wnk  mn  «p* 
rivé  A  d—aiplioaiaoM  intéminii  wlatifiwMnn  k  1*  naaiHink»  de  I^Elmi, 
doStromboli,  de  Yulcauo  et  du  Vésuve;  remarquant  que  les  anciens  ter- 
rains pyrogènes  qui  servent  de  base  aux  déjectioos  modernes  de  ces  vol- 
cans encore  en  pleine  activité^  olfrent  daiie  leur  pertieintérieiMre  lescorac- 
*hm  àtÊ  OHrtièree  voleMifMe  mmnÊÊÊiÊm  et-deM  Imrpeeli^aupAfiMMW 
les  caractères  des  déjecliDliMlaeipliériHaÉB,ct  gènéralisaAt  «e  lotfde  de  fov- 
mation  ,  il  a  cru  pouvoir  annoocer,  comme  un  bit  positif,  aoiv^eolemaaK 
qife  les  bases  des  graixis  systèmes  volcsaiques  dont  il  s'agit,  mais  eucefe 
griaia  ■■■■»■  detirwia»  pyrogènes  qui  fiM«toN«»iKaMelë1iMil- 
l>M«,le  Caotal  et  le  Mesin,  éteiest  leanUMdBfpnands.ii^cses  d'émptfet* 
qui  auraient  été  démantelés  par  les  puissantes  érosions  superficielles  qui 
ont  ravagé  toutes  les  «nine  prties  de  ia  terre  aniérieamseut  à  la  pé- 
riede  féokfiquediMlafadfeMM^eiMHk 


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(  a53  ) 

férente.  Il  n'est  pas  dans  l'objet  de  ce  rapport  de  le  suivre  dans  celte  disctu- 
sion  que  depuis  il  a  soutenu  en  diverses  circonstances,  qui  est  devenue 
très  animée,  et  qui  aura  du  moins  l'avantage  d'exciter  de  nouvelles  re- 
cherches. Il  nous  reste  d'ailleurs  trop  à  dire  des  observations  positives 
qui  ont  occupé  M.  C.  Prévost  sous  beaucoup  d'autres  points  de  vue  im- 
portants. 

»  Toutefois,  nous  ne  pouvons  le  suivre  dans  les  nombreux  détails  que 
renferment  ses  rapports,  son  journal  et  son  catalogue  raisonné.  Nous 
nous  bornerons  à  signaler  quelques<unes  des  observations  les  plus  e^n- 
tielles.  Elles  embrassent  différents  ordres  de  faits. 

u  Parmi  celles  qui  sont  particulièrement  relatives  aux  phénomènes  vol' 
caniques,  nous  signalerons  la  distinction  de  produits  volcaniques  sous- 
marins  de  différents  â^es  dans  le  val  de  Noto,  depuis  ceux  antérieurs  aux 
terrains  de  la  période  crayeuse  jusqu'à  ceux  postérieurs  aux  plus  récents 
des  terrains  tertiaires. 

u  La  description  du  gisement  près  de  Mellili  de  ce  singulier  bitume  fo- 
liacé que  l'un  de  nous  a  décrit  sous  le  nom  de  dussodyle. 

M  La  découverte  auprès  de  Militello  que  des  couches  de  matières 
noires  compactes  renfermant  une  grande  abondance  de  coquilles  marines 
très  bien  conservées,  ne  sont  que  des  strates  de  cendres  endurcies  sous  les 
eaux ,  et  nou  des  basaltes,  comme  un  l'avait  supposé. 

»  La  description  des  volcans  boueux  de  Macaluba  près  de  Girgcuti,  et 
des  sluifs  ou  étuves  <lu  mont  S.-Calogero,  celle  des  effets  de  la  décom- 
posiliou  des  roches  volcaniques  tant  auprès  des  bouches  de  l'Etna,  du 
Vésuve,  de  Stromboli,  que  dans  les  solfatares  de  Vulcano,  de  Lipari,  do 
Pitzzoles.  La  nature  et  la  progression  de  ces  effets  sont  attestés  et  démon- 
trés dans  la  collection  par  un  grand  nombre  d'échantillons  aussi  intcres» 
&ants  que  bien  choisis. 

>  Passant  maintenant  à  des  observations  d'un  autre  ordre,  et  d'abord 
aux  terrains  tertiaires,  nous  citerons  les  suivantes. 

»  La  collection  très  riche  en  roches  et  en  fossiles  que  M.  C.  Pi-evost  a 
recueillie  à  Malte,  dont  la  géologie  était  peu  connue,  porte  à  penser 
que  le  sol  de  cette  île  est  entièrement  ou  presque  entièrement  com- 
posé de  terrains  tertiaires  les  plus  récents,  qui,  par  la  puissance,  par 
rliuinogénéité  et  la  finesse  de  grains  de  la  plupart  des  bancs  (qui  sont 
exploités  avec  tant  d'avantage),  sembleraient  être  des  dépôts  pélagiens 
qui  se  seraient  formés  loin  de  tout  rivage.  Au  milieu  de  ces  couches, 
dont  il  a  nettement  distingué  plusieurs  étages,  il  a  trouvé  avec  coi 

36.. 


(  ='54  ) 

éiioniies  glossopétres  qui  sont  cuiiiiiis  depuis  long- temps,  nun-seiile- 
incut  (les  ossements  de  mammifères,  et  notamment  une  dent  Je  petit 
hippo|7otame,  mais  encore  des  moules  de  coquilles  analogues  à  celles 
des  terrains  subapennins,  qu'il  croit  avoir  été  enveloppées  à  une  époque 
à  laquelle  ils  étaient  déjà  fossiles;  ce  qui  serait  très  singulier,  lia  remarqué 
encore  dans  la  physionomie  générale  du  sol  de  Malte  deux  plateaux,  dont 
le  supérieur  au  S.  Ë.  de  Hle,  se  termine,  d'une  part,  par  une  falaise 
abrupte,  et  de  l'autre  par  une  suite  de  terrasses  en  étage,  qui  le  réunis- 
sent au  plateau  inférieur,  à  l'extrémité  duquel  s»  trouve  la  cité  Vallette. 
C'est  à  l'inclinaison  des  couches  de  ce  système  vers  le  N.  E,  que  sont  dus 
les  nombreux  ports  qui  se  voient  presque  exclusivement  le  long  de 
celte  partie  de  l'île. 

•  Passant  à  la  Sicile,  il  nous  suffira  de  rappeler  en  peu  de  mots  la  carte 
géologique  de  cette  contrée,  et  la  belle  coupe  dont  nous  avons  déjà  parlé, 
d'autant  plus  que  cette  dernière  a  déjà  été  insérée  dans  \^  Bulletin  de  lu  Ho- 
ciété  géologique:  on  y  remarque  bien  distinctement  le  mode  de  dislncntion 
des  terrains  tertiaires,  leur  division  en  deux  étages  au  moins,  superposés 
tninsgressivcraeutetdont  le  plus  ancien  paraît  être  suivant  l'auteur,  de  l'âge 
des  collines  subapennines,  leurs  rapports  avec  les  produits  volcaniques  et  les 
dépôts  de  gypse  et  de  soufre;  mais  sous  tous  ces  points,  conraie  aussi  sur 
tout  ce  qui  concerne  les  phénomènes  du  remplissage  des  cavernes  de  Syra- 
cuse ,  de  Cépbalu,  de  Palerme ,  les  dépôts  de  coquilles  extrêmement  récen- 
tes de  la  presqu'île  de  Melazo,  leurs  rapports  avec  les  roches  micacées ,  l'âge 
des  conglomérats  modernes  de  la  plage  de  Messine ,  nous  attendrons  les  dé- 
veloppements que  M.  Constant  Prévost  se  proi>os«  de  donner.  Cette  lâche 
lui  sera  facile,  car  les  éléments  et  les  pièces  justificatives  existent  déjà  dans 
son  catalogue  raisonné ,  et  dans  le»  collections  qu'il  a  rapportées. 

■  Par  la  ihénie  raison  nous  n'entrerons  pas  dans  plus  de  détails  i-elative> 
meut  aux  nombreuses  observations  qu'il  a  recueillies  tant  sur  le  Vésuve  et 
sur  les  éruptions  de  ce  volcan  dont  il  a  été  le  témoin ,  que  sur  la  constitution 
de»  champs  Phlégréens,  et  notamment  sur  la  baie  dePouzzole  et  sur  les  phé- 
nomènes peu  anciens  et  successifs  ,  tant  d'immersion  du  sol  dans  les  eaux 
de  la  mer  que  d'émersion,  qui  paraissent  attestés  par  l'état  des  ruines  du 
temple  deSérapis,  et  par  l'existence  des  bnlanes  et  des  serptdcs  qu'on  voit 
fort  au-dessus  de  l'eau  sur  les  piles  du  pont  de  Caligula  ;  M.  Prévost  doit  en 
faire  l'objet  de  communications  plus  d.'ttailtées  que  ce  qu'il  a  déjà  consigné 
dans  son  grand  catalogue  raisonné. 


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Condusioru. 


•  D'après  tout  ce  qui  précède  nous  pensons. 

«  1*.  Que  M.  Constant  Prévost  a  rempli  de  la  manière  la  plussatUÊùcaate, 
U  miasion  qoe  TAcMléiiiiA  lui  avait  confiée ,  et  que  Paxttiuioii  qa*tl  fad  « 
donnée  atlHlttt«Mti4i*la*ibi8  aonaèfe  édairéetaondévonemeat  pour  leapro* 

grès  «le  la  scirnce. 

»  a».  Qu'ily  a  lieu  d'insérer  dans  les  Mémoires  des  Savants  étrangers,  le  rap- 
port généralidans  lequel  M.  Constant  Prévost  a  rendu  compte  de  son  voyage 
i  nie  Julia,  et  dans  lea  parties  vmiftnes  delà  Sicile. 

a  y.  Que  qndqoe  intéressantes  que  soient  les  observations  que  M.  Cons- 
tant Prévost  a  communiquées  sur  les  autres  parties  de  la  Sicile ,  sur  Malte, 
sur  Lipari,  sur  StromboU ,  sur  le  Vésuve  et  sur  les  champs  Phl^réens ,  on 
ne  pourm  les  apprécier  d'une  manière  proportionniée  à  leur  importance, 
que  lorsque  l'anteor  en  «ira  complété  la  description  et  l'ann  soumise  k 

l'Académie.  » 

Ces  conclusions  sont  adoptées. 

Après  la  lecture  de  ce  Rapport,  M.  Arago  demande  à  l'Académie  la  per- 
mission de  lui  soumettre,  dans  la  prochaine  séance,  plusieurs  observations 
de  physique  qui  lui  paraissent  de  nature  à  rendre  moins  certaines  quelques 
oondu^naque  M.  P/VfOM  a  cru  pouvoir  déduire  de  son  travail,  et,  en 
parâenlier,  h  conclusion  que  File  n*a  pu  être  Teffist  d*un  soulèvement  de 
la  mer. 


La  séance  est  levéeè  5  heures. 


P. 


(  >56) 


•  (iLLETin  ■ISUOOaArUiQI.E. 

Ii'Acadmnie  a  reçu  daus  cette  séance  les  oavi-ages  dont  roici  les  titra: 

Comptet  rendus  hebdomadaires  des  séances  nie  (Académie  desSeieneesi 
iS56,  n»9,  in-4'. 

CSini^  ckbmrgicale ,  exveie  plus  parUadikmmm  dans  tes  camps ,  et 
les  Mpiottx  miUuùresfpar  ML  1«  baron  LAsmnjtMiie  5,  ia«8»,aTCC  on 
Hlhit  in-foito. 

Tyansactinns  of  the  horticuUural  Society  of  London  ,•  second  séries;  iii-4'. 

Brei>e  Idea  de  la  Administnteion  det  Ctmercio  j  de  las  renias  r  gastos 
de  Ut  teU  de  GAa,  durante  hs  annùs  de  t8a6  à  i954f  par  M.  D.  Ràaon 
M  L&  Saori;  ia-8*. 

O'nco  Meses  in  los  Estados-  Umdos  de  la  America  del  Ntnte;  par  le 
mi'tie. 

Tndté  eomfiet  da  Régime  satùtaire  des  aliétitjou  Manuel  des  Éta- 
blissements qui  leur  sont  amsacréti  par  M.  Sarioti  PmL;  iii-4*-  (Ràeiré 

pour  le  concours  Montjon.  ) 

Histoire  NattireLle  des  lia  Canaries  ;  par  MM.  Wsbb  et  Beiitheu>t; 
4*  livraison  de  texte  et  de  planches , 

Jbr^é  âémentairÊ  tie  Chinùe,'par  M.  L&ssiicin,  a*  Mition,  a  vol. 
in-R*,  avec  un  atJas  iii-S". 

Huliclin  de  la  Société  indastiit-llc  de  Mulhausen;  n°  J  i , 

Mémoires  de  ta  Société d'jâgricuiittre ,  Sciences^  jirisd Angers;  a'  vol., 
a*  livraiaon,  în-8'. 

JiuUetin  général  de  Thérapeutique  médicale  et  ckhwgieaiêf  par 
M.  MiQOKi.  ;  5'  .iiiriéf  ,  toint-  10,4'  livraison,  iii-8*. 

Journal  de  la  Société  génétale  des  Naufrages  et  de  l'Union  iies  natimu; 
a*  I  et  a ,  in-»'. 

Gazette  rncdicaiit  de  Paris;  tome  4 1  o*  10,  i836f  in-4*' 

Gazette  des  Hôpitaïuc;  n"  a6— >36,  tome  lO»  in«-4*. 

JounuU  de  Sa/itéj  11°  1  ^3. 

Écko  du  Mande  savant;  n*  10  ;  iu-4' . 


COMPTE  RENDU 

DES  SËAIÎGES 

DE  L  AGADÉSIIË  DES  SCIENCES. 


S&àJXat  DD  LmCDI  14  HABS  1838. 

FAÉSIDENCB  DE  M.  Cii.  DUPIH. 


CXIBBESPOHDANGB, 

M.  Geoffroy  Saint' Hitaire ,  après  avoir  rappelé  les  communications  ré- 
cemment faites  sur  les  orangs-outangs  par  M.  de  Hlninville  et  par  lui-même, 
metfoiu  les  yeux  de  l'Académie  deux  orangs-outangs  de  Bornéo ,  l'un  fe- 
mdleet  tris  jeine  que  le  Haséam  d'Histoire  naturéHeiKMsédsit  déjà  depuis 
long-temps,  l'autre  mileetadillte  qui  vient  de  lui  être  envoyé  par  M.Tera- 
minck ,  directeur  du  Musée  de  Hollande.  L'acquisition  de  ce  dernier  individu 
donne ,  pour  la  première  fois ,  aux  zoologistes  français ,  les  moyens  de  con« 
ludtre,  ptf  des  obeemtioiis  directes ,  ronngKialang  Âms  son  état  psrftit. 

M.  /«fi»  Fmtmdk  transmet  une  obsenratieD  tirée  dn  cinquième 
volume  de  la  Clinique  chirurgicale  de  M.  Larrey  et  de  laquelle  il  résulte 
qu'un  officier  français  (  M.  Morel  )  encore  vivant,  a  été  deux  fois  pris  pour 
mort  et  deux  fois  enterré  comme  tel.  M.  Julia  demande  que  cette  obser- 
vation soit  oomnnindqaée  à  la  commission  Montyon  diargée  de  statner  sur 
son  ouvrage  concernant  tùieertàude  des  signes  de  la  morL 

M.  Monœy  adresse  une  noie  qui  parait  être  un  pra|et  de  quadrature 

du  cercle. 

M.  Hoisard  écrit  qu'un  certain  nombre  de  jeunes  personnes  contrefiutes 
C  A.iSS6,iwtaiMM.    '  .  37 


dont  il  va  entreprendre  la  guérison  ,  sont  i  f^imies  dins  une  des  salles  du 
secrétariat,  où  les  membres  de  la  commission  Montyon  pourront  constater 
leur  degré  actuel  de  diifurmité. 

àanmnÊÊk^IVote  de  M.  Am.  SiîrMi  lot  sur  h  découverte  de  Là.  YABUIK», 
•  jfor  Aboid'  ff  'efât  astrftnomt  du  i  o*  siècle. 

Deux  objections  sont  faites  au  mémoÎM  de  M.  Am.  Sédtllot.  (^oûr  le 

Compte  Rendu,  tome  a ,  pgc  aoS/) 

1*.  Ne  serait-il  pas  possible  que  le  pasMge  découvert  et  traduit  par  M,  Sé' 
diliot,  fût  une  irOerp^atimtdms  me  copie  de  Poumige  de  tastnmome  de 
Bagdad,  postérieure  à  tyehO'Brahé  (1610)? 

2*.  Si  jiboul-ffiffii  a  reconnu  la  troisième  inégalité  lunaire,  comment 
se  fuit-il  qu'aucun  des  auteurs  arabes  qui  lui  ont  succédé  n'en  ait 
parU? 

liroms  ▲  Là  nnniex  ow Manw. 

«  1".  Le  iminaaerit  de  la  BiUiothèqtie  du  Roi  fiusait  partie  de»  livres  du 
Shah  Rokb ,  fils  de  Tamerkn  (  1377-1447  );  un  sceau  eppoeé  eor  pluiieun 

des  feuillets  le  prouve  péremptoirement.  On  sait,  comme  nous  l'apprend 
M.  Reinaud ,  de  l'Académie  des  Inscriptions  et  Belles-Lettres,  dans  son  ou- 
vrage  sur  k$  momtmaot  arabes  et  persans  du  cabinet  de  M.  le  duc  de  Bla- 
cas,  que  Tun  des  usages  des  cachets  cbez  les  orientaux  était  de  aenrir  à 
marquer  la  propriété  ;  c'est  ainsi  qu'en  téte  de  leurs  livres  et  de  tout  ce  qui 
leur  appartient,  on  trouve  l'empreinte  de  leurs  devises;  le  sceau  que  porte 
le  manuscrit  JAbouliWeft  est  conforme  à  une  médaille  du  Shah  Bokh  que 
possède  M.  de  Blacas,  si  ce  n'est  qu'il  contient  en phia  ces  mois:  JliinfMf- 
toubi  'Ichœzane  (ex  libris  thesauri,  etc.).  D'ailleurs ,  Tétat  et  l'apparence  du 
manuscrit  ne  peuvent  laisser  aucun  doute  sur  son  ancienneté  ;  il  a  été  ache- 
té, en  1670,  parle  voyageur  Jean -Michel  Wansleb,  envoyé  en  Orient  par 
le  ministre  Golbert  pour  fiiire  Pacquisiticm  de  manuscrits  destinés  &  la  Bi- 
bliothèque du  Aoi;  et  M.  Reinaud  pense  que  U  copie  doit  être  d'une  épo- 
que même  antérieure  à  celle  du  Sliab  Rokh. 

»  a*.  Aux  preuves  matérielles  ^ue  nous  venons  d'exposer,  nous  ajoute- 
rons quelques  conndératîms  qui  tendent  également  à  frire  reteter  l'hypo- 
thèse de  l'intercalation  du  passage  dans  une  copie  de  Touvrage  d*AbouI- 
Weft,  qoi  serait  postérieure  à  Tycho  Brahé  [1610). 

a  Aboul-Weia  présente  la  découverte  de  la  troisième  inégalité  lunaire 
«euMN  étnnft'  le  fiait  de  ses  propres  observions ,  Jtt  PexpUeation  qu'il 


(  ^59) 

donne  dilEère notablement  de  celle  de  Tycho-Brahé;  on  a  inséré,  dans  le 
Compie  Rendu  des  séances  de  l'Académie  des  Sciences  (n"  9,  i836),  la  Ira- 
daèàoB  da  cta^lM  â»  FistroiioiiM  mbe;  nom  «Iloi»  iiwWwi  «■  ngarà 
l'appendioB  trouvéâ  h  mortée  T^cho-Brahé,  dans  tcsptpie»,  et  pablié 
pour  la  première  fois,  neuf  ans  après  ,  ifuo.  n 

«  Experti  sumus  bas  circulos  omnibus  apparaotns  Moêtan  «ifiaCl- 
>  oere,  si  quidem  in  octantibus  ilve  medii*  lods  inter  qMadratuns  «t  «ysy^ 

•  giM  ^  et"  ^ ,  ciim  liwiniria  Mayriagno  inter  ae  distant ,  adhuc  inaqu»" 
»  litas  quFrdam,  et  dincrcntin  sntis  |ierf  eptibilis  sese  ingcrat ,  necessum 

*  videbatur,  adhuc  aiium  parvuro  circellum  par  quero  haec  varialio  excuse- 
»  ^ttr  sopei'^Merfe,  tn  quo  centru'ni  epiçycU  majoris  non  in  cirGumferen- 
»  tia  sed  per  diametrnin  transversum ,  moto  ijuodam  librationis,  dradari 
»  tamen,  ut  alias  apud  Copcmicum  fieVi  solet,  analogo,  hinc  inde  trans- 
»  'fertur,  efficiens  proslhapha  rrsin  qiiamdem  a  tf  et  j>  himinariuro  usque 
■  ad  quadraturas  semper  addendam  et  rursus  a  quadraturis  ad  <r  et  j> 
»  'mbiratendam  a  média  fongHofline  3 1  O,  ut  ven»  locot  centriepicycii 
»  prodeat.  Motus  autem  hujas  librationis  daplici  distantise  verse  O  et  3> 
»  commenstirabilis  est,  maximaraque  variationera  /^n  3o"  in  primo  et  ter- 
»  tio  a  d  octante  addendam,  in  secundo  vero  et  quarto  octante  subtra- 
»  'tiendam  |nrbei«at-  »  X  ly^^Brahe,  Pyaneofurti,  1610;  tpp^tdhe  inter' 
etStminbspages  m  et  1 13,  (ome  T".) 

»  On  voit  qu'Aboul-Wef^i  et  Tycho-BraLé  sont  même  arrivés  à  deux 
résultats  différents  ;  le  premier  faisait  la  variation  de  ^5  minutes  environ  ; 
le  second  la  fait  de  4o'  3o",  et  dans  les  nouvelles  tables  de  If.  Damoiseau, 
elle  est  de  39' agf  7. 

»  D'un  autre  c6té,  on  ne  saurait  supposer  que  les  Arabes  du  dix-septième 
ou  du  dix-huitième  siède^ient  été  les  auteurs  d'une  interpolation  de  cette 
nature f  et  dans  cette  occasion,  nous  sommes  heureux  d'avoir  pour  auto- 
rit*  fofdnioB  de  notre  Hlustre  orientaliste  H.  le  btron  Sihrestre  de  âecy, 
qui  n'admet  pas  la  possibilité  d'un  pareil  fait  ;  les  Turcs  et  les  Arabes ,  qu'ils 
ont  subjngiK^s,  ont  si  peu  profité  des  connaissances  scientifiques  des  Eu- 
ropéens, que  le  Djiban'Numah,  imprimé  dans  ces  derniers  temps  à  Cons> 
tantÎBOple,  reproduit  les  longitudes  erronées,  d«niéespar  Abool-BfaaMan 
de'Miroe,  en  f a«9,  iMurl'AfHqne  et  TAsie.  {FùlrU  Traité  des  ùutnuHen» 
mMtronomiques  traduit  par  M.  SédtUnt,  tome  i^ypage  3 12.} 

■  A^oAi.  Maintenant,  si  l'on  veut  entendre  par  interpolation  ïinsertion 
étum  jêgtm  en  passage  dans  un  ancien  manuscrit,  nous  ajouterons 
•os  praiMinqm-ootia  nnoD»  de  dédvira  oeUes  qui  snivent  : 

37.. 


(  26o  ) 

»  I*.  L'écriture  est  identiquement  la  même  dans  tout  le  manuscrit; 
»  a*.  AiMan  fislio  n'a  été  intercalé; 

•  3*.  Lepipngtn'atliMtMaknMnlcoiniilet  ctréebnépar  l'mrdre  des 
matières  ;  il  se  trouve  encore  indiqoé^  duiaunft  table  générale  qni  préoàd^ 

avec  une  grande  pr<^cision. 

«  Il  n'est  doue  paa  possible  que  l'interpolation  ait  été  fiute  par  un  Eu- 
ropéen** 

a^boaaa  ▲  l4  mooimni  omaonoa» 

»  Dèa  l'inMant  qu'il  est  bien  avéré  qa'Abool-WeA  est  l'aulMir  de  la 
découverte  de  la  variation,  la  seconde  question  devient  étrangère  à  notre 

sujet. 

s  Cependant,  nous  allons  en  faire  un  examen  particulier  parce  qu'elle 
servira  à  montrer  tonte  l'importance  qu'il  y  aurait  à  fiivoriser  l'étude  ap- 
profendie  des  manuscrits sdentifiques  des  Arsbea. 

»  Comment  se  fait-il,  a-t-on  dit,  qu'aucun  des  auteun  arabes^  ont 
succédé  à  Aboul-ff^à^  n'ait  parlé  de  sa  découverte? 

9  U  bndiflit  d'abord  établir  qne  tu  momn  «nâm  cm  taùùUé  à 
^Jbùut-^e^  n'en  <nit  point  parlé;  or,  nous  les  connaissons  à  peine;  ceux 
dbnt  les  ourra|;es  nous  sont  parvenus,  ont  précédé  Aboul-Wefâ,  ou  furent 
ses  contemporains;  Isaac  Ben  Honain  vivait  en  817;  Thébit  Ben  Chorathy 
vers  la  raéoie  époque  (il  est  cité  dans  Ebn-Jourùs,  980);  j^làatégni, 
en  860;  jfàderrahmm  jkpM,  en  947,  ^jfïrqfais,  en  gSo;  JE6n-JiN0i£r^ 
en  980;  et  notre  auteur  Jkt^iTi^  est  uorC  an  coonneneeaMnt  du  on- 
zièmc  siècle. 

»  En  Espagne,  nous  trouvons  au  onzième  siècle,  Jlnachel  et  GébcTf 
sans  qu'on  sadie  exactement  en  quelles  annéesiil%  florissaient;  on  a  pré- 
tendu que  Géber  était  postérieur  à  ^rzachel,  parce  qn^  l'avait  cité; 
■  maintenant  il  est  prouvé  qu'il  n'a  cité  que  des  noms  grecs  et  qu'il  est  resté 
étranger  à  tout  ce  qui  s'est  fiait  en  astronomie  depuis  Aliaêegni,  880; 
quant  à  JnaM,  on  lui  attribue  les  TsMu  ToUâtum^  mais  ce»  tsbics 
inspirèrent  si  peu  de  confiance  qu'on  leur  préttm  toujours  celles  itji&a^ 

•  Nous  ne  pouvons  donc  mentionner,  comme  postérieurs  à  Aboul- 
fVeJàf  c^Alpétra^e  et  AboulrHhassan ^  tous  deux  de  Maroc  (douzième 
et  treisième  siècle),  mais  l'on  sait  tpL^Jtionl'Bhassm,  dans  son  traité  des 
Iiutruaients  tutronomiques  ne  s'est  point  occupé  des  mouvements  de  la 
Lone  et  de  ses  inégalités;  et  pour  jé^étn^^  Û  no  s^est  attaché  qn'à  Ptolé- 


Digiiizixi  by  C30()t;^lc 


Ca6.  ) 

iBé6|  et  son  livre  n'offre  d'intéressant  que  quei(]iies  détails  sur  les  roou-* 

V«Mnti:<iM4toil«l. 

»  Tels  sont  les  seuls  savants  arabes  sur  lesquels  non*  ayons  quelques 

notions  étendues;  oncoro  ces  norions  sorU-Hles  fort  imparfaites. 

»  U  existe  cepeuiiaut  uo  très  grand  nombre  de  traités  astronomiques  ; 

jéèamÎÊttÊlàfiJilknMAâéMMÊk'JÊèitf^lajsan ,  Ahmed  BenXÊÊHkÊUÊÊÊÊli 

al  Sugan,  etc.,  etc.);  pour  les  autres,  nous  ij^noroiis  justiifiuix  iiouis  de 
leurs  auteurs;  ces  traités  restent  enfouis daus  quelques>unes  des  bibliothè> 
qaa»J^jllltt^        Igg^^iÉl^iM p  1^^^      itlj  là  :  CoBstantinople  ) , 

•.'tiiiwiia  iMsaons  aux  astronomes  |MnMM  et  tartares^mongols^'^ul  sé 
sont  appropriés  les  travaux  de  l'école  arabe,  nous  sommes  obliges  d'a- 
vouer que  nous  ne  les  connaissons  pas  mieux,  et  personne  ne  saurait  ai- 

fimer><|ii'iba{sn»pa  ur.Vm^m  »  de  4»  mwlaH*m  {ntAàmméÊk  Obigh 

Bêig,  vers  i447'  '^ont  nous  n'avons  encore  que  des  fragments}.  f)n  n  exa- 
miné, il  est  vrai,  quelques-unes  ilc  leurs  tables  astronomiques  et  le  calcul 
de  iu  varialion  ne  s!j  trouve  pas  iutroduit;  mais  M^Sédiliot  en  a  expliqué 

*  Pw^pl  qu*ÂbouV-Wefô  observait  à  Bagdad,  £bn<4|iMlBi8  rédigeait  au 
Caire,  sa  ^m/i//?  Table  Haliémite ,  et  il  n'avait  alors  aucune  idi'c  <le  la 
variation.  sont  ses  tables  luno-solaires  que  les  Persans  et  les  Mongols 
oaHiadoptées  ik mittm^'ÊÊmM  trtknmit MpradiiilM>tii(i«l9»te#mans» 
daatJes  TabUs  f\('{n(i'mim\'iKfmir  '"^mm  t^n7t|)^|•r'Élnirl^l'^  Hitm, 

dans  l(t  Srnt(ut'  de  Chrysococca;  3*  cbez  les  conquérants  Mongols,  dans 
les  'i'ablei  lliluuùàmes  de  Maasir  £ddtu  Thoussi;  .4*  cbes  les  Cbinois,  dans 

»  On  ne  doit  donc  pas  s'étonner  qOr'oni  n'ait  point  trirtiiéadWitfeBiyiÉ^ 
bles  ainsi  transformées,  le  calcul  de  la  variation.  {^Foir  \  cet  égard  As 
ieure  adressée  au  Bureau  dei  Longitudes  en  i834,  par  M.  Sédiilot.) 

»  Gat  cpnsidérationa  secont  plus  tard  l'objet  de  mémoires  spéciaux; 
qnast  li  h  -  ywtlioa  prindpdt,  db  «at  fwiyléUBMat  Haok»;  Aèoal" 
Weft  «M  Ue»  iMlMMUt  raulm  dft  k  ^toQimrftB  dé  Ai  «tfMtaf^ 

BL  Libri  nou»  a  remis  la  note  suivante,  oooune  résumé  de  la  réponse 
^bale  qu'il  ft  fiHivà  fai  WMirall«ooMMwioMM»ito  M.  SUftiloL 

c  Après  la  Iwton'dUi  la  lettre  de  M.  Sédiilot,     libci diMMkfo 
perole,  et  comoMnoe  pi|r  aanonoer.à  r^miMpiie  qt»,  imlyé  -eea  tif 


(  aft»  ) 

désir  de  s'occuper  de  cette  question  importante ,  Tétat  d'immobilité 
complète  dans  lequel  il  est  forcé  de  tenir  encore  son  bras  droit  ne  lui  a 
pas  permis  de  faire  les  recherches  qui  lui  auraient  été  nécessaires  pour 
tâcher  d'cclaircir  ce  puint  intéressant  d'histoire  scientiijque.  Pour  le  nio> 
ment,  il  se  borne  à  rappeler  a  l'Aoïdéraie  qu'il  n'a  fait,  dans  une  des  pré* 
cédentes  séances,  qu'émettre  des  doutes  sans  jamais  prétendre  afiirnier 
d'une  manière  absolue  qu'il  avait  été  impossible  aux  Arabes  de  coniiaitre 
la  variation.  L'examen  attentif  du  manuscrit,  et  surtout  du  passage  que 
M.  Sédillot  a  traduit,  peut  seul  fournir  les  éléments  nécessaires  à  la  solu* 
tion  de  la  question.  Dès  que  sa  santé  sera  rétablie,  M.  Libri  a'empressera 
de  répondre  à  l'honneur  que  l'Académie  lui  a  fiait  de  le  noimner  membre 
de  la  commission  qui  duit  examiner  le  travail  de  AL  Sédillot,  en  faisant 
tout  ce  qui  dépendra  de  lui  pour  essayer  de  diminuer  l'incertitude  qui 
régne  encore  sur  le  sujet  en  discussion. 

»  D'ailleurs,  M.  Sédillot  ne  doit  pas  s'étonner  si  l'annonce  de  la  décou- 
verte de  la  variation  par  les  Arabes  a  pu  faire  naftre  des  doutes  dans  i'ea- 
prit  de  plusieurs  personnes;  cela  lient  surtout  aux  circoitstances  sui- 
vantes.  AL  Sédillot  a  publié,  il  y  a  déjà  quelque  temps  (i),  an  mémoire 
pour  démontrer  que  les  Arabes  avaient  connu  aussi  la  géotnétrie  tle posi- 
tion; mais  la  lecture  même  de  son  mémoire  a  prouvé  à  tous  li's  géomètres 
qtie  peu  au  fait  probablement  de  ce  qui  constitue  la  véritable  géométrie  de 
f/osition,  M.  Sédillot  s'était  laissé  égarer  par  le  motposition,  et  qu'il  avait  cm 
que  l'on  pouvait  rapportera  cette  branche  de  mathématiques  des  problèmes 
uù  il  .ne  s'agissait  que  de  déterminer  la  position  d'une  ligne,  et  qui  appar- 
tenaient par  conséquent  à  ce  que  b  géométrie  attalytitjue  a  de  plus  élémen- 
taire. Plus  récemment,  dans  le  mémoire  même  qui  est  soumis  an  jugement 
de  l'Académie,  et  que  l'auteur  a  inséré  aussi  dans  le  Journal  Asiatique , 
Al.  Sédillot  a  cité  et  critiqué  plusieurs  passages  du  premier  volume  de 
\ Histoire  des  Sciences  mathématiques  en  Italie,  ouvrage  que  M.  Libri  a 
publié  depuis  peu.  Or  M.  Libri  saisit  cette  occasion  pour  déclarer  à 
l'Académie  que  non-seulement  M.  Sédillot  hii  a  prêté  des  opinions  qui 
n'étaient  pas  les  siennes,  et  que,  par  suite,  il  a  pu  facilement  critiquer, 
mais  queœéme(bien  in  volontairement  sans  doute)  il  a  dénaturé  des  passages 
de  l'ouvrage  de  M.  Libri ,  que  M.  Sédillot  paraissait  de  reproduire,  mais  dans 
lesquels  il  omeUait  ou  changeait  des  mots  ou  des  membres  de  phrases,  et 
donnait  ainsi  un  tout  autre  sens  que  celui  qui  résultait  des  expressions  de 


(0  AvuKOnu  Jourml  Âtiattfae  ,  Mai  i834- 


(.63) 

M.  Likri.  A  l'appui  de  cette  a&sertion,  M.  Libri  cite  un  passage  du  mémoire 
(le  M.  Sédillot,  où  l'on  fait  adopter  ii  l'auteur  de  r^/o/r«déjft  citée,  les  idées 
de  Delambre,  qui  avait  afBrmé  que  les  Arabes  avaient  admis  sans  la  moindre 
modification  l'Astronomie  des  Grecs  et  où  l'on  semble  rapporter  textuelle- 
ment un  passage  qui  se  trouve  à  la  page  1 54  de  l'ouvrage  de  M.  Libri , 
mais  en  le  tronquant  et  le  modifiant  tellemeutque  cette  idée  semble  eu  effet 
ressortir  d'une  phrase  où  l'auteur  avait  voulu  dire  le  contraire. 

»  Ainsi  AL  Sédillot  ayant  commencé  par  attribuer  aux  Arabes  une  dé- 
couverte importante  qu'ils  n'avaient  point  faite,  et  n'ayant  point  montré 
toute  l'exactitude  nécessaire  dans  les  citations  d'un  ouvrage  publié  récem- 
ment, ils  n'est  ps  étonnant,  ajoute  M.  Libri,  que  ces  circonstances  aient 
pu  contribuer  à  jeter  quelque  incertitude  dans  l'esprit  ties  personnes  appe- 
lées à  discuter  la  réalité  de  la  découverte  de  lavaria/ion ,  attribuée  par 
M.  Sédillot  à  Aboul-Wefà. 

»  Relativement  à  la  nouvelle  lettre  de  M.  Sédillot,  dont  M.  Arago  vient 
d'entretenir  l'Académie,  AL  Libri  croit  ne  devoir  insister  que  sur  deux 
points  principaux  :  d'abord  il  est  inexact  de  dire,  comme  l'affirme  M.  Sédil- 
lot, que  les  plus  célèbres  astronomes  orientaux  aient  été  antérieurs  à  Aboul- 
Wefà  et  qu'on  puisse  expliquer  par  là  le  silence  des  successeurs  de  l'astro- 
nome de  Bagdad.  Ensuite  M.  Libri  signale  la  grande  difficulté  que  les  plus 
illustres  philologues  ont  toujours  rencontrée  quand  il  s'est  agi  d'établir 
un  fait  historique  uniquement  sur  l'âge  incertain  d'an  ancien  manuscrit. 

»  Il  suffirait  de  citer  Nassir-Eddin,  dont  le  nom  est  devenu  si  populaire 
même  en  Occident,  pour  prouver  qtie  les  plus  illustres  astronomes 
orientaux  n'ont  pas  précédé  Aboul-Wefa.  D'autre  part,  en  disant  que 
Nassir-Eddin  n'a  pas  parlé  de  la  variation  y  parce  qu'il  s'est  borné  à 
copier  Ptolémée,  on  ne  ferait  que  fournir  des  ai*guroent8  à  ceux  qui, 
comme  Delambre,  pourraient  croire,  à  tort  cependant,  que  les  Arabes 
n'ont  rien  ajouté  anx  connaissancesastronoroiques  des  Grecs. Mais  sans  des- 
cendre jusqu'à  Nassir-Eddin,  M.  Libri  iait  reraartjuer  à  l'Académie  que 
M.  Sédillot  a  été  dans  l'erreur  lorsqu'il  a  aftirmé  qu'Ibn-Younis  étant  con- 
temporain d'Aboul-Wefà,  ne  pouvait  pas  parler  île  la  découverte  de  la  va- 
riation attribuée  à  ce  dernier.  Car  si  la  variation  avait  été  découverte  par 
Alwnl-Wefi  en  976,  comme  l'aflirme  M.  Sédillot,  Ibn-Younis  qui,  dans  la 
table  Ilakemite  rapporte  des  observations  faites  l'an  1007,  et  qui  écrivait 
par  conséquent  plus  de  trente  ans  après  Aboul-Wofa,  se  serait  trouvé  placé 
dans  les  meilleures  conditions  possibles  pour  rendre  compte  d'une  décou- 
verte si  importante  qui  aurait  été  faite  assez  loog-temps  avant  l'époque  à 


(  a64  ) 

laquelle  il  écrivait  pour  qu'il  dût  la  connaître,  et  qui  cependant  aurait  été 
encore  assez  récente  pour  qu'il  eût  été  impossible  qu'elle  fût  déjà  oubliée. 

»  Pour  ce  qui  est  de  l'âge  du  manuscrit  que  M.  Sédillot  croit  antérieur  à 
Tycbo-Brahé,  surtout  d'après  le  sceau  du  Scbah-Rokh  qui  paraît  s'y  trouver, 
M.  Libri  dit  que  c'est  une  question  qui  ne  peut  être  décidée  que  d'après 
l'examen  du  manuscrit,  et  qui  en  tout  cas  ne  peut  être  résolue  que  d'une 
manière  conjecturale  -,  car  il  est  reconnu  d'abord  que  l'examen  de  l'écriture 
et  du  papier  ne  suffisent  pas  pour  déterminer  avec  une  approximation 
suffisante  l'époque  à  laquelle  appartient  un  manuscrit,  même  quand  il  s'a> 
git  de  manuscrits  européens  <jue  l'on  connaît  beaucoup  mieux  que  ceux 
qui  nous  sont  venus  de  l'Orient.  Ensuite,  en  ce  qui  concerne  le  sceau, 
M.  Libri  prouve,  par  des  exemple»  tirés  de  notre  bistoire  littéraire ,  que 
souvent  on  a  eu  l'habitude  de  continuer  {)endant  long-temps  à  marquer 
les  livres  «l'une  bibliothèque  du  sceau  adopté  par  le  fondateur  ,  et  il 
termine  en  indiquant  l'exemple  fort  singulier  de  deux  princes  italiens,  l'un 
duc  d'Urbin ,  l'autre  grand-duc  de  Toscane ,  qui ,  à  plusieurs  siècles  de  dis- 
tance avaient  adopte  la  même  devise,  devise  qui  dans  le  temps  fiiturs  [lourra 
occasioner  des  doutes  et  des  incertitudes  quand  il  s'agira  de  déterminer  et 
de  distinguer  les  monuments  qui  appartiennent  k  l'un  ou  à  l'autre  de  oot 
deux  princes.  « 

mirittMiOGa.  —  Éloiies  plantes  du  i4  novembre  i835. 

M.  Arago  communique  à  l'Académie  l'extrait  suivant  d'une  lettre  de  sir 
John  Herscbel  à  M.  fiaily,  datée  du  cap  de  Bonne-Elspérance. 

■  Pendant  toutes  mes  explorations  du  ciel  eo  novembre,  j'ai  été  aux 
aguets  des  étoiles  filantes.  J'avais  aussi  recommandé  à  mon  aide,  M.  Stone, 
d'épier  soigneusement  ces  météores  pendant  le  temps  que  j'aurais  l'oeil  au 
télescope.  Le  1 3  il  ne  vit  rien;  le  14  je  lui  fis  la  même  recommandation,  et 
à  o*  de  temps  sidéral ,  nous  commençâmes  nos  explorations  ordinaires  en 
nous  relevant  successivement  ;  celui  de  nous  deux  qui  n'était  pas  à  la 
lunette  continuant  toujours  à  chercher  des  étoiles  filantes.  Jusqu'à  4^  8'  de 
temps  sidéral,  ni  lui  ni  moi  n'en  avions  encore  vu  une  seule.  Â  ce  mo- 
ment, M.  Stone  me  cria  :  «  Voilà  la  plus  grande  que  j'aie  vue  de  ma  vie!  a 
Elle  tomba  perpendiculairement  dans  l'azimutb  nord,  un  demi-point  (de  U 
boussole)  ouest  environ.  A  4*  43'59"  il  m'en  annonça  encore  une  grande. 
Celle-ci  tomba  au  nord,  deux  points  est.  Sa  chûte  ne  fut  pas  perpendicu- 
lairement; la  ligne  de  descente  penchait  un  peu  vers  l'est.  Celle-ci,  sui»- 


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(  .65  ) 

vaut  M.  Stone,  ^tait  aussi  grande  que  Jupiter.  A  4*  4^'^9' ■>  tom- 
ber une  troisième  à  l'est  de  Jupiter,  et  encore  plus  obliquement  que  la  pré- 
cédente. Enfin ,  à  4*  53'  Sg",  l'éclat  que  jeta  une  quatrième  étoile  m'excita 
à  quitter  la  lunette.  Cette  dernière  était  la  plus  belle  de  toutes;  elle  tomba 
obliquement  dans  l'azimutb  ao"  ouest.  Stone,  qui  tournait  le  dos  à  ce 
côté  du  ciel,  lequel  d'ailleurs  était  caché  pour  lui  par  des  arbres,  crut  qu'il 
venait  de  faire  un  éclair.  L'étoile  laissa  une  trace  lumineuse  très  étroite  et 
sensiblement  tortueuse,  qui  resta  visible  pendant  ao  secondes  environ. 
Ce  météore  avait  une  intensité  égale  au  plus  grand  éclat  de  Vénus  dans  ce 
pays.  Je  dois  rappeler  qu'au  Cap,  la  lumière  de  celle  planète  est  assez  vive 
pour  occasioner  des  ombres  bien  marquées  et  qui  accusent  distinctement 
la  forme  des  corps  interposés,  non-seulement  quand  elles  se  projettent  sur 
une  muraille  blanche,  mais  même  quand  elles  tombent  sur  le  sol.  Vous 
pouvez  être  sûr  que  ,  si  je  suis  encore  au  Cap  au  mois  de  novembre  pro- 
chain, je  ne  manquerai  pas  de  faire  attention  aux  étoiles  iilanics  dans  les 
nuits  du  i3  et  du  [4,  quoique  jusqu'à  présent  je  soie  porté  à  ne  voir  dans 
tout  ceci  qu'une  coïncidence  fortuite.  J'ajouterai  cependant  que  depuis 
le  i4  je  n'ai  vu  aucun  météore  un  peu  considérable.  » 

PHYSIQUE  DU  GioBi.  —  Lettre  de  M.  Fretci:«et  à  M.  Abago  sur  les  pre-  , 
mières  expériences  faites  à  ^ix  en  Provence ,  aux  bains  de  Sextius. 
{Voir  le  I"  volume  des  Comptes  Rendus^  page  445.) 

«  Depuis  mon  arrivée  en  Provence,  qui  n'a  pu  avoir  lieu  qu'à  la  fin  de 
janvier,  je  me  suis  occupé  avec  zèle  de  tout  ce  qui  se  rapporte  à  la  mission 
que  l'Académie  a  bien  voulu  me  donner.  Indépendamment  de  la  source 
des  biins  Sextius  et  de  celle  du  bassin  de  Barret ,  qui  jouent  le  rôle  princi- 
pal dans  tout  ce  qui  a  été  écrit  sur  les  eaux  d'Aix,  j'ai  exjiloré  une  vingtaine 
de  fontaines,  de  sources  et  de  puits  dont  les  eaux  chaudes,  à  ce  qu'on  as- 
sure, ont  une  relation  non  douteuse  avec  les  premières.  Partout  j'ai  déter- 
miné leur  température  par  un  nombre  assez  grand  d'observations  et  avec 
des  précautions  assez  minutieuses  pour  qu'on  puisse  compter  sur  leur  exac- 
titude. J'ai  aussi  mesuré  le  débit  des  deux  sources  principales,  celles  des 
bains  Sextius  et  des  Bagniers,  et  pris  des  échantillons  des  eaux  dont  il  im- 
porte le  plus  de  constater  l'identité.  Plus  tard,  j'aurai  l'honneur  de  rendre 
lui  compte  détaillé  à  l'Académie  de  toutes  mes  expériences  ;  mon  but  n'est 
pour  l'instant  que  de  lui  faire  connaître  la  marche  générale  des  travaux 
auxquels  je  me  suis  livré,  et  de  prendre  ses  ordres  sur  ce  qui  pourrait  lui 
paraître  à  propos  que  je  tentasse  encore, 

CR.  1816,  ■•rSnwitrt. 


(166) 

»  C'est  un  fidiélib1iptrniiMoif«d*aii  kttgfioeè*,  que  la  fantaine» 
de  la  voie  «ont  «Hmealén^  les  eaux  du  bMiinde  BifMt,  ihné  «n  pleine 

C&tnpagne  à  un  quart  de  lieue  d'Air.  Or.  d'nprès  un*  moyenne  entre  cin- 
quante observations,  fai  trouvé  que  les  eaux  de  fierret  ont  so*,o6  centig. 
de  température,  tandis  que  celles  des  bains  Seittus  a'âèvmt  à  34f,i6.  La 
suHace  des  pretnMret  se  trObv«  à  pins  ém  5  fnMrM  de  proibikKswr  au-des-^ 
sooi  du  sol. 

»  Pour  étudier  d'où  pouvait  prorenir  cette  singulière  différence ,  j'eusse 
désiré  pouvoir  faire  dévier  en  totalité  les  eaux  de  Barret  dans-  le  lit  du 
rdasMttdehTmiease»qai  en  «•tvuiite;e0tie  opérati^  de 
difficile  ni  de  bien  coûteux,  mda  je  pu  robtenir  des  autorités  admi- 
nistratives qui,  d'ailleurs,  m'ont  accueilli  avec  une  extrême  bienveillance 
et  ont  favorisé  mes  opérations  avec  autant  de  grâce  que  de  bonté}  il  m'a 
bllu  penser  à  d'autres  moyens  déritat^ 

dm  ^phoo  était  le  pins  natord  et  oelol  dont  la  manceorre 
devait  être  k  la  fois  la  plus  simple  et  la  moins  coûteuse.  Tavab  toute  la  difi!^- 
rence  de  niveau  nécessaire  pour  produire  un  grand  effet,  en  sorte  que  je 
me  suis  décidé  à  en  construire  un.  Mais  pour  ne  pas  tomber  dans  des  flé- 
penses  trop  conaidéraMaa,  je — nia  ccatenté  de  le  fiiire  en  IMiIanc;  sa 
longueur  était  d'envimii  loo mètres,  et  son  diam^re  de  8 centimètres. 

■  Trois  expériences  successives  m'ont  offert  chaque  fois  uo  phénomène 
dont  je  n'ai  pu  me  rendre  compte.  Dès  le  début,  la  colonne  d'eau, qui  avait 
servi  I  amoiteerTfnitrainent,  ^eat  diviaéa  par  tme  suitt  de  neanda,  dans 
lesqudale  vide  frétant  produit,  k  preask»  «MMenre  defUr  «  fidt  aplatir 
le  tuyau  en  autant  de  points ,  ce  qui  en  a  tout-à-fait  arrêté  le 

»  Une  vis  d'Archimède,  demandée  au  préfet  de  Marseille,  et  qui  m'avait 
été  prêtée,  m'offrait  un  nouveau  moyen  que  je  résolus  de  tenter.  Mais  pour 
donner  à  oetle  maeliine  riiic&niaoB  néMMaim  à  aoa  watiawm  d'oOai 
utile,  il  m'a  fallu  faire  dans  le  8ol  «ne  tnMCbéenMnpnfiMsde  pour  réooQpi 

lement  des  eaux  de  Barret. 

B  Au  commencement,  le  débit  de  cette  vis  a  été  d'environ  Sooooo  litres 
d'eau  en  vingt-quatre  henrea.  Mais  oeHa  alioadanee  aw  ^eMpaa  contingée, 
il  a^eat  établi  tn  équilibre  entre  le  pMdBitieka«fliiiM«toa  qui  s*écon> 
lait  par  les  conduits  sotiterrains,  en  sorte  que  nous  n'avons  plus  obtenu 
qu'à  peu  près  35oooo  litres  en  vingt^quatre  heures.  Cette  manceevre  qui , 
prolongée  pendant  soixanl»aept  beaa«a,n  «ai|é  l'emplos  de  a«  Iwmaaes^ 
divisés  en  trota  eaconades ,  treraWant  la  jour  et  la  mit»  et  ae  ralavMt  à'ile 
cerlainaioternilea,  ae  terminera  ce  eoir. 


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(a(>7  ) 

»  raimc  à  me  flatter  que  la  suppression  d'une  pareille  quantité  irean 
produira  une  intermittence  dans  le  produit  des  fontaines  chaudes  (l'Aix,et 
qu'il  me  sera  possible  de  robser>-er.  A.  cet  effet,  je  vais  commencer,  des  de- 
main, une  série  d'expériences  journalières  du  débit  de  la  source  des  bains 
Sextius  et  de  celle  des  Bagniers,  ainsi  que  de  leur  température,  et  si  je 
trouve  une  différence  notable  avec  ce  que  j'ai  obtenu  déjà,  j'étendrai  mes 
observations  sur  d'autres  points. 

»  Si,  contre  mon  attente ,  ce  moyen  ne  produisait  rien  d'appréciable,  je 
désirerais  être  autorisé  par  l'Académie  à  faire  construire  un  nouveau  sy- 
plion  en  fonte  de  fer  de  1 1  centimètres  de  grosseur,  qui,  ne  devant  pas  of- 
frir l'inconvénient  de  celui  dont  j'ai  tenté  l'usage,  donnerait  indiibitilde- 
ment  une  intermittence  plus  importante  daus  les  eaux  des  fontaines  de  la 
ville,  w 

ANATOMiK  DES  iRFciionis.  —  Réclamation  de  M.  Ebrebbbrc 

M.  Peltier  écrivit  à  l'Académie,  le  8  de  février  {voyez  ces  Comptes 
rendus,  tom.  II,  pag.  i34)  qu'il  avait  vainement  cherché  les  nombreux 
estomacs  que  M.  Ehreuberg  a  aperçus  dans  les  animalcules  microscopiques. 

savant  naturaliste  de  Berlin  témoigne  ses  regrets  qu'à  la  suite  d'une 
expérience  négative  on  se  soit  déterminé  à  révoquer  en  doute  toute  une 
série  de  phénomènes  et  F organisation  d une  classe  entière  d animaux, 
a  J'e.spère,  dit-il,  en  terminant  sa  lettre,  que  l'organisation  (avec  peu 
d'exceptions  J  très  compliquée  des  inlusoires  ,  paraîtra  dans  tout  son 
jour  dans  le  nouvel  ouvrage  que  je  prépare,  sous  le  titre  :  Les  Infusoires 
distribués  en  deux  classes  d  animaux  qui  échappent  à  la  vue  de  Fhomme 
et  qui  sont  doués  de  tous  les  systèmes  principaux  de  V organisation  animale. 
J'aurai  l'honneur  de  faire  hommage  de  cet  ouvrage  à  l'Académie.  Trente- 
huit  planches  in-folio,  gravées  au  burin,  d'après  mes  propres  dessins,  sont 
déjà  terminées.  Elles  offrent,  non-seulement  dans  toutes  les  tribus,  mais 
dans  presque  tous  les  genres,  et  même  dans  la  plupart  des  espèces  des  genres 
des  animaux  infusoires  nus  ou  pourvus  de  carapace  (bouclier ) ,  les  organes 
de  la  digestion  et  de  la  génération;  souvent  le  système  nerveux;  les  paquets 
de  muscles  longitudinaux  et  moteurs  en  tout  sens  des  vaisseaux,  des  bran- 
chies ou  organes  palpitants;  la  bouche  garnie  de  dents  et  les  organes  de  ta 
vue.  Je  possède  dans  ce  moment  près  de  mille  objets  anatomiques  et 
presque  toutes  les  espèces  des  Infusoires  mêmes,  préparés  pour  le  micros- 
cope, dans  le  genre  de  ceux  que  j'ai  eu  l'boaaeur  d'envoyer  à  l'Institut. 

»  C'est  pour  avoir  méconnu  si  long-temps  la  véritable  organisation  dti» 

38.. 


(•66) 

Infusoires ,  et  oublié,  pour  ainsi  dire ,  combien  les  idée»  de  grandeur  sont 
relatives  et  de  peu  d'importance  pbjnolog^ue,  qu'on  t^est  persuadé,  par 
erreur,  que  la  simplicité  de  foiyaiitmimi  doItltM  iilfiiiriwimnt  liée  i  sa 
petiteMe.  » 

fKïuoiioaa.-^ Mémoire  sur  l'a/ustement  de  l'œil  aux  diffiéreiUcs  dislances t 
par  M.  MAiniow ,  de  Genève. 

M.  Maunoir  considèt-e  comme  uu  fait  démontré  par  les  expériences  de  sir 
Everard  Home  et  de  Bamaden,  qœ  k  convexité  de  la  iwrnée  varie  aelon  là 
distance  de  Tobjet  regardé  (i).  H  n*est  paaaoasi  aiBraiatif  ii  Tégard  dés  épren^ 
ves  que  firent  ces  mêmes  physiciens  sur  nn  œil  privé  de  cristnliin  à  la  suite 
de  l'opération  de  la  cataracte.  Pour  que  ces  épreuves  pussent  paraître  entiè- 
rement concluantes;*  il  faudrait,  dit  M.  Maunoir,  qu'elles  fussent  faites  sur 
»  nn  oBil  Amt  «ncune  partie,  ean^té  le  crisIdHn,  n*e&t  souffert  on  n*e6t 
»  é|m>iivé  la  plas  légère  altération  lors  d«  l'opération.  On  ne  peut  guère 
»  espérer  que  ces  conditions  soient  obtenues  d^ine  mnnière  absolue  chez 
»  les  aveugles  opérés  par  les  méthodes  les  plus  connues  :  l'abaissement  et 
s  l'extraction  du  crbtaUin.  Dans  le  déplacement  on  rabaiasemrat,  on  blesae 
m  la  dwroide,  souvent  qelques  nefs  ciliaires,  toujours  les  procès  ciliaires 

•  qui  aervent  d'attache  au  cristallin;  on  refoule  celui-ci  dans  la  partie  in- 
*.  ftrienre  de  l'humeur  vitrée,  en  en  brisant  les  cellules;  et  comme  cette 
a  opération  le  sépare  de  ses  moyens  d^mion  anr  le  Hen  qiie  la  natore  lui 
»  a  destiné  et  par  conséquent  de  ses  soarecs  dé  vie,  il  devient  un  corps 

»  étranger  dans  l'œil  et  souvent  une  cause  d'irritation  Dans 

»  l'opération  de  la  cataracte  par  extraction,  l'œil  est  soumis  à  une  épreuve 

^  »  qui  peut  altérer  son  pouvoir  d'ajustement.  Je  ne  veux  pas  parler  de  la 

•  (âaie  frite  à  b  cornée,  qui  doit  9e  guérir  par  première  intention,  et  qui 
»  ne  diminue  en  rien,  ni  la  grande  élasticité,  ni  la  transparence  de  cette 
»  membrane.  Ce  qui  me  donne  quelque  doute  sur  la  puissance  d'ajuste- 

•  ment  d'un  œil,  après  l'opération  la  plus  heureuse  et  la  mieux  faite  par 
»  extraction,  c'est  le  passage  du  cristallin' an  travers  de  la  pupille.  Le  eria- 

•  tallin  opaque,  et  presque  toujours  passaUiementdur,  est  beaucoup  plus 


(1)  Le  docteur  Thomas  Toung  ayant  trouvé  que  la  iaculuf  de  voir  par/ailemeM  k 
divenes  disumces ,  n'est  pas  affaiblie  lorsque,  l'oeil  étant  plongé  dans  l'eau,  la  laulèrs 
ut  subît  aucune  réCncitMi  sensible  en  pénétraat  dans  la  cornée,  a 
de  tin  apérieaees ,  qne  la  xwakmn  de  catls  «nvdofpe  n'éprMiva  lasMis  êstatm 


(  «69) 

»  grand  que  la  pupille  qui,  même  dilatée  par  la  bellado«e,  se  contracte 
M  toujours  pendant  l'opération  :  il  faut  pour  qu'il  frascbisse  ce  détroit,  qu'il 
M  dilate  outre  mesure  l'ouverture  de  l'iris,  qu'il  exerce  sur  celte  membrane 
»  délicate,  une  violence  tout-à-fait  inaccoutumée  etqui  pourrait  bien  affaiblir 
»  ses  fibres  musculaires. . .  .  aucun  de  ce^s  inconvénients  n'a  lieu  après  l'o- 

»  péruliun  de  la  cataracte  par  brisemenl  du  cristallin  »  C'est  donc 

exclusivement  sur  les  personnes  opérées  par  brisemenl,  que  M.  Maunoir 
propose  de  tenter  des  expériences  sur  lu  fanilté  d'ajustement  qui  fait 
l'objet  de  son  mémoire.  Quant  u  lui,  voici  ce  qu'il  a  déjà  observe  sur  M.  Ga- 
briel, âgé  de  1 7  ans,  et  auquel  le  bris^'meut  et  l'absorption  subséquente  du 
cristallin  a  rendu  la  vue;  nous  laisserons  parler  M.  Maunoir. 

■  La  vue  que  M.  Gabriel  venait  de  recouvrer  était  tellement  bonne  qu'il 
ne  lui  semblait  pas  qu'elle  eût  jamais  été  meilleure  avant  l'invasion  de  la 
cataracte.  Sun  œil  était  donc  adniiniblemeut  calcidé  pour  montrer  si 
un  cristallin,  susceptible  de  cliatigcment  de  convexité,  était  indispensable 
à  l'ajustement  de  la  vue  aux  différentes  distances.  Dans  le  cas  de  l'anirma- 
tive,  l'œil  aurait  nécessité  l'emploi  de  verres  convexes  de  différents  foyers, 
pourvoir  à  des  dislances  variées;  MCtf  v^rja ,  dans  le  cas  de  la  négative, 
l'œil  opéré  devait  voir  d'une  manière  distincte  avec  un  seul  verre 
convexe,  d'un  cci-tain  fojer,  à  des  distances  très  différentes.  L'expé- 
rience a  prouvé  que  c'est  la  seconde  proposition  qui  est  vraie,  c'est-à-dire 
que  le  cristallin  n'a  pas  besoin  de  clianger  de  forme  pour  l'ajustement  de 
l'œil.  M.  Gabriel,  qui  aime  beaucoup  la  chasse,  s'est  de  nouveau  ,  depuis 
qu'il  a  recouvré  la  vue,  livré  à  son  exercice  favori,  et  à  toutes  les  distances 
accessibles,  son  coup  d'œil  a  été  aussi  prompt  et  aussi  sûr  qu'il  l'était  avant 
l'invasion  de  la  cataracte.  Dernièrement,  il  a  voulu  disputer  le  prix  au  tir 
de  la  carabine;  c'était  la  première  fois  do  sa  vie;  le  but  était  à  aoo  pas:  il  a 
tiré  quatre  coups  qu'il  a  tous  mis  dans  la  cible,  et  a  gagné  un  prix.  A  cette 
distance,  il  voyait  très  nettement  le  but  et  tous  les  objets  intermédiaires; 
le  verre  qui  lui  avait  servi  au  tir  de  la  carabine,  qu'il  porte  aussi  à  la 
chasse,  était  le  même  lorsque,  chez  moi,  je  l'ai  fait  lire  dans  un  livre  im- 
primé en  caractères  très  petits,  ce  qu'il  n  fait  avec  la  plus  grande  facilité  ; 
pais, Un  faisant  lever  les  yeux,  je  lui  ai  demandé  de  me  détailler  les  ta- 
bleaux suspendus  de  toutes  parts  dans  mon  salon; il  lésa  observés  comme 
l'aurait  fait  une  personne  douée  de  la  meilleure  vue,  et  m'a  dit,  sans  hési- 
ter, je  les  vois  parfaitement  bien. 

»  Il  n'y  a  point,  dans  ces  expériences  toutes  simples,  de  mesure  exacte, 
de  calcul,. mais  elles  semblent  suffire  pour  prouver  qu'il  n'est  pas  néces-' 


iiipii  fni  1»M  ImlÊn  émtgt  4e  ftwae,  peur  %ék  dfW- «umièra  dMiiete 
à  Jw  dwlMiiM  tiiii  tatii— • 

ravwtw  *v  GM)wu     iVo<«  4ifr  Al  /leNy^roOifV  «tMir  FécouiemeM  des 

M.  iiongcUauip  admet ,  avec  la  plupart  des  physiciens  de  notre  époque  i 
«  que  les  eatix  Annales  doivent  leur  haute  température  à  Télat  d'ëdunillb- 
»  meut  dans  lequol  .se  trouve  l'intérieur  du  globe.  La  conséquence  nécea* 
»  saire  de  cette  opiuion ,  a]outc-t-il,  c'est  que  les  eaux  thermales  doivent 
a  avoir  une  température  constante.  Quant  au  volume,  je  dis  que  ces 
»  «oitrces,  provelutnt  de  proCnuleiin  trèa  grandes,  de  bessins  prdbable- 
»  ment  très  apadenz,  leur'éocNileinent  doit  Aire  pea  influencé  par  le  plus 
»  ou  moins  d'abondance  des  eaux  pluviales.  Ainsi,  .s'il  ne  s'ngit  que  de  mon 
»  aentiment,  je  dis  que  la  chaleur  des  eaux  thermales  est  prolwblement 
»  constante,  et  que  leur  volume  est  toujours  seusiblemeut  le  même.  » 
Après  oe  préembule ,  M.  Loogcbunp  a'attaidie  k  prouver  que  les  anciennes 
observationSt  faites  ordinairement  sans  précantiMI  et  avec  des  instruments 
dont  la  graduation  n'est  pas  bien  connue ,  ne  peuvent  être  invoquées  pour 
établir  la  constance  de  la  température  des  sources  thermales.  Quanta  leur 
vohmie.  Il  Lonfdiemp  affirâie  qu'au  moment  oà  il  s'occupa  de  cette 
question  en  iSao,  il  n'y  amdt.qne  deux  sooroea  thennales  aur  5  ou  600 
qu'on  en  compte  en  France,  savoir,  les  sources  àixMontttC^  et  de  Vichy, 
dont.le  produit  fût  connu}  encore  le  jaugeage  n'avait-U  été  fait  que  daios 
une  seule  saison. 

Le  Mémoire  de  M.  Longcliamp  est  aceoropagoé  de  treiie  tableaux. 

.1    I    .m  )i  ■■  ..1   

(1)  M.  Ibunttlrafoattcaftbeaiicoapà  tlntArêt  Mienlillqiie  du  «mviil  doat  «m  vitnt 

de  lire  l'extrait,  s'il  (imPitait  de  rocca«k>n  favorable  que  «on  habileté,  comme  octt" 
lism ,  vja«t  taire  p«itre«  la  nprflaat  «vte  ta  partiaipalimi  dt  M.  Gak«wl  kt  iaff> 
BisaMS  •■pAiancH^  héoctew  1h«m»  V%one  ex^Qtl»  w 

dividus  op«frés  de  la  cataracte.  Dam  les  «xp^ricooea  actaellca^  ob  pmt  cnindft  qM  U 
visioa  disUacu  et  la  tïmob  ft^aiu  aieat  icoafoadnis.  Toula  ia(Mi4ittld«  i  0«t  <gaid 
dl^Mnltia ,  am  contnli*,  ri  M.  Kawioir  sa  àflenniiie  «opérer  I  l*a«b  da  Yt^mnAm. 
Avec  cet  instrument ,  Vt.  Tbotig  trouva  que  les  personnes  privées  de  cristallin» s'ont  pas 
la ftmM èt'^imparfaitmÊmt k  divenesdistucM.  {Pfgu  duR.) 


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(•?•  ) 

MVMMMis  «uTiûjUTiQui.  —  &w  ia  théorie  de  la  iMoe^i par  M.  Po^Ti^ 

-  COOLAXT. 

_       ,     ,      ..       ,         ,    ..       ,  '  "'"•'■2   nfi  «Vii. 

«  Dans  u  dermere  séance  de  rAcadémie ,  M.  Poisson  a  pris  oconsion  de 

la  présent»tioD  d'ua  (oéouiire  de  M.  Sédillot ,  sur  les  travaux  □sironumiques 
dos  Arabw  rdativMaiiil  à  la  Lune,  pour  doimer  quelques  explications 
«ir  htdiifirMices  que  I'm  macontra  entre  les  Hmiltato  de  phisie«ns  «j^o» 
mètreSt  et  ttOlÉBiment  dans  diverses  éditions  de  Y  Exposition  du  ^slème  du 
M^itde,  par  rapport  à  l'une  des  principales  inégalités  lunaires,  celle  que 
l'ott  a  nommée  ia  vàrtauun.  Comme  depuis  long-temps  je  m'occupe  d'iw 
travail  eor  le  «liaMwjek,  et  que  naoobat,  en  rqirenaat  dane  son  ens^Me 
k  lUmie  de  la  Lune,  a  été  à  la  fuis  de  la  simplifier  et  de  rechercher  Iw 
causes  qui  ont  fait  attribuer  à  oerlainos  inégalités  des  valeurs  très  dissem- 
blables par  les  différents  géomètres  qui  les  ont  calculées  ;  comme  il  m'a 
para  que  e*4lait  laelMae  qnll^lek  indispensable  de  bien  élaHirsCTrantdW 
treprendrede  pousser  cette  tUorie  plus  arant ,  en  attendant -que  je poissé 
seumettro  en  entier  ce  long  travail  au  jugement  deVAcadcmie,  on  me  per- 
mettra ile  prullier  de  ia  circonstance  qui  vient  d'appeler  son  attention  sur 
ce  sujet,  pour  présenter  ici  4e  caloil  de  dcipx  inégalités  particulières  qui  ont 
beenooup  oceupé  ke  géooiàtres  par  la^fficnllé  de  leur  détennipBliQn«  et 
dont  le  calcul ,  exécuté  par  fdusiettt»  d'entre  eazra<H^r.i!ik^  4aq^  juS(pi*à 
présent  peu  exact  (  I  ). 

»  Ces  deux  inégalités  sont  du  genre  de  celles  que  Llftlace  nomme  à  lon- 
gues périodes,  parce  que  leurs  arguments  sont  indépendantadn  mouvement 
du  Soleil  et  de  la  Lnne  dans  leurs  orbites ,  et  sont  supposés  ne  varier  qu'en 
vertu  des  changements  fort  lents  du  périgée  et  du  nœud  de  l'orbite  lunaire. 

«On  sait  qu'il  i  xiste,relativement  à  ces  inégalités, un  important  ttiéorème 
énoncé  par  Lapbce,  vérifié  par  lui  dau  un  cas  particulier,  et  démontré 
«isuite  dans  toute  sa  généralité  par  M.  Poisson  dans  son  Mémoire  Stof  la 
Théorie  de  la  Lune.  Ce  théorème  consiste  en  ce  que  la /onction  pertta^ 
batrice  et  sa  dljjérence ^  prise  par  rapport  aux  coordonnées  de  la  Lune, 
ne  retiennent  aucune  inégalité  à  longue  période,  en  a/ant  même  égard 


<0  II  «e        id,  -litèa  «Nm4«;  n^é  âtStyMMimiS  HMlfliqMS  f  car  leaMRdilé» 

dsstt  il  m  qnestton  rtnnt  tri»  pctlt<^s .  leurt  v*1eun  nHiTWriqucs  restcrOBt  k  pea  pr^s  les 
■IMSS ,  ««  oomclioD»  M  ftmmu  M«ir  ndwm  iaflaaiw  ieBMl>le  tut  It*  TMk»  d« 
latiiHW. 


(»70 

aux  termes  de  {"ordre  du  carré  de  la  force  perturbatrice  dam  le  calcul 
de  ces  fonctions.  Ia  première  conséquence  qu'on  en  tire,  c'est  que 
ce»  inégalité*  à  longues  périodes  disparaissent  également  de  Texpres- 

sion  du  grand  axe  et  du  moyen  mouvement;  et  il  en  résulte  on 
ino\xn  (le  facililtM-  extrémfinrnt  ]c  calcul  des  iriégalitf's  du  même  genre  qui 
peuvenl  entrer  dans  rexjiression  de  la  longitude,  du  rayon  vecteur  et  de 
la  latitude,  et  dont  la  détermination  sans  cela  serait  longue  et  pénible. 
Lapbi^'ii  ediottlé,  an  rooyeÉg^ilMl  tMfertme,  tiitigalUi  à  longue  piriods 
dont  l'argument  est  le  double  de  la  distance  angulaire  du  périgée  au  nœud 
(le  l'orbf  lunaire ,  et  c'est  d'elle  que  nous  allons  d'abord  nous  occuper  ici. 
On  trouve  ce  calcul  ex^sé  en  détail  dans  la  Connaissance  des  l'ems 
pour  i8a4;'tiiafflTiili^fiipfr>  €itélM|p<|iflè^  de  quelqueaMmes 

dés  combinaisons  qui  doivent  confriMei  à  foi  mer  ^inégalité  dont  il  s'agit* 
ont  rendu  fautif  le  résultat  obtenu,  et  M.  Plana,  qui  dans  son  impor- 
tant ouvrage  (i)  a  calculé  avec  un  grand  soin,  et  par  on  procédé  beaucoup 
plus  pénible,  la  nîéinéWgalité,  ti'ùuisii^M  &Êtlionpead'lMOorda¥ecodl« 
donnée  parLaplace,  en  a  conclu  que  le  thdoveoM  sur  leqod  ce  grand 
géomètre  s'était  appuyé  était  fautif;  ce  qui  serait,  comme  on  le  con(;^if, 
d'une  haute  importance  pour  toute  la  théorie  lunaire,  puisque  ce  tbéo- 
rèiiie  embrasse  toutes  les  inégalités  de  la  même  espèce.  M.  Plana  a  fait 
{flo^rdiîilWilillèb^^  qui  occupe  pr^  de  deoz  oento 

pages  dans  les  deux  premiers  volumes  de  son  grand  ouvrage,  ayant  calculé 
lui-même  Us  copffiricnts  de  rinécnlilr  dont  il  s'agit  dans  i'expressioa  de  la 
/onction  perturbatrice  R  et  de  la  différentielle  </K,  il  a  trouvé 

Rat  — ||.mVyeos(4l  — MO*        »HI»  i4i ,  vol.  1*. 
y^TKa— ||«iiiVï^«M(af<  — ses).       Page  iStv  ufan. 

9  Or,cesdeiix  quantités  doivent  être  nulles  d'après  le  calcul  de  La place, 
et  d'après  le  théorème  général  démontré  par  H.  Poisson.  M.  Plana  est  donc 
condoità  des  oondusions  direclenent  oontndresi  celles  de  oesdens  géo- 
mètres, et  II  les  énonce  cooune  devant  être-  désonnais  \tan  de  doate(»). 

(i)  Théorie  du  mouvement  de  la  LuM,  " 

(a)  •  tînt  dune  promet  qm  1m  vtHimrdefinL  ifmtpm  4gmh  à  aêro»  a».  •  Vi^  i36, 

vol.  I**.  Ainsi  il  est  d«'niontr^  que  l'on  n'a  pa»  R'  =o  lorsque  l'on  considère  les  termes 
multipliés  par  m^,  qui  entrent  dans  l'exprasston  anal^tiqM  dm  coafficieiit  de  l'ugtt^ 


(  »73  ) 

Comme  il  s'agit  ici  d'un  point  extrêmement  important  de  la  théorie  de 
la  Lune,  et  411e  l'ouvrage  de  M.  Plana,  si  estimable  d'ailleurs  sous  tant 
d'autres  rapports,  est  aujonrdliin  entré  les  mains  de  tous  les  géomètres 
({ui  s'occupent  de  cette  théorie, j'si pensé  qu*il  seraitavant  tout  iodispenaa- 
blc  il'éc  laircir  cette  difficulté,  et  de  signaler  Terreur  dans  laquelle  j'ai  cru 
reconnaître  qu'était  tombé  M.  Plana,  et  qui  l'a  conduit  à  doa  conchisionssi 
conlniiraama  léiuluts  de  la  théorie. 

»  Je  TOisreptwMij^la  dénoMtfitfôn  do  tfaéorine  dont  S  est  question , 
donnée  par  I^plaM»  «B  dM»ppaiit  aenlentot  ka  opéraâona  qn*il  D*a 
iait  qu'indiquer. 

»  £rt  désigoant  par  R  la  fonction  perturbatrice  résultant  de  l'action  du 
Soleil ,  et  conservant  les  autres  notationa  adoptées  dans  k  théorie  de  la 
Lune;  en  négligeant  les  termes  dépendants  de  la  parallaxe  du  Soleil  et  de 
l'excentricité  de  son  orbite,  on  a 

H  SB  —  ^  [  I  +  3(1  —  *^  «0»       aïO  —  3#»], 

m désignaici  le  rapport  des  moyens  mouvements  duSoleil  et  de  la  Lune. 

»  La  fonction  précédente  prâtae  «Mvdopper  en  une  suite  ordonnée  par 
rapport  aux  ptdSMaoas  et  aux  proAiits  de  l'esoentrieilé  de  Vwtbe  lumére 

et  de  son  inclinaison  à  l'écliptique,  et  en  n'ayant  l'gard  qn'^^g  t^raaat  ffftns- 
tants  ou  dépendants  seulement  du  mouvement  du  Soleil,  on  aura  une  ex* 
pression  de  cette  forme  : 

a  es  AI/M'  -4-  Um»e*      H' m'y  -f  -  Jjn'e*  cos  (a//«'  —  aa)  (  i  ) 

H-  Vm*y'  cos  (^mt'  —  aô)      Pm'e'y*  cos  (a«  —  a6)  +  etc. 

»  Il  est  inutile  d'avoir  égard  aux  termes  de  ce  développement  dépendants 
du  nofeD  movranmit  de  la  Lum;,  parce  qu'il  n'en  peut  résulter  dans  R 
que  des  quantités  de  Tordre  m^.  Pour  avoir  égard  at»  termes  de  R  de  Tor- 
dre m*,  il  faticlr.i  dans  cette  formule  substituer  à  la  place  de  «et6 
leurs  valeurs  augmentées  des  variations  J'Cf  Se»  et  J^O,  dues  aux 
forces  perturbatrices,  on  aura  ainsi 

B==MOT*H-Hm»(e+<J*e)'4.H'OT»(>4-«f5./H-Lm*(t>+J^e)»cos(a;«f'_a«^aJW) 
-|-L'jn»(>+*r3,/cos(a*rt'— afl— acTGH-  P/n'e* 


(1)  Uns  d^tignom  par  /  le  temp  iaUodait  pur  lec  cooidonnéei  du  Soleil  pour  la 
IMBfaardntHifsiqiÉ  isnipeffttsnKeoeideBnte delaLan*. 
ca.tias,  i«ftMMM.  39  • 


(  »74  ) 

et  par  Im  fbraialM  de  b  ▼arialioD  dei  constantes ,  on  a 

JV  — —  —  co»(am/ — a<r)  co$  (3*/--acO. 

m-fg  — 1  ^— c 

Mais  comme  les  seconds  termes  de  ces  valeurs  s'abaissent  à  l'ordre  zéro 
par  le  diviseur  f  —  c  qu'dlct  acquièrent  et  que  Ton  vent  conserver  dam 
Ries  termes  de  l'ordre  ndl^ il  eatévideutnjuerapproximation  suivante don^ 

nerattdans  J'c  et«f^  des  termes  de  l'ordre  rn  dépentlaiits  des  argiimonts 
anU  -f-  ^gi  —  3<^^  et  inU  igt  -f-  act  auxquels  il  faut  avoir  é^ard  ;  en  fai- 
sant pour  abréger, 

fe  B  cos  {igt  —  acr)  ;   /  >  =  ^       cm  (af  <  — ac/  ) , 

et  substituant  p  +  cTV,  et  >  +  <r'>  à  la  place  de  e  et    dans  les  premiers 

des  valeurs  de  Se  et  Sy,  on  aura 


^  =  -    ^^c-i         (»■<  —  »•  —  »/•)  +  «M(9fl  -  ICI), 

OU  bien-,  enmetluit  pour     et  l'y  leurs  Taleors  et  développant  les  ex- 


i)tx  ;  coi(anif»M~MW) «f.  1-  cos (^gi—act) 

—  (m ]^oc^  cj Ci *** 5 cm (ami-afi+aM-te-a^/ji 

+     w«*LPe^f     ric08(awii  +  ag<-ac/-a»-a*»)  -f-  -cofc'ami— se^z+arr— aS-a/S^n- 
»  Si  à  l'aide  de  ces  valeurs  on  forme  celles  des  carrés  fe-f-Je)*, 
en  négligeant  tous  les  termes  qui  seraient  d'un  ordre  supérieur  au  cin- 
quième, 4^eithà-dire  à  iitf*>%  et  qu'on  les  substitue  dans  Texpreasion  de  R , 
on  trouvera 

R=C' +^  (  H  — H')]]  P'«'«V  coi  (a^  -  art) 

—  ^;i^^^g^^  []      (  ain<— a«/ +»gt—2et)  +  cm  (aiitf—ai)M'-^^<4-ac<  Q 
fi>'L'*Pc'v*  r*  ~i 


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(^75) 

»  Si  dans  cette  formule  on  âiit  /  =s    en  observant  qu'on  a  {^Connais' 
sauce  des  Tems  pour  1844) 

il  est  évident  qu'elle  le  réduit  k  zéro ,  en  iort»  qu'on  a  Rsbo. 

»  Pour  avoir  la  difiérentielle  efR  qui  se  n{»porte  uniquenentaoK  eoor- 

donnt'es  de  la  Lune,  on  doit  différenticr  la  formule  précédente  par  rapport 
à  t,  en  regardant  comme  coostant  t'  qui  n'est  introduit  que  par  les  coordoa« 
nées  dn  Soleil;  on  aura  aînri  : 

a»  —  [  (2^  —  2c)  +  4m*  (H  —  n')  ]  m'Pdie'y^  c<M  ( a^l — ici) 

iw'L'Prf^e'y'        (      (am-fa^  — 3c)tia  (MM —  11111'  + 3^(—ac/)  i 

{M^C'-i)(£ — e)  \  +  (am — a^ +  9r}iin(aiM— am/  —  agi -|.  aci)  / 
iirt/'Pija*y>        f      (2m+ 3^— ac;ua(aiiM— Mi/-f-a^i  —  ac*)  l 

»  Ibintenant  si  l'on  fidt  tssif  dans  cette  formule,  et  qu'ensuite  on  Tin- 
tègre^  on  trouvera 

quantité  qui  se  rédoit  à  aéro  d'aînés  la  ivlatiQ?  établie  entre  les  quantités 
L,L',  HvVyCet^. 

«Ainsi  donc  en  n'ayant  égard  qu'aux  inégalités  dt'^pondanles  derargtinncnt 
a»  —  ad  ou  3gt  —  2ct  et  en  poussant  l'approumatioa  jusqu'aux  quantités 
de  l'onlre  /nS  00  a  à  la  fois 

R'  =  o,  <i'R  =  o    et   /«fR  =  o; 

c'est-à-dire  que  ces  inégalités  disparaissent  de  ces  trois  fonctions,  con« 
Corroément  à  l'analyse  de  Laplace.  Maintenant  «i  l'on  compare  le  calcul 
précédent  à  celui  qui  a  conduit  IL  Plana  à  une  condnaioo  tout  opposée, 
il  est  aisé  d'en  reconnaître  l'erreur:  ce  féomilre  au  lieu  de  conserver  aux 
valeurs  de  R ,  fie  S'c.  et  J^y  la  forme  que  nous  leur  avons  donnée,  développe 
les  cosinus  que  ces  fonctions  renferment  par  rapport  aux  variations  J'ai  et 
qui  disparaissent  comme  ou  l'a  vu  dans  le  résultat  final,  ce  qui  nous  a 
dispensé  de  dwiner  leurs  valeurs.  L'analyse  de  M.  Plana  devrait  toutefois 
k  conduire  an  même  résultat  que  Ui  nétfe  si  die  élstt  rf^joureoscment 

39.. 


(  >76) 

exacte,  mais  on  voit  que  M,  Plana  n'n  eu  épard  dans  l'expression  de  H  qu'à 
la  première  puissance  des  quantités  et  é%  tandis  qu'il  eiît  dù  conserver 
encore  le  cerré  de  ces  quantités  ,  qui  prodoiient  des  temee  do  même 
ordre  que  ceux  que  Ton  considère  ;  en  réparant  en  effet  cette  omiinonf 
on  trouve  que  les  deux  termes  dont  il  s'agit  donnent  exactement  un  ré- 
sultat égal  et  de  sign«  contraire  à  la  valeur  que  M.  Plana  a  déduite  de  sou 
analyse  pottr  fetpreeitoil  de  E,  en  Mite  ^  Mlle  fimctioii  -«et  ttk-éStH  iden- 
tiqiMment  mdie  relativement  «tut  termes  dont  rergamêalteerait  a<o — a6. 

»  La  longueur  de  cette  note  m'empêche  de  donner  ici  la  rectification  de 
la  valeur  de  l'inégalité  de  la  longitude,  dépendante  du  même  argument,  cal- 
caMe  par  Laplace  dans  \ACotmaUêanoêdu  Tems  pour  tëa4,  ainsi  que  je  • 
l'aveis  annoncé;  maie  comme  mon  calcnl  cet  fondé  principaiemenl  ntr  le 
théorème  précédent ,  il  était  indispensable  de  dls&iper  le*  doutes  que  les 
observations  de  M.  Plana  contre  son  exactitude  auraient  pu  (aire  naître, 
avant  d'eu  faire  usage  pour  la  détermination  de  cette  inégalité.  Cette  déter- 
rainatkm  sera  l'objet  d'une  seconde  note  que  j'aursi  l'honneur  de  présenter 
k  l'Académie  dans  l'une  de  ses  prochainm  séances.  » 

Après  la  lecture  de  la  iMtre  de  M.  de  Potatéeoniant,  ILPoiiaon  a  pré- 
senté verbalement  les  réflexions  suivantes  : 

«  Les  inégalités  indépendantes  du  mois  lunaire,  comme  celle  dont  l'ar- 
gument est  le  double  (k  la  distance  du  périhélie  au  nœud,  peuvent  exister 
dans  la  longitude  de  la  Lnne,  quoiqu'elles  ne  proviennent  pas  du  grand 
axe  (comme  le  crojrait  M.  Plana),  ce  qui  les  alfiiibKt  considérablement. 

»  L'inégalité  à  longue  période  proprement  dite,  est  rigoureusement  nulle, 
ou  du  moins  elle  ne  peut  pas  provenir  de  l'action  du  Soleil.  Cette  pnipo- 
ritlon  est  démontrée  dans  mon  mémoire.  » 

MÉHOlttES  PRÉSENTÉS. 

mmOUloiB  vÉocTALB.  — addition  à  un  mémoire  de  M.  Pai  l  l.Kww.nTStlt 

U  développement  dans  l'eau  des  racines  de  fognon  commun. 

(Commissaires,  MM.  de  Mirhel,  Ad.  Brongniart ,  Richard.  ) 

"■^•c*!'*»  —  Aéfiexions  sur  l'emploi  de  la  saignée  dans  quelques  maLuhf  .^ 
fpraves  et  sur  t usage  des  irrigations  d'eau  froide  dans  la  bouche  pou» 
ouénaar  les  ^ets  dugruime  mem*  détérioré!  par  M.  N.-8.  pAoav. 

(Commiisairta.lIK.  BftigwdiB,  Doméril,  DmiUe.) 


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(  ^77  ) 

■fAnuiS.  —  Mémoire  fie  M.  PAOuif,  lieutenaM'etlonel  da  Sapeurs- 
PoiÊipimdtiaviUedÊ Paris,  mrunapparàlduHni  àpiitknrdms  ks 

(Ce  Mémoire  «st  destiné  au  conconra  Moniyon.) 

M^UCimt.  —  Journal  des  vaccinations  faites  par  M.  h  docteur  BocCher, 

médecin  à  Fersailles. 

(Ce  travail  est  adressé  pour  le  concours  Moutyon.) 

HRMQinu  —  Théorie  fkyti^  ds  Im  pnHbiction  de  la  ehakur  aimosphé" 
rt^;  par  M.  le  docteur  VUbat.  * 

(Conmimlrct,  MU.  Biot,  Gay-Lmtec,  Dulong.) 
nAPPOATS. 

cÉoLociE.— ^ap/>orf  de  MM.  Brongniart,  Cordier  et  Élie  de  Beaumont^ 
rapporteur,  sur  les  reeken^  géologiques  adeuêhs  par  M.  Cbahub 
Tkzm,  dans  pselgues  parties  de  fJieie  Mbieure peadaM  la  première 
moUU  de  rasade  i835r 

t 

•"Uhaàèaàe  aem  •  chargés  MM.  nranfrint,  Govdiaret  noi,  <r«n- 
niiMT  UD  Bouveaii  rapport  de  M.  Charles  Texier,  retetif  à  la  eontiimatioa 
de  Texploration  Af  l'Asie  Mineure,  qu'il  exécute  en  oe  moment  par  ordre 
fie  M.  ie  Ministre  de  riastmction  publique. 

»  VhxaâMm  a  «ma  dooSa  cimaervé  le  aouvenir  de»  caommiiçations 
qne  M.  Charles  Texier  kl  a  déjk  adiaméw  par  anita  dea  Teyages  anaai  pro- 
ductifs que  hardis  qu'il  a  faits  en  iSîf  à  travers  l'Asie  Mineure  ;  die  ne 
peut  sintout  avoir  oublié  ses  observations  sur  te  mont  Argée,  ancien 
volcan  voisin  de  Cé&arée  de  Cappadoce,  ubservalions  qui  l'ont  mis  à  même 
d^apprécier  et  de  oommentir  les  récits  du  redouldile  trainhiement  de 
terre  dont  cette  contrée  a  été  le  théâtre  an  mots  tfao4tt  damier.  (Voir  ie 
Compte  rendu,  p.  a3i,  i835. ) 

»  Le  but  principal  de  M.  Texier,  pendant  l'année  i83â,  devant  être 
Hskeee  ka  «ta  de  fAaiilDlie,  qu'il  avait  déjà  trarersée  dans  plmienra  direc- 
tions, M.  I^nriml  n^uiain»  noue  confrira,  wnhaisadanr  de  France  à 


(  =»78  ) 

Cunstaiitinoplc,  mit  à  sa  (,lispositU>o >  au  rouis  d'avril,  lu  goélette  la  Mé- 
saille,  puui  |>arcourir  les  lias  et  1m  o6tes  de  la  mer  de  Marmara.  Il  se  hâta 
(le  profiter  de  cette  fiMÂlité,  et  dè»  le  4  avril  la  Mé$ta^  mit  à  fai  Toik 
iiiulgré  r^l  encore  peu  stable  de  l'atmosphère.  Jiuqa'au  19  avril, 
Texicr  parcounit  la  côte  méridionale  de  la  Proponlide  et  les  îles  qui 
k  burdeut,  tttais  le  mauvais  temps  l'obligea  alors  de  revenir  à  Constanti- 
nople.  Yen  la  fin  de  jum  il  reprit  cette  exploration,  et  le-aS  il  passa  les 
Dardanelles  pour  venir  explorer  la  ^Droada  at4a  golfe  d'Adrandtli;  il  mit 
alors  pied  à  terre  et  se  rendit  par  Pergameauz  environs  de  Smjrrna,  où  il 
se  trouvait  vers  le  milieu  de  juillet. 

s  Plus^ard  il  parconnit  avec  ta  Mèuittge  lea  cAtas  de  la  Gsramanie, 
mais  les  ràMdtals  de  ce  dernier  vojrage  ne  sont  pas  compris  dans  son  rap- 
port actuel. 

»  Ce  rapport  contient  lea  résultats  des  ohservj lions  géologiques  aux- 
quelles M.  Texicr  s'est  hvré  dans  deux  parties  disiiucteset séparées  de  l'Asie 
Mineure,  savoir:  1'  sur  le  littoral  méridional  de  la  Propontide  etdanslas 
îles  et  presqu'îles quila bordent, notamment  Priukipo,  Kololimno,  Cyzique, 
Marmara  -,  x"  sur  les  parties  littorales  de  l'Asie  Mineure  depuis  la  Troade 
jusqu'aux  environs  de  Smyrne  et  la  presqu'île  Érythrée. 

»  Sur  le  littoral  méridional  de  la  Propontide ,  M.  Texter  a  quitté  la  JW> 
songe  pendant  quelques  jours  pour  remonter  en  canot  le  ûeiive  Rbyn- 
dacus  jusqu'à  la  ville  d<>  Lonp  id,  situf^c  .1  l'entrée  du  lac  Apollonius.  Cette 
excursion  lui  a  permis  de  constater  la  nature  et  la  direction  des  couches 
calcaires  qui  fenaant  la  ohalne  dirigée  de  fast  à  Fonatt  pandlèfeacnt  k  la 
côte.  L'observation  des  matériaux dMrriéspar  les  torrmlsluialaitoonDaître 
l'existence  de  roches  trachytiques  dans  qiiclf|ues-imes  des  monfajïiics  de  la 
contrée.  Revenu  sur  la  côte ,  M.  Texier  a  visité  avec  la  Mésange  la  pres- 
qu'île de  Cyzique,  qui  est  formée  de  deux  chaînes  granitiques ,  courant  de 
l'E.  4  l'O.,  comme  la  ehslne  calcaire  voinne.  Aujourd'hui  le  massif  de 
Cyzique  est  rattaché  an  continent  par  un  lerraiu  d'attérissemeot  de  deux 
milles  de  largeur,  tandis  q[tte  dana  L'antiquité  il  n'y  était  joint  que  par  un 
ponL 

*  Pins  lard  M.  Tezier  visita  aussi  l'Ile  de  Marmara.  Il  an  donne  une  coupe 
qui  indique  plusieurs  bandes  successives  de  schiste  argileux ,  de  granité,  de 
marbre  blanc,  de  calcaire  d'un  ^rain  grossier  et  de  terrain  de  tramport, 
toutes  dirigées  encore  à  peu  près  de  Test  i  l'ouest. 

»  Il  y  a  visité  «détail  le  vaste  ensemble  de  carrièm  de  marbre  blanc, 
icompqaé  de  plus  de  mille  excavations  partiellea»  q«B  les  Grecs,  les  Bo- 


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(  *79  ) 

mains  «  t  li  s  iiuibcsseuib  j)ius  modernes  <le  ces  contrées  v  (jiit  o\|)l(»it»'e«; 
succcbbiveiueut.  Daus  toutes  ses  excursions,  M.  Texier  a  mis  un  nuin  par- 
ii&tMtt  à  wtMÈàMr  à  sw  exfdèratibn»  ^logiques,  l'origte»^  nwt»MWft 
qui  depuis  plus  de  trente  siècles  ont  ^>té  entassés  sur  ces  terres  classiquét 
dans  tant  de  monuments  divers.  Un  conçoit  aisc^ment  l'intén-t  que  de  pa- 
reils documents  pourront  offrir  en  donnant  aux  recherches  archéologiques 
imhmSSi  iporiirrea  qui  josqn'À  préseak^eMNonefc  pUrf  ■i<iHiU»é»nqué.  ' 

»Cc  double  genre  d'intc'rèt  s'attache  oncore  aux  recherches  Utholog|||IÉIs 
auxquelles  M.  Texier  sVst  livré  dans  la  plaine  tertiaire  de  raiiriciiiio  Troade, 
dans  les  montagnes  trach^tiques  du  cap  Baba  et  du  golfe  d'Adramitti,  sur 
le  nté4vriÉÂMM|4Mil|li|ilëfl(doBttt  coupe  à  la  fois  ardiéb- 

logmiirat  féologiqiiftV^  milieu  des  «IrtriiMMNiiH»  iMpiaat^.|y  fletwre 
Caîque  qui  ont  comblé  le^golfe  au  fond  duquel  était  bâtio  rnnticjue  Élée,  et 
an  milieu  de  ceux  du  Méandre  qui  ont  réduit  à  un  lac  Tancicn  golfe  du  Milet. 
Tous  les  hommes  instruits  verront  avec  un  Ttf  intérêt  les  cartes  de  cette 
iterw'lifcÉiéi<qB»i>«Xwrir  ivmÊm§itit6^^lUtimm«mfl^  i  M:  tm» 
d%v6ii<tn'7  éciUrer  l'une  par  l'autre  la  Géologie,  ta  Géographie' physique 
et  lUistoire. 

a  1^  crainte  d'abuser  de^iHiooients  de  l'Académie  nous  empêchera  de 
suivre  pas  i  pas  M.  Terier,  et  <le  citer  dans  les  environs  dePergame  et  de 
Phooée»  dans  la  plaine  de  Menimen  et  aux  environs  de  Smyrne,  tous  les 
points  où  il  a  observé  des  trachytes  et  des  tufs  trachy tiques,  des  grès 
rouges,  des  calcaires  d'une  apparence  crayeuse  ou  d'une  texture  grossière, 
des  calcaires  qu'il  regarde  comne  detniMition,  des  naribres  de  diverses 
natures.  Nous  devons  cependant  mentioaner  son  exploration  de  la  pres> 
qulle  Erythrée,  où  il  a  observé  avec  soin  le  gisement  des  calcaires,  fixé 
rincliuaisou  de  leurs  couches,  et  retrouvé  des  carrières  de  marbre  exploi- 
tées par  les  Romains,  où  gisent  des  blocs  taillés  pour  un  emplacement 
désigné  sur  leur  surface  par  une  inseriptioa  latine  eneore  Ifaible.  Nons 
citerons  aussi  de  jolis  croquis  topographiques  et  géologique»  d'iule  por- 
tion du  cours  du  fleuve  Pylhicus  et  de  la  presqu'île  de  Téos. 

»  La  presqu'île  de  Téos  a  fourni  à  M.  Texier,  relativement  à  l'actiou  des 
tremblements  de  terre,  des  remarques  curieuses  qui  temdnent  son  rap- 
port, et  qui  montrent  qu'il  ne  n^Ûge  pas  non  plus  les  documenla  propres 
à  éclairer  ce  point  encore  si  obscur  de  la  physique  du  globe. 

>  11  existait  dans  la  presqulle  de  Téos  un  temple  de  Bacchus,  situé  sur 
une  émiBeaoe  à  peu  d»  dislaMie  da  port  II  éiMt  toai  de  maifon  lilanc, 
mais  aujourd'hui  ce  n'est  plus  qa*«n  amas  de  démhrm  pan»  kaqnallaa 


(  î8o  ) 

ou  trouve  des  morceaux  de  superbe  sculptiu^...  «  Des  voyageurs  ont  re- 
marqué,  dit  M.  Tteier,  que  l«a  œHomam  du  Mople  de  DÂm,  mnmém 
par  un  tremhkoMBt  de  terre,  aoat  toatae  ooucliées  da  noideoest  eu 
est.  là  les  tambours  des  colonnes  sont  couch<^s  les  uns  sur  les  autres ,  à 
peu  de  chose  prés  dans  la  même  direction.  Le  temple  d'Apollon  Didjme, 
tiuut  les  colonnes  avaient  5o  pieds  dé  hauteur,  a  Mà  renversé  par  une 
cataatroplM  sanablable,  leaieaea  colennee  sont  cmidiéca  directeownt  de 
l'ouest  à  l'est.  > 

«Ces  rapprochements,  et  quelques  autres  du  même  gnire  sont,  de  la 
part  de  M.  Texier,  l'objet  de  réflexions  auxquellra  ses  recherches  ulté» 
riewei  doaneitMit  luu  doote  un  nonveau  degré  d'importaMe. 

•»  Conclusion. 

ttiiczele  et  l'intelligeuce  dont  M.  Texier  a  continué  à  latre  preuve  dans 
let  obaervationalitliologiques  auxquellc»  il  a'eat  livré  dam  VAm»  Mineure 
pendant  la  première  moitié  de  iB35,  nous  paraissent  mériter  tout  l'intérêt 
de  l'Académie;  et  pour  répondre  aux  intentions  de  M.  le  Ministre  de  l'Ins- 
truction publique,  qui  nous  a  communiqué  ce  travail,  nous  avons  l'hoD'» 
neur  de  proposer  qu^ine  copie  du  présent  rappftrt  Ini  aoit  adreaiée.  » 

Ces  eonduaio—  sont  «iopléea  par  l'Acadéaaie. 

mnwut^n..  — Rapport  de  la  section  de  botanique  sur  les  plans  du  nouveau 
fonUn  bouuu^  de  MotÊm,  toumii  à  f^eadénUepar  Ib  eomuil  muauc^àl 
de  cette  ville. 

«  Le  conaeil  nnmiflipal  de  la  ville  de  Rouen  ajeni  voté  une  somme  de 

cent  mille  francs,  pour  créer  un  nouveau  jardin  botanique,  un  concours 
public  a  été  ouvert  pour  la  présentation  des  plans  de  ee  nouvel  établisse- 
ment. I^rmi  ces  plans,  deux  ont  particulièrement  lixé  l'attention  des  mem- 
bres dn  conaeil  mmicipel.  Dîne  l^Bn,  les  platee-bendea  offrent  la  foroM  et 
k  disp<Mition  habituelle  qu'elles  présentent  dans  les  écoles  de  botanique , 
r'pst-à-ilirc  qu'elles  sont  rectilîgnes  et  pnmllèlps;  dans  l'autre  ce  sont  des 
cercles  disposés  concentriqueroent  autour  d'un  point  commun.  Partagé 
entre  ces  deux  plans  qui  ont  chacun  leurs  partisans,  le  conaeil  mnnidpal 
de  la  ville  de  Sonen  a'eai  adrené  k  rAcadénie  des  Sciences  pour  savoir 
quel  était  celui  <pû  rénupisint  le  plue  d'avantages  méritait  de  fixer  son 
choix. 

>  Dans  sa  séance  du  39  février  dernier,  l'Académie  a  renvoyé  l'examen 
de  celte  quasiion  à  la  seélioai  de  botanique. 


(  a8i  ) 

9  Stm  •tttdi«r  une  trop  prade  importanoe  h  Yuù  ou  à  Vantre  des  deux 
•yatèmeid'amngeiMnt  proposé»  dans  lea'dcos  plana  soumis  à  l'Académie, 

la  spcrion  de  botanique  a  généralement  reconnu  que  la  disposition  d'iiiit- 
école  de  botanique  par  plates^bandes  rectilignes,  offrait  pour  la  facilité  de 
l'étude  et  des  cultures  des  avantages  sur  la  disposition  par  cercles  concen- 
triqoea.  »  •  * 

L'Aoadéooie  apfnme  Ica  coodoaioiia  dn  lappmi. 


IL  Le  Président  donne  des  nouvelles  de  la  santé  de  M.  Tbénard,  qu'une 
indiapoaition  tient  éloigné  de  TAcadADaie  depnia  plusieurs  semainea.  Tout 
frït  eapérer  aujonrdlmi  un  pranipt  TétabfiaaâMnt 

Laaéanoecat  leréeàSlMurea.  *  A. 


■ouami  aauoaiuMiQnu 

L'Académie  a  reçu  dans  celte  séance  les  ouvrages  dont  voici  les  titres: 

Comptes  rendus  hebdomadatres  des  séances  de  l'jicadémie  des  Sciences/ 
»856,  n*  10,  in-^*. 

Fcyage  de  MM.  i»  Hmaou»  et  Boama,  fa*  ImaiMm. 

ji  pnUical  Treatise  on  looomolAw  EngbiM  apan  tmhvày$i  par  M.  si 
Pinooaio;  Londres,  i8!^6. 

JVaiuactions  ûf  the  natund  Historjr  SocietjoJ  JSorthumberianii ^  Duiham 
tmd NeweoMtU  upon  Tymyvol.  i",  parliea  a  et  S,  et  vol;  a*,  4*  partie, 
m-4*. 

HisUnn  abrégéedet  Drogues  sm^ês^parM.  Quamwr}  S*  éditMm,  a  vol. 

in-8«. 

Méuobnmrlm  Conienation  du  nHtfjàra»  anbÊUdes  s  ptwJA,  Garkal;  io^*. 
Euai  mr  la  détambuititm  du  Omirei  dt  gntviiég  par  M.  Gai»brt; 

Fragments  d'un  Traité  complet  des  maladies  de*  voies  urinaires  chez 
Fhomme  ;  par  M.  Casbhavb;  Paris,  ib36,  in-d*. 

Leçons  de  CXânfo  ûêmaudns parVL*  as  Gnuauv;  leçon  ii-i*i4, 
in-ia*  Booen. 

ca.ins.i«aMMt».  4fi 


(  a8a  ) 

Annales  rie  Chimie  et  de  Phy  sique i  pMT  MIL  GaTtJLawac  «t  AaAoo; 
tome  60 ,  novembre  iâ55 ;  in-8*. 

Annale*  de»  Sdenoet  natOrtUeti  pmr  HH.  Aimioiini»  Nom  BbwAUM , 
Ao.  BBOiNHn*iiT>ef  GniLEMin;  tome  4»  dsceiiibi»  i8S5»  in-S*. 

Bibliothèque  universelle  des  Sciaaeeê,  Beilcs^Lettres  êt  Jrtt,  rAUgéa  à 
Genève,-  novembre  i855,  m-8*. 

Jstrommische  Nachrichteni  n*  3o4f  ia>4** 

AiflMt    fa  SodfM  mduttrieOe  etJngm  ^êu  dé^artemeiU  de  iÊàine  - 

el-Loire  ,n'  i  " ,  7*  année ,  în-8°. 

Bulletin  de  la  Société  de  Géographie  ,  a*  série,  tome  {,  in-8°. 

Bulletin  de  la  Société  géologique  de  France  ,\ama  f,  feuilles  1-7 ,  ia-8°.  - 

Awnake»  de  la  Sœiêii  eniimologque  de  Fhgneet^ome  4  »  4*  trimestre  , 

i855, 

Mémorial  encjclopédiqae  «f  pmgnssif  des  Connaûtancet  humameif 
6«  aanée,  n*  6a,  ia-S*. 

Attildm  ginénde»  de  Médeditei  lùurmU  eempUmentaire  f  a*  «tfrief 
tome  10,  février  i836,in-8*. 

Journal  de  la  Société  des  S  ci  me  es  physiques ,  chUmques  et  Arts  agri- 
coles et  industriels;  sous  la  direction  de  M.  Joua  ob  FomaBLLB  ;  4*  année, 
janvier  i656,  iû-S". 

Journal  de  C^àide  màBeale,de  PharmaeieH  de  Ihxfeeloglef  tome  a, 
n*  5,  mars  i856,  iii-8*. 

Journal  de  Pharmacie  et  de^  Sciences  accessoires  ;  n*  5,  mars  i8S6,in^. 

Gazette  médicale  de  Paris  j  tome  4»  u*  11,  iÔ36,  in-4*. 

Gaeeue  des  JE^pUa/mt  ibl"  ^ft— Si  »  lomt  uk,  va-i*. 

Journal  de  Santé  g  H*  iSS. 
■.   Écho  du  Monde  savant;  n*  10  ;  ia-4". 

Correspondance  météorologique  ayant  pour  objet  de  prédire  le  temps  y 
par  M.  MoRiH.  — Pam/mcAw. 


4 


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COMPTE  RENDU 

DES  SÉANCES 

DE  L'ACADÉMIE  DES  SCiEiNCES. 

SÉANCE  DU  LU24DI  21  MARS  1836. 
PRÉ5ID1I1IG9  DB  M.  Ci.  DDPIN. 


GOjaRESPONDANCE. 

If.  le  Miaitm  d$  la  Guerre  invite.  l'Académie  k  Tonloir  bien ,  oonformi- 
ipcnt  aox  dispositions  des  articles  4^  et  43  de  l'ordonDanoe  d'organisation 

de  l'École  Polytechnique  du  3o  octobre  i83a,  désigner  les  trois  membres 
qui  doivent  foire  partie  du  Conseil  de  perfcclionuenient  de  cette  École, 
pendant  le  courant  de  cette  aatnée^ 

L'Académie  ro(;oit  :   '  '  ' 

1°.  Un  mémoire  (transmis  par  M.  le  Ministre  de  Flnstruction publique) 

concernant  la  question  qu'elle  a  proposée  sur  lafttpret  eontùuûu; 
a*.  Cn  mémoire  de  M.  Léon  de  Ùiantaùé  pour  le  concours  au  prix' de 

mécanique. 

M.  Courtois ,  chargé  depuis  i83a,  par  le  Bureau  doBtenfidaancè  de  Lille, 
de  diriger  ï Établissement  des  bouillons  et  soupes  à  la  gélatine  pour  les 
indigents  malade&  de  cetie  ville,  annonce  avoir  remarqué  que,  durant  tout 
ce  temps,  «  l'emploi  du  bouillon  à  la^gélatia^,  comme  il  le  bit,  avec 
9  lo kilogriaHBav df  wînàe^tm.  icio  litusa dn dissolution  félatinonse,  a 


(a84) 

»  constamment  maintenu  les  malades  et  les  Tommes  en  couche  en  bon 
»  état;  •  et  il  adresse  deux  certificats,  l'un  de  la  Commission  administra' 
tive  des  Hoipioesde  Lifi»,  ïwXr^^a^uneat  éê  Bienfaisance  de  cette  ville, 

tt,  Courtois ,  sont  renvoyés  k  la  Commission  qui  déjà,  depuis  quelque 
temps,  a  été  chargée  ilc  Texamen  de  plusieurs  autres  pièces  rekMiTet  à 
la  question  de  l'emploi  de  la  gélatine  comme  aliment. 

B  qtri  lui  ont  été  demandées  p«r  cette  Commission ,  dont  il  est  l'wi  des 
»  ■wmbie» ;  qu'il  a  visité  les  appareils  de  Lille.  Remiremont  et  Metz,  et 
M  ^11  a  recueilli  sur  les  lieux  tous  les  renseiguements  utiles  au  travail  de 
■  la  O&amhàtm  tm  tmféâl^m  chimiques  lui  parsiiiMit dcMiCMM »  co«ft- 
•  plèiei  pour  qH*on  puisse  Ui»WMIit  sous  les  jeux  de  TAcadémie  dii  qne 
Il  les  expériences  pliysiok^||i^|n  MTont  elles-mêmes  terminées.  » 

M.  yamlermaden  adresse  une  copie  de  la  Description  qu'il  a  donnée , 
eu  i8i3,  €ie  nouveatix  procédés  pour  «Uriner  une  locomotion  dans  tsùr  ou 
dans  terni.  Cette  Description  est  reavoyée  à  MM.  Gaj^Iiniisc  «t  HMmt, 
d^  chargés  de  r«mMB  d'un  ménoire^  M.  Moim  JMmI,  vu\k  M- 
ndio»  des  airoMÊaH. 

M.  Bazin  présente  une  pièce  anatomique  qui  ne  lui  parait  laisser  anoui 
doute  sur  la  maidèndoiUte  terminent  les  bronches.  C'est  en  suivant  !«§{■■> 
dicalMMB  dottnéaa  par  IbIméim,  qfufil  a  rémâ  à  fidra  pénétrer  le  ont- 
cmajniqM  daaalea  demièrei  dhMona  dW  lobola  de  pooaoa  davwn. 
n  en  résulte  que  ce  que  quelques  anatomistes  ont  considéré  comme  un 
tissu  celluleux  ou  vésiculeux  dans  lequel  se  peniraient  les  terminaisons 
des  bronches,  n'est  que  la  continuation  des  ramifications  successives  des 
aUfla-nadMa.  M.  tate  aMOMa  qoll  a  auMi  vérifié  la  awda  da 
>n,  ou  |dnl6t  de  coDtiniiatioQ  des  arlèna  at  des  veines  puImo> 
naires ,  et  qu'il  a  pu  suivre  las  nerfi  brracU^naa  «fae  aases  de  ftdiité. 

M.  de  V incens  adresse  une  Note  sur  qtieiqties  points 
MM.  Bouvardt  Mathieu  et  Damoiseau  examineront  cette  Note. 


M.  de  BùmboUt  transmet  un  ouvrage  de  M.  Karrten  aiir  téiectria'fé  de 
eiMUact  [voir  ci-après  :  Bulletin  Inhliogrvjpkifue),  qaH  aacaaipagnr  d«  ré- 
tamé suivant  des  opinions  de  l'anteoT. 

•  I*.  Lai  «élnix  at  ptoMtM  tawha  corps  i 


(  o85  ) 

<1ans  les  fluid»,  Cl  te  M»  «bM  leqwl  ik  Mit  Ptafit  pnaé  l'4iMlricité 

»  a*.  Ihi  «DVp*  idlde,  qui  «M  ploogéà  «M&lié  4im  k  flnid«,  préMBt* 
unepokrité  électrique.  Lt  partie  plongée  ^tumèiê  dow  MlMlftoilé  posi- 
tive, et  celle  qui  ne  l'est  pas,  l'électricité  négatire. 

»  3*.  Les  corps  solides  présentent  une  grande  différence  dans  leur  force 
électrcHBotrioe  par  rapport  au  même  6uide,  et  cette  différence  eet  la  ▼éri- 
ttUecHMdtlWlMlééliobiqiMfClMiM  «ft  MfluéëqiM  4i  b  dMlne 
galvanique. 

»  4*-  Si  deux  électro-moteurs  solides,  mais  de  difFérente  force  électro- 
motrice, se  trouvent  plongés  dans  le  même  fluide,  sans  se  toucher,  l'élec- 
tro  moMur  le  pim  iriUe  reçoit  Nltetricité  oppwée  à  orfle  de  Péleclro- 
moteur  le  plus  fort,  et  devient  conséquemment  n^ativement  électrique. 

■  5**.  La  moitié  du  plus  faible  électro-moteur,  qui  déborde  le  fluide , 
montre  pareillement  l'électricité  opposée  à  celle  de  sa  partie  plongée , 
emt-kSf  elle  momn  réiactridti  podfhe. 

»  6*.  L'activité  électro4na«riee  d'un  fluide  dépend  de  la  propriété  d'être 
réduite  par  deux  électro-moteurs  solides  de  différente  force  à  un  tel  état, 
que  les  électro-moteurs  solides  en  reçoivent  des  électricités  opposées.  £n 
•géniittl,  UN»  let  Avides  qui  sont  de  mnivaii  oondadeun  pour  Félectri- 
cilé,  poaaèJept  b  propriété  qu'on  vient  de  signaler,  mai»  non  les  fluidês 
(}ui  ne  conduisent  pas  du  tout  l'électricité  (les  huiles,  etc  ),  ni  ceux  qui  sont 
de  bons  «utdudeurs  (  mercure,  métaux  mis  en  fusion ,  etc.  ).  Cependant 
ITinlenBtid*  h  ftirmélealu»  inoliiee  dMiurfte  m  dépend  pas  aeolemeat 
de  b  oondiielibilîté  plu»  om  mtim  impnrfcita,  «aiB  «noore  dfkwtrat  np* 
ports  qui  ne  sont  pas  jusqu'à  présent  suffisamment  connus. 

»  7*.  Les  effets  électro- moteurs  de  deux  métaux,  qui  forment  une 
chaîne  fermée  dans  le  même  fluide,  sont  fondée  sur  l'exdiatîon  et  la  neu- 
tralisation ooMliBiMibadrdIecllicilie  oppBiéaB,  qirf  oM  Mm  âne  bflwide. 
Ils  sont  engendrés  par  l'action  électro*motrice  du  plus  fort  et  du  phis  fiiible 
des  é1ectro<moteiirs  sur  le  fluide;  ils  sont  augmentés  par  l'action  du  plus 
fort  électro-moteur  sur  le  plus  faible;  ils  sont  accélérés  par  le  contact  im- 
inédiM  dca  deux  éleciroHnotenctauttilBa  lonN|iM  flCWE>d  MM  bons  coodn^ 
teurs. 

>  8*.  Les  changements  chimiques  qui  ont  lieu  dans  le  fluide  sont,  il 
eet  vrai,  en  rapport  avec  la  neutralisation  des  deux  électricités  produites 
lpirbsélém«nti«olidbidebchiaMj  ib  cm  «bufBawili  tàiai^fm  «t 
■••eco-poitmtp»  iiMBiiiiimet 


(  a86  ) 

»  9°.  Dans  [e  système  de  chaînes  qui  forme  la  pile  (le  Voila,  les  éleclri- 
cités  opposées  sont  ueutralisées  coiuplétcmeut  par  les  éléments  solides  de 
cbxfue  chiiae»  c'ituàidire  ptf  Im  mn^àm,  et  il  a*y  •  pM  d»  cowtnt  jOec- 
triqyied'uaoaapleà  faittra.  *       \  . 

uatàmniàB,  •^MxOviU  dûm  iMre  de  M»  m  Pabayst  ittr  ee  gu^û  a  trouvé 
daas  les  livres  Mfiots  cmteemant  la  ^Mibarbe. 

(  flwmhMiw,  MM.  AJrtoa  èt  Jmim,  Adolphe  «rangniwfc  ) 

«  Instruit  par  BL  ^.  Delessat,  dont  la  riche  bibliothèque  boUnique  est 
ouverte  avec  une  compbÎMnce  p^rfiûte  à  tout  ceux  qui  ont  quelque  re- 
cherches à  y  faire,  que  H.  le  baron  de  HturUfoldt,  dans  son  voyage  à  Kiachta, 
avait  conçu  des  doutes  sur  la  .nature  de  la  planta  précieuse  qui  fournit 
notre  rhubarùe  o/Jicinate; 

m  Sachant,  par  Bf.  le  docteur  Km^^  qu'un  prix  de  trenie  mille  roubles 
était  promis  depuis  plusieurs  années,  en  Russie,  à  celui  qui  introduirait 
des  graines  non  altère  a  de  la  véritalfle  plante  Je  la  rhubarbe  : 

a  J'ai  voulu,  par  l'étude  seule  des  livres  ciiinois  (livres  qu'on  possède 
à  Paris  dt^^  plus  de,  emt  à  doue  cents  aa») ,  ^vAx .  si  l'on  pourrait 
avoir  quelqfw  idée  de  la  vëiitable  plante  qui  donne  la  rbtAirbe  la  plus 
précie^ise.  » 

M.  de  Pttnwey  indique  ici  les  livres  chinois  où  il  a  puisé  les  clocunoenls 
dont  il  s'agit,  et  les  huit  dessins  qu'il  offre  à  l'Acadéinie  :  parmi  ces  dessins 
il  en,  est  deas^qui,*  étant  peints  «n  grand,  et  oonplets  pour  la  plupart 
»  des  parties,  et  l'un  deux  offrant  même  la  fleur  violette  et  blanche,  sens- 
«  blent  indiqupr,  dit-il ,  que  ce  n'est  là  ni  le  rJieurn pnlmntufn,  ni  l«*  rheutn 
»  undida/turn  qu'on  avait  supposés  jusqu'à  ce  jour,  en  Europe, être  les 
•  senkp  plantes  qui  donnassent  les  vraies  rbubariMS.» 

M.  dê  Parwqjr  reasarque  que,  d'après  ces  Mvres  antiques ,  on  ne  doit 
presque  jamais  employer  la  rhubarbe  crue,  et  comme  le  font  nos  praticiens, 
qui  souveut  la  font  prendre  en  poudre.  Il  a  enfin  copié  et  traduit  la  partie 
dascriptive  des  diverse»  plantes  citées  comme  donnant  le  Ta-Jtoan^  >  ou  la 
rfn^kujh ,  .d<na,le  iVw^tsgo,  on  livre  des/ilenisf  radicales. 

tarsiQDE  BU  GLOtB,^llf€MU'elles  reirmrques  sur  la  tempéraUsre  de  plusieurs 
sources  thermales  des  ^yritties-Orientates;  par  H.  LtaaASD. 

«  Dmm  on  nipwire  préanté  àrAmééMie,  le  n  nur*  i835,  j'ai  essayé 
de  fiiM  voir  qM'le  rcfwidisssMen»  progressif-  de  plmieurs  aoaroea  tbôv 


Digitized  bv  GoQgle 


(a87) 

mal«,  qui  semblait  clairement  indiqué  par  la  comparaison  des  lenipcra» 
tures  observéfs  on  1754  par  Oirrère  et  en  1820  jiar  M.  Anglada,  n';nail 
rien  de  réel  et  provenait  de  ce  qu'on  ne  prétait  pas  aux  instruments. em- 
ployés le  langage  qui  leur  «OBTuait  Fanrr—dre  JaB  ohaiwiitiom  OMi|w* 
rabics  j'ai  eu  recours  à  la  td>le  dressée  «nciewMmmt  pw.rDelne  pour  cet 
objet,  et  il  en  e^t  résulté  une  coïncidence  surprenniite  entre  les  tempéra- 
tures observées  aux  deux  époques  indiquées  plus  Laut.  C<  pendant  le  Lher- 
MOHiilH  ^pIHéaMiBUi  arfant  été  altéré  dans  son-  écheUe  pur  plnmon  ar- 
tillâs,  et  klAi»  «le  oooipaMiaoïi  de  Ddue  D*ilaak  pet  toujours  applicable,  ^ 
on  pourrait  craindre  que  Carrère  n'eût  mal  choisi  son  instrument,  fjuoi- 
qu'ii  remplit  une  mission  du  gouvernement  et  qu'il  ntlacliat  une  grande 
importance  à  bien  observer  la  température  de»  tiources.  Mais  quelques 
mots  ralBroiit  pour  montrer  que  oéla  alnfirme  en  rien  U|  concInsioD  à  la* 
quelle  je  suis  arrivé,  et  que,  dans  toutes  les  hypothèses  admissibles,  la  tem- 
pérature des  sources  n'a  pas  diminué. 

»  En  effet  quelles  sont  les  écbelles  tbermométriques  qui  ou  tété  em- 
ployées sons  le  nom  de  Kéeumur?  La  réponse  à  cette  question  se  nouvo 
dans  les  oim^fas  do  Hiflitto» Daine,  |3oite,  Vnn-Swtttden,  Gausseo.,  et 
dans  les  renseignements  recueillis  par  une  commission  de  l'Académie  à 
l'occasion  du  froid  de  1776,  que  j'ai  tous  lus  très  attentivemeajU  £u  ran- 
geant oes  échelles  d'après  le  nombre  de  degrés  qu'elles  attributat  k  l'in- 
tervalle de  la  ^'lace  fondante  à  l'eau  bouillante,  on  trouve  en  premier  lieu 
celle  de  <So  degrés  généralement  employée  aujourd'hui,  puis  celle  que 
Deluc  regarde  comme  la  véritable  ou  primitive  et  qui  comprend  100  de- 
grés, ensuite  celle  adoptée  par  Fartiste  Micheli  Ducrest,  qui  en  com- 
prend io5,  une  autre  qui  en  comprend  110,  et  cnlin  une  autre  qui  eu 
eoi7i]iion(l  ji5.  Qu'cui  ne  s'effraie  p;is  de  leur  nomlu  c  malhenreusenietit 
trop  grand,  mais  qu'on  veuille  bien  remarquer  qu'il  n'y  eu  a  qu'une  seule 
qui  oomprenm  ni^ns  de  100  degrés  et  que  tontes  ks  autres  en  compren- 
nent un  plus  grand  nombre. 

•  Cela  posé,  l'échelle  de  80  degrés  entraînerait  un  refroidissement  consi- 
dérable des  sources  (i),  mais  aussi  elle  conduirait  à  admettre  que  la  tem- 
pérature habituelle  des  bains  était  à  Arles  de  40"  et  à  Vernet  de  43*  ^  du 
thermomètre  oclogésimel  à  niwcure  (««/es  Carrère,  page  35-38 };.  or  je 
ne  pense  pes  qu'on  puisse  raisonnablement  admettre  ce  résultat,  ni  par 


(1)  Il  n«  bat  pas  perdre  de  vue  qw  le  thernuiinèlre  de  Cannte««uit  i  alcool:  ttt 
aatew  le  dit  i  tovt  sMOient. 


(  a88  ) 

ooMéqueat  l'échelle  qui  y  coaUiiit.  Api«s  l'échelle  de  Ho  degrés  vient 
€«lle  «te  loo  degrés;  c'ettoOe  que  j'ai  employée  d'aprit  Mnc  pour  «ov- 
ri||«r  lis  ohMrva lions  de  QMIAm»  supposant  que  son  ioatUMMItt  était  uo 

vrni  tlu  !  fîinmi-trc  de  iWanmur,  et  l'on  sait  qu'elle  fait  justement  coïnciJer 
les  terii|HTatiircs  observées  en  1764  et      lôao.  Si  ou  la  rejette  à  suu  tour 
comme  suspecte,  il  M  rci|t  phwfM  erilw  qui  cmapianaïut  piu»é9-4«tP 
An»  tlalJniii  li»i»^nlita  fc«jMKa  itVtuu  bouiUuite;  maiif lar»,  im 
corrections  à  fnire  aux  ohservations  deCarrère  étant  plus  grandes  que  celles 
que  j'ai  admises  dans  mon  mémoire,  les  températures  observées  eu  1754 
deviendront  toutes  plus  faibles  que  celles  obieiréey  e»  i6m««M  les  rap-* 
pOrtMt  M-MÉÉM  liMMMNIiètf#,  M  li'tMHfléfllMM  4m  MNIMM'éÉ HWÉMra 
•voir  MllpMMé  progressivement.  Supposons  par  exemple  que  le  thertm»- 
nièfre  de('arrère  ait  compris  1 10  degrés  de  la  glace  fondante  à  l'eau  houil- 
laute,  les  températures  de  55  7  et  7.0  ;  degrés  que  Carrere  a  trouvées  aux 
•oimM  cTArks  et  iTOIette,  rcviendroat  à  5^  ««  64*  d»  AaiÉM*ÉÉMfc^ 
cool  comprenant  i<N»  degrés,  et  p«r  Mite  à  45*;  et  56*  du  tbermoisiÉre 
ftctfitii'sini.d  'A  mercure,  de  Deliic  :  or  en  i8io,  M.  An^lada  trouvait  res- 
pectivement 49''<'t  60°  pour  les  mêmes  sources,  et  par  conséquent  dans  l'in» 
terMfe  dilK      ewaiHwa  Éiréaiit  gagné  ruM3|  degrés  et  l*««|ié 
4  àtpèk  ^  température  do  thariamètre  nwtmgériiiMil  «olaiL  lAi«èiip»i^ 

raison  des  températtircs  ohservp'es  en  i-'^]  <  t  en  iHao,  prouve  donc  que 
ia  chalandes  sources  theminles  <les  1  énées-Orienlales  n'a  pas  (Umtnuéi 
si  «31e  iwaugé  «lepuis  65  ans,  elle  n'a  pu  qu'augmenter. 

»  PMr  ne  pit  Moepter-A  idnihiti  «tecae  olMirwiioM><meeH|eHdrt 
peot-étre  sur  les  chan::)  mr>nts  qui  ont  pu  survenir  dans  l'état  des  lieux, «C 
sur  ime  différence  dms  les  points  où  la  température  a  été  prise.  Man 
M.  Anglada,  qui  a  bien  exammè  les  lieux ,  et  qui  eût  été  ravi  de  trouver  une 
eiplication  pirasible  de  le  diOedté  <pii  l'errAtrit^rejette  «d|p.l|  mm  hé- 
siter et  ne  craint  pas  d'assurer  que  dans  le  plus  giend  noadm  dea  cas  les 
observations  de  Carrère  et  les  siennes  ont  été  faites  aux  mêmes  points. 

»  Au  surplus  quand  je  disque  la  ten)pérature  des  sources  des  Pyrénées- 
Orientales  n'a  pas  éprouvé  de  diaiiBBtion ,  j'enleod»  une  diminitioB  pro- 
gressive et  notable ,  que  Toa  mè  poiata  eonfeadra  ni  avec  laa  variations  an> 
nuelles  dont  je  ne  nie  pas  l'existence,  ni  avec  les  erreurs  de  graduation  et 
d'observation  des  inslnnnents.  Quant  à  la  comparaison  des  deux  thenno- 
mèlres ,  je  la  crois  aussi  exacte  que  s'il  s'agissait  de  deux  instruments  pria 
aajovfd'hui  dm  IVurtiste  le  plus  réputé;  amis  oria  ne  lignifia  pas  qoa  je  la 
croie  d'une  eyaetitade  parfiiite,  car  f  ai  appris  à  mas  dépens  à  na  compter 


(«89) 

snr  lin  thermomètre  que  quand  j'en  ai  vérifié  le  calibre  el  les  points  fixes. 
Aussi  regarderais-je  connue  une  chose  utile  de  prendre  aujouixl'hui  la  tem- 
pénliire  ém  aooreet  thermies  avec  m  bon  instrammt  leimit  vériié 
eleoiuenré. 

»  Depuis  la  présentation  de  mon  mémoire,  j*ai  trouTé  quelques  obser- 
vations qui  remontent  à  l'anoée  1739,  et  qui  ont  été  fiâtes  certainement 
avec  ttif  Aansémlbé  OMntrait  niiveni  le  méthode  de  Bifwiiirar.  Elles  iont 
dues  â  LenoDoier,  niédeëbi,qm  fut  chai^de  recueillir  des  obeenreiioae 
d'histoire  naturelle  pendant  que  Lacaille  et  Cassirii  de  Tluiry  s'occupaient 
à  vérifier  la  méridienne  de  Paris.  Les  thermomètres  de  Lemonnier  venaient 
4o  ribbélioQèl,  o«  aviiaBt  été  construits  par  Lemoauier  même  et  gra- 
doés  par  oomptniiMii  aMc  —  dwiaaomime  àesprit-do-irindeyoUet  Ainsi 
nul  doute  que  la  table  de  comparaison  de  Deluc  ne  soit  applicable,  puisque 
Noilet  a  toujours  suivi  la  méthode  de  Réaumur  (excepté  qu'il  employait  la 
glace  fondante  au  lieu  de  la  congélation  artifictelle  de  l'eau  pour  marquer  k; 
poiai  léffo).  Or  panm  les  oèaervaiiow  pe«  nombransas  de  Lsmonnier  )*«n 
trouve  une  qui  se  rapporte  cerlaineroent  à  l'un  des  points  où  M.  Anglada  a 
mis  son  thermomètre  en  i8ao;  elle  est  relative  à  la  source  qui  alimente  le 
bessin  des  bains  à  Arles.  «  Ayaut  placé  mon  thermomètre  dans  cette  eau , 
»  dit  iMowriar,  aussi  ptMhe  de  la  soofca  quil  ai*a  été  passible,  la  U- 
■  queur  s'est  élevée  au^li  du  5S**  degré.  »  Or  en  1 754*  Carrère  trouvait 
55*  degrés  pour  la  température  de  la  même  source,  et  en  corrigeant  ces 
nombres  par  la  table  de  Deluc,  ils  reviennent  à  49°  therraomèti^  oçto- 
gérânal  à  awreare,  qui  est  prédséascnt  la  tesapérature  obscrvéaMili  i8ao 
par  Bf.  Anglada.  Ainsi  voilà  une  source  qui  dans  l'espace  de  plus  de  80  ans 
n'a  pas  éprouvé  de  diminution  sensible  dans  sa  température.  Lemonuier  a 
aussi  observé  la  température  des  eaux  chaudes  du  Mont-d'Or,  en  plaçant 
son  ilwimainâtin  le  plus  pris  poesibkdassoiiroaa,atsaB  réiiillaia  carr%<i 
par  la  tabto  delklucoaincidant  encoraparfaitiiniif  «Mg  ht  obearvatiaits 
ka  plus  léaiBles  fiNtaa  ans  aséMa  Uaox.  » 


(  ago  ) 


MÉMOUiES  PRÉS£AT£S. 


«'—Mci^pUeation  du  phénomène  que  ttm  oittarve  émversuiu  deteau 
air  des  eerps  diatiffUsj'usqu'Mt  rouge;  parVL  Bkwàmiùn, 

(GommiisaireB,  MM.  Ponodct,  S<gawr.) 

c  On  É  remarqué  qu'en  inlrodoiMBt  d«  Teau  daus  un  vaw  dtauffé  jus* 
qu'âa  n>ug«»  ella  n^adhère  point  à  ses  parirf»,  et  Ton  «oyait  qu'elle  ne 
poirratt  acquérir  qu'une  température  inférieure  à  loo  degrés,  même  lors- 
que le  vase  était  fermé;  d'où  l'on  avait  pensé  que  le  principe  de  l'équilibre 
de  température  dans  un  espace  fermé  souffrait  une  exception  dans 
ce  cas. 

»  M.  Baudrimont  a  observé  que  Teau  versée  dans  un  vase  porté  à  um 
température  suffisante  pour  que  le  phénomène  ait  lieu,  s'évapore  cons- 
taramenlsous  la  pression  de  l'atmosphère,  et  qu'en  Tintroduisaot  dans  un 
vase  fermé  et  mnni  d*OB  manoaièlre ,  die  produit  une  quantité  de  va- 
peur suffisamment  indiquée  par  l'ascension  du  mercure  que  contient  cet 
instrument.  Il  a  vu  que,  dans  la  plupart  dos  cas,  la  température  de  Pean 
ne  dépasse  pas  5o  degrés,  et  qtae  le  temps  «le  son  éva|)oratioh  complète  est 
d'autant  plus  Ion  g  qu'onl'a  employée  eu  plus  petite  quantité,  et  que  la  tem- 
pérature du  vase  se  trouve  plus  élevée.  Géa  eapériencet  mt  été  variées  en 
cmployaiit  l'acide  nitrique,  l'acide  snifurique,  le  suUure  de  carbone,  l'es- 
prit de  bois,  l'alcool,  l'étlier,  et  l'essence  de  térébenthine.  I>e  phénomène 
^est  réalisé  avec  chacon  de  osa  liquides ,  en  oflrant  cela  de  particulier  que 
ceux  qui  sont  inflaiganablea  le  présentent  eooore  au  milieu  de  b  flammé, 
et  que  le  temps  de  leur  évaporation  en  devient  une  fois  moins  long.  Cela  a 
encore  permis  d'observer  que  la  température  la  plus  basse  à  laquelle  le 
phénomène  peut  se  manifester  avec  chaque  espèce  de  liquide,  est  très 
variable,  et  parait  être  en  relation  avec  son  point  d'ébuUition. 

»  M.  Baudrimont  YteoM  <{\xt  l'évaporation  des  liquides  suffit  pour  ezpU- 
qoer  tous  les  faits  qui  viennent  d'être  rapportés.  O  serait  la  vapeur  pro- 
duite instantanément  par  lui  liquide  qui  le  soulèverait,  et  l'empêcherait 
d'adhérer  an  vase;  ce  qui  le  mettrait  dans  l'imposaîbiUié  dPmtrer  en  ébul- 
lition  et  de  s'échauffer  par  commimication  directe.  Gomme  l'échauflèment 
ne  pourrait  plus  avoir  lieu  que  delà  périphérie  vers  le  centre  du  liquide, 

en  résulterait  que  la  vapeur  qui  se  forme  constamment  le  maintiendrait 


(  19»  ) 

à  une  lempéritiire  peu  élevée,  par  la  grande  quantité  Ue  clialeur  qu'elle 
rendrait  latente.  » 

AitALvas  MVTpÉMiTiOLE.  —  Mclkodc  pour  la  résolution  de  l'équation  du 
troisième  degré  a  une  seule  inconnue,  dans  les  différents  cas  qui  peuvent 
te  prétenter;  par  M.  Ma^ulbox  d'Ahbactmomt. 

(Commissaires,  MM.  Poisson,  Navier,  Libri.) 

AHAiTH  ■4Tn£aATiQi}E.  —  AdditioTts  au  Mémoire  sur  la  théorie  ginémXe  de 
^élimination  (vo^ez  ci-dessut,pMge  axS)',  par  M.  Voiaov. 

(ConuBisnirea,  19M.  Lacr^,  Poiason,  Libri.) 

«  Ces  additiont  contiennent  spéciatenent  une  nouTelle  démonstratiott 

du  théorème  que  l'auteur  a  établi  sur  le  degré  de  la  transformée  ration- 
nelle d'une  équation  irrationnelle  donnée,  et  une  nouvelle  manière  d'ob- 
tenir cette  transformée  rationnelle  en  chassant  tous  les  radicaux  à  la 
fois.  » 

LECTURES. 

TiaATOUMn.— «  M.  GeqffrcQT'SainÊ'Hik^  annonce  que  le  cas  téralo* 

logique  dont  on  a  fait  grand  bruit  en  Europe  depuis  deux  anasonala  for- 
mule d'un  fœtus  hiunaiii  vomi  par  un  enfant,  est  maintenant  en  sa  pos- 
session. Son  premier  aperçu  sur  ce  fait,  c'est  i'  que  Tobjet  est  vraiment 
un  fœtus  humain,  et  a"  que  le  romisseinent  articulé  lui  parait  démontré. 

»  M.  GeoJ/rojr-Saint-Hilaire  va  s'occuper  d'un  mémolra  à  conmiuniquer 
lundi  prochain  à  i'4cadémie,  où  ilae  flatte  de  concilier  ces  deux  asser- 
tions. • 

GÉooaArHU  PBTSiQCB.  —  M.  Ëory  de  Saint- rincent  communique  la  note 
suivante  sur  la  géographie  physique  du  ver-saut  septentrional  de  TËspagne. 

•  Dans  un  «wnttge  anr  la  péninsule  ibérique ,  j'indiquai ,  à  h  surface  de 
cette  contrée,  quatre  venants  généraux  dont  la  physionomie  e&t  des  plua 
tranchées,  et  qui  semblent  représenter,  sur  ce  point  du  globe,  les  pro- 
ductions de  ses  quatre  grandes  régions  continentales.  Celui  que  je  dési- 
gnai* sonalenom  de  caotabrique  ou  septentrional,  s'étend  &  peu  près 
aoos  le  même  parallèle  qjam  lea  cAtes  les  plus  chaudes  de  notre  France 
mé^tnraaéeiiii»;  U  np'anit  cependant  oSiert  une  singulière  anak)gie  arac 
c  a.        aoMMw.  4* 


(  ) 

la  Bretagne  et  le  paysdeCornouailles,  qu'on  sait  être  situas  à  des  latitudes 
si  dilTérentcs.  Dans  suii  étendue,  qui  n'occupe  pas  moins  de  sept  à  huit 
degrés  de  Test  à  l'ouest,  mais  seulement  la  moitié  d'un  du  sud  au  nord,  la 
vigne  ne  réussit  guère,  et  les  pommiers  l'y  remplacent  comme  dans  l'Ar- 
morique.  Cependant  il  s'y  trouve  des  sites  qui,  présentant  des  anomalies 
d'exposition,  prosluiseiit  les  végétaux  qu'on  regarde  comme  propres  aux 
contrées  les  pins  chaudes.  Ces  anomalies  et  l'examen  approfondi  des  lieux 
que  je  n'avais  parcourus  qu'à  main  armée,  méritaient  l'attention  de  quelque 
voyageur  instruit  qui  fût  maître  de  son  temps.  M.  Durieu,  officier  d'ia-> 
fanteric  retiré,  qui  s'occupe  avec  le  plus  grand  succès  d'histoire  naturelle, 
ra'ayant  consulté  Tan  ilernier  sur  un  projet  de  voyage,  je  l'engageai  à  ne 
pas  se  traîner  dans  les  parties  des  Alpes  et  des  Pyrénées  que  semblent 
avoir  usé  tant  de  promeneurs  et  de  collecteurs  routiniers,  mais  de  porter 
ses  investigations  dans  le  prolongement  occidental  de  nos  grandes  mon- 
tagnes niéridiouMles ,  que  je  l'assurai  être  plus  diflércntcs  de  la  chaîne 
orientale  qu'il  ne  pouvait  se  l'imaginer.  M.  Gay,  et  d'autres  amateurs  dis- 
tingués <le  la  science ,  se  joignirent  à  nioi  pour  déterminer  M.  Durieu  à  se 
rendre  dans  les  Asliiries.  11  l'a  fait,  malgré  les  dangers  dont  il  pouvait  y 
cire  menacé.  I>es  résultats  de  son  excursion  sont  fort  intéressants,  et  je 
crois  être  agréable  à  l'Académie  en  lui  communiquant  une  lettre  que  je 
reçois  <le  ce  savant  explorateur.  » 

M.  Bory  de  Saint-  fincent  termine  cette  communication  eu  priant  M.  le 
Secrétairt;  de  conserver  la  lettre  de  M.  Durieu,  qu'il  remet  sur  le  bureau 
pour  être  lue  dans  la  séance  prochaine. 

CHiMiB.  —  Recherdies  sur  la  teinture;  par  M.  Chevrecl. 

Deuxième  ut^iiioire  i  Det  proportions  d'eau  que  Ut  iiojfes  abtorbenl  dans  des 
atmosphhres  à  65*,  ^S",  80*  ec  100"  de  Vhjgron^tn:  de  Saussure.  (Extrait.) 

«  Avant  de  chercher  à  reconn.iltre  les  quantités  d'eau  à  l'état  de  vapeur 
que  prennent  ilans  des  atmosphères  à  divers  degrés  d»;  l'hygromètre  de 
Suissiire,  des  étoffes  préalablement  desséchées,  je  fis  différents  essais  a6ii 
de  constater  le  procédé  le  plus  couvenable  pour  dessécher  les  étoffes  aussi 
bien  que  possible;  celui  auquel  j'ai  donné  la  préférence  est  le  sui- 
vant : 

•  J'introduis  dans  un  tube  courbé  de  o",o3  de  diamètre  ,  des  quantités 
d'étoffe  qui  n'excèdent  pas  3'™"',5  et  qui  ne  sont  pas  au-dessous  de  o''Vi; 
la  partie  courbe  du  tube  où  se  trouvent  les  étoffes  plonge  dans  un  bain 


<rbuile  dont  U  température  est  DMimesne  pea^Mt  3  beum  i  tao***^-* 

I^s  deux  branches  du  tube  communiquent  chacune  avec  «n  tjibe  de  verre 
droit  rempli -de  fragments  de  chlorure  de  calcium;  l'un  des  tubes  droit 
de  1"  de  longueur,  reçoit  d'un  «ottlHet  à  pédale  de  l'Mr  qui  «rrive  «eo  dan» 
l»  lube  courbé,  tandis  que  l'autre  tube  droit  de  o",aoo  de  longueur, 
permet  à  l'air  qui  a  ji-issi'  sur  !es  étoffes  de  s'écouler  dans  ratniospliér»/ 
après  qu'il  a  soulevé  quelques  millimètres  de  mercure.  Les  étoffes  une  foi-s 
léehées  sont  tirées  rapideiBent  du  tobe  et  renJermées  aiiiiitât  daps  une 
opaule  de  verre  flUiM»  qiB  «t  fenaée  bermt^q/aitmWt  «u  moyea  d'une 
|[lace  dépolie;  c'est  daus  cet  éttltqU-IHI  IflS  pèse^Mtr  «IlllS^tHtipn «rec  OOe 
«xcellente  balance  de  Fortin. 

»  £a  r^étant  U  dessiccation  k  ia  luème  tem(>ériiture  et  durant  le  même 
tenpa  dans  an  tube  où  le  vide  était  fiiit  et  maintenu  et  on  nne  quantité 
sufTisante  de  chlorure  de  calcium  absorbait  toute  la  vapeur  d'eau  qui  pou- 
vait se  dégager  des  étoffes.  Je  n'ai  point  obtenu  une  dessiccation  plus  forte 
que  par  le  procédé  précédent;  et  il  y  a  plus,  c'est  que  pour  peu  que  les 
étoffes  soient  un  peu  pressées,  la  destiocaiion  ne  s'en  &it  pas  aussi  bien 
que  si  elles  étaient  exposées  à  loo*  dans  tme  capsule  où  Tair  se  renouvelo 
leraif,  même  lentement. 

»  Je  fais  observer  qu'ayant  prolongé  la  durée  de  l'opération  jusqu'à 
5  beures ,  je  n'ai  pas  obtctMi  tme  daticGntion  plus  forte  que  celle  qui  ré> 
aultait  d'un  séjour  des  étoffes  de  3  beures  dans  le  tube.  Enfin  je  n'ai  paS 

en  de  difTérence  notable  T  en  exposant  d'abord  les  étoffes  dans  des  at- 
mosphères humides  et  les  séchant  ensuite  ;  en  dcssécliant  d'abord  les 
étoffes  puis  les  exposant  dans  des  atmosphères  humides. 

»  Je  dépose  sur  le  bureau  de  l'Académie  un  tableau  renfermant  les  ré- 
sultats des  expériences  que  j'ai  faites  sur  21  échantilluns  d'étoffes  de 
chanvre,  de  lin ,  de  coton ,  de  soie  et  de  laine,  à  l'état  de  filasse,  de  poil 
ou  de  bourre,  à  l'état  de  fil  et  k  l'état  de  tissu. 

a  Ce  tableau  se  compose  de  onze  colonnes  :  U  première  comprend  les 
noms  des  écfaantilloiis. 

m  La  seconde,  les  poids  des  étolfes  séchées  pendant  3  beures  à  iao>,  aoit 

dans  le  vide  sec,  soit  au  moyen  d'un  courant  d'air  sec. 
■La  troisième,  les  poids  des  étoffes  après  10  jours  dans  une  atraospbèra 

k  65»  de  l'hygromètre  et  ao  du  tliermonietre. 

»  La  quatrième,  les  poids  des  étoffes  après  10  jours  dans  une  atmosphère 
à  7$*  de  rbygronèire  et  ao  dn  thermomètre. 

4>» 


(   3f)  «  ) 

iiT.a  ciiHjiiièiiK',  tes  poids  des  étoffes  après  i  o  joun  cUUM  OM  atlIKMpIlére 
3t  80°  de  rbygrumètre  et  30  du  theriDoiuètre. 

»Jê  tt^AHurai  qu*m  bout  de  10  jours  Im  étoflSM  étaient  en  éqnltibw 
d'humidité  avec  l'atmosphère  ambiMite. 

»  Eii6n  les  six  dernières  colonnes  comprennent  les  poids  des  «'toffes  ex- 
posées dans  une  atmosphère  saturée  de  vapeur  d'eau  à  la  température 
de  ao*  après  un  séjour  de  a4>  96,  193,  288,  3a4  heures,  enfin  après  au 
jours. 

>  Je  (erai  renoarquer  que  j'ai  fait  tous  mes  efforts  pour  maintenir  cons- 
tamment la  températiire  et  l'humidité  aux  mêmes  degrés,  je  n'oserais  pas 
dire  qu'il  n'y  ait  eu  aucune  variation,  mais  je  puis  affirmer,  que  celles 
<jm  ont  en  lieu  n'ont  exercé  aucune  influence  sur  mes  résultais.  > 


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14. 

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>     (  a<)6  ) 

L'auteur  tmninc  par  cette  oondunougeiiénlet 

«  On  voit  donc  que  les  étoffes  de  diverse»  natunu  «liîniiquei,iie  présen- 
tent pas  He  grandes  différences  dans  les  poids  d'eau  qu'elles  sont  suscepti» 
blesd'absorber  respectivement  dans  les  naêmes  circonstaDces.Cependantsi  on 
les  prenait  dans  la  condition  où  elles  se  rapprocheraient  le  plus  de  Tétat  de 
pureté  et  <m  elles  aenieot  amenée»  k  Vétkt  phyiriqae  le  plus  analogue,  il  mm 
semble  que  l'on  pourrait  établir  les  rapports  suivants,  en  prenant  loo  par- 
ties dV'toffc  à  l'état  normal,  qu'on  exposerait  jusqu'à  satunition  dan»  une 
airnusphcre  saturée  d'eau  à  la  température  de  ao*. 

■  on  (l'i<ioir«:  normale  de  ligneux  abMMbenîcat  aS  davapwrd'Ma. 
loo  soie  9^ 

loo  laine  3a  • 

cMinmciE.  —  Considérations  sur  les  wssies  à  cellules;  par  M.  Givialb. 

(A'nn'tiioire  a  potir  nlijVt  les  jw.w.r  fi  ce/Z/z/r^,  c'ost-à-dire  à  parois  dan» 
lesquelles  se  sont  développées  des  poches,  produites  par  ia  hernie  de  la 
membrane  moqueuse  &  travers  les  ûires  éraÎMm  de  Ja  eoud»  moaealaiM. 
Ij auteur  disUngue  ces  ceUuIes,  ces  poches,  «n  deux  séries, suivant  qu'elle» 

sont  logées  entre  les  divers  plans  musciileux  de  la  vessie,  ou  tout-à-fait  ex- 
térieures à  cet  organe.  Il  expose  la  manière  dont  elles  prennent  naissance 
par  les  efforts  violents  et  multipliés  d'expulsion  que  rend  nécessaires  tout 
obttade  au  cours  naturel  de  l'uriiie,  et  il  indique  les  caractères  propres  i 
dire  reconnaître  lenr  existence.  Le  plus  important  de  ce»  caractère»  con* 
siste  dans  la  manière  dont  sort  l'urine  ou  l'eau  injectée  qui ,  au  lieu  d'un  jet 
plein  et  continu  comme  à  l'ordinaire,  en  forme  un  irrégulier,  saccadé  et 
intermitlent 

L'auteur  s'occupe  ensuite  du  rôle  que  les  cellulfla  vésicalcs  joucnt  dans 
les  catarrhes  de  vessie  qu'elles  occasionent  fort  souvent,  qu'elles  entre- 
tiennent et  aggravent  toujours,  et  qui  souvent  même  sont  bornés  à  leurs 
seules  parois.  Les  injection»  firéquente»  d'eau  tiède  sont  le  moyen  qu'il  în< 
dique  comme  étant  celui  qui  produit  les  meilleurs  effets.  Biais  c'est  surtout 
l'influence  des  cellules  vésicales  dans  l'affection  calculeuse  qtie  M,  Cfi'iale 
s'est  attaché  à  démontrer  ;  il  pense  que  les  uistriuueuts  de  la  litbotritie  sup- 
pléent à  l'insuifisance  des  autres  moyens  d'exploration,  et  qu'avec  leur  se* 
cours  on  peut  reconnaître  si  une  vessie  è  «elldea  contient  ou  non  des  cal^ 
puis,  et  ai  cas  corps  sont  libres  ou  cbatonnés  dans  les  cellules. 

£n6n  il  cherche  à  montrer  par  l'exposé  sommaire  de  plusieurs  £itts , 


(  ^91  ) 

que  la  litbotritie  permet  même  d'arriver  à  quelques  résultais  curatif».  L'un 
(Je  ces  faits  est  celui  d'un  homme  dans  la  ve-ssie  duquel  une  pierre  enkistéc 
émettait  uu  prolougeraeut  qui  iut  détruit  jusqu'au  niveau  des  paroiâ  du 
viscère,  avM  dkainntion  notable  des  Mniffnmoes  du  mahub.  Un  aulre  ae 
rapporte  à  une  piafre  qu'U  fallut  aller  chercher  au  fond  d'une  oellale  au 
moyen  d'un  instrumant  oonatruit  exprès.  Le  oMlade  est  guéri. 

BMiisniiaB  ANuqviB  a  la.  mkaÊatuL^Se<àen:keshistorifimsetsiatistiques 
sur  les  cames  de  la  peste  i  par  M.  db  Sim»  Domioir. 

(CooMBiaaairea,  HH.  Hagendle  y  Dumaa,  DooUe.  ) 

«  VLdeSégur  Dupteyron  anfît  déjà  cberché  à  prouver  que  c'est  principa- 
lement'd*Égypte  que  la  p4«te  vient  en  Europe.  Cette  proposition  n'étant 
pas  g(5nérn1eiTient  admise,  il  a  cm  devoir  donner  plus  de  développement 

à  cette  partie  de  sea  recberclies. 

B  En  parcourant  la  correspondance  des  consuls  aux  Archives  des  Af- 
faires étrangères,  M.  de  Séfpirei  trouvé  lindication  de  deux  cirrooatances 

qui,  druis  ct-rtnins  cas,  peuvent  donner  lieu  à  la  peste  en  Égyple.  Ces  dr» 
cfnistances  sont  :  i*  la  disette;  2*  les  fièvies  m;iligiies  Or  la  disette  est 
pruduite  le  plus  onlinairement  dans  le  pa^s  dont  il  s'agit  par  une  trop 
forte  ou  une  trop  faible  crue  du  Nil.  Aprée  une  trop  (Hible  crue,  peu  de 
terre»  ayant  été  arrosées,  peu  de  terres  peuvent  être  ensemencées;  après 
une  crue  trop  lorle,  les  eaux  mettent  beaucoup  de  temps  à  se  retirer,  et 
répuque  {les  semailles  se  passe  avant  que  tout  le  grain  ait  pu  être  cuniié  à 
la  terre.  M.  de  Sigur  a  dès<]on  demandé  aux  écrivains  arabes  la  hauteur 
qu'avait  atteint  le  Nil  dans  le  plus  grand  nombre  possible  de  sea  crues,  et 
il  a  cherché  si,  à  des  années  correspondantes  aux  trop  f';iil)!es  ou  aux  trop 
furies  inondations,  on  ne  trouvait  pas  la  peste  quelque  part.  Ses  investi» 
gâtions  ne  portent  d^abord  que  sur  l'espace  compris  entre  le  miKett  du 
dixième  siècle  et  le  milieu  du  qnintîème,  attendu  que  les  ouvrages  qu'il  a 
pu  consulter  ne  relatent  les  crues  que  pendant  ce  laps  de  temps. 

•  Sur  cinquante  à  cinquante-cinq  pestes  qui  ont  eu  lieu  dans  ces  cinq 
siècles  en  Europe,  quarante  coïncident  arec  de  trop  grands  ou  de  trop 
petits  NiL  Le  grand  ouvrage  sur  l'Égypto  renfermant  une  table  des  hau- 
teurs du  fleuve  depuis  1737  jusqu'en  1800,  Fauteur  a  pu  vérifier  si  dans  ce 
nombre  d'années  la  peste  avait  régné  en  Egypte  après  de  mauvaises  crues, 
et  il  a  trouvé  que,  sur  quatorze  pestes  qui  ont  régné  dans  cette  série  d'an- 
'  n<«,  treiie  eoincidcat  avec  de  mauvaises  crues  qui  ont  produit  la  disette. 


»  Après  avoir  interrogé  la  correspondance  des  consuls  en  Syrie  et  dans 
|p5  lies  de  l'Archipo!,  M.  de  Ségur  cherche  à  démontrer  i»  que  la  peste 
n'a  régué  en  Syrie  et  dans  l'Archipel  qu'après  qu'elle  s'élait  précédtnuncnt 
iiianife«tée  en  Égypie;  a'  quehdiwtte  n*a  été  suivie,  en  Syrie  et  du»  l'Ar- 
chipel, que  de  fièvres  maUgnes  et  jamais  de  la  peste,  à  moins  que  la  poste 
ne  régnât  en  Kgvpte;ctil  conclut  que  la  famine  peut  être  considérée  eu 
Syrie  et  dans  les  îles  de  l'Archipel  comme  le  principe  des  mêmes  maladies 
qa'dle  produit  pertoul;  mais  qu'en  Égy  pte,  die  a  des  résultais  qu^dte  n'a 
pas  autre  part,  puisqu'elle  y  est  presque  toujours  accompagnée  de  la  peste. 
Il  y  a  donc  en  Egypte,  dit  il  en  finissant,  un  principe  particulier  qui  peut 
exaspérer  la  fièvre  maliguc  au  point  de  lui  donner  tous  les  caractères  de 
la  peste,  et  ce  principe  n'existe  que  là.  » 

canvaan.. —  TruiU-ment  des  rétrécissements  de  t urètre  par  la  dilttàUUnt 

brusque  rétrograde;        M.  Lkroy  d'Ktiolle. 

(GoounissaireStMU.  Magendie,  Larrey,  Roux.) 

Le  procédé  proposé  par  Tauteur  consiste  à  passer  à  travers  les  rétré- 
cissements un  instrument  disposé  à  peu  près  comme  le  sont  aujourd'hui  les 
brise-picrros,  et  d'une  ténuité  proportionnée  au  diamètre  du  point  qu'ils 
doiveul  Irauchir.  Le  dilatateur,  ouvert  au-delà  du  rétrécissement,  est  forcé 
de  le  traverser  à  son  retour  en  lui  fiiisant  éprouver  une  distension  assez 
forte  et  même  une  légère  déchirure.  Il  suffit,  selon  l'auteur,  do  répéter 
cettr  manœuvre  pendant  cinq  à  six  jours  pour  détruire  des  rétrécissements 
très  considérables ,  contre  lesquels  avait  échoué  la  dUatation  et  qu'avait 
aggravés  la  cautérisation.  Le  caustique ,  ajoute-t-il,  appliqué Indislinctwnent 
à  tous  les  rétrécissements  serait  aussi  souvent  nuisible  qu'utile;  c'est  surtout 
dans  la  portion  spoii^'ieiise  de  l'urctic  que  la  cautérisation  doit  être  rare- 
ment employée.  Le  procédé  de  la  dilatation  brusque  rétrograde  n'expose 
pas  aux  dan^jers  du  cathétérisme  forcé  ;  et  il  ne  peut  être  foit  de  finisse  router 
puisquece  n'est  qu'à  sa  sortie  que  l'instrumeut  agit, 

A  ce  premier  mémoire  M.  Leroj  d'Etiolle  en  fait  succéder  un  second  stn- 
un  nouveau  procédé  de  taille  suspubienne.  C  est  pour  rendre  celte  opération 
plus  tacUe  et  plus  sûre  qu'il  a  imaginé  les  instmmeiA  qttU  soumet 
aujourd'hui  à  l'examen  de  TAcadémie  et  (pHalM^noonp  simplifiés  dépuis 
leur  première  invention. 


(•99) 


NOMniATiOm. 

L'Académie  va  au  scratiii  pour  l'élection  des  trois  membres  qtii  doii> 
vent  faire  partie,  pemkiiit  cette  année ,  du  Coaseilde  perfection neoieat  de 
rÉoole  Polytechnique. 

MM.  Arago ,  Thénard  er  Poinsot  réimimat  h  majorité  absolue  des  suf- 
firages;  et  sont,  en  conéquenoe,  déi^nés  poor  Arini  poniede  ceConeeil. 


L'Académie  appi-end  avec  un  vif  intérêt  que  la  santé  de  M.  Thénard  est 
en  pleine  voie  d'un  prompt  rétabUasemeat 


Sur  la  proposition  de  M.  Lacroix,  l'Académie  décide  que  la  question  re- 
lative à  la  continuation  des  Comptes  Rendus  hebdomadaires  sera  diacotée 
dans  le  comité  secret  de  la  séance  proçtudne;'  et  iqfde'mi.  leaMembtea 
en  seront  prévenus  par  bittéts  à  domlefle. 

La  séance  est  levée  à  5  heures.  F.  . 


L'Académie  a  reçu  dans  cette  séance  les  oévrsges  dont  voici  les  titres  : 

Comptes  rmditt  hebdomadilbw  du  êéaneêt  é»  lAcÊààme  du  S^mi^Êî 

1836,  n*  u. 

Analjse  dune  carte  du  Iles  Sritanniqms  s  par  M.  le  baron  Vakckbhaeh  ; 
Ms,i896,ii»^. 

Proceedings  of  the  Roftd Societjr ;  i855— iOT6,  n"  a5,  in-8". 
Catalogue  of  Jhssil  Fischj  in  the  onUùi^iom  aflord  Oi4e  and ar  Flùlip 
Grej  Egerton,-  Cbester,  in-8". 
Sur  fÉleetrieité  par  eonlaet  (  ouvrage  dédié  à  M.  de  BumMdt);  par 

M.  C.-J.-B.  KiRSTEW;  i856,  in-8*.  (En  allemand.l 

Collection  (le  Planches  chimrgicales  pour  l'avancement  de  la  chirurgie 
pratique;  par  M.  Fboribp;  Weimar,  id36,  in-ô*.  (£o  allemand.) 

C.  R.  tSK.  i"  Samtirt.  4^^ 


(  300  ) 

Précis  analjtique  des  Travaux  de  V Académie  Royale  dti  Sciences, 
Belles-Lettres  et  Arts  de  Rouen ,  pendant  l'année  i  (S35 ,  in-8". 

Mémoires  de  la  Société  d  Agriculture,  Sciences  ^  Arts  et  Belles-Lettres 
dud^artemmUderjsAef  V^S4'~-SS,Troyes,  i8S5. 

Statistique  du  département  des  Bouches-du-RJiône ;  ^  vol.  in-4*,a<vec 
Wilitlas  de  planches  in-folio  ;  par  M.  le  comte  de  ViUeMUTC-;  Afaneille; 
i8S5.  (Anervé  pour  le  concours  de  Statistique.) 

HMtfrfnw  jw  ht  PnpHMt  ««■  CJnaljrse  de  la  phiiMrkbmei  par  HL  on 
KoinMiK  ;  Lovnraia ,  1 836,  iii-8*. 

3fanucl  pratique  des  Contre- Poisons  ;  par  M.  Hector  Chau.^iek  j4*  édi> 
tioD,  in-i6,  Paris,  i83(j.  (Réservé poar  le  concours  Mootyon.) 

Iconographie  du  Règne  animal  de  U.  le  baron  Cuvier;  par  M.  F.-E. 
GoiMii}58*«tVUn«iiàaViii^r     -  ^ 

Magasin  de  Zioologiei  par  le  même  ;  4*  livraison ,  in-8*. 

StaUstiquedu  cantonde  Clairvaux;parVL.  Piot;  Ixma-le^uuter,  i8S5. 

TtM$Ê  ftmtsiefmêSipar  le  mâne/ in-ia.  (Cet  âemt  OQYrages  sont 
•ervés  pour  le  concours  de  Statistique.  ) 

Species  générai  et  iconn^naphiqfie  des  Coquilles  vivantes,' par  M.  L.-C, 
KiBHKB  1 15*  lÎYraiaon,  in-4°. 

Çu'esà-^qae  la  Phrinohgi»7 par  M.  hwvn/m^.  (IMwrvé  pour  le 
concours  Montyon.) 

Statistique  générale  de  la  Chambre  des  Députés  ;  par  M.  CiUTBLAJv; 
«essioo  de  i835,  in  4*.  (Réservé  pour  le  concours  de  Statistique). 

Pnpoaiikm  de  nouveaux  Raîb  pour  les  chemins  de  jer;  par  M.  Dauue  j 
Paris,  1 855,  in-8'. 

Bulletin  général  de   TTicrapcutique  médicale  et  chtrurgicole;  par 
M.  âiiQusb;  5'  année,  tome  lo,  5*  livraison,  iu-8*. 
Annaks  des  Wnett^téne,  tome  8,  par  M.  DoraiiioY;  i835,  iu^*. 
Gazette  médicale  dt  Pofit,  n*  la. 
Gazette  des  Hôpitaux;  n*  iz^'^^^ 
Journal  de  Santé,  n°  i34. 
ÉehostsMondBtamntiu^  Il  ^12,  ,- 


COMPTE  RENDU 

D£S  SÊAIilCBS 

DE  L  ACADÉMIE  DES  SCIENCES. 


SÉANCE  DO  LONDI  SK  MABS  188a 

nubuNaiGE  os  m.  gb.  ounir. 


COREBSPONDANCE. 

M.  Santon  «draie od  libhan  à  coaipartimenta  cwréSt  dans  taqinl, sur 

toutes  les  directions  (comme  dans  les  anciens  carrés  magiques) yià  aomne 
des  chif  fres  que  les  compartiments  renferment  est  constante. 

M.  Gri/oni  demande  qu'il  soit  iait  un  rapport  sur  son  mémoire  otmeei^ 
naBt  KmiMMiiMIilé  delatriMctioli  der«H;le^ 

M.  ChatsàM  tlclu  vm  jnmopt  exam«n  du  imail  qoH  préMata  !• 
at  décembre,  aar  me  anomalie  anatomique. 

M.  Hostardf  d'Angers  «  envoie  un  paquet  cacheté. 

M.  Otimm  ^V— qu'on  ouvre  le  paquet  cadteté  qu'il  avait  déposé  le 
a  novembre  1835*  et  dans  lequel  on  trouvera,  dit-il,  uneppareil  instru- 
mental pour  Pextraction  du  ddcÊils  de  ta  vesne,  L'inatniment  est  destiné 
au  concours  Montyon. 

ASTaonoH».  —  Réponse  de  M.  Am.  Sfpillot  aux  nouvelles  objections  pré- 
semées  sur  la  découverte  de  la  Fariation  par  Aboul  fFefà,  astronome 
du  10^  Mo, 


«  H.  libri,  dau  aa  dernière  réponse  (  Comptes  nmhtt des  Mances  df 
tAcaêlmim  dat  Srimmt ,  p.  a6t  )  à  la  note  adnMéa,  le  i4  mai»,  à  TAca- 
CB.im.i«fMM.  44 


(  3oa  ) 

()émte  par  M.  Sédillot,  ne  s'est  pas  borné  à  élever  de  nouveaux  doutes  sur 
la  découvcrted'Aboul-Wefà;  il  a  directement  reproché  à  M.  Sédillot  de  l'avoir 
inexactement  cité,  et  il  a  criu'<)ué  ^adque&Miaii  de  ses  travaux  antérieurs. 

■  M.  Sédillot  se  trouve  obligé  de  suivre  un  instant  M.  Libri  sur  ce  nou- 
veau terrain  ;  mais  après  avoir  démontré  la  justesse  de  ses  citations  et 
rétaWi  le  «éntablc  caractér»  Aa  «ea  pi-cviières  pmbficatioas,  ifconsactera  la 
seconde  partie  de  sa  lettre  à  la  discussion  des  objections  nouvelles  de 
M.  Libri  contre  l'authenticité  de  la  découverte  d'Aboul-Wefâ. 

B  M.  Libri  déclare  que  «  non-«etri«w«it  M.  Sédillot,  dans  son  mémoire, 
»  lui  a  prêté  des  opinions  qui  n'étaient  pas  les  siennes ,  mais  que  même 

•  (bien  involontairement  ^aiis  doute- j  il  a  déuuliiré  t>t  altéré  des  passages 
»  de  son  ouvrage  que  M.  Sédillot  paraissait  reproduire,  mais  dans  lesquels 

•  il  omettait  ou  changeait  des  mots  ou  des  membres  de  phrase  et  donnait 
u  ainsi  aux  citations  un  tout  autre  sens  que  celui  qui  résultait  des  expres- 
»  sions  de  M.  Libri.  »  A  l'appui  de  cette  assertion,  il  parle  «  d'un  passage 
»  du  mémoire  de  M.  Sédillot  où  on  lui  fait  adopter  les  idées  de  Dclambre, 
»  qui  avait  affirmé  que  les  Arabes  avaient  admis  sans  la  moindre  modi- 
»  fication  \' astronomie  des  Grecs,  et  où  l'on  semble  rapporter  textuelle- 
n  ment  un  passage,  mai»  en  le  Irunqosat  et  en  le  modifiant  tellement, 

•  que  cette  idée  semble  en  effet  ressortir  d'une  phrase  où  l'auteur  avait 
»  dit  exactement  le  contraire.  > 

»  M.  Sédillot  fsit  d'abord  observer  qu'il  a  dû  préciser  avec  soin  le  der- 
nier terme  des  connaissance»  acquises  sur  les  travaux  des  Arabes,  afin  de 
montrer  toute  l'importance  de  sa  découvwte,  qui  donnait  à  l'astronomie 
arabe  un  caractère  particiUier  qu'on  s'était  accordé  à  lui  dénier;  il  a  (kmc 
recherché  (fens  les  auteurs  (  et  M.  Libri  est  le  deraier  qui  ait  écrit  sur  la 
matière)  si  quelques-uns  d'entre  eux  anraient  même  soupçoiwé  ce  nou- 
veau progrès  des  Arabes;  il  ai  reconnu  que  ni  Lapiaœ,  ni  Deiarobre,  ni 
M.  Libn,  dont  le  livre  paraissait  à  la  fin  de  i835,  «'avaient  admis  une  sem- 
blable supposition  ;  il  s'est  étonné  que  M.  Libri  n'ait  point  fiait  ttsagede  la 
lettre  qu'il  avait  («Iressée  ati  Burean  de»  l^ngitudeti  en  iâ3»i  (  imprimée 
dans  le  Moniteur àn  a8  juillet)  et  dans  laquelle  il  anoMçait  que  ks  Arabe» 
avaient  connu  la  troisième  inégalité  lunaire;  d'autant  que  M.  Libri  n'avait 
pas  fait  difficulté  de  dice  que  les  algébristes  arabes  avait  traité  les  équa- 
tions du  3*  degré,  quoique  cette  découverte  (dont  il  ne  nommait  pas,  il 
est  vrai,  l'auteur,  M.  Sédillot)  eût  été  seulement  énoncée  comme  celle  de 
la  variation. 

»  Or,  M.  Libri  n'a  pas  même  laissé  eivtrevoir  dons  son  ouvrage  qiie  fes 


Diqi+izod 


f  loi  ) 


Anbes  aient  pu  être  les  iuveuteurs  d'une  nouvelle  théorie  en  astrononiie; 
il  nVi  doac  pas  éié^imiûm^Mm  ce  rapport,  que  Lapiace  et  Deiambre,  «t 
«r«i(to»  qi»lf<Mdillat*dMMWà  Mlir  dmaoB 
citations  suivantes  : 

■  L'activité  des  astrononi«6  arabes,  bornée  box  observations,  ne  s'est 
»  point  éiepdue  à  la  recberabe  «le  nouvelles  inégalité»,  et  sur  ce  point  ils 
»  n'ont  rien  ajouté  ans  bfpotliéaas  de  Ptolémée;  «atle  «iim  eurioaité  qui 
»  nous  attache  aux  phénomènes  jusqu'à  ce  que  les  lois  et  la  cause  en  «oient 
»  parfaitement  oonnnaa,  <|^raeiénse  les  aaTaoti  de  rBorope  aodanMB.  • 
(Li|)lBoe.;      .  ';v 

c  Ce  qui  ert«ùr,«*Mi  ^  iat  Anbas  ont  adnia  sans  la  awindw  nn- 

•  di6tttion  les  hypothèses  daPtuléniée,  pour  lesquaHea ils  0M«M)ni»é«ni 
«  Ntpect  timide  et  superstitiein.  »  (  Delambrc.  ) 

lies  Arabes  n'avaient  ni  cet  esprit  d'invention  qui  distinf^e  les 
»  Gica  «I  ka  Bndaa»,  ni  oeMe  parfecHon  dans  les  arts  aatamiquas  et 
»  catta  persévérance  dans  ks  observations  qui  caractériaast  IsaCUftois..^ 

»   mais  ils  méritent  une  reconnaissance  éternelle  pour  avoir  été  les 

»  conservaleurt  des  sciences  des  Grecs  et  des  Hindous,  lorsque  ces  |>eu- 

•  pies  ne  picJniaaiaat  i4as  rien  et  que  rBiirapa<élait  «nooK  trop  ignà- 
»  rania  ponr  sa  abafgar  de  ce  précieux  dépAt  »  (lLIfll»i.) 

«  Est-il  vrai  que  cette  dernière  citation  niaiK|ne  d'cxactitiulf"  '  On  peut 
en  juger  en  la  comparant  au  passage  textuel  de  M.  Libri,  que  noas  rap- 
portons dans  aottaâaiar  s 

«  ffi  las  AmIms  n'amsnk  ni  cet  esprit  d'inwolton  «fà  dislingw  iea  Oraea 
»  et  les  Hindous,  ni  cette  perfection  dans  les  arls  mécaniques  et  cette  per* 
■  sévérance  dans  les  observations  qui  caractérisent  les  Chinois,  ils  avaient 
j»  en  revanche  ceita  force  d'un  peuple  nouveau  et  viotarioux,  et  ce  désir  da 
9  toutapprandaaal da  tant  aspMyiw  ^  ka  porlaità  ateoaparaoMéne 
»  temps  d'algèbre  et  de  poésie,  da  pldlosopbie  et  de  grammaÎTe.  Ils  tnéri- 
B  tent  une  reconnaissance  étemelle  pour  avoir  été  les  conservateurs  des 
»  sciences  des  Grecs  et  des  Hindous,  lorsque  ces  peuples  ne  produisaient 

•  plus  rian  et  que  l'Europe  éllltanoira  trop  ignorante  pow  ae  chaifw  de 
»  ce  précieux  dép6t.  m 

>  M.  SérliUot  ne  croit  en  aucune  manière  avoir  donné  au  paseaf;?  de 
IL  libri  un  tout  autre  sens  que  celui  qui  résulte  de  ses  expresstoDS  ;  il 
a  jwnpfawépar  das  pain  vm  ne— haa  d»  pbwaa  gai  naa^appligae  pas  an 
anjet  an  question,  c'«sl4-dira  àlhslRMMnriB,  mais  iiien  à  fallgiérët  à  la 
p9éé»,  àia  pkiimfkm  <»st  da  gmmmalnf  at  il  pi  émni  de  nourean-fp» 

44.. 


(  3o/,  ) 

M  •  Libri ,  en  disant  que  les  Arabes  n'avâieut  pas  ïesprit  efi/wentmi 
fui  distingue  les  Grecs  et  qu'ik  ont  été  liv  CMttntUtiin  de$  mAmmot  A» 
Gme$td»$ Hbidbitf,  «««BBemiDlMtluitpMdMis  M>n ouvrage ropiimw 

de  Laplace  et  de  Delambre,  qui  soutiennent  que  les  Arabes  n'ont  rien 
ajouté  aux  hypothèses  de  Ploiémée ,  n'admet  évidemment  pas  que  les  Arabes 
aient  été  sous  ce  rapport  plus  loin  que  les  Grecs,  seule  cboae  qu'il  impor- 
ndt  k  M.  Sédilbl  d'établir. 

»  M.  Sédillot  ne  feit  pas  dire  à  M.  Libri  que  les  Arabes  ont  admis  sans  la 
moindre  modification  Vtistronornie  des  Grecs  ,  puisqu'il  est  reconnu  depuis 
long-temps  qu'ils  ont  corrigé  leurs  tables  et  mieux  déterminé  l'obliquité 
de  l'écli  ptique ,  Texceatrioili  dn  Soleil ,  son  moyen  moaveoMnt  *  etc.  ;  mais 
il  a  cité  Laplace  et  Delambre,  qui  croient  que  les  Arabes  ont  admis  sans  la 
moindre  modification  les  hypotfièses^  de  Ptolémée,  et  il  a  cherché  à  mon- 
trer que  M.  Libri,  dans  son  ouvrage,  n'allait  point  au-ddà  et  que  par 
oonatfqimnt  la  oonnaissmoe  de  la  dicouvetrla  d'Aboal  WeA  faisait  faire  un 
pas  k  llnstaire  de  la  sdeaoe. 

»  Il  est  un  autre  poiot  sur  lequel  M.  Libri  critique  M.  Sédillot.  Il  dit  que 
M.  Sédillot  a  publié  (/o«ma/  asiatique,  mai  i834)  un  mémoire  pour  dé- 
monmr  que  les  Arabes  avaient  oonna  aussi  la  géomélrln  de  positioa,  tan- 
dis que  les  problèmes  que  M.  Sédillot  a  rapportée  appartiennflnt  ioe  qoe 
la  géométrie  analytique  a  de  plus  élémentaire. 

■  M.  Sédillot  n'a  pas  fait  un  mémoire  pour  démontrer  que  les  Arabes 
avaient  connu  k  féométrie  de  position;  il  s^est  borné  k  rendre  compte  de 
ce  que  contenait  le  manuscrit  arabe  1 1  o4  de  la  Bibliothèque  dn  Roi; 

»  Il  a  d'abord  indiqué  im  fragment  d'un  traité  d'Algèbre  qui  prouve  que 
les  Arabes  avaient  traité  les  équations  du  troisième  degré,  et  qui  résout 
cette  question  nés  curîeiise  dePhistoire  des  adenoes  mathématiques. 

»  Il  a  ensuite  analysé  le  traité  des  Connues  géométriques  de  Has8an-Ben> 
llaithem  {geometrœ  celeberrimi ,  suivant  le  catalogue  de  la  bibliothèque 
bodleyenne),  mort  au  Caire  en  ioi^  \  il  a  dit  que  l'attention  donnée  par 
Bbn-flaidNB  à  des  questiom  Mmnêaim  de  géométrie,  nous  Usait  voir 
l'importance  qu'il  attaebait  aux  principes  de  la  jctesoe;  que  les  préifani- 
nairesde  son  traité  permettaient  d'apprécier  assez  exactement  la  philoso- 
phie maihématiqtte  des  Arabes ,  et  que  l'on  pourrait  voir  dans  ce  petit  traité 
de  géométrie  spéciUative ,  ies  principes  (k  la  géométrie  de  poeUitm»  H  s'agit 
en  effet  dans  la  géométrie  de  position,  de  faire  encnr  la  sttnaliqii  dans  le 
calcul  des  prohièmns ,  et  M.  Sédillot  croit  que  noa  gésmètr  ss  moderne»  na 


Digitized  by  Cii)()gle 


(  3o5  ) 

sont  arrivés  à  leurs  problèmes  plus  compliqués  qu'après  être  passés  par 
dc«  mes  analogues  aux  notions  tou^-fait  éiémentaires  données  par  Ebn- 
Mbon;  M.  Sëdillot  peniilia  àm  Mm  ofiWoa. 

»  Il  est  temps  de  revenir  au  vérittlile  objet  de  la  diwaiaioD,  c*es<-i- 
dire  à  la  découverte  d'Aboul-Weft  : 
«  La  question  de  Tige  du  manuacrit,'dtt  M.  Libri,  oe  peut  être  décidée 

■  que  d'eprèt  l'eunoi  domuMnerit;  fX^  ne  peut  être  ea  tout  cas  résolue 

»  que  d'une  manière  conjecturale,  et  en  ce  qui  concerne  le  sceau,  on  a 
»  wnivent  l'babitude  de  continuer  à  marquer  les  livres  d'iuie  bibliothèque 
>  du  sceau  adopté  par  le  fondateur  long-temps  après  sa  roort;  on  peut 
s  également  dter  Teimiple  de  deux  princes  iteliena  qui,  à  plusieurs 

■  siècles  de  distance,  avaient  adopté  la  même  devise.  • 

»  M.  Libri  n'a  pas  sans  doute  pris  une  connaissance  exacte  de  la  note 
de  M.  Sédillot  j  sans  cela,  il  ne  se  serait  pas  mis  ainsi  en  opposition  avec 
M.  le  barra  SUveaIre  de  flecy  et  M.  Beinaiid,  dont  l'avis  est  d'un  si  grand 
poids  en  panttle  matière;  il  aurait  aussi  reconnu  que  l'exemple  des  prinoas 
italiens  ne  pouvait  être  invoqué  à  l'appui  de  son  opinion, attendu  que  ces 
princes  avaient  choisi  pour  devise  un  verset  des  livres  saints,  et  que  rien 
ne  ressemUe  moins  à  im  verset  du  Gomn  que  la  légende  des  sceaux  em- 
ployés par  les  princes  de  l'Orient;  celui  du  shahloUi  contient  ces  mots  : 
ex  libris  thesauri  ou  plutôt  thesauro  librorum  sultani  magni  shah  Rokh 
Behadur  yortis). — D'un  autre  côté,  si  l'on  avait  continué  après  la  mort  du 
sbahRokh,  1447,  de  marquer  laaIivNa  avec  son  aoaan,  ilaanritdificilede 
croire  que  cet  tuageseftt  prolongé  jusqu'au-delà  du  dix>sq>tième  sièole; 
d'ailleurs,  il  y  a  à  cette  supposition  une  réponse  péreraptoîre  :  il  existe  à 
la  Bibliothèque  do  Roi  des  manuscrits  ayant  appartenu  au  célèbre  Olugfap 
Beig,  fibetsuccasaauf  dBdMdtll<>Mi,et«anianuacritasoiitn«tquéa  dUm 
sceau  partionliari  difléfant  de  oalui  de  aon  pire. 

»  M.  I>ibri  prête  ensuite  à  M.  Séditlot,  par  inadvertance  sans  attcim 
doute,  des  opinions  qui  n'ont  jamais  été  les  siennes. 

■  Ainsi,  M.  Sédillot  n*a  dit  noUe  part  que  les  plus  célèbres  astronomei 
orientaux  aient  été  antérieurs  à  Aboul-Weâ. 

•  M.  Sédillot  n'a  dit  nulle  part  que  Nassir  Eddin  ait  copié  Ptolémée; 
M.  Libri  a  confondu  ici  les  astronomes  arabes  et  tartares ,  et  il  a  appliqué  k 
HMsir  Iddin  ceqneM.  SédiUot  a  rapporté  d'Alpétrage. 

»  M.  Sédillot  n'a  Atin^  pari  que  ktpbucéMn»  Mlmtomes  «rvAe» 


•fant  Maaiéffitiimà  AbMtW «A,  Too  poiimit  «qpliqiMr  ptr  lil^  liUace 

4aft  8ucoe8»oai«4«  rastrono«td» Bagdad;  il  a  dit,  au  contraire,  qfil^m 
connaissait  pas  assez  les  astroaomes  arab«»|KWt^ri«>>r>t  lkhm)0ffMi,<pmr 
soutenir  qu'ils  aien  t  ignoré  ia  variation. 

»  ûmé  «jnlbn-Younis  (Ebn  Jaunis),  étant  oonteaaporÛB  d'Aboul-We&,fie 

*  pouvait  fras  parier  de  ia  découverte  <le  ia  variation,  tltrihuée  à  ce  dernier; 
»  si  cette  découverte  a  eu  lieu  en  976,  £àn  ioiMUf,4|ui écrivait  m  1007  »  om 

•  '|iliM  4#>tr«èf*iiw  après,  sé  trôataît  dhn»  l«-maâ«aiM  ««oÉiiM 
«  îibhs^fMmr  en  rendre  àHÊÈtptt,  etc.» 

M  M.  Sédillot  a  dit  non  pn*  qu'Ebu-iounis  ne  poumit  point  parler  de  la 
ckcoHTBrte  d'A^ui*We£à,  parce  qu'il  était  son  contemporMa,  mais  que  les 
fragmenta  ooDiuii  d^BlNNlélnÀ^fie  pwipillMii;  pas  da  ,<|pjip  qu'il  ait  su 
rastoMnoa  éa Ja  vanatioa^  on  devait  ahanahir  laÉinmifridaïao»  lîleDce 
dans  la  position  respective  des  deux  astronomes  : 

•  Ainsi  At>oal-Wcfii  obaervaità  BagriaddepuisQyâenviron^et  il  est  mort 
▼ers  l'an  tooo.  1       -in-  :  ■."< -u^-j  .v.  .1,;, 

eement  de  1008. 

-  «  Il  est  possible  que  la  découverte  d'Aboul-Wefà ,  que  M.  Sétlillot  uv 
pfane  pas  aâinnativciiieat  en  975,  mais  vers  cette  époque,  naît  été  rendue 
fadMiquan^ljam  ha  daniiimaMiécada  ai  viÉnÉlkfalaaaa|HiiK  ia.aMCtr. 

»  Uastpaisible  que  b  découverte  d'Aboul»Wefli«|riiM.paa  4rtt<oaiWa 
au  Caire  du  vivant  iI'IUmi -Jouais;  les  Falhimites  d'Afrique  venaient  de  con- 
quérir ri%ypfci  le  Caire  avait  été  fondé  en  1)69  ;  Moeg'JLediniUab,  premier 
khalife  latfaiBiaa  an  «rait  fait  aa  oapitata  «ers  973  ;  EboJonaia  cocwawBfft 
ata  aliaaiaaliiiHB  <ia  977  et  les  continua  presque  sans  interruption  jusqu'à 
sa  mort,  arrivée  aa  i«o§i  il  na  quitta  pwbabkawqt  paa  le  Caire  duiaafc 
cette  période;  ..<••• 

■  Or  lea  khalifes  de  Bagdad  étaient  ennemis  dés  FathimHes;  menacés 
d'ailleurs  par  les  dynasties  indépendantes  qui  s'élevaient  de  toutes  parts 
dans  leur  empire,  dominés  par  les  princes  BowicK's  déjà  maîtres  de  la 
Pane,  il»  resUùeat  coufiaés  daus  l'enceiiite  de  i«ur  capitale,  s  entourant 
de  gens  de  lattrai  et  de  savants  gui  nMmUiêiu  wne ^n^onde  retratte,  à 
FaM  dittumultBdBS  guêmu  eMlu{ 

»  Il  est  donc  pu&sible  que  k  nouvelle  de  la  découverte  d*Abdiit-WeCI 
n'ait  pu  parvenir  en  lii^gypie  a  cette  époque. 

»  Au  reate«  ce  sont  des  coi^x^ures  |>lu#  ou  wouis  plau&ibles  que  d^  re- 


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(  3o7  ) 

cherches  ultérieures  poarront  confirmer  ou  détruire;  peut-être  même  la 
troisième  inégalité  lunaire  se  trouve-t-elle  indiqtiée  dans  tes  Œttvrts  d'Kbo- 
Jounis,  dont  nous  ne  possédons  encore  que  des  chapitres  épars;  mais  il 
n'en  est  pas  moins  vrai  que  tous  les  doutes  élevés  jusqu'à  présent  contre 
Tauthenticité  du  manuscrit  d*AbouI-We<â,  ne  s'appuient  sur  aucun  argu* 
ment  solide.  » 

KVtiiOytmiB.'^Ltttn  de  M.  Wartmahh,  de  Genève,  à  M.  Ato^o^  sur  un 
astre  ayant  l'aspect  dune  étoile  et  tjui  cependant  était  doué  d'un  mouve- 
ment propre. 

«  La  communication  faite  k  l'Académie  royale  des  Sciences  de  Paris, 
dans  sa  séance  du  i5  février  dernier,  relative  à  l'étoile  mobile  observée  par 
M.  Cacciatore ,  m'engage  à  vous  dire  aujourd'hui  quelques  mots  d'une  dé- 
couverte restée  ignorée  depuis  quatre  uns  et  demi,  et  que  je  n'eusse  point 
rappelée  si  elle  n'avait  une  grande  ressemblance  avec  celle  du  directeur  • 
(le  l'Observatoire  de  Palerme,  qui  lui  donne,  en  quelque  sorte,  un  nouvel 
intérêt  (i). 

»  Au  commencement  de  septembre  i83t,  je  dressai,  à  l'aide  d'un  ex- 
cellent chercheur  de  Cauchoix  que  possède  notre  Observatoire,  une  con~ 
6guratinn  des  étoiles  télcscopiques  du  Capricorne,  dans  le  but  «le  faciliter 
à  quelques  amateurs  l'ubservaliou  de  la  marche  d'Uranus.  Cette  petite 
carte ,  comme  toutes  celles  que  j'avais  précédemment  construites  pour  la 


(i)  Pour  éviter  tonte  méprise,  noue  devoiu  dire,  <léa  le  début,  que  les  deux 
astres  en  question  ne  sauraient  être  confoudua.  Les  obtervations  de  M.  Tfarimann 
sont  de  i83i  ;  celles  de  M.  Cacciatore  de  i835  ;  or  pour  aller,  dans  l'ordre  des  signes 
ou  par  un  mouvement  direct ,  de  la  position  qu'indique  l'astronome  de  Génère  à  cell« 
que  H.  Cacciatore  a  àomée,  l'aatre  mobik  aurait  dû  parcourir,  en  quatre  ans, 
près  des  trois  quarts  da  zodiaque,  <e  qui  ne  peut  ae  conciber  arec  la  lenteur  dea  mo«- 
vements  observés  aux  deux  époques. 

Voici ,  en  nombres  ronds,  d'aprèa  lé  tableau  graphique  dont  la  lettre  de  M.  Wart- 
mann  était  accompagnée,  les  positions  successives  de  l'astre  mobile  de  i83i.  Peut- 
être  un  jour  à  venir  ces  positions  auront-elles  un  grand  intérêt  : 


I  drailt*.  MelÉiaiaMi  awMlw. 

&  scpMmlMre  i6âi    lo'' ;  du  soir   3i5*  27'   .....  17*  aS" 

i5  septembre  i83i    7^    du  soir  itS     9    17  4' 

i5  octobre     ]83i    8^    du  soir  3i4   5a    17  5i 

1"  novembre  i83i    du  soir  3i4  36    17  ^9 


(  3o8  ) 

recherche  des  comète»  tékecopiques,  doanaitlee  poeitioae  de*  étoiles,  non 
•pprozimitifaiMt»  amt  «vvcioiiie  l'eiMlitiide  que  eomporie  le  procidé 
graphique. 

»  QiK'lIc  110  fut  pa5  ma  -urprise  lorsque,  le  6  du  même  mois  de  septem- 
bre, eu  explurantleciel  a  lo  heures  î  du  soir,  mon  chercheur  me  lit  recon- 
nïttre  qu'une  de*  étxrilee  figurées  sur  ma  carie  semUaH  avoir  changé  de  po- 
rtion, l'attribuai  d'abord  cette  singularité  &  une  erreur  de  ctNtfiguration  et 
j'éprouvai  un  bien  vif  désir  de  vérifier  le  fait.  Malbeureusement  les  nuits 
suivantes  le  ciel  hit  plus  ou  moios  voilé  par  des  nuages,  et  mon  impa- 
tienoe  dut  se  prolonger  jusqu'au  aS,  jour  ou  je  revis  enfin  l'étoUe  vojnr 
gcoflc  occupant  de  nouveau  une  positirâ  un  peu  diffiferente  de  celle  qu'elle 
avait  le  6.  Je  voulus  alors  ni'assurcr  si  l'une  des  quatre  petites  planètes  ne 
ae  trouvait  point  par  basaixl  dans  cette  région  du  ciel.  Je  reconnus 
bientôt,  au  moyen  des  «■csHantM  éphéaaériida»  ée  Berlin  du  profeasenr 
Bncke,  que  le  point  asobile  ne  pouvait  être  un  des  astéroidaa.  Dès  ce  mo- 
ment je  dressai,  sur  une  grande  échelle,  une  on r te  dc  toutes  les  étoiles 
du  Capricorne  que  donne  le  Catalogue  de  Fiazn,  afin  de  pouvoir  comparer 
à  des  étoile»  connues  les  positions  successives  du  nouvel  astre,  et  je  notai 
touMs  ks  drcoBtiinces  renarquables  qn'offirit  chaque  obaertation. 

■  Le  n*  I  de  la  carte  réduite  ci-jointe,  représente  Ut  lien  qu'il  occupât 
le  6  septembre  à  lo  heures  ^  du  soir.  I>e  ciel  était  très  pur  et  la  lune  cou- 
chée ;  l'astre ,  très  distinct,  avait  l'apparence  d'une  étoile  de  7**  à  8"'  gran- 
deur, et  brillait  d*nn«  lumière  blanche,  pèle,  sans  scintiUatioii. 

»  Len"  3  indique  SB  position  le  aSdunsÉm  mois,  à  7  heures  dn  soir  ; 
le  ciel  était  parfaitement  serein,  et  la  lune  sous  l'borizon.  L'astre,  un  peu 
moins  apparent  que  le  6,  brillait  plus  laiblenient  que  l'étoile  de  j"  à  S°" 
grandeur,  n*  481 ,  heurs  XZ  du  Catalogue  de  Piazzi ,  qui  se  voyait  en  même 
taupe  âviê  le  chercheur.  Observé  avec  une  Innette  a«]iroaMlique  de 
Fnnilihoilfer,  de  5i  lignes  d'ouverture ,  grossissant  60  fois,  il  ne  paraissait 
que  comme  un  point,  sans  disque  apprécifible;  aa  lumière,  toujours  pèle, 
présentait  une  teinte  jaune. 

»  Le  n*  3  désigne  sa  position ,  le  i5  octobre  è  8  heures  du  soir.  Le  dd 
était  très  dair  ;  la  lune ,  dans  son  premier  quartier,  occupait  le  Capricorne 
et  se  trouvait  à  peu  de  distance  de  l'astre;  aussi  celui-ci  ne  se  distinguait 
qu'avec  beauootip  de  diiticulté  :  il  avait  tout  au  plus  1  apparence  d'une 
étoile  dè  g'^è  1  u"*  grandeur,  et  sa  toinière  très  ettribHe était  semiMemoit 
orangée. 

*  LttJP*  4(l<*Bne  sa  ^osî^ipii  très  exact)»,  1^ j"  novembre  à  8  heures  1  du 


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C  3o9  ) 

soir.  Quelques  légers  nuages  se  promenaient  au  cAtl  et  la  lune  était  sons 
l'horiioii. L'astre,  comparé  à  l'étoile  de  7**  à  8*«  grandeur,  n"  443,  heure  XX, 
du  Ottaloga»  de  Pteait  «jv^on  toyait  «T'MiiM  %mfê  ditM'Ié'dMflip  dn 
chercheur,  paraissait  plus  petit,  et  était  certainement  moins  biillailtj  M 
lumière,  peut-être  plus  diffuse  encore  que  le  i5  octobre,  offrait  toujours 
une  teinte  jaune-orange.  Avec  la  lunette  de  Fraunboffer  on  n'aperce- 
▼ait  qu'un  pohitv  dUBdle  à  distingùer,  «andli  ifcfGtéMii^éé^ê&jiéàt  net- 
tement avec  une  légère  teinte  rouge  comme  d'ordinaire. 

»  Depuis  le  1  novembre  jusqu'à  la  fin  du  même  mois  le  temps,  souvent 
très  beau  toute  la  journée,  s'est  couvert  à  l'approche  de  la  nuit  de  brumes 
assez  épaisses  pour  v<â«fliatorfl«a."«»3^pl4#rà8lB»detntlwirées  du  10  et 
du  la.  Le  10,  entré  6  et  8  kttwea.^  du  soir^ié  dél  à  moitié  découvert  in'à 
permis  de  diriger  les  lunettes  vers  le  Capricorne,  mais  les  étoiles,  instanta- 
nément voilées  par  des  vapeurs  et  de  petits  iMiages  pommelés,  ne  se  mon- 
traient  qu'imparfaitement,  et  quelque  attention  que  j'aie  mise' à  la  re- 
cheidie  de  Pastre  imperceptible,  je  n'ai  pu  parvenir  k  le  découTrir.  Le  la, 
fia  filit  une  autre  tentative  de  7  à  8  heures  {  du  soir;  le  ciel  était  parfaite- 
ment pur,  mais  la  lune,  en  quadrature,  se  trouvait  malencontreusement 
dans  le  Capricorne,  et  quoiqu'dle'ftl'illlileNI^|illlAttrB' degrés  de  distance 
dulieuqilede«dtoociiiMi>nilM^erqm  Icifièlliilliiilés^^liliBée 
râiblei,  je  n'ai  pa,  àiion  gtand  regret  et  malgré  iitiiteft''tÉ|  j^einca  qjiie  je 
me  suis  données,  parvenir  à  le  retrouver.  •     >  i 

•  Dés  le  mois  de  décembre  plusieurs  circonstances  réunies  concoururent 
à  Mndtalea  rdlherclies4eiÉfuina  en  oni^  duagituvais 
tempe»  Fastre  a'approcbànt  de  Thorizon  et  se  plongeant  de  plus  en  plus 
dans  les  vapeurs  terrestres  en  même  temps  que  le  Soleil  s'avançait  vers  lui 
de  jour  en  jour,  étaient  auUnt  d'obstacles  qui  durent  me  faire  re- 
noncer à  l'espérance  de  revoir  ce  globe  ignoré  avant  la  nouvdte  oppo- 
aition. 

»  A.  l'époque  de  ma  découverte,  notre  ancien  observatoire  se  trouvait 
démoli,  et  le  moderne ,  à  peine  achevé,  n'avait  point  encore  reçu  les  nou- 
veaux instruments  (l'équatorlal  et  la  lunette  méridienne)  commandés  i 
Fteia.  Le  cerde  répétiteur  de  Gaudiey,  que  possédait  l'ancien  établissement 
et  qui  avait  été  démonté,  n'était  point  encore  placé  dans  la  tourelle  du 
nouvel  observatoire  destinée  à  le  recevoir  et  où  il  se  trouve  aujourd'hui. 
Ces  explications  fout  assez  comprendre  pourquoi  j'ai  d6  me  contenter  de 

45 


(  3io  ) 

(lélerminer  les  positions  du  nouvel  astre  au  moyen  de  bimplvs  conti- 
guratiuns  ,  en  y  apportant  toute  l'exactitude  possible. 

D  Un  certain  scrupule,  tjuc  chacun  appréciera,  me  ût  juger  convenable 
de  ne  donner  à  ma  découverte  aucune  publicité  avant  d'avoir  fait  quel- 
que* observations  subséquentes  pour  bien  étudier  la  nature  du  mouve- 
ment. Mais,  comme  je  l'ai  dit,  le  temps  m'ayant  souvent  contrarié,  et  en 
uutre  Tartre  paraissant  s'eniuir,  je  me  décidai,  vers  la  fm  d'octobre,  à  en 
donner  communication  au  directeur  de  notre  observatoire,  le  proies- 
seur  Gautier,  qui  était  à  sa  campagne.  Cet  estimable  savant,  je  pourrais 
dire  aussi  cet  excellent  ami,  toujours  plein  de  7.elc  pour  tout  ce  qui  peut 
contribuer  au  progrès  et  à  l'avancement  de  l'astronomie,  me  maniiésta  le 
plus  vif  désir  de  connaître  en  détail  toutes  mes  observations ,  m'offrant 
même  de  revenir  à  Genève  si  la  chose  était  utile,  quoique  le  ciel,  couvert 
depuis  plusieurs  jours  avec  une  persistance  désespérante,  ne  donnât  aucun 
signe  de  vouloir  s'éclaircir.  Je  satisils  avec  empressement  nu  vœu  de 
M.  Gautier  en  lui  transcrivant  toutes  les  données  qu'il  m'avait  demandées , 
et  que  je  lui  adressai  au  château  de  Vinzel  le  1 1  uovejubre  iÔ3i. 

»  Je  fis  aussi  part  de  ma  découverte  à  l'un  de  mes  correspondants  de 
l'étranger,  M.  le  baron  de  Zacb,  qui  habitait  Paris,  auquel  j'écrivis  une 
lettre  accompagnée  d'une  petite  carte  céleste ,  à  la  date  du  i-jl  octobre  id3i  ; 
lettre  qui  est  sans  doute  aujourd'hui  entre  les  mains  de  M.  le  baron  de 
Lindeuau,  à  Dresde,  légataire  de  la  bibliothèque  et  des  papiers  de  Til- 
iustre  défunt. 

t)  M.  le  baron  de  Zacb,  dont  la  bienveillance  à  mon  égard  était  inépui- 
sable, m'écrivit  eu  réponse,  le  4  uoverobre  suivant,  quoiqu'il  fût  alors 
très  malade,  une  lettre  extrêmement  intéressante,  qui  montre  toute  l'im- 
portance qu'il  attachait  à  cette  découverte. 

n  Dès  le  moisd'aoiît  i83u  nous  crûmes  devoir,  M.  Gautier  et  moi,  saisir 
le  moment  où  le  Capricorne  se  montrait  de  nouveau  le  soir  dans  le  voisU 
nage  du  méridien  pour  explorer  encore  cette  région;. et  comme  l'astre 
avait  eu  un  mouvement  rétrograde  tout  le  temps  où  je  le  suivis  l'année 
précédente,  nous  ue  dûmes  pas  le  chercher  sur  le  prolongement  de  sa 
route  primitive,  mais  en-deçà.  Nous  employâmes,  en  général,  des  lunettes 
d'un  faible  grossissement ,  et  les  divers  chercheurs  de  l'observatoire,  dont 
l'un,  qui  est  de  Cauchoix,  le  même  dont  j'ai  parlé  au  commencement  de 
cette  lettre,  embrasse  un  champ  de  7°  avec  un  pouvoir  ainpliatif  linéaire 
de  10;  mais  nos  investigations  plusieurs  fois  répétées,  au  lieu  de  nous  con- 


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(3ii  ) 

àtàf  SOT  ki  MMM  de  l'Hira,  m  MrvirMi,  en  définitive,  qa'fc  «jonslatcr 
«n  Bon-visibflit^. 

»  Faut-il  ranger  ce  globe  aldliire  Au»,  la  chiac  de  eenz  doHi  Vappaii- 
tion  lafe  efe  apeatanée  eak  «imm  de  loin  en  loin  anrprendre  l«a  eba«nra-> 

et  aurait-il  peut-être  quelque  analogie  avec  celui  qu'on  vit  paraître 
tout-à-roiip  le  ii  novembre  157a,  dan»  la  constellation  de  Cassiopée, 
lequel,  au  rapport  de  Tycho>Braiié,  après  avoir  Imlléda  plus  vif  éclat, 
diuigHidlMpnlnNV  rfaflUblil  fm  à  fien ,  et,  au  bont  de  aaiae  mola ,  dli^ 
IwmftanB  avoil*  eensiblemont  varié  de  position  (i)  ?  Ou  bien  était-ce  une 
comète  qui,  ayant  passé  à  son  périhélie  h  une  grande  distance  du  Soleil, 
s'éloignait  tle  cet  a&tre  et  de  la  Terre  en  poursuivant  sa  trajectoire  dans 
lai  |jiufailauifcde'iB^pece?'Oa<te*dewdèra'bypeitfièBe  n'est  guère  adnils- 
-aUdëfipÉroeiqn^  serait  bien  étrange  qu'une  comète,  vue  de  la  Terre, 
n'eélt  paru  parcoin  ir  sur  la  sphère  céleste  qu'un  nrr  de  t*  dans  l'espace 
de  56  jours.  11  semblerait  plus  probable  que  ce  point  imperceptible 
art  MBO  f  hrrt^j  qwi  décrit  enlour  dà  âoMl  me  «fli^  dont  le  rayon  «at 
conaidéniUe,  ee  «gm  expliquerais  tout-è<ia-lbii  la  petitesse  de  l'arc  put- 
couru,  et  conaaaant  1'  planète  a  pu  rester  rétrograde  pendant  86  jours, 
<pti  uut  du  s'écMidar  depuis  le  moment  de  son  opposition,  vers  le  7  août, 
juiM^uii  robaervaiiiMa4ii  i**  novendiM^Si  l'on  admet  la  loi  de  progreaafon 
dce  diÉUnaaa  dB'fiobil,  «nria  appraaiaaaiirametat  par  les  antres  planèlea, 
al  qui  n'est  qu'empirique,  il  faudrait  que  cette  nouvelle  planète  fût  à  une 
dbtance  du  Soleil  a  peu  près  double  de  celte  d'Uranua ,  exprimée  par  le 
ehifire  386,  celle  dâ  la  Terre  au  Soleil  étant  10;  oe  qai  donnerait  environ 
«4i«B  pnor  b  dnrée  da  en 'fééaMoB.  > 

ANATtuuB.  -~  Lettre  4e  M.  jACQtiRM» ,  ççmçrmmt  le  mofh  smm*i  kqttel 

4f  foisemt,  élans  kt  tUm9Ciplèç«s  de  son  tquelette,  et puniÊMlièlvmint 
wr  h  MtuttUon  des  ftmfVtim*  f»*' h^q^iÊelks  ufimM  #'ringiim. 

«....J'ai  choisi  pottrésemplc  un  bon  volier  vieux  qui  avait  vécu  en  liberté 
tel  qu'un  aigle  ou  un  vautour.  Tout  l'air  qui  remplit  les  os  de  sa  tète  vient 
dTnne  même  source  qui  est  la  cavité  du  tympan.  L'air  arrive  dan»  cette 
dvfti  par  'la  trompe  d*Bi»ladie  et  il'^n  sçrt  .par  <^uatre  jpasa^es.  I^e /?re* 

(i)  L'immobilité  de  l'étoile  de  Tycho;  t'immobilitë  ilt-  ct  llc  ol)^ervee  plag  tard  daiu 
le  SerpenUire  par  K^ler,  établiwent'enUe  ces  ai  très  et  celui  de  M  Wartinaan ,  une 
'  dIflfitM  RMHritota  at  qn'S  iaipartt  de  at  pis  paidM  és  vae. 

45., 


(3ia  ) 

mier  est  un  groupe  de  trous  situé  à  la  partie  supérieure  de  cette  cavité. 
En  les  traversant,  l'air  pénétre  dans  Voccipital^  dans  la  partie  écailleuse 
du  temporal.,  dans  les  pariétaux,  dans  le  frontal  et  enfin  dans  la  lame 
verticale  de  l'ethmoide.  Tous  ces  os  sont  composés  île  deux  lamelles,  l'une 
externe  et  l'autre  interne,  entre  lesquelles  se  trouve  du  diploe  dans  les 
cellules  duquel  l'air  circule.  Le  second  est  également  un  groupe  de  trous 
placé  dans  la  partie  inférieure  de  la  cavité  du  tympan  à  côté  de  l'entrée 
de  l'antivestibulum.  Il  fournit  de  l'air  au  hasilaire  et  au  sphénoïde,  qui 
communique  avec  Xethinoide.  he  troisième  est  le  trou  de  Galvani  placé  dans 
la  paroi  postérieure  de  l'antivestibulum  ;  il  communique  avec  une  cavité 
qui  occupe  l'espace  compris  entre  les  canaux  demi  circulaires;  de  cette 
cavité  l'air  pénétre  dans  le  rocher  et  les  parties  voisines.  Tous  les  os  que 
nous  venons  de  citer  communiquent  l'un  avec  l'autre,  et  ceux  d'un  coté 
avec  ceux  de  l'autre,  de  manière  que  l'air  circule  librement  de  cellules  à 
cellules  dans  toutes  leurs  parties.  Le  quatrième  passage  est  celui  qui  est 
percé  dans  le  siphoneuin.  C'est  un  petit  conduit,  osseux  chez  les  bons  vo- 
liers  ;idultes ,  membraneux  cbez  les  autres.  Il  est  destiné  à  contiuire  l'air 
de  la  partie  inférieure  de  la  cavité  du  tympan  dans  la  mâchoire  inférieure, 
en  passant  par  le  trou  pneumatique  situé  sur  la  face  supérieure  de  l'apo- 
physe interne  de  cette  mâchoire.  Ce  même  canal  conduit  aussi  l'air  dans 
les  cellules  placées  entre  les  muscles  de  l'articulation  de  la  mâchoire  in- 
férieure et  le  long  du  muscle  ptérygoîde  interne  et  l'os  jugal  jusqu'à  l'apo- 
physe jugale  du  maxillaire  supérieur,  pour  lui  apporter  de  l'air  qui  y  pé- 
nètre par  des  trous  percés  dans  sa  face  inférieure.  De  là,  l'air  s'avance 
jusque  dans  \ intermaxillaire .  Le  lacrymal  reçoit  de  l'air  par  communica- 
tion avec  l'ethmoïde;  l'o^  corr^  le  reçoit  immédiatement  de  la  caisse  du 
tympan  par  son  apophyse  supérieure.  L'os  palatin,  levomer,  romoîdeet  le 
jugal ,  ne  contiennent  pas  d'air;  les  deux  lamelles  qui  les  composent  s'ap- 
pliquant  immédiatement  l'une  contre  l'autre,  il  n'y  a  pas  de  «liploe  entre 
elles  qui  puisse  contenir  l'air.  Les  os  propres  du  nez  ne  sont  pneumati- 
ques que  dans  leur  apophyse  frontale;  l'air  leur  arrive  par  communication 
cellulaire  avec  le  frontal. 

»  Les  résultats  auxquels  de  nouvelles  recherches  sur  la  pneumaticité 
des  os  du  tronc  et  des  extrémités  m'ont  conduit,  seront  l'objet  d'une  se- 
conde lettre  que  je  prendrai  la  liberté  d'adresser  proclukinement  à  M.  le 
Président.  » 


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(.  »»3  ) 


nicMnQini.  —  Ssepiriêitees /rites  mr  la  Turbine  hydraulique,  établie 
ehâs  MH.  S.'C  Datiluxk  et  eompagnief  au  Tïnoge  miauUqu»  dJn^ 
val, près  Gison,  département  de  f  Eure,  par  B.  Fotmnrsoir  (i). 

«  La  turbine  faT^nBqne,  établie  dies  MM.  I.>C  DavilUer  et  ooin{ia- 

gnie ,  à  Inval,  près  de  Gisors ,  a  étë  commandée  pour  mettre  en  mouve- 
ment un  tissage  mécanique  de  45o  métiers  et  leui"s  accessoires. 

■  £lle  devait  pouvoir  tourner  sous  l'eau  avec  toute  sa  cliarge ,  de  manière 
que  pendent  ke  tempe  de  débordement  de  la  rivière  à'Epte,  dont  die 
reçoit  l'eau  lorsque  le  aiveau  d'aval  s'élève  d'un  mèare  enrivon  aiwleane 
de  l'étiage,. l'établissement  d'Inval  ne  cessât  pas  de  marcher. 

»  £Ue  fut  montée  et  immédiatement  mise  en  activité  dans  le  mois  de 
juin  i834;  9ni>  on  ittoie  de  ftvrier  suivant,  le  bel  établinement  d'Inval 
lut  incendié  et  détruit  de  fond  en  comble;  il  n*en  resta  à  peu  près  rien 
que  la  turbine ,  a  laquelle  on  n*a  pas  même  Mmarqué  la  moindre  eltéra- 
tion  de  forme  et  de  position. 

>  MIL  DifviUier  viennent  de  feoonatniire  l*établiMement  dlnval.  Avant 
qu'on  le  mit  définitivement  en  marche,  je  désirais  faire,  sur  la  turbine 
qui  lui  sert  de  moteur,  de»  ei]»ériences  plus  com|»lèles  ^e  n'avaient  pu 
être  celles  de  i834- 

»  MM.  Édouard  et  Henri  Davillier,  diefr  de  la  maison  de  Gisors,  ont 
bien  voubt  mettre  à  ma  diapodtioii  et  la  tnrUne  et  tous  l«  moyens  en 
leur  pouvoir  d'atteindre  le  but  que  je  me  proposais.  Ils  y  ont  même  con- 
couru par  leur  présence  et  par  celle  de  leur  mécanicien,  qui  m'a  constant- 
ment  assisté  dans  toutes  les  opérations.  . 

•  Avant  de  présenter  le  tableau  de  née  eapérienoes  et  de  leurs  résultai, 
il  n'est  peulÀre  pas  inotile  d'indiquer  la  manière  dont  dks  ont  été 
fidtes.- 

Manière  de  mesurer  la  force. 

V  t/appareil  dont  nous  avons  fait  usage  pourmesurer  la  force  développée 
par  la  turbine,  est  le  frein  de  M.  de  Prony. 
»  Construit  pour  servir  à  mesurer  la  force  de  la  tuibine  et  de  trois  au- 


(0  T^lc  qne  1m  luriâm,  ■swMrnf  appeUés  à  joasr  prochauMment  daot  l'in- 
dnstrie  ;  l'importance  das  «xpMenecs  de  ^ors ,  tant  1  caiita  de  Inv  enctitnde 

qu'à  raison  de  la  grandeur  des  effet*  mesarét,  nous  ont  fait  solliciter  de  l'Académie 
1»  permistion  de  auUtiUMr,  «tUs  lois,  à  on  nnpU  «trait,  k  amU  toat entière 
de  M.  Foemtffoa. 


(  3i4  ) 

|fW  roues  hydrauliques  fonctionnant  dans  les  divers  établU»cments  de 
M»I.  DaviUier,  à  Guor»  et  aux  environs,  ce  Irein  a  les  dimeaùons  sui- 
vantes : 

»  Diamètre  de  l«  fmiUe  en  ftmtt,  iMunée emtMiMit  1  la  parti»      doiveat  ^ 
MH«rl«  ■Adioirc' ^        >  >",3oB 
.  Largeur  de  U  poulie  OU  4e  Unirbce  fro|tv>le ,  o,  46» 

.LoDt;ucuraul«ia,oudîrta«ee4»poto»oùi^i»lafai4t*l'aa«J«i««*«W,»,  fff 

'  ,  Pour  détcmiMT  h  dMtfg»  que  ffgéMBte  le  Mb  laMne,  imp- 
porltoà  rextfémitéd«i«yon  «m à de  l'axe,  le  «rein,  avec  ses  mâ- 
foires ,  a  été  fixé  sur  un  axe  en  forme  fie  couteau ,  placé  su  point  correa- 
pondant  à  l'axe  de  routjon,  et  I  on  a  pesé  l'autre  extrémité. 

,  Le  poidaaioiitraiivé«ét«,daiMtoulwleiespMiMM,«jo«téiceinc 
qui  ont  ilé  «b  aor  le  plateau.  Lb  «mbbw  à»  M»  étm  poidb  «  doBoé  U 
charge  à  fextrétnité  du  frein. 

■  Le  frein  n'aurait  pu  ètr»;  appliqué  sur  l'arljre  même  de  la  turbine 
décaler,  et  sans  enlever  une  grande  roue  d'engrenage  d'angle  placée  i  j 
lOOMBet  fai  prtfM,  pour  nepea  deaser  Ben  à  ee  tmnil,  mesurer  la  force 
«or  un  second  arbre,  commandé  par  le  premier,  au  moyen  de  deux  roues 
d'angle  ;  la  première,  dont  il  vient  d'être  parlé,  a  âi  dents,  et  la  seconde 

(le  pignon )  en  a  54» 

»  LMcsBrleqnelii  poulie  du IMa  b M  calée  a  doM ann  an  ho- 
rizontal. 

»  11  est  évident  que  pour  avoir  le  travail  entier  de  la  turbine,  ou  la  force 
qu'elle  développe, mesurée  sur  l'arbre  mémo,  il  fiiudrait  ajouter  à  la  force 
indiquée  par  le  frein  t 

s  1*.  La  frotlMMnt  de  l'arbre  horizontal  sur  des  tooriltoas ,  résultant 

BOn^eulement  du  poids  de  cet  arbre  et  de  tont  ce  qu'il  porte,  mais  en- 
core de  l'effort  provenant  de  la  pression  exercée  sur  les  dents  pour  en- 
lever la  charge  et  de  la  ponwéw  daa  eagreuages  ; 
»  a*.  Le  firottament  des  engrenages  ; 

»  3°.  Le  frottement  de  l'arbre  vertical  contre  ses  collets. 
»  Pour  donner  une  idée  de  ce  que  peuvent  être  ces  résistances ,  j'indi- 
querai les  poids 

.  <•.„!)«  l'admiecowbe  en  fente  

•  a*.  Des  d«ax  engrauge*  qu'il  porte ,  «nlllBipc  «fllMl'i  •<••  1^73 

»  3*.  De  la  poulie  et  du  freiu  ,  enviroo.^   •  'e? 

»  Poids  supporté  par  l'arbre  de  ooache,  >on  compris  le  poids  vaiiabte 
appliquë  sur  le  plaMan  dsM  Aaqns eipéii«Bet.   4*«* 


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(  3i5  ) 

»  J'ajouterai  que  le  diamètre  des  collets  est  de  o",a  i6  et  que  le  frotte- 
ment a  lieu  contre  des  coussinets  de  bronze. 

B  J'aurais  pu  rechercher  par  le  calcul  quelle  a  dù  être  la  force  absorbée 
par  les  résistances  dont  il  vient  d'être  question,  niais  on  sait  la  difiiculté 
du  choix  du  coefficient  du  frottement  qui  se  rapporte  aux  surfaces  sur  le»- 
quelles  on  opère  et  les  erreurs  qui  peuvent  s'ensuivre. 

s  II  m'a  semblé  plus  convenable  d'exprimer  séparément,  d'abord  la  fovctt 
telle  qu'elle  a  été  obtenue  indépendamment  des  résistances  dues  aux  frot- 
tement des  engrenages  et  des  arbres  qu'il  a  fallu  mettre  en  mouvement, 
et  de  présenter  ensuite  dans  une  colonne  (virticulière  la  force  totale 
fournie  par  la  roue,  en  tâchant  de  déterminer,  aussi  bien  qae  pos- 
sible, par  l'expérience,  la  portion  de  force  employée  pour  arriver  jusqu'au 
freiu. 

»  'S^oici  le  moyen  qui  m'a  paru  le  plus  propre  à  faire  connaître  quel  est, 
à  l'extrémité  du  frein,  le  poids  qui  représente  l'effort  à  faire  pour  vaincre 
la  résistance  due  aux  frottements  : 

B  Après  avoir  chargé  le  plateau  du  frein,  d'un  poids  égal  à  celui  qui  a  été 
employé  dans  l'une  quelconque  des  expériences,  j'ai  fait  serrer  le«  mà» 
choires  assez  fortement  sur  la  poulie  pour  qu'il  fût  impossible  à  celle- 
ci  de  tourner  sans  entraîner  avec  elle  et  le  frein  et  le  poids,  comme  s'ils 
eussent  été  de  la  même  pièce  qu'elle. 

•  J'ai  fait  ouvrir  la  vanne  de  la  turbine  jusqu'à  ce  que  l'action  de  l'eau 
contre  les  courbes  fût  assez  grande  pour  élever,  mais  très  lentement,  le 
poi<1s  placé  à  l'exlrémité  du  frein. 

B  On  pouvait  régler  la  vanne  de  manière  que  ce  poids  ne  montât  pas 
d'un  décimètre  en  plusieurs  minutes. 

a  Je  considérais  alors  l'action  de  l'eau  comme  faisant  équilibre  au  poids 
employé. 

B  Cela  fait,  et  le  poids  étant  élevé  à  une  certaine  hauteur,  sans-rien 
changer  à  la  positiou  de  la  vanne,  j'ajoutais  successivement  à  ce  poids  un 
nombre  de  kilogrammes  tel  qu'il  commençât  à  déterminer  la  descente  du 
frein  et  à  entraîner  sous  la  même  lenteur  avec  laquelle  l'ascension  s'était 
faite ,  l'arbre  de  couche  et  la  turbine. 

B  Je  supprimais  ensuite  le  poids  ainsi  ajouté,  et  l'action  de  l'eau  élevant, 
comme  la  première  fois,  le  poids  primitivement  employé,  j'en  concluais 
que  le  poids  ajouté  pour  rompre  l'équilibre,  devait  être  précisément  celui 
qui  représentait,  jur  le/rein,  l'effort  à  faire  pour  surmonter  les  résistances 
passives  dont  il  a  été  fait  mention. 


(3.6) 

»  Cet  cfTort  étant  ainsi  connu,  en  le  multipliant  par  la  vitesse  de  son 
point  d  application  pendant  rexpériance  où  b  même  charge  (abstraction 
fiiite  da  poid»  qui  m  rompu  Féquilibra}  éMit  plaeie  Mir  le  frein ,  on  a, 
pour  cette  eipérieaoe,  la  Ibree  qui  a  d(k  être  absorbée  par  l«a  frotta 

nents. 

»  Ou  bien,  si  l'on  ajoute  k  la  charge  du  frein  le  poids  qui  rompt  l'équi- 
libre entre  cette  char^  et  Factioa  de  rean  convenablement  réglée ,  la 
somme  de  ces  deux  poids,  que  Ton  trouTe  à  la  quatrième  colonne  du  ta- 
bleau, étant  multipliée  par  la  vitesse  du  point  d'application  ,  indiquera  le 
travail  actif  de  la  turbine,  mesuré  sur  l'arbre  même  de  celle-ci,  travail  que 
représentent  la  8*  et  la  ^  colonne  du  tabteail. 

«Une  série  de  dix  expériences  faites  poof  différentes  dnrgsa  da  frein 
a  donné  des  résultats  d'après  lesquels  j'ai  pu  con<;truire  une  coTirbe  régu- 
lière ,  en  prenant  pour  abscisses  les  charges  sur  le  frein  et  pour  ordonnées 
les  poids  eorreipondanta  qa*il  ftnt  poor  rompre  FéqaiUbre. 

•  Àa  moyen  de  ce  mode  grapUqae  d'interpolation ,  f  ai  obtem  les  poids 
qui  représentent  les  frottements  pour  les  cliarges  comprises  entre  ceUes 
qui  avaient  été  soumises  à  l'expérience  dont  je  viens  de  parler. 

»  Cest  ainsi  que  les  nombres  de  la  3*  colonne  ont  été  trouvée.  On  y 
itmarqnera  que  les  fractions  dekilognnmie  ont  été  négligées. 

»  IjL  5*  colonne  est  donnée  par  l'obsenration. 

sOn  obtiMit  la  G*  en  cakutantrexpression^^  dana  laquelle  «■  est  le 

rapport  de  la  circonférence  au  diamètre,  R  le  rayon  du  frein  =3'",979, 
P  et  n  les  nombres  respectivement  correspondants  des  a°  et  5'  colonnes. 

9  En  divisant  chacun  des  nombres  de  la  6*  colonne  par  ^5  (nombre  de  ki- 
logrammes élevés  4  I  mètre  par  aeçondeqni  représente  la  force  d'nn  che- 
val*vapeur) ,  on  ferme  la  7*  colonne. 

»Si,danarexpi«8sïoo  d-desaus  S^^,on  prend  les  valeurs  de  P  dans 

la  4*  colonne ,  an  lieu  de  les  prendre  dans  la  seconde  et  si  l'on  ftit  le  même 

calcul  que  pour  la  C*,  on  formera  la  8*  colonne. 

»  Pour  obtenir  la  9'  on  a  divisé  par     les  nombres  de  la  8'  colonne. 

»l4i  délenainatioQ  des  nombres  de  la  lo*  et  de  la  11*  colonne  sera  ez> 
pliqnée  dana  ce  qui  va  suivre. 

sLa  la*  colonne  se  forme  en  omltipHant  par  1 000  le  produit  du  volume 
dépensé  en  une  seconde  par  la  hauteur  de  la  chute. 

»  £n  divisant  ces  divers  produits  par  76 ,  on  obtient  les  nombres  de  la  tS^ 
Aïkmne^ 


(3.7  ) 

»  Enfin  ksdeiix  rleroiéres  colonnes  s«  fomi«iiten  div  isant  respectivement 
les  nombres  de  la  6'  et  de  la  8%  par  ceux  de  U  la*  qui  se  trouvent  placé*  aur 

MÊmSèfe  êe  mamnt  la  éttOB. 

>  Afin  d'avoir,  pour  ainsi  dire,  d'un  coup  d'œil  la  hauteur  de  la  chute, 
deux  flotteurs  étaïMit  disposés  de  manière  4  indiquer,  chacun  sur  une 
«eheUe  gmioée,  ta  h  hmlewde  r<M  M  anmit,  FMtra  «dte  d«  F«n 
d^fal;  bdiilniMd'ki&  nifMnà  l'mrtn  «t  ladmt»  rédk. 

Modes  de  jaugeage  du  volume  deau  à^eneée  dans  les  diverses 

eupéfteiseBSt 

•  Nous  en  avons  employé  deux.  Le  premier  que  permettaient  l'extrême 
régularité  da  canal  d'amont  et  sa  disposition ,  coasislait  4  attendre  que  le 
régime  fit  Mm  Mili  dans  feawal,  pour  hm  cwwffre  daiMmadoMié». 
Alors  ,  et  sans  que  la  tnrtiina  oeaiâk  de  fimdlMmMr  avec  la  charge  du 
frein,  on  fermait  inatantaoé— Mt  et  dTaa  aeid  «aup  laa  qaabre  vanMa  de 
prise  d'eau. 

>  Vma.  eMttanmt  k  ^éeonhr^  k  ttuUM,«M  aimau  daM  k  aaad 

eonamençait  à  haiwer  de  a  ou  3  centunèires  ymqA  m  point  finaholli 

an  milieu  de  la  longiietir  et  de  la  largeur  du  canal. 

»  Aussitôt  que  la  surfiace  de  l'eau  (qui  coulait  bien  tranquillement)  ar* 
lindtà  ce  point ,  un  signal  était  donné  ;  je  laisais  panirà  ce  atgaai  l'aigutUe 

coodes  qui  s'écoulaient. 

>  Lorsque  la anrface  de  l'eau  avait  atteint  un  second  point,  fixéào~/>5 
ou  o'iio  (selon  l'ouverture  de  la  vanne)  au-dessous  du  premier,  un  second 
rignal  étaitdnmé  al  k  ■eMhfd^aaoandes  que  j*a«ik  iiDfrtnfiin«H  ce 
signal  dtait  noté. 

»  On  continuait  ainsi  jusqu'à  ce  que  le  niveau  de  l'eau  se  fiût  abaissé 
de  o*,5o  et  même  de  0^,70;  mais  pour  être  ooosplétement  dans  les  dnions- 
laaaai  a»  «ffian  deaquelba  ka  eipérianaaa  au.  frein  élaknt  ttMa,  ja  viri- 
Iki*  k  jaugeage  plusieurs  lois  et  je  ne  prenaia^nn  k  Uiafêiéà  prannar 
abaissement  nu>(VessotLs  du  premier  point  fixe. 

>  La  enrlace  du  tanajereà  ééé  p ■éalahlemcpimaaurée.  Les  murs  latétaus 
peiatamt*  ■B'lBl!na'da-|^<dnkH»<panr  s  datlwiiettr,  ce  qui  pour  «n 
abaimniantdaa^nê  wAH  fM*  iaÉlHniMi  daidiaiMiian  de  brfanr 

ca.iMe,  i*nii   4fi 


(  3.8  ) 

Je  chaque  côté,  diminution  dont  je  n'ai  pas  cru  devoir  tenir  compte  puisque 
la  largeur  à  la  surface  de  l'eau  était  de  6",7o. 

«  11  est  évident  que  le  vide  laissé  par  l'abaissement  de  l'eau,  représente 
exactement  le  volume  qui  a  passé  par  la  turbine  pendant  la  durée  de  l'abais- 
sement, et  qu'en  divisant  le  volume  par  le  temps  exprimé  en  secondes,  on  a 
la  dépense  qui  a  réellement  eu  lieu  pendant  l'unité  de  temps. 

•  Maintenant  que  l'on  connaît  cette  dépense  et  la  chute  aous  laquelle  elle 
s'est  Éaite,  chute  qui  correspond  sensiblement  à  la  hauteur  moyenne  entre 
le  commencement  et  la  fin  de  l'abaissement,  on  aura  toutes  les  dépenses 
d'eau  faites  par  la  même  ouverture  de  vannes,  sous  diverses  hauteurs  de 
chute,  en  multipliant  la  dépense  trouvée  par  le  rapport  entre  la  racine 
carrée  de  ces  hauteurs  et  de  celle  sous  laquelle  cette  dépense  a  eu 
lieu. 

>  Il  a  été  fecile  de  faire  de  cette  manière  les  jaugeages  dont  le  produit  n'a 
pas  excédé  de  beaucoup  a  mètres  cubes  par  seconde;  mais  pour  des  vo- 
lumes plus  considérables  le  temps  d'abaissement  n'était  pas  assez  long  et  la 
surface  de  l'eau  assez  tranquille  pour  que  l'on  pût  avoir  des  résultats 
aussi  exacts  que  pour  de  moins  grandes  quantités. 

•  Je  craignais  d'ailleurs  de  causer  quelque  dommage  aux  vanues  île  prise 
d'eau  en  les  fermant  instantanément  dans  un  courant  dont  la  section  était 
de  8  mètres  carrés  environ  et  la  vitesse  de  o",5o  par  seconde. 

j>  Pour  mesurer  les  dépenses  d'eau  plus  grandes  que  x  ^  mètres  culies  par 
seconde,  je  me  suis  servi  d'un  moulinet  de  Woltmann,  construit  dans  les 
ateliers  mêmes  de  MM.  Davillier.  Mais  afin  de  m'assurer  du  rapport  des  ré- 
sultais obtenus  par  ce  moyen  à  ceux  que  les  jaugeages  précédents  m'ont 
donnés,  j'ai  opéré  des  deux  manières  sur  le  même  courant  et  j'ai  trouvé  que 
les  indications  du  moulinet  étaient  plus  fortes,  dans  un  rapport  qui  a  varié 
de  1 :0,9a  à  I  :o,94- 

»  Je  me  contente  de  faire  mention  de  cette  circonstance  sans  changer 
dans  le  tableau  les  résultats  des  jaugeages  au  moulinet  do  Woltmann  ,  bien 
que  ces  résultats  semblent  pécher  par  excès ,  ce  qui  diminue  le  rapport  de 
la  force  produite  à  la  dépense. 

■  On  verra  à  la  neuvième  colonne  du  tableau ,  que  la  force  transmise 
par  la  turbine  au  premier  arbre  de  couche  a  varié  de  1 3 , 77  à  79 
chevaux-vapeur.  Bien  que  la  pression  des  mâchoires  contre  la  poulie  dût 
être  énorme  pour  enlever  la  charge  correspondante  à  cette  dernière  force 
de  79  cheraax  nets,  les  expérieuces  ont  pu  se  faire  avec  la  plus  grande  faci< 
lité,  tant  la  machine  marchait  régulièrement  et  sans  secousses. 


(  3»9  ) 

»  Je  suis  assuré  qu'avec  le  frein  qui  a  servi  à  ces  expériences,  il  serait 
possible  de  mesurer  la  force  d'une  machine  de  i  ao  chevaux  et  plus ,  si 
.  l'arbre  qui  recevrait  la  poulie  avait  la  même  vitesse  que  le  nôtre. 

»  Depuis  que  la  Société  d'Encouragement  pour  l'industrie  nationale  a 
couronné  mon  travail  sur  les  turbines  en  roe  décernant  le  prix  de 
6000  francs  qu'elle  avait  mis  au  concours  pour  ce  sujet,  indépendamment 
de  la  turbine  d'Inval  dont  il  s'agit  ici,  j'ai  utilisé  au  moyen  de  roues  sem- 
blables un  certain  nombre  de  chutes  de  hauteurs  très  différentes. 

"  Je  cite  comme  une  des  plus  remnrquables,  la  turbine  qui  fonctionne, 
depuis  l'étc  de  i834,  dans  l'une  des  filatures  de  coton  de  M.  le  baron 
D.  d'Eiclhal  à  Saint- Biaise  dans  la  Forêt  Noire,  grand  duché  de  Bade. 

•  Cette  roue,  du  poids  de  5o kilogrammes, quoique  toute  en  fonte  et  fer, 
est  placée  sous  une  chute  de  aa  mètres.  La  force  dont  elle  est  capable,  me- 
surée au  frein  et  sur  un  second  arbre,  est  de  56  chevaux-vapeur. 

»  Elle  a  remplacé  trois  roues  à  augets. 

»  Bientôt  encore  une  nouvelle  turbine,  que  je  fais  construire  en  ce  mo- 
ment ,  sera  posée  dans  le  même  établissement  de  Saint-Biaise. 

»  Son  poids,  non  compris  l'arbre,  ne  sera  que  de  i5  kilogrammes 
environ; 

»  Elle  devra  aussi  procurer  une  iorce  de  55  à  60  chevaux  et  fonctionner 
sous  l'énorme  chute  de  108  mètres  de  hauteur,  que  M.  le  baron 
D.  d'Eicbtal  a  eu  le  courage  d'entreprendre  et  de  terminer  dans  une  cam- 
pagne ,  après  l'expérience  d'un  an  de  sa  première  turbine. 

B  II  ne  reste  pour  la  seconde,  qu'à  poser  la  longue  conduite  en  fonte 
dont  les  tuyaux  sont  déjà  sur  place  et  en  partie  éprouvés  à  l'huile  de  lin.  » 


46.. 


(3ao) 


NDMÉMa 


CH*IIC£ 


POIDS 


NOM  Bac 


KFTET  raootiiT  y  M.  IVUMIft 


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3oa 


a38 
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a8i 
a8i 


333 
365 


PiiKMilag  liBis,  U  vanne  étant  ouYcrte  de  n^.o<\\ 


io33 
114a 


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16,66 

2T,00 

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DKunhfx  ïisn,  la  vanne 


i533 
1676 


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1,35 


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1616 

étant  ouverte  de  o 


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3355 

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35.33 

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30,37 
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28,70 

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3988 
^97 

agoS 

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2479 


37.57 
39,30 
40,67 
39,45 
40,.  5 
39.84 

38,23 
36,38 
36,53 
33,  o5 


3,»7 

a, 14 
a,  13 
3,10 
3,11 

a. 09 
a.oQ 
3,08 

î  ,08 
2,07 
2,07 
3,07 


Troisiemb  siate,  'a  vantii;  étant  ouverte  de  '.'",300. 


36,77 
34,  ao 
3i,oo 
33,0» 


3804 

37,36 

3647 
3705 
%3o 

48,63 

3893 

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30,57 

49.4° 

3a66 

m 

St»5s 

h  vamw  étant 


44,  ao 
37,35 


4844 
4703 


64,71 
63,71 


I 

CuNQiniMB  siais,  la  vanne 


5567  74.^3 
563t  75,08 
5574  74,3a 


45,60 

43,50 

io.oo 
3o,ao 
34,61 


79»  3' 
75,54 

ctaot  osTarts  «le  o" 


89,93 

89,96 
88.. 8 
,«« 
.«7 


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(321  ) 


DavUUv  et  Conipa§^,au  ttêtof^e  mécanique  etlnvai,prètdê  Oimatti  département  de  iEurté 


voLinu 

ro«c£ 

■niiM  ilmiti , 

K/kPHOBTS 
Àt  Vttflat  piod      4  la  force 

OlMrict  li^prnwr,  \' 
produit  rt4Dt  acMiri 

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Le  Tolume  ^mv  débité  par  rwimHW  da  imim4b  o*,o9i  ,  1  ét« 
jaagé  «0  oli»/TrvB  n  i  Iv  Uaaft  qoa  U  nirCan  d«  l'eM  bmIUïi  k  l'ibiit- 
trrdani  le  ruri^l  ,  lorsque  Ici  iraiinea  de  prise  d'eaa  iUieot  ferméM. 

siirfjn  dii  l,:iv!.iii  l  iant  ..11!  aH3""'  '■«'•,6n,«tr»b»li»emenl  deu^joS  ] 
en  i3  Bacoodes  «t  demis  i  W  valiima  par  Meond*  k       ««^-.oSi  pour 

1,865 
1 ,85o 
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53,70 
53,18 
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50,75 
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0,5a 
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0,56 
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0,00 
0,59 
0,57 
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0,53 

0,70 

0.74 
0,78 

0,77 
0,77 

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0,78 

0,78 
0,76 
0,7a 

'^'^ 
0,00 

Le  Tolone  d'een  d«biWa  par  l'oavertare  da  TUM  de  «■«ilSa  AU 
jaufé  eomiDa  k  la  iMa.  La  lar&ce  do  l'eaa,  dort  PtHadna 
«a83*ta.«w.,8o,  a  faaiH<de  o",io  eo  i5  lacondee  «t  dwlia, 

On  a  dom  :  t«Iimm  dipiMé  pt»  Mawfc,  l",MpMr  a^i*?  * 
cinl*. 

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3,  i5o 
a,  140 
a,io5 

4357 

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56,76 
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53,61 
591,30. 

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0,6g 
0,7a 
0,69 

0,86 
0,88 
0,90 
0,87 

Mi>iul>  mode  de  j2U|;ou^-c  quv  pncédOiMBt.  La  burl.  ct  iit  IVan 
doni  TiteadM  a:          <»'  ,9o,a  baindéao^to  aa  i3  immiàe*  ei 
deiaia- 

VoluMa  d4p«Dt«  par  laeoDda  s:       «■^',ioa  poar  1  "igo  da  «faata. 

î,  i5o 
4,i55 

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107,00 
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0,86 

1 

1 

L«6  volumee  d  eau  débitée  dao»  cette  s«ri«  m  U  '"tTiaie  oat  été 
trouvé*  par  de*  jauieagr*  bits  au  mojvx  du  moulinet  de  Waitaami, 
lequel  Indique  nn  Tolume  plus  fort  que  le  mode  préoédeM ,  daaa  an 
rapt>ort  qui  raria  de  1  :  0,9a  i  i  ;  ^194.  OW  pwr  ealH  nrfioB  qaa 
Wnn<m  ife  l^tlM.pBadaU  k  b  ddpiim,  dMi.  I*  4*  «lia  S*  aMa, 
eoBt  |lw  fclUai  ^a  «aaz  da  la  3*,  an  Um  dWw  ploi  flirli.  Oa  w- 

pa«titiliM<a^Jn|«|a  n*itt  H«-«fen«*,  MdMMM  VIT «[^ 

• 

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(  3«  ) 


■MTOiBB  NATuaBLLi.  — Extrcut  (Tune  lettre  de  M.  Gat  à  M.  de  BUùnville , 
datée  de  f^aldivia,  le  5  juillet  i835,  concernant  les  habitudes  des  sang- 
sues au  Chili,  et  la  tendance  que  montrent  les  reptiles  dans  le  même 
pays ,  à  devenir  vivipares. 

«  Ce  qu'il  y  a  de  particulier,  c'est  qu'ici  toutes  les  sangsues  vivent 

aussi  dans  les  bois  et  jamais  dans  l'eau;  je  ne  puis  faire  une  course,  une 
herborisation,  sans  avoir  les  jambes  maltraitées  par  leurs  piqûres.  Elles 
rampent  sur  les  plantes,  les  troncs,  montent  même  sur  les  arbrisseaux,  et 
ne  s'approchent  jamais  des  marais  ou  des  rivières;  la  seule  que  le  hasard 
m'ait  fait  découvrir  dans  ces  endroits  est  une  très  petite  espèce  de  bran> 
chiobolelle,  qui  a  la  singulière  habitude  de  vivre  dans  la  cavité  pulmonaire 
de  Vauricula  Dombeii;  c'est  en  disséquant  ce  mollusque  que  j'ai  eu  occa-* 
sion  de  la  rencontrer.  Déjà  dans  les  environs  de  Santiago  j'en  avais  décou- 
vert une  autre  espèce  qui  vit  aussi  sur  les  branchies,  mais  sur  celles  de 
l'écrevisse. 

»  Un  fait  non  moins  intéressant,  et  qui  mérite  sans  doute  votre  atten* 
tion ,  c'est  la  tendance  qu'ont ,  dans  ces  régions  australes ,  les  reptiles  à 
devenir  vivipares.  Le  plus  grand  nombre  de  ceux  que  j'ai  disséqués  m'ont 
fourni  ce  fait  remarquable.  Ainsi,  non-seulement  l'innocente  couleuvre  de 
YaUlivia  met  au  jour  ses  petits  vivants,  mais  encore  tous  ces  jolis  igua< 
niens,  voisins  du  genre  leposoma  de  Spix,  et  qu'à  cause  de  leurs  belles 
couleurs  j'ai  appelé  provisoirement  chrysosaurus.  T^es  espèces  que  j'ai  sou- 
mises à  cet  examen,  même  celles  qui  pondent  à  Santiago,  m'ont  toutes, 
sans  exception ,  signalé  ce  phénomène;  de  sorte  qu'il  m'est  permis  de  le 
généraliser.  Les  batraciens  m'ont  aussi  fourni  certains  exemples  de  ce 
genre,  quoique  en  général  ils  soient  tous  ovipares.  Cependant  un  genre 
voisin  des  rhinella  de  Fitzinger,  et  dont  plusieurs  espèces  assez  agréable- 
ment peintes  font  partie  de  mes  collections,  m'a  constamment  prouvé 
que  ce  genre  était  constamment  vivipare,  et  venait  par  conséquent  aug- 
menterles  preuves  d'un  faild'autant  plus  remarquable  que  tous  les  exemples 
se  trouvent  réunis  dans  vm  rayon  de  deux  ou  trois  lieues  seulement.  » 

.fliSTOiKE  MATVHSLUE. —  Extrait  d une  lettre  de  M.  Robert  à  M.  de  Blainville, 
datée  de  la  barre  du  Sénégal,  le  i  g  janvier  1 836,  concernant  une  spirule . 

«  Je  m'empresse  de  vous  Êiire  savoir  que  nous  avons  déjà  recueilli, 
M.  Leclencher  (chirurgien-major  de  la  Recherche)  et  moi,  la  spirule  que 
yous  m'aviez  recommandée. 


(  3a3  ) 

j>  Dés  que  nous  eûmes  atteint  les  îles  Canaries ,  le  calme  iiuiis  |ieriuit  «le 
voir  flotter  un  grand  nombre  de  coquilles  appartenant  à  ce  mollusque. 
Nous  nous  mimes  immédiatement  à  pêcher  avec  un  filet  d'étamine,  et  deux 
ou  trois  jours  après  avoir  pris  bon  nombre  d'animaux  mous,  de  très  petits 
poissons,  et  de  crustacés  que  nous  n'avons  pas  négligé  de  conserver, 
M.  Leclencher  eut  la  satisfaction  de  saisir  quatre  ou  cinq  spirulos,  avec 
l'animal  plus  ou  moins  bien  conservé,  par  a4'a3'  de  latitude  nord,  et 
au'aa'  de  longitude  ouest.  Chaque  individu  conserve  fort  heureusement 
intact  un  ou  plusieurs  de  se«  organes,  de  manière  que  tous  réunis  pour- 
ront donner  l'animal  probablement  complet,  qui  est  bien  loin  de  ressem- 
bler aux  tigures  que  nous  possédons  à  bord.  J'ai  dessiné  avec  le  plus  de 
soin  possible  l'individu  le  mieux  conservé. 

a  Nous  avons  reconnu  également  que  les  physalics  font  leur  proie 
habituelle  de^  spirules,  ce  qui  pourrait  expliquer  la  grande  rareté  de  l'ani- 
mal entier,  et  la  grande  abondance  de  sa  coquille  vide.  » 

riTsiQUK  BV  GUMB.  — Sur  le  dégagement  du  grisou  ou  hydrogène  carboné, 
dans  les  mines  de  charbon  de  terre. 

\xs  Transactions  de  la  Société  d'histoire  naturelle  de  JNorthumberland , 
Durham  et  Newcastle  sur  Tyne ,  reçues  par  l'Académie  dans  la  dernière 
séance,  renferment  un  mémoire  dans  lequel  M.  John  BuddU,  rend  compte 
d'une  observation  à  laquelle,  dans  des  vues  d'humanité,  nous  croyons  devoir 
donner  une  prompte  publicité.  Suivant  le  célèbre  ingénieur  anglais,  les 
chances  de  trouver  des  atmosphères  explosibles  dans  les  galeries  des  mines 
de  charbon  de  terre  sujettes  au  dégagement  du  grisou  ou  hydrogène 
carburé ,  sont  fort  grandes  quand  le  baromètre  est  bas.  Ces  atmosphères 
offrent,  dit-il,  au  contraire,  des  traces  à  peine  perceptibles  du  gaz  in- 
flammable, lorsque  le  mercure,  dans  le  même  instrument,  est  très  haut. 
«  La  cause  de  cette  fluctuation  dans  le  dégagement  du  gaz  est  évi-> 
>  dente,  dit  M.  Buddle.  Quand  la  pression  de  l'atmosphère  est  égale  à  la 
»  force  élastique  du  gaz  carboné  contenu  dans  les  pores  et  dans  les  fissures 
»  du  charbon ,  les  deux  fluides  élastiques  se  balancent  l'un  l'autre.  Mais 
»  si  la  densité  de  l'atmosphère  diminue,  l'équilibre  est  détruit  :  la  force 
u  élastique  du  gaz  prend  le  dessus  et  il  se  dégage.  J'observerai  cependant 

*  que  l'accroissement  dans  l'émission  du  gaz,  précède  généralement  de 
B  quelques  instants  la  chute  du  baromètre  ,  sans  doute  à  cause  de  la  déli- 

•  catesse  de  la  balance.  » 

L'explosion  qui,  le  21  octobre  i8ai  ,  fît  cinquanteileux  victimes  dans 


(  3»4  ) 

la  mine  de  fTalU-end,  arriva  qiHiid  le  baromèlra  marquait  >  ftwaent 
.    28^^,8  anglais  (0^,731).        '  ♦'>*4>tiy  J     .«.»:ioi»          1  n  1  n  »;  i;, 
nooi  mifona^Bs  niimHDB^o^vBBBvmanB'WBna'  w^n^apvMDii 

iiitennittents  du  gaz  hydrogène  <{tiH(dopte  M.  Boddle;  ainsi  oouaaoaimM 

dispensés  de  rechercher  si  la  pression  atmosphérique  peut  ('salement  ap- 
porter quelques  modiûcationa  dans  l'activité  de  la  ventilation  des  galerieb 

iMiftaires  de  Mnes,  une  opinion  à  laquelle  là  liint1ijiij((liiini  11  \êi\ 
M.  Buddle  donne  une  importance  réelie.  Cette  opinion,  en  siippos.mt  que 
des  observations  ultérieures  la  confirment ,  fera  connaître  aux  maîtres  mi- 
neurs  les  jooii  ÀfrUs  «ievrontaouiBetlVtt-InHM  mvwHkpoe  plus  aolive  hs 
m^beureiiz  ouvrien  qui  a'ohatiiieni-à  m  |Miil>MÉ4||BdMvlhaÉp4ri^iln^ 
Ml  aini'jeilleaucoup  écarté  de  l'objet  de  cette  note,  si  je  rappelle  que 
sur'lles  ^ôtes'  du  royaume  de  Napies ,  les  mariniers  prétendent  trouver  des 
indices  presque  assurés  des  changements  de  temps ,  dans  la  hauteur  et  dans 
la  viTactlé  dès  lacbalainopa  enflammées  des  Uea  liperi  ? 

■BvioiiOLOGiB.  —  Quelques  observations  sur  la  formation  de  la  grêle;  ptr 
M.  Lf.coc  ,  professeur  d'histoire  naturelle  à  Clermei»t'Ferrmnd.  * 

Un  orage  ravagea  les  environs  de  Glermont  le  a8  juillet  i835.  M.  I^ecoc 
a  cherché  quelle  avait  été  sa  marche  ;  il  a  bit  sur  ce  météore  une  enquête 
semblable  &  celle  q«c  le  véaéraUe  M.  Temier  a  pubhée  à  l'ocoasion  du  ter- 
riUemgedeiTas.  (MridaeS  jnUbt  flBS,.ditlIXaoM«epritiiaiMMW« 
»  enr  IfOoéan  vers  les  10  heures  du  matiaj  -legiréle  commença .per  nuragar 
»  une  partie  de  nie  d'Oléron  et  parti  entièrement  les  communes  de  Saint- 
»  Pierre  et  de  Saint-Geoi^  Le  nuage  traversa  eaanitc  de  l'ouest  à  l'eat,  le 

»  nés  eut  surtout  à  souffrir.  Les  communes  de  Saînt^Ayuml,  filiat-lMil» 
»  d'Angle,  Saint-Simphorien  ,  Saint-Sorain ,  Saiot-Jost,  Arvers,  etc.  reçu- 

•  rent  des  gréions  dont  la  groisear  Tariait  dapuia  oalle  d'uae  noiaatte 

*  jusqu'il  la  groMe«r#aM-iMb. 

»  Le  niuge-firaochit  bi  Chareateeea*  répwdwdegrAle;  da  «oiaa  |e  whk 
»'pil  obtenir  aucun  renseignement  de  la  préfecture' de  ce  département  ; 

mais  dans  la  Haute-Vienne  et  précisément  vers  les  limites  de  la  Charente, 
»  la  grêle  tomha  sur  plusieurs  poiqtade  hnrreiidiasNneatde  Rochechouart* 
»  Delà  et  en  goivant  ue  ligne  perCriieanM  droMe'dt  IWst  à  rMt,«ile 
»  tranm  ledlpailwwf  de-  la  Hante  W—er  è  '  midi  «Hb  mliaéMÉ  la  ■ 


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(  3a5  ) 

»  Creuse,  arrondissement  de  Bourganeuf.  Les  communes  de  Faux  Mazu- 

•  ras,  Manzac,  Soubrebord,  Morlerolle,  Vidaillac,  Saint-Hilaire,  LaPouge 
a  et  Saint-Georges  furent  plus  ou  moins  frappées.  L'orage  continuant  à 

■  suivre  la  même  direction ,  atteignit  l'arrondissement  d'Aubusson  et  y  caus:i 
»  de  grands  ravages.  De  midi  à  deux  heures ,  d'énormes  gréions  tombèrent 
»  dans  les  communes  de  Saint-Amand,  Lupersat-Ars ,  Saiut-Avi-le-Pauvre, 
«  Saint-Sulpice-lcs-Champs,  La  Rochelle,  .Saint-Muixant,  Saint-Ulpinien , 

■  Maynat,  Beissat,  Alleyrat,  Saint-Silvain-Letrueq,  .Saint-Aynal,  La  Chaus- 
»  s;ide,  Saint-Michel-de- Vessc,  Chavanat ,  Malleret  et  Banise.  A  une  heure 

■  et  demie  le  nuage  franchissait  la  limite  occidentale  du  département  du 
»  l'uy-de-Dômc ;  un  quart  d'heure  plus  tard  il  versait  sur  les  communes  i\f 
»  Celles,  Proudines,Saiut-Pierre-le-Chastel,Saint-Oureet  Roure  d'énormes 
»  gréions  qui ,  en  peu  d'instants,  couvrirent  le  sol  d'une  couche  épaisse  de 
»  trois  pouces.  A  deuK  heuros,  de  véritables  glaçons  tombaient  sur  la  lave 
»  qui  s'étend  derrière  le  Puy-de-Dôme  et  se  brisaient  sur  les  angles  des  ro- 
»  ches  volcaniques.  Bientôt  après  le  nuage  doubla  le  Puy-de-Dôme,  dévasta 
»  la  commune d'Arcines et,  de  deux  heures  un  quart  à  deux  heures  et  demie, 
»  il  alla  terminer  son  désastreux  voyage  sur  Clermont  et  Montferrand. 
»  Ainsi,  en  quatre  heures  et  demie,  le  nuage  orageux  parcourut  un  espace 

•  d'environ  90  lieues.  • 

11  est  bien  <ligne  de  remarque  que  la  grosseur  des  grêlons  alla  sans  cesse 
en  augmentant  pendant  toute  la  durée  du  météore.  Dans  la  Charente-In- 
férieure, ces  gréions  étaient  presque  sphériques  et  peu  abondants.  Leur 
nombre  et  leur  volume  s'étaient  déjà  notablement  accrus  dans  la  Haute- 
Vienne;  mats  c'est  près  d'Aubusson  qu'ils  acquirent  le  grand  développe- 
ment et  la  (orme  ovoïde  qu'on  leur  trouva  aussi  à  Clermont. 

Le  nuage  au  sein  duquel  la  grêle  s'élaborait  n'était  pas  très  élevé.  On 
peut  même  indiquer  sa  hauteur  avec  une  certaine  exactitude,  puisqu'on 
sait  que  le  grand  Puy-de-Dôme  ne  reçut  aucun  grêlon,  tandis  qu'il  en 
tomba  abondamment  sur  le  petit,  à  1  aoo  mètres. 

A  Clermont,  après  l'orage,  MM.  Bouillet  et  Lecoc  trouvèrent  sur  de* 
plantes  du  jardin  botanique,  de  nombreux  gréions  intacts,  gros  comme 
desœufis  de  poule,  et  quelques-uns  qui  atteignaient  le  volume  d'un  œilf 
de  dinde.  Us  avaient  tous  une  forme  ellipuoidale.  Une  multitude  d'ai- 
guilles étaient  implantées  vers  les  deux  extrémités  du  grand  axe.  Elle* 
avaient  18  lignes  et  même  2  pouces  de  long.  Celles  de  ces  aiguilles  sur  le«> 
quelles  la  fusion  n'avait  pas  fait  trop  de  progrès,  laissaient  encore  voir  des 
traces  de  prismes  hexagones  terminés  par  des  pyramide»  à  six  faces.  M.  Le> 

C.  R.  18M ,  l"  SnHtHre.  4? 


(  3a6) 

c-oc  croit  que  les  parties  hérissées  des  grêlons,  éuient  leurs  pôles  de  rota- 
tion. Quelques  gréions  offraient  des  aiguilles,  même  dans  les  réglons  équa- 
loriales,  mais  elles  y  étaient  comparativement  peu  développées. 

Le  a  août,  les  environs  de  Clermont  furent  grêlés  de  nouveau.  Cette 
fois,  M.  Lecoc  se  trouva  dans  les  nuages  mêmes  où  s'engendrait  le  mé- 
téore. Ses  observations  ne  tendent  à  rien  inoins  qu'à  renvei-ser  de  fond  en 
comble  la  célèbre  explication  de  Volta.  Nous  accomplirons  donc  un  de- 
voir.en  les  donnant  ici  telles  que  l'auteur  les  a  rédigées  sur  place,  et  sans  y 
changer  un  seul  mot.  Si  l'on  se  rappelle  d'ailleurs  que  l'Académie  a  tout 
récemment,  et  à  deux  reprises  dilférenteâ,  cboisi  la  théorie  de  la  grêle 
pour  sujet  de  son  grand  prix  de  mathématiques;  que  des  physiciens  très 
habiles  ne  sont  pas  par\-enus  à  vaincre  les  dilûcultés  du  problème,  on  ne 
s'étoiuiera  pas  de  l'étendue  que  nous  donnons  à  cet  extrait. 

»  le  partis  de  Clermont,  dit  M.  Lecoc,  à  six  heures  du  matin,  et  je  m'élevai 
sur  le  plateau  qui  domine  la  ville  k  l'ouest.  Je  cherchais  les  limites  de  la  grt'le 
du  a8  juillet,  afin  de  déterminer,  en  suivant  les  contours  du  terrain  ra- 
vagé, la  forme  du  nuage  qui  avait  apporté  le  météore.  J'arrivai  à  lo  heures 
à  la  l>ase  du  Pur-de-Oôme  par  un  temps  magnifique  et  par  le  soleil  le 
plus  ardent. 

»  Des  nuages  blancs  s'étendaient  sur  le  mont  Dore,  mais  le  Puy-de-Dôme 
se  détachait  admirablement  sur  l'azur  du  ciel.  Des  pâtres  que  je  question- 
nais sur  les  effets  de  la  grêle  du  a8,  m'engagèrent  à  regagner  au  plus  vite 
le  hameau  de  la  Baraque,  »i  je  voulais  éviter  l'orage,  qui  d'après  eux  ne 
pouvait  manquer  de  venir  bientèt  nous  assaillir.  L'espoir  de  voir  avec  dé- 
tail -une  de  ces  magnifiques  seines  dont  l'atmosphère  est  le  tbéàtr«,  me 
détermina  au  contraire  à  atteindre  le  plus  tôt  possible  le  sommet  du  Puy- 
de-Dôme,  et  avant  midi  j'étais  assis  sur  cette  énorme  pyramide,  promenant 
mes  regards  sur  un  immense  horison.Le  vent  d'ouest  qui  régnait  depuis  le 
matin,  amena  bîeotôit  quelques  nuages  abaissés  qui  passaient  à  quelques 
mètres  au-dessus  de  ma  tête  ;  mais  le  soleil  reparut  encore.  Je  vis  ensuite 
d'autres  nuages  se  détacher  du  mont  Dore  et  arriver  près  de  moi  chassés 
par  un  vent  du  sud  assez  violent  que  je  ne  ressentis  cependant  que  vers 
une  heure.  En  voyant  ainsi  des  nuages  volumineux  marcher  dans  deux 
directions,  je  ne  doutai  pas  un  instant  de  la  formation  de  la  grêle,  et  mes 
doutes  se  changèrent  bientôt  en  réalité. 

>  liant  que  les  deux  couches  de  nuages  ne  furent  pas  superposées,  il  n'y 
eut  aucun  signe  de  grêle;  seulement  ceux  qui  venaient  du  sud  et  qui  étaient 
1rs  moins  élevés  se  réunissaient  par  petits  groupes  qui  semblaient  se  préci- 


(  3a7  ) 

piter  les  uns  sur  les  autres  et  formaient  de  gros  nuages  noirs ,  épais  el  pe- 
aanls,  que  l«s  rmu  ne  déplaçaient  qu'avec  peine.  Ht  m  mounimit  cepen- 
dant vers  le  nord.  Le  dessous  du  nuage  s'allongeait,  offrant  une  énorme 
protubérance;  puis  des  torrents  d'eau  s'en  échappaient,  inondant  des  es- 
paces très  circonscrits.  Dés  qu'une  grande  quantité  d'eau  était  sortie  du 
nuage,  celui-ci,  devenu  plus  léger,  était  de  nouveau  emporté  parle  vent  et 
duptiiiiaMai  à  rikiriconw  tte  pMniiÉAte-ie  dans 
l'espace  d'une  heure;  mais  alors  le  vent  d'ouest  avait  accumulé  une  grande 
quantité  de  nuages  qui  formaient  un  large  rideau  tendu  sons  la  voûte  du 
ciel.  Le  vent  du  sud  poussait  sous  celte  couche  de  vapeurs,  de  nouveaux 
nw^'blanoa  qiû-arivaient  aMc  tilteè.  ÉMaU  devint  violent  et  très  froid 
au  smamet  du  Piiy-do>INkme.  I«  tMfdié  des  nuages  inférieurs  n'était  pas 
uniforme  camme  la  supérieure,  mais  composée  d'énormes  flocons  colorés 
<pti  marchaient  dans  le  même  sens  à  des  distances  inégales  et  avec  des  vi- 
tesses diHifirentcs.  Des  édairs  très  vifs  les  illuminaient  de  temps  en  tempe, 
et  la  foudre,  sous  forme  de  sillons  de  lumière,  passait  dTmi  flocon  à  l'autre. 
Quelquefois  même  un  éclair  prolongé  semblait  traverser  au  même  instant 
l'espace  qui  sépare  le  Puy-de-Dôme  du  mont  Dore.  Tous  ces  phénomènes  se 
paasaient  dans  la  eoudie  inftrieure  dâ  vapeurs;  jaAnais  ibViifaicdle 
âectrique  traverser  la  couche  d'air  qui  séparait  les  deux  condhfl^^  ntttgea. 
Je  voyais  de  loin  la  grêle  se  précipiter  de5  nuages  inférieurs  et  toml)er  sur 
le  sol.  Je  la  vis  distinctement  à  5o  mètres  du  sommet  du  Puy-de-Dôme  et 
«B  fiioe  de  moi.  £e  image  qui  la  Udaiait  épmilier  tmSA  les  liords  dentelés 
et  offrait  dans  ses  bords  mêmes  un  mouvement  de  tourbillonnement  qa*il 
est  difficile  de  décrire.  Il  semblait  que  chaque  grêlon  fût  chassé  par  une 
répulsion  électrique  ;  les  uns  s'échappaient  par-dessous ,  les  autres  en  sor- 
taimt jpar-demts.  Enfin  ils  partaient  dans  tous  les  sens,  et  seraient  inévl- 
tableqient  arrivé  sur  le  sol  dans  one  ibvle  de  directions,  si  le  vent  dn  sud, 
îhférteur  au  vent  d'ouest ,  ne  les  avait  tous  dirigés  vers  le  nonl.  Après  5  à 
6'minutes  de  cette  agitation  extraordinaire  à  laquelle  les  bords  antérieurs 
des  nuages  semblaient  seuls  participer,  la  grêle  cessa,  l'ordre  se  rétablit  et 
le  ntmffi  à  grfle  qui  n'aviit  pas  ceaaé  de  i^afaiiGCr  très  vite,  eontinna  sa 
route  vers  le  nord,  laissant  apercevoir  dans  le  lointain  quelques  traînées 
de  pluie  qui  arrivaient  à  peine  sur  le  sol  et  pardtaaient  j^tttôC  se  dissoudre 
dans  la  couche  inférieure  de  Tatmosphère. 

■  J'attendais  une  seconde  scène  comme  ceUe  à  laquelle  je  venais  d'assi»-  ' 
ter,  lonqn'ua  éclair  imiiMMaflInniiiia tonte  kfioueh»  infirieure  dn  nuage 
dont  un  des  borik  toodiait  le  lonmekdaPiif^Dftme.  le  crus  toiit  d'un 

47" 


(  3*8  ) 

coup  que  j'étais  plongé  dans  une  vive  lumière,  et  je  ressentis  un  malaise 
général  qui  n'avait  peut-être  d'autre  cause  que  la  frayeur  dont  je  fus  saisi. 
Je  descendis  le  Puy-de-Dôme  avec  une  grande  vitesse,  et  craignant  d'être 
atteint  par  les  grêlons  ou  du  moins  d'être  inondé  par  l'orage,  je  fus  cher- 
cher un  asile  dans  une  grotle  creusée  dans  la  base  du  Puy-de-Côme  et  qui 
m'avait  servi  d'ahri  une  autre  fois.  Le  sommet  du  Puy-de-Dôme  élaul  caché 
flans  le  nuage  orageux,  il  eût  été  imprudent  il'y  rester  plus  long-temps. 

»  Après  avoir  remarqué  la  direction  de  l'orage  et  m'être  reposé  un  ins- 
tant de  mn  fatigue  et  de  ma  frayeur,  j'atteignis  le  Puy-de-Côrae,  magnifi- 
que observatoire  qui  me  rapprochait  encore  des  nuages.  Il  était  3  heures 
et  l'état  du  ciel  me  faisait  craindre  de  nouvelles  averses  que  je  voulais  cher- 
cher à  éviter.  Je  me  dirigeai  alors  vers  le  Puy-des-Goules,  éloigné  d'une 
petite  lieue  du  sommet  du  Puy-de-C6me,  et  je  m'élevai  sur  ses  flancs  vers 
3  heures.  Le  ciel  était  à  peu  près  dans  le  même  état;  les  deux  couches  de 
nuages  existaient  encore  et  le  vent  du  sud  très  froid  soufflait  avec  force  sur 
les  flancs  de  la  montagne  :  il  amenait  un  nou%'eau  nuage  à  grêle  qui  parais- 
sait très  chargé  et  dans  lequel  je  fus  plongé  pendant  environ  5  minutes. 
Les  grêlons  étaient  nombreux  et  les  plus  gros  atteignaient  à  peine  le  vo- 
lume d'une  nc^ctlc  ;  ils  ctoicut  formés  de  couches  concentriques  plus  ou 
moins  transparentes,  arrondies  ou  légèrement  ovales  :  ils  étaient  tous  ani- 
més d'une  grande  vitesse  horizontale  ;  mais  l'attraction  de  la  montagne 
semblait  les  dévier  un  peu ,  et  plusieurs  tombèrent  sur  ses  flancs.  Un  grand 
nombre  vint  me  frapper  sans  me  faire  le  moindre  mal,  puis  ils  tombaient 
aussitôt  qu'ils  m'avaient  touché.  La  majeure  partie  du  nuage  passa  au- 
flt»su5  de  ma  téte,  et  j'entendis  distinctement  le  sifflement  des  grêlons ,  ou 
plutôt  un  bruit  confus  formé  d'une  infinité  de  bruits  partiels  que  je  ne  pou- 
vais attribuer  qu'au  frottement  de  cliaque  grêlon  contre  l'air.  Le  nuage  qui 
passa  au-dessus  de  ma  tête  et  dans  lequel  la  grêle  était  toute  formée,  ne  la 
laissa  échapper  qu'une  demi-lieue  au-delà  du  point  où  je  me  trouvais.  Une 
petite  portion  cependant  se  répandit  sur  le  flanc  nord  de  la  montagne  qui 
intercepta  sa  marche ,  et  je  pus  recueillir  dans  un  flacon  un  certain  nombre 
de  gréions.  J'essayai  l'eau  par  divers  réactifs,  et  j'obtins  un  trouble  très  sen  • 
sible  avec  le  nitrate  d'argent  et  le  muriate  de  baryte. 

«  Tous  les  grêlons  étaient  animés  d'un  mouvement  de  rotation  très  ra- 
pide, mais  dans  des  sens  différents,  autant  que  j'ai  pu  en  juger  en  exami- 
nant leur  mouvement  lors  de  leur  chute  sur  la  forme  de  mon  chapeau 
que  je  leur  présentais  aussi  horizontalement  que  possible.  Plusieurs  au- 
tres nuages  chargés  de  grêle  arrivèrent  encore  du  sud ,  et  soit  sur  un  point 


(  .3a9  ) 

suit  ror  Taulre,  il  ftéU  «kii»iiil«miplian  d«pais  une  heure  jusqu'à  quelre 
'sur  toute  la  dttlne  dn  pays  depuis  le  mont  Dore  |usqtt*tu-deUi  de  Riom 

et  de  "Volvic. 

>  Entre  4  et  5  heures  la  grêle  cessa,  \e&  oiiages  ne  formaient  plus  qu'uae 
seule  couche  ;  mais  ib  présentaient  loaTent  le  phénomine  que  j'avais  ob- 
servé le  matin,  c'est-à-dire  qu'ils  m  groupaient,  puis  versaient  i  la  Itâkir 

des  éclairs  une  énorme  quantité  d'eau.  Le  vent  du  sud  avait  casé,  cdui 

d'ouest  soufflait  seul  et  ch.issait  ces  trombes  elfr.iyantes.  » 

MBTKOROLooiE. — Extfvit  du  Journal  du  brick  le  Candide  (de  Maniiiej, 
commandé  par  M.  Gwaïai.  LA.nMrD,  amcermm  dbr  aumrt*  oStemée* 
daasrhémt^MMmiMnaii}. 

«  Le  t4  janvier  1 83 1 ,  étant  par  la  latitude  45*  sud,  et  par  le  loogitude 
du  centre  de  la  Nouvelie-HoUantlc ,  nous  vîmes  une  aurore  nusimle.  Le^ 
aurores  vues  dans  l'hémisplière  nord  ajraut  été  appelées  boréales  par  les 
savants ,  il  est  naturel  de  donner  le  nom  d'austmlea  à  celles  Tuee  dans  rhé^ 
misphère  and.  Le  tiède  dernier,  il  7  a  eu  de  grandes  discussions  sur  ces 
phénomènes  et  sur  leur  cause  

B  Le  i4  janvier,  dans  la  position  où  se  trouvait  le  navire,  le  soleil  s'était 
couché  k  7  heures  3o  minutes;  mais  la  nuit  se  fit  seidement  4  9  heives , 
et  même,  lonf>tempa  après,  une  grande  darté  existait  A  Phoriaon,  et  à 
quelques  degrés  au-dessus,  dans  la  partie  de  l'O.  S.  O.  et  S.  0.  ^  O.;  l'am- 
plitude vraie  étant  ce  jour  de  3o"  sud.  A  1 1  heures  ,  cette  clarté  diminua 
considérablenient,  et  à  minuit  Tobscurité  était  presque  complète,  le  soleil 
se  trouvant  alors  via-à-viala  partie  la  plus  sud  du  globe,  par  rapport  à 
nous.  A  minuit  et  demi ,  des  rayons  de  lumière  parurent  dans  la  partie  du 
IS.  E.;  il»  commenraiciit  à  3o°  au-dessus  de  l'horizon  ,  et  se  dirigeaient  vers 
notre  zénith.  A  uue  heure,  ces  rayons  devinrent  beaucoup  plus  lumineux 
et  plus  brillants,  et  s'étendirent  davanlifa  vem  le  nord,  k  dens  henrei,  ils 
étaient  dans  leur  plus  grand  éclat,  et  embrassaient  toute  la  partie  du  ciel 
comprise  entre  le  N.  N.  II.  et  le  N.  O.  du  compas,  depuis  ao*  au-desstis  de 
l'horizon  jusqu'à  lo**  ou  iS"  au-dela  de  notre  zénith. 

(t)  I,o«  itu'tc'orolopiïte»  ont  déji  recueilli  un  bon  nombre  de  descriptions  d'aurore» 
polaires  obiervét»  daua  l'h^tniapbère  sud  ;  mais,  si  notre  mémoire  oe  nous  trompe  pM, 
pmonee  avant  M.  lafeiid  n'avait  vn  c«t  laaon  «ImotpMrfiteM  an  nord  dn  iénitfa,  par 
In  faible  latiiude  de  45*.  Sans  ajouter,  pour  le  moment,  à  notre  n?m,irqur  plus  4'\n*- 
porunce  qa'il  ne  faut ,  non*  diront  (^u'k  l'époque  des  obtervations  de  M.  La  fond ,  l'ai- 
(Snis  aioaniii  borisaaish  dss  «oiallBas  éienm  ée  rOteirmioiM  és  M,  ««ait 
uns  ummIm  nés  iMialilw. 


(33o) 

»  Le  temps  était  clair,  le  ciel  dégarni  de  nuages,  et  le  vent  frais,  de  la 
partie  du  S.  O.  Les  rayons  de  cette  lumière  étaient  formés  par  un  brouil- 
lard ou  des  nuages  unis,  un  peu  opaques;  elle  était  plus  vire  et  plus 
forte  dans  les  endroits  où  le  brouillard  semblait  le  plus  épais;  là  elle  avait 
une  couleur  rose  obscur,  qui  venait  se  fondre  dans  les  intervalles,  à  ua 
blanc  et  à  un  jaune  pâle, 

»  Ces  rayons  vacillaient  parfois,  et  l'on  pouvait  alors  croire  entendre  un 
bruissement,  qui  n'était  cependant  que  l'effet  de  la  vue  de  ce  mouvement 
sur  rimagination.  Dans  d'autres  instants,  ces  rayons  se  mouvaient  plus 
lentement,  et  ressemblaient  aux  ondulations  d'une  mer  profonde;  enfin, 
pour  donner  une  idée  juste  de  ce  spectacle  par  une  comparaison  qui,  quoi- 
que  vraie,  peut  paraître  peu  digne  d'un  effet  si  majestueux  et  si  grandiose, 
que  l'on  se  figure  un  vase  rempli  d'eau,  placé  dans  une  cour  formée  par 
de  hautes  murailles;  si  le  soleil,  dans  un  beau  jour,  éclaire  la  partie  de  la 
cour  où  est  placé  le  vase,  son  image  c^t  alors  réfléchie  par  l'eau  qu'il  con- 
tient, sur  la  muraille  qui  est  à  l'ombre.  Si  vous  remuez  le  vase,  le 
liquide,  mis  en  mouvement,  réfléchira  successivement  les  rayons  du  so- 
leil dans  toute  sorte  de  directions. 

o  La  clarté  que  ces  rayons  répandaient  était  assez  vive  pour  qu'on  pût 
lire  avec  facilité  une  impression  très  petite.  Pour  m'en  convaincre,  je  6s 
apporter  un  volume  in-B"  de  Firmin  Didot,et  mes  officiers  et  moi  nous 
nous  passâmes  le  livre  à  plusieurs  fois,  et  nous  en  lûmes  tous  sans  peine 
quelques  lignes. 

n  A  trois  heures  du  matin ,  ces  rayons  lumineux  disparurent  peu  à  peu, 
et  ils  furent  remplacés  par  la  clarté  du  jour  naissant,  qui  commençait  déjà 
à  paraître  dans  tootc  la  partie  de  l'E.  S.  E. 

M  Le  1 5  et  le  1 6,  nous  vîmes  ces  mêmes  aurores,  mais  elles  ne  durèrent 
pas  aussi  long-temps,  et  ne  fiirent  pas  aussi  brillantes  que  le  premier  jour.» 

■iTBOMi.oom.  —  Marche  de  l'aiguille  aimantée,  sur  la  côte  occidentale  de 

C Amérique  du  sud. 

M.  Gay ,  transmet  de  Valdivia,  à  M.  Arago,  quelques  détails  sur  la  per- 
turbation que  l'aiguille  aimantée  éprouva  à  l'époque  du  terrible  tremble- 
me^^t  de  terre  de  février.  Catte  perturbation  ne  s'est  pas  renouvelée  pendant 
les  nombreuses  secousses,  fort  petites  il  est  vrai,  qu'on  a  ressenties  depuis. 
M.  Gay  annonce  l'euvoi  prochain  d'une  année  entière  d'observations  de 
variations  diurnes  de  l'ai^ille  aimantée  borizonulc.  Suivant  lui  le  pbè- 


Digi*'- 


(  3ÎI  ) 

nomèiie  n*a  pot  toot-à-lkit  la  même  marche  qu'en  Europe.  «  Au  lieu , 
»  dit-il ,  de  deux  nomeiBeiiia  jouraalien  de  va  et  vient,  fea  ai  toujours 

»  obtenu  trois  :  un  le  matin  à  l'est,  l'autre  au  miliPn  de  la  journée  à 
»  l'ouest,  et  l'autre  le  soir  eucore  à  l'est,  ce  dernier  mouvement  étant  le 
«  coiD|9éBlèDtdecdaf  du  matin  ;  lA  MMfcdA  naaxima  et  àbê  tSttitÊifilÈ^ 
i  tèrm.%  un  peif  Mttvtàt'lf»  Édioiûî;i^^lte  ifradlÉlkt  god^dMMte^ti^ 

>  que  je  regarde  le  triple  mouvem  permanenTclanii  ces  con- 

>  Irées.  La  grande  chaîne  des  Cordillères  serait-elle  la  cause  principale  ()•- 
»  cette  ooostante  irrégularité  :*  C'est  ce  que  je  ne  puis  croise  et  ce  que 
»  n<li^fipâfiw  je  compte  vérifier  dette  on  voyage  que  je  ^Êiià  k  lÊnâan.  » 

MJSAtOiaES  JPIIÉ^^TÉS. 

/MrM.  Num. 

(Les  commissaires  noonués  dans  le  dernière  séance  pour  le  mémoire  de 
M.  Leroy  d^iollMt  prmdnmt  connrimnce  de  la  lettre  de  Me-  Niood.) 

■ToisiiB.  —  Etttii  «HT  k$  ^Mqmet  de  poudnt  fuUmnaïues  ;  par 

M.  A.  GaevAUua. 

(GenénokeestdMtinéeacoaoovrtMontjoii.)  * 

ASktoim.'^Itecherchet  «fanaiomie  pathologigue  sur  une/orme  particulière 
dê  dikuulan  «tdUgrpmrtnp/U»  du  cœur  ^  par  M.  Beav. 

(^Nir  le  otmcovr»  MMitjon.  ) 

■Baccnii.— ilifino^  anonyme  sur  les  fièvres  continues. 
(Envoyé  pour  le  prix  proposé  pur  l'Académie.) 

tmmimm.m~iÊimoU9  tvr  FwikOfêdiespar  M.  Rm&OBb 
(Pièce  de  concours  pour  le  prix  proposé,) 


(33a) 
LEGTiniBS. 

TikATOLOCiE. — Sur  le  cas  tératohgiquc  de  Sy  ra,  évènemettt  de  1 834  ,a«/io/ictf 
comme  une  naissance  par  \tonussement  et  atlribué  à  un  très  jeune  garçor^ 
appelé  ^«nfimi  mère  ;  par  M.  GBOfPftor>SAiirr-Hii.àiin(. 

Le  mémoire  de  M.  Geoflruy-Saint-Hilaire  n'ayant  été  iu  qu'en  partie, 
filutede  lemptf  noas  ne  poiuTons  en  pilier  l'anal}  se  que  iuu  le  prochiin 
naméro  du  Con^  rendu. 

L'Académie  8C  fome  en  ocnnUé  secrel  à  4  beures.  A. 


Digitized  by  GoogI 


(  333  ) 

MKUTIM  MUUMKAMIQin. 

li'Académie  a  reçu  dans  celte  séance  les  ouvrages  dont  voici  les  titres: 

Comptes  rendus  hebdomadaires  des  séances  de  l'académie  des  Sciences  j 
i856,  a*  13,  in-4*.  ■    .  .  . 

ExpéMtims^en^!fiêe4e  Moréejpfw  tt.  le  huwi  hotn  i»  Sâtar-ViMnrj 

58"  livraison,  in-folio. 

Histoire  des  V égéiaiix  Jossiles ,  ou  Recherches  botamytie$etgéologi^Êeti 
par  M.  Ad.  Bbomghubt;  lo*  livraison,  iu-4*. 

HieloireimiMnttê  det Iles  Canaries sparVM.  Wtn  et  tmvnaun;  page 

I  —  34  >  in-^"  et  une  livraison  de  Tatlas. 

Pwceedings  of  the  géologicnl  Socîctj  of  London  ;  n"  4<  — 4^  »  in-fi". 

Tables  oj  Continental  Uneal  and  square  measuresi  ^/  M.  F.-S.<B. 
WoounuSB;  Londres,  18S6,  in-8". 

Flora  Batava;  to4*  livraison,  io-4*. 

Archives  médicales  de  Strasbourg,  par  une  société  de  méthcinSfn**  11 
et  ia;StrMboorg,in-8*. 

iteetocAer  MIT  lMino«H«i)Mn<r<fii<!ia^  - 
(Pour  le  eonooars  de  Médecine  et  de  Chirurgie  de  la  fondbtioa  Montyon.) 

Trnift'  pratiquede  la  Syphilis  ;  par^i..  le  baron  P.  Roïe»;  i  vol.  in-8*. 
(Pour  le  concoan  de  Médecine  et  de  Chirurgie  de  la  fondation  Montyon.) 

Flore  Mochefbrtinej  ou  Detaiption  des  Plantes  qtd  croissent  spontané- 
ment  aux  environs  de  Roehefitrt,-par  M.  Lcbsoh;  RodiefiMi,  io-S*. 

Esrai  sur  PBistatre  naiurett»  de  Ut  Normandie/ par  H.  CnnHw;  iii-8* , 
i"  partie. 

Notice  historique  sur  les  Eaux  minérales  etUnage,-  par  M.  Chetalueb; 

Leçons  de  Chimie  élémentaire;  par  M.  Gikabdih;  i 5*  leçon ,  in- ta. 

Essai  sur  la  Culture,  la  Chimie  et  le  Commerce  des  garances  de 
yauclusef  pwr  M.  Bastet;  feuilles  7-- 1 1 ,  in-ô*,  Orange. 

£iimI  smr  fJgrkuUure  dans  ses  n^pports  ginAnux  ;  par  M.  Bumcriir; 
I  "  et  a*  livraison ,  in^,  SoiaMOi. 

Traiié  de  Médecine  pratipief  par  MM.  PioaM ,  LaiBmn ,  FomiiB, 
Raheàdx  et  Thibert  ;  in-8*. 

Bulletin  de  la  Société  industrielle  de  Peurondissement  de  Saint-Étimmej 
i5*antttfe,  a'Imdaon  de  i8S5ytD-8*. 

a  9l  M,  i^MmÊÊÊ^  48 


(  334  ) 

y/ntii(uitf'<;  Gauloises  et  Gallo-Romaines  de  l'arrondissement  de  Matites 
{^Heine-et-Oise); par  M.  Cissi»;  Maates,  iâ55«  in-â*.  (Pour  le  coacoon 
deSlatUdqoe.) 
-  Gaseue  méMê  A  Pm4ti  tnuBk^  i9,..i856^.fii-4*. 

Gazette- des  Hôpitaux;  n**  35*57*  tome  M^M-^** 

JnunutL  de  Santé;  n'  1 55.  •  ■ 

Écho  du  Monde  savant;  n*  la  ;  în'-4*< 

Prospectuâ  fm  Foya^e  au  Ittumi     aulam  ét  br  MitÊ^mméèj 


COMPTE  RENDU 

DES  SÊAmCES 

DB' UACAI^MIE  DES  SCIENCES. 


fltAHGB  DU  LmiDI  4  ATBIL  IMi. 

fÊtsaaim  w  M.  Gi.  Durar, 


GdABESPONDANCB. 

M.  le  Ministre  des  Jjffaires  étrangères  transmet  un  ouvntge  de  M.  James 
fiarloiv  sur  le  Maffi^isn»  tÔTcstre  (vetyeji  le  AtUetin  ffU>Uographi^ue), 
ouvrage  qui  hn  «  été  «drané  par  M.  1»  éoivn  1kff«mM$t  MiniMie  de 
France  au  Mexique,  et  dopt  Fauteur,  jeune  anglais  attaché  au  ConMilat' 
général  de  S.  M.  Britannique  à  Mexico,  fait  hommage  k  TAcadémie. 

BL  U  Ministre  plén^ieruiaire  de  Prusse  réclame,  au  nom  de  rawtear, 
M.  BtuMT^  le  MÊitM  et  la  êtscr^Uon  dwm  TtMe  géodisigim,  flèem 
prtiDûnténi  à  l'Académie  dans  la  séance  du  1 1  mars  i833 ,  et  lenrcyées  dès 
lor»  à  l'examen  de  MM.  Mathieu  et  Puissant.  Ces  deux  Académiciens  sont 
priés ,  en  conséquence ,  de  vouloir  bien  donner  leur  avis  k  ce  sujet  dans  la 
séance  prodniiie. 

Une  lettre  de  notr^  confrère,  M.  de  SUmm,  aeeréttfre  perpétuel  de 
la  Société  rojale  et  centrale  d" Agriculture,  annonce  que  cette  Société  doit 
tenir  sa  séance  publique  annuelle  le  i  o  de  ce  mois.  MM.  les  Membres  de 
l'Académie  sont  invilés  à  eaeiiter  à  cette  aéance. 

RotM0CNifréi«,lL.i^9HiltoAM**AiÉ^  ^ntMderiiMiiléliait» 
dapoia  w  eerlilii  tenpa,  éloigné  de  rAteadéiuie,  écrit  qn'il  a  «pteaya 
ciuiiM,i«»ftiiii   49 


(  336  )  .  .  -  - 

9  teraûnè  un  némoire  sur  les  Myrsinées  et  Ifes  Sirotées,  où  il  aborde 
"  plusieurs  des  points  les  plus  délicats  (1<;  l'organographic.  Je  désire,  ajoutc- 
a  t-il ,  que  mes  confrères  «aoh<>nt<[u'au  milieu  de  la  triste  vie  de  malade  que 
*  je  saU  forcé  de  mener,  je  tue  euts  cependant,  depuis  quelque  temps, 

>  beuMoop  oocupé  d«étadfleqiiiiB*onteoiidiiitàrAcedéBiift.» 

nwifcnti  —  M.  Nicod  présente  une  vessie  douhie,  ou,  plus  exactement, 
une  vessie  sur  le  sommet  de  laquelle  se  trouve  un  grand  développemeat 
régÊtUtr.  <  Celte  ctvité  singylière  avail  uae  ouYerlnre  de  7  A  8  liîines  de 
»  dûunètre,  et  contenait  une  matière  muqueuse  grisâtre,  si  épaisse  que 
»  l'urine  ne  la  délayait  pas  fi  M.  IVicod  annonce  pour  une  séance  pro> 
chaîne ,  dos  tableaux  siaàsdt/ucs  sur  les  maladies  de  la  tmaie. 

•OTAiiiQiri.  —  M.  eie  Paravey  présente  un  supplément  k  sa  précédente 
oomnunication  concernant  le»  diverses  étihaèarhet  qui  sont  dé- 

crites dans  le  Fm-tsao^  wxBotBodfm  wAtoafc  de  la  OOm,  OtuppUmau 
est  renvoyé  à  la  Commission  qui  est  déjà  chargée  d'examiner  le  premier 
mémoire  de  M.  ^  J*arat>ey.  (  Foytz  ci«devantf  pa^  a86.) 

Misacim.  «  IL  SÊnm^r  adresse  un  traité  sur  la  paralysie  des  muscles 
de  l'inspiration  {voyez  le  Bulletin  bibliographique).  L'objet  principal 
de  cet  ouvrage  est  de  prouver  que  «  la  déviation  latérale  du  rachis  est 
»-iun  affoetion  idiopaHiiqne  des  mnadea  de  rbnpiration,  par  laqudle 

>  CM  organes  perdent  en  partie,  surtout  du  côté  de  la  concavité  de  l*in« 
»  'qirvarion,  le  pouvoir  de  coopérer  à  l'acte  de  l'inspiration  toukenoonti- 

>  imant,  néanmoins ,  k  se  prêter  à  de^  mouvements  volontaires.  > 

Cet  état  se  reconnaît,  ajoute  rautmr,  à  Faidedela  preaiion  ibdoBiliiale, 
moyen  dMgnoatiqoe  df^  reooauaandé  par  Bidiat,  quoique  dana  Vautres 
tues  pnitfqius. 

■iaanpti  -^VLPiorrjr  pidaaaia  naa  analyse  des  ouvrages  qu'il  a  précé- 
demment adressés  pour  le  concours  aux  prix  de  médecine  et  de  chirurgie 
fondés  par  M.  de  Montyon.  Les  parties  de  ces  ouvrages  «ur  lesquelies  il 
appelle  plus  particBlièwBteBt  ffitWwtit»  do  tâ gadluria  aent,  t*.aoe  nou- 
velle nomeodature  médicale  k  laquelle  il  doone  le  nom  d'of^nno^ocibo- 
logique  ;  et  a°  des  recherches  sur  l'état  du  sang  dans  les  maladies ,  sur  les 
elfets  de  l'abstinence  des  boissons  dans  1m  catharres,  sur  l'asphyxie  pro- 
dtiite  par  le  re£(Milenient4u  .diaphfu§me,  en&n  sur  un  état  particulier  du 
sai|g  ftu'U  ^ft?â|Mio»à.l4  préfcncc  dn  pua. 


(»7) 

MSKCiwE.  — M. /am«  adresse  de  notîveau,  pour  le  concours  MontyoM 
de  cette  année ,  son  procédé  de  vaccination  à  l'aide  de  grains;  et  il  annoMt 
•Toir  perfectioimé  l'instrument  destiné  à  pratiquer  l'insertion  de  OM 
graiDS  waoê  n^idèiine. 

L'Académie  re<;oit  phiilean  piècés  relatives  aux  difiiSrents  prix  qu'élle 

doit  distribuer  cette  année  : 

i*>.  Un  mémoire  concernant  la  question  qu'elle  a  proposée  sur  les  alté- 
rations  des  organes  dans  les  maladies  dites /Sèvres  continues; 

2'.  Un  mémoire  de  M.  Houzelot,  sur  un  nouveau  moyen  de  contention 
dans  les  cas  de  fracture  du  corps  de  Tas  maxillaire  ù^iHeur,  pour  le  con- 
cours Montyon  (médecine  et  chirurgie); 

'  3*.  Un  wtmiAtt  de  M.  tembert,  latitalé  :  MUêtode  midermique,  pour  le 
même  concours; 

4*.  Un  mémoire  de  M.  f^alat,  sur  un  appareil  de  sauvetage  pour  les  ou- 
vriers mineurs,  blessés  ou  asphyxiés  (  concours  relatif  à  l'amélioration  du 
sort  dei  ouvriers  livrés  i  des  professions  insalubres); 

5*.  Bnfin,  nn  mémoire  de  M.  BauijiU^  tàr  «tue jpnposU^  fue  eftex 
les  oiseaux  f  organe  de  Fol/action  est  descendu  à  une  très  faStia  tio&w 
p^rsiologigue  (concours  de  phjrsiologie  expérimentale). 


TÎaA,TOUM».    •  ^hée  sur  k  vomissement  d'an  Jèetus  par  unjeune  grec  ; 

par  BL  Licawam. 

(CownriMMres ,  MU.  Duméril,  Flourens  et  Breichet.)  , 

LJaateor  de  celle  Hâte  cherdie  à  prourer  que,  dam  tmrtMlee  obaer- 

vntipu  connues  d'inclusion  abdominale,  le  fœtus  était  enfisHné:  dans  un 
kjste,  et  ce  kyste,  situé  vers  un  même  point  de  l'abdomen,  entre  l'intestin 
colon  et  l'estomac i  en  sorte  que,  daus  uu  cas,  la  cloison  kjsto-coUte  étant 
p«riorée  par  suîtflLd*uneinflanunation  idoéreDte»  les  débris  du fialiit  ofttélé 
rcndna  .jpr  le»  aellea  (cas  da  jocon  Miwku  de  Ferneuiiy\  et  qper.dana 
Paiitre  caaj  la  cWriacm  fy'tth'*'omacaU  étant  perftunée  |mc  auil»  d'une  pi; 


(  338  ) 

reille  inflammation ,  les  restes  du  foetus  ont  été  rendus  par  le  vomissement 
(cas  du  jeune  grec  dont  il  est  actuellement  question). 

oitraors»».  —  Note  sur  l'élévation  du  Bassin  du  côté  luxé  dans  les 
luxations  du  fémur  en  haut  et  en  dehors  ;par  M.  Jdles  Goérih. 

•  Jusqu'ici ,  dit  M.  Guérin ,  personne  n'avait  remarqué  que  dans  les 
luxations  du  fémur  en  haut  et  en  dehors  il  y  a  toujours  une  élévation  du 
bassin  du  côté  luxé,  élévation  proportionnée  au  degré  d'étendue  parcouru 
par  la  téte  du  fémur  sur  la  surface  externe  de  l'os  iUaque.  Ce  fait  est 
constant,  et  la  cause  en  est  fiacile  à  saisir. 

»  En  remontant  sur  la  face  externe  de  l'ilium,  l'extrémité  supérieure 
du  fémur  entraîne  avec  elle  les  tendons  réunis  des  psoas  et  iliaques  qui  s'in- 
sèrent au  petit  trochanter.  Ceux-ci  retenus  contre  la  partie  inférieure  du 
bord  antérieur  de  l'ilium  sur  lequel  ils  se  réfléchissent  comme  sur  une 
poulie,  soulèvent  le  bassin,  ne  pouvant  se  prêter  à  l'excès  d'étendue  qu'ils 
seraient  obligés  de  mesurer  entre  leurs  deux  points  d'insertion,  sans  cette 
élévation  du  bassin.  On  peut  trouver  la  preuve  matérielle  et  expérimentale 
de  ce  fait  sur  tous  les  bassins  présentant  des  luxations  anciennes  du  fémur 
en  haut  et  en  dehors.  Lis  offrent  tous  en  effet  une  élévation  du  côté  luxé 
et  laissent  voir,  à  la  base  de  l'épine  iliaque  antéro-inférieure,  une  dépression 
en  forme  de  gouttière  plus  ou  moins  profonde  et  creusée  par  la  pressioa 
des  tendons  réunis  des  psoas  et  iliaques. 

■  Les  principales  conséquences  de  ce  fait  sont  les  suivantes. 

»  1°.  Dans  toutes  les  luxations-  du  fémur  en  haut  et  en  dehors,  le 
raccourcissement  du  membre  luxé  est  dù  en  grande  partie  à  l'élévation 
du  bassin. 

•  a*.  Le  bassin  est  d'autant  plus  élevé  que  la  luxation  est  plus  complète. 

a  3*.  Dans  les  luxations  doubles,  anciennes  ou  congéniales,  la  cam- 
brure des  lombes  et  l'élévation. du  bassin  en  avant  sont  la  conséquence  de 
la  double  ascension  des  attaches  inférieures  des  psoas  sur  la  face  externe 
de  l'ilium. 

■  4*.  Dans  les  luxations  du  fémur  autres  que  les  luxations  en  haut  et  en 
dehors  le  bassin  offre  toujours  une  disposition  relative  aux  nouveaux  rap- 
ports qu'acquièrent  les  deux  insertions  des  psoas.  Ainsi ,  dans  la  luxation 
en  avant  et  en  haut  où  l'insertion  inférieure  est  rapprochée  de  la  supé- 
rieure, le  bassin  est  attiré  en  haut  du  côté  sain,  et  par  son  abaissement  du 
côté  opposé  diminue  ou  efface  complètement  en  apparence  le  raccourcis- 
sement du  membre  luxé. 


(  339  ) 

»  5*.  Dans  la  coxalgie  où  Ton  avait  déjà  noté  l'influence  de  l'élévation 
et  de  l'abaissement  du  bassin  comme  pouvant  induire  en  erreur  sur  l'al- 
longement ou  le  raccourcissement  réel  du  membre,  c'est  encore  à  l'action 
des  muscles  psoas  que  sont  dus  ces  deux  pbénomènes.  Dans  la  première 
période  de  cette  maladie,  la  douleur  faisant  incliner  le  tronc  du  sujet  du 
côté  malade ,  place  les  psoas  dans  le  relâchement  et  détermine  l'abaisse- 
ment du  bassin  de  ce  côté;  tandis  que  jjar  la  raison  contraire ,  il  se  trouve 
attiré  en  haut  du  côté  opposé.  Dans  la  seconde  période  de  cette  maladie 
où  jl  y  a  luxation  ou  subluxation  et  cessation  de  la  douleur,  toutes  les 
causes  se  réunissent  pour  produire  Vélévation  du  bassin  du  côté  malade. 

»  6*.  Il  existe,  après  la  réduction  de  la  plupart  des  luxations  anciennes 
du  fémur  et  même  après  la  guérisou  des  coxalgies ,  quoique  les  membres 
soient  parfaitemetit  égaux  en  longueur  et  les  surfaces  articulaires  com- 
plètement en  rapport,  il  existe,  dis-je  ,  une  claudication  consécutive  qui 
est  duc  à  la  persistance  de  l'élévation  du  bassin  après  la  réduction  ou  la 
guérison  du  côté  malade. 

»  7».  Enfin  il  existe  une  claudication  congéniale  ou  acquise  dans  la- 
quelle il  y  a  un  raccourcissement  apparent,  quoique  les  deux  membres 
soient  exactement  de  même  longueur  et  les  surfaces  articulaires  parfai> 
tement  en  rapport;  cette  espèce  de  claudication  non  décrite  jusqu'ici  par 
les  auteurs  est  due  à  une  élévation  du  bassin  du  côté  qui  parait  le  plus 
court.  > 

HBcuTiQCB  Amn^ét.  —  Nout^Ue  roue  hydraulique  ;  par  M.  Gboffrot. 
(  Commissaires,  MM.  Poinsot,  Navier,  Poncelet.  )' 

cotmc  APFiiQOsi.  —  iVb/e  sur  les  moyens  de  maîtriser  les  incendies  ; 

par  M.  Gaddiit.  ^ 

(CoramisMires,  MM.  Dumas,  Double,  Robiquet) 

«  On  avait  proposé  dè»  long^temps  d'impr^er  le  bois  d'une  dissolution 
d'ahiD,  ou  de  tout  autre  sel  analogue,  pour  le  rendre  incombustible;  mais 
«oit  que  la  précaution  fût  insuffisante,  soit  qu'il  parût  plus  coûteux  de  la 
prendre  que  de  s'en  abstenir,  ce  procédé  n'est  pas  employé ,  que  je  sache. 
J'ignorais  cependant  qu'on  eût  tenté  d'éteindre  les  incendies  par  un  moyen 
analogue  au  mien  ;  et  certes,  si  j'avais  connu  la  critique  qu'en  a  feite  le  cé- 
lèbre chimiste  Berzéliua,  je  n'aurais  peut-être  donné  aucune  suite  à  mes 


C  ^40  ) 

idées  ;  mais  quanti  j^ii  tu  son  opinion ,  je  savais  déjà  à  quoi  m'en  leiilr,  et 
je  vis  de  suite  que  l'inefficacité  du  procédé  n'avait  été  qu'apparente,  et 
qu'elle  avait  été  produite  seulement  par  b  nature  des  sels  employés. 

»  Car  il  n'y  a,  à  mon  avis,  que  \tchlorurede  co/cium  (anciennement  mu- 
riate  de  chaux)  qui  réunisse  à  lui  seul  l'abondance  et  le  bas  prix  ,  la  fusibi- 
lité et  la  solubilité  la  plus  prompte  et  la  plus  persistante ,  la  décomposition 
la  plus  difficile;  et  par  consé<juent,  vis>à*vi5  du  bois  en  ignition,  l'adhé- 
rence et  la  pénétration  la  pliu  intime  :  toutes  qualités  précieuses,  si  ce  n'est 
indispensables  pour  l'objet  en  vue. 

»  Injecté,  en  solution  médiocrement  concentrée,  sur  les  charbons  les 
ptus  ardents,  il  les  couvre  à  l'instant  d'une  couche  vitreuse  qui  arnête  la 
combustion  sur  tous  les  points  de  sa  surface  :  ce  qui  est  évident  dés  que 
l'on  souffle  pour  animer  le  feu;  les  points  touchés  par  le  liquide  salin  se 
dessinent  en  traits  du  noir  le  plus  complet  sur  les  parties  intactes  qui  n'en 
brûlent  au  contraire  que  plus  vivement.  Avec  quoique  attention,  on  ne  le» 
perd  même  jamais  de  vue,  n'étant  dissimulés  que  momentanément  par  la 
faculté  qu'ont  tous  les  corps  Ae  devenir  lumineux  quand  ik  sont  plongés 
dans  un  fluide  fortement  échauffé. 

»  Tout  autre  sel  que  le  chlorure  de  calcium  (  à  l'exception  peut-être  de 
certains  borates  ou  silicates ,  dont  l'emploi  serait  inséparable  de  mille  in- 
convénients), tout  autre  sel,  dis-je,  borne  son  action  à  couvrir  le  cliarbon 
d'une  écorcc  poreuse  qui  ne  tarde  pas  à  se  volatiliser  ou  à  se  dissiper  en 
poussière;  tandis  qu'un  charbon  incandescent,  imprégné  du  liquide  en 
question ,  se  comporte  désormais  absolument  comme  fki  coke,  exigeant  dès- 
lors  pour  brûler  beaucoup  de  temps,  et  d'étce  alimenté  d'air  brûlant,  s'é' 
teignant  comme  une  scorie  dès  qu'il  est  sorti  du  foyer,  surtout  si  on  le 
place  doju  un  courant  d'air  quelconque. 

u  Si  même  il  continue  à  brûler,  au  milieu  du  foyer  le  plus  ardent ,  cela 
ne  tient  qu'aux  pores  ou  crevasses  provenant  des  gaz  dégagés,  par  la  seule 
intluence  de  la  chaleur  ambiante,  et  qui  seraient  certainement  bouchés  par 
de  nouvelles  aspersions  

T.  Le  chlorure  de  calcium  résiate  «ingubérement  à  la  âamme  du  chalu- 
meau, sur  le  charbon  et  sur  le  |>lQti«c;  et  quant  à  son  action  sur  le  boia  et 
les  métatix,  elle  serait,  je  pense,  plutôt  conservatrice  que  destructive;  de 
sorte  que  les  pompes  pourraient  n'en  souffrir  pas  plus  que  les  vaiseeaux,  si 
l'on  imprégnait  la  surface  de  cet»x-ri  de  la  dissolution  saline  quand  l'in- 
cendie serait  à  craindre.  C'est  d'ailleurs  un  sel  très  neutre  qui  ne  ferait  au- 
cun mal  aux  pompiers;  car  je  m'en  suis  mis  dans  les  yeux,  en  dissolution 


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(  34 .  ) 

concentrée ,  sans  ressentir  plus  de  cuisson  que  si  je  wnais  de  plonger  dani> 
Feaii  de  mer. 

»  Je  n'aurais  pas  osé  entretenir  l'Académie  d'un  procédé  aussi  simple, 
sans  la  grande  importance  du  sujet,  et  si,  tout  récemment  encore,  }e  ne 
m'étais  aperçu ,  en  m'occupant  d'un  tout  autre  objet,  que  les  ciioses  les 
plus  communes  sont  presque  toujours  négligées,  quoiqu'elles  soient  s«.ti- 
Tent  les  pltis  efficaces. 

»  On  ne  pourra,  dit  en  terminant  M.  Gamlin,  avoir  entière  confiance  eu 
ce  procédé  qu'après  «voir  réussi  en  grand,  et  qu'autant  qu'on  montrerait, 
par  exemple,  que  l'incendie  d'un  biicher,  qui  ne  peut  être  éteint  par  le  je» 
aimukané  «le  dix  pompes,  ayant  un  jet  d'un  certain  calibre  (restreint  si  l'on 
veut  pourmoins  de  dépense),  que  cet  incendie,  dis-je,  est  promptement 
éteint  par  une  seule  pompe  du  même  jet,  alimentée  par  une  dissolution  de 
chlorure  de  calcium.  Pour  cela  l'intervention  du  gouvernement  serait  né- 
cessaire, «t  c'est  précisément  pourquoi  j'adresse  celte  lettre  à  l'Ajcadémie  , 
«fin  qu'elle  en  fasse  ce  qu'elle  jugera  convenable  dans  l'intérêt  général.  » 

AJiAiva»  ■ATiiMA-novs.  —  Noies  de  M.  Giocirr  sar  topHqite ,  adressées  à 

-M.  Libri. 

«  Suivant  les  principes  que  j'ai  développé»  dans  le  mémoire  sur  la  Dis- 
per«ion,  le$  mo«ivements  de  l'éther  pour  un  rayon  simple  d'une  couleur 
donnée,  se  trouvent  généralement  représentés  par  les  formules  (a4)  du  se. 
cond  paragraphe  d«  ce  mémoire.  Lorsque  dans  ces  mêmes  formules,  les 
dérivées  du  premier  ordre  des  déplacements  moléculaires  Ç",  r,  f,  disparais- 
sent ,  c'est-à-dire  lorsque  les  coefficients  de  ces  dérivées  se  réduisent  à 
zéro,  on  obtient  les  formules  (a5),  et  par  suite  les  formules  (34),  (35),  db 
même  paragraphe.  La  dernière  de  ces  formules  ou  l'équation  (35)  est  «me 

équation  du  3'  degré  «n  f,  qui  aert  à  déterminer  le  rapport  — 

H. 

ou  bien  encore  la  vitesse  de  propagation  A=-^=^  (T  étaut  la  duné« 
d'une  vibration,  et7=  g  l'épaisseur  d'une  onde  plane)  en  fonction  de  K 
et  des  cosinus  a,  b,  c  des  angîes  formés  par  la  perpendiculaire  au  plan  de 
l'onde  avèc  lesaxes  coordonnés.  tle  cette  équation  du  3*  degré  en  s\ 
je  déduis  très  simplement  une- seconde  équation  de  même  degré  qui  doit 


(  34«  ) 

être  vérifiée  en  même  temps  que  la  première,  toute  les  fois  que  deux  ra- 
cines de  la  première  deviennent  égales  entre  elles;  ce  qui  permet  de  dé- 
terminer avec  une  grande  facilité  les  deux  axes  optiques ,  c'esl-à»dire  les 
directions  que  doit  prendre  le  rayon  ordinaire  pour  se  confondre  avec  le 
rayon  extraordinaire  dans  un  milieu  doublement  réfringent.  Les  racines 
de  la  nouvelle  équation  du  3'  degré  sont,  conome  celles  de  la  première, 
représentées  par  des  fonctions  des  quantités  K,  a,  b,  c.  Or  il  suffit  d'admettre 
que  ces  fonctions  deviennent  indépendantes  de  a,  b,  c  et  de  réduire  en 
outre  i  leurs  premiers  termes  les  développements  des  inconnues  en  séries 
ordonnées  suivant  les  puissances  ascendantes  de  K,  pour  obtenir  des  for- 
mules entièrement  semblables  à  celles  que  j'ai  données  dans  la  5 1»  livraison 
des  anciens  exercices,  et  par  conséquent  pour  retrouver  les  théorèmes  de 
Fresnel  sur  la  double  réfraction,  sur  la  surface  des  ondes,  etc.  Toutefois 
il  y  a  une  remarque  essentielle  à  faire,  et  que  je  vais  indiquer. 

■  Lorsque  le  plan  de  l'onde  coïncide  avec  l'un  des  plans  principaux  dans 
un  système  de  molécules  qui  offre  trois  axes  d'élasticité  rectangulaire ,  la 
vitesse  de  propagation  d'un  rayon  polarisé  parallèlement  à  l'un  des  axes 
peut  être  {voir  la  5i*  livraison,  pag.  69  et  70)  la  racine  carrée  de  Tune 
quelconque  des  six  quantités  représentées  par 

R  +  H,  P  +  I.  Q  +  G, 
Q  +  I,      R  +  G,     P  +  H. 

s  D'après  les  formules  de  Fresnel ,  ces  six  quantités  «e  réduiraient  k 
trois,  les  vitesses  de  propagation  de  deux  rayons  polarisés  perpendiculaU 
rement  au  même  axe  étant  toujours  égales.  Or  cela  peut  arriver  de  deux 
manières,  sans  que  P,  Q,  R  s'évanouissent,  et  cela  arrivera  effectivement 
1*  si  les  conditions 

Gsao.     HoBO,  I=BO, 

étant  remplies,  les  vibrations  des  molécules  s'effectuent  dans  les  plans 
généralement  nommés  plans  de  polarisation,  puisque  alors  on  aura 
P  «f»  I  =  P  4-  H=P,  etc.  ;  a*  si.  G,  H,  I  n'étant  pas  nulles,  et  les  vitesses 
des  molécules  étant  perpendiculaires  aux  plans  de  polarisation,  on  a,  entre 
les  quantités  P,  Q,..  G,.,  les  équations  de  condition 

R  +  H  =  Q  +  I,     P  +  I  =  R  +  G,    Q  +  G  =  P  +  H, 

dont  les  deux  premières  entraînent  la  troisième.  D'ailleurs  il  suit  des  prin- 
cipes exposés  dans  ma  dernière  lettre  que  les  quantités  G,  H,  I,  c'est-à- 
çUre  les  pressions,  relatives  à  l'état  naturel,  ne  s'évanouissent  pas  dans  le 


(  343  ) 

vide.  On  doit  clone  préférer  la  seconde  hypothèse  à  la  première  que  j*avais 
tléveloppéc  dans  la  5i'  livraison  des  exercices;  et  Ton  doit  prendra,  danç 
cette  livraison,  pour  équation  de>  la  snrfrcedesondMlpi  formule  ^î^ôX^i 
en  vertu  des  conditions  énoncées  en  dernier  lieu,  peut  ellMnéme  acquérir 
la  forme  de  l'équation  (a  18)  ou  (atf)).  Ainsi  Fresnel  a  eu  raison  de  dire, 
iiun-seulemQDl.que  les  vibrations  des  raoléçi^^  ét^^'^c»  &ont  g^^<^4|^~ 
ment  oorapitiâniiÉi  les  plaHi  de»  «ndes.  mds  Mh«  que  lea'  fdpl^le 
polarisation  sont  perpeadtetthire».  inrïftfreetfone  âéi?  rttfciiÉfi>i^i<lfei M* 
placements  moléculaires. 

»  J'arrive  au  reste  à  cette  dernière  conclusion  d'une  aulrf  manière,  ^ 
établiMua  JeaJois  de  la  réflenon.  et  de  la  réfraction  i  Taide  d'une  nouvel^ 
mMhod«,qttt  sera  développée  dana  mon  mémoire.  En  nommant  t  l'angle 
d'incidence,  t' l'angle  de  réfraction,  I ,  I  ,  1'  les  intensités  de  la  Ininii n  dnns 
les  rayons  incident,  réfléchi  et  réfracté,  enfin  i,  i^,  i'  les  angles  formés 
avec  le  plan.  d'incidiMice  par  les  plans  de  polarisation  des  rajona  incident , 

I C  «  »    —  1  r^",    rcMi* 

lin  U  «in  (r —  /)       3  no  r  COS  r  * 

■!■(«- 4*  OoM(*-t'«0       rinfr— r)«w(r+»0  **  aimr'ecwr 

sEconsE  myrs. 

•  Le  temps  ne  m'ayant  pas  periBis  de  développer  les  deux  formules  pla- 
cées à  la  fia.de  ma  dernière  lettre,  je  m'empresse  de  vous  adresser  à  ce 
sujet  quelqtps  éclairdasenents,  que  je  vous  prie  de.Touloir  bien  encore 
transmettre  de  ma  part  à  l'Académie. 

»  Considérons  b  réflexion  et  la  réfraction  qui  s'opèrent  dans  In  lumière 
polarisée  rectilignemeut  à  la  surface  de  séparation  de  deux  milieux  dont 
aucun  n*est  doublement  réfringent  Soient  I,  I,,  l' les  déplaoenents abso- 
lus «tnuixima,ou  bien  encore  les  plus  grandes  vitesses  des  moMeolesde 
l'éther  dans  les  rayons  incident,  réfléchi  et  réfracté.  Soient  pareillement 
I,  t,,  i'  les  angles  que  forment  avec  le  plan  d'incidence  les  directions  sui- 
vant laïqiiallct  •*efiectuent  lea  déplaoemenls  dont  il  s'agit ,  ou ,  en  d^olKs 
ttiinast  les  directions  des  vitesses  des  «oMeules.  Enfin ,  désignom  par 
T,  T^,  t'  les  angles  d'incidence,  de  réflexion  et  de  réfraction.  La  nouvelle 
méthode  par  laquelle  j'établis  les  lois  de  la  réflexion  et  de  la  rétraction  me 
fournit,  t*.  les  équations  connaaa  -sinr,=:sin  r,  eoa  r^ef— cos  r, 

?ÎZr=  constante,  n".  les  deux  formules 
•m  *  ' 

XUU  iS36,  I"  tamtun.  5o 


(0 


C344  ) 

T  lin  j         —  r«in  r     SI' sin  r' 


HD  (r  +  '/)      m  (r— r')       tiit  2v 

lin {»+»•)»•(•— o  •i«(»-oe«»(»+^  ~ "ïsnr » 

IdéngiMiituQe  quantité  qui  pourrait  dépendre  elte^ême  dM  angle*  r^r', 
mab  que  je  tronve  égalto  k  Findice  de  réiractkm,  en  aorte  qn'cn  n 

(S)  ( 


•tnr 

■in  r* 


Il  est  bon  d'observer  que  les  plus  grandes  vitesses  des  molécules  d'étber 
rqpréaentées  dans  les  formates  (i)  et  (a)  par  I ,  I,.  V ,  ou  plutôt  leurs  car- 
rés V,  I/,  I''  peuvent  servir  de  mesure  à  l'inteniité  de  la  lumière  dans  les 
rayons  incident,  réfléchi  et  rèfncté.  Ajoutons  que  si  l'on  désignait  par 
i ,  t', ,  i'  les  angles  formés  par  le  plan  d'incidence  non  plus  avec  les  directions 
sutfaat  lesquelles  les  molécules  se  déplacent ,  mais  arec  les  plans  que  l'on: 
nomme  plans  de  polarisation  ,  et  qui  sont  perpendiculaires  à  ces  mêmes 
directions,  il  faudrait,  dans  les  équations  (i)  et  (a),  échanger  l'un  contre 
l'autre^lc  sinus  et  le  cosinus  de  chacun  des  angles  i,  ij,  C  i  ce  qui  réduirait 
ces  équatkxia  à  la  forme  sotts  laquelle  elles  sont  préaentéea  dana  ma  der- 
nière lettre. 

»  1^1  méthode  par  laquelle  je  parviens  aux  équations  (i)  et  (2)  «t  nppfi- 
cable  non-seulement  à  la  théorie  de  la  lumière,  mais  encore  à  un  grand 
nombre  de  questions  de  physique  mathématique.  Elle  ne  m'oblige  plus 
à  nippoaer,  oonunejeravaiifiût  danann  artkleda  MMn  «foMnear, 
que  la  densité  de  l'éther  est  la  même  dans  tous  les  mîlieaz.  Mes  nouvelles 
recherches  donnent  Ueu  de  croire  que  cette  densité  varie  en  général ,  quand 
uu  passe  d'un  milieu  à  un  autre.  Au  reste,  les  équations  (i)  et  (a)  ne  dif- 
Arent  de  celles  que  j'ai  donnée*  dan*  rartide  cMé  que  par  la  valeur  de  I 

qui  dan*  ce*  fiimmle*  se  Véd^iaiit  mm  an  rapport  constant  maisan 

^  .  iinr' 
rapport  inverse 

dOi)  tire  des  équations  (1)  et  (3) 

En  se  rappelant  que  les  angles  représentés  dans  les  ^uations  précédentes 
par  i ,  i^,  i'  sontjes  compléments  de  ceux  que  forment  arec  le  plan  d*iBf- 


le 


{  345  ) 

cideocet  1m  plan*  de  jpolaruation  des  rayons  incideot,  réfléchi  et  réfracté , 
■OBx«ooMaÉltm  ioMnldbliiiiail  qu«  ks  forronles  (4),  (5)  coïncident  avec 
«elles  qu'adonoées  Jwaael  pour  déterminer  Piulensité  de  la  lumière  réflé- 
chie ,  ainsi  que  le  mouvement  de  son  plan  de  polarisation,  et  la  formule  (7) 
avec  celle  qu'a  donnée  M.  Brewsler  pour  détenniner  le  mouveiDent  du 
plan  de  polarisation  de  b  lumière  réfractée.  Il  réaoltt  en  outre  des  br- 
moles  (1) ,  (a)  et  (S)  que  dans  le  fluide  élbéré  les  vHmIions  perpendicu- 
laires au  plan  d'incidence  sont  transformées  par  b  réflexion  en  d'autres  vi- 
i>rations  de  même  espèce ,  mnis  dirigées  en  sens  contraire ,  tandis  que  les 
vibrations  parallèles  au  plan  d'incidence,  sont  transformées  «n  ^'aiilrei 
vibrations  dirigées,  au  monenl  la  réflexion  a*opèmi  tantôt  dans  le 
même  sens,  tantôt  en  sens  contraire,  suittant  que  la  sonaM  des  angles 
d'incidence  et  de  réfraction  est  inférieure  ou  supérieure  à  un  angle  droit. 
Quand  cette  somme  devient  précisément  égale  à  un  droit,  c'est-à-dire 
lorsque  le  rayon  inddentest  perpendiculaire  au  rayon  réfracté,  les  vibra- 
tions sont  toujours  perpendiculaires  au  plan  d'incidence  dans  le  rayon 
réfléchi ,  ou  en  d'autres  termes,  la  lumière  réfléchie  est  tout  entière  pola* 
risée  dans  ce  plan,  comme  l'a  trouvé  M.  Brewster.     ^  ' 

>  Llntenslté  detelMitôn  Véflédiiè,  oii  liqnantHé  dtoÉ<|ln<e  par  la 
•lBnnnle(4j,  dépend  des  angles  r,  t'  liéa-mtve  eux  par  Fiïqnâtion  (3) ,  et 
.atteintson  maximum  lorsque  le  produit  cos  r  cos  t' s'évanouit ,  c'est-à-dire 
lorsque  Tun  des  angles  r,  r'  devient  droit.  Alors  les  formules  (4) ,  (5J 
4lqnnent  *  v 

^      J*sal\  (g)  eotrscotfj 

par  conséquent  la  lumière  réfléchie  a  la  même  intensité  que  la  lumière 
incidente,  et  se  trouve  polarisée  dans  le  même  plan.  On  dit ,  pour  celte 
raison,  qu'il  y  a  réflexion  totale.  Cela  peut  d'ailleurs  arriver  de  deux 
manières ,  savoir i*  quand  le  toond  milieu  étant  plus  réfringent  que  le 
premier,  le  rayon  incident  forme  un  angle  infiniment  petit  avec  la  sur- 
face de  séparation  des  deux  milieux;  a"  quand  le  second  milieu  étant  moins 
réfringent  que  le  premier,  la  même  sur&ce  forme  un  angle  infiniment 
petit,  non  plus  afee  le  jayon  incident,  mais  avec  le  rayon  réfracté. 

•  La  fiinDule(6)  détermine  l'intensité  T'  de  la  lumière  réfractée.  Ccst  la 
t.eu1e  des  quatre  équations  que  les  formules  (1)  et  (a)  peuvent  fournir, 
dont  la  comparaison  avec  l'expérience  reste  encore  à  £iire,  puisque  le» 
équations  (4),  (5),  (7)  a'acowrdcnt  avec  les  ohaerratians  des  physiciens. 
D'ailleurs,  on  conclut  aisément  de  cette  formule  que  Tintensité  ile  la  lu- 
jatik»  xéfractée  atteint  son  masinmm  lonqne  le  produit  sin  tcost^  s'4> 

5o.. 


(  «6  ) 

'  «Roonit  Cèta  ftaVàfttw  d«  deine  tmxdèmf  êifnàti  i'' lorsque  lis  second 
iliflîeir  éttnt  j^his  félîitl^t  qocf  lè^IMMlien-OB  «'^«10;  a*  lorsque  le 

second  niilieuétintnioinsréfiruigeor  que  le  prsnier,  on  «t'as  ^.  Dans  le 

■  premier  «as,  ies'éyiatfoiié  (6)  et  (7)  syféJuisenrwni  fcii— les  ceiinoee 

dont  la  première  a  été  donnée  par  M.  Young  et  par  M.  Poisson.  Dans  ce 
ras,  où  le  rayon  incident  est  perpendiculkire  k  la  surface  de  sépara- 
tion des  deux  miKéas,  la  luttdère  MTMctée  est  p6lariS6e  dsnS  le  même 
plan  que  la  luitiière  incidente;  mais  elle  a  une  tnteniilé  moindre,  puisque 
0  surpasse  l'unité.  Daos' lé  second  cas,  on  troilie 

(.,)  l^»».(ri«V+S^)i..      (.3)  «itiW^. 

Dans  ee  eas,  où  le  rayon  incideot  rencontre  la  surfiMode  séparation  clee 

deux  milieux  suus  l'angle  de  réflexion  totale,  la  lumière  réfractée  n'est 

plus  polarisée  dans  le  même  plan  que  la  lumière  incidente;  et  son  inten- 
sité, divisée  par  celle  de  la  lumière  incidente,  donne  pour  quotient  uti 

nombre  renfêrmë' entre  les  d«nx  limites  h  et  y,  dont  la  seconde  surpasse 

la  première,  puisque  8  ■<      Ce  nombre  atteint  sa  limite  inférieure  h,  ou 

sa  limite  supérieure  ^,  suivant  que  la  lumière  incidente  est  polarisée  dans 

le  plan  d'incidence,  ou  perpendiculairemeut  à  ce  plan.  La  moyenne  entre 
cM'deurUnKeS'oa  le  produit 

(•4)  F('+*')  =  a(«-*-p), 

ëx{>rime  le  >-tipf)Ort  des  inietlsités  de  la  lumière  réfractée  et  de  la  loillttre 
incidente,  lorsque  cette  dernière  est  de  la  lumière  nararelle. 

»  Pour  dès  tideors  de  r  très  ToisineS  de  l'angle  de  réflexion  totale ,  c'est- 
lidlnrlitle^  lè  rayon  Ind^enroviéfhacté  lisfient  scnsibItaMeM  'parall^ 

à  ta  sùrfai^é  de'5é()aratioti  dei  deux  milieux ,  là  lumière  réfléchie  est  entic- 
rértient  sèWiMkbIe  à  la  lumière  "incidente,  et  offre  sensiblement  la  même 
'  intensité.  C'est  là  ce  qu'otï  exprime  en  disiant  que  le  rayon  incident,  au  lieu 
ff^fMiWfer/ttMnnill  iluis  tonte  ^tttiiBrliyiMiiIièse  i  mie  *  véflsRion  partielle, 

■  eit' VëflISchî  eti  totalité.  Il  semblerait  que,  dans  le  mèttweas ,  l'intet»ilé 
de  Ik  ttlnlière  yéffattéfe^devrait  toujours  être  sensiblement  nulle,  et  que 
'cèttèHitenMté' devrait  ^affitblir  par  degrés,  tandis  que  r  s'approcherait 


iadéfiniment  de  l'angle  de  réflexion  totale.  C'est  effeçtivenieut  ce  (|ui  an-ive 
-|onqM'k''noMid-afli«a  «8l.|»lus« réfringent  tpt»  \»  premier,  liais  si  le 

•  aeoDmd  nriiiea  eifwïns  réfringent  4[tie  le  prenaier,  par  exemple ,  si  la  lu- 
tnière  passe  du  verre  ou  du  diacnant  dans  Tair  ou  dans  le  vide,  alors  dans 
le  voisinage  de  la  réflexion  totale ,  on  obtiendra  noa^fleulenient  une  lu* 
■niif«rtfédâ*dMitnal«MilèamMBiifahaMnik  égale  à  celle  de  la  Iwnière 
'  kicMflotei  mais  cneore  une  Uiraièra  ré&«olée4out  rinteaaité  deviendra  au 

moins  quatre  fois  plus  considérablf.  I.e  rapport  des  intensités  de  la  luniièi  e 
réfractée  et  de  la  lumière  incidf  iitc ,  pourru  mèm«  ,si  les  vibrations  des  mo- 
lécules étbérées  sont  parallèles  au  plan  d'incidence,  atteindre  la  limite  j;r 

et  pAr  conséquent  les  nombres  9,  3o,  ou  même  35,  si  la  lumière  sort  du 
■  verre  ordinaire ,  du  diamant,  ou  d'une  substance  aussi  réfringente  que  le 
chrooMte  de  plomb  f  pour  fiMnr  dani  l'air  ou  daas  k  aida. 

»Ia  pradil^eiMe  multiplication  de  la  lumière  dont  il  estici  gestion  sup- 
pose que  l'on  compare,  par  exemplo,  l«  rayon  émergent  d'iui  cristal  à  c  elui 

•  qui  traverse  le  même  cristal.  Si ,  le  cristal  étant  terminé  par  -deux  iace^ 
plane»,  fat  lanièra  ht  tmveMdt  Pane  eprèa  Peulre,  m  devnii  ^liMiiHpwr 
troft»  nfOBÊf  imAr  >  le  wyen  incident,  le  :  rayon  réfracté  ^  cl  le  rayun 
émergent.  Alors,  en  supposant  les  deux  faces  parallèles,  et  iKtmmant 

ce  que  deviennent  I,  i  pour  le  rajon  émw^cnt,  on  tirerait  d«a  DprmuJes 

.       ,  j.  Al  ar  .  «in  ar' -  .   .  ,  u»  .»    >«  Suiar.llaaT  - 

(■5)  l^un/'  I»m..(.e)  I-co.i--.3-ç^p5— — ;j-Ic«.., 

et  par  suite 

'  •••■♦(r-h»' )   \  cof*(T— t)/  cm' (t— rj 

»M.  Brewster,  qui  a  donné  la  formule  (18),  l'a  vérifiée  par  l'expérience  ^ 
'  et  l'on  peut  ajouter  que  des  observations,  qui  seraient  d'apcord.avec  l'une 
•d«e<fMaMles  (i5),  (16),  (17),  entmtiMMient  It  vériEeetbiiu d»  fat.  for- 
-'■>nle(6). 

•»La  miHmi»  1*^  dowirfe< per  hcfctamlfc  (17)  defjeniJMumiMnmny 
lorsqu'on  e  fasso,  t+t's  ^.  Akws  k-rigron  iadden»-«at  pelarM  perpen- 
diculairement au  plan  d'incidenee,  k  ff^oo  réfléchi  di^Mrak,  et  le» 
fonvuks  (17^,  (ift)  donnent 

(19)  (10)  l'=s*  =  0; 

par  suitCf  k  rajon  émergent  est  hri^méme  polarisé  peiydiculai  *tm  cm  t 


(  348  ) 

an  pl;>n  dVmergcnce,  et  offre  la  même  intensité  de  lumière  que  le  rayon 
iiicideut.  Ainsi,  lorsque  les  deux  faces  d'un  cristal  sont  parallèles,  l'inten- 
de  b  luniière  ëmergMite  a  pour  lîinile  mpértoure  rintnsili  de  la 
lumière  incidente,  et  n*«lieiiit celte  limite  que  duM  k  cm  où  il  n'y  •  plni 
de  lumière  réfléchie. 

a  II  en  sera  autrement  si  les  £ices  du  cristal  cessent  d'être  parallèles, 
idors,  il  est  vrai,  Hntenrilé  de  k  lumière  réfractée  fen  iaftrieore  à  nn- 
temité  de  k  lumière  reçue  par  k  première  (ace  du  criital,  même  sous 
l'incidence  perpemliculaire;  et,  si  dans  ce  dernier  cas,  on  prend  l'intensité 
delà  lumière  incidente  pour  unité,  l'intensité  de  la  lumière  réfractée  sera 

représentée  par  le  rapport  ^-j—^qui  se  réduira  en  prtictilierpour  le  verra 

;'i  u,64 ,  pour  le  diamant  à  o,a8 ,  pour  le  chromate  de  plomb  à  a,i5.  Mais  6i 
le  rajon  émergent  est  sensiblement  parallèle  à  la  seconde  £ice,  et  polarisé 
ttiMi  que  Im  nyoas  iaddent  et  réfracté  perpendicttkircmeDt  an  pkn 
d'émergence ,  l'intenaité  de  k  lumière  émergente  sera  l'un  des  produits 
que  l'on  obtiendra  en  multipliant  les  trois  nombres  qui  précèdent  par 
ceux  que  nous  avons  trouvée  plus  Itaut.  Cette  intensité  sera  donc  de  5,8 
pour  le  ^rre  cidlMire,  de  8g6  pour  k  iHiawnt,  et  de  9  cavinm  pour  k 
cliroroate  de  plomb,  si  Von  fait  abstraction  de  k  pvopriélé  qaTa  œtte  der^ 
nière  substance  d'être  doublement  réfringente.  Les  trois  derniers  nombres 
devraient  être  réduits  â  4,a ,  à  4,6  et  k  4,9  si  le  rajon  incident  était  de  k 
lumière  natufclk. 

»  Des  prindpmci-dessm  développée  U  rétulieque,  n  deux  faces  non 
parallèles  d'un  cristnl  sont  traversées  par  un  rayon  de  lumière,  d'abord 
incident,  puis  réfracté,  puis  émergent,  k  rayon  émergent  s'éteindra  tou- 
jours lorsque  le  rayon  ineîdeiil  âNmwra  va  aogk  iafininent  petit  avee  k 
kce'  d'entrée ,  de  manière  à  éjiKmver  sur  cetm  sorboe  nse  réfleKmn  totale  ; 
mak)  qu'an  contmire,  si  le  rayon  réfracté  rencontre  la  face  de  sortie  à  très 
peu  près  sous  l'angle  de  réflexion  totale,  et  de  manière  que  le  rayon  émer- 
gent iorme  un  angle  infiniment  petit  avec  k  plan  de  cette  kce,  k  dernier 
rayon,  loin  de  s'éteindre,  pourra,  dans  certaine  cm,  acquérir  nue  très 
grande  intensité.  Ayant  communiqué,  le  ao  mnrs  dernier,  celte  ctmséquence 
de  rocs  formules  à  M.  Kessier,  professeur  de  physique,  je  lui  proposai  de 
la  vérifier  par  l'observation.  11  colla  du  papier  noir  sur  les  triangles  rec- 
tangles qui  servident  de  basm  i  on  prisme  de  vem,  et  sur  ks  deux  phis 
petitM  des  trois  kcM  ktérales,  après  avoir  percé  d'un  trou  d'épingle  le 
^Êfètt  qui  dem^t  rccquYrir  une  des  surkceskt^nks;  et  nçMS  r^ooPli^iq^ 


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(34g) 

que  l'image  d'une  bongip  était  transmise  à  travers  le  prisme  avec  un? 
grande  intemité  dans  le  cas  même  où  le  rayon  émergent  devenait  sensible» 
ment  parallèle  à  la  face  de  sortie.  Jai  observé  depuis  que  le  rayon  émer- 
gent s*ét^it  graduéllement  quand  le  rayon  incident  foniie  un  anîile  de  plus 
en  plus  petit  avec  la  face  d'entrée.  Je  ne  connais  pas  d'auteur  qui  ait  parlé 
de  cette  expérience^ que  tout  le  monde  peut  répéter  avec  la  p!u9  grande 
fi^Kté. 

«DÉnslespbénoniaeedinMtfftrsnoe,  de  laloinièreajoatéeàdekiluniière 
produit  robscurilé*  Id,  tu  contraire,  un  rayon  «léfléchi  en  totalité  est  de 
plus  transrais  avec  accroissement  de  lumière;  ce  qui  est  nn  nouvel  argu* 

ment  contre  le  système  de  l'émission. 
»  Les  fints  que  je  viens  dTeiposer  mepandtsent  nnemeavcUe  oeafirmation 

de  la  théorie  développée  dans  mon  Mémoire  sur  la  Dispersion,  et  donnent 
l'explication  d'un  j)liéuomène  bien  connu,  savoir:  du  prand  éclat  que  pré- 
sentent sous  certains  aspects  les  corps  doués  d'une  puissance  réfraclive 
considérable,  et  de  ce  qu'on  nonme  les  fan  dn  diamant. 

•  On  ne  doit  pas  oublier  que,  dans  les  applications  numériques,  nous 
avons  pris  ici  pour  mesure  de  l'intensité  de  la  lumière  le  carré  de  la  plus 
grande  vitesse  des  molécules  éthérées.  Si  l'on  prenait  pour  mesure  de 
Kntensité  de  la  hnnièra  aetla  idieiia  oHe-mène,  la»  nombra»  obtenu»^ 
devraient  être  rawiplsfés  par  leurs  racines  quarrées.  liais  les  intensités' 
wwntinfa  et  miniraa  w  cesseraient  pas  de  correspondre  aux  directions  que 
donnent  les  formules  trouvées  ci-dessus ,  et,  par  suite,  les  phénomènes  que 
nons  avons  signalés  cootiaueraieut  de  subsister  conformément  à  l'obser- 
vation.» 

ajiAiwuB  wmPAw^'-  — *  JPf'ote  de  M.  JDuveskot  tjcplictuive  de  la  théorie  qu'il 
udomd»,  éuu  scndtmiermAitaitt  smr  b  langue,  dn  mnommuttiM dt 
Im  langue  <fa  tamiUtn.  {Foye*  page  187,  pour  le  JTdaiojiw  delLDw^. 

«  Tti  lu  avec  attention  festrait  publié  dans  tes  CbaqHes  Seiuku  de  la 
Hôte  que  M.  Duméril  a  communiquée  à  TAcadémie  sur  la  langue  du 
caméléon,  à  l'occasion  démon  mémoire  sur  la  langue  et  particulièrement 
de  ma  théorie  sur  les  mouvements  de  ce  singulier  organe,  dans  le  caméléon , 
théorie  que  M.  Dnmérfl  rqatle, 

.  •  Sans  vouloir  engager  une  polémique  avec  mon  savant  confrère,  en 
ftiaantà  la  foi»  violanoeà  mon  caractère  et  à  mes  sentiments,  je  dois  cv- 


(  35o  ) 

ppiidiiit  r«''pondrc  pnr  les  obsfrrations  suivarites,  uniquement  dans  le  but 
que  nous  avons  tous  les  deux  de  parvenir  à  la  découvetrie  de»  vérités  qui 
lentes- pm«nt  immoer  !•  icieiKK  <  • 

»  1*.  La-TeMkr  tMmblMNase»  et  non  à  paroi»  «>iides,  qui  est  attachée 
au  larynx,  ne  tient  pas  du  tont  à  l'hyoïde,  ainsi  que  je  l'ai  înipriméduMle. 
tome  IV,  part,  i  de  la  a*  édition  des  iieponi  iT^no/onuie  comparée. 

•  a'.  Dans  les  moaTemeots  de  protivction  de  Ut  langue,  rhy<Mde;«t 
toUwiÉfli'laigmrie  '  eépOTPt  du  iarfmt  er  danwtt»  yoche;  ^  aorte  «luetca 

deux  derniers  organes  sont  tont-à-niit  indépendants  de  ers  rDoiivoments , 
au  contraire  de  ce  qui  a  lieu  géoérateiiieat«  «t  sans  doute  pour  les  rendre 
plus  libres  et  plus  étendues.  ' 

»  3VB%t»rÉ>'i«ieiifedMWchMtmiU  leisieyieegnaie  InraqueJ'oneoMffle 
dwnf  le  larynx,  fait  ninsi  partie  de  l'organe  de  la  voix,  coramr  le  sac  V>yo- 
thyruîdien  de  plusieurs  singes;  mais  elle  a'a  aueune  communicsUion  avec 
le  tube  de  la  Inngne. 

»  4*.  Ce  tube  n'a  de'inéme  «ucuoe  oomnwiiicelM»  vm.lcs  voies  aé- 
riennes. 

»  5*.  Il  est  formé  extérieurement  par  la  continuation  de  la  membrane 
muqtieose  de  la  bouche,  et  doublé  intérieurement  par  une  weiobirauti  sé- 
reuse, fomantmi  sec  fewé-de  'toutwpKs.  Oenedinieeitian  eetcensteate 
dans  r4eoiMinie  «niimde^  tontes  les  ibis  que  les  meuvceaeats  qu'exercent 
certains  organes  internes,  auraieiit  pu  enflammer  leur  surface,  pnr  l'effet 
des  frottements  qui  en  résultent.  Les  BiouvcflMot*  rapides  <!«  déploiement 
et  dvTeploiemeiit  de  la  laugae  du  camlMeiiurla  tige  de  l'hygide,  en- 
traînaient cette  nécessité  organique. 

.)  (V'.  I/:in:itomie  de  la  langue  du  c.iinélcon  et  celle  de  ses  voies  aériennes, 
m'a  détourné  de  l'idée  que  j'avais  eue  également,  et  d'après  laquelle  j'ai 
alud  dirigé'  mes  recbercbcs,  que  les-  moHvementi  «straoïdinaires  de  cet 
orgaine  pourraient  être  produits  par  une  sorte  d'inanfflition  ettl'espintion 
alternatives  de  l'air  des  ponmons, 

»  7*.  Restaient  les  théories  d'une  érection  stuiguinef  celle  d'uue  érection 
nêfveuset  <m  Inen  fmOon  musculaire. 

»  8*.  Quant  à  l'érection  sanguine,  adoptée  par  H.  Himsum,  je  prouve  en- 
core par  l'inspection  nnatoinique,  et  par  ce  que  noils  savoiis de  œtle  sorte 
d'érection ,  qu'on  ne  peut  l'ailmettre  ici. 

»  g*.  Nous  ne  connaissons  rien  de  semblable  à  une  érection  purement 
nerveuse  dans  l'économie  animale.  Cette  supposition  «rune  turgescence 
rapide  et  considérable  par  l'afHus  d'un  fluide  impondérable,  serait  d'ail- 


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(35i  ) 

leon suivie  d'un  afraissement.  Dans  cette  hypothèse  on  amwitaioore besoin 
de  Faction  musculaire,  du  moins  pour  la  rétraction. 

>  loi*.- C'est  donc  k  cette  aeHon  mumtlaire  et  à  cette  action  seule  <{u'il 
fiiut  avoir  recon»,  à  mon  avis,  pour  «ipliqiier  le  phénoeaine  vital  en 
qocstion. 

»  Dans  mon  premier  mémoire  sur  la  langue,  lu  déjà  en  1 8o4  à  la  Société 
près  la  Faculté  de  Médecine  de  Paris,  mémoire  dont  M.  Duméril  a  bien 
vooln  donner  nn  extrait  dans  le  Bulletin  de  cette  Société,  et  dont  il  a  paru 
un  extrait  plus  détaillé,  avec  planche,  dans  celui  de  la  Société  philoma- 
tique  dp  cette  même  année  iSo/f, /ai  décrit ,  le  premier,  en  détail,  le  méca- 
nisme de  cette  action  (i).  Ma  description  montre  qu'il  y  a  dans  l'arrange- 
ment  des  musdes  de  la  laagoe  et  de  TlijcriUe,  et  dans  la  forme  de  odui-d 
etsesra|>pOfti,  des  modifications  dn  plan  général  qui  espHqnenteeamo»- 
vements. 

»  iT.  Dans  le  travail  actuel,  j'ai  rectifié  ou  complété  les  descriptions 
anatomiqnesde  mon  premier  mémoire.  Il  en  est  résollé  pour  moi  b  con< 
viction  que  les  mouvements  extraordinaires  de  ta  langue  du  caméléon 
étaient  dus,  comme  je  l'avais  annoncé  depuis  silong4en^,  ÎÊm^imtmtà 
faction  musculaire. 

»  La  protraetkm  de  la  langue  est  un  jet  produit  par  les  muides  protrao- 
teurs  de  l'hyoïde,  et  per  ViaynUrim  cowmnniqnée  par  ce  dernier  au  gros 
bout  de  la  langue.  La  disposition  des  muscles  rétractcurs  ordinaires  de  la 
langue,  les  hyoglosscs,  et  l'élasticité  des  parties  distendues,  en  détermi» 
nent  la  rétraction. 

•  la*.  Cette  explication  est  fondée  sur  desftitspositiis,sur  la  descrip- 
tion d'un  arrangement  organique  focile  i^  constater  ou  à  rectifier,     y  a 

lieu.  » 

L'Académie  se  forme  en  comité  secret  à  4  beures. 

La  séance  est  levée  à  5  heures.  F. 


(i)  Ce  mène  travail  que  j 'a  vaii  ioiérë  dam  1m  LaçtnÊttmiuutmie  comparée,  nais  aiai 
par  extrait,  n'a  été  imprimé  ea  entier  qa'«B  1 83e  liant  Itt  JfSAnsAw Is  SodM 
i  Hitutirt  nautreUe  de  Stnubotitig,  tome  I. 


CR.  i8Jr>.  i"  StmuÊfÊ. 


Si 


(MO 


L'Académie  a  reçu  dans  cette  scaoce  les  ouvrages  dont  voici  les  titras  : 
Comptes  rendus  iakkmafinim  det*éÊBi09tdÊf^cmdàttitduScitnemg 

UiMin  MOtumi^  et  ^tkkgiqm  dm  «yww  A  mUm*  iwirirfifw, 
dieommt  duÊi  Im  eélaeAip»  M.  Bbiigut;  iii-4<*. 

J  neiv  Theory,  accourUingJor  tia  dip  o/the  magneiic  Needie  Seing  tm 
analjr*is  oj  umstriaL  mag»ititms  bjr  Jamm  Aakiaw;  NewYoïdi, 

Records  oj  gemnU  S&mcef  by    Romt  D.  TMiiKnif  oiMi  tfi56, 

ii|i>8*,  Loadoii. 

Traité  de  la  paraljrsie  des  imucies  de  l'insfinUion/parM*6TmaiiujBM.} 
un  Tol.  ia-â*,  Hanovre,  i856.  (Ea  alleOMad.) 

StiMÊeiire  M  Mémoires  de  iJcadèaie  BojraJe  det  Sdeacee,  Jtucnftitm 
et  Belles-Lettres  de  Toulouse ,  année  i85/, ;  Toulouse,  j835,  iu  8°. 

Annales  de  la  Société  RoffUe  des  Sciences ,  BeUes-Lutres  et  Arts 
d'Orléa/uj  tome  i4 ,  n""  i  et  a,  io-ô». 

Stw  ie  Destin  OiéidMW  nÙtf,  ét  tuMige  «i  dtàwgk ^nfiLdêfit  «t 
du  coton; partL  BiàTHUi  Mum;  Fkns*  i»8*.(Râtrvrf  poar  1«  coBflOi» 
Montyon.) 

Essai  sur  la  Gravelle  et  la  Pierre i par  M.  SAgalas;  a*  partie,  Paris, 
■856,  m-8*. 

Des  Fièvres  intermittentes  et  eontinuesipar  H.  lUnon  Famim;  fkfity 

i85S,  in  S*. 

JconograplUe  du  Bègne  oiùmàL  de  M.  le  baron  Cuvierspar  M.  F.-^ 
Goiiuii;  40*  livraîtoa,  iii-8*. 

Dictionnaire  historique  et  iconographique  de  toutes  les  OpératUms  et  des 
Instruments  delà  Chirurgie  ;  par  M.  Colomeat,  de  l'Isère;  5*  livraison,  in-8'. 

Chasse  et  Pèche  des  gros  Animaux,  principalement  des  Baleines  et 
euttros  Cétacés;  par  H.  GmàMOi  Dieppe,  i8S5,  (IL  Dnpin  eit 
cbargé  de  rendre  un  corapte  verbal  de  cet  ouvrage.) 

Chijrdons  Nanccens ,  nu  Prodrome  (f  un  catalogue  de  plantes  de  laldOf^ 
raistei  premier  Jascicules par  M.  Uussehot;  Mancjr;  i836,  in-8». 

StdU  des  R^exions  insfiréet  à  m  méde^  de  j^wrince,  au  si^et  du 


i 


(  3SS) 

rapport  de  la  commission  nommée  pour  présenter  à  rJcadMe  Ro/^tb 
Médecine  un  projet  de  réorganisation  médicale;  in- /i". 

ÊUU  sjrstématîque  du  Cabinet  de  modèles  de  CJnstiiut  de  La  Hajapar 
M*  i-^.  Hnm.  (Gonooun  Uont^on.)  ' 

Copie  du  Bépertoîre  des  MtUadiet  qui  cnt  ététnùiées  dans  fÊtahU»^ 
sèment  orthop^ique  de  Schwenîngen  et  de  Haag,  et  des  curttftdy  ont 
été  opérées,-  par  J.-G.  Hbihkj  Bonn.,  i855,  in-foUo,  eo  «Ueiiuuid. 
(Pour  le  «oneama  Hbntyc».) 

Rapport  historique,  jeÎBH^fipM  «(  biogmphi^  att  Im  podâan  f^tjmut 
de  r Inventeur  du  nouveau  système  de  Traitement  orthopédique,  oo  3W 
le  napport  de  ce  Sjstème  avec  la  PolUique;  par  J.-G.  Uxtwb;  Bonn. 
m4*.,  en  aUemaad.  (Foor  le  coneMit  Bfootyoa.)  ' 
Copie  d'un  Rapport  au  roi  de  Bavière  tur  les  m^ywu  de  dbnbmer  le 
nombre  des  Maladies f  per  J.-G.  Bmu,  Mi-4%,  CD  aBemaiid.  ffkmr  le 
concours  Moatyoa.) 

Jnmdesde  CUM»  «C  da  Physique,  par  BIH.  Gat^omm  et  Aiuco- 
IOme6oid^nibre  i835etlnw6i,j«ânrier  laSSjitt-S*.  ' 

Journal  de  Mathématiques  pures  et  appliquées,  ou  Recueil  mensuel  de 
mémoires  sur  les  diverses  parties  des  mathénuitiques;  f^Ui  par  M.  J; 
LiooTiLLs  ;  janvier,  février,  mais  et  aYril  j  856 ,  iu  4».  *  ,* 

Jem-nal  de  Vaccine  et  de  MÊaUiHtÊ  dt$  «i^mU  g  par  IL  L.-M.  Jamis- 
7*  année ,  janvier»  lëvrier  et  iBai»  s856,  is-a*.  (Bdicrfé  pour  le  oeoooaié 
MoDljoo.) 

BibBothiqu»  mnwmOB  de  Genève,-  nouvelle  série,  1"  année,  iaanet 
i8S6,in-8*.  "* 

jfnnalrs  de  la  Sodéii  Jh^tA  ttOtrtiemltun  de  Parie  f  Umt  18,  io9*  li. 
viaison,  in«8*. 

AiOMût  généhd  de  Thérapeutique  médicale  et  chirurgicale  •  aar 
lLlb«im;loiiieio,e*]hrniiOB,iB-8*.  ' 

Gazette  médicale  de  Pans,  a?  14. 
Gazette  des  Hôpitaux,-  n°  5g  et  4o* 
Écho  du  Monde  savant  ja'^  j3* 
JaumÊd  de  Sanêé,  a*  iS& 

Jcadémie  Boyak  dee  Sdmcm,  AtU  el  Bdlts~UUnt  de  Oê».^ 


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(  354  ) 


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COMPTE  RENDU 

DES  SËÀJSCES 

DE  L'ACADËMIË  DES  SCIENCES. 


S&AMCE  DU  LDUN  IL  ATAIL  MM. 
PRinOBIIGE  DE  M.  Oh.  DUFIir. 


CORRESPONDANCE. 

M.  Majroi\  lie  Lauaaiiue,  retire  le  mémoire  sur  le  cathétérisnte  qu'il 
•▼ait  «drêflaé  pour  le  conooun  lloa^ok.  Il  «n  présentera  prootehienent 
une  sccuixie  édition  «Mgmeinét  dehrépoaMàMmtet  les  critique»  dont  ce 
travail  a  été  l'objet. 

M.  de  Larroque ,  pour  se  conformer  à  l  iiiie  des  dispositions  du  pro- 
gramme des  prix  de  la  fondation  Monijon ,  écrit  que  dans  le  méniuire  qu'il 
a  envoyé ,  il  s*est  proposé  (fétablir  :  que  nnilammatlon  des  glandes  de 
Peyer  et  des  follicules  de  Brunncr ,  uesout  pasla  caose  de  la  fièvre  typhoïde; 

que  cette  inflammation  est  l'effet  de  l'action  que  les  liquides  répandus 
dans  l'intestin  exercent  sur  la  muqueuse;  que  ces  deux  opinions  peuvent 
se  prouver  parVanatomie  pathologique  et  par  la  thérapeutique. 

M.  So/fier  adresse  la  description  d'un  appareil  à  Taide  duquel,  dit-il, 
les  personne*  parelysées  des  membres  inférieiiTspaïunient  msicher. 

M.  Csq^piye«woi»un<Mpglém«ilfcannptwriir  iiidmdérvsiirisBirjMp- 
yg/to  nm»  ^ydrauti^m. 

M.  Bonshartf  ingénieur ,  écrit  qne  le  principe  indiqué  par  Ml  GeoflfrejTt 
C  a.  iS»,  I»  tmmin.  5a 


(  W6) 

!>avuir,  l'iutroductioti  de  l  eau  daui  les  roues  hydraïUit^ues  par  l«  otntre 
de  08S  rouet,  est  compris  ilansuD  brevet  d'inveoUon  dont  b  demande  a 
élé  fiUte  le     mars  deraier  par  H.  Wroniki. 

VÏ.Le$ttuvage  demande  à  retirer  les  deux  mémoires  qu'il  avait  pré- 
sentas sur  les  frères  Siamois  et  sur  le  vomissement  d'uu  fœtus  par  un 

Jeune  grec. 

M  Chevreid  dépose  un  paquet  cacheté  qui  sera  conservé  aux  archives 
de  i'Aeadémie. 

uBooEAPiuii.  — _  Cartes  hjdro^rapJuques. 

Dans  cette  séance  l'Académie  »  r-e<-u  du  Oép6t  général  de  la  Marine, 

une  partie  du  quatrième  vuhune  île  In  Lollection  magnifique  (/<?  Pilote 
français  )  qui  s'exécute  «t  se  publie  suus  la  direction  de  M.  Beautemps- 
Beaupré.  Yoïd  les  titre*  de  toutes  les  pièces  dont  se  compose  cet  envoi  : 

i".  Carte  particulière  des  cotes  de  France  (  i le  liréliat  et  roches  environ* 
nanleB,riviêredePontrieux,an8ede  Paimpol,  plateau  des  rodies  Dou- 
vres, plateau  de  Barnouic). 

a».  Carte  particulière  des  côtes  de  France  !  Ile  Bréliat  et  roches  environ» 
uautes,  rivière  de  Fontrieux,  partie  de  la  baie  de  Saint-firieuc). 

3*.  Carte  particulière  des  o6tes  de  France  (partie  comprise  entre  Pontrieiix 
et  le  cap  Fréhel,  baie  de  Saiut-Brieuc). 

4*.  Plan  de  la  rade  fie  Pontrieiix  et  des  roches  de  Saint-Qiiay. 

5".  Carte  particulière  îles  côtes  de  France  (baie  occidentale  des  ilcs  Chausey 
et  plateau  des  IGnquiers). 

G".  Carte  particulière  des  côtes  de  France  (baie  du  Hont-Saint-Iffichél ,  rade 
de  Cancale,  environs  de  Grandville,  îles  Chausey). 
Plan  de  la  rade  de  Caucale  et  de  ses  environs. 
'  ti».  Plan  des  lies  Chausey. 
'  9*.  Plan  du  soond  île  Chans^.  (Denii4iBUille.) 

lo*.  Carte  particulière  des  côtes  de  France  l'partie  comprise  entre  Bricque* 
ville  et  GelTosse,  passage  de  la  Déroute,  entre  les  roches  septentrionales 
de  Chausey  et  les  Bœufs,  roches  orientales  des  Minquiers,  roches  sud- 
est  do  lersqr). 

I  r*.  Carte  partienllère  des  côtes  de  France  (passage  de  la  Déroute,  dcpub 

le  rocher  Sénéquet  jusqu'aux  roches  de  Portbail,  chausséedes  Bomft|  ro- 
ches orientales  de  Jersey,  plateau  des  ËcrébouJ. 


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(  357  ^ 

la*.  Carte  particulière  des  côtes  dt-  France  (jjubsagc  de  la  Déroute),  d«piU9 
Portbail  jusqu'à  Dieiette,  comprenant  ie  plateau  des  Écrébou). 

i3*.  Carte  particnlièredes  côtes  de  Fnnce  (partie  comprise  entre  le»  ports 
de  Dielette  et  d'Oman  ville,  raz  Blanchart,tled*AurigD7,le8Casqueis)i 

ObiCrWltion»  de  marées  qui  ont  été  faites  peiuîant  l:i  durée  dos  tra- 
'         vaux  de  la  campagne  hydrographique  de  1839,  à  Rré- 
hat,  Saint'Malo,  GraoTille  et  Jeney.  .  .    10  tableaux. 
i5*.       —        de  t83o,ifiréluit,Lénrdieiu  etErqni.  4 
16^.        —         de  i83i ,  à  Bréhat,  Granville  etChausey.  6 
17*"         ~               I B.'ia,  ?i  Chanséy,  aux  Ecrohou, h Die- 
lette,  Goury, Jersey, Omonville,  Cher- 
bourg et  Barflear   i3 

•B'-  —  de  i833,à  Jersey,  Aurigny,  Omonvillc, 
Cherbourg,  Barfleur,  La  Hoguc  et  Port- 
en-Bessiu   i4 

mmçiii  nunem.  —  Fariations  annuelles  dans  la  tan^intun  éê  la 
terre  à  différentes  prt^ondeurs, 

M.  Quefelet,  directeur  de  TObservatoire  de  BmeUet,  a  établi  ré- 
oemment  dans  cette  ville  un  système  d'observations  analogues  à  celles 
qui  se  font  à  Paris  depuis  un  grand  nomhre  d'années.  Dans  la  note 
déposée  aujourd'hui  sur  le  bureau  de  PAcadémie,  M.  Quetdet  fiiit  oan« 
naître,  pour  1 834  et  t835,  Ics  vanatioDS  totales  de  température  qui  ont  été 
indiquées  par  des  thermomètres  diversement  enfoncés.  Tout  le  monde  re- 
marquera combien  ces  variations  diminuent  rapidement  quand  la  pro- 
finidenr  augmente. 


18M.  1S8». 

0,58  pieds dç |vofoo(lf«r.    ii'^txaù§^.     la* locentifr. 

»»38  "                       iSf»  ,  it.54 

SiSi  '                           it,S*  10,38 

S,e8                           tm,it  9,€4 

'4M  4.» 

Mt9*                             t,8e  t,Ss 


(  358  ) 

.I." 

MTn<!(iB  Ml  «Lou.  —  Effets  An  d^richetm'nts 

M.  /Jmé/-<  annonce  avoir  remarqué  qu'à  l'époque  où  \v  IU)c.'i<ze ,  dans 
la  Veudée,  était  couvert  de  bois,  l'eau  nuisait  beaucoup  a  la  culture 
et  aux  cçxnmunications  ;  que  depuis  les  nombreux  défrichements  qui 
datent  de  1808,  les  chatups  de  I)lé,  au  contraire,  réclament  souvent  en 
vain  le  bienfait  dr  l  i  pluie  A  Hunrboi»  Vendée ,  les  fontaines  et  Jcs 
puits  ne  donnent  quclquelois  qu'une  eau  très  peu  abondante. 

Avant  tSat,  poursuit  M.  Rivière,  la  Provence,  et  principalement  le  dé- 
partement du  Yar,  étatent  aillonnis  d»  nombreux  ruisseaux  ;  on  y  ren- 
contrait bcaiieoup  de  sources,  de  fontaines.  En  i8'>i,  les  oliviers  qui 
formaient  des  espèces  de  forêts  par  leur  multiplicité,  furent  gelés  ;  eu  ittaa 
on  commença  à  couper  loua  cas  ar|)res  jusqu'à  la  racine;  le  pays  fut 
dénudé;  dès  ce  nioinant  les  sources  tarirent  et  l*aj;riculture  devint  lan- 
KoiMant». 

ffmw.— JVbte  'tur  ft^psaetti  de  la  magnésie  eoasuUrée  comme  principe 
unique  de  l'hydrauûàté  de  eeitaine*  choiix;  pair  M.  Yicat,  correspon- 
dant de  l'Académie. 

«  t!<e  1''  février  18 19,  un  an  après  la  publication  de  mes  premiers  essais 
sur  Us  chnuN  li\ dr:iu!i<[ues  <'t  les  mortiers ,  j'eus  rhoniicur  de  lire  à  l'A- 
cadémie un  mémoire  suppleuienUure,  dans  lequel  j'examinais  l'action  de 
la  chaux  grasse  luf  la  aitioe,  ratnniîne  et  l'okide  de  fer,  pris  séparément,  et 
oij  je  fois^if  voir  ^.  possibilité  de  .transformer ^néralemcot  toutes  les 
argiles  en  pOUzzolnnes  de  bonne  qualité. 

»  Je  concluais  alors  de  diverses  expériences  que  la  silice  jouit  de  la  fa- 
culté qu'on  me  passe  l'expression,  1°  à  l'état  d'hydrate, 

a*  aprlis  LilLlimiiin  jaiiqn'  aigi  ;  5*  et  enfin  telle  qmim  <iwnient  les  ar> 

giles  convenableittéilt  calcinées  et  ii'on  cuites,  traitées  par  l'acide  sulfurique 
ïmiullant;  tandi.s  qu'au  contraire  clic  ne  manifeste  aticiuie  énergie  lors- 
qu'elle provient  du  quartz  réduit  mécaniquemeiil  en  poudre  aussi  impal- 
pable que  possible.  ;. 

»  Quant  à  l'alumine,  !e^  mêmes  expériences  prouvaient  que  soit  en  gelée, 
soit  calcinée,  son  action  hydratklv.sante  reste  à  peu  près  msUtT)  et  qu'il  en 
est  de  même  du  1er  oxidc  à  <livers'degré;s. 

>  Telles  étaient  les  notions  de  cette  époque ,  lorsque  troia  ans  après  un 
.  de  nos  célèbres  chimistes,  M.  Berthîer,  publia  dans  le  Journal  de*  Mnes' 


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(359) 

les  aitalyaes  de  divera«i  pierres  à  chaux  et  k  ciments,  ainsi  que  plusieurs 
expérirnct's  synthétiques  sur  rhydraulicité  des  mélanges  ci-a|)rcs,  préala- 
btenient  soumis  à  la  cuissuu ,  savoir  :  craie  et  quartz  pulvérisé,  craie  et 
siBce  gélatineuse,  craie  et  alumine,  craie  et  oside  de  fer,  craie  et  oxide 
de  mangaaèse;  ende,  silioa  et  ahimine;  craie,  silice  et  magnésie,  et  cnin 
cnde^  aîlioe  et  oxiHe  de  fer.  Os  expériences  confirmèrent  ce  qtie  j'avais  dit 
déjà  du  quartz  pilé,  «le  la  silice  en  celée,  de  l'alumine  et  du  fer  oxidé; 
mais-  elles  apprirent  de  plus  que  la  magnèhie  peut  remplacer  très  avauta- 
gcuaement  reltnrine  dans  les  ebeux  faydmuUques  ordinaires  à  base 
d'aigile.  M.  Bertkkr  enU  pouvoir  coneUm  bailleurs  de  l'examen  de  deux 
espèces  de  chaux  provenant  de  calaiires  magnésiens  dépourvus  de  silice , 
QUE  Là.  MAGNÉSIE  SEDLfi  n'a jtas  flus  d'ejjicacité  que  l'ahaaine  pour  rendre 
les  chôme krdmUçmtj  étok  il  r^mbmU  qmê  hsiUcÊdmmttm  éùw  i&frin- 
cipe  essentiel  dans  tous  les  cas. 

»  J'ai  long-temps  partagé  cette  «lernière  opinion  :  je  déclare  aujourd'hui 
qu'elle  n'est  pas  exacte,  car  il  est  vrai  de  dire  que  la  magnésie  toute  seule» 
peut,  lorsqu'elle  intervient  en  proportions  suffisantes,  rendre  hydrauB^ibes 
des  chaux  parfidteaaent  pures.  Je  ne  m'expliquerai  ps  encore  sur  le  degré 
d'énergie  de  ces  nouvelles  espèces  de  cliaux;  j'alfimie  pour  le  moment 
qu'elles  sont  prises  sous  l'eau  ,  du  6"*  au  1^*  jour  et  qu'elles  contioueutà 
durdrà  la  muière  des  ofaan  kfdraidîqact ordinaires;  quand  hns  ecpé- 
ricnces  setont  plus  awancées  je  pourrai  en  dire  davantage. 

■  Je  ferai  ohserver  en  attendant  que  les  {<rop<trtions  de  magnésie  prise 
et  pesée  après  caicinatiou ,  doivent  être  de  3o  à  /|o  pour  4o  de  cliaux  pure 
également  anhydre  (i).  Les  calcaires  naturels  essayés  ou  cités  par  M.  Ber- 
thier,oe  tenaient  «pie de  ao à  a6  de  ■agnéaia  ponr  76  à  6o de  ehann, et 
c'est  probablement  de  e*  difimt depraportiane  que  pravkwMM  les  réml- 
tats  négatifs  obtenus. 

•  L'observation  qui  tait  le  sujet  de  cette  note  n'est  pas  aans  imporlauc^ 
car  a*il  est  sana  exemple  qu'on  aM  tnnné  des  piama  à  cinBBi.hydranliyni 
dons  les  formations  calcaires  inférieures  au  lyas,  c'est  parce  qu'on  n'a  pas 
même  été  tenté  d'essayer  les  dolomies  des  étages  inférieurs.  Il  devient 
vraisemblable  maintenant  qu'on  pourrait  le  faire  avec  quelques «lianoes  de 
aneaèi^a 


(i)neatsoat><niisadaqiieleBéhDgedoItétre  MiiUBisk'lacuil^  ' 


{36o) 


rarsiQue  tbkmstkb.  —  Se&Utde  UsUre  de  M.  ue  Fhevcihet  à  M.  Arago,  sur 
les  eaux  thermaUt  etJixen  Provence  nommées  les  bouts  de  SexHus. 

•  Depuis  la  <leniière  lettre  que  je  vous  ai  écrite,  je  n'ai  cessé  d'observer 
tous  les  jours  le  «Ubit  et  la  tcmpératura  des  deux  principales  sources  d*eau 
cKau<le  d'Aix  :  celles  des  bains  Sextius  et  des  Bagnicra.  Àucnne  diminution 
ne  s'est  fait  encore  remarquer  dans  le  produit  de  ces  aouroeSt  j*  ***ai  VU 
non  plus  aucune  variation  notable  dans  leur  température. 

»  le  ne  m'étonne  point  de  cette  lenteur;  car  s'il  est  vmi»  coauaae  Phis- 
toûre  nous  Tnssure ,  que  les  eaux  de  Bsrrd  mettent  vingt>deux  jours  i  se 
rendre  aux  bains  Sextins,  ce  ne  peut  être  qu'à  la  fin  du  moi»  tOtttflU  plus, 
que  les  pbéuomènes  que  j'attends  pourront  être  sensibles. 

•  Dent  is  Misse d'eni  minénle  que  je  voua  ai  adressée,  se  trouvent  deux 
échantillons  d'une  substance  qu'un  habile  pharmacien  de  cette  ville  « 
M.  Icard,  a  obtenue  en  faisant  évaporer  une  certaine  quantité  de  ces  eaux. 
Il  désire  qu'une  note  explicative  qu'il  a  rédigée,  soit  également  mise  .sotis 
les  yeux  de  l'Académie,  et  vous  la  trouverez  adjointe. 

»  On  remarque  anr  le  point  oA  suinissent  les  esux  des  bains  ScKtius,  et 
sur  la  enrbee  extérieure  de  la  maçonnerie  du  bassin  qui  environne  la 
source,  deux  sortes  de  dépôts  provenant  du  suintement  des  eaux;  ils  sont 
identiques  peut-être  quant  au  fond,  mais  ils  s'offieut  à  l'œil,  l'un  sous 
une  couleur  Uandie,  Pautre  sons  tme  couleur  grisitre.  J'en  ai  ramassé 
des  fragments  que  je  vais  vous  adresser  par  la  diligence. 

»  Dans  les  instants  de  liberté  que  me  laissent  mes  observations,  je 
cherche  à  réunir  des  témoignages  et  d'autres  ren^eigoements  qui  puissent 
édairer  la  qneatkm  dont  je  m'ocenpn. 

•  L'ouvrage  du  docteur  Robert  MPJkr  eaux  /mnirnki  d'Aix,  a'n  fourni 
des  nombres  qui,  combinés  avec  ceux  que  j'ai  obtenus  moi-même,  et  avec 
d'autres  qui  sont  également  dus  à  des  obaervateurs  dignes  de  foi,  m'ont 
permis  d'iétablir  de»  comptnisons  qui  ne  lae  semblent  pas  sons  intérêt 

a  M.  Robert,  page  189  de  l'ouvrafa  cité,  annoocn  que  b  lampératuM 
des  bains  Sextins  est  de  28*  R.  =35",oo  centigr.,  etc.  ;  page  147,  que  cette 
même  température  est  de  29"  £  R.  sa  36',87  centigr.  Il  était  naturel  que 
jiécriviaM  k  cet  habile  médecin ,  pour  «nrir  l'explicatloa  de  oea  aaaertioaa 

»  Sa  réponse  m'apprend  que  la  température  35°.  00  centigr.  a  été  çh- 
tenue  en  avril  1811,  par  la  commission  chargée  par  l'Académie  de  Mar- 
fciUe  de  foire  l'analyse  des  «aux  minérales  du  département  det  Bouches- 


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(  ) 

(lu  Rhône;  et  que  la  seconde  36*^7  c«ntigr.  lut  obaervée  par  lui>méme 
It;  i2  juin  181  a. 

»  Une  noie  qui  m'a  été  remiie  «nr  1m  lieux  par  M.  le  iMnier  des  faeiu 
me  lait  coniiaitre  qu'un  médecin  qui,  en  juin  1 834*  prenait  des  hains  dana 

son  ét.tblissement,  fit  une  remarque  sur  une  singularité  qui  existait  dans 
les  bains  Sextius,  singularité  dont  je  ne  parierai  pas  maintenant,  mais  dont 
il  réaulte  que  la  température  de  Peau  dans  sa  baignare  était  alois  de 
aS"  IL  se  iS'^oOm  centigr.  J'ai  appris  par  expérieooe  que  b  diffifarenoe  de 
température  entre  les  eaux  de  la  source  îles  bains  Sextius,  ft.  celles  des 
baignuires  est  de  l'iS^o  centigr.  Je  dois  donc  avuir  par  l'ubservation  citée 
36'',87  centigr.  pour  la  température  de  la  source  en  juin  i634«  résultat  qui 
se  rapporte  avec  ce  qu'indique  aillenr»  M.  Robert.  Or  le  mois  de  juin  est 
en  fît'iu'ral  uu  des  mois  les  plus  secs  de  l'anut  e,  et  i834  fut  surtout  remar- 
quable par  la  longueur  et  l'excès  de  la  sécheresse  qui  désola  toute  la  Pro- 
vence. Par  suite  de  cette  sécheresse  et  uu  niui&  avant  l'époque  de  l'obser' 
vation  précédente ,  c*esl4-dire  en  mai  i834,  le  bassin  de  Burei,  ainsi  qull 
résulte  des  témoignages  que  j'ai  réunis,  était  entièrement  à  sec,  et  à  cet 
instant  aussi  la  masse  des  eaux  aux  bains  Sextius  se  trouvait  considéra- 
blement diminuée. 

»  U  me  parait  évident  par  ce  qui  précède ,  que  lorsque  les  eaux  du  bassin 
de  Bsrret  sont  taries  en  totalité,  la  température  des  bains  Sextius  esl  no* 
tahfement  plus  forte  que  dans  les  circonstances  ordinaires.  Mes  propres 
observations  m'indiquent  pour  la  fin  de  janvier  i836,  une  température  de 
ce»  eaux,  égale  à  34',i5é  centigr.  ;  lea  fontaines  étaient  alors  trèa  abouo 
dames ,  et  les  eaux  du  bassin  de  Barret  n'avaient  que  aoV^?  centigr.  de 
température. 

>i  J'imagine  que  pendant  leur  trajet  pour  se  rendre  aux  bains  Sextius 
par  des  voies  souterraines  inconnues ,  ces  dernières  eaux  se  mélangent  avec 
d'antres  plus  chatides  qu'elles,  et  que  c'est  de  ce  mélange  que  provient  la 
tempéralure  qu'on  remarque  dans  les  temps  ordinaires  aux  bains  Sextius. 

».  Il  est  vrai  (jue  lorsqu'en  1706  les  eaux  <le  Barret  furent  déviées  par 
deslouilles  souterraines  dans  le  torrent  de  la  iouesse,  les  bains  Sextuis  se 
tronrèrent  presque  taris:  mak  c'est  qu'ici  les  mines  avaient  été  percées 
bien  au-dessous  du  niveau  actuel  de  ce  bassin ,  et  qu'on  dut  couper  ainsi  à 
la  fois  les  eaux  chaudes  et  les  e-iux  froides.  Je  reviendrai  plus  longuement 
ailleurs  sur  ce  point  important  de  critique;  pour  l'instant  je  n'ai  pour  ob- 
jet que  de  vous  foire  pressentir  ce  qu'il  me  parait  qu'on  peut  déduire  des  d(K 
cuBMBtaqtM  je  possède. 


(  36.  ) 

>  Le  fait  que  les  eaux  chaudes  se  mêlent  avec  tes  eaux  froides  arant  d'«r> 
river  aux  baint  Sexlias*  cat  mis  honde  dontepar  an  mémoire  de  M.  Geiip- 
aollen,  où  il  eH  dit  que  lorsqu'on  travaillait  en  1706  au  creusement 
n^essaire  pour  réunir  les  paiixdc  B.irret  (^n'on  voulait  conduire  à  la  ville, 
tes  ouvriers  trouvaietU  devant  eux  des  cuuxjroides  et  par-derriere  des  eaux 
ekMmd$9.0ri  e'eat  «aan  im  hàt  d'expérience  qu'à  Âix,  pendant  les  aécW 
resaea,  œ  lont  irs  eaux  froides  qui  tarissent  d'abord,  et  que  les  eaux  chaudes 
diininiien!  cnsaito  île  volome,  mais  sans  tarir. 

»  li  ine  semble  qu'où  peut  déduire  de  ce  qui  précède,  qu'un  épuisement 
mime  «onplel  de  bassin  de  Barret,  ftar  un  mojren  méanîque  qudooM^ , 
ne  pourrait  oooduire  qirïi  te  même  oonchiiion  qm»  je  vteaa  de  tirer. 

»  YenilleB,  je  «01»  prie,  soumettre  ces  vues  à  rAeadtoie,  et  me  tnma- 
mettre  SCS  ordres.  ■ 

ntrann  hatomocu.— >Zeftre  dir  M.  Romr  sur  ks  qtiniles,*tiriBiiimmlin 
du  Sénégal  et  sur  fKciftgneè,  tbuu  cette  même  r^on  de  lj0ifme ,  de 
F/^féne  tachetée. 

*  Dans  le  deuxième  voyage  que  j'ai  eu  l'avantage  de  fiûre  sur  la  corveUe 

de  l'État  la  Redterche,  commandée  par  M.  le  capitaine  Tréhouarl ,  parmi 
les  objets  d'histoira  naturelle  que  j'ai  recueillis  pour  le  Muscum  ,  nous 
avous ,  ainsi  que  M.  de  fiiaiaviUe  a  dégàea  l'attention  d'en  informer  l'Aca- 
démiOt  péché,  M.  fjcdeaèhet  et  moi,  le  la  janvier  dernier,  par  a4**i'  4e 
latitude  nord,  et  ao'aa''  de  loogitude  occidentale,  ou  entre  les  Canaries  et 
le  cap  ï^lanc.  ciiuj  spiridcs  australes  IS  Peronii)  avec  l'animal  plus  ou 
moins  biuu  couservé.  Je  vais  uvuir  l'honneur  de  vous  soumettre  ce  qu'elles 
m'ont  para  oOnr  de  plus  renaarqnable,  en  attendant  que  je  puisse  fidre 
un  ménooire  sur  oe  siyet  an  retour  de  la  campagne  d'Islande  que  je  vais 
entreprendre  de  nouveau  avec  M.  Gairaard. 

>  i".  IndépendauMBeot  de&  deux  lobes  latéraux  quj ,  dans  la  £^ure  de 
VSnqftt^idÊe  mMiodigm,  terminent  le  corps  de  r«niâml  en-«rrière,  ou 
dialingne  parfidtemcM,  à  partir  de  oe  point  ooraeaponduit i  un  silkm, 
chez  les  cinq  individus  en  question,  deux  expansions  natatoires  qui  aohè* 
vent  de  garnir  kt  partie  postérieure  de  la  spirute,  de  manière  à  lui  donner 
dans  cette  régioa  la  forme  d'un  bouton.  Aiusi  enchâssée,  la  coquille  n'est 
pluB  à  nu  4{ue  ^ae  une  fiublo  étsaduo^  et  sur  deux  points  dieméiraismeni 
opposés»  et  enoan  eBt4l  fittile  d'entrevoir  qu'elle  doit  étoa  «olièreaient 
recouverte  par  un  prolon|[ement  de  manteau,  qui  inrmat  4|tMi  «ipèfie  4e 


bonrrdct  'sur  la  Halle  ém  den  Mptcee  onkê  ptr  ofr  la  coquille  «e 
fint  joor. 

»  a".  Un  des  cinq  individus  conservait  encore  un  œil,  qui  est  très  gros 
relativement  au  volume  de  l'animal,  mais  il  (aut  noter  aussi  ijue  cet  or- 
gane M  trouvait  presque  entièreneot  dénudé. 

»  S*»  Lh  yeux  reposent  dam  des  «spèoea  de  CKvilé»'  ortntairai  fiinnée» 
per  une  pièce  cartilagineuse. 

»  4'-  Sous  le  cou,  on  remarque  l'ouverturt  de  l'entonnoir  ordinaire  chez 
les  oépbalopodai. 

»  IMlMoransimiitlenale  delà  têteoÉÉBqtie,  efcilii^a  ptaedetracae 

des  bras. 

»  Quoi  qu'il  en  soit,  on  ne  peut  s'empêcher  de  reconnaître  que  ce  mol- 
Inaqne  le  rapproche  singulièrement  du  calooar  ■éptole  {hùgo  tepiola). 

»  Le  flM«teaa«  les  eapaMioiM  aatatoirwt  FeaMuMir ,  aie.,  aont  d\uM 
couleur  blanc  jaun&tre  ou  caf^  au  hrit,  pointUlés  de  brun. 

»  Ijes  spirules  et  les  dessins  que  fémtjti  d'en  faire ,  aussitôt  qu'alla* 
furent  sorties  de  la  mer,  août  déposés  sur  le  baraau  de  l'Académie. 

•  flijootemi,  pour  éheraher  à  mpMy  ei  Pétat  de  In  ooubHIb,  gaUc  irwiye 
le  1^  souvent  iataote,  ainsi  qoe  sa  grande  abondance  k  te  «Urftoe  de  If 
mer  dans  les  parages  que  j'ai  visités ,  que  l'animal  qoi  se  tient  sans  doote 
à  une  certaine  profondeur  dans  l'eau  quand  il  est  vivant,  m'a  paru  acnàr 
de  fwole  eirdliiaqre  m%  ph^saBea,  iaativ  Ma^eoâmlaa  dbaquellae  m  àm 
cinq  échantillon*  a  été  pris. 

»  En  terminant  cette  note,  je  crois  devoir  signaler  qndqnes  particu- 
larités dans  le  squfietle  d'un  lamentin  du  Sénégai  de  9  pieds  de  longueur, 
que  j'ai  reenélOi  également  pofur  le  Mnaéam. 

»  t*.  Tandis  cpie  Taxis  est  oomplétenaant  soudé  i  la  troisième  cerviialB,'  ■ 
l'arc  postérieur  des  cinquième  et  sixième  cervicales  n't*st  pas  entièrement 
iBrmé  sur  U  hgne  médiane,  prtncipaiement  ia  anquiéme,  qpi  présente  un 
écaiHiiÉWtdatA  9  lignes. 

»  a*.  A  partir  de  la  doosMaM  airttère  loihbaiire,  tentas  les  antres,  aa 
nombre  de  treize,  présentent  l'indice  d'une  réunion  inOoaÉjplèlei  9a  dWe 
espèce  de  spina  bifida  dans  le  corps  de  la  vertèbre. 

»  On  cmïipie  ^na  le  sqodette  dix-sept  pires  de  cbnu,  s^t  vertèbres 
«enricales,  âaot  deux  soudées  ensemble,  sebe  donales  «|  tingt-cinq  lom- 
|>aires. 

»  U  n'y  a  dans  le  squelette  aucune  trace  des  os  du  bassin. 

•  Enfin,  parmi  les  peaux  d'animaux  que  j'ai  observées  à  Saint-lxmis, 


pfovenantdu  hapl  Sén^l,  il  s'en  e»t  trouvé  une  apptrtaïunt  à  l'hyène 
tachetée,  animal  qui  n'avait  été  indiqué  jusqu'à  prêtent  que  dans  1^  muU 
de  l'Afrique.  • 

OPTIQCB  MATEiMATiQUE.  —  Lettre  de  M.  CàCCHY  à  M.  Ampère,  sur  l'erpli- 
cation  de  dwcn  phénomènes  de  la  lumière  dans  le  système 

ondes. 

<  Les  formules  générales  auxquelles  je  suis  parvenu  dans  mes  nouvelles 
rediercfaes  aur  la  théorie  de  la  landére,  ne  fonmîaaettt  pas  aeiikment  lei 
loia  de  la  propagation  de  la  Inoncre  dans  le  vide  et  dans  les  divers  milieux 

transparents,  comme  je  vous  le  disais  dans  mes  lettres  du  ii  et  du  ig  fé- 
vrier, ou  les  lois  de  la  réÛexion  et  de  la  réfraction  à  la  sor^oe  des  corps 
transparents,  telles  qu'elles  se  trouvent  énoncées  dans  lea  dam  lettrée  que 
fai  adrenéea  à  M.  liliri  le  19  et  le  a8  mars.  EUea  t'appliquent  aussi  a  la 
propagation  de  la  lumière  dans  la  partie  d"un  corps  opaque,  voisine  de  la 
surface,  et  à  la  réflexion  de  la  lumière  par  un  corps  de  cette  espèce.  On 
sait  d'ailleurs  que,  si  la  lumière  passe  d'un  milieu  plus  réfringent  duia  un 
antre  qui  leaoit  aaoina,  œ  dernier  deviendra  opaque  h  Fégard  dea  nqrona 
qui  rencontreront  sa  surfine  aoue  un  angle  tel  que  le  complément  r ,  c'est» 
à-dire  l'angle  d'incidence  devienne  supérieur  à  une  extrême  limite  qu'on 
nomme  l'angle  de  réflexion  totale.  Dans  ma  dernière  lettre  à  M.  Libri,  j'ai 
remarqué  la  prodigieuse  (i)  multiplication  de  la  hmière  qui  a  lieu  au  mo- 
'  ment  oîi  l'angle  r  est  sur  le  point  d'atteindre  cette  limite,  et  j'ai  donné  les 
formules  qui,  lorsque  le  rayon  incident  est  polarisé  en  ligne  droite,  dé- 
terminent l'intensité  de  la  lumière  réfractée  aussi  bien  que  l'intensité  de  la 
hiinière  léfiédtie  avec  les  rnowameafa  des  phm  depoiariaRlioB.  Hais  oea 
iiMinnles,  dont  trois  coïncident  avae  oelleB  de  UML  Fiwanel  et  Brewster, 
ainsi  que  les  lois  qui  en  dérivent  et  qui  subsistent  avec  de  légères  modifica- 
tions dans  leur  énoncé,  lorsque  la  polarisation  devient  elliptique  oucir- 
Cttlaire,  se  rapportent  uniquement  au  cas  où  le  milieu  réfringent  ne  Ait 
pas  à  l'égard  du  rsjron  incident  la  fonction  dHin  oocpa  opaque,  c'eal- 
à«dire  (-^land  le  second  milieu  est  moins  réfringent  qne  le  preniar) 


(0  Cette  multiplication  de  lumière  a  ë(;aIoracnt  lieu,  mais  à  un  plus  faible  degré, 
quand  on  conndère  un  rayon  qui,  après  être  enUé  dans  un  prisme  de  verre  perpeadi- 
cnlaireosait  à  une  première  face ,  est  nSfl<klii  en  totalité  par  nne  seconde  face,  et  sort 
du  prisme  perpendiculairement  à  une  troisiiiiM}  CS  qa'4wpo«vaii«mà«QiielliredcsfDl^ 
mujes  de  MM.  .Yoiuig ,  Poiuom  et  FrMiwl. 


a 


■(  365  ) 

anjeuoù  l'angle  d'iacideDce  est  inférieur  à  l'angle  de  réflexion  totale  Les 
réMtoti  obtani»  dans  le  cas  ooDtraire  me  paraissent  assez  inté- 

■fMMiili  pour  ^  vont  ne  pirdoiiidci  de  voaa 

-TOIM  priant  de  communiqaer  ma  lettre  à  l'Académie.  • 

0  Supposons  qu'an  rayon  polarisé  tombe  sur  la  surfiice  de  séparation 
de  deux  milieux  dont  le  premier  soit  le  plus  réfringent,  et  que  l'angle 
dineideiice  devienne rapérieur  à  l'anode  réflexion  totale,  SIIVni  apBBnie 

r  l'angle  dladdence,  j  le  rapport  qui  eiialait  entre  le  rimu  dlnddence. 

et  le  sinus  de  réfraction  avant  que  le  rayon  réfracté  disparût,  enfin 

et  f  ,  les  épaiMeu»  qu*iiiie  onde  lumineiHe  afcqoiertdana  le  premier 
etdanale  aeooiid  milieiij  on  aura 

(0  .... 

et ,  ii  Pon  poae  aillea» 

(a)  »s*aia«>,  «s  V**— t, 

l'intensité  de  la  lumière  dans  le  second  milieu,  il  la  distance  «  de  la  aur£ace 
de  aéparation ,  sera  proportionnelle  à  FeiponentieUe  négatite  é^".  Si  r 
le  réduit  à  l'angle  de  réflaxion  totale,  on  aorn 

et  la  lumière  réfractée  aura  une  grande  intensité.  Mais,  si  r  croit  à  partir 
de  la  limite  qu'on  vient  de  rappeler,  la  lumière  réfractée  s'éteindra  à  une 
distanœ  comparable  à  Fépaiiaenr  f  des  ondes  que  peot  transmetlie  le  se- 
cond niBea,  et  d'autant  moindre  que  «  seca  pfaài  grand.  Si  Ton  sup- 
pose r  m?,  «  atteindra  sa  limite  snpérieare  VV*~  Ajoutons  qiM  la 
quairtité  déterminée  par  la  iMmnile(a}  rsmplaoe  ici  lé  sinus  de  réfrae» 
tion  aveclequd  die  ooinddé,  lorsqu'on  a  ^TS|.  Considérons  anainle- 

nant  la  Inarfèie  réfléchie. 

a  Le  rayon  incident  que  nous  supposons  polarisé  en  lig^ne  droite ,  suivant 
une  directiOT  quelconque,  peut  être  remplacé  par  le  système  de  deux 
rayons  polarisés  à  angles  droits,  l'un  dans  le  plan  d'incidence,  l'autre  per- 
pendionlaifement  à  eo  plan*  Hous.nonnneraiis  oss  deinleiSy  njonf  eom^ 
posants.  Or,  après  la  réflexion,  diacun  de  ces-  deux  ntfons  oonaemra 

53.. 


(m.) 

VintettMté  qui  lui  est  propre,  et  si  de  plus  l'aaf^  ree  Bédoii  à  J'eagkede 
r^^xion  totale,  la  marche  <les  ondulations  dans  d>«cnn  (Vcuxaerala  même 
Mm9%  el  ^  rétieM^n.  ]VIais,  ù  t  devient  supérieur  à  l'angle  d«  ré- 
flenm  totîle,  akn»  d|M)ft,«||««iui  dea  i«jr«o»  ceeopoMcUs»  la  réOeaion  dé- 
fUmi»  1»iil«e.l4».fl*4illatfcm  m  trAMporim  itecMt  d*dle»  en  mt  à 
OM  tmiim  AUMMH  *fà  ménin  m  linilq  aipéritore,  et  dnioadm 

éqmmlente  à-  mie  dwpj-épaisxmr  dSmde  gin  t  g,  qnand  on  aura  «n  t  ^  t , 

i^aat-i-dire  quand  le  rayon  incident  formera  un  angle  infiniment  petit 
avec  la  surface  de  séparation  des  deux  milieux.  Si  lin r  demeure  coiB|iria 

entre  les  limites^  et  i ,  la  diatanœ  dont  il  «'agit  ne  aéra  plus  géméfalement 
\»  même  dans  les  deux  rayons  composants.  Alors,  en  désignant  cette  dis- 
tance par£  pour  le  rayon  pobriiA  perpendieulairenMnt  «n  plan  d*iiH 
ctdenoe  et  par  ^  pour  le  rayon  polarité panllteient  k  ce  plan,  on 

(4,        -tS-«25;.  «> 


etpar  auile 

(6)  lMH«aafl*liiigî;  .  . 

puis,  en  désignant  par  w  l'angle  de  polarisation  totale  d'an  tÊycn  qni  su- 
birait une  HAesioB  ptriielle,  et  ponnt  en  conséquence 

.ft)  tai.g-r  =  j,  • 

.qn  IMim.4c  A'i^pwtipp  (6) 

(8)  '  iia<LZ-'«eosa.rsin£±-', 

•        a  ■ 

•  •       •  .  .    .  • 

et  én  fonnuleâ  (4),  (5)  joinlet  aux  égnailoni  (a)  et  (,3) 

•  ••  t  •      t.  •  .      I  ■  •  ■..     •    •     .  .        ,•  _  •-  . 

sia*r''ccsj  .     .   eos^!^«is^  •"ir 

 ,  tur  *s — '■ — ^ 

?  "  .  a 


a 

t       '  .  .  '    •  •  .  .  I.  I     .  .  «.1 


.»  «#iîimi^<>ibpi!*l?  (3D.:fi>  ^^.^ifSrwede  Mwl»  dei  déus  nyona 
-WWW??»»  mMivn^      .    «  :  . 


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•Heint  son  «wrimuip»  qaud  la  aonmie  #cH-  <foà  varie  «ntre  la»  li> 
ntitas  o,  a«r,aittiaiDt  aa  ndanr  moyame  ^r,  cTattâ-dire  quand  on  a 

(11)  n  +  iwmr. 

Alon,  l«a  fnwHlaa  (4)  dawMot 

(m)  Mail       1,      UOf  ^  s=  ^,  a=co*r; 

p«r  conséquent 

(«4)  -  .  <  », 

la  Ibnnule  (8),  réduite  à 

(15)  ^  lia^  ^  '  SB  coav, 
entraine  la  suivante 

(16)  ^  —  F  »  »  —  4», 

de  laquelle  on  tire,  en  la  oombioant  avec  l'équatioA  (7), 

(17)  I  sa  Mt^-=ip=-â. 

£nfin ,  de  la  première  des  équations  (9)  combinée  aTec  les  formules  (1 1)  et 
(i5),  on  tirera 

(|8)  eo«*r  =  co«3v. 

Il  suit  de  la  eonditioa  (i4)  qu'après  une  seule  réflexion,  la  différence  de 
aMurehe  daa  dan  ■■jiwi  o*  Faipraaiion  (10),  ne  peut  jamato  atteindre  la 
demi-^pakaaiB'  dTano  oado  eu  la  longueur  d'une  demi-ondulation  :  poor 
qu'alla  pèl  aftlaindre  un  <{nar«  d'ondulation ,  il  tednit  qna  la  Talaar 

nuxiraaaadà^-^fffttdgda  on  rapdriaara à  g;  et  par  «oite,  an  vartn 

<)e  l'équation  (i  7) ,  la  valeur  de  6  devrait  aloi»  4lra  4f|]«  «a  aifériawo  à 
celle  que  détermine  la  formule 

(19)  *  s  cotg  s  n,4i4*-" 

tm  admamiit  «Ha  diiiiliie  valaiv  do  I,  on  tirandt  des  formules  (t6) 


(36») 

61  (i8) 

(10)    «-a^,    cMvscM'^sa    ,  rsta'IffOiMiauiedivMM). 

Alors,  en  supposant  les  intensités  des  rayons  composants  égales  entre 
elles,  ou,  ce  qui  revient  au  tnétne,  en  supposant  le  rayon  primitif  po- 
larisé à  45  degrés  du  phn  d*incid6iiee,  on  obtiendrait,  après  une -traie 
réflexion  sous  Tanglc  de  Sa*  46',  la  polarisation  circulaire.  Or  la  valeur 
de  9  donnée  par  la  formule  (rg)  est  à  peu  près  celle  qui  convient  aux 
iliamants  les  nnoins  réfringents.  I>onc,  pour  obtenir  après  une  seule  ré- 
flexion  totale  la  polarisation  drenlaire,  il  fiut  employer  nn  corps  dont 
l'indice  de  réfraction  soit  égal  ou  supérieur  4  celui  du  diamant.  Si  l'on 
emploie  des  corps  doués  d  une  puissance  réfractive  moins  considérable , 
deux  réflexions  totales  sous  an  certain  angle  pourront  produire  la  pola- 
risation drculaîre,  pounru  que  l'indioede  réfraction  soit  éjgd  ou  supérieur 
A  la  valeur  de  %  que  fournit  l'équalioii  (17)  quand  on  y  pose 

^  — rs^  Or^on  tirealflndeafennuka(i7)et(i8) 

(ai)  a  =  cot^aBi4g66...     (aa)   t  =  5i»47'. 

La  valeur  précédente  de  0  est  un  peu  plus  fidble  que  celle  qui  convient  an 
verre  ordinaire.  Par  conséquent ,  deux  réflexions  sur  la  surface  du  verre 
ou  d'un  milieu  plus  réfringent,  pourront  produire  la  polarisation  circu- 
laire, si  dans  ces  deux  réflexions  les  soiftoea  réfléchissanias  sont  paral- 
lèles, et  si  de  plus  l'angle  r  a  une  valeur  détuimiiiiée  ipi,  puar  k  verre*, 
doit  être  peu  différente  de  5a  degrés. 

a  £n  général ,  si  l'on  &it  subir  à  un  rayon  polarisé  une  suite  de  ré* 
flexioiM  tolalaa  sur  divenea  antlàeas  tontes  perpendloolaires  «1  plan  d'in- 
cidence, qui  sera  aussi  le  plan  des  réflexions  successivas,  «l  si,  après 
avoir  déterminé  pour  la  première  surface  les  valeiuv  des  angles  /u,  y,  à 
l'aide  des  formules  (4) ,  (5) ,  on  nomme  f*',  f»",  f",. . .  ce  que  devien- 
nent les  angles  At,  » ,  dans  U  seconde,  la  troinèoie ,. . .  réflexion , .la  di£fé- 
renoe  do  maidie  entre  les  deux  têpm  composants*  aen  en  définili«e 
représentée  par  la  rapport 

w  5* 

3i  ce  rapport  est  nul  ou  multiple  jde  >,  c'«st4idHia;  m  d'aulNB  taraDeB, 


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si  la  «Mme 


(  369  ) 


M  réduit  à  zéro  ou  à  un  multiple  de  t,  le  systcrne  des  deux  rayons  com- 
posants produira  définitivement  un  rayon  réfléchi  semblable  au  ravon 

incident.  Si  la  somme  (a4  i  fst  le  produit  de  ^  par  un  nombre  impair,  et  si 

déplus  le  rayon  incident  est  polarisé  à  45  degrés  du  plan  d'incidence,  le 
itijon  réfléchi  sera  polarisé  drcttlaiienenk  Dans  tout  antre  cas,  ce  rayon 
oflBrira h  polarisation  elliptique,  c*es(4-dire  que  la  courbe  décrite  dans  ce 
rayon  par  chaque  molécule  d'éther,  sera  une  ellipse.  Si  toutes  les  surfaces 
réfléchissant  spnt  parallèles  et  de  même  nature,  si  de  plus  toutes  les 
réfleaiona  s'effaetaeBt  sons  le  asème  angle ,  alors ,  en  sommant  »  k  nom- 
bre des  réflenons,  on  iMoin  la  quantité  («4)  au  produit 

(•5)  «(^—0. 

Ce  dernier  produit  dépend  de  l'angle  r,  et  atteint  son  maximum  pour  la 
valeur  de  r  délarflunée  par  b  loanulu  (i  ^  Ce  fuasimum  pour  le  vem  est 
environ 


'DooCf  si  Fan  emphne  le  verre  ordinaire,  il  faudra  &ire  subir  au  rayon 
incident  an  moins  deux  réflexions  totales  pour  produire  la  polarisation 

circulaire,  et  au  moins  deux  nouvelles  réflexions  pour  la  détruire.  De 
plus,  pour  que  la  polarisation  circulaire  soit  produite  par  les  deux  pre- 
mières rcâexions,  il  faudra  non-seulement  que  l'angle  d'incidence  soit  de 
5a  degrés  envin»,  mais  encore  que  k  rayea  incident  aoit  polarisé  k 
45  degrés  du  plan  d'incidence;  et  alors,  après  quatre  r<'flexions,  le  rayon 
réfléchi  sera  polarisé  lui-même  à  45  degrés  du  plan  d'incidence,  mais  de 
l'autre  oôté  de  ce  plan.  Huit  réflexions  totales  sous  l'incidence  de  5a  degrés , 
ïamenemsnt  k  phn  de  poisrisation  dn  mène  côté.  Si  k  rayon  inci- 
dent étaîkpokaiié  non  plus  à  45  d^rés  du  plan  dincidence ,  mais  dans  un 
plan  quelconque,  quatre  réflexions  totales  sous  un  angle  de  5a  degrés 
ol'friraieat  encore  un  rayou  réfléchi  semblable  au  rayon  incideut,  et  les 
pkns  de  polarisMion  des  n^nna  ssUdaaas,  inddent  et  véiUcU*  Ibnn*- 
raien  t  encore  des  ang^  éffm  avec  k  plan  d'incidence ,  mais  asniant  situés 
de  deux  côtés  différents  par  rapport  à  ce  dernier.  .\u  reste,  on  pourrait 
produire  le  même  eikt  avec  dnq,  sïju.  réfleaions  totales,  en  changeant  la 


(370) 

valeur  de  l'aogled'iocideacc;  et  l'on  pourrait  pareillement  obtenir  la  pola- 
risation circulaire  à  l'aide  de  trois ^  quatre...  réflexions  totales.  Si,  pour 
fixer  les  idées,  on  vent  la  produire  iPaide  de  trois  réflextons  tol^,  aoos 
la  mène  incidence,  on  détaraintmlei  •ngfeefS,!'  à  fWde  de  b  formule 
(8)  jointe  à  la  suivante  : 

(«7)  ta»J«3«»,  • 

puisTangle  r  à  l'aide  de  Tune  des  formules  (9).  Si  Ton  emploie  un  verre 
dont  Tindice  de  réfraction  soit  6  =  1 ,  5a ,  on  ttouven  suGoesiivement 

m^dA*MfU\é^'^==.ofi5m^C±:M^^-té9*^o'5€f',  et 

par  suite  ^  =  55*,  49',  i  o^  »  =  a 5",  49',  10",  ou  bien  ï54*,  lo'.Srf*, 
1=  i-i^'io'So".  Cela  posé,  la  dernière  des  formules  (9)  donnera 
T  =  4a*  a4',  ou  r  =  69* a  I  '  4o".  Ainsi ,  la  polarisation  circulaire  pourra 
être  ciMan»  à  l'aide  de  trois  réflexions  totales,  opéréee  dans  Punde  ces 
deux  derniers  ntigles,  dont  la  demi-somnae  est  à  peu  près  l'angle  sous 
lequel  le  même  genre  de  polarisation  résulte  de  deux  réflexions  seulement. 
Au  reste,  tous  les  résultats  qu'on  vient  d'énoncer  sont  conformes  aux  cal- 
cula et  ans  expérienoea  de  PresaeL  II  y  a  plus  :  si  Ton  élimine  les  quantités 

««««  ^  formutoa  (a),  (3),  (4)  et  (5),  on  en  tire»,  en  posant 

Or  cette  dernière  équation  est  précisément  ceUe  qjuaf^nel  a  obtenue, 
en  cherchant,  dit-il,  ce  que  l'analyse  voulait  indiquer  par  les  formes,  en 
partie  iosaginairM ,  prennent  dans  le  cas  de  la  réflexion  totale  les 
coefidenta  de  filessii  afcpnlusi  déterminém  daha  l'hypeMe  de  la  lé- 
flerion  partielle.  Cette  même  équation ,  que  Fresnel  a  iwinifiiiéa  par 
diverses  expérieaecs,  et  en  faveur  de  laqueiie,  suivant  l'expression  de  cet 
illustre  physicien,  s'éieyaient  déjà  des fmbmbU^és  théoriques,  est,  comme 
on  la  voit,  un  nnnifainuMU  nécewaire  dea  lbii<puiaa  qne'  tm»  avons 
établies. 

»  Lorsque  deax  réflexions  «ecesasives  s'opèrent  sous  le  même  angle,  et 
que  les  deux  plaus  d'incidence  sont  perpendiculaires  entre  eux,  on  a  évi- 
demment ^'«B»,  •îasM,  mH-^'—  {»  -h  9')  =a o.  Donc  alon  le  rayon  ré- 
Béebi  devient,  après  la  seeende  féienioii»  lendifaMe  m  teoldeM. 

a  L'aiialyae  dont  j'ai  6ii  naaga  dénwntiu  eoeore  que  ka  niedn  de  ^  «I 


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(  3?«  ) 

de  »  re8tenieat"I«6  mêmes,  si  le  rayon  primitif,  au  lieo  d'étr*  polariaé 

rectilignement,  offrait  la  polarisation  circulaire  ou  elliptique. 

m  Eu  termiuBbo«teiX{K)«é.|.je  ierai  une  obsenratioa  relative  à  une  a&ser- 
thUHmjM  ^fpktiémiêtlfêttnm  éM^libii ,  «avoir  qu«  ]»Tit>r«aioiis 

en  d'autres  vibrations  de  même  espèce  ,  mais  ('iriLrf'es  en  sens  i  on- 
traire,  etc.  Cela  «loit  s'eiiteudre  du  cas  où  le  secoucl  luiheu  étant  plus  ré- 
fringent que  le  premier,  on  a  r  ^  t^,  aiuâi  qu'on  le  reconnaîtra 'MM^tjhie 

reste,  toutes  les  conséquences  que  l'on  peutdAduire  de  ces  deux  formule» 
relativement  aux  signes,  s'accordent  avec  les  conclusions  tirées  des  for- 
mules de  MM.  ïoung,  Pouibon,  Iresnel,...  et  avec  l'explication  qu'ils  >ODt 
donnée  dn  phénomène  de».en»MtM»)lfoloBéi<<ri»>«>acéidiMMilfciihBti 
(joei^ensité  de  k'iÉfliière,  transmise  à  travers  un  prisme,  atteignait  son 
manimnm  ,  lorsque  le  rayon  ém<T}?ciit  était  polarisé  perpendiculairement 
au  plan  d  émergence.  Uue  expérience  quej'ai  latte  AvecM.  Ucssler,  pro> 
CMBcaride  pby  sig  ue ,  m^cmAmaUSémtàtaà*    rimfcfwq}  nriti  Mi       .  1 1 

{GoauniMBim,  ]III.Bittaiii|  Mageiidie,  Double  et  Breadiet) 

M.  F/arf/ annonce  qtie  le  co(v-pox  vient  fl'êtrc  trouvé  sur  le  pis  d'une 
TBcbe  aux  environs  de  Paris  (  à  Passy  );  que  les  expériences  comparatives 
fidtee  avec  le  eoohpoae  et  l'ancien  vaoefo ,  montrent  dWe  mantéM  érideate 
la  dégénération  du  virus  de  la  vache  quand ,  dans  le  long  intervalle  d* 
38  ans,  il  a  été  conservé  et  entretenu  par  des  tranmiMiona ■ncceMivM  lur 
l'homme. 

iM.  Blaffd  cwit  q— le  eaajijMflp<at  tito.<»iM»nHMi.«ii>><«riwaiia<itft(irb. 
Suivant  lui,  la  maladie  a  deux#tléiiBJtiiHanflhéaiMe.  toi^awlèiej  dtl^il, 
•  dont  la  durée  u'eist  pas  longue,  se  manifeste  par  une  ou  deux  geosses 
aiyuattftes,  larges  compiedea. pièces  de«j;^.«o<w^  eUi8soiU.«M«ntieUei|B««t 
»  laewate  eontsgieuse.  Aoe»  yutnlai jnooètoimii  éiylin«ino»biWiak4t 
••i1hhiMq«s  pins  petits^, plue  ■■mhhWaa  m  mmn .otjînalf e tinwii^tjiiwi 

»  ils  sont  privés  de  virulence.  > 

M.  Fiard  espère  pouvoir,  prochainement,  présenter  ïénçUion  primitive 
ans  eonaliliiNi  de  rifiadénia. 

BL  Datrocbet  croit  qn*il  ne  ftut  pas  trop  sekàter  de  regarder  les  pus- 


(  3?»  ) 

tules  réc«iniiMiit  obtenrées  par  divan  aiédeeiiift,  comw  k  TéritàbU 

OOW'fOX. 

m  Let  vadiet ,  ixXAX ,  sont  tnjettw  i  nue  mkdto  èneçlûmtmmm  tembUile 
>  à  h-  petite  virole,  dont  le  siège  est  sur  le  pU,  mais  qui  n'est  point  le 

■  cocvpox.  Tai  observé  cettp  mainflie  (If s  vaches  en  Tourainc.  Le  viru», 
»  recueilli  sur  ces  pustules,  fut  inoculé  par  un  médecin  aux  bras  de  deux 
»  enfants  qui  nVvaient  point  eu  b  petite  virole.  Ban»  la  nuit  qai  auivit 
»  lejooirdêcetteinoealatlon,  leadeuxenfiniti  eurent  une  fièvre  violente 
»  accompagnée  <îe  voinissemenls.  Ce  fut  là  que  se  termine  l'effiot  de  cette 
»  inoculation  ;  il  ne  se  développa  point  de  l>outons.  ■ 

MM.  Duméril  et  Donble ,  sans  nier  l'exactitude  de  l'obanmliiNi  de 
|f.  Datrochet,  diclarentquMb  ont  tonte  raison  de  croire  qne  hepuatdet 
observées  récemment  à  Passy  étaient  le  cocv-pax. 

M.  Fiard,  au  surplus,  annonçait  déjà  dans  sa  lettre  que,  lui  aussi, 
avait  observé  avant  i83i,  sur  des  pis  de  vaches,  une  éruption  fort  sem^» 
blableft  la  vaccine;  nudequeriropoaaibUitidetranainettve  le  «Rooin  «ne 
l'humeur  de  ces  pustule»,  lui  avait  fidt  désigner  ce  ^radTiniption  parle 
nom  deySuMie  picotte. 

M.  Bonnet,  chirurgien  en  chef  (désigné)  de  l'Hôtel-Dieu  de  Lyon  , 
écrit  qu'il  guérit  radicalement  les  hernies,  eu  piqwmt  des  épingles  près 

de  l'anneau,  à  travers  les  enveloppes  herniaires,  et  en  les  disposant  de 
manière  qu'elles  maintiennent  les  parois  du  sac  en  ooiitact,  jusqu'à,  ce 
que  l'inflammation  adhésive  se  soit  développée. 

cnanen.  «  2>aâeaienr  des  caiadi  unnaires  par  VMectrieiti  tiollU£pw. 

M.  bonnet  rend  compte  des  eaaais  inaqucli  il  «Test.livré,  sur  la  di«0> 

lulion  des  calculs  à  l'aide  de  l'électricité  voltaîque.  11  a  injecté  pendaÉt 
plusieurs  jours  de  suite  jusqu'à  6  onces  de  nitrate  de  potasse  dans  la 
veaiiedW  «Iten,  sans  que  ranimai  parût  reaaentir  aucune  douleur.  Sur 
«le  jument,  il  a  obtenu  par  la  pi£»  et  dans  rcspnoe  dNme  betnre,  la 
dissolution  de  8  gnim  d'un  phosphate  triple  quir  avait  éii  préalable- 
ment pesé. 


(373) 

Toot  If  ttoade  eoniMlt  Piagénieuz  proeédtf  que  lir  H.  IliivyamitiMro- 

posé  pour  préserver  de  l'oxidation  le  doublage  en  cuivre  des  navires. 
M.  £d.  Davy  vient  d'en  faire  une  application  heureuse  à  la  conservation 
des  bouées  des  ports  de  Kingstown  et  de  Portsmouth.  Le  même  cbimiste  a 
clierché  t*il  m  acnit  fkts  possible  d'enpddMr  également  Poxidation  du 
caivre.  du  bronze,  de  l'acier,  etc.,  conservés  dans  tatr,  en  mettant  de  pe- 
tites plaques  de  zinc  en  contact  avec  ces  métaux  IA'xp('Tieticc  n'a  pas 
réussi.  M.  Born,  capitaine  d'artillerie,  qui  avait  publié  une  note  à  ce  sujet 
dés  le  nmt  dè  juillet  i83S,  icHt  aojourdirai  i  l'Académie  poor  dira  fe- 
marquer  CMiabiett  Kl  qoeation  aat  importante  i  même  en  ne  l'enTisageant 
que  dans  ses  rapports  avec  tes  services  militaires.  I/artilleric  de  terre 
et  la  niariuc  avaient  naguère  un  approvisionnement  de  7  78 1  000  pro- 
jectilea,  représentant  nue  valeur' de  plus  de  96000000  de  Irancs. 
M.  Born  estime  qu'après  ao  ans  d'exposition  en  plein  air,  une  pile  de 
boulots  est  presque  complètement  hors  (io  service;  or  si  l'on  se  rap. 
pelle  que  la  valeur  d'un  projectile  vendu  comme  fonte ,  n'est  guère  que 
le  tiers  du  prix  d'adiM,  00  reconnaîtra  a^ec  M.  Born  que  la  recherclke 
des  moyens  de  conserver  les  métaux  Ma  plein  aîr^  mérila  toute  l'atten» 
tien  des  chimistes  et  des  physiciens. 

M..  Dtvnas  propose  d'^^yer  de  substituer  .UQ  e^uduit  de  caoutchouc  à 
la  .peintort  otdiiipw»  A  rhuile ,  qui  o*a  pas  é||6  «doptée  prce  qu'elle 
a'4aiille.et  sf  i/bnàt  tnès  «ito  par  le  frottemcal. 

idTémoLOOU.  —  Fbrmatton  du  givre. 

M.  Fournet  a  remarqué  que  la  forme  des  longs  cristaux  de  givre  qui 
vaatent  qudquefois  suspendias  aux  brandias  des  arbres,  varie  solvant  la 

nature  des  circonstances  atmosphériques. 

Quand  la  température  s'est  abaissée  graduellement,  les  lames  de  givre 
sont  recouvertes  de  stries  (bmuuit  entre  elles  des  angles  dont  les  sommets 
a»  trouvant  tournés  Mrs  k  branobe  à  laquelle,  la  lame  est  suspendue. 
Lonqne,  «n  contraire,  le  froid  se  manifeste  brusquement  et  avec  une 
grande  intensité,  les  stries  des  lames  cristallines  affectent  une  position  in- 
verse ;  les  ouvertures  des. angles  qu'elles  forment  sont  alors  tournées  vers 
la  brandie. 

La  neige  se  oaai|^  anaai,.aia«i  «fwnrant»  d'éloikf  braMbnoa  ifant  dea 
stries  à  aafka  onverla  ou  renHuiti»  jOsafinîm»  invarsee^*  l».Mif«  9om%r 

S4« 


(374) 

elles  comme  les  formes  du  ^vre,  déterminées  pr  la  manièra  dont  le  firoid 
se  manifeste  dans  les  hautes  régions  de  l'atmosphère  ? 


AfirAs  «aqu^  noot  avons  rapport^  âtm  fdniianrt  nomérot  dn  Com^ 

Rendu,  concernant  les  étoiles  filantes  qui  se  montrent  ordinairement  vers 
il  milieu  à»  novembre,  on  ne  a  ctonncra  pas  du  soin  scrupuleux  que  nous 
mettons  à  tenir  note  de  toute  les  apparitions  de  ces  phénomènes. 

JÊL.FoÊvmt  toil  qu'en  1819,  dan»  la  .(»r«Biièf«  noitiéde  novembre 
ÇHL  Foumet  ne  se  rappelle  pas  la  date  précise),  étant,  à  cinq  heures  du 
matin  en  diligence  sur  la  ruuio  ilc  Coblentz  à  Bonn,  il  vit  une  quantité 
considérabl);  d'étoiles  filantes  qui  se  mouvaieut  dans  toutes  les  directions 
ooaMM  kt  futées  d'un  Uca,  d'artifioiv  «  Peu  d'instants  se  passaient  sans 
»  qu'on  n'en  vit  paraître,  tantât  ici,  tsntôt  lii  et  aonvent  plusieurs  k  la 
a  &NS.  Le  phénwnèt  ne.cesNi  qu'avec,  le  jour.  » 

uaaiiwWiiMiw     ^  tordre  taivmt  lequel  les  plumet  tontdisposéet  sur  k 
«eigw  4b  Aiimw;  par  M.  lacQuiinv. 

«  Tai  pris  pour  exempte  £1  eomsiilfe... 

»  MM*  Il  n*y  a  guère  que  la  moitié  de  la  superficie  du  corps  de  cet  oi* 
sean  qui  donne  attache  à  des  plumes;  le  reste  n'est  garni  que  de  duvet 
quelquefois  très  rare.  A  l'exception  de  celles  de  l'aile  et  de  la  queue,  toutes 
les  plumes  sont  disposées  par  bandes,  que  j'appéife  Bandes  fUuertkn. 

m  La  face  supérieure  du  corps  présente  une  bande  d'insertion  qui  règne 
tout  le  long  de  la  ligne  médiane  depuis  les  narines  jusqu'à  la  glande 
anale;  je  la  nomme  bande  d'insertion  dorsale^  Sa  partie  osnricale>  recouvre 
tout  le  dessus  de  la  téte-,  sur  le  oou^  elle  se»  rétvéqil  eonsMasU^paamt^  et 
forme  un  ruban  d'une  largeur  égale, -qui.  se  prolMigs  asasmsvnl-sur  .ls 
dos.  Arrivée  entre  la  partie  postérieure  des  deux  omoplates,  elle  se  bi« 
furque,  laisse  un  espace  dénué  de  plumes  entre  ses  deux  branches  sur  la 
ligne  médiane,  puis  se  rénmt  au  niveau  du  beasi»  poov-aa  lumlner  en 
forme  dé  triangte,  en  avant  de  la  glande  anale.  1|noiqu«eti>  banda  n'bc» 
cupe  qu'une  partie  de  la  fece  supérieure  du  corps,  les  plumes  qm  la 
composent,  en  se  couchant  oUiquemMit sur  le» oé4es^  recouvrent  néa»* 
moins  tout  le  dessus  du  corps. 

•  PnraBèiflment  à  eeu»  gtanda  taad»  dflwaHiuH  JiwwIm»  m.  SB-voit 
quatre  «ntrok  Lei  deuz«nlérieuran>  uno>pour  «haque<séln,  < 


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(375) 

un  peu  au-iîossous  de  l'épaule;  elles  se  dirigent  transversalement  d'avant 
en  arriére  sur  le  bras,  depuis  le  commencement  de  la  membrane  anté- 
rieure de  l'aile  jusqu'à  M  membrane  poitfrieare  ,  oà  «Dm  se  tefpuDfSDt 
diMune  par  qaatre  à  cinq  fortes  plumes.  Je  les  appdie  bande  ttinsenion 
humérale.  I>os  plumes  nuxquclles  elles  donnent  naissance  recouvrent  toute 
l'épaule  et  les  ûancs  en  formant  un  faisceau,  qu'on  remarque  dans  l'angle 
qui  résulte  de  la  réunion  du  bras  avec  le  corps. 

>  Deux  attirai  bandes  analoguet,  une  pour,  chaque  e6lé,  se  dirigent 
transversalement  d'avant  en  arrière,  sur  la  fîace  supérieure  de  la  cuisse 
à  peu  de  distance  de  son  articulation.  Elles  sont  benucoup  plus  petites  que 
les  hwnéraies.  Je  les  noipme  bandes  d insertion fémorale\  leurs  plumes  re- 
jopuwent  la  fiice  externe  (le  la  cuisse  et  les  parties  latérales  du  baasin. 

»  Lts pennes  caudales  sont  implantées  sur  une  ligne  en  fer  à  cheval  ;  leor 
nombre  est  de  douze.  Cinq  sur  chaque  côlé  sont  insérées  obliquement  sur 
un  même  plan;  les  deux  internes  qui  forment  la  paire  médiane  ou  coxi> 
gienne  se  trouvent  sur  un  plan  plus  élevé;  elles  sont  attachées  immédia- 
tement  sur  les  deux  côtes  de  l'extrémité  supérieure  de  la  dernière  et  sin- 
gulière vertèbre  caudale.  II  n'existe  sur  cette  face  supérieure  <lc  la  queue 
qu'une  seule  série  de.  eouverturet  appliquéce  immédiatement  sur  les  peauca. 

■  VmUe  présente  beaucoup  plandatdéliiii.  Le  demus  de  la  mmmhwtê  tu^ 
tineafê  eat  couvert  de  fortes  plumes  dirigées  vm  Fexirémité  def  idhvetqtn 
rayonnent  en  même  temps- vers  les  bords.  Lea  couvertutes  des  pennes  cons- 
tituent deux  séries  qui  commencent  toutes  deux  dans  Pangle  formé  par  la 
réunion  du  bras  avec  le  corps  sur  la  surface  poctérièore  de  l'tnmiérui.Xa 
première  série  se  compose  de  sej^plumes  pour  le  bras,  de  douze  pour  Fa- 
vnnt-hras,  pincées  très  rt'guHéretnent  sur  la  ligne  médiane  de  sa  face  ex- 
terne tout  proche  de  l'insertion  des  pennes;  et  enfin  de  neuf  pour  la  main , 
dont  souvent  trois  ou  <|aatre  manquent  La  seconde  s'applique  immédiate- 
mentsnr  les  pennes;  die  se  compose  de  sept  plumes  pour  lé  bns,  placées 
entre  les  sept  de  la  première  série;  de  douze ,  pour  l'avant-bms ,  couchées 
obliquement  sur  les  douze  pennes  de  cette  région ,  et  insérées  sur  la  face  in- 
terne de  leur  point  d'insertion.  Elles  sont  plus  longues  que  celles  de  la  série 
précédente,  et  dMgées  phis  obliquement  vers  là  pointe  de  Taile.  Enfin ,  il  y 
a,  pour  cette  seconde  sérié,  dix  plumes  sur  la  main,  placées  entre  les 
pennes  digitales  dont  elles  suivent  la  direction  et  la  longueur. 

»  Le  pouce  porte  trois  pennes  qui  forment  l'aile  bâtarde  des  ornitbolo- 
gîstes.  fiUes  sont  courtes  et  couvertes  d'une  «culs  série  de  coupertures  com- 
posées de  trois  phraies.  » 


(376) 


« 


oBOORMBn  nmagm.  ^Simee  m  sommit  ^une  mmUagne  des  J^uties. 

M.  Borj  de  Saint- f^inêent  dépose  une  notice  ilaus  laquelle  M.  Durieu, 
son  correspomiant,  rend  compte  dtt  voja^  difficile  qoll  vient  defiiire  à 
traven  le  royaume  des  JMries.  La  partie  botanique  du  mémoire  peut  être 
considérée  comme  le  commentaire  de  ce  passage  d'une  lettre  que  M.  Bory 
écrivait  à  sou  ami  il  y  a  un  an.  «  Vous  trouverei  dans  le»  Asturies  la  vé- 
»  jfétation  bretonne  modifiée  par  h  latitude.  »  Hooa  avontauMÎ  remarqué 
dans  te  travail  de  H.  Darieu,im  lait  important  de  géographie  phyai^ 
Nous  le  rapporterons  sans  rien  changer  aux  ex|)ros5ioiis  de  l'auteur. 

m  Une  b«;lle  source  s'échappe  du  point  culminant  du  pic  de  la  Sarrantuui  ; 
9  or  comme  ce  pic  n'est  dominé  par  aucune  sommité  «iTironnante,  il  &at 
»  nébeseairement  que  l'autre  branche  du  aipbon  aille  bien  loin  vert  Test 
»  recueillir  dans  les  flancs  des  montagnes  à  neiges  perpétuelles  et  beaucoup 
>  plus  élevées,  l'eau  qui  vient  jaillir  à  l'extrémité  de  la  branche  U  plus 
»  courte  et  qu'un  hasard  extraordinaire  ou  une  cause  naturelle  horsdelapor* 
»  tée  de  mes  connaisiancet,  a  fiût  monter  jusqu'à  la  dme  d'un  pic  aigu.  » 

■TOiM*.  —  Sur  les  moyens  depéétrvr  àam  lu  UêmxMmpBtA  vapeurs 

M.  Paulin  t  Heutenant-cotonel  des  sapeun-pompîer»  de  Paris,  adresse 
pour  être  joint  au  mémoire  qu'il  destine  an  oonoourt  Montjfon,  sur  le» 
arts  insalubres,  copie  d'une  pièce  qui  vient  de  lui  être  envoyée  par  le 
comité  des  fortifications,  et  qui  prouve,  dit-il,  qu'au  moyen  de  son 
appareil  modifié,  «  l'assiégé  pourra  toujours,  après  l'explosion  d'un 
»  fourneau  de  miiie,  étabK,  soit  par  l'assiégeint,  soit  par  Ini,  rentrer 
»  immédiatement  danala  galerie  pour  reconnaître  les  eflets  produits  par 
•  la  poudre,  recommencer  le  travail ,  et  prévenir  ainsi  l'assiégeant  dans 
»  ses  travaux  de  contre-mines;  tandis  que  sans  appareil  il  faudrait  at» 
»  tendie  que  la  galerie  f&t  désinfectée;  encore  ne  ponrraifroA  pae,  ajoute 
»  If.  Paulin,  ériier  les  effets  des  exhalaisons  qui  auraient  lieu  aow  k 
»  nez  des  hommes  occupé»  à  remuer  de  la  terre  imprégnée  de  «apeoif 
9  aolfiiffeuae».  » 


* 


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(377) 


MÉMOmES  PRÉSENTÉS. 

AWmmiiTBBH  —  De  la  greffe  du  mûrier  blanc  sur  le  mûrier  des  PhiitfpÙIttf 
j/arM.  BoRAFOUS,  correspondant  de  l'yicadérnie. 

Pour  avancer  de  plusieurs  années  la  croissance  du  mûrier  commun  ;  pour 
le  multiplier  plus  rapidement,  l'auteur  a  pensé  qu'il  fallait  faire  concourir 
le  mârier  dc«Ptnli|»piiics  i  sa  propagation.  Ainsi,  au  lieu.de  multiplier  le 
mArier  Uone  par  la  voie  trop  lente  des  semis  ou  par  celle  des  boutures, 
à  laquelle  il  se  prête  difFiciiement,  M.  Bonafaus  greffe  ce  mûrier  d'abord 
&ur  les  boutures  du  mûrier  des  Philippines  d'une  année ,  recépées  à  un  ou 
deux  pouces ,  «u-deMus  du  sol ,  et  en  McUAd  fien  inr  les  tiges  retranchées 
de  ces  mêmes  boutures  et  coupées  per  morceaux  de  7  à  8  pouces  qu*il 
plante  immédiatement  après  les  avoir  prcffées.  1!  obtient  ainsi  dans  une 
année,  des  tiges  de  cinq  à  six  pieds  de  longueur, sur  trois  à  quatre  pouces 
de  circonférence. 

cuns.  —  Du  sulfure  de  carbone i  par  M.  J.-P.  CuuEaBE. 

(Goinmigsnres»  MM.  Chevreuil  Dumas,  Robiquet.) 

Le  mémoire  de  BI.  Ctawid»  est  la  première  prtie  d'un  tnrail  étend» 
sera  ewoesaivemeiit  soami»  k  l'euamen  de  l'Académie. 

&BCTIJBB8-. 

AHALTSC  UAtmiiunQOS.  — •  Note  sur  la  loi  des  grands  nombres;  par 

K.  FoiBsov. 

«  Dans  le  préambule  que  j'ai  lu  il  y  a  quelques  mois  à  l'Académie  (i)., 
de  l'ouvrage  sur  la  Pr<AabiUté  des  Jugementt  «riminds  dont  je  m'occupe 
actuellement,  j'ai  considéré  la  loi  detgrwids  nombres  comme  un  lait  que 

nous  observons  dans  les  clioscs  de  foutes  natures.  Les  exemples  variés  que 
j'en  ai  cités  ne  pouvaient  laisser  aucun  doute  sur  sa  généralité  et  son  exac» 
titude;  mak  tu  aon  importance,  il  était  nécessaire  d'en  découvrir  le  prin- 


(0  CÊÊtfin»  mmàs»  hebiemmàmins.  M  l",  fa«s  49S. 


(  378  ) 

cipe ,  et  de  la  démontrer  directemeut.  J'y  tuia  en  effet  parvenu  «  ainsi 
qa'on  le  vem  daoa  cet  oimvfe»  dont  l*iinpreaiiiOo  va  bientAt  commencer; 
et  l'objet  prindpal  de  cette -iittte'esttraii«»6aé''eè^ulut  qui  me  «emble 

devoir  intéresser  les  géomètres. 

«On  ne  doit  pas  confondre  cette  loi  générale  avec  le  beau  théorème 
dû  à  Jacqne»  llahioiâli,  -qdi  ea 'HÉittln^  ooiiBne  'on  «ait,  la  démonstra- 
tion pendbMnit  yiiigt  «miles.  Diaprés  ce  AéorèaM»  ka  événemoits  arrivent 
à  très  peu  près,  dans  une  longue  série  d'épreuves,  proportionnellement 
à  leurs  probabilités  respectives;  mais  on  ne  doit  pas  perdre  de  vue  qu'il 
suppose  ^ue  ces  chances  demeurent  constantes;  or,  au  cuutrairu ,  les 
clûncaa  dea  phénomines  fhpiltpm  et  des  cfaosce  mondes,  varient  pres- 
que toujours  cwitinuellement  sans  Micooe  r^ilarité ,  et  aowcfnt  dpne  une 
grande  étendue;  cependant,  une  observation  constante  nous  montre  que 
pour  chaque  nature  d'événements,  le  rapport  du  nombre  de  fois  qu'ils  ar- 
rivent au  nombre  total  des  épreuves  est  aanaiblement  invariable,  quaaud 
joes  nombres  sont  tris  gmi>^  de  sorte  4ne.ce  rapport  paiaitAonve^S^ 
à  mesiire  que  ces  nombres  augmentent  encore  davantage,  vers  une  gi*an- 
deur  spéciale  qu'il  atteindrait  si  les  épreuves  pouvaient  être  prolongées  à 
Tinfim.  Cest  aussi  oe^  tt  ifaliPri»'  dénwntre  rigonreosemwit,  sans  îêêê» 
aucune  bypotbèse  sur  la  loi  de  variation  des  chances ,  et  indépendamment 
de  la  nature  des  choses,  morales  ou  pbysiciucs.  Quaiul  on  considère  l'irré- 
gularité des  chances  etkurs  variations  plus  ou.  moins  grande»  pendant  une 
longue  série  dtofaaervalionSa  la  constance  ^ëea  nppocls  obsorsia  «aAM«ks 
grands  nombres  pour  chaque  sorte  d'événements  «  peut  paraître  une  diose 
surprenante  que  l'on  est  tenté  d'nttribuer  à  quelque  cause  générale  et  sans 
cesse  agissante;  mais  la  théorie  £sit  voir  x|ue  cette  permanence  est  l'état 
naturel  des  choses ,  qui  se  maintient  de  lui-même  sans  le  accours  d'au- 
cune «aua»étrangère,  et  qui,  au  contraire,  anMit  basoibpMir  ahHiflSr, 
de  l'intervention  d'une  pareille  cause.  On  peut  comparer  cet  état  au  rcpos 
des  corps  qui  subsiste  eu  vertu  de  la  seule  inertie  de  la  matière,  tant 
qu'aucune  cause  étrangère  ne  vient  le  troubler. 

a  Tour  donner, 'par  nn'  exemple-  simple,  «nè'idér'pridse  de^la'Af* 
férenee  qui  existe  entre  la  loi  des  grands  nombres  et  le- théorème  de 
"Jscques  Bernouilli,  je  suppose  que  l'on  projette  aooo  fois  de  suite, 
une  même  pièce  de  5  francs,  et  que  l'une  des  faces  arrive  1100  fois 
êt  -hiutre  900- fois  rb'dianoeiweonnne,d  pgrAnf^'de'Fanivée  idtf  rune  ou 
l'autre  de  ces  deux  faces,  est  ici  invariable,  pilimuMIii  dépend  da  la 
constittttion  phprsique  delà  pièce  ^  n»  chaagsjpai  piniant  leaépream ; 


(  379  5 

A  vnflt'  donc  du  IhénilM  éM  ptfiif  céndlfM  ipÊs  dnffift  '  est 
à  pOB  fi  pour  l^iiie  4«s  fine*  «t.A  P«U'  IVmm^  «t  pour  en  con- 
clure que  si  l'on  ri'pèle  ces  épreuves  encore  un  très  grand  nombre  de 
lois  avec  la  même  pièce,  la  première  fece  arrivera  à  très  peu  prés  ^ 
de  oe^jMMnbr*  de  fois,  et  k  seooBde  ^.  IMe  A  l'on  projette  rae- 
ceuivonent  aooo  pMoet  de  5  frtMn  diflérentes,  la  chanoe  de  dncone 
des  deux  fsces  ne  sera  sans  doute  pas  la  mémo  pour  toutes  ces  faces  , 
et  le  théorème  de  Jacques  BernouiUi  ne  pourra  plus  s'appliquer;  néau" 
noins,-  li  l*ime  éé»  iaces  arrive»  (kNIr  fiadir-te  UMea,  laoo  Mset  l'antn» 
.  8oo ,  on  oondaia  de  k-lei  dytfUliiidfc  liuifclUi— l  <|we  dans  une  nouvelle 
rie  d'un  très  ^rand  nombre  d'épreuves,  faites  avec  des  pièces  de  5  francs 
de  la  même  fabrication  que  les  premières  et  à  la  même  effigie,  ces  deux 
ùkcm  arriveront  encore  des  non^Nres  de  Soi»  qfâ  seront  entre  eux  à  feit 
pea  p«ée  eoeame  ta  et  * 

»  Cet  exemple  matériel  est  une  knage  de  ce  qui  se  passe  dans  les 
«boses  morales,  considérées  indépendamment  de  la  nature  de  leurs  causes , 
<ei  seulement  quant  à  leurs  effets.  Dans  les  jugements  criminels,  par  exem- 
ple, la  condiwii»aHeh  et  raefninaneiitde  raecoeé  entdes  chanoM  ^  «a- 
cient  d'un  prêtée  à  un  autre,  de  même  que  les  Chances  des  deux  &ces  des 
pièces  (le  5  francs,  chansrent  d'une  pièce  à  une  autre.  Or,  cela  n'empcche 
pas  que  dans  des  nombres  très  grands  de  procès,  le  rapport  entre  le  uom- 
kce  deeae^llliliÉ6Mllet*ÉihliÂn  cciidaiiiiialioBa  tie  soit^pett  prèi  inva— 
jriable,  aussi  bien  que  le  rapport  eatre  les  nombres d'arriiWMeadcux  faces 
de  pièces  différentes.  Ainsi,  pendant  six  années  consécutives  que  la  lé- 
gislation sur  le  jury  n'a  pas  <:laaogé  en  France,  le  nombre  des  acquitte- 
aaeMti«  été  anmHll«ae«t««39,  tiroeaMfeB,  du  nombre  des  aceatéa  :  ane 
aaaie  ieia  il  t'est  âevé  à-o,4o,  et  une  seule  fois  il  s'est  abalMé  A  o,38.  II 
a  changé  ensuite  avec  la  législation.  En  Belgique,  depuis  le  rétablisse- 
ment du  jury  vers  le  milieu  de  i83i,  ce  rapport  a  été  0,4 o^^o,  0,39, 
poar  les  trois  années- i83a ,  i833,  i834-  Auparavant,  U  était  naohidre 
de  plus  de  moitié,  et  ne  s'élevait  qu'à  environ  0,18.  Les  tribunaux  crirai» 
nels  qui  jugeaient  sans  l'intervention  des  jurés,  étaient  composés  de  cinq 
juges,  et  pouvaient  condamner  à  la  simple  majorité  de  trois  contre  deux. 
*8nt  dix  aeensés ,  ik  en  coodanmaient  hnit,  an  Ken  dealz  que  le  jury  coih 
damne  aujonisd'hui.  On  peut  CMeultei*  anr  oe  point  les  OMfMer  ginémmt 
fie  F  administration  de  la  justice  criminelle  en  tt^fm ,  réceHHHfnt  fdtiMt 
jpar  le  gouvernement  de  ce  royaume.  » 


55 


CUMÎou  s'est  élevée  dans  le  &ein  ào  l'Acadénue,  an  sujet  (les  appltc»' 
tiwBs  du  caldul  «Its  praiMbililés  à  6m  gMilia—  àm  aMmle  moimL 
MM.  Poinsot,  Dupin,  Navier,  ont  «HMMivwuat  pris  la  par«le.  Toki 
r^tiuné  tmtkux  des  OfiaÈm»  énaMév  par  «m  tpai»  aMdteikiim^ 

0  Le  «M  des  proMiOité»  demies  efaesee  ■irnlii,  titks  cpnies 
»  jogeoMMasdes  tribuMOK^ou  IssweUsdesessemMées.fMuettàif.  Poinsot 

»  une  fausse  application  de  la  science  matLématique  ;  il  pense  c^u  on  n'en 
»  peut  tirer  aucune  conséqueoce  q/ui  puiise  servir  à  perCactionuer  ks 
a  dédakmedet  Imnaei.  SniM  H.  Lepliee  Itfi  min»,  in  Aéene  ém 

•  qtiavec  les  mêmtS  données  deux  personnes  trotwent  des  résultats  différents, 
»  surlolU  dans  les  ^ptestions  très  comj^Uquées ;  d'où  M.  Potnaut  pourrait 
»  coMiare  que  U  théorie  des  yrateWiiés  eit  etdéiicete  qu'il  «sk  très 
»  probable  que  ks^  géomètres  se  toewp— t  eeweH  deas  eetts  euelyse; 
a  de  sorte  qu'après  avoir  calculé  la  probabilité  de  l'erreur  dans  une  cer* 
>  taine  chose,  il  faudrait  calculer  la  probabilifé  de  l'erreur  dans  son 
«  calcul.  Cette  idée  seule  d'un  calcul  «pplicable  «  des  diascs  où  se  mè- 
a  IcM  taeliMBièMi  iMyerfaUes» l'ig^ww  et  Je»  peaiene  de»  keanRs, 
s  pouvait  &ire  une  illusion  dangereuse  pour  quelques  esprits,  et  c'était 
»  surtout  cette  considération  qui  avait  déterminé  M.  Poinsot  à  prendre 
»  un  moment  la  parole  sur  une  questioo  si  peu  géométrique,  m 

• 

Ottmfatmns  de  M.  Ch4Bu«Di»w.— •Molre'confrèreJi.  Maeoa  efieilk 

nous  assurer  qu'en  réunissant  un  très^nd  nombre  de  jugements  par  jn> 
rés,  les  dispc<»portioas  qu'on  peut  lemarquer  sur  de  petits  nombres  entre 
4ee  aoiBitlenieuis  et  les  eeodaMMlioMt  diadwMHt  «t  aVIfaffnt,  pour 
aio^  dire ,  indépenduMMBl  de  touN»  decoMlncee  eeeialee. 

•  ▲cet  égard  je  fais  une  première  observation  :  plie  est  relative  aux  dilCé- 
resces  énormes  entre  les  acquittements  et  les  oondainnatioa»  par  les  jtirye 
actuels  et  per  les  jurys  du  tribunal  TévolulioBnMre. 


sentent,  d'après  les  nombres  mêmes  rapportés  par  notre  savantaOdWfAf 
39, 40  et  4  <  Acquittements  contre  6i ,  60  et  59  cunda  m  nations. 


slfaia  ce  qu'il  y  a  déplus  reiDarquaye<akde|iliii  d^lMU»»«lNtcpM 
les  aoqtiltteme&ts,  qu|,  dans  le  principe  du  tribunal  «évointionnaire,  étaient 


ar.mii|  wi  4t»  aiqtdl- 
lœ  irilttRiauK  aotaeb|ii^ 


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(  3«»  ) 

fbns  une  proportion  Leaacoup  moîns  porift»,  diniinueut  à  mesure  que  îe 
nuiubre  des  jii^eœente  alimente,  ^uoiqièe  lea  cbuioM  <io  composition  lUi 
j  ury  rmtÊÊtt  ht  méwHi 

.  M.  PoÏMOo  Téprad  qaH  â  ■tiMiiHif  «0  «m;        «  tranvé  |mir  la  pro* 

portion  des  acquittements  aux  condamnations  sur  un  très  grand  nombre 
de  jugements  deux  racines  d'une  équation  -.  la  première  qui  convient  aux 
temps  et  aux  cas  ordinaires ,  la  svcoad*  qni  coovieDt  aux  temps  et  aux 
«McactnMKliMires,  tdsque  le  tempe d« k  t«>rear  et  le  cae  datribunel 
rérolotioniiaire. 

B  Je  ferai  remarquer  à  l'Acadérnie  qu'entre  les  cas  d'extrême  terreur 
et  ceux  d'une  sécurité  parfaite,  l'état  social ,  dans  ses  phases,  nous  offre 
«ncôeMhrement  «eue  les  degrés  utennédieiree  dHnttosrité  et  d'inti- 
liaidation. 

■  Voilà  Jonc  une  vflste  série  de  causes  qui  tendent  À  changer  trè» 
notablement  la  proportion  des  acquittements  aux  coudamuations, quel  que 
loit  le  nombre  dce  aocoeés  de  chaque  époque. 

■  Encore  une  antre  observation.  U  est  des  administralioiMMnbragniaea 
et  susceptibles,  qai  se  font  un  système  démultiplier  les  mises  en  accusation. 
£h  bien  !  toutes  les  fois  qu'il  n'y  a  pas  terreur  exercée  par  le  pouvoir,  le 
jury  réagit  en  aeès  contraire;  non>aealenient  il  ion^oente  les  ôilpabitttéa 
iégères,  mais  par  analogie  il  répugne  à  condamner  lea  délits  graves.  Âini| 
dans  ce  c^ns  encore,  plus  le  nombre  des  jugements  s'accroît,  et  plus  la  pro- 
portion des  acquittements  aux  condamnations  devient  considérable.  La 
disproportion  peut  nÀne  aller  n  kin  que  Tadannlitralion  raeourre  à 
des  lois  d'eseeption  pour  retirer  au  jury  des  causes  d'une  certaine  na- 
ture, et  pour  changer  Ics  pToportiotts  du  vole  et  ses  «onditions  de  se> 
cret  ou  de  publicité. 

»  Comment,  je  le  répète,  an  nitteu  dt  dianoes  si  variables  et  de  cir- 
comsiances  al  puimiBitTn  ,  comment  peut«on  e^»érer  d'arriver  à  des  pro» 
jfortions  limites^  qu'on  pourra  regarder  avec  quelque  fruit  comme  des 
moyens  termes  à  prendre  pour  base  de  raisonnements  quelconques?  enfin 
lorsque  de  larges  séries  de  cas  particuliers  pourront  s'écarter  très  conai- 
dfcablsaast  de  iMm  llmUst  à  yoi  aewirant  em  teiBiap  moyena,  et  quiMm 
conséquences  appBcables  peut-eo  espérsr  dTen  dédmre  ? 

>  M.  Poisson  nous  a  fait  remarquer  que,  dans  le  midi  de  la  France,  la 
proportion  des  acquittements  aux  condamnations  est  certainement  moin* 
dre  que  daue  la  nmd» 

Bar  «OMiqMac,  s'aupéiSit  4MiMMM«iil  sur  lea  dao  parties  du 

51. 


(  38a  ) 

royaume,  il  arriverait  ponr  de  très  grands  nombres  à  des  proportions  li- 
mites qui  différeraient  très  sensiblemeut ,  quoique  la  composition  et  le 
mode  d'opérer  du  jury  soient  îdentii^lflNHte  1m  deent  paiiiet  de  Ih  Fhmoaw 
a  Et  s'il  prend  la  Fraafit  oMtère,  il  va  trouver  une  troisième  fmqpdr» 
tioji  limite  qui  ne  représentpra  ni  le  nord  m  le  midi,  mais  un  moyen 
terme  idéal  :  cei^es,  telle  n'est  pas  l'idée  <^u'ou  peut  se  former  d'un  terme 
final  vers  lequel  gravilani  1m  télUloié-dn  Ion»  Im  jurys  d'un  pays.  » 

M.  Navier  demande  i  préaenter  qaelqma  remai^ua  rdativemeni  it 

la  distinction  que  l'on  a  semblé  établir  entre  ies  BâU  oaturets,  dont  oa 
regarderait  les  uns  comme  étant  assujettis  à  des  lois  invariables ,  et  les. 
autres  comme  étant  entièrement  fortuits  et  accidentels,  et  par  suite 
comme  ne  pouvant  donner  lien  à  dm  inrestigaïkma  fondées  80r  de»  mi- 
thodM  rigoufeosei.  >  IL  Navier  peoM  qpie  les  biu  de  toute  Mpipe  soc 
lesquels  peuvent  porter  nos  observations ,  et  même  les  faits  politiques, 
ou  judiciaires  dans  lesquels  iutervieuueut  les  passions  çt  les  intérêts 
humains,  dépendent  également  de  lois  déisnïnnéM  et  snbsisiantM^ 
fondées  sur  la  nature  de  l'hoinrae.  Ce  principe  étant  admis,  on  en  con/> 
dura  nécessairement  que  l'observation  attentive  et  régulière  des  faits 
peut  donner  des  lunu^s  suc  des  événements  à  venir,  eo  mettant  en 
évidence  k»  effets  da  Itria  dont  il  s'agit,  et  eondnire  i  éliblir  dM  ré», 
snltats  auxquels  on  pourra  acoorder  un  certain  degré  de  confiance,  doiit 
le  calcul  des  probabilités  a  surtout  pour  objet  de  doimer  la  mesure.  La 
plupart  des  objections  que  quelques  personnes  présentent  contre  ce 
calail,  tiennent  d'ailleurs  k  ce  qu'elles  supposent  que  l'on  prétend  par 
son  moyen  être  en  état  d'aaaigner  que  tri  on  tel  événement  aura  Ueo.; 
tandis  que  les  résultats  auxquels  le  calcul  des  probabilités  conduit,  ne 
consistent  jamais  que  dans  l'évaluation  des  diverses  probalvlités  qui  ap^ 
partieanent  respectivement  à  plusieurs  événements  prévus,  et  dont  la. 
possibilité  est  admiae.  • 

véaâmm*       Masplicatiom  au  sujet  de  ftmftijuii  'A  ^j/fi  ptr 
.    Jf.  GnoffMt-âAun-HttMiM^ 

•  Le  vomiiWMi»nt  d*«i  «nbcyoa  par  un  jeune  garçon  mt  wi  Mt  laiqua 
dans  les  annalM  de  la  scteuM,  et  tellement  paradoxal  que  1m  deux  enqnélm 
cUe»-mémMitqui  fiirem  fiùaaa  avec  iMtt  do  aein  à  Sjrm  et  h  Uniplie^  «i 


(  383  ) 

i834  (i),  ne  su fiisenl  peut-tire  pas  à  lever  tous  les  cloutes.  M.  Ceoflroy- 
Saint-Hilaire  a  donc  pensé  qu'il  importait  de  soumettre  le  fait  à  une  discus- 
sion nouvelle ,  et  de  l'éclairer  des  lumières  que  peuvent  fournir,  soit  sa  com- 
paraison avec  les  faits  qui  ont  avec  lui  le  plus  d'affinité,  soit  surtout  la 
dissection  de  l'embryon  de  Syra,  que  M.  le  docteur  Ardoîn,  médecin  fran- 
çais, établi  en  Grèce ,  a  lait  parvenir  depuis  peu  à  M.  Geoffroy. 

»  En  attendant  les  résultats  delà  dissection  délicate  à  laquelle  est  pré- 
sentement soumise  la  pièce  anatomique  envoyée  de  Syra  ,  et  par  laquelle 
sa  véritable  nature  ne  peut  manquer  d'être  dévoilée  avec  toute  certitude, 
M.  Geoflroy-Saint-Hilaire  réunit  et  compare, dans  son  mémoire,  un  assez 
grand  nombre  de  faits  qui ,  sans  être  semblables  atj  cas  de  Syra ,  puisqu'il 
n'y  a  eu  vomissement  dans  aucun  d'eux  ,  ont  du  moins  avec  lui  des  ana- 
logies plus  ou  moins  prochaines. 

»  Ces  faits  sont  de  deux  ordres.  Les  uns  sont  tous  ces  exemples  d'inclusion 
d'un  embryon  dans  un  autre  sujet ,  souvent  dans  un  sujet  mâle,  que  les  au- 
teurs ont  tour  à  tour  compris  sous  les  nom  de  dupUcUè  monstrueuse  par  in- 
r.lusion ,  (Tintrqfœtation,  de  grossesse  congàniale,  etc. ,  et  dont  l'exacte  con- 
naissance est  surtout  due  à  llimly,  à  Hergenroethcr,  à  M.  Ollivier  et  à 
M.  Dupuytren.  Le  rapport  étendu  et  devenu  célèbre ,  qui  fut  fait,  en  i8o4 , 
par  ce  dernier  à  la  Faculté  de  Médecine ,  sur  le  cas  présenté  par  le  jeune 
Bissieu ,  est  l'un  de»  travaux  qui  ont  le  plus  contribué  à  fixer  l'attention  des 
physiologistes  sur  la  monstruosité  par  inclusion.  Le  cas  du  jeune  Bissieu 
est  aussi  l'un  èe  cettx  qui  offrent  le  plus  d'analogie  avec  le  lait  de  Syra  ;  car 
il  s'était  établi  une  communication  entre  le  kyste  abdominal  renfermant 
l'embryon  accessoire ,  et  le  canal  alimentaire  du  sujet  principal ,  ainsi  que 
put  le  faire  soupi^onner  pendant  la  vie  la  réjectiou  anale  de  cheveux  et  de 
quelques  autres  débris  de  l'embryon  inclus,  et  comme  il  fut  démontré 
après  la  mort  par  une  autopsie  faite  avec  beaucoup  de  soin. 

B  M.  Geuffroy-Saint-Hilaire ,  après  avoir  rappelé  succinctement  ces  cas 
d'inclusion ,  déjà  depuis  long-temps  admis  dans  la  science ,  fait  connaître  un 
autre  ordre  de  &it5  presque  entièrement  négligés  jusqu'à  présent  par  les 
auteurs.  Ceux-ci  s«  rapportent,  non  plus  à  l'inclusion  d'un  embryon  dans  un 
autre  sujet,  mais  à  b  coexistence  dans  le  même  œuf  de  deux  sujets:  l'un 
très  petit ,  comprimé ,  atrophié  et  comme  écrasé  par  l'autre;  celui-ci  de  vo- 
lume et  de  conformation  ordinaires.  La  liaison  des  faits  de  ce  second  onire 
avec  les  premiers  est  facile  à  apercevoir,  l'inclusion  d'un  foetus  dans  un  autre 


(t)  Vejn  ptgfi       le  Compm  rendu  de  la  létnce  du  8  f<!Trier  Lâ3& 


(  384  ) 


-<;iipposant  nécessairement  pour  première  cuiithlion  une  irc&  grande  laéga- 
litc  dans  le  vulunie  des  deux  frères. 

a  Ce  fut  en  i8a8,  dans  un  voyage  que  M.  Geoffroy  lit  dans  le  midi  de  lu 
France,  que  son  attention  se  fixa  pour  la  première  fois  sur  ces  embryons 
atrophiés  que  l'on  trouve  quelquefois  dans  l'utérus  avec  un  sujet  norma- 
lement développé.  On  lui  donna  ii  celte  époque  lui  fœtus  humain ,  dessé- 
ché ,  comprim  é,  arrêté  au  volume  d'un  embryon  de  (juatre  mois.,  mais  qui 
parut  à  M.  Geoffroy  devoir  ces  apparences  à  lu  compression  que  lui  aurait 
lait  subir  son  frère  jumeau,  normalement  développé  ,  et  né  au  terme  ordi- 
naire de  la  gestation.  M.  Geoffroy  pensa  que  si  de  tels  cas  étaient  très  rares 
dans  les  annales  de  la  science,  ils  pouvaient  ne  pas  l'être  autant  dans  la  na- 
ture, et  il  pria  madame  Legraud  ,  sage-femme  en  chef  de  la  Maternité,  de 
donner  plus  d'attention  qu'on  ne  le  fait  communément  aux  annexes  du 
foetus,  presque  toujours  détruites  sans  examen  et  au  moment  même  de  la 
naissance.  Les  prévisions  de  M.  Geoffroy  n'ont  pas  été  trompées;  car  l'exa- 
men auquel  madame  I>egrand  a  bien  voulu  se  livrer  sur  son  invitation  , 
lui  a  fait  trouver  jusqu'à  six  exemples  de  cette  remarquable  coexistence  de 
deux  jumeaux,  l'un  ayant  parcouru  régulièrement  toutes  les  pliases  de  son 
évolution;  l'autre  desséché,  comprimé,  arrêté  dans  l'une  des  premières 
périodes  de  son  développement. 

a  Ces  faits  ne  sont  pas  seulement  intéressants  par  l'application  qui  peut 
en  être  faite  à  la  difûcilp  question  de  la  monstruosité  par  inclusion.  Ils  ten- 
dent à  prouver  que  si  les  naissances  doubles  sont  rares  dans  l'espèce  hu- 
maine, les  doubles  conceptions  le  sont  beaucoup  moins,  mais  qu'il  arrive 
dans  certains  cas  à  l'un  des  deux  jumeaux  d'être  étouffé  par  l'autre,  et  ré- 
duit à  un  si  petit  volume  que  le  plus  souvent ,  au  moment  de  la  parturition, 
il  passe  inaperçu  avec  le  placenta  et  les  autres  annexes  du  fœtus.  » 

L'Académie  se  forme  en  comité  secret  à  4  heures  un  quart.  À. 


Digitizc 


(  385  ) 


■oiUTin  BnuocRAPBiQUB. 

L'Académie  a  reçu  dans  cette  séance  les  ouvrages  dont  voici  ic&  titres  : 
Comptes  rendus  hebdomadoins  des  âémeei  de  f^cmlàmie  des  Sciences  f 

i^p-huU  Curies  fiùssuU  parUe  dk  quatrième  volume  A  Pilote  Fnsn- 

çais;  publiées  par  le  Dépôt  général  des  Cartes  et  Plans  de  la  Marine. 

Note  sur  la  Plantation  des  Mûrists  blancs  faite  en  1 60 1  j  par  M.  H&jiicmt 
DE  Thort  ;  iB-8*. 

Extrait  du  rappmt  sur  le  Oanteurs  pour  dès  ouvrages,  des  ménaires 
et  des  observations  pratiques  de  Médecine  vétérinaire,-  par  M.  Huzaro  père.; 
brochure  iii-8".  (Extrait  des  Mémoires  de  In  Société  Âgricuilure.) 

Septième  Notice  sur  les  Plantes  rares  cultivées  dans  le  Jardin  de  Genève^ 
jmtMH.  Ado.       «t  Ai»,  us  GâinMiiEt.B;  in-4*. 

Instructions  for  making  and  r^istering.  mMorolo^ealeUenwtiensin 
Southern  Àjrica  ;hy  î.  HsBSCHeL;  in-S". 

Leçons  de  Chimie  éUnuntairei-  par  M.  Girabdih  ;  1 6 —  1 Ô*  leçoo ,  in- 1 2. 

Deseri/êiifeandiBststniied  Ontâlegm  of  the  phjrsiologiesdseeies  of  cent' 
panUve  mtUomjr  eontained  â»  tke  Muséum  of  Ûte  Odiege  efSwgisesuf 
TOl.  5,  partie  i**-,  T.ondres,  iii-4". 

Géométrie  sans  axiomes,  5'  édition  ;  par  M.  T.  Fssbohkt  ToMnM ;  ira-- 
iluit  de  FangUas  par  M.  Vaa  Tsmag  ;  in-8*. 

Fbjragféensflndef  parTSk  T.  JAOQOuKwr  ;  7*  lÎTraiMNi , 

StdiasàBuffôn.  Insrctps tome  i",  et  1'*  et  a*  livraison  dm  pUttches. 
(M.  Daméril  rendra  un  compte  verbal  de  ce  volame.) 

Bulletin  de  la  Soeiéti^  int&atrielle  d Angers i  a*  a,  7*  année ,  in-ô". 

MéMàtesês  Im  SadM rejraler des  Sèteneesj  BeUeS'teltrvs  et  Arts  dé- 
Nancy  ;  1 853  —  1 854  ;  in-8». 

Annales  de  la  Société  d Agriculture,  Arts  et  Commerce  du  départane» 
de  la  Charente;  tome  t8,  n*  i". 

Arddms  générais  d»  Mê^kebseg  J'ssvnai  eomplànentaife/  knae  ro 

Extrait  des  Amtobs  de  la  Seciété  mlemolegifu  de  Fhmees  toOM 
i855,iii-8». 
Thê  Jlhmmmn  Jmmuii  ri*  45g ,  ia-4*. 


{  38C  ) 

Annales  maritimes  et  coloniales  ;  par  Mfà.  Bajot  et  Pomiié;  d"  3,  at 
année,  mars  i856,irt-8*. 

Société  (f  Agriculture,  Sciences  et  Arts  de  Meaux  ;  publication  de  jan 
i'ier  i854  i835,  in-8*. 

Mémorial  encyclopédique  et  progrettif  des  Connaissances  humaines 
6*  année,  n*  65,  in- 8". 

Journal  de  Chimie  médicale ,  de  Pharmacie  et  de  Toxicologie  ;  w' 
tome  1 ,  i856,  inS". 

Gazette  médicale  de  Paris;  tome  4 1       i5,  i8S6,  in-4*. 

Gazette  des  Hôpitaux;  n-  ^5  et  44»  tome  10,  în-4*. 

Journal  de  Santé;  n*  157. 

Écho  du  l\fnnde  savant;  n"  i  ^  et  i5;  iD-4". 

La  France  industrielle;  V  année,  n*  i". 


COMPTE  RENDU 

DE  L  ACADÉMIE  DES  SCIENCES. 


SàUÊŒ  W3>  ÙSÊDi  '  1»  MIL  WHi 
PKltelPBlICE  9B  M;  Ch.  BOKir. 


QOBEKSPONDANCE. 

M.  Daèreuil  se  déclare  r.iuteiir  du  paquet  caehcfé  anon^/ne,  adressé 
dans  la  séance  précédente.  CoiiformémeKt  aux  uMge»  de  l'AcadéiAie, 
M.  Dabrèrti  a&n  <u¥il»  à  wiojw  u» œoad'paqf^et'OMltPlé  eVji%N#>  i|ai 
restera  joint  au  premier  jWHpi^  w  qoll  iolt>|M«eÉdé  à  leur-  oavertwe. 

•  M.  d»Bnèn  écrit  relativeoient  aux  malheurs  qui  peuvent  réenlter  des 
inhumations  trop  précipitées.  Il  désirerait  que  le  délai  de  quarante-huit 
heures,  qui,  dit*il,  a  iteu  en  Angleterre  et  en  Bavière,  (ut  adopté  en 
Fimce^  tm^\»filètMlÊMmmmBlMfm  mfÉÊ»,  et  q[u'il  n'y  ftH^rfrît  d'ez- 
oeptkNi  «une  ponr  les  cai  où  Je  médeciB  cha^  d*iiiipeeler  les  corps 
dédderait  que  ce  déUn  'dmt  <Cre  abrégé. 

VU  Verdot  demande  r»  retirer  un  mémoire  qit'il.  a  présenté,  eu  i834'  sous 
fel  titre  :  Système  du  monde;  et  il  adresse  en  même  temps  ua  nouveau 
iqémoire  sur  le  Ga»^i^<ata-  de.  Prowenca.  {^^4^*  pUapre^l'articiB  des  Mém 

H.  Gpfatotf  signale  phijiB«»  véÊélÊÊlItfim'wiêmSt^éë  IM^a—niip 
Mûri  iwr  la'  uwuutfiiftwv  laWi»  -yt'  atiaqpw  Wfmtè  soie.  ■  • 

C  a.  iSM:  I»  aamifM.  56 


(  388  ) 

M.  FréviUe  présente  un  instrument  de  trigonométrie ,  inventé  par  ft  ii 
son  père.  MM.  Lacroix  et  Mathieu  sont  priés  d'examiner  cet  instrument. 

irfiWiiM.  '—Lettre  de  M.  Joitod  concernant  l'eirqdoi  de  la  créante  contre 

ia  p/uitie  pulmonaire, 

(GonmiMdNt,  MM.  Dumiril,  n»ffnàlt,  DouMa.)' 

Toid  l«  procédé  propoti  par  M.  hmod^  pour  r«aiiploi  de  b  «éoeote. 

U  place  un  petit  flacon,  bouché  4  l'émeri,  et  contenant  de  la  créo' 
sole,  près  du  lit  du  malade.  L'odeur  qui  s'exhale  de  ce  flacon ,  même  sans 
ôter  le  bouchon,  est  assez  torte  pour  remplir  les  intentions  du  médecin, 
dans  les  caa  oà  41  faut  néiager  l'irritabilité  de»  pournow;  et,  loraque 
llntanaité  de  la  n^ieur  doit  être  angneiiiée,  il  auffit  tfangnenter  pro- 
greisiTeaMnt  la  dose  de  la  eréaeote.- 

tmaeien.'- Lettre  de  M.  HiiMnar  eitr  les  dffemMe  de i»  uUUe, 
(Oonmiiasioa  pour  la  question  proposée  sur  VorAepédle.) 

M.  IbtaUfert  commence  par  rappeler  que  la  base  du  traitement  mécB* 
ulqne  adopté  par  la  pl  u  part  des  orthopédistes,  contre  les  dilibnuités  de  la 
taille,  a  long-temps  reposé  sur  Textenuon  opérée  aux  extrémités  de  la 
<X>lonne.  Il  affirme  ensuite  que  les  pressions  latérales  ou  verticales  à  l'axe 
de  la  colcmne,  moyen  très  préférable,  dit>il,  à  l'extension ,  sont  mises  en 
pratique  par  lui  depnia  la  fimdatioa  de  son  étabUsasment  de  Mbriqjn  et  il 
réelsBM  la  priorité  d'Invention  de  oeuè  néthode. 

oaraoréoiB. — Letire  de  M.  JuLfis  Goiauc  sur  une  ttouvelle  méthode  de 
tmilw  les  piedt'àots  ehe*  les  et^mb. 

(  Commission  pour  la  question  proposée  sur  Vorthopédie.  ) 

Cette  méthode  consiste  dans  l'emploi  du  pifttre  coulé,  en  rempjsco* 
Vient  de  toute  espèce  d'appareil  contentif. 

«  '  Lies  membres  qui  sont  le  siège  de  h  diflorinité,  dit  M.  Jules  Guérin» 
i  ayant  été  préalablement  enduits  d'un  corps  gras  et  recouverts  d'une  bande 
if  de  flanelle  roulée,  sont  assujettis  et  suspendus  sur  des  fils  transversaux, 
»  dans  une  gouttière  en  bois.  Je  soumets  ensuite  les  pieds  à  des  tirages  Uté- 
».  rai»dise6|aaaantoppoaéa,(|ni  ont  pour  bot  ^  pour  rfaidttt  de  prodidre 
>  une  torsion  et  un  renversemantdanaun  aana  oontraife  àk  toMion  «tau 


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(  389  ) 

»  reuveracment  existants.  Je  coule  ensuite  du  plâtre  autour  du  membre,  qui 
»  ett  mainlBna  fisenient  jusqu'à  ce  que  le  plâÂre  MitaoUilifié.'  Aniritftt  qu« 
>  eehd-d  est  passé  à  l'état  de  soiidificatkm  oomplèle,  j'enUf*  le  membre  de 
>-  la  gouttière  et  je  dégrossis  l'enveloppe  arec  un  couteau,  de  manière  à  ne 
»  laisser  qu'une  éource  de  3  à  4  lignes  de  pUtre  autour  de  la  jambe  et  du 
»  pied.GBpeiiMmeme9trenoaTéléBnefiibtaiaeleihiiit)Oiiii.  » 

M.  Jiufar  Oaérin  rend  omipte  des  résollett  quil  e  obtenu»  de  l*ein- 
ploîde  cette  méthode  sur  deux  enfants  jumeaux,  âgés  de  cinq  mois,  et 
offrant  chacun  un  double  pied-bot.  Après  sept  applications  du  plâtre 
coulé,  renouvelées  à  sept  jours  de  distance,  les  pieds  ont  repris,  dit-il, 
leur  eonJonmlion  normele. 

eaiKTTBGiE.  —  Lettre  de  M.  S^galas  sur  tate  cure  spontanée  de  la  pierre 
par  la  sortie  naturelle  du  corps  étran^r  {fait  qui  UU  aété  commumqui 
par  m  h  éiMteur  BmtAeo,  d»  SabU^Chamoml). 

«  Une  femme  de  soixante  ans  était  depuis  long- temps  sujette  à  des 
ardeurs  d'urine  et  à  divers  eulrei  aymptdmee  de  calcul  dans  la  vessie , 
quand,  «pfès  dat  douleafe  vitea  et  dea  eflbft»  «rèa. fonda  d*eiciélieai, 
elle  rendit  par  Turètre,  iiatureUemmit,.tÊm  le  aeooun  tfauom.i^ant 
mécanique,  la  pierre  que  je  joins  ici. 

SL  C'est  un  corps  ovoïde,  irrégulier,  de  a  pouces  et  demi  de  longueur, 
de  .1  pooqa  et  demi  d*épaiaaenr,  et  d'à  peu  près  t  pouce  troi»  quark  de 
lâigeur. 

»  Rugueux  et  d'une  couleur  blanchâtre  dans  la  plus  grande  partie 
de  sa  surfisce,  il  est  lisse  et  jaunâtre  â  sa  grosse  estrtoiité.  Près  de  cette 
estréiailé,  etàInKndiede  le  perlie  rugnenae,  ee  trouve  un  enfeonment 
eiroobire,  um  aoraede  collet. 

»  Cette  pierre  pesait,  à  l'époque  où  elle  a  été  expulsée,  en  idi6, 
3  ouces  et  demie  ;  aujourd'hui ,  elle  ne  pèse  plus  que  3  onces  3  gros  et 
demL  La  deartccaiton  lui  a  Ait  perdre  de  aou  poids,  et  prabebkaaeMaoiai 
de  aon  Tohime. . 

•  Sa  sortie  n'avait  donné  lieu  â  aucune  déchirure  apparente  de  l'urètre; 
mais  elle  fut  suivie ,  ainsi  que  cela  s'est  vu  presque  toujours  en  pareil 
cas,  d'une  infirmité  bien  pénible,  d'une  incontinence  etmrirtt;  celle-ci  a 
duré  jusqu*â  b  mort,  arrivée  étm  matm  phM  tard.  » 


50- 


(  390  ) 


htusmuu  ^  Lettre  de  M.  Bxaut  sur  la  struoture  des  bromes jfulinunaù  ta, 

M.  Bazin  présente  deux.  .pi:éparaùon&  Uu  pçuoKm  ^tuBMin  ckini  les 
brBnchM  font  injec(é«.Mi  mwoan, 

.  m  VvoÊàtàtkcm  piii|wr'iittohB|.oeUa.<|ttLa'eit.ii^tci<»..q^  WMrt<f»»« 
Alé&its  aur  ua. poumon  d'adulte ,  l'autre,  où  l'artère  pulmomÎM  fll-â»* 
jtCtéeeB  hleiit  et  b  veiue  eu  jaune,  appartient  à  un  poumon  d'enfant. 

>  Je  joins,  dit  M.  Bazin,  à  ces  préparations  deux  pUudLi««  ;ftur  l'uue  ou 
vc4t  I*  un  ruDUScnle  broocbique  du  poinDon  hanMiii,  groHi  d^envirou 
«o  diamètiies,  où  Toa  aperçoit  trèftscUùrement  Iw  dwjjmt.^mùûm  âjâm 
«éaisules  puhnon.iirfs.  La  môme  planche  présente  une  seconde  figure 
où  deux  ou  trois  terminaiapo»  i>ix>nabu^<»t  ou  vésicolea,  aoai  vuetavecun 
grossiMomentde  laodiMiiètm  eDTÎron.On  y  voit  très  bien  leianMtoiiKwes 
d^l'alère-MMo  la  vmne'pulmooaire. 

iî  I,n  seconde  planche  offre  la  peir»ture  très  exacte  de  plusieurs  prépa- 
rations du  poumoo  des  oiseaux  :  i*  du  Faieo  tinnionhis;  a*  du  Phasiant» 
gaU»;  3*  de  TAna» amer;  4*  ét  S^d»€ahlal«  livto. 

»  Je  possède  des  préparations  de  plaaieai««BAUMinrs  etée-phtrienra  ro-  - 
niinaots  :  elles  prouvent  que  le  symphatrque  et  le  fHieunDO -gastrique 
se  distriteent  indistineteineiit  aax  branelies  et  aiu  *vaiaaeaiu  pulmo- 
naires, a 


«  i/L.  Boij  de  îiaitUr^yinceiU  pnéaeule  k  ^9*  et  dernière  livraison  du 
»  Grand  Ouvrage  sur  la  Morie,  qui  a  été  ainsi  tcnninè  eu  quatre  années  1^ 
•..valuei*  Q-OHMpnniqw  an  nènatei^lapartie  Jail^irariapiion  de«et 
»  .ooiwfc  qui  a  MppDvt  à  lapart^Hnalituio  prieur  d«i  i'«xpédiiéou 
»  aiiifiilMmiMl  »  • 

wmàMltfiM,^  Mémoire  sur  Us  Mjrrsinées ,  les  Sapotéeset  les  embryons  pa^ 
ndlèles  au flan  de  tmnbiUcip«r  M.  Aueuna  oa  $ÂiirT-Hn.4iac.  {f^oyw 
,p^e  3350    ..  . 

I.'auteur  de  ce  mémoirr,  rempli  de  faits  et  de  considérations  qui  ne  sont 
pas  susceptibles  d'analjse,  établit  les  afEnités  qui  lient,  d'une  part,  \esmyr- 
sinées  aux  jmmtdaeées^  opinion  qu'il  avait  autrefois  émise  et  qui  a  été  re- 


,_^^Digitized  by  Google 


(391  ) 

pNidhiite  et  déveipppée  [>ar  divers  butanisteb,  «t,  de  l'autre,  IttmyrsméBi 
mil  ii^i uiiJuilO  ili<IÉ>»yimi|l<»li>  ni  uiJiri  quHl  laî  ifiiporiaifi«plai.d» 

démiÉntrer,  et  il  le  fut  pai^^lmiMnples  nombreux  et  des  ooaaidéraii^ 
que  fournit  la  structure  des  ôfamines  et  de  l'ovaire,  l/antcur  di&ciitp  les  af- 
fiartés  des  geures  dont  les  caractères  ambigus  rendent  douteuse  ki  plage 
4|a*ib  doivent  occuper  dans  l'une  on  raotre  6nUll&  .  ,<.  ttà'Aèi  'f^l  ti 
'  ^poskkm  yemlMy bufléads^lt  Qi ai—  ifail  >h  aaop«de.paHie  du  mé- 
riioirp.  Hnns  laquelleM.  yitigufteeieMlfUMiiairf'  s'attache  à  dénaontrer  l'ifD- 
portance  de  cette  considération  dstts'les'fenulles  dont  il  s'agit.  Cette  pnrtie 
dK'fllÉWrttite  ML  Auguste  de 8siM*ililatre  renferme,  en.  outee,  de  nom- 
m^lMSSWV&BÊK^KWnBlKPII&^snitnmyminÊV  voir 
«ioes  des  mynttties  et  pHimdaeéet. 

TisAMuraiB.  — ^iVote  remise  par  M.  Geofvkot  Sajut^Hii.auib,  et  ayant 

Mon  dernier  mol  mr  Cembfjon  de  Sjrra. 

u  J'avais  accepté,  commission  ou  miaien  qui  me  vint  de  pbysiotugwtes 
étrangers,' de  tftepeher-fcjdiireirh  qneetioo,  jtisquesloi»  trèaafahrauiUée, 
du  vomissement  prétendu  d'un  fcfctus  à  Syra.  €hi  dMiMât^è  «a  ftît  l'ori- 
giiie  d'un  cas  d'inclusion  abdominale,  dont  maîutMMinC  OM'  noonte  licail^ 
coup  d'exemples,  et  la  plupart  tenant  du  prodige. 
-  »  Ainsi  l'on  avait admb  dans  la  science  (Schurigt,  auteur  de  l'-olMerva» 
tion,  en  17S0)  le  rédt de  dAris ^on  l«Btwi|ni«^élalMt^t )«■>  tout  à 
travers  le  plein  d'im  des  oftiés  du  bas-ventre.  Mais  toutefois,  il  n^avait 
encore  jamais  été  question  du  rejet  d'un  frère  par  h  bouche  de  son  firme. 

»  Cest  cette  nouvelle  qui  se  répandit  à  Syra  en  id34-  fut  dennéa« 
affirmée,  très  circonstanciée,  et  attestée  par  les  téasoignages  de.deax  en- 
quêtes solennelles.  Ce  devenait ,  sous  l'enseignement  des  principes  les  plus 
avérés  du  calcul  des  probabilités,  un  fiait  certain  ;  deux  remarques  contre- 
disaient, les  règles  de  la  physiologie  réclamaient,  et  jamais  ua  fait  extra- 
ordinaire el  unique  n*entralne  tout  d*àbord  une  conviction  unanime.  La 
physique  non  plus  ne  com|M«ttd  rien  à  des  pierres  qui  tombent  du  ciel; 
mais  c'est  déjà  depuis  si  Inng-temps  que  l'on  croit  à  des  pluics  de  pierre, 
que  la  fréquence  de  ces  redites  sauve  les  apparences. 

»  Nous  n'en  mmums  point  Ui  au  sajet  da  vomissement  d'im  frère  par 
son  firire.  Je  le  répète  :  ce  serait  un  bit  uniqœ. 

m  Je  eraigotia  de  m'engager  dans  im  ordre  d'impotsibttités  dont  il  fiiut 


(  39»  ) 

éviter  rédat  dn*  la  nwrebe  anttère  dM  MÎMioet.  Ans  ptoimw  invitt- 
tiom  que  ja  Meenû*  de  m'ezpUquer  sur  ce  grand  njet  d'émoi  physiolo- 
gique, j'ai  répondu  :  Envojrez-moi  les  pièces  dont  on  arguë.  J'ai  fait  mieux  : 
comme  à  leur  première  inspection  aucune  forme  n'était  nettement  des- 
sinée, j'ai  foit  mouler  ces  pièces  «vmt  de  les  evaminer  et  de  les  détn^t 
pour  les  mieux  eppréder. 

»  Cette  étude  fiiite  en  conscience,  et  à  l'aide  d'anatomistes  du  plus  grand 
mérite,  je  ne  vois  rien  en  elle  qui  puisse  autoriser  les  prétentions  élevées 
sur  les  lieux  de  la  scène.  Il  n'y  a  ni  certitude»  ni  M^iitiase  anthentiellé  dam 
les  allfgf****"»*  niiiea  en  atant;  «t  mon  avia  e8t<itt11  finit  a*abalfiiir  dlm- 
crire  ca  pidtandu  iDmîMiMimt  firiw  par  eoB  frère'dMw  Ifsftitmde 
la  science. 

D  Nous  ne  voyons  là  qu'une  rénovation  à  bien  des  égards,  qu'une  nou- 
velle édition  de  rtifstoriette  da  la  daut  d'or,  est  Adm  qu'une  esplica- 
tion  qu'on  en  a  donnée  si  à  Timproviste,  et  sans  avoir  attendu  l'indication 
d'un  récit  préalable,  doive  demeurer  inscrite  dans  tin  des  Compas  rendus 
(le  l'Académie.  A  l'aide  de  cette  garantie  académique,  c'est  une  théorie  à 
se  glisser  inaperçue  dam  la  loienoe. 

»  Au  surplus,  je  ne  regrette  point  le  tmipa  qm  j'ai  employé  à  débrouil- 
ler les  mystères  de  la  communication  venue  de  Syra.  Le*  efforts  d'esprit 
auxquels  j'ai  dû  recourir  pour  accorder  tant  de  flonnées,  qu'enfin  je  tiens 
pour  inconciliables ,  m'oot  &it  réBéAir  aut  dinonanoes  organiques  ra- 
contées dam  ka  monograpldes  des  cas  d'indmion  aMoarimIa.  Je  las  crois 
présentement  smoeptibles  d'être  ralliées  et  embrassées  dans  un  travail 
d'ensemble.  On  a  beaucoup  parlé  du  fait  célébré  par  Dupuytren,  de  la 
mort  de  Bissieu,  frappé  aux  approches  de  son  âge  de  puberté  par  suite 
4lu  développement  de  son  jQOMan  inclm. 

»  le  repièndrai  ee  mjcjr.  » 


(  393  ) 

HÉHOmS  PIÉSBNTÉB. 

uicAnmvB  JiMUIKoiM.^£squùse  d'un  système  hydraulique  de  mouyement 
Mur  let  t^embu  de  fer  ;par  M.  TAuitiinTS. 

(CommisMires,  MM.  Navier,  Poocelet,  Séguier.  ) 

■ioâlWHWl  âWimA»— '  Moteur  dû  au  calorique  introduit  lion  dam  de  ia 
v^emr,  mais  Hm  doiu  de  (abri par  M.  Boiivur. 

( Commimires, BUL  PoiawHi/Dulinig,  Kavier,  SinvI.) 

TtdfleaU'Image  des  nouveaux  poids ,  mesures  et  monnaies  ;  partH.  Piulon. 
(GomoaiiMure»,  MM.  de  Proay,  Girard.  ) 

veace,  ou  Pigfeo»tétrms  de  ia  Omu  rendu  dome$tigue;par  M.  Yamor. 
(  Conuniflflaim,  Mlf .  d«  BlainrOle,  Isidore  Gcoffroy>Saint-Bihnre.) 

Dans  ce  mémoire,  qui  a  près  de  deux  cents  pages  d'éteadue,  l'auteur 
donne  Hiisloira  et  k  dcecrip^oo  des  deux  teiesde  Pespioedu  ganga-cau$ 
et  de  tous  ses  iges,  en  oonunençsnt  par  rosnf  ;  il  fint  conusiire  oe  qui  otm- 

cerne  la  domesticité  de  cet  oiseau  et  la  manière  d'en  faire  la  chasse;  i!  éta- 
blit ses  rapports  avec  les  genres  voisins,  etc.  Six  planches  lithograpbiées  re- 
présentent :  la  première,  le  sternum  du  pigeon  sauvage  ;  la  seconde,  celui 
dugaagO'-ealatlatniàiioc,  ledéreloppemeBtde  roaiukation  du  sternum 
de  ce  dernier  oiseau;  la  quatrième,  le  sternum  de  In  perdrix  grise  ;  la  cin- 
qiiièrap,  l'esquisse  d'une  cabane  portative  pour  faire  la  cbnsseaux  gangas; 
et  la  sixième ,  un  plan  géométrique  où  sont  marquées  les  positions  les  plus 
ftrorablcs  pour  fidre  la  chaise  an  gaaga  eate  dans  le  terroir  de  la  ville 
d'Eguyères  et  de  ses  environs. 

L'auteur  a  été  déterminé,  par  le  résultat  de  ses  recliercbes,  à  classer  les 
gangas  entre  les  pigeons  et  les  gailmacés,  •  sous  le  nom  de  pigeons- tétras , 
»  dénomination  qui,  dit-il,  indique  très  bien  le  nwg  qi^  doivent  occuper 
i  dans  le  rège»  animal.  »  * 


(  ) 
RAPPORm 

MALYM  HATKNATiQVK.  —  Rapport  sur  une  Note  de  M.  Lioirviij.E .  relative 
au  calcul  des  perturbations  des  planètes. 

( Cominissaire»,  MM.  Mathieu,  Damoiseau  et  Poisson.) 

«  Dans  le  calcul  des  perturbations  des  planètes  qui  proviennent  de  leurs 
actions  mutuelles ,  lorsque  l'on  néglige  les  carrés  et  h»  pradtrits^  de  leurs 
masses ,  les  formules  connues  de  la  variation  des  constantes  arbitraires  ré- 
duisent la  question  au  développement  d'une  certaine  fonction  en  série  de 
sinus  et  de  cosinus  des  multiples  des  moyens  mouvements  de  la  planète 
troublée  et  de  la  pianète  perturbatrice.  L'un  de  nous  a  indiqué  pour  le 
calcul  numérique  des  coefficients  de  cette  série ,  une  méthode  particulière 
que  M.  Hansen  de  Goth«  a  suivie  dam  sa  pièce  sur  les  perturbations  de 
Jupiter  et  de  Saturne,  couronnée  par  l'Académie  de  Berlin.  Mais  chacun 
de  ces  coefficients  étant  exprimé,  rfanis  cette  méthode,  par  nne  intégrale 
double,  le  calcul  en  est  extrêmement  pénible,  et  M.  Liouville  est  parvenu 
à  le  simplifier  beaucoup  en  fiaisant connaître  un  moyeu,  qui  avait  échappé 
jusqu'ici ,  de  réduire  à  une  intégrale  simple  la  valeur  approchée  de  l'in- 
tégrale double.  Ce  moyen  est  fondé  sur  les  propriétés  des  coefficients  et 
des  arguments  de  la  série,  qui  sont  exposées  dans  le  livre  II  de  la  Méca^ 
nique  céleste.  L'auteur  montre  qu'un  peut  faire  porter  l'intégration  sur  une 
partie  seulement  de  l'argument  de  chaque  terme,  en  négligeant  les  termes 
dtMit  les  arguments  sont  des  multiples  de  celui-là;  ce  qui  conduit  à  une 
approximation  d'autant  plus  grande  que  b  différence  des  multiples  des 
deux  moyens  mouvements  e&t  plus  considéjrable  dans  l'argument  du  terme 
dont  il  s'agit.  La  métliode  de  M.  Liouville,  telle  qu'il  l'avait  d'abord  pré- 
sentée, n'aurait  plib>  en  aucim  avan4a^e  dans  le  cas  où  cette  différence  est 
>  nuUe  ;  mais,  dans  ua  supplément  à  sa  première  Note ,  il  fait  voir  comment 
cette  méthode  peut  être  étendue  à  ce  cas  particulier. 

»  Nous  pensons  qu'elle  sera  principalement  utile  }>our  le  calcul  des 
iné^lités  à  Longues  période»;  et,  «oromc  applicattoa ,.  nous  indiquons  à 
l'auteur,  ou  aux  ablronomee  qui  vouUrMrt  en»ploy«r  son  procédé,  l'inéga* 
iité  que  Airy  a<  signalée  dans  le  rnowiremest  de  la  Terre,,  ^i  provient 
de  l'action  de  Vénus,  dont  l'argument  est  treize  foisi  le  moyeu  mouvement 
de  cette  planète  moins  huit  fois  celui  de  la  Terre,  et  dont  la  période  com- 
prend environ  aao  années. 


(395) 

»  La  Note  àe  M.  Liouville  et  le  siipptéroent  qu'il  y  a  joint ,  sont  très  di« 
g[Ties  des  suffrages  de  l'Académie  :  nous  lui  proposotu  de  l'approuver,  et 
(l'en  ordonner  l'impression  dans  les  Mémoires  des  Siivwis  étrangers.  » 

Ces  concluMoas  soat  adoptées. 


LECTURES. 

ANALT8S  ■  vnÉMATiQUB.  —  Nott  SUT  le  colcul  dcs  lirobaèilUés  ;  par 

M.  Poissoir. 

«  Je  demande  à  TAcadémie  la  permission  d'exposer  brièvement  quel- 
ques remarques  propres  à  fixer  les  idées  sur  la  discussion  qui  s'est  élevée 
dans  son  sein  à  la  dernière  séance,  relativement  aux  résultats  du  calcul 
des  probabilités. 

»  Aucune  partie  des  mathématiques  n'a  plus  de  certitude  que  ce  calcul  ; 
ses  règles  sont  démontrées  aussi  rigoureusement  que  les  propriétés  des 
nombres;  et  je  n'ai  pas  connaissance  que  des  géomètres  se  soient  trompés 
en  les  appliquant.  Si  je  diffère  avec  Laplace  eu  ce  qui  concerne  les  déci- 
«ions  des  jurés,  c'est  que  je  suis  parti  de  données  différentes,  et  que  le 
problème  qu'il  a  résolu  n'est  pas  réellement  le  même  que  celui  dont  je  m« 
suis  occupé.  Le  sens  que  l'on  paraît  attacher  à  la  phrase  soulignée  dans  le 
Compte  rendu  de  la  dernière  séance,  serait  le  contraire  de  sa  pensée  (i).  Per- 
sonne n'avait  plus  que  lui  une  idée  arrêtée  sur  l'utilité  du  calcul  des  pro- 
babilités dans  un  grand  nombre  de  questions  relatives  à  des  choses  phy- 
siques, morales  ou  d'administration  publique,  ou  physiques  et  morales  i 
la  fois ,  comme  les  erreurs  des  observations,  qui  dépendent  de  la  construc- 
tion de  l'instrument  et  de  l'aptitude  de  l'observateur.  Si  son  opinion  n'é- 
tait pas  généralement  connue,  je  pourrais  en  citer  de  nombreux  exemples 
extraits  de  ses  ouvrages:  en  parlant  d'un  calcul,  même  approximatif,  si^r 
la  probabilité  des  témoignages,  il  dit  (a)  qu'i/  est  toiyours  pré/érable  aux 
raisonnements  les  plus  spécieux;  à  l'occasion  des  décisions  des  jures,  il 
dit  encore  (3)  je  vais  essayer  d appliquer  le  calcul  à  ce  sujet  ;  persuadé 
jqu'il  est  toujours  le  meilleur  guide ,  lorsqu'il  s'appuie  sur  les  données  que 


(i>  Essai  philosophique  sur  les  Probabilité*,  page  i3. 
(s)  Ibidem,  page  i38. 
(a)  Ibidem,  page  i%  . 
.C.R.  t«36,  !«'&'■«<»«.  57 


(  396  ) 

h  bon  sens  nous  suggère;  etc. ,  etc.  Ce»!  Jacques  Bernouilli  qui  a  donné  le' 
premier  aux  applications  du  calcul  des  probabilités  l'importance  qu'elles 
méritent,  au  moyen  du  théorème  dont  la  science  lui  est  redevable;  aupa> 
ravant,  ce  calcul  n'avait  été  employé  qu'à  la  détermination  des  chances 
dans  les  différents  jeux  de  hasard.  Condorcet,  que  l'on  a  cité,  a  écrit 
sou  ouvrage  dans  des  vues  d'une  utilité  pratique,  et  sur  l'invitation  du 
ministre  Turgot ,  dont  le  nom  sera  toujours  une  autorité  dans  les  matières 
d'administration  publique. 

»  Sans  doute  Laplace  s'est  montré  un  homme  de  génie  dans  la  mé- 
canique céleste  ;  c'est  lui  qui  a  fait  preuve  de  la  sagacité  la  plus  péné- 
trante pour  découvrir  les  causes  des  phénomènes;  et  c'est  ainsi  qu'il  a 
trouvé  la  cause  de  l'accélération  du  mouvement  de  la  Lune  et  celle  des 
grandes  inégalités  de  Saturne  et  de  Jupiter,  qu'Euler  et  Lagrange  avaient 
cherchées  infructueusement.  Mais  on  peut  dire  que  c'est  encore  plutôt 
dans  le  calcul  des  probabilités  qu'il  a  été  un  grand  géomètre;  car  ce  sont 
les  nombreuses  applications  qu'il  a  faites  de  ce  calcul  qui  ont  donné 
naissance  au  calcul  aux  différences  finies  partielles,  a  sa  méthode  pour  la 
réduction  de  certaines  intégrales  en  séries,  et  à  ce  qu'il  a  nommé  la 
théorie  des  Jonctions  génératrices.  Un  des  plus  beaux  ouvrages  de  La- 
grange, son  Mémoire  de  177$,  a  aussi  pour  occasion,  et  en  partie  pour 
objet,  le  calcul  des  probabilités.  Croyons  donc  qu'un  sujet  qui  a  fixé  l'at- 
tention de  pareils  hommes  est  digne  de  la  nôtre;  et  tâchons,  si  cela  nous 
est  possible ,  d'ajouter  quelque  chose  à  ce  qu'ils  ont  trouvé  dans  une  ma- 
tière aussi  difficile  et  aussi  intéressante. 

«  L'invariabilité  des  rapports  entre  les  très  grands  nombres  d'événe- 
ments d'une  même  nature,  tant  que  leurs  causes  générales  restent  les 
mêmes,  est  maintenant  démontrée  à  priori.  J'avoue  que  j'attache  une 
grande  importance  à  cette  démonstration;  mais,  importante  ou  non  ,  en- 
core faut-il  la  connaître  pour  juger  si  elle  est  exacte.  Toutefois,  en  atten- 
<lant  qu'elle  ait  'été  publiée  dans  rouvragc  dont  je  m'occupe  actuelle- 
ment, un  grand  nombre  d'exemples  de  toutes  natures  peut  suffire  pour 
mettre  hors  de  doute  la  constance  de  ces  rapports ,  aoit  dans  les  choses 
physique!»,  soit  dans  les  choses  morales  :  et,  en  effet,  on  ne  confit  pas 
quelle  différence  il  pourrait  exister  a  cet  égard  entre  ces  deux  sortes  dfc 
choses,  puisqu'il  ne  s'agit  point  ici  do  la  natur«  néme  des  causes,  ntais 
-setdoment  des  chances  connues  ou  inconnues  qu'elles  donnent  aux  événe- 
ments, et  qui  sont  quelquefois  encore  plus  variables  et  plus  irréguliéres. 
pour  les  chose»  physiques  que  pour  les  choses  morales.  Ainsi ,  dans  mon. 


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(  397  ) 

travail  sur  la  ^proportion  des  naissances  annuelles  des  deux  sexes  (i),  je 
m'étais  appuyé  sur  les  résultats  de  dix  années  d'observations,  pendant  les- 
quelles cette  proportion  n'avait  pas  varié  d'un  demi-ceotième  de  sa  valeur 
moyenne.  Depuis  la  publication  de  ce  mémoire  sept  nouvelles  années 
d'observations  ont  été  ajoutées  aux  premières,  et  la  proportion  dont  il 
s'agit  n'a  pas  non  plus  varié  d'un  demi-centième.  Cependant,  cette  pro- 
portion varie  beaucoup  dans  les  différents  ménages,  et  par  conséquent 
aussi  la  cause  inconnue  qui  rend,  dans  l'espèce  humaine,  les  naissances 
masculines  prépondérantes  ;  elle  varie  aussi  beaucoup  d'un  départe- 
ment à  un  autre,  et  pour  un  même  département,  d'une  année  à  la 
suivante;  et  il  y  a  même  quelquefois  un  ou  deux  départements  où  le 
nombre  des  naissances  frâtinines  d'une  année  excède  celui  des  nais- 
sances masculines  (-i).  ./e  ferai  remarquer  que  cette  différence  étant  peu 
considérable,  il  faut  un  très  grand  nombre  d'observations  pour  la  dé- 
terminer, et  que  le  calcul  des  probabilités  est  indispensable  pour  montrer 
qu'elle  n'est  point  l'effet  du  liasard,  mais  qu'elle  a  très  probablement  une 
cause  spéciale,  en  vertu  de  laquelle  b  même  différence  se  reproduii-a 
constamment  par  la  suite.  Dans  les  choses  morales,  la  même  permanence 
des  rapports  entre  les  grands  nombres  s'observe  également  ;  et  à  cet  égard 
l'exemple  le  plus  frappant  est  celui  que  j'ai  cité  déjà  plusieurs  fois,  du  rap- 
port à  très  peu  près  constant  entre  les  nombres  des  condamnations  pro- 
noncées annuellement  en  France  par  les  jurés,  et  le  nombre  total  des 
accusés:  pendant  six  années  consécutives  que  la  législation  sur  le  jury  n'a 
pas  changé,  ce  rapport  n'a  pas  non  plus  varié  sensiblement ,  et  il  s'est  aussi 
retrouvé  à  très  peu  près  le  même  en  Belgique,  comme  il  résulte  du  compte 
rendu  de  l'administration  de  la  justice  dans  ce  royaume,  qui  a  été  publié 
par  le  gouvernement.  Ce  rapport  a  changé  avec  les  diverses  législations  suj- 
le  jury  qui  se  sont  succédées  dans  notre  pays;  et  ces  changements  présen- 
tent une  circonstance  Lien  digne  de  remarque  et  bien  propre  à  montrer 
b  liaison  des  effets  les  plus  variés  à  leurs  causes  générales.  Avant  i83i,  le 
jury  pouvait  condamner  à  une  majorité  d'au  moins  sept  voix  contre  cinq, 
etja  proportion  des  condamnations  s'élevait  à  0,6 1  ;  quand  la  décision 
était  rendue  à  cette  majorité  minima ,  il  était  obligé  de  le  dire  ;  et  l'on 
-sait  de  cette  manière  que  la  proportion  des  condamnations  prononcées 
à  la  majorité  de  sept  voix  contre  cinq,  était  0,07;  en  retranchant  cette 


(1)  Mémoire*  de  T Académie ,  tome  IX. 

.(a)  V igr4t  sur  ce  point  VAniUdoire  du  Bureau  du  Loitfimâet  de  chaque  •mmi», 

57.. 


(39«) 

fractUm  de  0,6 1 ,  il  reste  o,54  pour  li  pnifMmà  dtt  «oiidaninatioM 

prononcées  à  huit  voix  au  moins  contre  quatre.  Or,  en  i83i,  la  loi  a 
exigé  pour  ia  condamnation  la  majorité  d'au  moins  huit  voix  contre 
quatre,  aa  liett.ds  wtle  dé  Mpt  voix  ooolM  cinq ,  et  le  rapport  du  nombre 
ém  condamnatiom  à  odoi  des  MCtîria  iftÊÊ  «AeettfttMttt  dMaaé  h  oj^: 
la  diflTércnce  ne  se  trouTe  qm  dans  les  a^lUénes,  dont  j*tl  Mt  aèttiW» 
tion  dans  ces  citations. 

»  Ce  rapport  peut  aussi  obanger  pr  l'influence  d'autres  cause»  géné- 
ralea.  A  Pnîs,  il  «st  nti  pet»  plus  grand  qoe  dam  le  reatede  la  fIraiMe;  ce 
qui  peut  tenir  à  ce  que  le  nombre  des  accusations  annuelles  est  pro- 
portionnellement plus  considérable  que  dans  la  Franco  entière;  circons- 
tance qui  rend  aussi  le  danger  des  acquittements  plus  grand.  Le  rap- 
port dont  il  s'agît  n*est  pas  non  plu*  le  nêmt  pour  les  aaenela  daa  deux 
acxes,  ni  pour  tous  les  genres  de  crimes.  Quand  on  aura  rénai  an  plu» 
grand  nombre  d'observations,  on  pourra  déterminer  ses  valeurs  très  pro- 
bables, en  ayant  égard  à  ces  diverses  circonstances,  et  pour  les  diiférente» 
parties  de  notre  pays.  Jusque-là,  00  eet  obligé  de  se  contenter  d^me  va- 
leur moyenne  de  ee  rapport  pour  la  France  entière,  qui  n'en  eet  pas 
moins  une  quantité  constante,  comme  celn  résulte  de  l'expérience  et  de  la 
théorie,  rt  qu'il  est  toujours  utile  de  connaître. 

»  Parmi  léï'AuiÉdireinc  résaâisis  du  crfsiÉ^dea  |iKl>abllit6s  y4sa^uÉft|>éjii<» 
vent  être  ooÉfermés  par  l'expéiieBce ,  et  Pont  été  «odblUMÉiiKif<MMlita 
par  leur  nature,  ne  sont  susceptibles  d'aucune  vérification;  ce  qui  n'em 
pèche  pas  qu'ils  ne  méritent  la  même  confiance ,  puisqu'ils  dérivent  des 
mêmes  principes  et  sont  démontrés  par  les  mêmes  raisonnements.  Ce  cal- 
cal  a  d'ailleurs  cela  de  coamon  avec  les  aalMs  parties  dm  mlbéinti- 
ques.  Ainsi ,  par  exemple,  le  dernier  retour  de  la  comète  de  Hlliaf  a  été 
d'abord  calculé  et  ensuite  observé  directement,  et  l'observation  a  confirmé, 
d'une  manière  remarquable,  le  résultat  du  calcul;  mais  si  quelque  astro- 
nome, en  suivant  les  mêmes  méthodes,  et  en  «rfaiiln  égaleasent  bien, 
iTiviaait  aujoaidPhni  de  déterminer  l'époque  de  son  prodiain  retour,  qui 
aura  lien  vers  1910,  il  serait  raisonnable  de  croire  avec  la  même  Con- 
fiance 4  ce  résultat  futur,  quoique  assurément  personne  de  nous  M  putase 
éipéNrdelnvMiar.» 

c  Après  la  lecture  de  cette  note,  M.  Poinsot  prend  la  parole,  et  s'élève 
»  avec  une  nouvelle  force  contre  cette  doctrine  d'un  csioul  applicable  aux 
»  choses  mmfim.  lésais  iMs  bien, dil»il,  que  ie  caicul  4es  jNPobebiiiiés » 


(  399  ) 

considéré  en  lui-même,  est  aussi  exact  que  l'arithmétique  ;  et  cela  même 
est  de  pure  définition,  jmiscjuo  la  probabilité  de  chaque  chose  y  est  regar- 
dée comme  un  nombre.  Je  conçois  encore  que  ce  calcul  s'applique  assez 
naturellement  aux  jeux  de  hasard ,  aux  loteries,  aux  rentes  viagères,  aux 
assurances,  ete,  en  un  mot  à  toutes  les  questions  où  l'on  peut  faire  une 
énumératioD  exacte  de  divers  cas  qui  sont ,  ou  qu'on  suppose  également 
possibles.  Il  n'y  a  là  rien  qui  ue  soit  conforme  aux  indications  naturelles 
du  bon  sens.  Alais  ce  qui  répugne  à  l'esprit,  c'est  l'application  de  ce  calcul 
aux  choses  de  l'ordre  moral.  C'est,  par  exemple,  île  représenter  par  un 
nombre  la  véracité  d'un  témoin;  d'assimiler  ainsi  des  hommes  à  autant  de 
dés,  dont  chacun  a  plusieurs  faces,  le»  unes  pour  l'erreur,  les  autres  pour 
la  vérité;  de  traiter  de  même  d'autres  qualités  morales, et  d'en  faire  autant 
de  fractions  numériques ,  qu'on  soumet  ensuite  à  un  calcul  souvent  très 
long  et  très  compliqué;  et  d'oser,  au  bout  de  ces  calculs,  où  les  nom- 
bres ne  répondent  qu'à  de  telles  hypothèses,  tirer  quelque  conséquence 
qui  puisse  déterminer  un  homme  sensé  à  porter  un  jugement  dans  une 
affaire  criminelle,  ou  seulement  à  prendre  une  décision,  ou  à  donner 
un  conseil  sur  une  chose  de  quelque  importance.  Voilà  ce  qui  me  paraît 
une  sorte  d'aberration  de  l'esprit,  une  fausse  application  de  la  science, 
et  qui  ne  serait  propre  qu'à  la  discréditer.  » 

M.  Poisson  répond  >  que  les  premières  règles  du  calcul  des  probabilité» 
seulement  sont  presque  évidentes,  et  que  l'objet  de  ce  calcul  est  de 
ramener,  par  des  raisonnements  certains,  à  ces  cas  simples,  les  cas  tes 
plus  compliqués;  que  le  théorème  de  Jacques  Bernouitli,  qui  paraît  si 
simple  et  si  naturel,  est  cependant  fort  difficile  à  démontrer  (i),  et  que 

•  son  illustre  auteur  y  a  employé  vingt  années  de  méditations;  que  le 

•  calcul,  loin  d'altérer  les  premiers  aperçus  du  bon  sens,  ne  manque  ja- 

>  mais  de  les  confirmer  quainl  ils  sont  exacts,  et  qu'il  les  rectifie  toujours 
»  lorsqu'ils  contenaient  quelque  illusion;  que  dans  des  cas,  même  fort 

>  simples,  le  bon  sens  »e  suffirait  pas  pour  déterminer  la  probabilité  deS' 

•  événements;  qu'au  jeu  de  croix  et  pilCf  par  exemple,  il  y  a  évidemment 
»  un  contre  un  à  parier  pour  l'arrivée  de  l'une  ou  fautre  des  deux  face» 
»  de  la  pièce  dans  une  première  épreuve ,  mais  que  dans  deux  épreuves 
a  consécutives,  il  y  a  plus  d'un  contre  un  à  parier  pour  ta  similitude  des 
■  résultats,  ce  que  l«  calcul  seul  peut  nous  apprendre;  et  qu'enfin  il  répète 


> 

(i)  TrmiU  éUmentmire  dm  CaUul  àt»  ProbnbihUt  d«  M.  Lacroix ,  page  53. 


(4oo) 


>  que  s'il  s'est  trompé,  ce  n'est  pas  par  des  considérations  générales  qu'un 
•  doit  l'en  conTaincre»  c'est  en  montrant,  d'une  manière  précise,  où  est  la 
a  ftntt  de  son  calcol  et  de  son  rtfaonimamt,  et  leur  discordaae»  av«c  !«• 
»  ofasemtions.  » 

L'Académie  se  forme  en  comité  secret  à  4  heures  un  quart, 
il  est  décidé  que,  désormais,  les  séances  s'ouvriront  par  la  lecture  dss 
lUpf  orts  «c  des  lUnoIra  des  Minims  de  rAcsdAmio ,  et  qu'elles  finiront 

par  la  lecture  de  la  Correspondance. 

Il  est  décidé,  en  outre,  que,  dorénaTint,  hCWÊ^Betuiuàt  cfaaciue 
séance  sera  publié  le  dimanche  matin. 

La  séance  est  levée  à  $  heures.  F. 


L'Académie  a  reçu  dans  cette  s^no»  Ici  oufWigM  dont  TOid  lat  tilm  : 

Confies  rendus  hMomadttùm  dii.9ittiie9s  dglJemdéÊKkdês  Sdmiceti 
ȉ56,  n*  i5. 

BxpiJ^tkH  êeientifi^  de  Moréej5^'  livraison,  ia-folio. 

Nouvelles  Jnnale»  ên  Ve/fo^^u  «I  à»  SOtnees  géographiques;  par 
MM.  Eyriès,  DE  HuMBOLDT^ LiaimuDiÈma et  Valckkrakb;  man  i856,  in-8». 

The  natural  Historj  ofmàmalcuU$s  bjr  Abdabw  PanoAM);  Londfcs^ 
1834, 

Dê  la  MéikodB  mdermiquê  tfapr^  une  saUe  dexpérieiKt  fourùùiU' 

tater  son  efficacité  ;  par  M.  A.-L.  Richtkh;  Mia,  tSSSJn^,  e»  alle- 
mand. (Réservé  pour  le  concours  Montjron.) 
De  Spiriiuosis  e  tuberibus  solani  confectit^,  Distertatioi  à  G.  Kbaims 

th  pmpifgf  neonatonun^  Dissertatio  ;  à  G.  KnAoas. 
Fhftt^  dam  t^^aét^ue  méridionale  par  M.  s'Omuraf  1 1»  liTmîioD 
îii-4%  ' 
Âyporl  jii^  émmmdà  QmiUé  dJgrieaUun,-  par  M.  Hozabd  fils, 

Rapport /tût  à  la  Société  if  Encouragement  pour  r/m/iisUie  nationale 
sur  une  Notice  de  M.  Mathieu  de  Dombasle; par  M.  Paye»;  in-4». 
Mirnuùt  sur  quelques  Jcéphales  cteau  douce  du  Sénégal,  par  ÎA  JUnc  • 

La  Vaccine  soumise  aux  simples  lumières  de  la  mbaniparli.  Hue* 
ïn-8'.  (Ouvrage  réservé  pour  le  concours  Montyon.)  ' 

Monographie  des  Cétoines  et  Genres  voisinsjparMM,  Goat  et  Pucn- 
■m;  i«*  et  II*  InmiMNi, 

LaChimi-^dmfpeemtÊeasiiiaUedeêe^apkeri^ 

Lettre  adresse  à  MM.  les  Membres  de  t  Académie  des  Seienees-mar 
M.  Bavmiooqob  nefen  liraehara  ' 

Traité  sur  r/TfdrophoUe,  ou  la  Rage,  far  M.  Boisioir;  ;n-4%  ,834. 

(Ouvrage  réservé  pour  le  concours  Montyoo.) 

Maladie  de  l'utérus,  d'après  les  Leçfms  de  cUniaue  de  M.  Usûanespar 
M,PA«.T;ior8T..  *^ 


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JiwnallMdomadainduPngrèsdesSciencet  médicahfi  tf  i«. 

La  FntHce  indusUiéUe;  5*  année,  in-4*. 

Astronomische  Nachrichten;     "^oSt  'iu-éf-  ^  . 

Nouvelles  Annales  du  Muséum  dOktote  natÊnS»/  ttHM  4  »  4* 

JeteeàeUSoûmiémienm  ée  Bmémas  tôt  id,  *«■  Hmiioa, 

GoMMe  médicale  de  Paris,  n°  16. 

Jimmal  de  Santé,  n"  i58. 
^iodu  Mande $a»m,'or  i5  et  t6. 


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COMPTE  RENDU 

DES  SÉANCES 

DE  L'ACADÉMIE  MS  SCIENCES. 


SÉANCE  DU  LUNDI  2^  AVBIL  1836. 
PRÉSIUBRGB  DE  V.  Ci.  OOPIV.  ' 


MÉHOmBS  BT  GOMMUNIG&TiONa 
ras  1IDIBBS8  BT  DES  OMMIiaOMDABTS  DB  L'AGiDfiMlB. 

ciUHU.  —  Recherches  sur  la  nature  de  l'éthai,  qui  prouvent  que  c'est  un 
corps  analogue  à  Falcool;  par  MM.  I.  Doxas  et  Péligot. 

«  Les  expérieuce$  de  M.  CUevreui  sur  le  blanc  de  baleine  et  les  ui-O" 
duils  de  sa  npontfication  ont  bit  voir  qu'il  se  séfwre,  pendant  que  oen»«i 
•'effectue,  une  matière  de  nature  neutre  qu'il  a  désignée  sous  le  nom 
d'éthal.  La  composition  de  ce  corps  lui  a  paru  telle  qu'on  peut  le  repré- 
senter par  de  l'hydrogène  bicarboné  et  de  l'eau,  comme  l'étber  et  l'alcool, 
ce  qu'il  a  voulu  rappeler  en  lut  imposant  le  nom  à'éthalt  qui  est  formé  des 
première»  eyUabes  réunies  des  noms  de  ces  deux  demiefs  oorpe.  £n  en- 
minant  les  circonstances  de  la  production  de  l'éthal,  et  en  admettant  que  sa 
foi  ination  avait  lieu  comme  celle  de  l'alcool  qui  se  régénère  quand  on  dé- 
compose un  éther  salm  par  les  alcalis,  nous  avons  été  conduits  à  y  soup- 
çonner Penstenoe  d'un  cail»are  d'hydrogène  iaomériq^efec  l'hydrogène 
bicarboné  et  le  méthylène,  mais  tout  différent  de  OCS  dcux  corps,  par  le 
mode  de  condeuMtion  de  ses  éléments. 

N  Pour  vériùer  cette  conjecture,  aou»  noua  sommes  procuré  de  l'édisl 


(4o4) 

pur  qui  nous  a  paru  tout  semblable  à  celui  que  M.  CbmMil  a  étudié»  ef 

qui  nous  a  offert  la  composition  suivante  : 

o,33o  matière  donnent  04^3  eau  et  o^S  acide  carbonique,  c'est-à> 
dire: 

Carbone   79.3 

Hydrogèaa.....  t^.x 
Qsigèaa   6.6 

M0.0 

ce  qui  s'accorde  perfritcoMot  atec  IWidjM  de  M.  dusneol  etam  la  for-* 
mule  suivantes 

(7*   iai4.s    79.6 

H*«   aia.S    1S.8 

0.***...«.^*     100.0   6.6 

i536.9  toc.» 

m  Pour  rendre  oena  Ibronile  oompMiIiloà  ediede  lUoool,  il  fMt  ifi-- 
demment  la  doubler  a6a  qn'dle  reufBffme  dame  alMiiei  dVnigèiia't  oe  qs» 
la  transforme  en 

C*^H"0', 

OU  l»w  en  la  formule  ratioiiiieUe  euiTante , 

»<jeh  poM,  noua  devioM  obtenir,  en  tndtantntbalpardeeagenls 
naUes,  le  carbure  dliydrogène  C**H**  corregpondànt  à  l'hydrogène  bicar> 
boné  et  le  monohydrate  C'*H*<  +  H*0  qui  correspond  à  l'éther  ordinaire. 

s  II  était  peu  probable  qu'on  pût,  au  moyen  de  l'acide  suUurique,  séparer 
le  carbure  d'hydrogène  dmit  il  s'agit;  en  efifet,  l'acide  «dfiuique ,  comme 
on  Pavait  prévu,  cfatibonae  fe»  prodnila'  dès  qi/oii  eaaie  de  distiller  on' 
mélange  d'éthal  avec  cet  acide,  aoit  qafait  le  prenne  èPéiat  antqrdre,- 
amt  qu*on  le  prenne  à  l'état  hydraté. 

■  Nous  avons  donc  cherché  un  corps  avide  d'eau  et  peuoxidant  ,  et  nous- 
avons  trouvé  dans  l'adde  pbosphoriqiie  mie  naliire  éminemment  oonve- 
niMe  à  nos  vues  et  propre ,  sans  ancon  donle,  à  rendre  ht  phM  gnnds* 
services  dans  ce  genre  d'expériences. 

»  Ën  distillant  k  plusieurs  reprises  l'éthal  avec  de  l'acide  phospborique 
pur  et  réduit  én  poudre ,  puis,  avec  de  FlMide  phosphorique  anhydre,  on 


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(  4o5  ) 

«obtient  un  produit  dont  voici  la  coropo«ilion  : 

0,353  matière  ont  donné  o,453  eauet  1»  100  acide  carboniqm.  Soit 

Carbooe   86. a 

ioe.4  . 

ce^  t'Moorde  avoeb  fennole  auNoMe  : 

a448.4    85.9 

H^>*t«'i<    4''^-*'  ••••••  - 14 •! 

aS4S<4   iM.o 

d'où  résulte,  comme  nous  l'aviMw  peém,  FeiiMeiioa  incontestable  d'an 
carbure  d'hydrogène  isomëriqoe  av«cle  gtt  oMfiuit,  ttaisduiitui  état  de 
condensation  bien  différent 

■  Ceat  ce  vommn  corps  que  nous  désignons  sous  le  nom  de  réfèim 
emprunté  aux  termes  bien  cooini»  de  jperma  eetf  et  de  oéiine  qui  sont 
passés  dans  la  langue  des  chimistes. 

•  Lecétène  est  liquide,  incolore,  huileux  et  tachant  le  papier.  Il  bout 
k  275»  et  distille  sans  altération;  il  est  insoluble  dans  l'eau,  très  soluble 
daaa  l'aloool  et  réUter,  et  sans  réaction  sur  les  papiers  ;  il  n'a  pas  de  saveur 
propre  ;  enflammé,  il  brâle  à  la  manière  des  builea  gnMaes»  avec  nne  flamme 
blanche  et  très  pure. 

•La  nature  de  oecorps  et  l'ensemble  de  ses  propriétés  nous  font  penser 
■qnill  ooufiendraît  k  l'horiogerie  fine*  en  lui  ioumissant  un  corps  gras  non 
▼olatil  an  tmpécatiires  atmoephériques,  non  congâable  et  iiMdtérable  k 
J'air. 

»Quoi«{ue  l'acide  pbosphorique  nous  eût  fourni  le  carbure  d'hydrogène 
que  nonadierdiions,  nous  ii*aiiriou  pas  regardé  la  nature  de  i  étbal  comme 
étant  connue,  si  nous  n'avions  pu  nous  appuyer  sor  des  phénomènes  d'un 
autre  ordre.  En  effet.  1  acide  phosphorique  pouvait  à  la  rigueur  avoir  dé- 
terminé  ia  formation  de  Teau,  au  lieu  de  se  borner  à  séparer  de  l'eau  toute 
Amé^  Nous  avons  donc  cherché  k  nous  procurer  la  combinaison  du  cé- 
tèoecorre^Nmdantei  réther;  mais  noua  n'avons  pu  parvenir  à  l'isoler 
quoique  nous  l'ayons  formée,  commeon  va  le  voir,  «n.obla>unitlecoMMMé 
correspondant  à  l'acide  sulfo-vinique.  ™ 

>U  préparation  de  ce  corps  est  très  facilci  mais  sa  puriBcation  nous  eût 
Mit  embarrataés  ri  noua  n'i — ' — '" 


^  *•*  guidés  par  une  théorie  qui  n'a  pas 
Jrampé  notre  eonfianoe» 

58» 


(4o6) 

«L'étbat ,  luis  en  contact  à  froid  avec  l'aeide  aiilfarique  ordinaire,  n'agit 
pas  mr  lui;  mm^  m  Aaiittnt  m  htm  Maria  «t  ^^mi  toêiKMraDtlA 

mrmr.  les  daax  corps  se  combinaot ,  et  il  se  forme  de  l'acide  Milfi>*oilii|iie. 

Nous  l'avons  surtout  étudié  eu  combinaison  avec  la  potasse,  ce  qui  donne 
un  sel  neutre  en  paillettes  ttacrées  d'une  blancheur  par&ite,  renfennant  : 


Sulfate  de  polAue. .  34'* 

Acide  sulfanquc   11.7 

Hydrogène   '9.1 

Oxijgéne   a.i 


loo.a 

ce  ^lâ  conduit  à  Ik  formulé 

SCH,  KO  4- SO»,  €«♦  H«< -hfl'O, 

qui  nous  a  donné  lej>  résultats  suivants  : 

64  tiU  de  carboae   a^fi    1>.7 

Mat.  dliydfogèM....  4tt    9.a 

I  at.  de  soit  depoUs.  logo  •«■•..  a3.9 

.   «  «t.  d'actde  MlÂuiq..  Soi  .......  i<,»o 

I  at.  d'asig^Ba.   lo»  ......  '  a«4' 

4951   io»>o 

aQilaiidion  mêle  dans  une  cornue,  à  peu  près  Tohunes  ^ux  d'^tbal  ei 
ét  peKhieniM  de  phospbcnre,  Tm  et  fantn  «i  fingmeiiti»  fl  ^élaMIt 
l)i«ntAt  «ne  réaction  vive  :  les  deitt«orpafiRiAeiit,8*idiau(fent,  une  ébol* 

litioii  se  maniff-stc .  et  il  se  dégage  une  grande  quantité  d'acide  chlorhy- 
drique.  En  cUauffaiit  ensuite  la  cornue,  on  obtient  du  prolo-cblorure  de 
phosphore,  puis  du  perchlorare,  puia  enfin  Au  chlorliydrate  Aecétine,  qui 
<lef  l'ait  ootitenir 

  a44«    74-1 

H«     IS.4 

CM.   44a    1»^ 

•l<dhmJeqa8l  cB«>li0Uvé 

Carbone   73.67 

Bjdrogine   ta. 3a 

CÛm*.   aS.T» 

99^ 


(  4o7  ) 

»  M.  Chevrerf  a  faSt  l'analyse      blanc  <le  baleine,  qu'il  a  trouvé  con»- 

posé  de 

Carbone   81.6 

Hydrogène....  11.8 
«  Oxigène   5.6 

100.0 


a 


Si  l'on  «lisait <itie  cette  composition  se  représente  par 

at.  de.carboTt€. . . .    r8o58   8t. a 

445  at,  d'hydrogène.  . .      2781    ia.5 

14       «fosig^ne   '4***   


3T339 


100.0 


on  étonnerait  beaucoup  «m»  tloote  les  chimiate»  habitué*  à  la  siroplidté 
des  formules  inorganiques  et  même  cenx  qui  s'occupent  de  l'analyse  orga- 
nique. Quand  on  en  vient  à  faire  usage  de  telle*  formule»,  il  laut  plus  d'une 
démonstration  de  leur  vérité,  et  la  composition  élémentaire,  qui  seule  ne 
sufBt  jamais  pour  donner  la  lormulc  rationnelle  des  corps ,  a  si  peu  d'im- 
portance en  pareil  cas,  que  Ton  pourrait  trouver  vingt  formules  plus 
simples  qœ  cefle  (fù  ftécèit ,  «t  «'«cconkiU  aussi  bien  ou  mieux  qu'elle, 
«vec  la  compof  itiem  élémentaire  da  blanc  de  baleine. 

.  Ge  n'est  pas  non  plu» ,  hèton».oou»  de  le  dire .  sur  U  compoaition  élé- 
mentaire de  ee  produit  qœ  notre  formule  repose,  mais  bien  sur  les  con- 
sidéralimis  smvantea  tirée»  des  prtàeuses  expérieiices  auxquelles  M.  Cbe- 
vreul^'est  livré  sur  ta  saponificaition. 

.  blanc  de  baleine  serait ,  d'après  nous,  un  éther  à  double  acide  ou, 
en  d'antres  termes,  un  iwnposé  de  mangamte  et  d'uléate  de  céteae  qui 
aurait 'pour  formule, 

»  at.  acide  nuurgarique  

,  at.  acide  ol6<iue   ^ 

3  at.  cétka  

3  at.  «a.  

»  D'où  Von  peut  conclure  facilement,  et  «n  mnis  borntrt  «ne  épreuves 
les  plus  décisives,  que  le  blanc  de  baleine  f<»oruireit  par  aa  saponifica- 
tion, de  l'éthal  et  des  acides  oléique  et  margariqne  fcytJrrtéi,  «aw  autre 
produit,  et  dans  les  rapports  suivants  : 


(  4o8  ) 

■«OpUliM  )    4«»6<dMl 


qn^OB  •  ptr  le  calcul  fondé  |sur  la  formule  très  simple  que 
tmms  jidnnie  fhu  bwitt  le*  nombne»  presque  aeirà>lables  qui  mivtnt  t 


.  4eo|aiiM     i   '   4i^6<ftlial 


»  On  eweierelt  ^iaernent  de  reprieenfr  cet  nombre»  par  une  femrole 

«différente  de  celle  que  nous  avons  choisie,  et  il  £>ut  bien  accepter  comme 
un  fait  démontré  l'existence  d'une  combinaison  renfermant  gSi  atomes, 
savoir,  47>  atomes  de  carbone,  44^  d'bydrogène  et  i4  atomes  d'oxi^ènej 
.npports  biiMTmqwi  ewifaat.le  déwepdr  àm  chimirtce,  à  le  thécirie  dey 
ddienn'endoiiuitle  «14»  / 


«RUQOB  m  mma,  —  IhuptUa  ifUn  dl»  |L  ^  Fissom  à  M.  Arago, 


c  Depvib  la  lettre  qne  je  toos  ai  écrite,  en  drteda  a4mait,fai 

,tinué  à  étudier  le  dÂtit  des  principdee  souroes  d^eeox  thermales  de  ht 
▼ille  d'Aix,  ainsi  que  leur  température,  afin  de  saroir  si  quelque  effet 
jprovenant  de  la  dérivation  partielle  que  j'avais  opérée  à  Barret ,  deviens 
draitsensibleï  nab  aucune  intermittence  ne  l'art  fidt  aenlir  pendant  jiiift- 
cinq  jours  d'observation,  et  la  teinture  qne  j'avais  jelée dane  le  miiok  ba»> 
.sin  n'a  point  encore  été  aperçue. 

»  J'ai  fiùt  aujourd'hui  ma  dernière  série  d'observations  thermométhqutt 
aux  bains  fientina;  ces  eaux  éprouvent  depuis  quelques  jours  une  augmen- 
tation de  température  non  douteuse;  ce  qui  me  confirme  dans  l'opinion 
que  j'ai  conoiie  que  les  eaux  chaudes  ont,  à  Aix  du  moins,  leur  tempéra- 
ture d'été  et  leur  température  d'hiver.  Ce  phénomène  est  id  d'autant  plus 
marqué  que  les  fortes  pluies  qui  oat  régné  pendant  le  mois  de  mars,  ont 
oonsîdéndilement  Ait  augmenter  le  volume  de  ces  eaux.  D'après  une  oè^ 
servation  d'avant-bier,  je  me  suis  assuré  que  le  niveau  des  eaux,  dans  le 
bassin  deBarret,  avait  haussé  de  près  d'un  mètre,  et  qu'une augqienjbl* 
tion  ^;aie  avait  eu  lieu  dans  un  puits  cbaud  des  environs. 

%  Une  personne  reapcctable  m'a  assuré  qu'à  une  époque  desédieresia  peu 
jttoignée,  ka  eaux  du  puits  que  je  ^nens  de  dter  «détînt  presque  fentière» 


(409) 

wtm  ËmUbélMt  des  ourriera  furent  appelé»  poor  en  baisser  le  fond,  et 
que,  pendant  cette  opération ,  ils  aperçurent  l'eau dttiide  quianintrît  par 
des  fissures  entre  deux  bancs  de  roches. 

»  Je  ania  deaoandn  dana  ce  puits ,  et  j'ai  détaché  un  écbantUloii  de^la 
roche  dont  it  s'agit,  que  je  tous  envoie  dans  même  boite  qui  contient 
les  échantillons  que  je  vous  ai  préoidaaiinantaniioncAa  da  dépdtdéaeai» 
recueillies  aux  bains  Sextius.- 

»  Le  foisinage  où  je  anis  de  Gréoulx ,  dans  les  Basses-Alpes ,  m'a  engagé' 
à  y  faire  nne  petit»  esAmitm.  On  a  imprimé  et  répété  aovmut  qne  la' 
tampérataredm  eaux  thermales  de  ce  nom  allait  k  3a*  Réaum.=4°'*Oitig., 
et  que  cette  température  était  constante.  J'ai  trouvé  le  contraire.  La 
moyenne  de  six  séries  d'observations,  &ites  avec  trois  thermomètres  diffé- 
railla, m'a  donné  34*,977  centig.,  qui  dtfBivde  la  tampémtwe annoncée 
d^enriron  5*  oentig. 

»  le  n'ai  nulle  raison  de  douter  qtte' cette  température,  dans  la  saison 
dea  bains,  ne  soit  de- beaucoup  plus  âerée  et  n'atteigne  même  le  degré  que 
FimaBBoaca.  Ge  fiut,  an  reatë,  bm  pardi a?'àeoorder  avec  ce  que  j'ai  re»- 
marqué  aux  bains  Sextius ,  et  promer  que  tas  eaux  tbermalm  de  Gréoulx 
ont  aussi,  oonmw'odlesd'Aîz,  leur  température  d'été  et  leur  température' 
dfbiTer. 

»  On  voit  anrnager,  à  la  aorfaee-déa  mùtK  de  Gréools,  oie  natiéra  flo^ 
oonneuse  blancbfttre,  d'un  aqwet  géfaitinewf,  dont  je  voua  envoie  deok 

échantillons  ;  l'un  a  été  ramassé  dans  les  baignoires ,  le  second  aurlm pa- 
rois du  bassin  où  coulent  les  eaux,  en  sortant  de  la  source. 

m  Depuis  mon  retour  à  Aix ,  j'ai  donné  quelque  attention  à  l'exameu 
deaaoarœa  d'eaux  firoidcadiatinetea  «m  viergea  qui  aorg^iant  tant  danala 

ville  qu'à  une  petite  distance  aux  environs.  Un  nivellement  général  de 
toutes  ces  nappes  d'eau  et  de  celles  des  eaux  chaudes,  mettra  à  même  d'ap-' 
préder  l'influence  qu'elles  peuvent  avoir  tes  unes  sur  les  autres.  » 

onmkmiQviM.— -Note  sur  une  couleur  purpurine  etfiplojie  dans  la  peinture 
par  impression  sur  les  faïences  fines;  par  M.  Alexandre  Bronghiart. 

»  Lea  ûûenders  anglais  ornent  depuis  plusieurs  années  leur  belle  faïence 
fine ,  dite  IronSto/te,  avec  des  dessins  imprimés  en  une  couleur  d'un 
toagb  pnrporin  tréa  agréable,  qu'il»  noaunent pùik^olev. 

m  Las  fidtnieanta  ont  tenu  oûdiée  la  composition  de  cette  couleur  :  ou  n'a 
pu  imprimer  en  rose  purpurin  les  fiitencm  finca  dites  en  France,  quen 
Vadietant  en  Angleterre. 


(4'o  ) 


»  M.  de  Brétigny,  fabricant  de  porcelaine  tendre  et  de  faïence  fine  k 
Toanuj,  m'en  ayant  donné  une  certaine  quantité,  j'ai  prié  M.  Mali^ti, 
atlMiitfàkiiittiiîfiMttire  rojak  de  Sèvres  poury  fair»kir«ml!fMS:eilea 
radiarclMsiitfleaatt  progt4|  do  arta  ciwBiriqD»,  dfimiyiw  t  éertéaire 

cette  couleur.  * 
•Les  résultats  de  son  analyse  ont  bat  connaître  que  le  finà-cohur était 


essentiellement  composé. 

d'acide  ■Uiiiii<|ite.    ^ 

de  chaiix.<>< ••»*•••••  ••••••••»«••   i5 

de  ulice  ••••  ...•«•  3à4 

d'alutnine  ••••>*«••»•«••••■>•*••  > 

d'oxide  de  cbrôme  ...•».■>•..*••>•■•■•>  «iSaU. 

de  chronate^ekMn  ou  de  p«laiN«* •••-«>••   a»a| 

»  En  réduisant  ON  mtièrea  à  œ  qui  eit  Maentiel  k  b  «ntpoalHMi  d« 

la  couleur,  savoir  : 

Acide  sUonique   loo 

Gnie   M 

Oxidc  de  chrôme   i  à.t  ^ 

et  Silice   5 


et  en  les  combinant  ensemble  par  une  forte  calcination,  on  obtenait  une 
cotileur  an  moins  Monibdle  que  le  pinâ-eoUmrtn^tÊia, 

»  La  réalité  de  Tanaiyse  et  refBcacité  de  la  synthèse  ont  été  prouvées  per 
l'emploi  qu'on  a  fait  de  cette  couleur  dans  la  belle  fabriqnc  de  felence 
fine,  dite  porcelaine  opaque,  de  M.  Louis  Lebœuf,  à  Montereau.  Je  mets 
•oos  les  yeux  de  rAcadémie  la  pièce  déoorie  «rec  le /âdMMdbvdeSèrres, 
en  comparaison  avec  celles  qui  ont  été  colorées  avec  le/ii6i|i«oloHr  anglais* 

•  L'objet  industriel  de  la  manufacture  de  Sèvres  était  rempli,  mais  il  a^en 
présentait  un  autre  entièrement  scientifique ,  c'était  d'établir  la  théorie 
assas  ramarquable  de  cette  coloration  en  rouge  purpurin,  donnée  par 
l'onde  de  cfarône  à  une  haute  température.  Les  rccherdMS  de  ML  Malaguti 
IVmt  conduit  non-seulement  à  expliquer  ce  phénomène,  mais  k  trouver 
une  autre  couleur  purpurine  susceptible  d'être  employée  avec  facilité  <lans 
la  peinture  à  l'huile,  et  qui,  semblable  à  la  laque,  a  cependant  une  fîauté 
que  ne  peut  présenter  une  omdenr  tirée  du  règne  entand. 

i>  M.  Malaguti  nomme  cette  couleur,  dont  je  prisante  un  échantillon , 
laque  minérale;  ses  recherches  sont  consignées  dans  son  mémoire,  que  je 
remets  sur  le  bureau  de  l'Académie ,  en  demandant  qu'il  soit  renvoyé  à 
rezamen  d'une  commission.  » 


(  4îi  ) 


IVOMmATIOXS. 

M.  le  Ministre  du  Commerce  et  des  Travaux  publics  invite  rAcadémic  à 
vouloir  Lieu,  conformément  aux  dispositions  dti  décret  (Ui  a5  août  i8o/|, 
désigner  les  trois  membres  qui  devront  prendre  part  à  l'examen  des  pièces 
de  concours  de  MÀI.  les  Élèves  des  Ponts-et-Chaussées. 

L'Académie  procède  par  voie  de  scrutin  à  cette  élection.  MftT.  Dupin  , 
Girard  et  Puissant  réunissent  la  majorité  absolue  des  suffrages. 

MÉMOIRES  LUS. 

AN4T01ITB  FATHOLOoiQUB.  —  Considérotions  (f anatomie  générale  sur  les  al- 
térations du  cen'eau  dans  la  folie  ;  par  M.  Scipjox  Piwei,. 

( CoflMniflsaires,  MM.  Duméril,  Magendie,  Serres.) 

Dans  un  premier  mémoire  soumis  à  l'Académie,  l'auteur  avait  décrit 
l'état  du  cerveau  pendant  l'exaltation  furieuse  et  en  général  pendant  l'état 
aigu  de  la  folie;  dans  sou  nouveau  travail,  il  s'attaclie  plus  particulièrement 
à  faire  connaître  les  lésions  que  présente  l'organe  lorsque  la  maladie  est 
passée  à  l'état  chronique,  et  celles  qui  accompagnent  la  manie  périodique, 
afTcction  qu'on  peut  considérer  comme  tenant  le  milieu  entre  les  céré- 
bries  aiguës  et  les  cérébries  chroniques. 

MÉMOIRES  PRÉSENTÉS. 

MBCifriQDB  AFtLiQOBE.  —  [Mtrc  de  M.  Lecoc&  sur  un  appareil  qu'il  nomme 
aspirateur^èvorateur  de  la  fumée. 

(Commissaire»,  MM.  Arago,  Poncelet,  Séguier.) 

Cet  appareil,  suivant  l'auteur,  peut  servir  non-seulement  à  consumer  ta 
fumée  qui  s'échappe  des  fourneaux  où  l'on  emploie  le  charbon  de  terre , 
mais  aussi  à  détruire  des  vapeurs  délétères,  soit  qu'elles  se  répandent  dans 
l'atmosphère,  comme  cela  a  lieu  dans  divers  établissements,  rangés  pour 
cette  raison  parmi  les  établissements  insalubres  ,  soit  qu'elles  occupent  des 
lieux  situés  au-dessous  du  sol,  comme  certains  puits,  les  fosses  d'ai- 
sances,  etc.  M.  Lecour  annonce  que  son  appareil  peut  aspirer  les  liquides 

C  R.  ifiK.      imetut.  Ô9 


(4i«) 

amat  bien  que  les  gaz,  et  qo'iinai  il  peut  servir  «ucoettiveiiMOt  comne 
machine  de  désinfection  et  comme  machine  d'épuisement. 

M.  Lecour  demande  que  l'Académie  veuille  bien  char^r  quelques-una 
de  ses  membres  (Tsaditer  aux  expériMices  en  grand  qu'A  se  propose  de 
fidre  avec  cet  appareil  à  la  fonderie  de  Grenelle,  chea  IL  Davctoni.  MM.  te» 
conmiaflaireaeinHBéines  fixeront  le  jour  et  l'heure. 

■doAHiQus.  —  Ihwelle  note  sur  Fair  Aeud  contidéré  comme  m  moteur 
piusieonomifue^  Utvapmrtteau;  parU.  BvmBiM,iiigM«iirm<èrf 
tits  miiitti 

( GoniniiflMdres,  ml.  Voiaaon ,  Dakiig,  Navier,  Savart.) 

L'idée  de  substituer  l'air  chaud  à  la  vapeur  n'est  pas  nouvelle  ;  mkis  les 
discussions  théoriques  auxquellea  on  Tafait  jusqu'ici  soumise,  ne  permet- 
taienl  pasd'en  eapArer  quelque  avantage  sous  le  rapport  économique.  Gom- 
ment se  fait- il  maintenant,  qu'en  partant  des  mêmes  données  que  ses  pré- 
décesseurs ,  l'auteur  du  mémoire  parvienne  à  des  résuitaU  tout  opposés  ? 
M.  BunUn  ne  s"étonne  pas  de  Mita  dtooMdenee.  Suivant  lui,  die  tient  prin- 
cipalement à  œ  qu'on  n'avait  pas  aongé  à  aoufiler  dans  l'appareil  d'échauf. 
fement,  de.rair^/^aAi*fcni«nf  co/n/?rtVn<^.  Un  emploi  mieux  calculé  de  la 
détente  entrerait  aussi  pour  une  petite  part  dans  les  effets  attendus.  Ces 
effets^  voici  comment  M.  Burdin  les  évalue  en  chiffra. 

«  Si  de  l'air  à  o  de  température  et  â  4  atmosphères  de  pression,  par 
exemple,  eat  diaaaé  au  moyen  d'une  pompe  foiihnte  dans  un  cylindre  en 
tôle ,  soigneusement  garni  à  l'intérieur  de  briques  ou  autres  matières  peu 
cooductrices  de  la  chaleur,  et  renfermant  un  foyer  recouvert  d'une  trandie 
de  charbon  asaea  épaisse  pour  convertir  la  mMé  de  l'oadgèM  de  Fdr  en 
acide  carbonique ,  et  pas  assez  pour  donner  lien  k  nne  trop  grande  quan- 
tité d'oxide  de  carbone,  l'air  dont  il  s'agit,  TU  SOB  oak»iqoe  Spécifique, 
devra  alors  prendre  une  température  de  i5i8%7. 

»  Ne  portons  cette  dernière  température  qu'à  800*.  L*air  traversant  le 
§ofer  nTen  quadruplera  pas  moins  de  volume ,  sans  diminuer  de  pression , 
et  conséquemment  il  pourra,  h  l'aide  de  deux  pistons  sous  lesquels  il  se 
rendra  tour  k  tour,  produire  un  travail  bien  supérieur  à  celui  qu'aura 
exigé  son  introduction. 

m  En  calculant  par  l'intégration,  et  antrw  moyens  connus,  i*  le  moteur 
théoriquement  nécessaire  à  b  pompe  firadante  4|ui  chasse  l'air  froid  dans 


Digitized  by  ("loo^le 


(  4i3  ) 

t«  foyer,  2*  le  moteur  que  fournit  ce  même  air  après  son  échauffement, 
l'auteur  du  projet  de  machine  dout  il  s'agit,  trouve  qu'après  avoir  dépensé 
âne  Son»  repréteniée  par  i4oao  kilog.  élevés  à  un  mètre,  pour  refinder 
dans  le  foyer  un  mètre  cube  d'air  ordinaire,  il  retire  de  l'action  directe  de 
cet  air  comprimé  au  fur  et  à  mesure  de  sa  dilatation  et  de  »a  détente  jus- 
qu'à la  pression  atmosphérique ,  deux  effets  ou  quantités  de  travail ,  sa- 
voir, (  30900  4- a6 100  =5570000 

»  Réduisant  à  moitié,  k  cause  de  l'abaissement  de  température,  l'effet 
oo*"*"  dû  à  la  détente  de  l'air  chaud  (  réduction  plus  considé- 
rable que  celle  qui  est  indiquée  par  les  formules  relatives  à  cet  objet),  et 
retrandiant  fuit  de  l'autre  leseffeu  précédents,  on  a  80900  |  i4oao 
»  439So>—  i4oeo  SB  99930^*  poor  la  quantité  de  travail  produite 
dans  cette  occasion  par  le  ^  de  kilog.  de  combustible  qu'aura  l)rûlé  la 
moitié  de  l'oxigène  du  raètre  cube  d'air  dont  on  vient  de  parler,  dans 
son  passage  k  travers  le  foyer. 

»  Négligeant  encore  id  nu  eBbtti^  coarfdérable  qu'on  {MMi^ 
en  refroidissant  ou  condensant  l'air  dilaté  par  de  l'eau  à  basse  température 
ou  autre  moyen,  de  manière  à  faire  alors  redescendre  le  piston  par  l'effet 
de  la  pression  atmosphérique,  on  voit  théoriquement  parlant  qu'un  kilog. 
de  flinriM»  produira,  dûs  «a  cas,  90  X  aggSo  =s  SgSâoo*""",  c^«at<à- 
dire  6  kj^  foia  90000""»  ou  6  &  7  Ma  le  travail  réal  des  uMillauras 
machines  à  vapeur  de  Woolf  connues  jusqu'à  présent. 

»  Sans  doute,  à  l'aide  de  la  vapeur  (qui  serait  produite  avec  la  même  quan- 
tité de  calorique  ou  avec  les  190,3  unitésdedialeur  introduites  dans  le  nê- 
tre  cube  d'air  ci-de8sos),qu'Ml  ferait  agir  sous  un  piston  dans  un  cylindre 
vide  d'air,  d'abord  directement,  puis  à  l'aide  de  sa  détente  poussée  jusqu'à 
un  nombre  presque  iniini  de  fois  son  volume  primitif,  on  arriverait  par 
le  eaknl  à  un  moteur  ou  quantité  de  tm^  égale  au  logarithme  d'une 
quantité  presque  infinie  ;  mab  si  l'on  reste  dans  le  pcaaiMe,  le  réel  ou 
l'exéciitable ,  techniquement  parlant,  c'est-à-dire  si  l'on  compare  l'effet  du 
mètre  cube  d'air  chaud  dont  il  vient  d'être  question,  avec  l'effet  tiiéo- 
riqoe  13730'"'",  qu'on  obtiendrait  en  féduietnt  en  Tapeur  à  i45*.4  de 
«inqtéiaturo,  une  queutilé  ^^^sao^agSUiog.  d^eauè  o  cotreepondante 
(4  la  pression  et  à  la  température  dont  il  s'agit)  à  tm  volume  o"- "*-,i4 ,  on 
trouvera  pour  l'action  directe,  la  détente,  jusqu'à  4  foi*  le  volume,  et  la 
condensation  parfaite,  45oo""'*,  366a*"«-  et  StÔS"*».  Le  rapport  de 
reflet  de  l'air  à  cebi  de  la  fapeur  sera  doM  celui  de  aggSo:  ]373o 
«I  a»a  :  I  eoTiron. 


(4U) 

«  Si  1*  indriw  i  wpmar  est  mscMiteMtiM,  oéite  dw  voi- 

luit»  ItiLMlfili  I      ce  rapport  devient  99930  :  137^0 — $768  ou  bien 

aqq3o  :  7960  ou  3,77  :  i  (la  rlt'-JiMito  fie  la  vapeur,  ronime  on  voit,  étant 
iiuppoaée  avoir  lieu  sans  perte  de  utlurique  et  uuvaut  la  loi  de  Mariotte). 

si  l'on  iBHMWHùL  qiilj  liwixIHlf         à  air  chaud,  le  calorique  défi|épart» 

C0mbusti!)!e,  est  entièrement  employé  a  l'clfet  utile ,  tandis  aons  lei 
chaudiereit  des  machines  à  vapeur,  une  moitié  au  uiuin»4le  ladMliM>  ^é- 
chappe  par  la  cbeninéeou  u«  remplit  pa»ttt>dh|ji%iM^  ftiliteif  Hliw iéi, 
en  outre^qu»  penl-éimledMfiMMi  fMmvrt  ili m «iMihueuaement  remplacé 
par  du  bois  sec,  dont  les  vapeurs  aqueuses  ,  pnr  compensation  du  froid 
qu'elles  produisent,  augmenteront  la  tension  de  Tair  à  écliauffer ,  on  t-u 
conclura  qu'en  évitant  ks  provtsioM  d'eau  et  autres  embarras  des  puntpes- 
à  feu  acl«é|wy<I«iW  dimiiioant  >w»dMgw»dre«plo^ii^ 
COnvénientt»  on  doit  espérer  dans  cette  occasion  une  économie  de  .six  It 
neuf  fois  te  combustible  consommé  par  ces  dernières  machines,  suivant 
qu'elles  coudeusent  ou  ne  condensent  pas  la  vapcufp» 

«San» don»  r>kr  mlnéii^<9mmUifej9e  iipiiiii  une  fciwf 
sidérable  que  ceUe  caifîiâiriplM>  haut,  k  cause  de  là  ciialeiir  ^AinlppH*' 
par  la  compression;  mais,  comme  cette  chaleur  ira  en  très  grande  partie 
se  joindre  à  celle  de  la  combustion ,  il  7  aura  une  espèce  de  compen- 
sation. 

»  On  peut ,  dana  Pétat  actuel  de  la  science ,  concevoir  des  doutes  sur  le 
calorique  spécifique  de  l'air  à  800"  et  à  quatre  atmosphère»  de  pression  ; 
sur  le  coefficient  deaa  dilatation  par  la  chaleur,  . et  particalîàreinent  sus 
k  froid  pvodnil  pariadélMHe;mn»il»'est  pas  probibk  ^pM  nooa  aoyon» 
aiMB  éloigné»  d«  1»  vérité  daii»  «ait»  owarion,  pav  wtàr  a'écravbr  h» 
■vnntagcs  précédemment  cnlcule's. 

»  Quant  aux.  cylindres  ou  vases  d»  l'appareil  destinés  à  loger  d'une  ioa- 
nière  <oatiiH>a  oa  éiacantiaua  da  l'air  à  800*;  quant  aux  devs.  piston», 
sorlaut,  destiaéft  ih  faoeniir  tour  à  ton*  Tacttoa  da  «a»  air^  l'anlnr  espère 
pouvoir  employer  deux  cloches  cylindriques  renversées  stisceptible»  de 
monter  et  de  descendre  autour  da  dans  autrCB  oUche»  iasmohiies  d'un 
diamètre  un  peu  moindre. 

»  DateMaliaiMieaaniadbiread»  toile  rto^MmraoowarlaadWi^ 
qat  la  lioalBar  de  la  cloche  intérieure  intmofaile,  devroat  régner  tout  au- 
tour de  ces  cylindres  ou  les  lier  ensemble  ver»  leurs  bases-respectives.  On 
voit  que  l'air  chaud ,  au  moment  de  son  arrivée  entre  les  deux  cloches. 


r 


(4*5) 

Mttlevera  oeUe  qui  est  mobile^  laquelle  se  mouvra  un  peu,  à  la  manière  dtt 
piston  de  la  pompe  dite  des  prêtres,  la  bande  annulaire  ot  flexible  <h>  plu- 
sieurs épaisseurs  de  toiles,  coatiouant  alors  »  fermer  comntuiiicaùtiii 
arec  Vmiéiimr pead—tt»»»  rtHiiliiio  it  k  uiwnîair  r  i,^ 
•  Au  reste,  eo  cm  aqa  succès  des  cloches  ci-dessus,  rien  u'empèchent 
d'employer  des  pistons  recouverts,  du  cùté  uù arrivera  l'air  cUiud,  <l  nue 
tranche  d'eau  surmoatée  tl'un  flotteur  plus  ou  moins  épaia  «t  peu  conduc- 
teur du  calorique.  > 

aTATiSTiQVB  hi?(Éralogiqi  E  ST  cÉoiociQur.  —  Kssui  d'uTie  Stutistiquc  miné- 
•  rcdogique  et  géologique  du  département  de  ia  Mayenne  ;  par  M.  Ui.a-- 
TiER,  ingérUeiir  de*  mines  résidant  aa  Mans. 

(Commissaires,  MM.  Beudant,  Berihter,  Élie  de  Beaumont.) 

Ce  travail  est  divisé  en  trois  parties. 

La  première  préseule  uu  aperçu  général  de  la  constitution  physique  du 
département; 

La  secondelodécritiQiuIedoubie  rapport  ninéralogiiiaeetgéogmwliqiie; 

La  troisième  est  consacrée  à  la  statistique  minérale. 

Dans  cette  troisième  partie,  l'auteur  fait  connaître  avec  détail  les  bran- 
ches  de  tlnduatrie  minérale  explirflées  dans  le  département,  leur  dévelop-^ 
pement  aetoel  et  leurs  reasonroes,  ainsi  que  leur  influence  sur  la  ridieme- 

dii  pnys. 

Lulin,  dans  un  appendice,  l'auteur  a  présenté,  sous  forme  de  tableau, 
les  données  de  statistique  qui  rapportent  au  dévdoppemelit  des  forces 
mécaniques  autres  que  les  forces  animales  mises  en  action  par  l'industrie 

départementale 

En  jetant  les  yeux  sur  la  carte  très  détaillée  qui  accompagne  le  mé- 
moire de  M.  Blavier,  on  voit  q|a'&  l'exception  des  terrains  volcaniques, 
qui  ne  montrent  aucims  de  leurs  termes  dans  le  département  de  ia 
Hiqfenne,  toutes  les  grandes  classes  de  la  série  géologique  y  sont  repré- 
sentées, quoique  d'ailleurs  elles  soient  loin  d'y  occuper  une  égale  étendue. 
Ainsi,  tandis  que  le  terrain  primitif  occupe  en  majeure  partie  l'arrondisse- 
■MMtdeHbfeîwe,  dont  A  ne  dépamc  guère  leslimiles,  et  qnn-le  teiMn- 
de  transitienrcouvre  de  coudies  de  nature  divesse  presque  tout  l»surplu» 
de  la  superficie  du  département,  le  terrain  secondaire  a  pour  uniqof 
vepésentaat  un  petit  dépôt  houiller  de  deux  kilomètres  carrés  environ  de 
anpetfieier  qui  est  l'obiiet  dr-mm  euploilation  dans  la  coaunune  de  Mmi» 


(  4'6  ) 

HarM  l4«o«lr.  Qimt  ftus  ImtéIm  teriitiM,  âi  m  rédbfMnt,  pour  timâ 
diM,  k  on  dépAt  ipi  recouvre  plnsieun  plateaux  élevés ,  et  ee  co—po—  de 

•y>les  ordinairement  ferrugineux,  de  grès  siliceux  ou  ferrugineux  et  d'ar- 
gile. C'est  ce  dépôt  qui  recèle  la  plupart  des  mines  de  fer  qu'on  travaille 
dans  le  pays  ;  il  y  &ut  joindre  cependant  quelques  petits  bassins  isolés 
de  oongloÉBfcMe  muins,  «t  qndqiMe  dépto  peu  importmlt  de  même 
calcaire  et  de  meulière. 

M.  Blavier  décrit  fort  en  détail  ces  différents  terrains;  mais  il  a  aupa* 
ravant  fait  connaître  toutes  les  roches  que  présente  ce  département,  qui, 
depuis  plusieurs  années,  est  pour  lui  l'objet  d'une  exploration  non  intcr^ 
vonpue.  H  présente  enfin  m  grand  nonlnrede  données slatistiqaes  sur 
les  mines  et  carrières  qui  sont  l'objet  d'exploitations  plus  ou  moins  im- 
portantes, sur  les  usines  qu'elles  alimentent,  les  ouvriers  qu'elles  em- 
ploient, etc.  11  s'arrête,  en  particulier,  sur  une  industrie  qui ,  depuis  quel« 
qoes  années,  a  pris  dans  la  Mayenne  un  grand  développement  par  suite 
de  l'exploitation,  d'ailleurs  assez  peu  lucrative  ,  de  la  petite  houillère  d? 
Saint-Pierre  Lacour;  c'est  la  fabrication  de  la  chaux  dont  les  produits 
principalement  employés  comme  engrais ,  sont  d'année  en  année  plus 
recherchés  par  les  âiltiTalmir>> 

▲iiAim  MATUMATiQUE.  —  SuppUmetU  au  mémoire  sur  lé  degré  de  la  tnau- 
formée  ratàoaneUe  dlum  épution  irratiometie  dmmie;par  M.  Yorn». 

(Renvoyé  à  la  commission  nommée  pour  le  premier  mémoire.) 

Le  théorème  présenté  par  M.  Voizol  dans  son  mémoire  du  39  fé- 
vrier i836,  se  rapportait  au  cas  où  les  radicaux  sont  combinés  par  voie 
«dUStfon  et  de  jowrtwitftion.  la  nouvelle  note  a  pour  objet  de  Télendre 
au  cas  où  les  radicaux  sont  oombinéa  par  mMft^liicnltew,  êtiristttnjwm»-' 
de  ^ttitêneetoa  extraction  de  raebtu. 

>  MMtê  OBAPWQois.«— itoiftt  /ifiwifciHru  <w  lufiy. 

M.  Jfa^'or,  de  Lausanne ,  adresse  une  note  manuscrite  destinée  à  servir 
do  supplémoBt  à  son  mémoire  sur  le  dessin  linéaire  en  reli^.  Il  s'at- 
tache  à  frire  ressortir  tons  Isa  avantages  qiAnmit  ce  dessin  (qui  con- 
siste à  tracer  les  contours  de  l'objet  qu'on  veut  figurer,  &  Faida  dHm  fil 
métallique  auquel  les  doigts  donnent  la  forme  ooovenahle)  anr  le  dessâa 


% 


i^ijiu^co  uy  Google 


.(4'7) 

ordinaire  qui  exige  un  plan  ou  tout  autre  surface  pour  recevoir  la  trace 
du  crajon  avec  lequel  on  marque  les  contours  du  corps  a  tigurer. 

Là  nouvelle  note  est  renoiyée  à  k  commîMion  nommée  pour  le  ooa> 
ooun  anqoel  toit      prtenlé  le  premier  ouTiage  de  H.  lUyor. 

IL  B.  HmrjTt  erddtaele  à  Boulogne-am^Iler,  edresw  un  mémoire 

ayant  |>our  titre:  Considérations  générâtes  sur  l'établissement  des  chemins 
de /«r,  et  demande  que  cet  ouvrage  soit  admis  au  concours  pour  plu- 
sieurs des  prix  fondés  par  M.  de  Mon^on. 

Suivant  M.  Heniy  on  poomdt,  en  conlilnint  conveneMement  les  lignée 
de  chemins  de  fer  et  les  lignes  de  paquebots  i  vapeur,  faire  en  un  mois  le 
voyage  d'Edimbourg  à  Bombay  en  passant  par  Paris.  Aujourd'hui  le  trajet 
prend  six  fois  plus  de  temps,  expose  le  voyageur  à  des  dangers  de  plu» 
aienr»  eortat,  etaurlont  à  dn  privelions  qui  peuvent  altérer  m  alnté;  l'au- 
tenr  pense  en  conséquence  que  son  projet  pourrait  être  assimilé  aux  inven- 
tions qui  ont  pour  résultat  de  rendre  un  art  ou  un  métier  moins  insalubre, 
les  deux  autres  prix  auxquels  M.  Henry  pense  avQir  acquis  des  titres  par 
la  pubUcatioD  de  m  brodmre  n'étant  pas  décernés  par  TAeedémie  des 
Seienoes,  nous  n'avons  pas  à  nous  an  occuper  id. 

M.  J.  Aàar  demande  qtm  l'Académie  noaame  des  oommissaireB  pour 

assister  ans  expériences  relatives  à  une  invention  qu'il  désigne  sous  le 
nom  de  poste  atmosphérique ,  expériences  qui  seront  fiutes  au  jardin  de 
Tivoli,  le  a 8  avril,  à  deux  heures. 

HK.  Snier  et  Séguier  sont  priés  d'assister  à  cet  essai  et  dVn  rendre 
«gaspte  à  rAcsdémie. 

IL  CMisIMilBn  deasande  que  le  mémoire  «ir  Al  ^péetefiitl  db^ 

des  uns  qu'il  a  présenté  à  l'Académie  dans  In  séance  du  ii  janvier,  |Oit 
admis.att  concours  pour  le  prix  de  physiologie. 


(4.8) 


tatsuim.— Noiuviies  expériences deVL  Mâtteucci  sur  Us  affaiblistemenU 
que  certubtt  eoiatmtt  Hectrique»  ipnMmA  en  IrwerMnil  eoadkei  U- 
quides  ou  des  SofhrognMs  toRdes, 

Lorsque  deu&  ÛU ,  partant  des  deux  pôles  d'une  pile  peu  énergique, 
■boatisaent  «s^demc  estrémMs  4'ub  canal  ftroit  rempli  dTtin  ttquide  peu 
conductear,l!llltensitédu  courant  défvélopptf  peut  être  rendue  pins  grande 
de  plusieurs  manières.  Elle  croît  à  mesure  que  le  nombre  des  couples  de 
la  pile  augmente,  ou  bien  &  mesure  que  la  longueur  de  la  colonne  liquide 
diminue,  ou  bien  encore  k  mesure  que  ce  liquide  devient  plus  conducteur. 

Un  diapfaragmeméialKqiiepiacé  dans  le  liquide  «ur  la  venie  que  soit  le 
eovrt'nt,  aflaibitt  celui-ci  dans  tous  les  cas,  mais  dans  cIm  proportions  dif- 
fîh*entes,  suivant  son  intensitt'.  Ainsi  M.  de  In  Rive  a  fait  voir  que  l'affaiblis- 
sement dù  à  l'interposition  d'un  diaphragme,  est  proportionnellement 
d'autant  moindre  que  le  eoorant  primitif  est  pins  énergique,  en  tant  dn 
moins  que  raccrois^ement  d'énei^e  provient  de  la  pile  elle-même. 

Le  foil  observé  par  M.  Matteucci  consiste  en  ce  que  l'affaiblissement 
d'in  teo^itié  occasioné  p^ir  le  di«pliragQae,e$t,  au  contraire,  d'autant  plus  grand 
que  le  courant  primitif  est  plus  intense,  «i.UâManJt  la  pile  coopoaée  d*aa 
noial:iWO.cposMint  de  couples,  on  r»it  vacîerj'iteeq(ïidlilooutaat  par  fa|  seul 
raccourcissement  de  la  colonne  liquide,  ou  par  un  aoBroMieiivat  daiiA  sa 
conductibilité. 

la  pile  deM.  ttitt^Hicci  élMt  ontf'oatanife  de  disques  soudés  (i'sutcur 
aV»  indique  pas  la  tutnre)  chargéerkvec  dfe  Fean  salée:  le  liquide  dtt  c»> 
aaU  tantôt  de  l'ean  (te  puits,  tantôt  de  Tenu  Irgèrement  uëidttlée  afCe 
de  l'acide  sulfurique;  le  diaphragme,  une  lame  rlo  phitine. 

Ces  données  sont  nécessaires  à  rapporter,  car  ce  que  i  on  sait  de  l'in- 
fluence variaUe  des  diaphragmes,  suivant  l'origine  du  courant ,  oblige  à  ne 
rien  généraliser  qu'avec  beaucoup  de  circonspection. 

M.  iMattoncci  rapporte  quelques  expériences  dont  il  résulte  que  l'in- 
tensité du  courant  augmente  avec  la  largeur  de  la  colonne  liquide  qui  te 
transmet  Ceh  est  eiact  jusqu'à  ime  certaine  limite  d'élargisiement;  mais 
le  bit  était  connu,  à  ce  qu'il  nous  parait. 


0 


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(  4'9  ) 


rnrsioi  B.  —  Noie  ctmeenmnt  les  ^ets  présumés  dune  décharge  électri- 
que sur  la  croissanee  ttun  peupUer.  (Extrait  d'une  lettre  adressée  k 
M.  Hatbiea  par  M.  Avi^    Ai         uicifln  officier  4e  la  firde  impé- 
'  riale  ei  membre  du  ooiueO  général  du  département  dlndre^-Loire.) 

«  L^uittée  demfèfe,  au  mois  de  jolRet,  h  londmtDiai»  stir  on  des  peu- 
pttert  qui  composent  mcoar  avenne;  quelques  brandies  forent  cassées  su 

sommet.  lyC  fluide  électrique  suivit  le  tronc  rîn  hnut  en  bas  à  la  partie 
nord,  sans  endommager  l'écorce,  s'enfonça  au  pied  dans  le  .sol,  dont 
die  sottlera  deux  grosses  mottes  de  terre  8k  peu  près  nu  pied  cube  cba- 
cnm.  Gcr  pcopller  avait  alor*  mr  pied  dsrdronnftrenca;  aufoorMiii  it  en  a 
deux,  tandis  que  ses  TOisins  ont  conservé  la  même  gross<»ir.....  L'arbre 
grossit  si  rapidement,  que  je  viens  de  femar(|aer  Sur  Péedroe  Une  crevasse 
par  où  la  sève  s'écoule  en  abondance.» 

MCIMIIK.  —  Lettre  de  M.  l srQ\\^>t(tn  sur  la  dtStribuHoti  d^s  carutnx'itMtm 
dans  i«s  {iiverses  partiés  du  tquiUstte  des  oiseaux. 

Dans  «ne  première  lettre  sur  le  meaie  sujal  (nlaBte  dtt  a^  mars), 
M.  Jacquemin  n'avait  considéré  la  distribution  des  ooMfaiMs  oérien»  que 
daos  le»  partie*  osseuses  de  la  tète;  aujourd'hui  il  poursuit  le  aaème  sya- 
tèmè  daM  «Miaiea  aiitvaa  o«  da  syalawa. 

«  Tous  les  ce  qui  constituent  l'épaule,  tels  que  WbiiHéww » .ITnsey lain > 
la  fourchette  et  la  clavicule  coracoide  oui  ieorS'  trous  pneiunatiques 
groupés  autour  de  leur  extrémité  scspulaire.  Ils  raçoîvent  tous  l'air  de  la 
poabe  sous-scapulaire.  Le  onAftw»  et  le'radtHtf  Se  chargent  d'air  pan  das 
trous  souvent  trè»  mmbeann  siinéa  4  lanr  aKtrénrftét  anpéwmwn  Xfair 
parvient  à  l'articulation  du  ronde  par  deux  toips  diffifrentes,  l'une  se 
fittt  par  la  communication  des  cellules  du  tissu  «dlotaire  de  cette  arC»- 
culation  avec  cdlcs  de  l'articulatioa  seapulaire  «srtra  ha  mnscics  du  htm^ 

à  am  cntrémilé  iaftiieure.  Les  mailles  du  tissu  eelkilaire  de  Farticulation 
du  carpe  sont  également  remplie  d'air  qui  leur  arrive  par  communication 
avec  les  cellules  de  l'arboulatioB  du  conde,  et  per  l'intermédiaire  de  ia 
cwllé  •  telarandea  ek  de-  11iwwa*lMÉS  'qui  préMiiliM'Av'mdnHPepMr'I'lHH 
mérus  des  trous  aériens  i  leur  extrémité  inférieure.  Les  os  daMMgpif<at 
du  métacarpe  reçoivent  l'air  du  tissu  cellulaire  qui  les  entoure  par  des 
trous  dont  la  position  n'esi  pus  toyoi»  ttxet  Châqjne />*aéssgtf  é^ffmk 

CR.  183C,  I"  atmntrt. 


(  4««  ) 

préMUte  un  trou  aérien  «HiTeiit  très  développé  et  reçoit  Pair  dr  ce  nénie 

tissu  cellulairp. 

»  La  même  dispositiun  se  retrouve  pour  les  extrémités  inférieures ,  Ica 
trou»  pnetunaliques  y  sont  distribuéa  exactement  de  la  même  manière  et 
Pair  lèar  arrive  par  un  mécanisme  entièrement  semblable.  Chez  les  vieux 
et  bons  volicrs,  toutes  les  pièces  osseuses  sont  remplies  (Viiir  jusqu'à  la 
dernière  phalange  ;  ce  ûuide  leur  parvient  par  la  poche  pneumatique  squs- 
téraurale,  placée  dans  les  deux  partiaa  latérales  da  baiaiD. 

»  Les  vertèint  cervicales  préaentttnt  des  troos  pneumatîc(aes  petits  «t 
nombreux  placés  dans  le  canal  que  forment  lat^'ralenient  les  apophyses 
transverses  de  ces  verlchrcs.  La  poche  pectorale  envoie  tni  prutongement 
qiu  louge  ce  caual  dans  toute  son  étendue  et  fournit  de  l'air  à  chacune 
des  verâbres.  Les  trotts  pour  les  vorlèérev  pedonUes  et  donalest  sont 
placés  de  même  sur  les  faces  latérales  de  ces  vertèbres;  mais  Tair  leur 
est  fourni  par  la  poche  pectorale  pour  les  premières  et  par  les  deux 
poches  sous-ços taies  pour  les  autres  ;  ces  dernières  poches  fournissent 
aussi  de  Fair  aux  edie*  par  des  trous  nombreux  percés  à  leur  fiwe  in- 
terne. —  l-A  poche  sacrée  occupe  une  grande  partie  de  la  cavité  interne 
du  bassin,  elle  est  appliquée  immédiatement  sur  les  os  qui  le  composent 
et  auxquels  elle  fournit  de  l'air.  Les  trous  pneumatiques  pour  ï'Ueum  sont 
situés  sur  la  fiue  interne  et  antérieure  du  bassin,  d»  dia^  àM  de  la 
colonne  vertébrale  dlma  le  point  de  son  renflement;  ce  même  os  préeenie 
anasi  des  trous  aériens  derrière  et  en  haut  de  l'articulation  de  la  tête  du 
fémur  dans  l'intérieur  du  biissin.  Vischion  et  le  pubis  reçoivent  l'air  par 
communication  avec  l'ilemn.  Le  puàis  cependant  présente  quelquefois 
-des  troua  très  grande  à  aon  eiElréaaité  antéiienre'  et  interne. 

•  L'air  des  vertèbres  lombaires  et  eoocy^um$$  est  fiDurni  par  des  pro- 
longements, un  antérieur  et  un  postérieur  que  forment  la  poclie  sacrée; 
les  trous  sont  placés  comme  d'ordinaire  sur  les  côtés  du  corps  de  ces 
vertibrea.  La  demière  «Mftdérs eoccjrgienne  présente  en  outre  quelquefois, 
un  très  grand  trou  à  sa  face  inférieure;  enfin,  le  sternum  reçoit  abon- 
damment de  l'air  de  la  poche  sternale  placée  à  sa  face  interne.  I^es  trous 
•qni  le  percent  sont  nombreux  et  situés  le  long  de  sa  U^e  médiane  :  on 
en  remarque  toujours  deux  trèa  wuêMMm  phoéa  «nrs^aon  extrémité 
•antérieure.  .  î  • 

»  1.41  poche  sternale  fournit  aussi  de  Tair  aux  apophyse  MBPftàhl  dee 
càtei  au  moyen  fie  trous  situés  a  leur  extréfuilé  inférieure.  »■'  ■  ' 


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anni.  «  JouauM  de  tinitmmt  du/biar;  par  M.  B&onuiMmt. 

«  Tai  l'honneur  de  TOUS  adresser  ci-joint  un  flacon  contenant  du  fluor, 
corps  simple  que  j'ai  isolé  depuis  plus  de  deux  ans.  Je  n'ai  point  alors 
publié  le  procédé  par  lequel  je  l'avais  obtenu  parce  qu'il  ne  le  donuait 
que  mélangé  aT«c  nne  grande  quantité  d*ozigéue  ;  mais  j'en  ai  comité 
les  principales  propriétés  dans  Tarticte  analyse  dn  IH^ômain  de  Pfy^ 
sique  gihiéralc,  p.  iq.*).  J'od  joins  un  extrait  imprimé  à  cette  lettre.  Cette 
publication  a  été  faite  au  mois  de  décembre  i834 

»  Depuis,  j'ai  obtenu  du  fluor  par  un  autre  procédé,  et  ses  propriétés 
sont  tonjotm  lea  mènes  :  c^est  un  gas  coloré  en  brun  jaun&tre,  ponédant 
mie  odeur  analogue  à  celles  du  chlore  et  du  sucre  brûlé;  il  n'attaque 
point  le  verre,  il  décolore  l'indigo  el  se  combine  directement  avec  l'or. 

•  Le  fluor  a  été  obteuu  la  première  fois  en  faisant  passer  du  ûuorui-e 
de  bore  aur  du  minium  chauffé  jusqu'au  ronge,  et  le  recueillant  dans  un 
vaae  sec,  comme  on  le  bit  pour  le  chlore. 

■  Je  l'obtiens  actuellement  en  traitant  simplement  dans  nne  fiole  de 
verre  un  méipuge  de  fluorure  de  caldura  et  de  bi-oxide  de  manganèse  par 
l'acide  tnlfurique,  maia ,  aînai  obtenu ,  il  est  mêlé  avec  de  la  vapeur  d*a> 
cide  fluorh^rdrique  et  du  gaz  fluosilicique ,  qui  ne  s'opposent  pourtant 
point  il  ce  que  l'on  puisse  en  observer  les  principaka  propriétés.  > 

eiaTnopûiB.»-  Ob^vations  deJIL  Mbi&ct mt acne  assertion  de  M.  J.  Guérùtt 
retadve  à  la  nomette  méthode  de  tnUer  lee  pieds-bots  chex  les  mfants. 

Dana  la  lettre  aà  il  linaait  ocmntfttre  sa  noovdle  méthode,  M.  Gnérin 

annonçait  qu'il  avait  obtenu  dans  cinquante  jours  sur  des  enfants  Agés 
de  cinq  mois,  une  guérison  complète;  guorison  qui,  suivant  lui,  n'aurait 
pu  être  obtenue  en  moins  d'un  an  par  les  autres  métlHMles.  C'est  contre 
cette  asaerticm  ma»  réclame  M.  Jfeibe.  «  Tous  les  cfaimrgieos,  dit>il,  sa- 
vent que  chezdes  enfonts  de  l'âge  de  ceux  qui  ont  été  traités  par  M.  Guérin, 
on  obtient  par  la  méthode  de  Venel  des  gnérisons  bien  complètes  dans 
cinq  à  six  semaines  ou  deux  mois.  Je  le  prouverais  au  besoin  par  ce  qui 
se  passe  depuis  vîngtnlei»  ans  dens  l'étabBssemeiit  orthopédique  que  je 
dirige;  lés  fidis  ont  été  publiés  dans  maa  ouvragea,  et  ib  ont  été  mis 


-  <i)  Voki  1«  pMnce  «o^ael  M.  fiaudriinoDt  fait  «Ilution  t 

m  le  laer  est  gueaz,  braa  janiAtie  lite  foacét  mw  odnr  a  beaaeef  d*aaalofis 
•  aim  «die  énddoiaat  avec  cille  d«  SBcrsbièUi  il  «it  SMS  aetioii  ■aria  vents.  • 

60.. 


(4^^  ) 

hors  de  doate  par  un  rapport  £ut  en  i833  à  l'Académie  royale  de  Mé- 
decine, rapport  qui  atteste  que  parmi  les  malades  traités  sous  le»  yeux  de 
h  committion  d«  rAcatténate  ,  plurieim  ont  été  guérà  en  deax  et  trois 
mois ,  et  qu'un  petit  garçon  de  dix  mois»  avec  deux  pieds-bots,  dont  un 
très  difforme,  a  été  guéri  en  iraiOe-in^  jours.  » 

HBBecuiB.  Expulsion  spotoanéa  de  tatads  Wfinaireti  taUeau  des  cas 
les  pbu  remarçtUMUes  consignés  dans  les  ouvrages  spéciaux  ou  les 
recueils  sàent^ues  ;  par  M.  Citiauu 

A  roocarion  d'une  communication  &  ce  snjet,  finte  par  M.  Segatas 
dèns  la  précédente  séance,  M.  Civisde  écrit  pom  î.nrv  rcmarquor  que  de 
pareils  cas  sont  très  fréquemment  rnppel^s  lïaiis  los  niuialcs  de  la  science. 
«  Ce  serait ,  dit-il ,  un  travail  loog  et  ingrat  que  de  les  rechercher  toiu  ; 
mais  j'ai  cru  utile  de  réunir  les  plus  remarquables,  surtout  ceux  pour 
lesquels  on  ■  en  soin  de  joindre  aux  déisfls  sur  h  forme,  les  dimensions , 
le  poids  OO  le  volimie  du  calcul,  des  reiiseipnoments  sur  les  suites  qu'a  en- 
traînées son  expulsion.  Un  tableau  joint  à  ma  lettre  en  offre  quaninte-sept , 
les  uns  empruntés  à  des  écrivains  diguesde  foi,  et  les  autres  observés  de 
nos  jours.  On  y  volt  figurer  des  calculs  de  4«  6  et  jusqu'à  la  onces,  et 
dont  le  volume  égale  quelquefois  celui  d'un  œuf  d'oie.  Ces  faits,  auxquels 
j'en  pourrais  joiridre  d'autres  d'un  ordre  tout  différent,  attestent  la  facilité 
avec  laquelle  le  canal  de  l'urètre  s'élargit  quand  il  se  trouve  soumis  à  une 
dilatation  lente  et  graduée.  De  tout  temps,  mais  surtout  au  commencement 
dn  siècle  dernier,  les  chirurgiians  ont  tiré  de  là  l'induction  qu'avant  de 
recourir  à  aucune  opération  proprement  dite,  il  fallait  chercher  à  imiter 
ce  que  la  nature  fait  si  souvent  d'elle-même,  et  la  métiiode  de  dilater 
t'urètre  dessujets  atteints  de  la  pierre,  la  plus  ancienne  de  tontes  suivant 
l'ordre  des  dates,  compte  encore  parmi  sM  fwrliaans  qneiqueo-uas  des 
chirurgiens  les  plus  distingués  de  l'époque  actuelle. 

»  Ce  n'est  pas  seulement  chez  la  femme  qu'on  a  observé  ces  sorties  sponta- 
nées de  calculs;  les  hommes  aussi  rendent  soument  de  fort  grosses  pierres. 
Je  viens  d'en  vnir  sortir  une  qui  avait  9  lignas  dnlong  sar.6.de  large,  et 
la  plupart  des  auteurs  en  citent  des  cas  asaiB-eKltaordinairea  pour  qu'on 
ait  cru  quelquefois  pouvoir  les  reléguer  parmi  Ie.<j  contes.  Cependant  l'ob- 
servation s'est  renouvelée  si  souvent ,  que  le  doute  n'est  plus  p<-riuis  à  cet 
éisard.».  a 

Parmi  les  bits  consignés  dans  le  tablean  annexé  à  la  lettre  de  M.  Giviale, 


il  eu  çst  un  qui  avait  été  déjà  rapporté  daus  un  de  se»  ouvrages  (^Parallèle  , 
i>»g«  79);  le  calcul  expa1«é.,«poii)bMiéineiUilwt  gn»  camme  une  petite 
noue,  de  forme  ovale  et  rugueux.  A  côté  de  CCS  obsenratioDS  viennent  se 
placer  celles  de  Senijcrt  {lib.  IH,  part.  8,  sect.  1,  cap.  a);  et  de  Colot 
(pag.  '.1^9).  Dans  le  pr<;)nier  cas  le  calcul  était  gros  comme  un  œuf  de 
poule  ;  (tans  le  second ,  gros  oomme  ua  «enf  d'oie.  Dan*  les  trt>b  la  guinson 
fiit  «ximpléte. 

Dans  le  iioiijhrt-  îles  c;is  qui  ont  été  suivis  d'incontinence  d'urine,  on 
remarque  celui  qui  est  r  apporté  dans  les  Éphémérides  des  Curieux  de 
î(\  nature  (déc  II*  Anu.  5' obs.  198).  Le  calcul  de  forme  ronde  pesait 
la  onces  I  gros.  Lecaf  (H*  JZ^çitei/,  p.  ioa)en  cite  trois  dpnt  le  moindre 
pesait  a  onces  |,  et  le  plus  fort  5  onces  6  gros  ;  mais  il  ne  dit  pas  quelles 
ftu  ent  les  conséquences.  Des  f|uarantc«sept  observations  consignées  dans 
le  tableau,  une  seule  semble  indiquer  que  la  mort  a  suivi  de  prés  Texpul- 
sion.  Dans  une  autre  rapportée  par  Bancal  {MumeldelalMoIritiet  p.  166), 
il  y  eut  fonnatifm  d'une  fistvde  urétro-vésicale. 

/  n  

£bios.  Dans  les  instructions  rédigées  pour  le  voyage  de  la  BonUe^ 
l'Académie  engageait  les  officiers  de  cette  expédition  è  s'assurer,  au  moyen 

lies  instruments  très  précis  qui  leur  ont  été  confiés,  si  les  halos  qui  se 
présenteraient  à  leur  observation,  étaient  toujours  rigoureusemeot  cir^ 
cnlairea  et  si  Tastre  occupait  eaactement  le  centre  de  la  conrbë.  On  a 
prétendu  en  effet»  qu'il  n'en  était  pas  toujours  ainsi»  mais  comme  ou  est 
très  exposé  à  se  tromper  en  pareil  cas  qurind  on  obsei-ve  à  l'œil  nu,  les 
faits  qu'on  cite  ont  besoin  d'être  vérifiés  dans  <ies  circonstances  qui  écar- 
tent toutes  les  causes  d'itlosion. 

Les  élèves  du  cours  de  physique  au  collège  de  Cahors  ont  eu  connais* 
sance  de  cette  partie  des  instructions  de  l'Académie,  et  un  halo  ayant  été 
vu  dans  leur  Ville  le  a6  mars  et  les  deux  jours  suivants,  ils  ont  cherché  à 
déterminer  la  forme  de  l'anneau  intérieur.  Faute  d'un  bon  iustrumeut  ils 
n'ont  pu  mesurer  avec  précision  le"  diamètre  vertical  et  le  diamètre  boii> 
zontal  de  cette  couronne,  mais  ils  se  sont  tous  accordés  à  reconnaître  que 
b  figure  n'était  point  elliptique,  qa'ellç  était  paHaitement  cirçulaire. 

M.  Moncej  adresse  une  prétaqidua  .solation  du.  pmblflmA.de  latfwa- 

tbiUure  du  cercle. 


A  4  hmitM,  l'Académie  se  lorme  en  comité  secret. 


A. 


(  4a4  ) 


miiUTIM  MiMWâtmyiK» 

L'Acadàaie  «  reçu  du»  cette  stfence  lee  ouvrages  dont  void  les  titres  : 

Ctm^tes  rembêf  h^domadaires  tk$  téaneet  de  FJeadAnù  des  Scuneeti 

i856,  n"  ir>. 

Coup  d'œil  impartial  sur  L  Etat  de  fÉgjpte  ,  Cimparé  à  sa  situation 
fuUérieun/par  H.  Joiiibd,  membre  de  llnstitut. 

Recherches  amUomiques  et  physiologiques  sur  Forgime  de  Feuuiitian 
chez  les  oiseaiir par  M.  Bhbschet;  brochure  in-8°,  avec  un  atlas  in-/,*. 

Acadeinia  dei  Georgqjili.  —  Rapporta  délie  Conispondenie  deU'aïuto 
i835^M7nM»  da  Leotou»  Peui-Fimomi  Flreose,  iéS6,  Xnr^. 

Sur  le  Préfet  de  loi  rdatif  mt  sucre  de  hettmmipar  II.  Houbd  fik; 
brodiure  in-8". 

Histoire  naturelle  des  Iles  Canaries j  par  MM.  Wsa9  «i  Bbrtbrlot  ; 
6*  livraison ,  in-4*. 

DeseripUon  des  Ceq^Ues fossiles  des  entrons  de  Paris}  parH.  Db«havu  ; 
livraison  ai  —4^,  îii-4*. 

Bryologie  d'Europe ,  publiée  en  monographies  i  par  lOL  BaiCHct  W.-P. 
ScHiMfEB  ;  r  livraison,  Paris,  i836,  in-8°. 

JteçAerefte»  sur  les  Ot^ganismes  if^Hrieursi  par  M.  Dimabd»;  iii'6*. 
(H.  fkHj  de  Saint-ViiiGenk  est  diatigé  de  rendie  «m  compte  verliel  de  cet 
ouvrage.) 

Notice  sw  le  monument  Champollion,  élevé'  à  Figeaci  par  M.  le  baron 
GunmtBc  »■  CBAsiiWB  ;  brochnre  ni>t  a. 

De  f  Efficacité  partktdn^rement  et  du  Mode  daeUan  des  eaux  thermales 
de  f^ichy  ;  par  M.  Ch.  Petit;  brochure  in-8". 

Lettre  à  M.  de  Monglave,-  par  M.  Beltrimi  ;  iu>4*- 

Bibliothèque  universelle  de  Genève;  noaveile  série,  n"  2;  10-8'. 

Jwmal  heèdamadain  des  Progris  des  Sciences  mé^cahs/  n*  r  7,  ûi-'fi'. 

Gazette  médicale  de  Paris,-  n'  17. 

Gazette  des  flôpitmtx;  u**  47  ,  48  «t  49» 

Journal  de  Santé  i  n*  1  Sg. 

dn  Monde  sa»arUf  Vf*  i^en  if. 

i4t  Pranee  indkstrieUei  S*  «iittée,  ri"  5. 


COMPTE  RENDU 

DES  SÉANCES 

DE  L'AGADÉHIE  DES  SCIENCES. 


SÉANCE  DU  LUNDI  9  MAI  i8Wk  • 

pkSsidiugb  db  m.  c*.  wnnst. 


zooMOix.  —  Extrait  étune  lettre  de  M.  Marioît  dt  Phoc*  à  M.  de  Blain- 
▼ille ,  sur  un  jeune  orang-outang  apporté  vivant  de  Sitmatra  à  Nantes, 
(  Communiqué  par  M.  de  BlainviUe.) 

«  Je  me  suis  transporté  hier  chez  le  capitaine  Van  Iseghem  ,  et  c« 
•'«it  pas  sans  un  vif  intérêt  que  j'y  ai  contemplé,  pendant  plus  d'une 
doni^Mare,  le  jeune  orang-outang  mile  qu'il-a  rapporté  d»  Bu—If  a,  et 
dant  vous  Mvmmiét  defrimffeoqiiisition  pvur  1»  Jaîdin  4p  Roi 

a  Je  dis  l'orang-outang,  parce  qu'il  ne  m'est  pas  penmi*  de  douter  que  ce 
a*en  soit  un.  Du  reste,  vous  en  jugerez  vous-même  eu  deniier  renort, 
d'après  quelques  indications      j«  yoia  tous  fbufiiir. 

»  Son  front«ife tria. dleté  allxnBbè  dMi  k  ttgM aéAlaua, de naaière 
k  simuler  assez  bien  le  front  de  certains  hommes.  Il  est  tout  à  fait  dépourvu 
de  longs  poils,  ainsi  que  le  reste  de  la  f»ce,  sauf  lesoAtéa  des  joues  où  de 
longs  poils  roux  simulent  très  hieR  des  favoris. 

afloB  «ai  m fittfwiatdsailll»;  mymm  éat  na  enpewiwi  dUrtritt- 

CH.  iM.  iWftMia*.  61 


(  4"6  ) 

geoce  et  de  douceur  remarquables;  les  paupières  sont  garnies  de  longs  ciU; 
M»  mnaeaa  n'est  nutl«iD«nt  proéniiiMit,  mais  ses  lènw  sont  très  mobiles, 
et  peuvent  s'allonger  de  deux  pouces  environ.  Les  oreilles  sont  bien  bor* 
dées,  et  ressomblcrnient  à  relies  de  l'honiflie  Si  elles  étaient  pOttTfttCS  dit 
lobule  qui  caractérise  ces  dernières. 

»  iJL^cees^  d'une  couleur  ardoisée,  dpp Uln^nlA-ea  tu  se  dégradant 
du^&bti»^ k âicoèférenee.  k^i J<i  <i  I  f . i >  ' 

»  Il  n'a  point  de  callosités  aux  fesses;  il  ne  porte  aucnn  vestige  de  quene, 
et  il  a  l'anus  un  peu  proéminent. 

»  Les  pouces  août  très  petits  comparativement  aux  autres  doigts,  dans 
les  mains  de  devant  comme  dans  celles  <te  derrière* 

»  Tout  le  corps,  ,k  l'exception  de  la  face  et  des  parties  antérieure  et  laté- 
rales du  col,  est  couvert  de  longs  poils  roux;  et  ceux  de  la  tête  se  portant 
d'arrière  en  avant  sur  le  Iront,  iout  exactement  l'efïet  d'uue  perruque. 

»  Les  dénia  offrent  l'apparenoe  de  celles  de  l'Iumune,  si  ce  n'est  qne  les 
canines  sont  rdativement  plus  allongées  que  cbez  celui-ci ,  et  qu'elles  se  lo* 
gerit,  lorsque  In  bouche  se  ferme,  dans  un  espace  vide,  situé,  pour  la  mâ- 
choire iniéneure,  derrière  les  canines,  et,  pour  la  mitchoire  supérieure, 
en  dedans. 

»  Cet  animaF,'dont  TAge  peut  être  supposé  de  neuf  mois  envinm,  n'a 
encore  que  quatre  molaires  de  chaque  cÂté  à  Ul  mftdMMre  inffrienre,  et 
deux  à  la  mâchoire  supérieure. 

a  Sa  taille' est  d'environ  deux  pieds  six  pouces,  dans  la  station  ilebout. 

»Ihiaoini^et,de  ktéleà^'aiitta,  on  trooTO.  une  kmgoeur  de  dixJiait 
poQceS' 

n  La  cuisse ,  la  jambe  et  la  main  des  extrémités  abdominales  ont  chacune 

SIX  pouces  de  longueur. 

>.  >  Dana  les  'manières  tiMmahiques,,  le  bras  a  bnit  pouces,  i\mmt4>rM 
sept  pouces  et  demi ,  et  la  main  six  poueas. 

»  J'ai  été  frappé  de  la  lenteur  des  mouvements  de  l'orang-oiitane;,  la- 
quelle contraste  avec  la  turbulence  des  autres  singes.  J'ai  été  plus  frappé 
enflore  deaon  air: calme  et  réfléchi,  de  sa  sociabilité  apparente,  et  de  je 
ne  saia  quoi  d'humain  répandu  aur  sa  phjrsiaMBie. 

»  II  est  de  la  itlna^candeiloaoettr,  et  recherche  lea  eawaaaa  même  dea 
étrangers. 

»  Yous  pourrez  juger  du  degré  de  son  intelligence  par  les  deux  faits  sui- 
Tsab ,  lesquds  se  sont  passée,  sona  mes  jeux. 
m  ^  nwMre  b»  donîwunà  mai^d^He  certaine  dkttnoe,  il  dmcendit 


4 


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(  4»7  ) 

de  la  chaise  sur  laquelle  il  était  ateîs,  la  prit  à  deux  mains,  la  porta  auprès 
de  celle  de  son  maître,  et  se  plaça  de  nouveau  sur  cette  chaise,  dans  ia 
position  qu'il  ▼endt  de  qnitler. 

»  Yoalant  ouvrir  une  porte  qui oomimuiquut  deiu  autre  pièce,  il 
porta  une  chaise  auprès  de  cette  porte,  monta  dessus,  et  saisit  le  bouton 
de  la  serrure,  en  lui  imprimant  un  mouvement  de  rotation  semblable  à 
oeliii'  qu^  tveit  n  frira  pour  rouTrir. 

aGetaiiinHde8tonÉivore4m«mteUlbf«edaiterae,  «t'tapèv  iiicde  à 
nourrir.  Il  est  très  propre  ,  et  pnraît  Jouir  d'une  bonne  santé. 

»  M.  Van  Iseghem  possède  uu  fragment  de  la  peau  de  la  mère  de  ce 
jeune  singe.  Cette  peau  prouve  que  l'animal  auquel  elle  appartenait  avait 
au  moins  deux  pieds  de  long  de  la  nuque  k  Panui.  On  a  dil  à  M .  Y^n 
Iseghem  que  cette  mère  avait  dnq  jrieda  de  haut.  ». 

etnQcn  mktÊimnvam.'^Demeième  iMv  de  M.  C^Êtlff:  4M-  J^diri,  wr  Ut 

thàotie  A  ta  h$miin.         .  „.. 

«  Dans  ma  dernière  lettre,  j'ai  indiqué  les  {résultats  quë  IbundsMnt  les 

formules  générales  auxquelles  je  suis  parvenu,  quand  ou  les  applique  au 
phénomène  connu  sous  le  nom  de  réflexion  totale,  c'est-à-dire  au  cas  où 
le  second  milieu,  quoique  transparent,  remplit  la  fonction  d'un  corps 
opaque.  le  vais  anjourdluii  vous  entrelsiiSr.im'tesiÉiit  de  oe'qiil'arrH'4 
lorsque  le  second  milieu  est  constamment  opaque  sous  toutes'lès  ihci- 
dences ,  et  en  particulier  lorsque  la  lumière  se  trouve  réfléchie  par  un 
métal.  Si  l'on  &it  tomber  sur  la  surface  d'un  métal  un  rayon  simple  doué 
de  la  polarisation  tectilign»,  ou  cireulaire*  on  mémè  elliptique  «  ,oe 
rayon  pourra  toujours  être  décomposé  en  deux  autres  polarisés  en  ligne 
droite,  l'un  perpendiculairement  au  plan  d'incidence,  l'autre  parallè- 
lement à  ce  plan.  Or,  je  trouve  que,  dans  chaque  rayon  composant ,  la 
réflexion  fint  varier  Tintensité  de  la  lumière  stnvànt  un  rapport  qui 
dépend  de  l'anj^  d'incidence ,  et  qui  généralement  n'est  pas  le  mènié 
pour  les  deux  rayons.  De  plus,  la  réflexion  transporte  les  ondulations 
luminetises  en  avant  ou  en  arrière,  à  une  certaine  distance  qui  dépiuid 
enoora  de  l'angle  d'incidence.  Si  l'on  ^^réseote  cette  distance,  pour  le 
premier  rayon  composant,  par  pour  le  saaaad,  par  |,  iaa  y  étant 
répaisaeur  d'une  onde,  la  difiérenœ  de  mardie  eotrsrles  dëiu^'^fyiias 
composanis,  après  une  première  réflexion ,  s^  re|wéMB|ée.jf|r . . 


61 


(  4*8  ) 

Après.  A  réfleodoM  opéféiM  SiPip»  le  n)ém«  angle,  «kfe»  itoififdii 


»  Te  tratnt  ^iSHkMtè  |fuViprè«  une  séuk  vUaàon  wmu  l'angtc  d'inci- 
d«iiM  i',  l»dli8ift«Bte^eUtai%he  csiid^in«'dei^  si  rsso, 

4*ane  onduhtton  «ntiira,  ai  rs^.  Doiic,.ep  ne  tiuniit  |m.  compte  des 

aiHil^c»^  k.  ^ArMiifélvoae  d«is  h  ^rtljir  é»  faq^  /»— N  on  peut 
considérer  la  valeur  nuitiér^ae  de  cét  angle  connae  varitRil'eatre  les 
limites  w  et  zéto.  Lorai(}ue     — 1>  atteint  h  mojenne  entre  ces  deux 

limites  ou  |  ,  on  obtient  ce  que  M.  Brewster  appelle  h  polarisation 

elliptiqae,  et  . 

2,4.6,8  911 

réflexions  semblables  ramènent  ie  rayon  polarisé  à  sou  état  primitif. 
Alors,  ai  le  rayon  inddent'élaH  polarrisé  en  Hgne  droite,  ie  dernier  nyon 
réfléchi  aefjk  lqfftn^me  polarisé  rectilignement.  Maia  sam  plan.dn  polari- 
sation formera  avec  le  pbn  de  réflexion  un  angle  «T  dont  la  tangente  sera 
é^ale,  au  s^gne  près,  à  la  puissance  an, du  quotient  qu'on  obtient  en 
diviamt  l'im.par  Vmtn  les  capporUaniiaB;  lesquels  la  première  réflexion 
vai;ier,.,dftas  .chaque,  lâyon  compoàint»  IM  pin»  «modes  vUnass  dhs 
molécules.  Donc,  tandis  que  le  nombre  des  réflexions  croîtié  en  pro* 
greasion  arithnjiétique,  les  valeurs  de  taugcr"  varieront  en  progression 
géométrique;  et  comme,  pour  les  différeiis  meUiu,  on  troitve  gené- 

raleraent  «T  <  '  oh  45*,  la  lumière  pour  de  grandes  vnleurs  de  n  finira 

par  être  coraplélemept  polarisée  dans  le  plan  d'incidence.  On  déduit 
encore  dé  mes  f«;rapûles  générales' iin  grand  lifNnbre  de  coi]|$équences 
}e  développerai  plus  en  détail  dans  uiae  seoptod^  kttrey  at  qoi  s'sfi- 
covdëht  aussi  bien  . que  I|e8 .  précédentes  ayeç  1m '^MM»  obtenus  par 

M.  Brewster.  »  *  • 

. »! jifi.iii!;;)')        •♦.■'«^ci;,:!*  t  •»       .•  '.    .    ■    ,  .  n   >  : 

kMSi^r-^'l^ùt^tleâi^rniihaéio  ^  ta 'longueur  de  F  arc  dé  méridien 
ëà^Hs  ' entre  J\tbntjnr/j-  ' et  P'ormehéera  ,  dévoilant  rinexactittule  de 
i  .eélle^ont  ile^Jeuf  mention  Âam  lu  fifoetlu  Sjstènie  métrique  décimal; 

«  La  triiiingulàtion  générale  de  la  France,  essentiellement  liée  aux 
triangles  de  la  méridienne  de  Dunherque,  et  ratincfade  A  sept  Imses  qui 

..lO 


(  4^9  ) 

ont  été  mesurées  par  le  même  procédé  et  nvec  toute  la  précision  qu'exi- 
geait leur  importance,  a  offert  le  moyen  de  comparer  derechef  les  bases 
de  Melaii  et  de  Ftrp{fiMii  •éperées  rtme  de  Faotre  par  un  long  t^seau 
^oonpoaé  de  triangle»  tous  très  bien  conditionnés ,  et  dont  quelques-uns 
ronplaoent  avantageusement  ceux  do  la  méridifniip  de  Dunkerque,  dans 
fespace  compris  entre  Forêt- Sainte -Croix  et  Bourges.  Or,  on  sait  que 
cette  nouvelle  comparaison,  loin  de  confirmer  Taccord  si  connu,  et  pro- 
iMblement  fortuit,  de  ces  deux  bases,  a  tMM  an  oentndre  une  asses 
forte  discordance,  puisque  la  hase  de  Perpignan  conclue  de  celle  de 
Melun  diffère  de  i"',Si  de  sa  mesure  effective.  (Nouvelle  Description  géo- 
métrique de  la  Fruitce,  tome  I,  pag.  473')  Cette  discordance  inattendue, 
'Sur  'Iaqa«âlé  on  ne  peut  msintenant  éierer  aucun  doute,  met  dans  la 
nécessité  de  oerriger  la  longueur  de  Pare  du  méridien  obtenue  par 
Delambre,  et  employée  concurremment  avec  celle  de  l'arr  à  réquatciir 
dans  le  calcul  de  la  longueur  du  mètre,  bien  que  cette  unité  foudurnon- 
tale  d»'n<w  lÉféMÎre»  soit  définititement  &éé  k  3  pieds  ii  lignes 
deFaneiènÉië  tdiièr de  fSer  de  l'Académie,  prise  à  i3*dn  thermomètre  de 
Réaumur.  Mais  cette  correction  doit-elle  être  faite  \  l'arc  rntior.  dont 
les  Kmites  sont  Greenwich  et  Formentera,  on  suHit-il  de  l'appliquer  à 
rune  de  8ès  plÉrtilès?   ;  * 

»  DU>6id  la  portion  de  cet  arc  comprise  entre  Greemiridi  et  le  Paniliéon , 
et  trouvée  de  i Soi 8^,7,  n*est  susceptible  d'aucune  modification  ;  car  les 
triangles  dn  major  Boy,  joints  à  ceux  de  la  méridienne  de  Delambre , 
prouvent  que  les  bases  de  Melun  et  d'Angleterre  s'accordent  très  bien 
entre  ellea.  Quant  à  la  portion  de  cette  même  méridienne  renlèrmée  entre 
tes  peraliCléa  du  Panthéon  et  de  Montjouy,  il  est  indubitable  qu'elle  doit 
être  corrigée  proportionnellement  à  la  moitié  de  la  discordance  des  base» 
de  Melua  et  de  Perpignan,  lorsqu'on  adopte  la  rectification  qui  résulte 
de  la  triai^igulation  du  rojaume,  et  qui  a  généralement  établi  plus  d*har- 
monie  entre  le»  autres  bases. 

»  Reste  la  partie  comprise  entre  les  parallèles  de  Montjouy  et  de  For- 
menlera,  déterminée  au  moyen  des  triangles  uaesurés  par  di»iz  de  nos 
savants  confrères,  MAL  Biot  et  Arogo,  et  liés  au  ob^iÊonà^tfral'Malas, 
dont  la>  longueur*  été-  direetenent  "déduite  de  la  bu»  dit  Ferpignan.  Or, 
aucune  base  de  vérification  n'ayant  été  mesurée  en  Espagne ,  l'on  est 
obligé  d'adtoettre  pour  la  longueur  de  cette  troisième  partie  de  la  méri- 
dienne celle  que  procure  le  réseau  de  triangles  consigné  dans  le  vol.  IV 
de  1»  Au»  èu  ^yuèaie  méirique,  et  sur  laqu^  il  n*eiist»  qn*unc  incer- 


f  43o  ) 

titude  de  8"»  en  plus  ou  en  moios,  selon  une  formule  de  probabilité  d« 
Lapboe. 

»  Tous  les  calculs  que  Delambre  a  effiacUiit  pour  rectifier  son  ara  de 

méridien,  depuis  Dunkerque  jusqu'à  Montjouy,  $ont  développés  dam 
le  vol.  III  de  la  Base  du  Système  métrique;  ainsi,  il  est  très  facile  d'en 
reconnaître  Tezactitude;  mais  il  n'en  est  pas  de  même  à  l'égard  de  la 
rectification  de  Pare  compria  entre  Monljoiijr  et  Fermentera ,  puisque 
l'ouvrage  dans  lequel  cette  opération  numérique  dennit  natureUement 
se  trouver  n'en  fait  aucune  mention. 

»  Pour  ne  pas  employer  ici  un  résultat  qu'il  est  impossible  de  vérifier 
immédiatement,  j*ai  donné,  par  forme  de  supplément,  dans  le  toI.  n 
de  la  Nouvelle  DescHpHpn  géométrique  de  la  France,  prêt  li  être  livré  i 
l'impression  ,  les  positions  géographiques  de  tous  les  sommets  des  triangles 
de  la  méridienne  de  Dunkerque,  qui  s'étendent  sur  lt>  territoire  espagnol; 
parée  quil  m*a  enauile  été  fiwîle  d'évaluer  exactement  la  longueur  de 
l'arc  de  méridien  dont  il  est  «fuestion.  Ce  aupplémenta  d'aillenn  |e  double 
avantage  de  montrer  c  omment  la  France  et  la  Péninsule  sont  rattadiéat 
géodésiquement  l'une  à  l'autre,  et  de  ne  laisser  rien  à  désirer  sur  les 
grandes  opérationa  trigonométriques  de  nos  astronomes  et  de  nos  ingé- 
nieurs, qui  ont  concouru  avec  tant  de  aoceèa  au  perfectionnement  de  la 
géographie  de  ces  deux  contrées.  C'est  en  opérant  de  la  sorte  que  j'ai 
reconnu  que  la  longueur  dont  il  s'agit,  rapportée  à  la  p.  545  du  vol.  III 
de  la  Base  du  ^stéme  métrique  décimal,  et  adoptée  avec  confiance  par 
tout  les  «avants,  est  trop  feible  de  près  de  57  toisea.  En  y$AA  la  preuve. 

»  D'après  le  tableau  des  latitudes  géodésiques  mentionnées  ci*deasus,  on 
a  les  différences  de  latitude  suivantes  exprimées  en  secondes  oentésÏDalea 
et  centièmes  de  seconde  : 

Du  Mont-Matas  i  Montjouy 
Du  Mont-MaUt  k  la  Morelû 

De  HoBtjony  i  la  Morella.. 
De  1a  Morella  i  S31  ut-Jean.. 
De  Saiotnlcai»  à  Monui*. . . 
De  Montria  à  Dnieno  

De  Desierto  à  MonlgO  •< 

De  Montgo  i  Formentera . . . , 

D«  Moa^ony  à  Formentm.  • 
Autrement  : 


«  i6i7',32 

....  —  236i,48 

....  —  744i«6 

....  —  t8o7,SS 

•  •••  55^,16 

....  ~  5868,7» 

....  —  t.4a48>«« 

....  —  ig88,eé 


à 


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(431  ) 

0»  MoDtjony  k  la  Morella   —  :^4",i6 

De  la  Moiclla  i  HonUgut..   +  1224,89 

De  MonUgut  i  Llcberia*   —  34g3,oo 

De  Llcbem  à  Honttia   —  53i6,47 

De  MoBUia  à  Arts   — >  1639,41  « 

D'Arès  à  Ëspadan ..   —  6333,99 

O'EipadaB  à  Montgo   —  1.3314,78 

Ik  lf«B^  i  Formenten   —  1 568, 04 

n*  Mon^oaT  i  VûtmmUn..*  —  a.ggjs.gô 

Gt-dont..  —  a.gy;a,6a 

 f  s  3.9979,795 

a  D^ttii  antre  o6té, 

Latitude  gtfodMqoe  de  Montjony . . .  «  .....s  45^9^9'>3o 

Latitude     idem       de  FonnenMn  =  43.9636,34 

De  Ut,  tomme ,  on  •  s=  88.9335,54 

a  #  177.84S1. 

a  Ces  éléments  éiant  trouTés,  rare  A  de  méridien  dont  TampUtude 
est  9t  qui  appartient  à  rdUptoide  sur  kqud  les  triangles  sont  projetés, 
s*ditiendra  aa  moyen  de  la  fennnle  connue  : 

■ 

A  ss      _  Y'sinçoos*  «f-  ysina^cosa*... 

dans  laquelle  les  ooeffidenls  sont  des  séries  développées  jusqu'à  la  qua- 
trième puissance  de  rexoe&tridté.  En  passant  aux  logarithmes,  on  a,  en 
valeur  du  mètre, 

kg  Va5.oooo3i3;  log  ¥'=4.4913309;  log  ¥"=1.49^3; 

mais,  pour  avoir  sur-le-champ  A  en  toises,  on  ajoutera  à  chacun  (h's 
termes  le  log.  coost.  9.7 101 800.  Tout  calcul  fait,  l'on  obtient  exacte- 
ment  ABi5366a',75 

Selon  Ddambre   ïSS6oS,8o 

Diffne&oe*  ■  •  5€f^^ 

•Cette  difiiiraMea*esteertainennDI  qu'oMerrenrde  cilealdont  j'ignore 
la  source,  maie  qa*on  ne  doit  attribuer  ni  à  ce  célèbre  astronome,  ni  4  ces 

savants  continuateurs.  En  effet  M.  Biot  s'exprime  ainsi ,  p.  27  de  l'intro- 
duction au  quatrième  volume  de  la  Base  du  système  métrique.  «  Lorsque 
»  les  observations  eurent  été  remises  au  Bureau  des  Longitudes,  une  com- 
»  mission  lut  diargée  de  kaeianiner  et  de  les  calculer.  Le  résultat  de  «e 


(48») 

»  travail,  «omparé  mx  obMffnrtMiM.de M. DelMibre 4  DanlBMqiM, donna 

■  une  Talear  du  mètre  presque  exactement  égale  à  celle  que  les  lois  fran- 
«  raises  ont  fixée  d'après  les  dernières  déterminations.  La  différence  est 
N  au-dessouâ  d'un  dix-millième  de  ligne  :  elle  ne  produirait  i^ue  quatre 
»  ^inèmes  de  mètre,  environ  176  lignes,  sur  la  longueur  de  Farc  lerreatre 
»  compris  entre  les  parallèles  de  Dunkerque  et  de  Formenteia.  i> 

»  Qaoï  qu'il  en  soit  de  cette  assertion ,  il  est  évident  que  la  nouvelle  va- 
leur de  A  trouvée  ci-dessus ,  et  dont  je  crois  pouvoir  garantir  l'exactitude, 
conduit  i  niie  conséquence  diflftrente  de  celle  qn*a  tirée  la  commission  du 
Bureau  des  Longitudes. 

»  Passons  maintenant  à  la  correction  de  la  partie  moyenne  de  l'arc  du 
méiidien.  Cette  partie,  qui  s'étend  du  Paatliéon  au  parallèle  de  Mont* 
Jouy,  est,  sdonDdanbre,  de  4a6638',8,  et  «^aataiiMicafiM donne k  fi>r- 
mule  ci-dossDs,  comme  je  m'en  suis  assuré  :  elle  s'accrottde  33%a  lorsqu'on 
a  égard  à  la  discordance  des  bases  de  Melun  et  de  Perpignan,  signalée 
p.  47'*  de  la  Nouvelle  detcription  géométrique  de  la  France  j  ainsi  l'on  a 
A'  =  43667a',o. 

>  Enfin,  le  troisiènieare  partiel  compris  entre  Greenivich  et  le  Panthéon 

est,  sans  aucune  correction   A*s  i5oi8G',7 

»  Fartant,  l*are  entier   A-f* A'-t-à'ss73o&i',5 , 

longueur  qui  excède  de  ^,1  cdie  que  Debmlyre  a  publiée,  et  qui,  étant 
combinée  avec  l'arc  à  Téquateur,  donne  pour  le  quart  dtt  méridien  ter- 
restre supposé  elliptique,  5i3i576';  puis,  pour  l'aplatissement,  y^^. 

•Ainsi,  en  admettant  les  deux  corrections  que  je  rieus  d'indiquer,  la  lon- 
gueur dn  mètra,  pravenaat  dn  «amna  do  Franoe  et  du  Pérou ,  serait 
de.   y»  ff»  n%368 

»  Mais  aa  longueur  Mfakaatde.... ..........   3    o     n  ,ag6 

donc  la  différence  ..as  0^079 

»  Telle  est  la  conséquence  la  plus  lîgooreuse  qui  puisse  ressortir  de  h  vé- 
rification aetoèlle.  H  est  d'ailleurs  très  remarquaUa  qu'en  ne  oonsidérant 

que  l'arc  compris  entre  Dnnkerque  et  Montjouy,  et  prenant  toujours  pour 
unité  le  rayon  de  l'équateur,  l'aplatissement  de  l'ellipsoïde  terrestre  qu'on 
crojrait  être  .de  j^ij,  est  au  contraire  de  ^ ,  c'esMi-dire  le  même  que  cehii 
que  donnent  les  inégalités  lonairas  en  ktiftnket  en'loiigiliide,.dont  la  loi  a 
été  découverte  par  l'auteur  de  la  Mécesfd^  ttàesto.  Cette  identité,  qui  ne 
saurait  être  l'ellfet  du  hasard,  résulte  Mon-sedement  de  fexceUence  des 


f  433  ) 


théories  astronomiques,  mais  encore  de  ce  que  les  deux  arcs  comparés  ont 
été  oicnirds  avec  une  préchiop  extrême,  et  qu'^k  M  trament  dent  le» 
droonchinces  les  plu  ttrortMm  k  k  détemnoetioii  (de  b  ûfart  de  la  Terre. 

MÉHOUIBS  LUS. 

■iaaain.  —  De  l'extraction  des  calculs  de  la  vessie,  par  M.  YiKLt.kB jeime. 
(GemmitsaireSfMM.  Larrfly,Bous»8éguier.} 

Le  mémoire  de  M.  Deleau  a  pour  objet  l'exposition  d'un  moyen  que 
l'auteur  considère  comme  propre  à  diminuer  ou  à  faire  disparaître  les  in- 
convénients qui  résultent  pour  les  malades  soumis  à  l'opération  de  la  litlio< 
tritie  ;  i*  dn  oontaet  immédiat  des  imtnmiciits  oa  des  firagnents  de  calculs 
contre  les  parois  internes  des  voies  urinaires;  a*  de  la  possibilité  de  laisser 
après  l'opération  dans  la  cavité  vésicale  quelque  fineguent  qui  deviendrait 
le  noyau  d'un  nouveau  calcul. 

Le  moyen  proposé  par  M.  Deleau  oonaisteà  intrbduira,à  IV^dedrun  ap- 
pareil particulier,  un  sac  flenble  qui  enveloppe  complètement»  etllAttru- 
ment  lithotriteur,  qud  que  wit  celui  qu'on  emploie,  et  la  pierre  sm*  la- 
quelle il  doit  agir. 

r 

m  Desar^on  de  tt^ipareiL—Duk*  une  canule  de  dent  ligne»  et  demie  de 
diamètre,  si  Poa  veut  attaquer  un  calcul  an>de»»oa»  d'un  pouoet  de  troi»  It' 
gneann  quart  si  l'on  rencontre  une  pierre  de  douze  h  vîntjt-quatre  lignes, 
on  introduit  une  poche  faite  de  peau  d'anguille,  un  porte-puche  d'acier  écroui 
et  une  pince  k  trois  branches.  La  canule  a  neuf  pouces  de  longueur,  elle  est 
droit»  ou  courbée  à  son  «trémlié  véaicale;  dans  ce  second  cas,  #e  porte 
un  œil  sur  sa  face  convexe.  A  l'aide  d'un  mandrin  obturateur  de  çfit  oeil, 
on  obtient  un  cathéter  explorateur.  La  poche  est  longue  de  trois  pouces; 
elle  est  munie  d'un  canal  proportionué  eu  longueur  et  en  diamètre  à  l'âge 
du  sujet  qui  doit  être  opér& 

>  Le  bord  libre  de  la  poche  porte  trois  goussets  et  peut  fiM^koent  se 
fermer  et  s'ouvrir  à  l'aide  d'un  simple  cordon  monté  à  coulisse. 

»  Le  porte-poche  n'est  autre  chose  qu'une  canule  à  trois  branches; 
g^'est  dam  son  intérieur  qu'on  trouve  pkoe  pour  k  pince  qui  saisit  les  cal- 
cnb;  oatie  pince  ne  diffère  de  celle,  dite  servante,  du  docteur  Benrisidttp, 
que  par  ses  mors  recourbés  et  sa  caouk  d'une  seuk  dimension.  » 
c.  a.  iSM.    «HMMu  6a 


(  434  ) 

MÉMOIKEB .  PBÉflBBiTÉfi. 

mALàma»  wu  vus  a  mu.  ->-i80db««A«r  «ht  ta  MÊuseanHnei  par  M.  A«. 

Bmi,  de  LodL- 

(ConiaiMioMfXNir'kt  fMis  dsMCdtoiliMCitdft  Hifsiologie.) 

La  maladie,  qui  a  été  l'objet  des  recberchM  de  M.  Bassi,  a  reçu  eu 
françaialenomde  jMtaioaiidS&wàctawde  ki  retMnbkitce  que  présente  le 
▼er  qu'elle  »  fut  mourir  svec  une  espèce  de  pestOlè  aUoagée  très  connue 

en  Provence. 

La  muscardine  attaque  le  ver  à  soie  dans  tous  aes  âges  et  tous  ses  états. 
Quoique  plusieurs  jours  s*éconlent  entre  son  inmdon  et  sa  tenninaison , 
qui  est  toujours  Aille,  elle  ne  se  manifeste,  pour  ainsi  dire,  par  aucun 
signe  extérieur,  et  sauf  dans  les  épidémies  les  plus  violentes,  le  ver  qui  c»n 
est  atteint  meurt  eu  conservant  sa  couleur  naturelle,  sou  volume  et  toutes 
les  apparences  de  la  santé. 

A  pdne,  cependant,  le  corps  est>il  privé  de  oMUTement,  que  de  mod- 
leuz  et  de  flasque  qu'il  était,  il  derient  consistant ,  et  peu  à  peu  il  acquiert 
assez  de  dureté  pour  être  cassant.  Souvent,  pendant  que  ce  changement 
s'opère,  il  y  a  altération  de  la  couleur,  ordinairement  en  une  teinte  pour- 
pré», qudqnefcie  en  «n  Uenr^MMé. 

n  ne  parait  pas  qnécesoitkrédnction  à  l'état  d'esdavage  qui  ait  rendu 
le  ver  à  soie  sujet  à  la  muscardine,  puisqu'il  n'est  pas  très  rare  de  rencon- 
trer des  larvea  d'autres  lépidoptères  vivant  en  pleine  liberté,  qui  en  sont 
égaiemewt  ■ttefntes.  IViiUenrs  le  nubdie  nn  liwhlii  pis  être  dn  nswbre  de 
celles  qui  peuvent  mhre  sous  l'infloenee  dnnMUffais  régime  enqnel  le*  vert 
sont  quelquefois  soumis  dans  les  magnaneries  M  Bassi  a  en  vain  essayé  de 
la  laire  se  développer  chez  ces  animaux,  en  les  plaint  dans  les  cirooo»- 
tiuices  les^ius  définvorables;  il  n'est  parvenu  à  la  finre  naître,  cbes  un  in- 
dividu sain,  que  par  voie  de  contagion,  «fesHb-dire  par  voie  de  t  nlwimi- 
cation  directe  ou  indlreele  aree  m  autreinArido  préoédcmMnt  atle^t  do 
même  mal. 

Avant  de  parler  des  circonstances  suivant  lesquelles  a  lieu  cette  prop^ 
galion,  il  convient  de  laire  remarquer  que  le  ver^  mort  de  fat  mmcanMnei^ 
le  couvre  habituellement,  au  bout  de  peu  de  temps,  d'une  efflorssosBCe 
semblable  à  de  la  neige.  Cependant,  si  le  cadavre  est  placé  dans  umatoMs^ 


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9 


(  435  ) 

pbère  d'une  extrême  séf^heresse ,  cet  enduit  farineux  ne  ae  montre  pas;  il  ne 
Èe^moatre  pas  Aon  plus  oInb  k»  indÏTidM  <|ui  Miiwnirfiiiiit  à<o*qa'oii<ef- 

Tant  que  cette  efflorescence  ne  s'est  pas  montrée,  la  propagation  de  la 
maladie  n'a  pas  lieu  |)arlesuBple  contact  extérieur.  Mais  si  Ton  entame 
largement  la  peau  d'un  iadinda  récemioefit  mort  de  la  muscarduie  uu  près 
d'en aMMvir,  et  q^'eiwiiile,  tmm riaUr— Mt  watmim  par  le  Hqaide  inléi- 
riaur,  OD  toucbe  ou,  ce  qui  est  plus  aâr,  <iiifjqiiiavia.<p<au  ifm  iacKfida 
sain ,  on  lui  communiquera  la  maladie. 

L'efllorescence  l^anclie,  en  efiet,  comme  l'a  reconnu  M.  BMsi,  n'est  que 
It  {Mrlie  aalértottre  d'une  mullitade  Innombrable  deipediv  cbampigaooi, 
laaquels,  avant  la  mort  de  l'aaiMl.  «Dataient  déjà  wmn  mb  tégiuuantaet 
s'y  accroissaient  k  ses  dépens,  sans  pouvoir  d'ailleurs  se  fiîire  jour  au- 
debors,  eu  rai&on  de  la  résistance  que  leur  offrait  la  peau;  ils  jie  peuvent 
percer  l'enveloppe  ontanée  que  hnêqu'cUe  eM  déjà  nanoUio  par  un  oami- 
nienoemntdepatrébclion.Leur  fructification  suit  de  près  leur  apparition 
à  l'extérieur,  et  les  germes  innombrables  qui  se  répandent  sur  les  corpa 
voisins  ou  se  dispersent  dans  l'atmosphère,  vont  au  loin  porter  la  maladie. 

Les  germes,  attachés  k  des  corps  solides,  peuvent  conserver  long» 
tenipa  la  faoulté  deae  rapradnfare  et  de  iûranatbwlft  anMcaidina  diea  les 
vers  ft  soie  sur  le  cotps  deiqaeb  ils  aéraient  p<Miés.  M.  Bassi  pense  qu'en 
les  plaçant  d^ins  des  circoostance^oonvenahlias»'  ils  sonsarveront  puas  de 
trois  ans  leur  activité  contagieuse. 

D^ne  année  A  l'autre  ils  se  conservent  aisément ,  et  l'introduction 
d'cnub  provenant  d'une  magnanerie  infaetée  dans  une  magnanerie  qui  n'é- 
tait pas  encore  atteinte  de  la  maladie,  pourra  l'y  faire  apparaître;  non  que 
le  ver  soit  malade  dans  l'œuf  même,  mais  parce  «pi'une  fois  édos  il  pourra  se 
coUar  k  sa  peau  quelqueeniu  das  germas  qoiilriant  isarts  i  attachés  à  la  anr- 
fcoe  eattérieure  de  la  ooqne.  M.  Basrifdu  reste,  ae  croit  fondé  à  aandura 
de  ses  eipériences  qu'on  peut  éloigner  cette  cause  d'infection  en  soumet- 
tant  les  csuf» suspects  à  ceruines  lotions  qui,  ^tes  en  tempa  oooirenabk, 
ne  nuisent  point  à  l'embryon. 

Si  l'on  agite  sur  l'eau  un  vw  murt-de  la  flHisaardiM^-el  d^  «ouivart  de 
l'enduit  farineux,  cet  enduit  se  .détache  en  faille.  Botte  à  la  surface,  et 
peut  y  rester  ainsi  assez  long-temps  sans  perdre  son  action  nuisible.  Si  l'on 
-plonge  l'animal  avec  assez  de  précaution  pour  que  les  germes  ne  se  déta- 
dwnt  point  ejt  restent  submergés,  Us  se  conservent  sanaalténlion  peu» 
dant  plusieurs  jours,  tandis  que  le  ver  pourrit  promptement. 

fia** 


cd  by  Google 


(436) 

1m  ocpérianc»  «teuMcepigiiet  fidt«8  plus  réoenumit  par  M.  Bil* 

samo,  proffisacur  d'histoire  naturelle  au  lycée  de  Milan,  ont  confimié  kt 
idées  de  M.  Bassi  sur  la  nature  de  la  nuucartUne.  Cet  observateur  a  reconnu 
que  l'effloreacence  blandw ,  qui  ae  montre  à  la  surface  du  ver  mort 
depuis  quelque  taupe,  est  due  en  effet  au  déreloppemeut  d'une  multitude 
phntei  crjrptogames  :  ces  plantes  lui  ont  paru  appartenir  au  genre  biH 
trytis.  T/espèce  dont  il  s'agit  ici,  le  B.  Bassiana  offire  suivant  lui  les  carac- 
tères suivants  :  /ioccis  densis,  albis,  erectùf  ramosui  ramit  sporidiferis 

De  nombretisee  observations  Tont  conduit  i  reconnaître  s 

«  I*.  Que  cette  mucidinée  ne  se  voit  jamais  que  sur  des  vers  morts  de  la 
muscardine;  qu'elle  ne  se  rencontre  jamais  parmi  les  diverses  espèces  de 
moiaiflBures  qui  se  déftloppent  sur  de*  ven  dcsiécbés  artificiellement; 
qi^on  peut  la  reproduire  snr  tel  indîridm  qu'on  ciiolaira,  en  lui  oommunt- 
quant  les  germes  pris  sur  un  ver  affecté  de  muscnrdine; 

»  1".  Que  la  peau  du  ver  attaqué  de  la  umladie  est  parfaitement  saine, 
et  que  les  éléments  morbifiques  gisent  dans  un  pigmentum  sous-cutané, 
qol  peut  augmenter  de  vduae,  et  envaldr  presque  toutes  les  parties  inlé* 
rieures  du  ver  et  de  la  nymphe; 

u  3°.  Que  ce  pigmentum  offre  un  amas  de  petits  grains  semblables  aux 
spores  de  la  moisissure,  lesquels,  dans  des  circonstances  iavorables,  s'aU 
longent  en  filaments  qui  portent  des  gemes  capabtes  de  reproduire  le 
véritable  BaayH*  BtitUmM.  * 

«  A  celte  occasion ,  M.  Duinéril  communique  une  observation  qilî , 
»  dit -il,  a  quelque  analogie  avec  ce  fait,  c'est  que  souvent,  après 
a  les  ploies  «fanionine,  on  trouTO  attachées  contre  les  mon  un  grand 
»  nombre  de  mouches  mortes,  étalées,  bien  conservées  et  eanwsaiTenient 
a  gonflées  dans  la  région  de  l'abdomen,  dont  le  corps  se  trouve  couvert 
a  d'une  poussière  blanche,  très  fine. 

>  En  eianrinant  k  la  loupe  cette  poussière  et  la  matière  qui  remplit  le 
j»  ventre,  il  est  facile  de  reooonattre  que  c'est  ime  véritable  moisissure 
«  développée  constamment  de  la  même  manière,  et  qui  peut-être  a  été 
»  également  la  cause  de  la  mort  de  ces  insectes,  comme  les  trysiphés  font 
»  périr  les  plantes  qu'elles  attaquent,  m 


(  437  ) 


mntcau.  •^JSxcision  au  moyen  d'instruments  introduits  pur  l'urètre^  dune 
mmmiit  située  aueoidela  vessie;  par  H.  Li  Rot  ,  tll&tione. 

(Renvoi  à  la  ComnuMion  chargée  d'examiner  les  travaux  du  même  auteur 
sur  ks  nat^dieB  de  la  peoamtp  ele.) 

M.  Za  it<ir  conuDenoB par  «Éppdftr  que,  dan»  im mémoira  pi^M&t^ 
a  huit  ans,  k  l'Académie,  il  «mienait  que  la  plupart  de»  rétentiont  d*ttiiiie 

attribuées  à  une  paralysie  de  ta  vessie  dépendent  de  tumciirfi  situées  au  col 
de  cet  organe,  turaeurs  qui  peuvent  être  liées,  écrasées,  arrachées, sans 
faire  d'iuciâion  à  la  ves&ie  elle>a)énie  et  en  agissant  par  l'urètre. 

«  Aiqoiird'hui ,  ajoitte-t-il ,  de»  bit»  nooibiwn  ont  prouvé  le»  bons  effets 
du  système  de  la  dépression  de  la  tumeur;  quant  ans  eianpk»  de  liga- 
ture, Ao  trituration  et  d'excision  ,  ils  sont  jusqu'ici  peu  nombreux  C'est 

pour  ce  motif  que  j'ai  l'honneur  de  placer  »ous  les^eux  de  l'Académie  une 
tunaeur  da  volnine  d'une  pétiie  noix  exciaée  au  moyen  d^inatroments 
introduit»  dans  Turètre,  aan»  ancon  accideat  cft  symplAme  OdienL  ■ 

arATHnova.  —  âÊMummeÊU  de  ta  pcpttklha  en  Fmaee;  Ifcâe  pat 

H.  F.DnoumnuuHk 

(Gcnunission  pour  le  oonfioor»  an  prix  de  Statiatique.) 

•  Dan»  une  note  adressée  à  l'Académie  le  9  novembre  i835,  j'ai  donné 
le  moyen  d'apprécier  la  probabilité  des  résultats  moyens  déduits  des  feuilles 
de  mouvement  de  la  population  en  France;  il  consistait  à  déduire  de  ces 
feuilles  le  nombre  de»  jeunes  gens  qui  devaient  être  portés  sur  les  liste» 
de  recensement  pour  la  daase  de  i834«  fai  donné  œs  nombres  poor  6r 
départements;  aojoord'Inii  ayant  re^i  du  ministère  de  la  guerre  les  ré- 
sultats du  recrutement  pour  cette  classe,  je  puis  comparer  mes  prédic- 
tions avec  les  faits  observés.  Le  tableau  ci-joint  renferme  cette  comparaison 
qui  donne  une  erreur  totale  de  I«  dieeniaioa  dont  ta  tableau  est  ac- 
compagné établit  que  soit  «n  écartant  h»  départements  qui  donnent  d'é- 
normes différences,  soit  en  corrigeant  les  résultats  d'une  cause  d*erreur  que 
je  signale,  on  peut  ramener  les  résultats  à  l'approximation  de  j^,  que  j'a- 
vais obtenue  pour  la  population  de  Seine-et-Otseï  dans  un  travail  préli- 
ndnaire.  * 

»  le  n*ai  jamais  espéré  pouvoir  tirer  des  documents  actuels  une  pin» 
grande  approximation  et  je  la  croia  supérieure  à  celle  de  tous  les  travanx 
antérieurs  sur  le  même  sujet. 


(4M) 

m  le  prie  Vàmaaàt  de  vonlotr  bien  résenrer  feoeemble  de»  ioDémoim 
que  je  lui  ai  loauâs  jiiMttt*à  oe  jour  pour  le  coaooutk  de  Staitiiliqioe.  » 

Liste  tk  recensentenL  TaUeau  timpara^  éu  nomJbwtt  okêêrvii  et  ibt 


DËfABTEUEMS. 


Aisue  

Alpes  (BatMi-)... 
Alpes  (HmMW<).. 

Ardidie  

Aude.  

ATcyrce»  «•••••• 

Boo^^eJUbAae. 

CalvMlM  

Cbucnle. ....... 

Cbarente-Infér. . . 

CoiTcrc  

Creu»e.  . .'.  

Dordogiie  

Eure  

ture  et-Loir. . . 

(fard  , 

Garonne  (Hjiata*). 
Gironde..  ..'••< 

Hérault  

Indre  


laèK  

Jan  

I^<^t-Gher.  .  . 

Loire  

Loire  (Haute-) .  . . 
Loire-Inférieure. . 

Loiret  

Loi  , . 

Lot-et-  Garonne . . 
Loière.  


3994 
1 12a 
■  335 

:>5a4 

m 
3411 

3939 
2,8, 

3o52 
4760 
4057 
3o53 
3547 
3331 

4938 
3234 

a6o6 
2670 
58,4 
332i 
aS4S 
4i8a 

3di6 

ai36 
349a 
157 1 


uktcu. 


M,  «A, 


130 


Manche».. 

Marne  

Marne  (Haute-). . 

Majeure  

Mewdw  

Meute. ••>•..■.. 
Morbibu>«>>.. 

Motelk  

NIèm  

Noid  

Oise  

.  Orne  ■ 

I  Pawle-Cilais. . . , 
Pyrénées  (Ilaut-) 
Pvrt'nees-Orient. , 

llliin  ;  lî.i*-)  

Hhin  (liaut-^.... 
SaAne-et-lMM. . . 

Sartbc  

Seine-Inférienre. . 


I 


»29' 
1517 


Seîu-et-Oite.... 

Sèvni(Deai-)*>' 
Tan  

Tarn-et-Garoaae. 

Var  

Vienne  

Vienne  (Baat«-). 

Vosges  

Yonne  

TOTADX.  .  . . 


«  Les  difii&repon  entre  le  calcnl  et  FolMemtion  tlépendent  de  denx  cur 
ses,  les  éaîgmliptti^et  rinpevfiBctioii  des  AniUes.  Le  fnenière-e-  d'autant 

moins  d'influence,  que  Ton  opère  sur  un  plus  grand  nombre  de  dépafle* 
menu }  la  seconde  est  .celle  dont  je  me  propose  d'assigner  la  limite. 


(  439  ) 

«  L'erreur  totale  pour  6  i  ilépartements  s'élève  à  7659  sur  a3i  i83  ou 
Les  erreurs  partielles  sont  au-(i«s«>u»  de  cette  trtleur  pour.  .14  dépar;^- 
meats,  oompiiaes  ««re  ^  et  ^  pùur  17.  Las pluftfp«lei>^BaM«killoe»«oii» 
IvMiinuites: 

Alpes  (Bassi^s-)   \ 

WUmlUf)   i 


S*tre»  (Deux  )  |  i 

Garonne  (llaule»)  ) 

Indre-et-Loire  1  , 

iffl— lU  .....I  * 

»  On  peut  remarquer  que  le  calcul  est  presque  toujours  au-dessous  de 
l'observation, dans  4a  départements  contre  1 8  où  Ton  trouve  le  contraire.  IJk 
répétition  fréquente  de  ce  fait  suppose  une  cause  ^nérale  dont  il  dépend  : 
il  eatlMyede  h  décourrir.  La  loi  accorde  mi  déM  de  «oie  joMt  pmr 
déclarer  la  n«iiHffi'*M  d*un  e&fiuat;  lorsque  l'enfiint  meurt  dans  le  délai 
légal,  et  qu'il  n'appartient  pas  à  une  famille  riche ,  on  le  considère  comme 
mort-né;  en  conséquence ,  ou  inscrit  son  décès  sans  dresser  son  acte  de 
naitMiioe,  de  là  un  nombre  de  jeunca  morts,  trop  grand  comparativement 
ans  naiaaanoea. 

•  Les  grandes  erreurs  que  Ton  trouve  pour  quelques  départements 
pourraient  fiiire  soupçonner  l'exactitude  des  documents  qui  les  concer- 
nent, è  moins  qu'elles  ne  soient  expliquées  par  le  mouvement  extérieur. 
GcpeiidaDt,  comme  elke  ae  troirat  oonaîdtoiblcment  rédoltea  par  Fin- 
fluence  dea  erreurs  contraires  ,  que  la  différence  totale  serait  encore 
moindre  sur  la  totalité  de  la  France,  je  conserverai  ces  documents  sans 
correction.  Dans  un  travail  préliminaire,  j'avais  trouvé  la  population  do 
département  de  Sein»et4Diae  en  erreur  de  ^,  il  réaulie  de  la  discnaskm 
précédente  que  l'on  peut  airignfir  cette  même  limite  aux  réanhataobtem» 
pour  toute  la  France  par  le  recrutement  de  l'armée. 

>  11  est  impossible  d'obtenir  des  résultais  plus  exact»  dBa»i'éUi  «otuel 
des  documents  statistiques;  le  temps,  quelques  instmetioiw  administra- 
threa,  une  diacuiaion  immédiate  dea  fenttles  lorsqu'elle»  pertiennent  au 
ministère,  amèneront  des  améliorations  graduelles.  On  ne  pourrait  anti- 
ciper sur  l'efTet  du  temps  que  par  la  révision  des  archives  des  prélecture» 
dans  les  départements  qui  ont  offert  de  fortes  anowialliej » 


(  Mo  } 

« 

•  kt  mufarfftrf  eoa^fUquées  dmi^fmmhgtitM»^  *t4pétiabmmtdam  ie 
Jiivn  9phofde;par  M.  Quêêkm. 

(GooHdiBsnreit  MM.  Serre»*  DooUe  et  Bresdwt.) 

i^lfii— nouvel  instrument  pour  la  destrucUon  des  rélréci$temerUs  de 
l'urètre,  pr*^posé par  M.  Desroeu.es. 

(Commiiteirei,  MM.  Lerrej,  Bom  et  Brescliet) 

Dans  la  lettre  qui  accompagne  Vvun  de  «w  iiiéniaire,M.  Iterwflbrdit 
qoH  a  tMmve  ndée  de  cet  instrument,  auquel  il  donne  le  nom  de  jwrts- 
rélpét  dana  leamuvres  d'AmImMie  Far& 

MBBECuie.  —  lYafail  sw  kt  peuims  étHq>pocrate  ;  par  M.  Luaob. 

(  Présenté  pour  le  copcours  MoDtyon.) 

M.  lewVB  adresse  une  tradnetion  française  de  toutes  les  oeuvres  d'Hîp- 
pocrate  (moins  la  huitiènie  section  qui  est  étrangère  à  la  médeeuw»)»  on 

^  plutôt  une  suite      traités  sur  les  diverses  branches  de  la  médecine,  com- 

posés uniquement  de  passages  empruntés  aux  écrits  d'Hippocrate. 
Ce  manuscrit  forme  detu  gros  Volumes  in-folio. 

CORRESPONDANCE. 

AcaONOiUB.     Examen  chimifm  de  h  banane  et  de  la  seve  du  bananier, 
tmM  dè  mmUàniâmtsttt  ta  euhatâ  dttemiaget;  parH.  BamaatoAmt. 

Des  diverses  espèces  de  bananier  que  l'on  cultive  Aujourd'hui  dans  les 
contré^  chaudes  de  l'Amérique,  une  au  moins,  le  mutapaïudisica  des  bo- 
HBfilM  {pktem  haHon  des  liabitans  des  colonies  espagnoles)  ,'pandt  itre 
originaire  de  ce  pays.  Cette  espèce,  dont  la  culture  est  pour  toute  la  partie 
intertropicale  du  Nouveau-Monde  aussi  importante  que  l'est  celle  du  blé 
.pour  les  régions  tempérées  de  l'ancien  continent,  a  été  plus  particulière- 
ment Fblijec  des  radterebea  de  M.  Boussingenlt.- 


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(44i  ) 


Examen  du  fruit. 

«  La  banane,  parvenue  à  l'état  de  maturité,  se  détache  iacileinent  de 
«on  Mveloppe.  Elle  a  k  ooBriMnge  dWpoira  «An ,  M  itvwr  «ÉT^ 
et  très  légèrement  acide. 

»  La  banane  contient: 

.»  i*.  Du  sucre; 

J»  a*.  De  la  gomme; 

»  3°.  De  l'acide  maliqae;,  . 

»  4*-       l'acide  gallique  ; 

»  5*.  Une  matière  végéto-animale  coagulablepar  la  chaleur; 
»  6*.  Del'adde  pectique; 

>  7*.  De  la  fibre  loueuse. 

Sh>e  du  Bananier. 

«  La  aère  du  bananier  possède  la  propriété  de  tacher  le  linge,  bien  qu'elle 
aoik  inoolore  et  d'une  limpidité  parfiiite.  La  matière  odorante ,  qui  eat  d'un 

gris  fauve ,  adhère  très  fortement  aux  tissus  de  lin  ou  de  coton.  A  sa  sortie 
delà  plante,  la  sève  du  bananier  est  limpide  comme  de  l'eau;  c'est  alors 
qu'elle  peut  colorer  les  tissus.  Exposée  à  l'air,  elle  se  trouble  et  laisse  dépo- 
ser des  flocons  dNmroee  sale;  après  la  formation  do  ce  d^iât,d]e  n*est 
plus  apte  &  oolojer  les  tissus.  C'est  k  l'action  de  roxigène'qu'est  due  l'appa- 
rition de  la  matière  rosacée,  car  en  introduisant  la  sève  sous  une  cloche 
placée  sur  le  mercure,  le  dépôt  n'a  pas  lieu,  à  moins  qu'on  n'y  fiasse  ar- 
river quelques  huiles  d'air,  ta  sèfe  du  Jiananier  renCBcme  : 

»  I*.  Du  tannin; 

»  a*.  De  l'acide  gallique  ; 

>  3*.  De  l'acide  acétique; 

»  4*-  Daddontrede  sodium; 

p  S*.  Desaels  de  «^mnc»  de  potasse  et  d'alnmine.  • 

Vsagei  de  la  Banane. 

«  La  banane  verte  o££re  une  chair  blanche  et  sans  saveur;  une  gouxte  de 
trintnredHode  y  fait  une  tabbe  blene.  Dana  est  état  elle  omitlent  donc  de 

runidon.  banane  verte  est  cuite  sous  la  cendre  jusqu'à  prendre  une 
couleur  dorée  :  dans  cet  état  elle  remplace  très  bien  le  pain  ;  dans  un  état 
plus  avancé  de  maturité,  elle  se  cuit  dans  l'eau  avec  la  viande,  et  offre  une 
««fenrqitiserapprochednoaOallakch&taigne.Toiit-h-fitil  màre,  onla 
ci.iWO,i*ftii   63 


(  44^  ) 

inange  crue  ou  on  la  fait  cuire  tlans  la  graisse.  Dans  la  province  de  Neyba, 
on  prépare  pour  l'exportation  une  conserve  de  bananes  mûres  nommée 
platanos  eurados,  en  desséchant  des  tranches  de  ce  fruit  au  soleil.  La  ba- 
nane, ainsi  préparée,  se  fonce  en  couleur  et  devient  extrêmement  sucrée.  » 

Culture  du  bananier. 

m  On  peut  cultiver  le  bananier  dans  tous  les  endroits  compris  entre  les 
tropiques,  et  qui  sont  peu  élevés  au-dessus  du  niveau  de  la  mer. 

»  En  recherchant  la  limite  de  hauteur  où  l'on  cesse  de  cultiver  le  bana- 
nier dans  les  Cordilières,  j'arrive  aux  résultats  suivants  : 

Hautonr.  Teap.  moy. 

NiTemu  de  la  mer,  17*  à  stt  centig.    toiture  très  avantageuM. 

1000  mèUes.  14*  culture  avantageate. 

i5oo  ai*  culture  peu  avantageuse, 

aooo  18*  i  19.  le  fruit  mûrit  difficilemeut. 

3)00  16*  le  fruit  ne  miliit  plna. 

jiSoo  i5°  on  tie  cultive  plus  le  bananier. 

v  Comme  on  le  pense  bien,  la  chaleur  n'est  pas  l'unique  agent  qui  soit 
nécessaire  à  la  réussite  du  bananier.  Il  6iut  un  terrain  abondant  en  humus, 
très  humide  sans  être  marécageux.  Ainsi  malgré  une  température  très  favo- 
rable (27*  centig.),  cette  plante  ne  vient  pas  à  Payta  où  la  terre  est  sa- 
blonneuse, et  où  il  ne  pleut  jamais.  Elle  ne  réussit  pas  beaucoup  mieux  au 
Choco  où  la  pluie  est  presque  continuelle.  Le  bananier  prospère  au 
contraire  d'une  manière  étonnante  dans  la  vallée  du  Ceuca ,  bien  que 
cette  vallée  n'ait  qu'une  température  moyenne  de  i4°>4  ï  niais  sur  les  bords 
du  Cauca,  les  pluies,  quoique  très  abondantes,  sont  périodiques,  et,  comme 
cela  arrive  dans  la  région  intertropicale,  elles  tombent  en  grande  partie  la 
nuit,  de  sorte  que  le  jour  l'action  solaire  .s'exerce  presque  sans  interruption. 

a  Durant  la  saison  sèche,  lorsque  pendant  des  mois  entiers  le  ciel  con- 
serve sa  pureté,  et  que  pas  une  goutte  de  pluie  ne  vient  humecter  la 
terre,  le  sol  qui  entoure  le  bananier  est  néanmoins  toujours  humide; 
chaque  matin  on  croirait  qu'il  a  été  arrosé  pendantla  nuit.  Cet  effet  est  pro- 
duit par  le  rayonnement  nocturne  des  feuilles  vers  les  espaces  célestes. 
Ainsi  que  je  l'ai  souvent  constaté,  les  feuilles  du  bananier,  dont  l'étendue  en 
surface  est  considérable  ,  se  refroidissent  toujours  pendant  les  nuits  étoi- 
iées,  de  o'.S  à  3**i  5  au-dessous  de  la  température  de  l'air  ambiant.  Une  fois 
refroidies,  elles  condensent  une  partie  de  la  vapeur  aqueuse  contenue 
dans  l'atmosphère,  et  versent  l'eau  au  pièd  de  la  plante. 


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(44») 

B  Ce  pMbMmMI»  MÉ' général;  c*«^gplNle  rayonnement  nooMlNie  des 

ffnillrs  ven  l'espace  qu'il  faut  expliquer  l'origine  de  ces  singulières  sources 
d'eau  douce  que  l'on  rencontre  le  long  de  la  cùto  du  Cboco.  A  ïumaco<) 
PÊ$llmÊ-ttÊÊtm»  étoA  ém  pettto  fait»  qn»  Poo<  ersue  -dmitle  «able  au  nà-^ 
liM-deS' bouquets  épars  de  cocotiors.  Ces  puits  sont  iMentôC  épuûés  ;  rnais, 
si  la  nuit  est  belle  et  l'air  calnip,  le  lendemain  on  les  trouve  remplis.  Pen* 
dant  l'obscurité,  on  entend  l'eau  ruuMler  des  feuilles  refroidies.  ^ 

»  £tf       le  plus  prnpi^i'Ulii  lUll'fPtMWilIlliWqetrt 
chewe  oonsidérahle  en  humus,  joint  un  fond  argilo-siliceux.  ^ 

»       terre  il;tns  lac^uelle  végètent  les  bananiers  de  la  {(QnOAds  fVlIpnni 
tfé,  contient,  desséchée  à  aoo',  les  matières  suivantes  :  " 


t",  Hnrasel  ddtritus  de  Té{jétaux  •>•..•<■.  o.i5 

a*.  Aiigile colorée  par  l'oxide  de  fer..... o.Sy 

3*1  Sablo  An  qcwrtcetix   o.is 

4*.  Gros  (}i»>icM  qturtxenz  et  p«npliyriqMa   o.  i4 

5*.  Cakaife   o.oi 

0*.  Sels  soliiMss «t partit  **... .  o.oi 

I.OO 


»  Lé  bananier  se  plante  par  boutures.  On  établit  ordinairement  un  plant 
de  bananier  un  peu  avant  la  saison  des  pluiei.  Les  drageons  sont  plantés 

de  manière  à  ce  que  quatre  pieds  occupent  les  quatre  coins  d'un  carré 
ayant  environ  trois  mètres  de  côté.  J'en  ai  cependant  vu  qui  étaient  plantés 
à  deux  mètres. 

m  n  ^écobk  ordinairement  de  sept  è  orne  mois,  après  Tenterrage  du 
drageon ,  avant  que  la  tige  h  plus  avancée  déretoppe  son  régime  ou  grappe. 
Pour  parvenir  à  sa  maturité ,  le  régime  exige  deux  mois  environ ,  de  sorte 
que  la  première  récolte  se  fait  neuf  Qu.tceise mois  après  la  plantation. 

»  DÙia  une  cnltnre  bien  dirigée  et  en  état  de  prospérité,  on  peut  comp- 
ter sur  trois  récoltes  par  an  pour  chaque  touffe  de  bananiers. 

»  Quant  à  la  quantité  de  fruits  qu'un  plant  de  bananiers  peut  fournir, 
elle  est  telle,  que  les  personnes  qui  s'occupent  d'agriculture  eu  Europe  y 
croiront  difficilement. 

»  Je  rapporterai  les  résultats  obtenus  amw  mes  jeaz,  en  i8à8 ,  dans ime 
plantation  située  sur  les  bords  du  Cauca,  température  moyenne  a5%5. 

»  La  superficie  en  culture  avait  a,8oo  mètres  carrés.  £lle  contenait 
.1,1 3o  pieds  de  bananiers.  La  dépense  pear  le  service  de  cette  plantation 
8re8télevéeà9,i36fr.4o  c  D'après  ka  cooplas  du  majordome,  on  a  ri- 

63.. 


t 


(  444  ) 

colté  3300  régimes  de  baBaoes,  du  poids  moyen  de  ao  kilog.;  ioit 
764,0»  idlogirOn  en  déduit  qoA  xoo  tnètreê  curés  cultiféi  en iMUMMei* 

<H|t.prrMhVit  plos  de  a,5oo  ktlog.  de  matière  alimentaire.  UfS-méine  sur- 
face de  terrain  ,  cultivé  en  blé  sous  le  climat  de  la  France,  aurait  produit 
environ  ao  kiiog.  ;  cultivé  en  pomme  de  terre,  on  aurait  5o  à  60  kilog. 
A  poidt/égaux ,  j«  oraia  que  le  frooMat^eM  iMmiooap  pins  nutritif  qm  h 
buiai^  nuM  je  p«ue  mon  que  !•  btniae  «tt  une  nourriture  bien  entre' 
ment  substantielle  que  la  pomme  de  terre.  Dans  un  prochain  ménoire,  je 
traiterai  de  la  nature  chimique  et  de  la  culture  du  cacao.» 

M.  Dmmi  edrene  un  paquet  cedieté  ':  rAeedémie  en  eoceple  le 
dépôt 

M.  .'irmand  Frère  de  Montizon  rappelle  que,  par  une  lettre  du  8  juil- 
let i833,  signée  Armand  F.  M.,  il  a  communiqué  ses  idées  sur  les 
moyens  de  résoudre  la  pierre  dans  la  vessie  par  une  action  galvano- 
diinriqae.  Il  penie  amitr  eoqok  ainii  det  titrât  k  h  priorité  pour  ce 
genre  d'eMab,  qn^  pourtnit  eneore  m^nflnii^ 

La  séance  est  levée  à  5  heures.  F. 


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(  445  ) 


L'Académie  a  reçu  dans  cette  séance  les  ouvrages  dont  voici  les  titres  : 

Comptes  rendus  hebdomadaires  des  séances  de  tjicadénie  des  Sciences,- 
n*  i5. 

Jccount  A»  êimeikm  of  «  /«Mf  B/anpuHi  fy  M.  Kik»i  bro- 
chure inS". 

Untersuc/uMgen  ûàer  die  théorie  der  qmdralischen  Formeni  von  Lusua* 
DianauT  ;  iiir4*. 

Speci»  §étÀtU  H  komgnipléfm  de»  CaquOtet  vivantes,'  par  M. 
Kie5er;  1 6*  livraison  in-4''.  , 

Essai  d'une  Description  gétéraleiie  la  f^endée,jmbUé  par  M.  RmftKBj 
Paris,  i8S6,  ia-4°. 

Jcunud  de  Mhtkàmtlifim  pmref  et  oppllfHéeii  par  H.  J.  Lnowitu;^ 
mai  iSSSf  in-4'- 

Des  Cavetnes ,  de.  leur  Origine  et  de  leur  Mode  de  formation,  par  M.  Tm. 
ViELET  ;  brochure  in-6*. 

CSbwv  couplet  dApieeSÈiue,  $em  !•  Snetàm  de  M.  Vram}  lo*  v»- 
Imne  «t  io*  limisou  de  planches,  in-S*. 

Rapport  sur  le  Choléra-Morbus  asiatique  qtd  a  régné  dans  le  midi  de  Ut 
France  en  i835;  /lor  MM.  DoaaoBn.  et  Keca;  Montpellier,  i855,  iii-6*. 

De  ht  Muicardme  {Maladie  des  vers  à  soie)  ;  de  son  principe  et  de  sa 
manie,  etc./  pof  M*  le  eomte  J.  BiM6;  Hris,  t896y  vik-9'.  (Gonoonn 

Montyon.) 

Correspondance  des  Élèves  brevetés  de  t  École  des  Mineurs  de  Saint- 
Êtienne^  n*  t,  iii>8*. 

NoueÊÊr  me'ipiVÊeettedoÊtMepiaveHue  à  terme,  dsÊimtktjmMetundes 
jumeaux  a  péri  au  sixième  mois,  sans  que  le  dêfeiùppement  mnmd  de 
Vautre  ait  été  arrêté;  par  M.  Ddvkhsoy  ;  in-8*. 

Traité  de  Médecine  pratique  t  par  MM.  Fior&t  ,  LHiimui ,  Fossoms, 
RiMAinc  cfTkiiHiT;  i5  «Tril  i8W,  b-S*. 

UiirmlkebdBmadaûmdes  Progrès  des  Sdœet  médlcMetg  n*  i6,  iir8*' 

Gaeette  médicale  de  Paris,  n»  i8. 

GiUetU  des  Hôpitaux,-  u-  5o— 5a. 

SehoduMombsaeantiti^  17. 

Rapport  aer  les  Tnemux  eeiemif/tfteeée  K.  Hnpowailil;  fn-ft^ 


(  446  ) 


VENTS 
à 

midi. 

ddod^"  dddd         •"''^  ®®®® 
BQa5Zs5«d!«!«tÀ-y5d6    0»z    zziuîa    dd  wwïck 

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<n  oiyo     t£  »S  o^r^  o— ^vmo  lo  «rt  m  «rt  o  -vO  'X  lo  lo  o  w  vo  »?5  «o  o— m  o 
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COMPTE  RENDU 

DES  SÉANCES 

DE  L'ACADÉMIE  DES  SCIENCES. 


s&iKCE  DU  Losim  9  if&i  tssa. 

PRtiSIOEIlGE  DE  M.  Cm,  DUPIU. 


MÉMOIRES  ET  COMMl'NICATIONS 
DES  ll£llfiiL£S  £T  DE&  COK&ESBQSiîiifiTS  DE  L'ACàB&MVL  ' 

■BMcun.  —  M.  Ma^enUie  présente  à  l'Académie  un  jeune  oéEkkr  polo- 
Mis  qui,  i  hlMlaiUe  dYkrtndMluf,  afint  éié  ravMffté  loncpitt  charfatil 
■nr  me  batterie  mae  tiiwtt  à  bouleli,  resta  une  demi-heure  (mvé  de  sen> 
timent,  et  se  trouva  en  revenant  à  lui  enficrement  sourd,  entièrement 
muet,  et  privé  de  cette  partie  du  sens     goût  qui  siège  dans  la  langue. 

Plmiaiin  modes  dctrdtmMMs-fturent  kralileaMot  es— yét  à  Tienne  e(  à 
Trieste.  Ce  jeune  homme  teat  venu  à  Paris  réclamer  les  oonsaUl  de 
M.  Magendie,  celui-ci  crut  convenable  d'appliquer  directement  un  cou» 
rant  électrique  sur  le  nerf  du  tympan  à  l'aide  d'une  pile  à  auge  et  d'ai- 
gttilk*  de  phliM.:  ApiétdHB  ou  trois  applioatkas  de  ce  moyen,  le  goût 
reparut ,  «e  qui  smiMw  pi— m  que  le  aeif  du  ^fiapta  «I  nae  dMaon  de 
la  cinquième  paire,  et  non  une  branôbe  de  la  septième;  après  huit  ou 
dix  applications,  le  jeune  polonais,  étant  le  soir  au  jardin  du  Luxem- 
bourg, entendit  le  bruit  du  tambour  qui  battait  la  retraite. 

On  peut  juger  de  m  jol^  Ini  qoi,  quelqaeB.|ouss  «ipennMl»  rf— twideit 
pmmènt  le  bmitdnooqp  de  fiMâ^U  tinte  éteal  à  b  chmsi  aftgnfedlait 


;  "i'  -  '  v,;  .  (441)  :  - 

au  contraire  plongé  depuis  cinq  aai  dans  un  nience  abmlu.  Progretiî 
vemeot,  ot  août  l*infla«Bce  du  çpitrant  galvanique ,  ce  j««Me  bonme  a  re- 
tP^lfié  roriipU'tomont  l'oiiip.  Aiijourtfbni  il  entend  cl  comprend  la  parole 
sans  qu'il  soit  nécessaire  d'élever  la  voix ,  surtout  quand  on  lui  pnrle  sa 
*>ropre  langue.  •  '  *  - 

préfli(|cii»U%4irfMluction  de^ia  Toi^  .  * 

A  la  guile  de  cette  communication  i  BL  Houx  prend  b  parofe. 

u  Rien  ne  saurait  affaiblir,  dit-il,  l'intérêt  et  l'importance  du  cas  dont 
M.  Magerulio  vient  de  donner  cdnnbiBSanee  à  l'AcâtWrAie  :  mais  qu'il  me  soit 
permis  de  rapporter  des  faits  de  deux  sortes,  dont  les  uns  sont  contraires 
1  la  manière  de  n»ir  m  hqiwUe  H  Um  leMaernaat  li  Toriglne  de  1» 
corde  du  tympan ,  les  autres  au  contraire  fortifient  ce  qu'il  a  dit  de  la  puis- 
sanco  dos  cnurnnts  galvaniques  contre  les  pavalysics,  quand  ibsout  dififés 
imroéiliatement  sur  le  sjrstènae  nerveux. 

»  Des  anatooiistes  modernes,  ont  douté  que  la  corde  du  tympan  vint, 
comme  ou  l'a  (fféteadii  depuis  al  Jei^-tau^itr  du  nerf  iadal  ou  de  la  por- 
tion dure  de  Pandonne  septième  paire,  et  fiehsent  qu'elle  appartient  au 
nerf  de  la  cinqntème  pnire.  Un  fait  pathologique,  dont  j'ai  ^t^  moi-même 
le  sujet,  ne  déposerait-il  pas  contre  cette  vue  anatomique?  il  y  a  une  dou- 
liiof  d'ieaiiBi  mviron  qaftijfiU  tababra  d%ntrci«Mio«  iliunMÉlauiaiiji, 
famà  droite  une  atfeotion  passagère  du  nerf  lactal,  qui  produisit  Ja  para- 
lysie  de  tous  les  muscles  de  la  face,  auxquels  ce  nerl  transmet  le  principe 
du  mtniTemcnt.  Le  cuurs  entier  de  cette  aifecuoii  iui  de  trois  semaines  ou 
un  moiBk  Pendust  tmst  le -temps  qu'elle  dura,  j'éprouvai  «vee  Tliémiplégie 
lioiale  deuv  sjrmpténies  pénibles  :  d'une  pert,  une  sensibilité  exquise  de 
4'organe  de  l'ouïe,  ou  du  moins  une  disposition  de  la  membrane  du  tym- 
pan à  être  douloureusement  ébranlée  par  des  sons  un  peu  forts;  d'autre 
part,  wieecMBtion  onitimidie  et  vieimeot  importune  de  saveur  «uivrsuge 
dans  tout  le  oâté,  et  dns  leaesloôtéde  lalngue«rtTaBpcadaat  aMMii 
ftcial  afiecté.  J'avais  conçu  ces  Heux  symptômes  ,  comme  je  les  cougoii 
encore  maintenant ,  par  la  présence  de  la  corde  du  tympan  derrière  la 
membrane  du  tympan,  et  par  sa  oomoHmication  avec  le  nerf  lingual,  et 
fadmetiida  qae«ailettt«r«MRtlNiMi«rigiue*iMi€  AmM,  pmsfa'il 
paHagHlII'dKsotion  de  et  dernier. 

•Mpr  ce  ^  est,  MMtnue  M»  Bmik»  de  l'appliMieK  du  gaU 


*  ,  '  Digitized  by  Google 


C449) 

ou  de  rëlectiicité  sur  les  nerfs  immédiatement,  uans  le  traitement  des 
paralysies,  je  suis  pleinement  de  l'avis  de  M.  Magendie;  j'ai  même  fait 
plus  qu'il  n'a  fait  :  j'ai  plongé  des  aiguilles  à  acupuncture  dans  la 
moelle  épiiiierc  ,  et  traité  de  cette  manière  par  le  galvanisme,  des  pa- 
raplégies, ou  paralysies  complètes  des  deux  membres  abdominaux. 
Bien  qu'à  la  région  dorsale  et  à  la  région  lombaire  les  lames  osseuses 
qui  complètent  en  arriére  le  canal  vertébral  ne  s«iient  séparées  d'une  ver- 
tèbre à  une  autre  que  par  de  bien  petits  intervalles,  ef  que  dans  certains 
points  même  elles  soient  commo  imbriquées:  bien  encore  qu'elles  soient 
unies  entre  elles  par  des  corps  Hbreux  d'une  épaisseur  et  d'une  densité 
remarquables,  on  p«'ut  néanmoins,  sans  de  trop  grandes  dilTicultés,  faire 
pénétrer  ime  longue  aiguille  par  l'un  de  ces  intervalles  jusqu'à  la  moelle 
épinière.  première  fois  que  j'ai  eu  la  pensée  de  comprendre  col  organe 
dans  un  cercle  galvaniquf>,  c'était  pour  une  jeune  Bile  chez  laquelle  une 
paraplégie  complète  du  mouvement  avait  été  produite  par  cette  affection 
de  la  colonne  vertébrale  qu'on  nomme  gibbosilé ,  ou  maladu-  de  Pott.  La 
paralysie  avait  persisté  après  la  guérison  de  la  maladie  principale  :  la  jeune 
fille  était  gisante  et  complètement  immobile  dans  son  lit  depuis  un  an  ou 
quinze  mois.  Elle  fut  galvanisée  une  vingtaine  de  fois  toujours  de  la  même 
manière  ,  toujours  avec  aciipuncttu-e  préalable  du  prolongement  rachidieu 
au  bas  de  la  région  dorsale.  Dès  les  premioi-es  galvanisations,  il  y  eut  retour 
du  mouvement  dans  les  orteils,  puis  mouvement  du  pied  en  totalité,  puis 
delà  jambe,  puis  de  la  cuisse  dans  son  articidation  avec  le  Ixissin  :  bienlùt 
la  jeune  Dll^pnt  clianger  toute  seule  de  position  dans  son  lit  ;  pins  lard  on 
l'en  fit  sortir;  elle  marcha  avecde.s  bé([uilies,  (jue  pins  lani  elle  aiiaudonna. 
Elle  a  recouvré  1c  parfait  usage  de  Si<â  meuibres;  elle»  pu  rentrer  dans  la 
vie  commune. 

»  Enhardi  par  ce  résultat ,  j'ai  eu  recours  au  même  moyen  et  h  la  même 
manière  d'employer  le  galvanisme  dans  des  cas  de  paraplégie  traumatique, 
c'e«t-à-dirc  de  paralysie  des  membres  inférieurs  consécutive  à  une  lésion 
physique  de  In  moelle  épinière,  comme  à  la  commotion  ,  à  la  contusion  de 
cette  moelle,  à  sa  compression  par  du  sang  épanché  dans  le  canal  racbi- 
dien  pur  des  pièces  d'os  enfoncés  ,  accidents  si  fréquents  dans  des  cbute» 
d'un  lieu  élevé,  ou  à  la  suite  de  coups  violents  sur  la  région  dorsale,  ou  sur 
les  régions  lombaire  ou  sacrée  de  la  colonne  épinière.  J'ai  déjà  obtenu 
quelques  succès  qu'il  n'est  pas  besoin  de  faire  connaître  en  détail  à  l'Aca» 
démie.» 


«4» 


(  45o  ) 


«ÉODBsn.  —  Ao/e  de  MM.  Abago  et  Biot,  sur  un  Mémoire  de  M.  Pdissabt, 

lu  à  l'Académie  dans  sa  dernière  séance,  et  inséré  au  Compte  Rendu. 

«  L'ubjet  de  ce  Mémoire  est  d'établir  que  la  distance  des  parallèles  de 
Muntjouy  et  de  Formentera,  qui  résulte  de  nos  triangles  d'Espagne ,  est 
plus  grande  de  $7  toises  qu'on  ne  l'avait  jusqu'à  présent  supposé.  A  cette 
occasion,  M.  Puissant,  citant  uu  passage  de  l'ouvrage  où  nous  avons 
consigné  nos  observations.  M.  Biot,  dit-il,  s'exprime  ainsi,  page  37: 
«  Lorsque  les  observations  eurent  été  remises  au  Bureau  des  Longitudes, 
i>  ujie  Commission  fut  chargée  de  les  examiner  et  de  les  calculer.  Le 
9  résultat  de  ce  travail,  comparé  aux  observations  de  Delambre  à  Dun- 
»  kerque ,  donna  une  valeur  du  mètre  presque  exactement  égale  à  celle 
»  que  les  lois  françaises  ont  fixée  d'après  les  dernières  déterminations. 
»  différence  est  au-dessous  d'un  dix-millième  de  ligne  ;  elle  ne  produirait 
»  que  quatre  dixièmes  de  mètre,  environ  176  lignes,  sur  la  longueur  de 
•  l'arc  terrestre  compris  entre  les  parallèles  de  Dunkerque  et  de  For- 
»  mentera.  » 

>  Sur  quoi  M.  Puissant  ajoute  :  «Quoi  qu'il  eu  soit  de  cette  assertion,  il 
u  est  évident  que  la  nouvelle  valeur  de  l'arc  trouvée  ci'dessus,  conduit  à 
»  une  conséquence  très  différente  de  celle  qu'a  tirée  la  Commission  du 
»  Bureau  des  Longitudes.  » 

«Dans  une  page  précédente,  M.  Puissant  se  plaint  que  nous  n'ayons  pas 
inséré  le  calcul  de  l'aix  d'Espagne  dans  notre  ouvrage,  où*,^t-il,  «  cette 
>  opération  numérique  aurait  dû  naturellement  se  trouver.  » 

I.  D'abord ,  quant  à  l'assertion  que  notre  honorable  confrère  parait  révo- 
quer en  doute,  elle  est  textuellement  tirée  du  rapport  de  la  Commission 
qui  fut  en  effet  chargée  d'examiner  les  opérations  d'Espagne  et  d'en  cal« 
culer  les  résultats.  L'un  de  nous  deux,  M.  Arago,  était  alors  occupé  à 
mesurer  un  arc  de  parallèle  entre  Formentera  et  Mayorque.  L'autre, 
quoique  de  retour  à  Paris,  ne  pouvait  faire  partie  d'une  Commission 
diargée  d'examiner  des  observations  auxquelles  il  avait  coopéré.  Les  Com- 
missaires furent  MM.  Bouvard,  Mathieu  et  Burckhardt. Tous  les  triangles, 
ainsi  que  la  latitude  de  la  station  australe,  furent  calculés  séparément  par 
chacun  d'eux ,  sur  nos  observations,  d'après  les  méthodes  de  Delambre  ;  et 
Burckhardt  en  fit  le  rapport  général  le  i"  juin  1808.  Le  Bureau  décida  que 
ce  rapport  serait  inséré  dans  la  Connaissance  des  Tems  de  1810,  qui 
s'imprimait  cette  année  même  ;  et  il  s'y  trouve ,  en  effet ,  page  485.  Si  Jiotre 


(  45»  ) 

honorable  confrère  veut  consulter  ce  èoemuÊnt  cttUM,  il  fimirra  vérifier 

l'enactituilc  de  notre  citation. 

•f  . C'ait  même  là  qu'il  devra  recourir  pour  établu-  la  longueur  attribuée 
jmq»'Aîy#éMirt  è  l'aty  ihWii  <|W  ini>nrw»»a»  tmoglw  d'Espagne. 
Delambre  n'a  fait  que  l'adopter  telie  que  l'avaient  trouvée  les  trois  Gon-^ 
missaires,  comme  on  le  voit  par  un  cxilcul  fort  simple  que  nous  donnous 
ici  en  note  Celle  déteriuuiation ,  comme  nous  l'avons  dit,  était  fondée 
aor  m  riiWldli  à  iii<|ir  eH»  rti<lluit  également  des  trili  oRkmis.  Or,  les 
pew<MMMi  fii^tÉirtmliWint  cette  méthode,  Mf««t  qu'elle  doaM  Uau  k  d«B 
(l<'rompositionsdc  f  riaf»»lfs  spliériqnes  qui  peuvent  s'effectuer  et  se  calciilei 
de  plusieurs  manières i  de  sorte  que  des  calculateurs,  iodépeadanls  les  uns 
de»«itre»»  J<<l»<iHii4lmiimii  liBiÉrtliifi  fiÉfliiitM^iiiwwribiiiiiioM  dîmes 
dont  la  variété  dowM  plUoÊ  de  force  à  la  conootdancefSdei  résultats.  Aujour. 
d'bui,  en  appliquant  à  ce  inènie  réseau  île  t!i:iii:^les  une  autre  métbo<le 
de  calcul  qi|i  lui  est  propre,  et  une  iormule  approchée  qu'il  eo  déduit, 
M.  PiiliUll  i<»<,>iiNl  mm  ÉjlgfcWBftioB  d^'Sf  «bises  suri  liwc  du  néridieD 
qtii  iMverM  notre»ti4mgi4|lN!t»«  ElWrear  est^liMlu  dÉté  tIcs  trois  calcu- 
lateurs, ou  réaulte-t  eltoite  la  »oÉwlb  fortMil»?  c^«at4>ai4|iie  M.  Arago  et 


C*)  ■  Loo^oeur  totale  de  l'arc  méridien  ^  compris  entre  la  ùgnal  de  Dunkarqne  «k  celai 
de  Formentm,  exprimée  en  parties  du  mitre  légal,  selon  la  déUnninatiMadSfléB  par 
la  CommianoB  du  Bnnaa  d«a  Lopgitndes  (  CoiuMif Mme  Jes  Tant  ponr  1810, 


pa«e  486)   i374438-,7a 

•  Valeur  du  mètre  Ugal  en  toises   O,5l3o94 

Eu  muUipliaut  le  nombre  de  mitr«pur  ce  facteur,  ob  at 

>  Longueur  totalt^dc  l'arc  en  toisea   7«Si88'77 


>  la  valeBr  adopté  par  Ddanbie,  Btum du  i^llnw  métrijue, 
toin.  HT,  page  398. 

■  Dans  ce  wémff  voluuia,  page  bg^  DeUmbce  donne  la  longneoi  de  l'are 
atéridis»  caaipiis  «uHe  Deakaifas  et  Mba^suy,  et  cette  wlaar,  caa- 
forme  à  une  toise  près  à  «allé  igfFoa  twttte  dsas  la  Micmn/fu*  aiem. 


tom.  Ilipage  i4i|est  •.*........  5âi583'^6 

•  Ea  la  •onstiafantdbialeaiaear  totale  d«rave.adbptria  farla  €obi> 

mission,  ou  aura  la  longiMor  de  l'ajw partMl' coiBpiris CBllS KoBjeUf  ct 

Formentera,  elle  sera   i536o5'i7 


ji  Celte  évaluation  a  ete  adoptée  par  M.  Laplace  dans  V Exposition  du  Sjtième  du 
JfiNid;»,  9*  édidoa,  pafs  fo. 

»  Cest  aussi  le  nombre  cité  par  M.  Puissant  dans  son  Mémoire.  Mais  il  repose  sur  les 
calcula  coKordanla  dea  trois  G>mmiaaaiTes  du  Bureau  des  Longitudca,  et  non  pas  sur  l'au- 


(  45a  ) 

moi  n'avons  pas  a  résoudre,  étant  étrangers  au  calcul  contesté.  Mais  il  faut 
lui  attribuer  la  triple  autorité  dont  il  dérive,  et  non  pas,  comme  M.  Puis- 
sunt,  le  faire  reposer  sur  celle  de  Delambre,  qui  n'y  a  point  pris  part.  Si 
les  trois  personnes,  qui  ont  fait  séparément  le  calcul,  ont  pu  se  tromper 
toutes  d'une  même  quantité,  ne  se  pourrait-il  pas  aussi  que,  dans  ce  cas,  la 
formule  approchée  de  M.  Puissant  ne  fût  pas  assez  exacte  ?  C'e^st  un  simple 
doute  que  nous  émettons.  M.  Puissant  s'est  assuré  qu'entre  ]e  Panthéon 
et  Montjouy  elle  donne  le  même  résultat  que  la  méthode  de  Delambre. 
Mais  les  triangles  qui  enveloppent  cet  arc  ont  peu  d'étendue,  comme 
;)vant  été  observés  avec  des  signaux  de  jour,  au  lieu  que  nos  triangles 
d'fùspapne  sont  d'un  tout  autre  ordre.  Par  exemple,  celui  à  l'aide  duquel 
nous  avons  joint  l'Espagne  aux  îles  Baléares,  a  pour  base  toute  la  longueur 
<Iu  royaume  de  Valcuce;  et  son  grand  côté,  qui  s'étend  sur  la  mer,  a  plus 
de  8^555  loisps.  En  outre,  notre  chaîne  de  triangles  longeant  les  cotes  de 
Valence  et  de  Catalogne,  s'éloigne  notablement  du  méridien  pour  venir  le 
rejoindre  à  nos  dernières  stations  d'Ivice  et  de  Furmentera.  La  réunion  de 
i-es  circonstances  ne  rendrait-elle  pas  moins  exactes  les  projections  des 
triangles  sur  l'ellipsoïde  osculateur  dont  M.  Puissant  fait  usage,  et  qu'il 
détermine  par  sa  formule  approchée  ?  C'est  un  point  qui ,  peut-être , 
mérite  qu'on  l'éclaircisse  avant  de  prononcer  affirmativement  sur  les 
résultats  ainsi  obtenus. 

»M.  Puissant  juge  que  nous  aurions  dû,  M.  Arago  et  moi,  donner  le 
calcul  luunt-rique  de  l'arc  du  méridien  qui  traverse  les  triangles  d'Espagne , 
dans  le  volume  que  nous  avons  publié.  Notre  opinion  a  été  difïércutc,  et 
nous  en  avons  dit  les  motifs  dans  le  court  avant-propos  placé  en  téte  de 
notre  ouvrage.  A  l'époque  où  celui-ci  fut  terminé,  en  {8ii,  nous  allions 
partir,  M.  .\rago  et  moi,  pour  réobserver,  avec  une  Commission  anglaise, 
la  latitude  de  Dunkerque,  sur  laquelle  on  avait  quelques  doutes,  qui, 
heureusement ,  ne  se  sont  pas  réalisés.  On  devait  ensuite  revoir  la  jonction 
des  côtes  de  France  et  d'Angleterre;  ce  que  M.  Arago  et  M.  Mathieu  ont 
également  effectué  en  société  avec  les  observateurs  anglais.  La  latitude  de 
Fermentera,  limite  australe  de  l'arc,  n'avait  été  observée  que  d'un  seul 
côté  du  zénitli.  Un  de  nous  est  allé  la  reprendre  en  idaS  ;  et  quoiqu'il  n'ait 
pas  encore  publié  l'ensemble  de  ses  résultats,  il  s'est  assuré  qu'ils  n'offri- 
ront pas  de  différence  notable  avec  la  première  détermination.  Nous  avions 
même  encore  i^iit  des  préparatifs  pour  mesurer  une  base  sur  l'arc  d'Espagne 
dans  l'Albufera ,  projet  que  les  évéoements  politiques  sont  venus  inter- 
rompre. Tout  cela  nous  a  déterminés  à  donner,  dans  le  volume  qui  a  paru, 


Din 


(  453  ) 

les  observations  pures  et  simples  de  nos  triangles  «l'Espagne,  avec  celles 
de  la  latitude  el  du  pendule  qui  les  accompagnent,  remellant  à  un  autre 
volume  le  calcul  de  Tare  du  méridien  et  de  la  longueur  tb«>orique  du  mètre 
qui  s'en  déduiront.  Ce  volume,  qui  sera  le  V'  de  la  Base  du  Sysième  mé- 
trique, renfermera,  en  outre,  les  nombreuses  observations  <le  toute  nature, 
à  Taide  desquelles  on  a  déterminé  de  nouveau  la  latitude  de  Dunkerque; 
la  nouvelle  détermination  de  la  latitude  de  Formentcra,  par  des  observa- 
tions faites  des  deux  côtés  du  zénitb,  tant  de  nuit  que  de  jour;  la  mesure 
de  l'arc  du  parallèle  compris  entre  Fermentera  et  Mayorque,  avec  les 
azimutbs  observés  à  ses  deux  extrémités,  pour  fixer  l'ellipsoïde  oscnlatem 
dans  cette  portion  australe  de  l'arc  méridien  ;  enfin ,  la  nouvelle  triangu- 
lation destinée  à  rattacher  les  opérations  géodésiqucs  d'Angleterre  et  tli- 
France,  pour  |>ouvoir  faire  remonter  l'arc  au  nord  jusqu'à  l'Observatoue 
de  Greenwicb,  dont  la  latitude  est  bien  connue.  C'est  de  l'ensemble  de  ceb 
documents  perfectionnés  que  nous  croirons  pouvoir  déduire  les  corrections 
théoriques  que  la  valeur  légale  du  roèire  devra  exiger,  pour  concorder  avtc 
les  mesures  gëodésiques.  Lorsque  nous  reprendrons  cette  rédaction ,  nous 
examinerons  scrupuleusement  les  méthodes  que  nous  devons  employer 
pour  te  calcul  de  nos  triangles  ;  et  de  (juelque  côté  que  soit  l'erreur  des 
évalua tiou.s  actuelles,  nous  ne  manquerons  pas  de  la  signaler.  » 

Observations  de  M.  Puissant.  —  •  Dans  la  note  que  WA.  Biot  et  Arago 
viennent  de  communiquer  à  l'Académie,  pour  répondre  à  celle  que  j'ai 
lue  dans  la  séance  dernière,  nos  honorables  confrères  annoncent  qu'ils 
examineront  plus  lard  la  formule  approximative  dont  j'ai  fait  usage  pour 
rectifier  l'arc  de  méridien  depuis  Montjouy  jusqu'à  Fermentera  ,  et  c'est 
alors  qu'ils  verront  si  elle  est  suffisante  dans  la  circonstance  actuelle.  Je 
me  permettrai  de  faire  observer  que  la  véritable  question  n'est  pas  là  ;  elle 
est ,  au  contraire ,  dans  l'exacte  évaluation  des  différences  de  latitude  des 
sommeTs  des  triangles  :  or,  j'affirme  derechef  que  je  ne  me  suis  point 
trompé  à  cet  égard.  D'ailleurs ,  les  géomètres  pourront  s'en  assurer  lors- 
que mon  Mémoire  aura  reçu  de  la  publicité;  mais,  en  attendant,  ils  au- 
ront une  connaissance  plus  intime  de  ma  méthode  de  rectification  par  la 
nouvelle  note  que  je  me  propose  de  lire  très  prochainement  à  l'Académie.  » 


(  454  ) 

p\i.BO?rT0L0GR.  —  Prétendues  empreintes  de  pieds  d'un  quadrupède  dans  le 
grès  bigarré  de  Uildburghausen ,  en  Saxe;  communication  par  M.  de 

«  Dans  le  cours  de  l'année  dernière,  M.  de  Humboldt  d'abord,  et 
M.  Link  ensuite,  ont  entretenu  l'Académie  au  sujet  de  plaques  ou  dalles 
(le  grès,  det  environs  deHiUbarglMusen  en  Saxe,  appartenant  géologique- 
ment  au  grèt  bigarré  ou  nouveau  grès  rouge,  à  la  surface  inférieure  des- 
quelles on  a  remarqué  un  nombre  considérable  de  figures  en  relief  As«ez 
régulières  et  régulièrement  disposées,  pour  que  plusieurs  uaturalistes  alle- 
mands aient  pu  les  regarder  comme  les  résultats  de  pas  d'animaux  quadru- 
pèdes de  la  fiimiHe  des  quadrumanes  ou  singêSf  suivant  les  uns,  de  celle 
de  didelphes  pédimanes  on  s.irigues  ,  suivant  les  antres,  comme  MM  Wieg- 
inann  et  Humboldt,  et  même  de  salamandres  gigantesques,  d'après  MM.  de 
Munster  et  Link.  L'administration  du  Muséum  d'Histoire  naturelle, ^lana  le 
but  d'édidrdr  une  question  auisi  intéremante  en  paléontologie  et  dont  on 
a  déjà  tiré  des  conséquences  si  contradictoires  à  ce  que  l'on  admet  assez 
généralement  aujourd'hui  comme  résultat  de  l'état  actuel  de  nos  connais- 
sances sur  l'histoire  de  la  succe^isiou  des  êtres  organisés  à  la  surface  de  la 
terre,  s*est  empressé*  de  fidre  Tnequisitioii  d*un  grand  et  bean  moraean  de 
ce  grès  à  la  surface  duquel  existent  trois  séries  de  ces  prétendues  impres- 
sions traduites  en  plate-bosse  et  liées  entre  elles  par  une  réticulation  plus 
ou  moins  serrée.  Au  premier  examen  qu'il  en  a  iait,  M.  de  Blainville  croit 
s'être  assuré  que  ces  figures  en  relief  ne  doivent  en  aucune  minière  être 
attribuées  à  des  empreintes  qu'aumîent  laiwées  les  pieds  d'un  animal  qua> 
drupede  quelconque  marchant  sur  un  sol  susceptible  de  les  recevoir  et  de 
les  garder  assez  long-temps  pour  qu'ensuite  elles  aient  pu  être  remplies 
par  une  matière  fdna  im  moina  molle  et  capable  de  se  solidifier.  Il  pense 
au  contraire  que  ce  sont  indubitablement  des  traees  de  végétaux  analogues 
sans  doute  à  ceux  que  l'on  a  déjà  rencontrés  plusieurs  fois  dans  le  grès 
rouge,  et  considérés  connue  des  prèles  gigantesques,  ou  des  rbyzomes  de 
quelques  acorus  ou  même  des  tiges  sarmeuteuses  plus  ou  moins  réticulées 
et  anastomosées ,  ce  qttHl  ne  lui  appartient  pas  de  décider.  Qnantanx  ratoons 
&  l'appui  de  son  opinim)  que  ce  ne  sont  certainement  pas  des  empreintes 
de  pieds  d'animaux  quadrupèdes,  M  de  Blainville  se  propose  de  les  sou- 
mettre au  jugement  de  l'Académie,  dans  une  de  ses  séances  prochaines, 
nussit^t  qu'il  aura  pu  foire  exécuter  des  dessins  rigoureusement  exndsdu 


Oioitized  hv  Goo<?lc 


(  455  ) 

bel  échantillon  arrivé  dernièrement  au  Muséum,  comparativement  avec 
des  figures  d'empreintes  des  (Mttes  d'an  singe,  d'une  sarigue  et  d'une 
•alamandre.  » 

•rnQDi  HATilMAnoiirB.  —  Troisième  et  quatrième  lettre  de  M.  Caucht  à 
M.  LfBBi,  sur  la  théorie  de  la  lumière. 

«  Comme  une  des  (ilus  graves  objections  que  Ton  ait  faites  contre  la 
tbéorie  des  ondulations  de  l'étber,  se  tirait  de  l'existence  des  ombres  et  de 
la  propriété  qu'ont  les  écrans  d'arrêter  la  marcbe  des  vibrations  lumineu- 
ses, je  désirais  beaucoup  arriver  à  déduire  de  mes  formides  générales , 
les  lois  relatives  aux  deux  pbéuoménesdes  ombres  et  de  la  diffraction;  mais, 
pour  y  parvenir,  il  fallait  surmonter  quelques  difGcultés  d'analyse.  J'y  ai 
enfin  réussi,  et  pour  représenter  les  mouvements  de  l'éther,  lorsque  la 
lumière  est  en  partie  interceptée  par  un  écran,  j'ai  trouvé  de»  formules 
dont  je  veux  un  instant  vous  entretenir. 

»  Considérons,  pour  fixer  les  idées,  le  cas  où  le  corps  éclairant  est  assez 
éloigné  pour  que  les  ondes  spbériqucs  qui  se  propagent  autour  de  ce  corps 
soient  devenues  sensiblement  planes.  Prenons  pour  axe  des  x  la  direction 
du  rayon  lumineux,  et  pour  axe  desj',  une  droite  parallèle  aux  vibrations 
moléculaires  de  l'étlier.  Nommons  x  le  déplacement  d'uue  molécule  mesuré 

parallèlement  à  Taxe  des  f,  I  la  valeur  maximum  de  x,  l'épaisseur 

d'une  onde  lumineuse  et  I  =  —  la  durée  d'une  vibration  :  enfin  concevons 

î 

que,  dans  le  plan  des  zy,  perpendiculaire  à  l'axe  des  x,  la  lumière  soit  in- 
terceptée par  un  écran,  du  côté  des  négatives.  Si  le  rayon  lumineux, 
que  nous  supposerons  dirigé  dans  le  sens  des  x  positives,  est  un  rayon 
simple,  son  équation,  pour  des  valeurs  négatives  de  x  sera  de  la 
forme 

(0  J'=IcO»(Kx  — i<  +  A), 

A  désignant  une  quantité  constante.  Or  je  trouve  que,  du  côté  des  x  poai. 
tives,  la  valeur  iSe  y  pourra  être  «léveloppée  en  une  série,  et  qu'en  rédui- 
sant cette  série  à  son  premier  terme,  on  aura 

(a)  y  -  (^)'  «y^'  co«  (Kx  +  ,  -       J  + 

C.  H.  |8Î6,  i"&wfJ«*.  ^5 


(  466  ) 

lyailiMM,  le  nombre  K.  étant  très  eonndéreUe,  la  velear  de  y  donnée  pu- 
In  fennnie  (a)  se  réduira  sensiblement  à  aéro,  pour  des  valeun  finim  et 

négative!  de  l'ordonnée  7*,  tandis  que,  pour  des  valeurs  finies  et  positives 
de  la  même  ordonnée,  la  formule  (a)  coiucidera  sensiblement  avec  la  for- 
mule (1).  Donc  la  partie  de  l'espao»  ikiién  au-delà  da  plan  de  ftonn,  lem 
dans  l'ombre  du  0616  où  Fécran  se  tronre,  cTesl-à^diM  derrière  fécran, 

et  continuera  d'être  éclairée  du  côté  opposé,  comme  si  l'écran  n'existait 
pas.  On  devra  seulement  excepter  les  points  de  l'espace,  correspondants  à 
de  très  petites  valeurs  de  j-,  et  pour  lesquels  le  dépbcemeot/  dépendra 
des  deox  coordonnées  x^ymaA  bien  que  dn  tempe  ^r  cèa  derniers 
points,  la  formule  (a)  reproduit  les  lois  de  la  diffraction,  telles  que  Fres- 
ne)  les  .1  doiini'-es,  et  l'on  peut  simplifier  l'étude  de  ces  lois,  en  transformant 
le  second  membre  de  Téquation  (a)  à  l'aide  des  formules  que  j'ai  données 
dans  plmieurs  mémoires. 

»  ]*ai  dit  plus  haut  ifue  les  ondes  qui  se  propagent  autour  d'un  corps 
éclairant  sont  gc^néralement  spliériques.  Effectivement  il  résulte  du  calcul 
qu'un  rayon  simple  peut  se  propager  dans  l'éther  sous  la  forme  d'ondes 
spbériques  ou  cylindriques,  ou  planes.  On  peut  obtenir  ces  diverses  formes 
en  supposant  qu*à  l*ori|^e  dn  mouvemeiit  l'éHher  est  mis  en  vibration  ou 
en  un  seul  point,  ou  dans  tous  les  points d'ira  même  axe,  ou  dans  tous  les 
points  d'un  même  plan  ;  et  les  deux  premières  hypothèses  fournissent  les 
mêmes  résultats  que  la  troisième  à  une  grande  distance  du  point  éclairaut 
on' de  l*axe  qui  le  remplace,  rajouterai  que,  dans  les  deux  premières  hypo* 
thèses  les  vibrations  moléculaires  sont,  pour  un  rayon  simple,  dirigées 
suivant  les  éléments  de  circonférences  de  cercles  parallèles  tracés  sur  la 
sur&ce  de  l'onde,  et  que  ces  vibrations  sont  semblables  entre  elles,  et  iso- 
chrones pour  ton»  les  points  d'une  même  ciraMiilreiioe.»  - 


«  Dans  celle  de  mes  lettres  qui  avait  pour  objet  les  lois  de  la  réfraction  et 
de  la  réflexion  à  la  surface  des  corps  transparents ,  je  remarquai  que,  des 
quatre  équations  comprises  dans  les  formules  auxquelles  j'étais  parvenu, 
trms  étaient  déjà  vérifiées  et  oonformee  à  toutes  le*  obaervatmna  connues. 
Or  il  se  trouve  heureusement  que  la  quatrième  équation,  la  seule  dont  la 
com|»araisou  avec  l'expérience  restât  encore  à  faire,  est  vérifiée  à  son  tour 
par  le  phénomène  des  anneaux  colorés.  £n  effet,  concevons  que  la  surface 
«stériettre  ou  intérieure  d'une  lame  d'air  ou  d'an  corps  transparent  quel» 
conque,  en  réfléchissant  on  nyon  polarisé  paralltiement  on  perpendicu- 


f  457  ) 

lurement  au  plan  d'incidence ,  fasse  varier  les  plus  grandes  valeurs  des  dé- 
placeineuts  moléculairea  dans  le  rapport  de  i  àd,  et  nommons  ce 
qm  défient  le  rapport  6,  quand  on  suppoee  le  nyon  non  phu  rMIdii, 
mais  réfracté,  et  passant  de  l'extérieur  î  l'intérienr  de  la  lame  ou  de  l*in- 
térieur  à  l'extérieur.  Soit  d'ailleurs  I  le  déplacement  absolu  et  maximum 
d'une  molécule  d'étber  dans  le  rayon  incident.  Si  l'épaisseur  de  la  plaque 
eit  vn  nndtî  pie  de  F ipaiMear  des  onde»  fannnMvMi,  hé  ditenae  «tfodons , 
en  nombre  infini ,  qui  seront  produites,  l'une  per  la  mvftoe  extérieure,  les 
autres  par  la  surface  intérieure  de  la  lame  mince,  ramèneront  vers  l'œil  de 
robservateur  une  infinité  de  rayons,  et  de  la  composition  de  ces  rayons 
nitem  m  nyon  résultant  dans  lequel  le  déplacement  maximum  aura  pour 
mMOM,  oomineon  aait,  le  prodnit 

•  Pour  que  ce  produit  s'évanouisse,  et  que,  dans  le  phénomène  des  an- 
neaux colorés,  la  tache  obscure  du  centre  présente  le  noir  foncé,  il  faudra 
qoe  Ton  ait 

(0  «rs'Bi— 

■  Or  cette  condition  sera  effectivement  remplie,  si  l'on  adopte,  pour  l'in- 
tensité de  la  lumière  réfractée ,  la  valeur  que  donnent  les  formules  ci-des- 
sus mentionnées.  Il  y  a  plus,  la  condition  (i)  fournit  immédiatement  les 
deux dqnatkn»  intente»  sont  lesn*  tSet  i6  dans  ma  kUre  sarlaréfirao- 
tioii  et  la  réflexion  que  produisent  les  corps  transparenta;  eir,  si  l'on 
T  l'angle d'incïdeBoe,  et    l'angle  de  réiraction,  on  ania 

_  rwn  (t  —  r^n*     am   ^  —  p'"  (»•  —     co»  (r  +  /)-!• 

LwBC'-t-'U  '  L'»n(r-f.r')co*(r  —  r  )J  ' 

que  le  rayon  incident  sera  polarisé  parallèlement  ou  perpendicu- 
fadrement  an  plan  dincidenea,  et  l'on  tirera  de  la  fiMnole  (i),  dans  le 

-  _      ain  ar.«in  ar' 
nn*  (r  -f-  r  ) 

^  le  second  «as, 

sin  sr.stn  a/ 


sin*  (r  -f-  r)  .co»*  (t  —  r  ) 

o  Au  reste ,  j'ai  aussi  obtenu  des  formules  générales  pour  la  réflexion  qui 
opère  à  la  swrftoe  des  terps  opaques,  parlicnliircnMnt  des  nélnn,  «t 
ces  ionmiks  sRaeoordant  pstAdlonent  «foe  feapéiisnca,  oomase  je  tous 

65.. 


s 


(  458  V 

l'expliquerai  plus  en  détail ,  lorsque  le  temps  dont  je  pourrai  diapoMr« 
me  permettra  d'entrer  à  ce  sujet  daof  quelques  développements. 

l^écnu)  par  lequel  on  «VPOM  k  lnii|èrt  inlei^caplée  dmw  le  pla» 
àmjmnm  laissait  pnaor  lee  nyons  IttmiReux  que  dan^  rinterTmOe  com- 
pris entre  les  Wmile?,  y  =  y,,  jr  sz  r„  en  sorte  que  l'observateur  plaw  du 
cô^é  des  jc  positives,  reçût  la  lumière  j>ar  une  ouverture  dont  la  largeur 
lût  j-,  — j^a,  la  fonnule  (a)  (d«  b  latlM  préoMeote)  devrait  ètn  M»* 
fliQée  par  It  aaimite 


L'éqiution  (d)  elle-même  fournit  seulement  une  valeur  approchée  de^, 
et  ee  dédtiit  de  formules  fénénlcs  et  rigoareuees  qni  représentent  le 
rayon  diflFracté,  quelle  que  soit  la  direction  du  rayon  incident,  et  quelles 
que  soient  les  directions  des  vibrations  molcculairos  dans  ce  même  rayon. 
Ces  formules,  en  donnant  les  Uns  de  lu  diffraction,  montrent,  par  exem- 
ple, que  si  le  rayon  incident  est  polarisé  dans  un  certain  plan,  le  rayon 
diflÏMelé  real4i«  toojotnv  polarisé  dans  ce  mène  ph».  » 

«mnmpi.  —  Jfote  tk  IL  FtavA  w  la  jjoge  i35  du  grenier  voàang  de 

m  Itéoriê  d»  la  Jbmt, 

«  Lltapresiton  de  R  k  laqoelle  je  sois  arrivé  dans  cette  pag»,  donne 

R  =  o,  soit  k  l'égard  des  termes  multipliés  par  /n*,  soit  à  Tégard  de»  ter- 
mes multipliés  par  m',  qui  affectent  rargunnent  'xgt—'xct.  En  calculant 
cette  valeur  de  j'ai  omis  les  termes  de  l'ordre  du  cané  de  é<st  et  J^, 
parce  qu'ils  «edéirûiaenl.  En  efSet,  la  fonction  cos[ay7i/' — a(i— c}r<— a/«] 
doiuiift  en  la'déTelpppan  t 

Or,  en  prenant 

on  contracte  l'obligation  de  preiwlre 

*  iwss^^a^  co»  Qainf— a  (  i  —  c)  i] 


(459) 

ce  qui  donne 

»  La  conaidénition  du  second  twne  de  celle  çaqpreation  élaat  inuttte  à 
l'objet  actuel,  on  peul  réduire  la  fonction  coB[9ji(l'i— a(i<»e)«— a/^]  à 
ces  deux  ternies: 

C0((am<'— a  (t  —  c)  <— î/ta-]ŒeostaW— a(i— «)  sin  [mm'— a(t— o)  I], 

et  regarder  la  fotictioii  comme  composée  des  seuls  termes  obtenus  par 
la  première  approximation. 

T>  Voilà  pourquoi  j  ai  élalrii  aatia  équation  dans  la  page  i33.  Mais  en 
exécutant  le  produit 

in«L  (*+Ar)*  aAr  de  [Mi/-^  (  I  — ^  0 1 

j'ai  employé ,  par  mépriMi  Iq  taleur  de  qui  appartient  à  la  seconde  ap-- 
proximation,  an  lien  de  prendre 


m- 


c'est-à  dire  le  résultat  de  cette  première  approximation, 
a  l:^n  redressant  cette  faute  de  calcul ,  je  trouve 

m'L  (c+  Je)  '  a/w-  lin  [  imt' — a  (  i — c)  I  ] 

=  ; — î  —  -«in  \vHi —a  (i— c) i]  «ïd  [a^<— acf— 4mH-a  (i— *)  l] 

(m+c— t)  {g—c)  »      /  j      1.TF  •    \      «  j 

s  En  saj(pa^UiHit  ca:réiallat4  cdui  qu'on  toîI  fiapa  la  page  i33,  on* 

»    -  ■ 

f*ir  — »P'-'"'*^>'    f  <:os[a^<-acl+aml-.an.i^l 

•UHrvmtaHw  (m+c— i)  (^-r)  l [af— ac<— ami^am/^r 

a  Par  un  motif  tout-à-£ait  semblable  il  faut,  dans  la  page  i34,  rempla-» 
cer  ta  nilem*  dè 

par  celle-ci. 


aPL'mVv' 


Got  (sfi— ncr-f  asM— 9M<]. 


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(  46o  ) 

Alors ,  on  a 

et  par  conséquent 

R  =     H  ^— ^  J  PmVy*  COI  (af — ac)  / 

— a.PL'.mVy'  f     r  ,  XI  .      r    .      .       .  ,  ^\ 

— ■  — —Acot[ïgi — aci+am/— 3»«rj  +  cos[a^<— juri— awK+amf]  \ 

(rn+c— c)  j  -V  j 

-4-3  PL'*  m*eV'  r  I 

au  Heu  de  \n  valeur  de  R  posée  dans  la  page  i35. 
■  Actuellement,  si  l'on  fait  ici  '=^,  on  aura 

R=  -  ?f!î!PfV  f   ^}cos(a^i-acO=^r«'eVco.(a^-«),. 

g — c    Im+c — I  — t)      ^  3a 

De  sorte  que  cette  valeur  de  R  ne  donne  pas  R  =  o  à  l'égard  des  ter- 
mes  multipliés  par  m*. 

B  Dans  le  numéro  1 1  des  Comptes  rendus  hebdomadaires  des  séances  de 
r  Académie  des  Sciences  pour  l'année  i836,  M.  de  Pontécoidant  obtient 
pour  R  une  valeur  où  les  coefficients  numériques  de 

— PL'm*<;V  +PL''m*gV 
(jn+c—i)(g—cy  {m+g—i){g-cy 

sont  égaux  à  Yunité,  tandis  que  moi  je  trouve  le  nombre  deux.  Il  paraît 
que  M.  de  Pontécoulant  omet  la  partie 

(A). .  eM{igi — a(r()|Lco((am{' — im — a^)L'coi  (ami' — a9 — a^j 

qui  entre  dans  son  expression  d«f  R.  Et  cependant  il  suffit  de  déve- 
lopper cos  (a/nr' — lût — a<Ai>),  cos  {im^ — aô — a<r9),  pour  avoir  les  termes 
qui  doublent  son  coefficient  numérique.  En  efTet,  on  a  alors,  au  lieu  de 
la  fonction  (A), 

(AO-.-f  ^^J^co»  (atf<-aci){L/.«in [W— 4(i-r)/]-L7*$ii»  taini'-a(i-*)i]J. 
Donc  en  faisant 


 "*  ^  «in  [am* — a  (i—c)(\\  =      "*  —  tin  {ami — a  («— ^)']» 


ia  fonction  (A')  donnera 


+  L'P.m**v    f  l 


En  igoatant  cette  partie  à  le  Tileor  de  R  trouvée  per  M.  PoÊitieou-^ 
buUf  on  le  fiùt  omncider  eveo  edle  que  je  vient  de  traoter.  » 


BAFPOETS. 

omtiB.  —  Bapport  sur  un  mémoire  de  M.  le  docteur  Palla5,  intitulé  : 
Nouvelles  recherches  sur  le  sucre  et  le  parenchyme  de  la  tige  de  maïs. 

(Commissaires,  MM.  Deyeux,  Biot  et  Robiquet  rapporteur.) 

«  Dans  un  premier  mémoire  adressé  en  i83/|  à  l'Académie  des  Sciences , 
M.  le  docteur  Pallas  annonce  être  parvenu  à  extraire  de  la  tige  de  maïs  de 
petites  quantités  de  sucre  cristalliié,  en  toutaenblable  à  cabd  que  fournit 

oonœvoir  l'espérance  d'obtenir,  en  opérant 
aur  une  plus  grande  échelle  et  à  l'aide  des  meilleurs  procédés  mis  en  uaag» 
anjuurd'htii ,  une  quantité  assez  notable  de  sucre  pour  que  l'exploitation 
en  devienne  avantageuse^  L'Académie,  sur  la  proposition  qui  lui  en  fut  £aite 
par  la  commiiaioD  diargée  d^eiaminer  oe  ménaolro,  eogagaa  ranlenr  à 
poursuivre  ses  expériences  et' à  leur  donner  tout  le  soin  exigé  par  leor 
importance.  M.  le  docteur  Pallas,  pour  répondre  au  désir  de  l'Académie, 
s'est  livréà  de  nouvelles  recherches,  et  il  a  envoyé  vers  la  tin  de  id35,  un 
dewEième  mémoire  avoe  quelques  édiantiUoiia  aaaea  minimea  de  wcBe 
brut,  de  méhiae  et  de  papier  d'emballage  fiut  atee  le  réaidu  de  la 
plante  (■). 

>  M.  Pallas,  dans  ce  deuxième  mémoire,  fait  connaître  avec  détailles  nou- 
vdles  eq>érience8  qu'il  a  entreprises  et  qui  confirment  pleinement  ce  qu'il 
avait  anneaeé  d*alMwd.  Chargé  ooojointemeat  avec  IM.  D^enx  et  fiiot  de 
rendre  compte  de  ce  mémoire,  je  viens  exposer  les  réanllati  anxqaéla 
M.  Pallm  dit  être  parvenu  elqui  peuvent  le réaumer  aind. 


(i).  Ces  éciiantilIOM  de  taGre  ont  luffi  cepeadant  à  veseeimaiwiiei  pour  consuter 
rÛmtité  avec  le  sacra  d«  cannes,  et  H.  HÔl  a  bien  vovln  les  aomuttae  devant  ooas 
aux  épreuves  de  la  polarisation  et  il  en  ■  ronsigafl  IssinléNMatS  ftfiallatB  daas  ane 
noie  qui  se  trouve  annexé  k  ce  rapport. 


(46a) 

•  1*.  Lt      àa  imb  ne  eoatiait  srant  la  floratMNi  que  pen  oo  point 

de  sucre. 

»  a*.  A  i'époqiie  de  la  Aoraitoiif  on  peut  déjà  extraire  de  cette  piaate  des 
traces  de  «icreerislidliBé. 

m  S*.  Cette  roémelige  exploitée  de  ao  à  aS  jours  aprèaUi  floraisoii  et  Ion- 
que  le  grain  est  eiMore  bclesoent,  mferoMpnès  d«  i  pour  «entde  suer* 
crislalUsable. 

»  4*.  PInt  tard  encore,  <^«t-à«dire  lorsque  la  graine  est  compléteroent 
mûre  et  qu'dle  n'a  plus  besoin  que  de  sécher  pour  être  récoltée,  la  tige, 

qui  est  encor  e  vpr  l'itrr  à  cette  époque,  fournit  a  pour  cent  de  SttCre  brut 
et  4  pour  cent  de  mélasse  riche  et  d'un  très  bon  goût. 

»  5*.  Enfin  le  résida  parencitjmiatettx  dont  ona  extrait  la  ontièresnerée, 
peut  être  employé  à-la  nourriture  des  bestiaux  ou  servir  k  la  fabrication 
d'im  papier  d'emballage  qu'on  peut  évaluer  à  5  fr.  les  5o  kilogr. 

>  Ainsi,  nelon  M.  Pallas,  lu  question  scientitique  serait  tout-à-fait  résolue,et 
la  présence  du  sucre  cristallisable  dans  la  tige  de  aaaïs  ne  saurait  être  ré- 
voquée en  doote.  Il  ne  resterait  donc  plus  qne  la  queilioB  indnaiiialla  è 
examiner ,  pour  savoir  si  réeUeiyeot  OO  peut  tiscr  des  avantagH  do  eetio 
exploitation  faite  en  grande. 

•Nous  devons  foire  remarquer  que  bon  nombre d'uuteurs  se  sont  occupés 
avant  M.  Pallas  de  oetle  mine  redMrdte,  «t  tt  no  manque  point  de  los 
eiter  lui  *  même  v  mais  il  fait  observer  qu'ils  n'étsient  parvenus,  ponr  In 
plupart,  qu'à  obtenir  des  sirops  d'une  saveur  sticr^-c  plus  ou  moins 
franche,  mais  dépourvus  de  sucre  cristallisable.  Cependant  il  ajoute, 
d'après  Parn9entier,qoe  Bonrepos  est  dté  danaJa  Fttnde  Toulouse  en  1 783 
ou  é,  comme  ayant  extrait  dn  mais  une  sasea  grande  qnaniité  de  suera 
cristallisé  pour  en  faire  un  pain  d'un  gros  volume;  mais  Parmentier,  dit 
M.  Pallas  ,  ne  donna  aucun  détail  sur  le  procédé  suivi  par  l'auteur  et  il  dé- 
clara même,  d'après  ses  propres  expériences,  que  le  sucre  contenu  dans  le 
tmKb  n'était  pas  susceptible  de  iDristallisarj  ea  qui  remettait  tant  en  question. 

s  Le  dootsur  Nairhold ,  de  Grain»  es  Basse-Styrie,  est  aussi  du  nombre 
de  ceux  que  signale  M.  Pallas  comme  ayant  extrait  du  sucre  cristallisé  de 
la  tige  de  mais ,  également  récoltée  après  la  maturité  dn  fruit;  mais  le  pro- 
cédé indiqué  par  cet  antanr  étsît  compliqué  et  d*one  difficile  csécntion. 
Nous  dorons  ajouter  que  le  profissaonr  Burger  parait  avoir  &it  des  expé- 
l'ienoestrés  précises  à  cet  égard,  car  on  trouve,  dans  le  Bulletin  de phoT' 
macie  pour  1811,  un  article  extrait  de  la  Revue  ùrùanniqueg  où  l'on 
.trouve  d'utiles  renseignements  à  cet  égard. 


(4fi3) 

»  Ainsi  la  présence  du  sucre  cristoUinble  du»  le  mc  de  la  tige  de  Mb 
a  été  dcmoiiii  pc  par  plusieurs  auteurs,  et  M.  Pallns  est  loin  de  le  contes- 
ter; niai&  il  pense  être  parvenu  k  rendre  cette  extractipn  plus  laciie  et  plus 
•vtotageuse  en  99  •errant  de  prootfdée  phw  umplfle  et  nienK  mwdn»}  et 
Mrlont  en  ne  récoltant  le  pknte  qu*à  Tépoque  êà  le  finut  cet  arrivé  k  «mn- 

|dète  niatiirilé,  époque  qui,  selon  M.  Pallas,  coïncide  heorcusemcnt  avec 
ctiie  où  le  mcvc  cristallisablc  est  en  plus  grande  proportion  dans  la  lige. 
C'est  principalement  •VU' ce  point  que  M.  Pa lias  établit  tout  ie  mérite  deses 
oliaeiTBtione  etdeaaméttnde;  enelbt,ledoeieurMBirlioUert1eeeidqui 
ait  «onseillé,  comme  M.  Pallas,  de  prendre  la  tige  après  la  maturité  du  frail; 
lee  autres,  et  plus  parliculiéretuent  le  professeur  Burger,  disent  positive- 
ment qu'a  celte  époque  le  sucre  cristaliisable  est  presque  entièrement  dis- 
pam  ;  voici  ooounent  il  s'explique  à  cet  égard,  dans  le  méoMrfre  déji  cité. 

«  Dans  toutes  les  périodes  de  la  croissanee  du  maïs,  le  suc  exprinié  des 
»  tiges  de  cette  plante  est  doux;  mais  avant  l'époque  de  la  floraison,  cette 
»  saveur  est  sensiblement  herbacée;  c'est  lorsque  la  plante  a  pris  tout  son 
»  accroissement,  et  que  la  fleur  est  formée,  que  le  sue  eetrenre  en  plus 
s  grande  abondance,  le  plus  doux,  sans  saveur  étrangère.  Quand  ensuite 
»  le  eirain  se  forme,  la  plus  grande  partie  de  la  matière  sucrée  disparaît;  et 
»  lorsque  les  épis  sont  mûrs,  te  suc  d^  tiges,  moins  abondant,  est  devenu 
»  moins  sucré ,  plus  salin.  »  Hns  loi»»  le  mime  enlfnir  aiwile:  •  UeanBble, 
»  an  premier  aspect,  qu'il  soit  pta»  ««wtafewt  de  rewieilBr  d^aboid  la> 

»  graine  mûre,  et  d'employer  ensuite  les  tiges  pour  faire  le  sirop;  mais* 
»  des  expériences  comparatives  prouvent  le  contraire,  car  les  tiges  cueillies 
»  au  moment  de  la  floraison  fooroissent  trois  ibis  plus  d'un  suc  plus  sucré 
»  que  celles  qui  ont  porté  le  grain  jusque  après  sa  metunté.  »  M.  Bw^ar 
donne  un  tableau  comparatif  du  produit  brut  par  les  ^hiix  méthodes. 
Enfin,  daus  un  autre  pus^tge,  M.  Burger  dit  que  «  pour  obtenir  beaucoup 
»  de  ftucre  bien  crisUlU«able,  et  le  oxoijDs  m«lé  de  ssucilage,  il  £iut  semer 
a  le  «nais  dans  un  terrain  sec*  l^r,  bien  espaaé  «naiMI ,  et  aisépent 
a  p*(nétrable  par  ses  rayon».  » 

•>  D'un  autre  côté,  l'un  des  membres  de  cette  Académie,  M.  Biot ,  a 
démontré  (■)*  p^r  e^cp^ieno^s <iéMçates  de  la  polarisation  cirouiaive, 
qne  dtaw  les  granunéeAtà  partir  de-  lu  fécondation ,  le  anare  pasaaifr  de  la 
tige  dans  l'épi  pour  servir  d'aliment  au  Irait. 

a  Oo         doiKSt  ai«ilf>wl    wlwnswe  métis»  sonte Tatssniiou  de 


(464) 

OMx  qui  voudraient  répéter  ces  expériences ,  et  ils  auront  à  examiner  si 
\a  sacrharification  ne  marche  pas  plus  rapidoiin.nt  dans  telle  localité  que 
dans  telle  autre,  comme  on  serait  tenté  de  le  croire  d'après  la  divergence 
des  opinions;  et,  f&t>il  certain ,  oorome  le  prétend  M.  Burger,  que  la  enitnre 
du  maïs  serait  encore  avantageuse,  alors  mtoe  qu'elle  ne  serait  entreprise 
que  dans  riini(pie  intention  d'obtenir  «lu  sucre;  il  n'en  est  pas  moins  évi- 
deot  que  le  succès  serait  bien  mouis  douteux ,  si  l'on  pouvait  également 
récolter  le  grain,  oomme  l'aifime  M.  PaUas. 

•  Ainaiî  vos  conuniasaires  pensent  que  M.  Pallas  a  fait  une  chose  bonne 
i"l  utile  en  démontrant  de  nouveau  qu'on  peut  extraire  de  la  tifre  de  maïs, 
et  par  des  procédés  qu'il  a  simplifiés,  du  sucre  cristallisable,  sans  que  cela 
nuise ,  du  moins  pour  oeruinee  ïocalitét ,  i  la  récolte  do  grain  ;  ils  estiment 
anasi  que  le  tnmil  de  H.  Pallas  mérite  les  encouragements  de  FAcadémie» 
et  que  ce  chimiste  doit  être  invité  à  le  publier,  afin  que  ses  expériences 
puissent  être  répétées  sur  plusieurs  points  de  la  France,  et  qu'on  «acbe 
définitivement  si  les  résultats  qu'il  a  obtenus  sont  oonslanis  en  tons  lieux, 
et  s*ib  ofirent  asees  d'avantages  pour  mériter  Texploltalion.  • 

Bxamen  comparatif  du  sucre  de  truus  et  du  sucre  de  betterave ,  soumis  aux 
ipreui^  de  ia potariuuùm  cUtàk^ipwr  H.  Bm»t. 

«Deux  des  édiantiHona  envoyés  à  rAcadémie  par  M.  Pallas,  ont  été  son» 
mis  aux  épreuves  de  la  pcriarisation,  afin  de  constater  la  nature  du  sucre 

qu'ils  renfermaient. 

•  Le  premier  que  nous  appellerons  pour  abréger  n"  i ,  était  indiqué  comme 
eatrait  du  mais  avant  la  maturité  des  grains,  mais,  sans  doute,  après  leur 
formation.  Il  paraissaitt  à  l'état  brut,  de  couleur  très  brune;  ei  sa  lolu» 
tion  dans  l'eau  aurait  été  trop  peu  transparente  pour  être  observée  immé- 
diatement. Nous  l'avons  décoloré  parfiltration  à  travers  du  charbon  animal; 
alors  il  a  dévié  vers  la  droite  les  plans  de  polarisation  des  rayons  lumineux, 
fin  ajoutant  à  la  dissolution  environ  |  de  son  volume  d'acide  snlfari^ 
limpide,  et  portant  le  tout  à  ime  température  d'environ  60*  cent.,  le  sens 
de  la  déviation  s'est  interverti;  elle  a  passé  à  gauche;  et  sa  nouvelle  valeur 
s'est  trouvée  être  un  peu  moindre  que  de  ce  qu'elle  était  précédemment. 
Le  sens  et  b  proportion  de  cette  inverrion,  conviennent  à  du  suera  de 
cannes  presque  pur. 

•  I^'échantillon  n"  -i  était  indiqué  comme  ayant  sub»  l'opération  du  terrage 
par  l'alcool.  11  était  de  couleur  jaunâtre;  et  sa  solution ,  quoique  fortement 
colorée,  a  pu  être  observée  intmédlalwneBt.  C'est  pourquoi  nons  favons 


(  465  ) 

soumise  i  des  épreuves  nn  peu  plus  délicates ,  dans  lesquelles  nous  f  ivods 

fraitt''  comparativement  avec  du  sucre  de  betteraves  terré,  à  peu  près  de 
même  ouance,  pravenant  de  la  fabrique  de  M.  L^maire,  à  Contres, 
«UjparteiiMnt  du  Cher.  Kous  plaçons  ici ,  en  i^ard ,  les  tablMoz  des  résultats 
oblenos,  et  nous  comparons  ceux-ci  à  la  table^  des  rotations  du  sucre  de 
cannes  pur,  imprimée  dans  le  tome  XHI  des  Mèmoiru  de  tAcadèmiCf 
page  ta5. 


Suert  n*  i  tmtjfi  par  M.  Pallas. 

»  Poids  dtt  mm  eniplojé. . .  i8(,i32 
>  EsadâtiOée.   ■47>B93 

a  La  dlHoItttion  wt  ptarfe  dam  un  filtn 

dr  papier  jiesaiit  5',o6a.  I-c  liltraj'c  est 
très  Iciii  et  liilVicilc ,  coiiiiiic  s'il  <'tait  re- 
tardé par  le  mélange  d'une  matière  vi»- 
qnenKi  et  la  diiaolntioii  filtrée  ellMiiéiBe, 
entre  m  forte  coloration ,  n'olFre  pas  vme 
parfaite  limpiili(c,  I,c  filire  l'ii  ri  lavé  et 
Sécbé  enauile,  se  trouve  peser  it,i^5,  ce 
<ini  deona  ef,i3a  ponr  le  poida  des  n>a- 
tifaet  élrangèrcs  non  solublea.  Ceci  re- 
tranché de  19',!  33,  donne  le  poids  total 

du  sucre  dissous   iSlfiOO  ' 

et  la  proportion  de  ce  SOCW 
I  Pnnité  de  poida  da  la 


18 


e,io8S 


.nî3- 


Inllfln    '  A   .  > — a  -i,   wa.  ...... 

i8-|-i47»993 
la  densitë  de  la  aolution  obier- 

▼c'c  s'est  llOUVéf  l'IlC  

et  déjà  on  peut  voir  dans  le  tableau  cité 
^allacMviantesaclaœentà  une  aolulion 
da  sucre  de  cannes  où  la.proporiîon  de  ca 
•ocre  Mffait  0,10744- 

1.  La  dissolution  ii  été  obseiTife  dans  un 
tube  dont  la  loagaewr  était  afi5"*,65.  £llc 
y  pafsissait  d'ka  ronge  vmffff  éHaagi*> 

sait  sur  la  luiniJ're  polariicp,  et  déviait  ses 
plans  de  polarisation  vers  la  droite  d'une 
quantité  qui ,  sous  celte  tfpsiMcnr,  était 
i8*,44*  ■an*  qu'on  j  pàt  disiinfiwr  de* 
variatîôm  decottlenr  bien  dlttinetes  dam 
las  divers  aziiiiutlis.  La  teinte  foncée  de 
solation  éteignait  trop  de  lumière 


iplojé . . 


■  Poida  du  mci 
»  Ean  distillée 


3of,65o 
173,370 


•  La  diMoltttion  est  panée  dam  «n  filtre 

de  papier  pcsa-i(  i  55. 1.i-  fil  [ra;;cfst  aisé, 
rapide  ,  et  la  solution  lîllrée  est  coinplétc- 
iiu  nt  limpide,  <|uoique  colorée.  Le  filtra, 
bien  lavé  et  séché  euuite,  se  trouve  peaer 
9r,35o,  ce  qui  donne  o'.ogS  pour  le  poidt 
des  inatirt  cs  (•tran(;<  res  non  aolubUs.  Ceci 
retrauclié  de  3o<,ûao,  donne  le  poids  réel 

dn  ancre  employé   3of|5s7 

et  la  proportion  de  oc  sucre  dam 
l'unité  de  poida  de  la  aolution 
3of,Sa7 

a  -  »        .    '  a  eu. >..«...      o , 14070 

la  daniité  de  là  aolntion  obser- 
vée a  été,   I  ,«6174 

et  l'on  peut  voir  par  le  tableau  cité  qn'dk 
conviant  euctement  4  «ne  sointion  d« 
ancra  de  cannes  où  la  pepportîea  de  ca 
ancre  aérait  o,  14948. 

••  La  dissolution  a  été  observée  dans  un 
tuba  dont  la  loogueur  était  264*'*',€5.  Elle 
y  paniiiait  d'un  ronge  clair  ;  mais  sa  lia»- 
pidité  pernietuitde  l'obeerverà  travers  le 
verre  rouge  d'épreuve.  La  deviatioa  dé(«iw 
nînéa  aiiHl  s'eat  trouvée  être  sa*,  78  ven 

ladrnile  ;  et  consrqiirnniiL'nt,  \  travers  uii 
lulkedc  i6omilliiu,,  elle  se  serait  réduites 
160 

"°''^*â6$^  ou  i3»,773i,  d'après  la  loi 
de  proportionnalité.  Or,  en  effet,  la  table 
de  rotations  donne  i4*,o58  pour  la  dévî^ 
lion  qui  convient  k  une  solution  de  tutw 
dncaimaa  pur,  où  la  propartien  dnanne 
66.» 


(  466  ) 


twr  on  Tfloi  roaft}  OMMOB  jua^M  ]«*  ré- 
taltala  «n  mênie  terme  ta  ridaimnl  la  dé- 

vittion  observée  <1,ins  la  proportion  des 
ratations  du  rouge  orangé  et  du  rouge 

tioB  qai  est  '-^^  ou  à  tite  pcB  wèi 

La  déviation  obwrrée  se  trouve  ainsi  ra- 
à  iâ^tSgS  poor  une  épaineur  de 
",6S  ;  de  aorte  que,  dant  vm  tube  de 

160  millimètres,  longueur  pour  laquelle  la 
table  de  rotation.i  ctit  calculée  ,  elle  serait 

proportioonelleinent  ib'.Sgfi.^^^*^  ou 

g*,9957.  Or,  eu  «Set,  la  table  indique 
10°, 01  poiu'  la  deTiatiou  produite  par  une 
solutioo  de  aocre  de  cannea  pur,  où  la 
piopoitloB  dn  HCie  ect  e,ie85. 


aeiail  0t<^39>  l*  àUSéteoùt  eiacte  de  cas 
tiémllattiiepoartraitétn  eoniiatée  que  par 

des  observations  plus  nonil^reuscsque  nous 
n'en  avons  pu  faire ,  et  sur  des  tubet  plus 
I  qw  cav  4|«e  la  coloration 
MM  A  CMlnktU  d'ani|lo|er. 


mil  restait  à  p^aver  l'influence  des  acides  sur  ces  deux  espèces  de  sucre. 
Nous  rapportouï  le  tableau  des  résultats  sous  la  même  forme  que  précé- 
tleniiiMDt. 


■  Pour  cela.  On  a  pria  de  k  tololioa  u*  a 

ma  ftUxumt  4pl  k..  SaceBt«anfc. 

on  y  a  j  oint  adda  aalfiuïfu 
parà6&'   3 

'ValnBet«ial....'i3 

•On  apottf  le  mëlange  à  la  tempëiatue 
de  65*  au  moyen  d'un  bain  marie,  paiaOB 
1^ laissé  refroidir  et  on  l'a  observé  dans  un 
tube  de  a7»"",65i  il  y  paraissait  d'un 
nage  fonotf.  L'aciioii  dénaote  mr  la  ht» 
mûkre  polaiîarfe  iTett  aletfl  tfwivde  intei^ 
vertie ,  et  s'est  exercJe  vers  la  gaaichc.  La 
déviation  observée  immédiatement  a  été 

53  ' 

de  S".  Il  faut  la  multiplier  par  ^  pour  la 

ramener  au  volume  primitif,  ce  qai 
la  porte  à  5*,i86|  jê^  il  llmt  ;,caf^ 

tnndMff     pour  vaineHt  h  rotatMM  à 

la  longueur  primitive  aBS^iGS,  ce  ijui  la 
réduit  à  â*,oS3.  La  couleur  dans  le  tube 
•Mwt  d'aa  M«t»  «fia  iiHK^  epi     paa  pu 


»  Ou  a  pris  de  la  lolution  du  ancre  débat* 
tenva  prétentenieat  oliaevté  an  volinia 
dgall  6ecaai.cab. 

On  y  a  ajouté, 

Acide  sulfurique  pur  i  66* .  5 
Somme  65 

•  Le  mélange  a  été  porté  à  65»,  au  moyen 
d'un  bain  marie.  Refroidi,  on  l'a  observé 
daoa  ua  tobedont  la  longueur  était  aGgjiSS  ; 
la  déflation  était  intervertie  et  portée  à 

gnudiL'  Viji  :'i  travers  le  voi  re  rouf;c  ,  .  lie 
s  est  trouvée  de  7*,  /jt.  Il  faut  I.i  iiniltijvln  r 

65  '1 
par  ç  ou  y  ajouter  —,  pour  la  rauii.uer 

au  volume  primitif  dans  cette  même  épaia- 
r,  ee  firi  h  porte  à  8%  Il  2  ;  pui*  a  ftut 


r  -  1^  1-  a64,65 

k  aiiaiipUer  eneoce  par         ,  q«  M  If. 


prieillltc ,  ee  qntria  réduit  défiailiTeaHkU 


(46?) 

l*«lMmr  à  tnvcn  k  vem'iMfe.  Main»  à  9^^t.  Miton— t ,  ii pwad  la  w»- 

tenant  si  l'on  prend  la  rotation  primitire,  latiOD priwitive  2a*,78,«|«|0^  Itimt* 

Unui-llc  t  lait,  réduite  au  roune,  i6°,5q6,  et         ,.        4    i        j  -,  . 

'  X  tiphe  par -î-,  le  produit  9*,  112  eipnmera 

qu'où  la  multiplie  par — ,  le  produit  6*,64  i      .         •  .  .      •      ^  ^ 

^  '  10  ^  u  roUtion  intervertie  qu  aonit  préientë 


«xprimera  la  rotation  inlerrertte  qui  aurait  nne  dÎMolatioD  de  tucN  à»  canaat  pur; 

été  produite  dans  uue  solution  pareille  de  d'où  l'on  voit  qu'ici  encore  an  mffinaft 

sncic  de  cannée  par;  d'où  l'on  voit  que  ultérieur  tecait  ntfeewain  pour  atteindfe 

celui  «ci  devait  praîiailileiiieat  conteidr  l'alité  i  ce  qaTil  était  aiié  de  prévoir 

quelque  peu  de  matière  d'une  nature  dif  d'ailleurs,  puisque  l'éciiantillon  employé 

férente,  ce  qui  a  été  reconnu  atusi  pour  n'était  qu'un  simple  racre  terré  «ans  daiîv 

d'autres  (}rauimee«,  et  ce  qui  l'était  ipé-  faga,de  la  qualité  désignée dana  le  Mia^ 

ciakoient  dans  le  caa  actuel  par  l'extiàne  marce  mu*  le  non  d«  Aewie  qaainime. 
dilBcalté  dn  filtratioiu. 

a  Si  Von  avait  voulu  atteindre  une  complète  rigueur  danc  leAcaicuia  qui 
préoètot,  il  annit  fillu  tantr  comifH»  dâ  cbangementt  de  «ohaie  opéré* 
|Mir  le  nâenge  de  l'acide  et  per  le  «iratifftge ,  k  l'aide  de  nMorM,  de  poids 

et  non  de  volumes.  Mnis  nous  nr  voulions  ici  que  constater  les  propriétés 
distiuctives  du  &ucre  oh^crvé,  et  non  eu  faire  une  analyse  quantitative.  11 
aurait  nicin  valu  aussi  opérer  l*iiiYenion  de  la  rotation  à  fircid,  cfoiDine  on 
le  peut  &ire  en  eipployaiit  l'acide  paratartrique.  Haia  lea  espérienoe»  que 
l'uu  de  nous  a  entreprises,  pour  déterminer  les  dosages,  peut-être  aussi 
les  températures  néce.ssaires  dans  cette  opération ,  alin  d'obtenir  l'inver* 
sion  complète,  ne  sont  pas  encore  terminées.  En  attendant,  nousavoiu 
pesaè  que  les  détails  dans  hsqueia  nous  venons  d*entrer,  pounaient  tou> 
jours  donner  une  idée  de  oe  genre  de'  calculs,  ainsi  que  .des  résidtats 
auxquels  il  conduit.  » 

HÉMOmBS  LUS. 

eaoai  oaeAinQn.  —  Action  db  tadde  suffurique      kt  kuUes;par 

m.  E.  Fkim. 

(Commissaires, BIM.  Ghevceul,  Dumas,  Bo|}Mp]et) 

Les  huiles  que  l'auteur  a  soumises  principalement  à  ses  expériences 
sont  Ics'bniles  d'otire  et  d'ainande  douce';  les  résultats  ayant  étéles' wéoaea 
pour  les  deux,  ce  qu'il  dit  de  la  pnemière  doit  Rappliquer 'également  à 
la  seconde. 

L'huile  d'otire  traitée  par  ta  moitié  de  «on  poids  d'acide  suHurique 


1 


(  4^58  ) 

concentré,  se  transforme  en  trois  acides  que  l'auteur  nomme  sukfo-stéa- 
rique,  sulfiHBtrgarique  etsolfo-oléique;  il  y  a  de  plus  fbnnalion  de  glycé- 
rine <iui  se  présente  combinée  svec  l'acide  suUurique  *  fbnnani  ainsi  d« 

Tacide  stilfo-glycérique. 

li'acide  sulfo-oléiquc  est  soIubU;  dans  l'eau  et  l'nlcool,  il  lU'  cristallise 
pas;  il  possède  une  saveur  très  amère;  sa  dissolution  aqueuse  est  décom- 
posée par  l'action  de  Teau,  lentement  à  la  température  ordinaire,  miis 
insianlanéaient  à  une  température  de  loo*. 

Les  acides  sulfo-stéarique  et  sulfomargarique  se  décomposent  p;irVcaii 
en  acide  suKurique  qui  se  régénère,  et  en  deux  acides  gras  nouveaux  que 
l'auteur  nomme  hydro*stéartque  et  métamargarique. 
-  L*adde  hydro-Méarique  est  blanc,  loluble  dans  l'alcool  et  l'élher  et 
cristallisant  alors  en  mamelons  durs  et  grenus.  Sa  coraposition  peut  être 
représentée  par  celle  do  l'acide  stéarique  hydraté  :  il  fond  à  54*.  Les  hy- 
dro-stéarates de  potasse,  de  soude  et  d'ammoniaque  cristallisent  liaus 
l'alcool.  • 

•  L'acide  métamargarique  est  beaucouff  moins  aoluble  dans  l'alcool  que 

Facide  hytlro-stéarique;  il  cristallise  aussi  en  mamelons  :  il  fond  à  49°  ;  fris 
tallisé,  il  contient  plus  d'eau  que  l'acide  margarique,.  mais  dans  les  sels 
il  a  exactement  la  même  composition  que  ce  dernier  ;  il  est  donc  isumé- 
-riqus  avec  lui!  ' 

Les  inoétainarga'rates  de  potasse,  de  soude  et  d'ammoniaque  cristallisent 
aussi  dans  l'ulcooF.  Le  métamargarate  d'ammoniaque  est  A  peine  aoluble, 

mémo  dans  Wwn  l)i)iiillaiite. 

L'acide  suUo-oléique  est  décomposé  par  l'action  de  l'eau  eit  acide  suIAh 
rique  et  en  un  acide  que  M.  Prémy  nomme  faydroléique ,  parce  que  sa  coaa« 
position  est  représentée  par  celle  <le  l'adde  oléique  bydraté. 

Les  hydroléates  ressemblent  ])eaticoiip  aux  oléates. 

L'acide  hydr^lé^ue^^  soumis  à  l'action  tl,' une  chaleur  mpdérée,  se  décom- 
pose en  eau,  en  acide-carbonique,  puis  en  deux  hydrogènes  carbonés  li- 
quides ,  désignés  par  raateur  aoas  le  nom  d'oléène  et  d'élaène.  Ils  ont  tous 
les  deux  la  même  (  ompositiott  élémentaire  que  le  gRk  oléfi^nt;  mais  leur 
volume  n'est  pas  le  niorae. 

L'oléène  bout  vers  55*,  est  très  fluide,  possède  une  odeur  comme  ar- 
séniotlei  son  Tokirae  «st  représenté  par  ÇV^.  U  se  combine  arec  le  cblorf 
et  fi»niie  ûn  chlorure  liquide. 
■L*éla4iie  m  lwBtiq«*à  ip9%  il  «  «lifi  pdevr  piHiiB  pteétnala  que  Tolétee  ; 


9 


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(  469  ) 

il  brûle  avec  une  flamme  éclatante.  Son  volume  est  représenté  par  C*H'*>. 
U  «e  combine  avec  1«  chlore,  et  iod  dilomre  est  aussi  liquide. 

Tels  sont,  soivant  M.  Frémy,  les  prodaito  auzquds  raâdé  snlluriqae 
donne  naissance  en  réagissant  sur  les  htiiles.  I/autenr  annonce,  en  termi- 
nant* quHl  s'occupe  maintenant  d'étendre  ses  recberd^ea  à  l'action  de  l'a- 
cide sulfurique  sur  les  autres  curps  gras. 

MÉMOIRES  PRÉSENTÉS. 

wrnnaoutem  riuituM.  —  Note  sur  tes  spongioles  de  la  pomme  d»  unm 

déi'eloppces  dans  teau;  par  M.  P.  Laubeitt.  (Pour  fiiire  suite  aux 
rechercLes  du  même  auteur  sur  Us  tpoagioles  de  toi^iosi  et  du  narcisse 

tuzetta.  ) 

(Commissaires,  MM.  de  Mirbel ,  Richard  et  Ad.  Brongniart.) 

La  note  se  réduit  à  l'explication  de  deux  figures  représentant  ces 
spongtoles  vues  sous  un  fort  grossissement.  Lu  pomme  de  terre  quia  servi 
aux  observations  de  M.  Laurent  avait  .été  eoupée  par  un  plan  passant  près 
d'unoeiUctuiiede  ses  inoiti黫p|dîquée  contre  une  des  puroisinlérifl^^ 
cfune  caisse  en  verre  remplie  d*eni. 

wtMtÊ/»im,—Bscpéiieaiees  nSaldves  à  la  visUm;  par  madame  Gmnttn  (en 

anglais). 

(Comimweirfts,  MM.  Awgft  etOuloog.) 
OMAESPONDANCE. 

ravsiQtiB  TBKRBSTRE.  —  Extroiu  dune  lettre  de  M.  A.  ëujiah,  de  Berlin^  à 
M.  Arago,  sur  tes  iignes  dégale  déciinaison  magnétique;  sur  la  hau" 
teur  a»destus'de  la  mer  de  divers  vtdeans  du  KamâehatJ^;  surlahMS^ 
ieur  des  neiges  perpétuelles  dans  la  même  contrée}  sur  la  diffirtnee  de 

niveau  entre  la  mer  Baltique  et  la  mer  Caspienne. 

«  Tous  les  lieux  de  l'Europe  et  de  l'Asie  où  la  boussole  est  sans  décK- 
»  naisun  appartiennent ,  dit  M.  Erman,  à  une  même  oourlie  continue  dont 
•  j*ai  déteiiiiné  ka  peinla  tfinHwelioo  «vee  ka  inériHeM  eenpria  entre 
>  le  fifi^et  le      d«fré  de  kogitnde  ofîMrit.  » 


(  470  ) 

La  carte  deftbnée  à  foire  coonaitre  la  po»itiou  et  la  lurme  de  k  courbe 
•  en  question,  fim  partie  do  Mcomi  toIubm  du  Foyage  que  M.  Eimm  pu- 
blie en  ee  OHMMnt. 

Positions  et  hauteurs  de  quelques  poûUs. 

Longil.  oriwit.      Latitude        HaulMir  a»4llM 
jiqgipUn  4t  Fvii*      Boni*  da  lâ 

Le  u>mmelduviilandeKlialHli««^A.  t9»tif^»J»4'  ■S'...9465*-»48o4aièt. 

Letoaunet  du  volcan  de  ToII>:it>Jiicjsk.  iS7.49>  •8>...5S.5i.i6....i3oo  =a534 
La  Mminet  du  Tolun  de  &cluvelouU€h.               ■        •  1649  =i3ai4 

Lm  Bciee»  perpëtwUM   1S8  9<J  SSo  s  161S 

Le  Kliutschevffsk  est  !e  point  le  plus  haut  de  la  péninsule  du  Kamtchatka. 
Pendant  que  M.  Ernian  en  déterminait  la  hauteur,  le  volcan  rejetait  par 
son  cratère.  hVa^  à  la  cime,  des  courant* de  Uve»  des  scorie» ,  des  cendres 
etdeh'nipeard'eau. 

Oo  "soupçonnait  depuis  long-temps  que  les  e  aux  de  la  mer  Caspienne 
étaient  moins  élevées  que  celles  do  la  Méditerniiiée  ou  de  l'Occ^an  ,  lors- 
qu'en  t8i4  MM.  Engelhardt  et  Parrot  essayèrent,  à  i'aide  du  baromètre,  de 
déterminer  ta  valeur  nfelle  de  cette  aii^iulière  dUKIrence  de  niveau. 

La  moyenne  de  trois  déterminations  distinctes  se  trouva  être  de  3oa 
pieds  (98  «iètrcsl.  Depuis,  s'il  faut  en  croire  quelques  personnes,  M,  Par- 
rot  a  lui-même  jeté  des  doutes  sérieux  «ur  les  résultats  de  ses  opérations 
dp  i8i4- 

M.  Erman  a  dmièiait  «ne  dmié  urtie  en  répandant  qndiqttM  nouvolles 

lumières  sur  cette  question. 

Sept  années  d'observations.  b^COA^tri^Ufi^  dç  Kasan,  comparées  à  sept 
années  d'observations  corre&pondantesde  Dautzig,  donnent  pour  la  liauteur 
du  baroinètre  de  la  première  de  09a  villes  au-deiaua  dn  niveau  de  h  Bal* 
tiqttB..'.'.  iG'^S  =  3i",8.  Ce  résultat  est  confirmé  par  six  aiuiées  d'ob- 
servations de  Mitau.  Delà  M.  Kmiati  déduit,  «  l'aide  d'iui  nivellement, que  : 

ta  hau^ur  de  remùouc/uue  Je  la  KasanAa  dans  le  f^olga,  aurc(essus  du 
niveau  ée  tàm^'^Bàlii^i  n*eat  «le  dê. . .  « .  4f ^ pa 

Ainai,  pour  que  les  niveaux  delà  Baltique  et  de  la  mer  Caspienne  ooïa» 
(Aidassent,  il  faiidrak  que  dans  l'étendue  de  «a6  mill»s  d'Allemagne  com< 
pris  entre  Jstraiau  sur  ><«  4Jaspicnue ,  U  pente  du  fleuve  ne 

Krt  qaede  6',*  n»é«ree»  oe  qui  MnMa^oanptétalMHl  «Mtebrillh* 

La  pente  du Yolga entra 2lÉtV>id  H  ïïmmj  iln  mm4tm9m  à»  t85  mittn, 


C47i  ) 

a  été  mesurée.  En  supposant  que  dans  le  restant  de  la  course  du  fleuve 
elle  suive  la  même  loi ,  M.  Emian  porte  ia  dépression  de  ia  mer  Caspienne 
m  étnamt  «I»  U  Baltique,  kH^s=  84".  MM.  Eugeibardt  «t  Plirrot  avaient 
jadb  trouvé  98  mètrtÊ. 

orTKtOB.  ^  Double  ré/racUon  du  verre  ordinaire. 

En  plaçant  sur  une  même  ligne  quatre  prismes  de  verre  qui  étaient 
comprimés  entre  deux  mâchoires  de  fer,  Fresuel  parvint  jadis  à  y  faire  naître 
h  double  riinciioD  et  à  la  rendre  sensible  it  t'fieil  na.  Quel  cbangement 
«'éuit>il  opéré  dans  la  matière  vitreuse  ?  Un  rapprodiement  des  molécules 
dans  le  sens  de  la  compression ,  et  rien  de  plus. 

Un  changement  de  densité  analogue  naît  Hnns  le  verre  quand  ou  le 
trempe ,  <^est«àidire  en  d*aulres  termes ,  lorsque  après  l'avoir  fortement 
édwmfft  on  le  réfiroidit  tout-h»ooup  en  le  plongeant  dans  un  liquide. 
Le  verre  trempé  semble  donc  propre  :i  reproduiro  rnpp;ircil  de  Fresnel, 
et  c*est,  eu  effet, ce  à  quoi  M.  Guérardf  docteur  eu  médecine,  est  arrivé. 
Quatre  prismes  de  go*  chacun,  taillés  dans l,e même  sens  sur  une  plaque 
de  verre  trempée  «  ont  donné  une  double  réfinactioa  sensible.  Gei  pris- 
mes étaient  disposés  comme  les  quatre  prismes  comprimés  de  Fresnel , 
et  adiromatisés  aussi  avec  d'autres  prismes  de  verre  ordinaire. 

M.  Guérard  s'est  assuré  que  les  deux,  images  fournies  par  sou  système, 
sont  polarisées  rectangnlnreiaent,  et  que  le  .verre  trempé-  possède  la 
double  réfraction  n%Miv«. 

aoBOMOMia.— iVoii&e  «ht  d0érmi*  waùfaUspour  âMnodNrv  amÊUtU' 
OMsIaeutowdelav^HeêteelbdetolMeriparM.  Lakaval. 

M.  Lakanal  a  habité  successivement  comme  propriétaire^lanteur  plu- 
sieurs des  états  de  rUnion ,  le  Kentnckf,  le  Tenessée,  l^OUo ,  l'Alabnua  t 
parmi  les  diverses  cultures  qui  l'ont  occupé ,  celle  de  la  vigne  et  de  l'olivier 
ont  été  lonp^-temps  pour  lui  un  objet  de  prédilection.  Il  avait  apporté  de 
France  un  grand  nombre  d'espèces  de  vignes  provenant  la  plupart  de  ia 
pépinière  du  Luxembourg,  et  les  prindpalm  variétés  d'olivier  connues 
dans  nos  départements  du  midi.  Il  a  essayé  tous  les  sois,  toutes  les  expo- 
sitions, varié  de  toutes  les  mnnières  les  amendements,  les  engrai.s,  le  tra- 
vail donné  k  la  terre,  l'époque  de  la  taille,  etc.,  ses  soins  ont  toujours  été 
aane  succès;  les  tentMhvs  iiites  par  plnaiein»  agricnlleats  habiles  et  per- 
éévérants  ont  éfakmcnt  édMmé,  et  M.  Lakanal  est  maintenant  «onvaincm 

C  tu  iHw     Uamtm.  ^ 


(470 

que  k  sol  des  Etats-Unis,  malgré  sa  vaile  4tMhM|  ne |KMtMm  j«MM 
ni  l'une  »\  l'antre  de  ces  deta.  cultures. 
IlMit  ce  qn    été  putaHi  en  TrOM»  wr  la  prmpèM     ià  ^igM  mu 

États-Uois,  soit  dans  l'état  du  Misaoari,  soit  dans  les  iwrrvnr  m  pntatat 
(lu  Kentucky,  est  suivant  M.  I>akanal,  complètement  dénué  de  fondement,  et 
ce  qu'on  a  dit  de  l'étabhssement  fbnné  dans  fêtai  d'indiau  par  la  colonie 
soiaie  de  Tevai  n'est  pas  plus  eiaet.  Get  établiaMmeot,  conuMnoé  «n 
mojren  d^uie  souacriptioa  de  5oi,ooo  francs  qot  avait  été  promplement 
remplie,  n'a  pu  se  soutenir  malgré  le  zèle  et  nnteTligence  des  personnes 
chargées  de  le  diriger  ;<depuis  quinze  ans  îl  n'existe  plus.  Quelques  parti- 
culien,  il  «st  Trai,  aoit  dans  les  environs  de  Yevay,  aoit  de  l'autre  o6té  de 
roiiio,  dans  le  Kentndty,  ont  encore  quelque*  dumpe  de  flgne  et  Ibnttin 
peu  de  vin;  mais  ce  vin  est  âpre,  tourne  prompteoient à Fligire,  et  FoD 
est  obligé  de  i'édulcorer  avec  du  miel  ou  de  la  mélasse. 

Aiuvenn  omuaâ»,  —  Meeherches  sur  Ut  disposition  des  pham  cAe*  Je* 

fffwwr  ef  JHT  Jes  muscles  destinés  à  moMOàr  ÇtS  phuHÊtf 
pCPr  M.  JiLOQOBMUr. 

Dans  une  précédenSe  IctM  t^utteur  avait  considéré  la  mode  d^impla»» 
tation  des  plumes  k  la  face  supérieure  du  corps  ;  cette  Cois  il  s'occupe  de 
la  âu%  inférieure;  il  décrit  aussi  les  écailles  cornées  qui  recouvreiH  les  pieds, 
enfin  il  indiqoe  le»  dUEIrenti  nMHcles  <|ni  eereont  an  mewrenent  dae 
plmnes.  Ces  musdee  eoiTant  lui  sont  au  nombre  dequimw,  dont  cinq  oc- 
cupent la  face  supérieure  du  corps ,  deux  la  fim  infirieuref  cinq  le  braSy 
un  la  jambe ,  deux  la  région  de  l'oreille. 

vmt^—ExtnaUdme  tean  àt  IL  Taumv  4  M.  AaAOO  $wr  let  crùttux 

m  Je  vous  prie  de  mettre  sous  les  yeux  de  VàaêàtÊàm,  en  casaque  vinaale 
jugiee  convenable,  le  dessin  que  j'ai  £rit  neec-le  aneraeea|wpnlimant  4le 
quelques  cristaux  circnlatres  «fe  borax. 

»  On  voit  plnatenn  de  oea  eriatanx  k  h  Cm»  de  dliUM  gnaidaninv 
«t  divuiB— tt  eolmée.  J'en  ai  leyréienlé  dm.  <^MMt  è  kar  «ai- 

fine ,  il  me  paraît  que  cela  s'ex^liqae  assez  bien  en  supposant  qu'ils  se 
composent  d'une  infinité  d'aiguilles  qui  rayonnent  d'un  point  central. 

^de  iwPtariier  loi,  «?att  qna  la  ooMui  nptiy i™iHaiîiBnl  UmMOk 


c  473  ) 

«Btre  OM  «igiriUm,  ^'od  m  peat  pm  les  distiagucr  d'im  rtiiyiîi  circulaire 

iBunnriiBes,  soit  dti  pristnes-NicoI)  offrent  le  phénomène  qoe  j'ai  <da^ 
«pé,  «I  dont  je  désif*  qu'w  cbirobe  f npUoatù» ,  n'en  ayant  fêê  liw«i 

»  Lm  craix  ooloréM  quVm  voit  mr  ks  diaquet  sont  tontes  MraUâet 
entre  elles,  quelque  grand  que  soît  le  nombre  de  ces  cristaux  quoQ  aper- 
fai«aan«Ane  tanpa.  Canjurtout  ce  fint  dont  a  imèwit  rei^m  ■■iam  > 

Criatat  n*  1. 


La  première ,  la  danxiènie  et  la  trouième  6gure  dans  les  deux  cristtna, 
correspondent  respectÎTement  i  des  angles  de  0%  de  45*  et  de  90*  dans  ces 
positiom  des  poiarùemrs. 


M.  FSard,  Au»  on  mémoire  présenti  an  concours  Hbntyon ,  avait  dé> 
crit,  sous  le  nom  de  tube  pneumatique,  an  petit  appareil  qui,  suivant 
lui ,  est  plus  propre  à  assorer  la  consenratton  du  virus  vaccin  que  les  tubes 
employés  préoédeaMttontdana  la  méoBa  but;  aajourd^  ilaiurance  qn'a- 
fin  da  Men  oansiaiet  kwriyéHorttéil  anmis  àM.  Gafanard  ,an  moment  de 

«7» 


(  474  ) 


son  départ  pour  l'IsUade,  une  ooliectioii  de  tubes  pneumatiques  charges  de 
nouveau  virus  vaœin  recueiltt  1«  3o«nil  t936t  virus  qui  est  »eul«Mnt 
à  M  cuquièoM.  tHwwmiMimi  dtpnb  k  oow-pox  primitiC  L'mms  d«  taliM 

n'est  pas  au  reste  riitiiquc  but  qu'il  s'est  proposé;  il  espère  qu'en 
transportant  un  virus  qui  n'a  perdu  encore  rien  de  sou  énergie  primitive 
on  réussira  cette  fois  à  propager  la  Tacdne  en  Islande  et  en  Groenland. 

■KCAKiQUB.  —  Emploi  de  l'air  cliaud  comme  force  motrice. 

M.  Borchart ,  ingénieur,  écrit  que  l'idée  d'employer  l'air  chaud  corame 
moteur,  émise  par  M.  Burdin  dans  une  note  adressée  à  l'Académie  (voir  la 
séance  du  i8  avril)  se  trouve  déji  dans nn  brevet dlnvention  demandé  par 
SL  Wronski,  et  qui  a  dû  être  ouvert  au  ministère  du  conimeroe,  le  5  avril 
1 836.  M.  Borchart  ajouta  que  dans  le  nouvel  agent  mécanique,  qui  forme 
l'objet  principal  du  brevet  en  question ,  l'air  est  aussi  comprimé  avant 
d*ètre  introduit  dnoa  le  cylindre;  cet  air  est  ensuite  éehantiS  fertsmenl  par 
un  autre  gas  à  haute  température,  puis  tous  les  deux  agissent  oonjointe- 
ment  sur  le  piston,  d'abord  par  la  tottJité  de  leurs  £»roM  et  ensuite  parleur 
détente  commune. 

Dans  une  nouvelle  demande  pour  addition  à  ce  brevet,  l'auteur,  pour- 
suit  M.  Borchart,  montre  qu'en  appliquant  k  Tair  atmosphérique  isolé  ce 
principe  de  compression  et  d'échauffement ,  on  n'obtient  pas  à  beaucoup 
près  des  effets  aussi  puissants  qu'en  joignant  à  l'air  atmosphérique  la  va- 
peur d'eau.  M.  Wronski,  ajoute-t-il,  a  découvert  que  le  maximum  de  la 
tension  de  la  vapeur  d'eau  s'élève  jusqu'à  9388  atmosphères ,  et  que  cette 
puissante  tension  n'exige  pour  être  produite  qu'une  température  de  65o 
degrés  centigrades. 

ASTBOMOanB.  —  Dernières  observations  de  la  cmnète  de  Halley  faites  à 
Fienne.  Extrait  (fune  lettre  de  M.  Darlo,  vicê-présidetu  dk  laSodàti 
agriculture ,  sciences  et  arts  de  Meaux. 

«  M.  Charles  de  {«ittrow  n'a  pas  cessé  de  suivre  la  comète  depuis  sa  ré- 
apparition, autant  que  le  lui  a  permis  la  sérénité  du  ciel,  et  ce  n'est  que 
le  7  avril  qu'il  Fa  perdu  de  vue.  L'observation  du  7  n'était  pas  réduite  en- 
core au  moment  An  départ  de  sa  lettre  (le  ai  avril),  mais  j'ai  sous  les 
yeux  ton  observation  du  6  du  même  mois,  formulée  pour  le  temps  moyen 
k  Vimne,  ainsi  qu'il  suit  : 

'  v^'«  )         ^  io"j6aBaaoeiieîondiwi». 


(  475  ) 

•  Ce  n'est  qu'au  moyen  des  plus  fortes  lunettes  que  la  comète,  dont  la 
lumière  était  très  affaiblie,  pouvait  encore  être  aperçue.  Sa  nébulosité  était 
à  p«iM  aemibl»;  niait,  proportioiiQdleBMfit,  l«  noyaa  en  était  aHei 
brillant.  A  compter  du  7  avril,  des  redienhee  de  pluieais  Imun»  n'ont 
pu  fiure  retrouver  l'astre.  » 

L'état  du  ciel  à  Paris  n'a  pas  permis  d'obtenir  d'observation  après  le 
M  mars. 

CHiHiB  AfPLiQcéE.  —  Fabrication  du  salpêtre.  M.  Longchamp  adresse 
à  l'Académie  une  réclamation  tendant  à  établir  ses  droits  à  la  créatioiii 
fùne  indnstrie  qu'on  présente  atqounnmi  oomme  nne  conquête  toute, 
récente  de  la  science ,  quoique  depuis  long-temps  il  l'ait  (ait  connaître. 
Il  rappelle  que  dans  un  mémoire  sur  Vaction  mutuelli'  des  sels,  publié 
en  1818  dans  les  AmiaUs  de  Physique  et  de  Chimie,  U  a  donné  le  moyen 
dTQbtmir  le  nilrale  de  potasse  par  la  double  déocmpoeition  du  chlorure 
de  pOtaMinn  et  du  nitrate  de  soude ,  et  a  indiqué  les  proportions  nécei^ 
saires  pour  que  la  décomposition  soit  complète.  Dans  le  cours  du  même 
mémoire,  il  faisait  remarquer  que  le  cblorure  de  potassium  produit  par 
le  travail  du  salpétrier,  pourrait  être  employé  utilenent  à  la  décomposition 
du  nitrate  de  soude. 

«  Ce  que  je  réclame,  dit  M.  Longchamp,  ce  n'est  pas  le  mince  avantage 
d'avoir  le  premier  annoncé  une  décomposition  réciproque  de  sels,  mais 
bien  d'avoir  signalé  une  industrie  qui  se  fonde  sur  cette  déoompodtion.  le 
suis  convaincu,  dit>il  en  terminant  sa  lettre,  qu'on  pourrait  fabriquer  en 
France,  avec  les  matériaux  salpêtres  de  la  Toiiraine,  du  nitrate  de  soude 
qui,  même  sans  le  secours  d'aucun  droit,  soutiendrait  la  concurrence  avec 
celui  qui  nons  vient  du  Chili,  en  admettant  toulefals  qu'on  UvrAt  ans 
aalpétriers  le  sulfiUe  de  soude  affnmdii  de  droits.  » 

waxntfiM.—  OounmU  ^eetHfoes,  D^idUon  des  eapnssions,  quarOité  «t 

bOmsMg  par  M.  Fnimi. 

Depuis  que  les  piles  vollaiquea  ont  reçu  des  dispodtions  variées,  on  sait 
qOe  leurs  effets  sont  modifiés  d'une  manière  très  différente  par  l'étendue 
et  par  le  nombre  des  couples;  de  là  l'idée  naturelle  de  distinguer 
dans  l'électricité  du  courant  produit ,  d'une  part  la  quantité,  de  l'au» 
tre  lintinsité,  la  vitsise,  tarmaa  tm  peu  vagues,  comme  le  remarque 
M.  Pdtiar  dans  son  mémoim.  Le  sens  le  plus  précis  que  l'on  puisse 
donner  à  ces  «preisiops  tootes  puisées  évidemment  dans  difiérentm 


(476  ) 

amloftef  M«l|lfMlt9 ,  ^MSt  &  \»  quantité ,  aux  actàoQS  que  l'électroiao- 
teur  ex«ro«ratt  iHBnédiiileMeattalistiMtàaa  bâte  4»  i'«£GMblittMmeot  dû  A  la 
ré«sta«ce  dos  coadocteturt ;  km âÊÊÊÊ^éÈ  Iwiina,l1»liimité,  au  ooatnwre» 
•edwppoffiBM  i  k  fcflnlt»^tt>t»in— lU  âcqaiart,  ds  ^mîmom  b  réilniMa 

que  les  conducteurs  peuvent  exercer.  T.es  courants  développé  par  la 
dulenr  dans  les  aoudurett  métalliques  ,  offrent  la  teasîon  au  moindre 
degré;  elle  est  bien  plus  grande  pour  les  courants  dans  la  fornitatioA 
dôqoeh  cotre  un  liquide,  et  rile  augowat»  rapidement  avec  k  nomlm 
Hes  alternatives  de  liquide  et  de  métal,  arec  le  nombre  de*  cgaplaiL  v 

Plus  récemment,  la  distinction  entre  ces  detrx  qnaîîlés  des  courtïnts  a 
•semblé  ne  plus  suffire  aux  circonstances  variées  qui  se  sont  offertes  dans 
llaterpMitkm  des  diaphragmes  ft  tnrren  ht  flondiicten*  SqBidea,  M  3  a 
para  aéoenaire  à  phisîeurs  pbpidens  d'admettre  dans  dlHHpie  OMnrant 
quelque  chose  de  spécifique  dépendant  de  sou  origine. 

La  discossion  des  faiti  compliqués  qui  se  rattachent  à  cette  dernière 
qoestion,  cet  Pobjet  principal  da  mémoire  de  M.  Fehier;  il  pense  qu'en 
fimaat  varier  Ain  omrant  k  Viyitre,  daae  des  praporti(MU  indépendante», 
la  quantité  et  l'intensité,  on  peut  se  rendre  compte  de  tous  les  effets 
observés.  Pour  lui ,  la  quantité  dépend  du  nombre  des  particules  appar» 
tenant  à  un  même  couple  dans  lesquelles  se  développe  l'action  élec- 
trorootrice,  de  qudqae  manière  que  cette  action  soit  exdtée.  L'intensité 
dépend  de  la  résistance  que  rélectridté  éprouve  à  traverser  la  pile ,  Té- 
lectroitioteur  lui-même  :  en  sorte  que  si  cette  résistance  est  très  ^ndc, 
le  courant  acquiert  une  intensité  suffisante  pour  vaincre  la  résistance 
mdfaidre  qae  k  oondaetenr  offire  eatre  les  pdles. 

K.  Fdtîer  reniarc]ue  avec  raison  que  la  pile  et  le  conductenr  oonsti^ 
tuent  un  système  unique  dont  toutes  les  parties  sont  solidaires,  en  sorte 
que  l'électrorooteur  n'est  plus  dans  les  mêmes  conditions  quand  le  conduc» 
tenr«  par  exemple,  est  modifié. 

L'auteur  rappelle  d'anciennes  expériences  da  M.  de  b  Rive  et  de  In^ 
même.  Il  discute  les  résultats  récents  énoncés  par  M.  MatteoccL  Pbar  Ma 
détails ,  on  ne  peut  que  rravoyer  au  mémoire  Ini-ménie. 

aMiaâUMm  a»  eiiniwu  —  inerwMUton  caAaairv  tFuppuiiêuœ  ruerée. 

M.  Arogo  présente  une  substance  qui  lai  a  été  adressée  par  M  Horner,  de  ' 
ht  Société  Hoyale  de  Londres,  substasce  qu'à  sa  disposition  lamelleuse,  soti 
poli  et  ses  couleurs  irisées,  on  prendrait  aisément  pour  un  fragment  de 
coquilte.  9om  «rigiae  dVrillraiSiMttoiiiadiflIrcBte  et  ea  n'cet  autre  diose 


(  477  ) 

qu'une  incrustation  formée  à  U  surface  interne  et  externe  iVnn  cyiindrt' 
cr«ux  employé  au  laraffe  des  t«il«s  apcci  ^'dlas  «ot  été  bouillies  daae 
r«Mi  de  cbMK.  G«  cgriiorire,  qaW  flonon  M  wkaal  (w—ilMÉtoir),  a 

partimentâ,  au  moyeD  de  deux  cknsons  planes  qui  passent  par  l'axe  et 
se  coupent  à  angle  droit  ;  il  exécute  vingt-deuB  révoialîoas  par  mimitK. 
Les  toiles  soot  iutroduites  avec  de  l'eau  pure  dans  un  des ■com ^la  i  tii—  ats,  et 
k  KM»  €11  tovraMt  ImàM,  hêium  mnnmwuntmt  tamm  I»l*ai»  paiois ; 
IVlféMtioii  est  «ermioée  en  dix  minutas. 

Le  cylindre,  lorsque  M.  Horiicr  l'a  vu  pour  la  première  fois,  serrait  de- 
puis dix  ans;  l'incrustalion  s'était  fiaite  d'une  manière  très  lente,  et  sou 
iftàanm  m»  h  paroi  taleme  iMitit  gnèr»  ée  phn  dNme  ligne;  ell*  était 
VD  poa  plus  eonsidérable  près  de  TouTerture  par  laquelle  on  introduit  les 
toiI«*5.  Cette  coiiche  intérictirf^  avait  le  lustre  et  la  couleur  du  cuivre  poli, 
elle  n'avait  commencé  k  apparaître  c^u'aprés  la  deuxième  année;  celle  de 
fbMrtiiwir  tHiat  UMWUéxi»  laob  phi»  tôt. 

GeNB  sufcilMio»  M  Afiae  maêmeat  en  feuînet9  miiKa»;  apciaée'  k  Uk 
flamme  d'une  boupe,  efle  noircit  et  répand  l'odeur  propre  aux  substances 
animales  que  l'on  brûle;  les  feuilles  par  l'action  de  la  chaleur  se  détachent 
et  se  recoquillent  oomme  leittieiit  des  rognures  de  corne.  Sssa^ée  au  cha- 
lonoaD,  cÛe  m  divilM  en  lamoa  oneore  plu»  ninoea  qui  U«noÙaN«nt  et  ce 
vitrifient.  Dans  cet  état,  quelques  parcelles  mouillées  et  appliquées  sur  la 
main  y  produisent  la  même  sensation  de  chaleur  qu'un  fragment  de  chaux 
vive  également  mouillé.  L'enduit  intérieur  ne  difière  de  l'extérieur  qu'en 
ce  quil  contient  une  plus  grande  proportion  de  matière  anlnale  et  se  di- 
vise en  lames  encore  plus  minoes;  aona  le  rap|iort  de  Taspect  général,  il 
offre  aussi  un  plus  beau  poli. 

D'après  ce  qui  a  été  dit  plus  iiaut,  un  voit  aisément  d'où  vient  le  carbu- 
BBtSGilcaiiieqpifiBnMlMéMeMpriiioipnldtoMte  iniwatnrliw,  Q^umi  à 
la  aiÉtiè«eaiiiiiMb4raù  dépend  et  la  oouîenr  fiMive  de  l'eadabUiti»  partie 
sa  structure ,  la  source  n'en  était  pas  aussi  évidente.  M.  Horner  a  reconnu 
qu'elle  provient  de  l'encollage  des  toiles;  en  eCTeX,  toutes  les  toiles  em- 
ployées dwM  cette  ■anilhflinre»  sont  des  toile»  filM»  àktttauiique,  et 
den»  la  trame  desquelles  on  emploie  un  mélange  à  partim  égale»  de  colle 
lwle«lideooUBdBâpiM. 


fti  eiaaniMt  aaM  k  fafat  A  vtw  oftii]ue  k  fOfiiiiia  adMiBBM  dé-- 
couverte  çutU.Bàrmr,  M.  Brtmtttr  a  tmmk  fiMkiÉt  tenipannlrv 


(  478  ) 

qu'elle  {KMSède  la  double  réfraction  r  la  manière  de  l'agate,  t!e  la  nacre 
de  perle,  etc. ,  c'est-à-dire  qu'une  des  images  se  montre  parfaitement 
distincte ,  Undis  que  l'autre  est  accompagnée  d'une  grande  quantité  de 
lanière difiiMa;  qu*«ll«  n*a  qu'on laiil axe d« double  vMnaciion}  que  la 
double  réfraction  y  est  négative  et  très  grnnde  ;  que  les  filaments  d'où 
proviennent  les  beaux  reflets  irisés  qu'elle  lance  dans  totw  lesacaa,aont 
d'une  nature  toute  particulière. 

La  pesanteur  spécifique  de  la  novnrelle  mbatance  eet  944*  ^Ue  luie 
le  sulfate  de  chaux  et  est  rayée  par  le  spath  dltlande.  4a  fome  cristal- 
line appartient  au  sjsliipe  rbomboîdal< 

M.  ..tfn^  donne  leplun  d'une  lettre  que  air /dA»  jFVunMte  lui  a  éin 
et  dans  laquelle  cet  ofGcier,  qui  vient  d'être  nommé  gouverneur  de  la  terre 
de  Diemen ,  offre  de  se  charger  des  observations  qui  paraîtraient  pouvtûr 
hâter  les  progrès  des  sciences. 

U  sera  écrit,  au  nom  de  l'Académie,  it  IL  le  capitaine  Franklin,  pour  le 
remercier  de  sa  prévenance,  et  lui  annoncer  que  les  savants  français 
prendront  quelquefois  Ja  liberté  de  mettre  à  contribution  son  aèle  et  sa 
longue  expérience. 

M.  de  Saint- Denis ,  homme  de  lettres,  propose  de  substiluer  aiiT  nbré- 
viationâ  dont  on  iait  usage  quand  on  veut  indiquer  la  position  géogra» 
phique  d'un  lieu,  des  caractères  simples  auxqueb  on  attadierait  la  même 
signification.  Ainsi,  au  lieu  de  3*  lat.  N.,  on  écrirait  3A;  la  latitude  Sud  se- 
rait marquée  par  un  Y  placé  de  même  après  le  nombre;  la  longitude  orien- 
tale par  l'occidentale  par  <C.  Les  signes  pour  les  minutes  et  les  secondes 
indiqueraient  aussi  la  position  de  l'arc  par  rapport  à  l'équateur  ou  au  pre> 
mier  méridien. 

M.  le  docteur  Beniqué  adresse  un  paquet  cacheté  portant  pour  suscrip- 
tion  :  Mkmoin  de  Ckbur^  VhKMAhaA»  en  accepte  le  dépôt. 

RlfaviTATS  du  jugement  porté  sur  les  pièces  du  concours  des  Ê&vtS  des 
Ponts  et  Chaussées  ftoitr  f  année  scolaire  iS35 — 1836. 

(  La  commission  se  composait  de  MM.  Girard ,  Dupin ,  Puissant,  nommés 
par  l'Académie;  de  MM.  Prony,  Dutens,  Lamandé,  I^mblardie.  inspecteurs- 
généraux  des  ponts  et  4:liausaé«s,  «t  de  MM.  Navier,  Minard,  Mary 
€oriolis  e&VaUot ,  praliMaann  deféoole.) 


(470) 


La  séance  est  levée  à  5  heures. 

C.R.  1836,  i" 


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(48o) 
BmUa,  (Séance  du  a  mai.) 

Page  430|  ligne  4  on  reiiioiiUuit,  i,4a48,oo,  lisez  i  JjoS.oo 
Idem,         6  eu  rcmoaUoI,  5576,16,  lùet  5^^6,i6 
436,         •  «a  wiaontoat,  trysiphës,  lites  êrjsipbé» 


■VUETUI  UU.10(ULV»UQflC. 

L'Acadéimw  a  raça  danc  celle  séance  les  ouvrages  dont  voici  Tes  litres  : 
Om^Ut  rendus  kAdomadains  des  séances  de  tAeadim^  des  Sciences i 
n"  18. 

Expédition  scientifique  fie  Mnrée.  —  Recherches  sat  tes  Rmnes  de  ta 
il/o/wy/wr  M.  PuiLLo.N-BoBLàïE;  Paris,  ibi6,  in-4''* 

Essai  dune  Description  générale  de  la  F'aidéCj  jad>UéparVk.  A.  RiTitaa;. 
Paris,  i856,  in-4». 

Traité  élémentaire  if  Histoire  naturelle  /  par  MM.  MAaTM  Saikt-Aucb  et 
Gu^kin;  ^4'  livraison,  in-8°. 

Monograpîiie  des  Cétoines  et  gmreswùsinsfparVOA.  Goet  et  PsaceaBoii; 
la» livraison,  iu-8*. 

De  quatre  Tableatijc  attribués  à  Léonard  de  f^incif  JXssertatian  par 
M.  l'abbé  Goiuxia  de  Moutléoh;  iu-3*. 

SœUti  ttEneàun^OÊeat  pourtindustrie  nationale.  •—  Méwnre  à  M,  le 
WmsUeêu  Commerce  etdes  ThwuBx  pttiMcs,sur  la  nécesritéde  ne  pas 
frapper  actuellement  d un  impôt  la Jâbiicatitm  du  sucre  iMUgènefpw  M. 
PAvrj»,  rapporteur;  in-/,'. 

Quelques  Idées  sur  lu  Collection  Je  Jleuis  peintes  envojées  Je  la  Chine/ 
par  M.  DB  Pabavbv  ;  in^. 

tettredeU.  Basil  Hall  à  M.  B.  Chevalier;  in-4*. 

On  an  artificrnt  siil>stance  resemhling  shcll;  ùj  yi.  Leomàkd  Hor.ikk, 
ikithan  accounl  oj  ati  exaniination  of  the  samefbj  sir  D.  fiaEwaTERj 
Loodon ,  1 856 , 10-4°. 

The  Transactions  of  the  Limman  Society  ofLimiiMf  nA*  17,  part,  a*, 
Londres,  i835,  in-4*.  * 

[Àst  of  the  Linnean  Society  of  LonJon;  i855,  in-4*. 

Proceodings  oJ  the  RojalSodetji  a'>  34,  ia-8*. 


(  48.  ) 

y fi%eichniss  von  Thien'ti  urul pjlanzvuy  welchc  aiij  ciner  reisc  uin  die  erde 
g^'jrtm/nc// vv«rrfje«y  i»o«  Adolphk  Ebma»;  Berlin,  i855,  îii-folio. 

Die  Erkenntniss  und  hciliing  diT  nhrcnkrarikhcitcri ;  von  D.  W.  Kramëh  ; 
Berlin,  i836,  in-8*.  (Réservé  pour  le  concours  Montyon.) 

^stronomiscfie  Nachrichten ;  n*  307 ,  in-4*. 

Obsetvaciones  hachas  en  el  Ohsen'atorio  real  tic  San  Fernando ,  en  el 
nnno  de  i833.  PubUca  las  conséquente  a  orden  de  S.  M.  tlon  Josf,  Samchct; 
CtitQUERO,  direcior;  in-folio. 

Annales  de  la  Société  Rojale  d'Horticulture  de  Paris, -lomc  18,  104* 
livraison ,  in-8*. 

Archives  générales  de  Médecine  f  Jomc  10,  a* ,  série  in-8*. 

Mémorial  encjclopédique  et  progressif  des  Connaissances  humaines  s 
6*  année,  n*  G4- 

Journal  de  la  Société  des  Sciences  phjsiques ,  chimiques  et  j4rts  agri- 
coles et  industriels  de  France  ;  i\*  année ,  min  i856,  in -8°. 

Jotimal  de  Chimie  médicale,  de  Pharmacie  et  de  Toxicologie;  tome  5, 
u*  5,  în-8». 

Bulletin  général  de   Thérapeutique  médicale  et  chirurgicale  ;  par 
M.  Miquel;  toraê  8,  8°  livraison,  in-8*. 
Jourtuil  hebdomadaire  des  Progrès  des  Sciences  médicales;  n*  ig,  in  8*. 
Gazette  médicale  de  Paris,  n*  19. 
Gazette  des  Hôpitaux;  n"  55 — 55. 
Journal  de  Santé,  n"'  140  el  141  • 
Echo  du  Momie  savant;  n"  18  et  19. 
Gazette  médicale  de  Marseille;  n*  1 . 
Hermès ,  Journal  des  nouvelles  scientifiques  ;  n*  1. 


i.^cd  by  Gooak 


COMPTE  RENDU 

DES  SÉANCES 

DE  L'ACADÉMIE  DES  SCIENCES. 


SÉANCE  DU  LUNDI  16  MAI  1836. 

PRÉSIDENCE  DE  M.  Ch.  DUPIN. 


MÉMOIRES  ET  COMMUNICATIONS 

DES  MEMBRES  ET  DES  CORRESPONDANTS  DE  L'ACADÉMIE. 

cioDKSiE.  —  Dernières  remarques  sur  une  nouvelle  détermination  de  tare 
de  méridien  compris  entre  Montjoujr  et  Fermentera ,  en  réponse  à  la 
note  de  MM.  Biot  et  Arago ,  lue  à  V Académie  et  insérée  au  Compte 
rendu  de  ses  séances;  par  M.  Poissaut. 

«  Dans  ma  première  note  sur  ce  sujet ,  j'ai,  ce  me  semble,  rendu  hommage 
H  la  vérité  en  disant  que  Terreur  de  67  toises ,  qui,  selon  moi,  a  été  com- 
mise dans  lu  détermination  de  la  distance  méridienne  de  Montjouy  &  For- 
roentera,  ne  doit  être  attribuée  ni  à  Delambre  ni  à  ses  savants  continua- 
teurs.  Il  y  a  lieu,  sans  doute,  d'être  fort  étonné  d'une  erreur  aussi  grave  ; 
et  c'est  parce  que  j'en  ai  été  singulièrement  frappé  moi-même,  que  je  n'ai 
point  hésité  à  porter  plusieurs  fois  mes  investigations  sur  toutes  les  par- 
ties de  mon  travail  comme  sur  tous  les  documents  qui  lui- servent  de  base, 
investigations  qui  m'ont  fourni  la  preuve  la  plus  palpable  que  mes  calculs 
sont  parfaitement  exacts. 

>  Néanmoins  la  note  que  MM.  Biot  et  Arago  ont  lue  à  l'Académie  lundi 


(4H) 

dernier  m'a  mi»  dbm  fai  aéciHité  de  l  echercher  où  pournih  être  enfin  lit 

source  de  celte  erreur  énorme  de  Cy]  toises  :  j'ai  en  conséquence  eiaminé 
le  cas  où  la  stniiuii  du  second  ordre,  Saàte  par  Mécbain  à  la  Sierra  Mordla^ 
aurait  été  prise,  par  mégarde,  pour  e^eqiri  lui  a  aervi,  au  même  Gea,& 
former  le  triangle  Mna-SenM-Matat4a  M^tUa  f  le  premier  du  tableau  de 
la  page  179  du  tome  IV  de  la  Base  du  Système  métrique.  Ainsi,  pour  lier 
Blentjouy  aux  triangles  d'Espagne  ,  j'ai  adopté  l<*s  angles  du  5a*  triangle 
MeOas-Monijuuj-SLerra-MoreUu  inséré  à  la  page  55 1  du  tofne  I  du  même 
ouvrage  y  et  pria  pour  hase  la  distance  de  Mataa  &  la  Iforelb  donnée  par 
le  triangle  Matas-la  Morella- Mont- Serrât ^  dontlcs  côtés  dérivent  eaaenliel- 
lement  de  la  base  de  Perpignan.  Eh  bien  !  par  suite  de  cette  méprise  sup- 
posée, je  trouve  précisément,  à  l'aide  de  mon  procédé,  la  distance  mért-' 
dienne  que  la  «numiasion  du  Boreaa  des  Longitudes  a  obtenue  ;  parce  que 
Hontjouy  a  été  mis  à  prèa  de  quatre  secondes  plus  au  sud  qu'il  n'est  réelle< 
ment.  Certes,  si  je  ftjsse,  en  premier  lieu,  tombé  d'accord  avec  elle  eu 
partant  d'n  ne  fausse  donnée,  je  n'eusse  pas  manqué  de  me  réunir  à  MM.  Biot 
et  Arago  pourdéclarer»  dans  une  «ifcemBuiee  toute  pareille  à  ceUe«i,  quele 
résultat  de  cette  oommiasion  n'est  aticonement  auseeptible  d'être  contesté  ; 
ainsi  ini  cinqiiicmo  calculateur,  qui  serait  venu  annoncer  à  l'Académie  le  ré- 
sultat dont  j'ai  eu  l'honneur  de  lui  faire  part  dans  la  dernière  séance,  aurait 
eu  contre  lui  une  quadruple  autorité,  et  cependant  lui  seul  aurait  eu  raison. 

»  Mats  je  passe  à  Tobjet  principal  de  ma  note,  qui  est  d'exposer  aoecine- 
temeut  la  méthode  de  rectification  que  j*ai  adoptée  pour  évaluer  U  lon- 
gueur de  l'arc  en  question.  Je  ferai  d'abord  observer  que  j'ai  considéré 
tous  ka  triangles  qui  fonueut,  au  sud,  le  prolongement  de  la  méridienne 
de  Donkerque,  oonmie  étant  tracés  sur  un  ettipaolde  de  révolution  tangent 
&  la  surface  de  la  terre,  et  dont  le  point  de  contact  est  le  Panthéon.  Les 
dimensions  de  cet  ellipsoïde  sont  celles  que  j'ai  données  à  la  page  Go  do  la 
JVoufêUe  Dûsariptioa  ^ométrique  de  la  France.  Ainu,  les  coordonuées 
géodéii^MB  de  lents  aeesaoeta,  c'est-à-dire  leurs  latitudes  et  lougitudaa, 
■entdlé-i  igiinsen—inl  didnilae  ^  Ipwnniaa  aew^etries  k  cette  hjpotbèier 

•»  Le  grand  tmoi^e  XJompvey-MotUgo-Desia^o,  dont  l'excès  spbériqne 
cfA  de  3g  secondes  sexagésimales,  a  été  résolu,  comme  tous  les  autres, 
par  la  méthode  de  Legenilre  ;  parce  que  j'ai  isit  voir,  page  33o  du 
t*^  vohttM7de  iàk  mtMsèe,  i|He  le  geuadi  «Até*  qui  est  de  pin  de 
'âaSSS  «oieee,  pe  diffère  que  deiynlBBeMltiim  ni  de  toise  ide  la  vaUur  qu'on 
obtient  par  la  méthode  rigoureuse.  J'observerai,  en  outre,  que  soit  qu'on 
dé(*rmu)e  tes  différences  de  latitude  des  aammeta  de  oe  tnîingle  par  les 


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C  ^s-'î  ) 

ioi-mules  très  exactes  (Uî  I;«  trigonoméli  ie  sphéroidique  ,  soit  qu'où  l«\s 
calcule  par  les  formules  approximatives  dont  on  fait  œnstamnaeut  usage 
•tt  Dépôt  dttla  guerre,  m  parrieat  k  des  xteltat*  qui  ne  difttreiit  entre 
fNiz  que  de  deux  centièmes  de. seconde  centésimale. 

"  On  sait  que  dos  trois  procédés  employés  par  Delambre  pour  rectifier 
son  arc  de  méridien ,  il  en  est  un ,  le  plus  simple  et  le  plus  commode ,  qui 
coosifle  à  étalner  en  toiaee  les  diff^rencw  des  persUètes  menés  par  ton» 
les  Êomuitt»  des  triangles.  Pour  cet  effet,  IVm  suppose  ces  triangles  pro- 
jetés sur  une  suite  di-  sphères  dont  les  rayons  varient  comme  les  normales 
terrestres.  Par  ma  méthode  analytique,  qjûi  ft  de  la  similitude  avec  ce  pro- 
pédé,  fl»ii  q«i  «g|  plot  rigwifwise  (tMoriqoement  pariant),  on  ivdue 
fMMMent  w»  l>BlMpMfde  «ss  ménses  différences  des  parallèles,  à  reîde 
desMnplitudes  correspondantes  ou  des  différenocs  de  latitude.  Mais  comme, 
dans  ce  cas,  la  somme  algébrique  de  ces  amplitudes  partielles  donne  l'am- 
plitnde  toule  de  l'arc,  il  est  évident  (pVni  peut,  pear  sbfégnr  ooMldéra* 
WwMit  les  crianb,  emplafer  klionnale  de  r«sliicati«i  d'un  are  d^* 
Hpse  que  j'ai  énoncée  dans  ma  première  note,  et  qui  est  connue  de  tous 
les  géomètres.  C'est  de  cette  manière  que  j'ai  vériûé,  avec  un  plein  suc- 
cès, les  quatre  arcs  partiels  de  la  méj-idienne  de  Delambre  et  de  Méchûn. 
Qoimtàh  dislMM*  de  Donkwqae  àCraeMskiL,  je  n'ai  pm  la  aowwBUse  k 
oeaMMle  de  vériBcation,  parce  que  Jes  triangles  d'Angleterre,  dont  elle 
dérrre,  n'entrent  pas  dans  k -description  géométriqiae  dp  k  J^rapoe  dont 
je  continu»  de  m'occuper. 

»  Pour  piTuve  de  ce  que  j'avance,  je  prendrai,  par  exemple,  k  dMft* 
nMoedcaiMHodasdnflMidiéopietdeCareasseom,  ealuidéaa  par  fce  fafé- 
nieurs  gt'ograpbes,  Al'aided'une  table  qui  abrège  tànffàlètefÊÊÊÊt oella lo» 
cherche,  et  que  j'ai  construite  daiis  ce  but.  Or  on  a 


-  Latitade  du  Panthéon,  saloalMaadiie   48*8e'4^4 

»  LaliUide  Kéodéaiqoe  de  Cirr— oting  (fuge  19S  de  k  Nouvelle  Des- 
fription  féomiirifue  de  la  France  )   4^-i3-54>ti 

AaqiUtadagdoddsiquc......  5.37.54,8 

•  PlnrUntde  ces  ssnls*  donoée* ,  et  Jainnt  osage  de  U  formate  tUf- 
povKe dans Ba  pieadiie  nols,  «a  jUMW  avec  une  extrême  fanlHé..  ^utfp^Jt 

Selon  Delambre   ^ii3g,o 

INflKMBBe...'..,  t,tt' 


»  le  fcrai  reaiarqner  que  Panpiitiide  méridienne  de  Mon^jjsny  à  Fomen» 

£9** 


(  486  ) 

fera,  évaluée  géodésiqnemmt  à  A*^^a',795  Ta  été  plot  enetmMnt  qne 
celle  qui  vient  de  reproduire  k  i',8  près  la  valeur  niiroériqae  de  Delamhi-r  ; 
je  dirai  en  outre  que  quoique  les  tri.-inglcs  d'Kspagne  ,  dont  aucun  n'est 
traversé  par  la'méridiennet  soient  d'un  tout  autre  ordre  que  ceux  qu'os 
observe  de  jour,  èt  qalU  Aateat  un  kmg  dreuit  pour  veair  reioindre  le» 
stations  d'Ivice  et  à»  Fomentera ,  le  doute  exprimé  i  la  page  3  de  la  note 
«le  MM.  Biut  et  Arago,  est  d'autant  moins  fondé  que  cps  triangles  sont 
projetés ,  non  pas  sur  un  ellipsoïde  véritablement  osculaleur,  mais  Lien 
«ur  odai  qui  difiere  estrémâneiit  peta  du  sphéroïde  temttn»  afaatrae- 
tion  faite  des  inégalités  de  sa  surface. 

nEn  résamé,  i°.  I:i  métiiode  par  liiquelle  je  détermine  In  longueur  d'un 
arc  de  méridien ,  est  appuyée  sur  des  principes  incontestables ,  et  les 
diverses  applications  que  j'en  ai  Csites,  on  ont  démontré  la  simplicité  «t 
resaditude; 

»  a*.  Les  doubles  valeurs  paifintameiit  Concordantes  de  tontes  les  quan- 
tités qui  constituent  la  complète  description  géométrique  du  prolongement 
(le  la  méridienne  sur  le  territoire  espagnol ,  et  dont  je  puis  mettre  les 
tableaux  sous  les yeua  de  rAeadémie^  oRre  le  moyen  le  plus  direct  et  le 
plus  sûr  de  mesurer  exacieiMM  la  distance  de  Montjoe^  à  Fermentera  ; 

n  3".  Enûn,  je  viens  de  montrer  que ,  si  je  m'ét.TÎs  trompé  sur  le  cboix 
à  faire  entre  les  deux  .stations  de  la  Morella,  très  voisines  l'une  de  l'autre, 
pour  lier  Montjouy  aux  triangles  de  MX.  Biot  et  Arago,  je  serais  parvenu 
au  résultat  même  de  la  commission  du  Bureau  des  Longitudes {  d'où  je 
oondus ,  en  définitive,  que  je  suis  en  droit  dédire  à  mon  tour,  et  con- 
trairement a  l'opinion  émise  par  mes  deux  honorables  confrères,  qu'il 
y  a  beaucoup  plus  de  probabilité  en  laveur  de  la  longueur  de  1 5366a',75 
que  j'asMgoe  à  l'arc  dont  il  s*agit,  qu'i  ceUe  de  iSSCoS*^  trouvée  par 
MM.  Bouvard,  MatUeu  et  Burdthardt.  » 

^eoaâm  maifn.     Omst  de  la  Sriae. 

M.  Girard  lit  une  note  sur  les  inondations  qui  ont  eu  lieu  en  différents 
temps  dans  la  vallée  de  Paris.  Celte  note  est  accompagnée  de  trente-un 
tableaux  graphiques  qui  représentent  jour  par  jour  1m  variations  du  ni- 
veau de  la  Seine,  depuip  i8o6  jusqu'en  i834  indusivenient. 


(4«7) 


ftOTANi^tfK.  — •  Observations  sur  la  BiroitiKE,  organe  nouveau  ^tué  entre  if  s 
vésicuies  du  tissu  celluiaire  des/euilte»  dans  certaines  espèces  végétales 
de  lafitmille  des  Araûiies;par  BI.  ToBPiir. 

«  En  terminant  l'analyse  microscopique  des  tissus  dont  se  compose  le 
rhizome  compstible  tUi  chou  ca^riiibe  (Calmiiwn  esculenlur/i ,  Vi  !  *t)  , 
M.  TuTfin  voulant  étudier  comparativement  les  tissus  des  ieiuiles  é^io 
■ment oonestiblw  delà  néme  pbinte,  fit,  il  y  a  quelques  mois,  la  dioou- 
verte  de  peliti  corps  qui  lui  parumil  «ntièrement  nouvcaïut,  et  qui  le  frap> 
pèrent  vivement,  tant  sous  le  rapport  de  leur  singullèro  structure  que  sous 
celui  de  leurs  divers  mouvements.  Il  prit  d'abord  ces  petits  corps  pour  des 
•niombiiles  micrMoopiques.oo  tout  eu  moins  pour oertaines  espèces  de 
grandes  Navicules  ;  mais  en  les  obscmittafee  plus  d'attention,  il  vit  bien- 
tôt que  1,1  vie  aiiitnrilc  n'avait  aucune  part  à  leurs  mouvements,  et  que 
ceux-ci  n'étaient  dus  qu'a  des  causes  purement  physiques  et  organiques.  11 
donna  le  nom  de  Inforiaes  k  cas  petits  organes,  à  raison  des  deux  ouver- 
tures aimées  aux  p61es  on  eatrimilis  das  vésicules  qui  les  eonstitnent 

»  M.  Turpin  fait  précéder  l'histoire  de  ces  oi^anes  par  l'exposition  des 
earactères  de  la  tige  souterraine  du  Caladium  esculentum ,  soit  ceux  que 
l'œil  nu  peut  saisir,  soit  ceux  qui  sont  vraiment  microscopiques.  11  donne 
de  la  ttémt  manière  les  caractères  de  la  feuille  de  la  mtoe  plante,  et  il 
entre  dans  tous  les  détails  que  comporte  l'analyse  des  tissua  qui  la  com- 
posent. Il  fait  remarquer  «  que  le  rhizome  du  CaladiUm  ne  contient  point 

•  de  raphides,  tandis  que  la  feuille  offre,  entre  les  vésicules  de  suu  tisbu 
»  cellulaire,  une  assez  grande  quantité  de  ces  petits  cristaux  acicnlatres, 
»  éparpillée  sur  le  porteobjet  du  microscope,  mais  agglomérés  |)arallclc- 
■  ment  en  botte  d'asperges  d.ins  icin  gisement  naturel,  (|iii  est  l'ieitériein- 

•  de  certaines  vésicules  vides  de  globuline.  La  longueur  de  ces  raphides 

•  cristallines  est  â  peu  près  d'un  a5*  de  millimètre;.  »  M.  Turpin  ne  pense 
pas  qu'on  puisse  trouver  la  raison  de  la  dilférence,  quant  à  l'existence  des 
raphides  que  l'on  observe  entre  les  rliizômcs  et  les  feuilles  de  la  même 
plante,  dans  la  diversité  des  milieux  que  ces  parties  de  végétal  occu- 
pent, puisque  les  rhizômes  et  les  oignons  d'autres  plantes  contiennent 
abondanmient  de  ces  petits  cristaux.  «  L'observation ,  di(4L,  démontre 
»  qu'on  ne  trouve  des  cristaux  que  ches  certains  végétaux ,  qu'en  cer* 
>  taines  parties  des  individus,  qu'ils  existent  quelquefois  dans  toutes  les 

•  espèces  d'une  famille  et  non  hors  delà,  de  manière  à  pouvoir  oiiru-  par* 

•  kL  de  bons  rapproahemiAts.  »I1  éMad  «ea  comidémioiu  aux  innom- 


(  4S3  ) 

Jjrables  cristaux  rliomlxjëdriqnes  des  œuf»  du  genre  Hélix,  dont  sept  es- 
pèces, observées  par  M.  Turpin,  olfrcnt  toutes  ce  phénomène  aussi  rare 
que  curieux;  ce  qui  pourrait  fournir  un  excellent  caractère  génénque 
pour  ce  groupe  de  mollusques. 

»  Les  biforines  sont  situées  entre  les  vésicules  du  tissu  cellulaire  de  la 
feuille  du  Caladium  esculenttun.  Pour  les  étudier  avec  facilité,  il  suffit  de 
racler  doucement  la  surface  inférieure  de  cette  feuille,  et  de  délayer  dans 
une  petite  goutte  d'eau  les  portions  de  tissus  qu'on  n  ainsi  détachées.Celies- 
ci,  placées  sur  le  porte-objet  du  microscope  et  soumises  à  un  grossissement 
d'environ  3oofois,  laissent  voir  péle-méle,  avec  le»  vésicules  du  tissu  cel- 
lulaire, un  assee  grand  nombre  de  biforines. 

>  La  grandeur  de  chaque  individu  de  biforine  est  presque  double  de  celle 
d'une  vésicule  de  tissu  cellulaire.  Sa  forme  est  celle  d'un  hexagone  très  al- 
longé, quelquefois  celle  d'une  navette  de  tisserand  ou  encore  d'un  grain 
d'avoine.  A  chaque  extrémité ,  on  observe  une  bouche  A  bords  un  peu  épais- 
sis. Dans  l'intérieur  de  cette  vésicule,  il  s'en  trouve  une  autre  fusiforme  , 
qui  occupe  à  peu  près  le  tiers  de  sa  capacité,  et  qui  aboutit  à  ses  deux 
bouches.  C'est  une  sorte  de  boyau  longitudinal  qui  se  distingue  facilement 
par  sa  couleur  jaunâtre,  et  qui  contient  un  grand  nombre  d'aiguilles  cris- 
tallines d'une  extrême  ténuité  et  rapprochées  en  faisceaux.  Une  biforine  est 
donc  formée  de  trois  parties  distinctes  :  i"  d'une  vésicule  biperforée  exté- 
rieure; a*  d'un  boyau,  et  3°  d'un  faisceau  d'aiguilles  cristallines  induses 
<lans  ce  dernier.  ■  Les  deux  premières  parties  appartiennent  au  règne 
w  organique,  et  vivent  sans  doute  par  absorption  et  assimilation,  tandis 
t>  que  les  aiguilles  sont  du  domaine  du  règne  inorganique ,  et  se  for- 
»  ment,  comme  dans  une  géode,  en  suivant  les  lois  ordinaires  de  la  cris- 
»  tallisatioQ.  » 

»  Si  l'on  observe  ces  biforines  sous  l'eau  et  à  une  température  de  ao  à 
25"  centigr.,  on  leur  voit  bientôt  lancer,  par  l'une  ou  l'autre  de  leurs  bou- 
ches et  par  décharges  intermittentes,  les  aiguilles  qu'elles  rcnfemient.  GIm> 
qne  décharge  ou  vomissement  d'une  à  cinq  ou  six  aiguilles,  est  accompagnée 
d'un  mouvement  de  recul  de  la  biforine  entièi«,  semblable  à  celui  d^une  pièce 
d'artillerie  en  miiiiature.  Quelquefois  la  biforine  fait  un  léger  mouvement  de 
pirouette  qui  rap]>elle  celui  de  VaigniHe  aimantée.  il^prèB  rex{)ulBioti  total* 
des  aiguilles,  le  boyao  s'affaisse  sur  lui-même,  et  ne  présente  f>luB  «foe  l'as- 
pectd'un  cordon  tortillé.  La  vésicule  extérieirre^lnit  aussi  par  sedéfomfter 
et  les  aiguilles  cristallines,  devenues  incolores,  sont  réptmduds  sur  le  porte» 
objet  ;  quelques-unes  restent  engagées  par  l'^ine  de  lftut>  exivtoités  <ian« 


(  489  } 

lesboucbesde  la  vésicule  extérieure  ou  dans  une  partie  do  hOfiu  i|ai  fiUt 
hernie  en-dehors  et  qui  leur  sert  d  une  sorte  dc^aiiic. 

»  Quelle  peut  être  la  caïue  qui  produit  la  décharge  iuterintttente  de&  ai> 
guUlw  cHalallines  et  le  iMxivanent  de  reoal  des  biforincs  7  M.  TttrfHii 
tribue  au  phénomène  dont  les  eflelt  <Nlt  été  désignés  par  M.  Dutrocbeft 
sous  les  noms  (YenJosmose  et  â'exosmose.  En  effet,  les  bifurines  étant  cons- 
tituées par  deux  vésicules  emUuiiées  l'une  dans  lautre,  laissent  entre  elles 
un  espace  qui  est  rempli  d*un  liquide  d*«iie  deuité  renai^uable ,  puisque 
ces  orgaitce  se  développent  au  milieu  d'un  tissu  abreuvé  dans  toutes  ses  par* 
ties  d'une  sève  très  nuicilagineuse.  «  Si  on  les  place  daus.de  l'eau  pure  et 

•  à  la  température  indiquée  plus  haut,  les  conditions  favorables  à  Teudos- 
»  mose  sont  renapiies,  c'est-à>dir«  que  deux  liquides  de  densité  différente 
»  M  aoot  phi»  aiperée  que  par  une  nemhnuM  «Meuliure.  L'eea  pure  qui 

•  baigne  la  vésicule,  aspirée  fortement  par  l'eau  mucilagineuse  de  Tinté» 
»  rieur  de  celle-ci,  augnuînte  nécessaireine^it  la  masse  de. ce  dernier  IL- 
>  quuie,  qui  pressant  sur  tous  les  points  le  boyau,  i'ublige  k  se  décbarp 
»  ger  de  quelques-unta  dtti  ripiSfim  tm/uiBaM  qu'il  rcaftpine.  Ceit  à 
m  cette  décharge  forcée  que  sont  dus  lea  UMNivements  de  recul  que  sulÉl- 
»  sent  les  biforincs.  Après  s'être  en  quelque  sorte  soulagées  pnrlevorais- 
a  sèment  de  quelques  aiguilles,  les  btfonues  seoablent  se  reposer,  mais  le 
m  liquide  aodbgimttx  oontinuattt  toujouit  d^iN|lii«r  i  ku  l'eau  pure  qui 

•  fcavironne  et  d'augmenter  de  volume  par  ees  additions  successives, 

»  presse  de  nouveau  le  boyau  jusqu'au  moMment  où  celui-ci  arrive  au  dt-r-  . 

•  nier  terfue.  de  sa  résistance,  cède,  comme  par  une  sorte  de  détente  et 
»  idlÉtune  décharge  semblable  i  la  premiii*.  Hr  unesiiile  de  ditchaiys 

•  intermittentes,  le  hoijtu  finit  par  se  vider  fiompUtcment  de»  aigoiHe» 

•  qu'il  renfermait  et  ne  parait  plus  qu'une  sorte  de owrdon  tortillé.  » 

■  M.  Turpin  se  propotede  iaire  uueexpéricnaeqHiiMra  eij  quelque  sorte 
la  contre^preuve  de  la  ihéoriedu  phénonèae  qnll  vieordftdénÉMu  £iie  cou* 
aiM  à  lauMlieleabtfwfaMàrafllimid'^  l^ilidei^ 
pmw»  da  Veau  gommée  ou  sucrée  par  eaempte ,  de  manière  à  éqiùlibrer  au- 
tant que  possible  la  densité  des  deux  liquides  mis  au  voisinage  l'un  de  l'autre. 
Tout  porte  à  croire  que  dans  cette  expérieuoe  il  ne  se  naanifestera  aucune 
aspéfahm  de»  ligmtte»  crâhdliMe  ni  par  «owAqnaet  anoM  mmiinmaiii 
quelconque» 

»  Les  biforines  ont  été  observées  dans  toutes  les  espèces  (uae  saule  excep' 
téa)  du  genre  CajatUim,  «y»  l'on  ctdtivc  dans  les  serre»,  du  Muséum  d'his- 
loirt  naturelle,  Mwoir  i  C  êtmbntum ,  seguiimm ,  etteouàtiiUs,  biçoior, 


C  'î'jû  ) 

lacerum ,  pedatifolium ,  rugosum  ,  tri'partilwn ,  tri/oUatum ,  ptntiatifolium, 
auriiuin  et  crassipes.  Ollcs  <lti  C.  seguinum  (qui  constitue  aujour<rhui  le 
genre  DieJ/enbachia  de  Schott),  sont  les  plus  grandes  de  toutes,  et  se  dis- 
tinguent en  outre  par  leurs  bouches  rétrécies  en  mamelon.  Quelques-unes 
offrent  leurs  v<48;ciile5  plus  dilatées. 

■  Indépendamment  des  biforines,  les  tissus  cellulaires  des  Caladium 
renferment  encore  des  raphides  cristallines  rassemblées  en  faisceaux  dan* 
des  vésicule»  particulières  closes  et  stériles. 

a  Des  raoïlitications  se  font  remarquer  dans  tes  biforines  de  certaines 
espèces,  comme,  par  exemple ,  dans  le  Caladium  rugosum,  oîi  elles  se  rap- 
prochent beaucoup  des  vésicules  stériles  qui  contiennent  les  raphides  cris- 
tallines ordinaires.  Elles  ne  semblent  être  composées  que  d'une  seule  vési- 
cule ovoïde  assez  épaisse;  mais  M.  Turpin  les  regarde  plutôt  comme  deux 
vésicules  se  touchant  immédiatement  et  renfermant  un  faisceau  d'aiguillei 
qui  n'occupe -qu'une  partie  de  la  capacité  intérieure.  Ces  biforines  roo- 
tliiiées  n'ont  paru  faire  explosion  que  par  une  seule  de  lears  extrémités. 

■  Avec  l'existence  des  biforines  coïncide  celle  de  plus  petites  vésicules 
closes  de  toutes  parts  et  renfermant  des  bottes  de  très  courtes  raphides. 
On  rencontre  en  même  temps  des  agglomérats  sphéroïdaux ,  rayonnants, 
de  cristaux  blancs  transparents,  prismatiques,  à  sommets  tétraèilres,  cris- 
taux semblables  à  ceux  que  M.  Turpin  a  observés  dans  les  Cactées. 

»  En6n,  le  Caladium  odoratum  ne  présente  que  de  ces  dernières  sortes 
de  raphides  et  de  cristaux,  sans  aucune  biforine. 

•  Après  l'exposition  de  la  structure  des  organes  microscopiques  renfer- 
més dans  le  tissu  cellulaire  des  feuilles  de  Caladium,  et  particulièrement 
des  biforines,  l'auteur  pose  plusieurs  questions  relatives  au  rôle  phy- 
siologique que  jouent  ces  singuliers  corps,  mais  il  avoue  que  dans  l'état 
;ictiicl  de  nos  connaissances,  ces  questions  ne  peuvent  être  résolues  d'une 
manière  satisfaisante. 

»  C'est  en  vain  que  M-  Turpin  a  recherché  les  biforines  dans  diverses 
espèces  du  genre  Arum,  notamment  dans  les  ^.  vulgare,  virgimcum^  ita- 
licum,  pictum,  triphyllum  et  tenuifolium.  H  n'y  a  trouvé  que  de  nom- 
breuses raphides  de  dimensions  variables  selon  les  espèces.  De  semblables 
observations  ont  été  faites  dans  l'analyse  microscopique  de  quelques  es- 
pèces de  Calla,  Orontium  et  Pothos.  Les  Acorus  gramineus  et  catamus  sont 
dépourvus  non-seulement  de  biforines,  mais  encore  de  raphides. 

»  L'auteur  fait  remarquer  que  l'absence  ou  la  présence  des  biforines  dans 
iles  genres  qui  étaient  autrefois  réunis  en  un  seul  groupe,  est  un  Hii 


(49«  ) 
la*  «»  qu'il  pvovfe  qaa  ' 
dans  les  diTera  groap—  ont  des  modes  particuUen  dToifiaÉièlan,  et  ^fa» 
par  cela  même  on  peut  se  eerrir  de  leur  ahaence  on  de  leur  présence 
«oaime  de  caractères  distinctifr,  soit  d'espèces,  soit  de  genres,  soH  de 
finlihs.  Qane  ooBÉMéiviiM  elml  «ntnnr  Im  «mièrai  «KiMeni*  4ta 
genre  CaladUm,  établi  depuis  plos  de  So  m  par  YeMnat,  ^  Mt 
loin  de  se  douter  qu'un  jour  l'analyse  microeeapiUHe  aairiiaftl  à  «Élider 
Is  séparation  de  ce  genre  de  celui  des  ^mm. 

»  M.  T^rpia  termine  son  mémoire  par  la  comparaison  du  phénomène 
dtaipnWon  dw  niphidn  Ime  desUIMMaiteeolwpMMMièMa  dfc  défais, 
oeneeardfidelle  qu'offrent  les  vésicules polliniqneset les  gfandnféricalaires 
qui  constituent  la  lupuline  du  commerce.  Dans  ces  derniers  organes  l'ex» 
polsM>n  des  granules  s'opère  bien  par  suite  de  l'absorption  du  liquide  am- 
Iriaal  mf» ie  gowHeisnt du  «omanade  hvésieirte  qai flnitpBr  ae-raas* 
preet'permet  aux  partiaaiilérianies  de  s'élancer  au  dehors;  mais  il  en  est 
autrement  dans  les  biforines.  I/appareil  étant  tout-à-6ait  différent,  puis* 
qu'il  se  compose  de  deux  vésicules  emboîtées  mais  placées  à  distance  et 
laiiaBBt  un  eqpaea  aaiv»allia,  le  phénantee  #w|iliaeiwi  ne  peut  s'opérer 
Ipar  le  gonflement  dea  aifnilles  elles-" mènes,  ooaMn  aala-atnve  pour  les 
granules  poUiniques  on  ceux  de  la  lupuline;  il  fautpoor  que  ces  nigtùlles 
puissent  être  expulsées  par  les  bouckes  des  i>tfonoes,que  le  boyau  qui  les 
renferme  aoit^  s<Hmii|Làinaeipnassia«««BiÉriew<e  pradnite  par  l'absorptioii 
de  l'eau  qni  pteitte^s  leliifUdnwiMilagiMnB  inlanéi>wilalra<et  aa^, 
mente  ainsi  ciii'--'-'-i-l"ri-"t  ...m  volume. 

s  Le  méasoire  de  M.  Turpin  est  aeoompegné  de  cinq  plaucbes  qu'il  iait 
passer  aooa  les  yeux  de  l'Ajeadémie.  ■ 

■ÉIIOIBBS  UJS. 


(Benvogré  à  la  commission  chargée  de  l'examen  des  propriéiéa  aUmen- 
>    •    Mires  delà  félatiM.) 


llMtalaaaDonde'pai!liadaaaa«Ba«il,uM.  Chums^in propose,  Bomm^ 

flans  la  première,  de  prouver  qu'il  y  »  dans  les  produits  qu'on  désigne 
communément  som  le  nom  de  géiatioe,  et  qu'on  rc|garde  comme  cfaimi- 


(  492  ) 

quemenl  identiques,  trois  substances  bien  distinctes  qu'il  nomme  géUne, 
gelée  et  gélatine.  i  i 

M.  Cannai  donne  au  mot  gelée  une  extension  qu'il  n'a  pas  dans  le  lam- 
gage  ordinaire  ,  c'est-à-dire  qu'il  s'en  sert  pour  désigner,  uon-seulement  le 
coagulum  lui-même,  mais  encore  la  solution  qui,  par  le  seul  fiait  du  refroi- 
dissement ,  y  donnera  naissance. 

La  gelée  f  exposée  à  l'air,  perd  son  eau  de  composition ,  se  resserre ,  se 
durcit,  devient  cassante  et  prend  un  aspect  corné;  elle  constitue  alors  ce 
que  M.  Gannal  nomme  gélatine.  La  géline  en&n  est  pour  M.  Gannal  cette 
partie  des  tissus  organiques,  qui,  soumise  à  l'action  de  l'eau  et  de  la  cha« 
leur,  se  transforme  en  gelée. 

La  géline ,  La  gelée  et  la  gélatine  sont  donc  pour  l'auteur,  ainsi  qu'il  a  déjà 
été  dit,  non  trois  états  différents  d'une  même  substance,  mais  trois  subs- 
tances distinctes.  Chacune  li'elles  a  des  propriétés  que  ne  partage  point 
la  substance  à  laquelle  elle  donne  naissance,  et  que  celle-ci  ne  pourra  ac» 
quérir  par  aucune  transformation  ultérieure.  Ainsi  la  gdée  obtenue  direc- 
tement de  la  géline  se  dislingue  par  plusieurs  caractères  d'ime  solution  de 
gélatine  où  l'eau  entre  dans  les  mêmes  proportions  :  i*.  elle  n'a  pas  les 
propriétés  adbésives  qui  se  montrent  dans  l'autre  et  en  rendent  l'emploi 
si  précieux  dans  les  arts;  a*,  par  plusieurs  fontes  successives,  elle  perd 
la  propriété  de  se  coaguler  ;  la  solution  de  gélatine  ne  présente  rien  de 
semblable.  On  sait  même  que  l'opinion  commune ,  parmi  ceux  qui  font 
usage  de  la  colle-forte,  est  qu'elle  prend  du  nerf  quand  on  la  fond  à  plu- 
sieurs reprises,  pourvu  qu'on  ne  la  cbaufFe  pas  à  l'excès. 

M.  Gannal,  dans  la  première  partie  de  son  travail,  s'était  occupé 
presque  exclusivement  de  la  gelée  et  de  la  gélatine;  dans  la  seconde,  il 
étudie  plus  particulièrement  la  géline  ^  et  compare  les  effets  qui  s'observent 
dans  cette  substance  soumise  à  l'influence  de  différents  réactif  avec  ceux 
que  présentent  les  deux  autres  placées  dans  des  circonstances  semblables. 

La  géline,  dit  M.  Gannal,  est  la  partie  qui  se  constitue  la  première 
dans  les  formations  animales.  Les  animaux  à  l'état  d'embryon  en  sont 
presque  entièrement  composés;  mais,  à  mesure  qu'ils  avancent  en  âge, 
que  leur  système  musculaire  se  développe ,  la  géline ,  quoique  continuant 
en  quantité  jusqu'à  l'état  adulte,  entre  pour  une  proportion  de  moins  en 
moins  grande  dans  leurs  tissus.  D'ailleurs  sa  nature  reste  constante,  et 
c'est  toujours  la  partie  la  moins  organisée ,  la  moins  alimentaire  et  la  plus 
putrescible  que  nous  fournisse  le  règne  animal. 

La  géline  ne  se  r«ncontre  pas  pure  dans  la  nature,  elle  est  toujours 


I 


(4^) 

miUf  k  OM  ifMM  orguifBe  insoluble;  l«  piirtle  ndimle  qai  ta  |Mrés«ite 

(!an<!  l'état  le  plus  voisin  Al  fRireté  est  la  colle  de  poisson.  Comme  dans 
cette  dernière  substance  les  parlÎM  insolubles  sont  dans  une  proportion 
extrêmement  petite,  les  propriétés  qu'on  est  conduit  à  y  reconnaître  peu- 
Tent  être,  jusqu'à  nu  certarfn  point,  considérées  comme  cfelles  de  la  g^ine 
elle-ménie,  et  einsi  elle  doit  être  Pdbiet  dNiae  étude  spéciale.  *  M.  Gannal 
a  fait  à  ce  sujet  de  nombreuses  expériences  dans  le  cours  destjuelles  il  a 
eu  occasion  de  remarquer  qu'il  existe  des  différences  très  tranchées  dans 
les  résullats  obtenus,  suivent  qn*on  «  lait  mage  de  colle  de  poisson 
n'a  été  soumise  k  aucun  procédé  de  blanchîmetit  ou  de  oolle  qui  a  été 
blanchie  au  moyen  de  l'acide  sulfureux.  Dans  le  dernier  cas,  par  exemple, 
la  substance,  plongée  dans  l'eau  commune,  absorbera  son  poids  d'eau 
dans  on  temps  donné;  mais,  plongée  dans  l'eau  distillée,  elte  en  absor- 
bera ,  dans  le  même  temps ,  de  bnit  à  neuf  Ibis  davantage*  Dins  Tautre  cas, 
au  contraire,  il  n'y  aura  point  de  différence  sensible  entre  les  quantité* 
de  liquide  absorbé,  soit  qu'on  emploie  de  l'eau  commune,  soit  qu'on  em* 
ploie  de  l'eau  distillée.  > 

MÉMOIRES.  PRÉSENTÉS. 

M.  AmAohts  adresse  un  sapplénaent  à  ami  méaooire  aar  la  nécessité  de 

renoncer  à  la  postéro^rsion,  dans  les  cas  d'accouchements  où  l'enfioit  se 
présente  par  les  pieds,  et  d'y  substituer  une  autre  manœuvre. 

Dans  la  lettre  qui  accompagne  cet  envoi,  M.  Bonboure  exprime  le 
désir  c  que  l'Académie  demande  i  Paafeorité  compétente  que  sa  médiodB 

soit  mise  en  usage  à  titre  d'essai  dans  la  maison  royale  d'accouchements  ;  il 
offre,  si  cette  demande  est  accorde'e,  d'aller  instruire  la  sage-femme  en 
chef  de  pet  établissement,  de  tous  iei>  détails  de  la  numoeuvre.» 

(Commission  Montyon.) 

M.  TauHmu  adresse  «ne  addition  h  sob  JMimiw  «ht  am  wdawrtww 

l^fdnuiU^ptê  %  Ole» 

(Commission  déiimomroée.) 

M.  Ad.  de  Jussieu  présente  un  mémoire  d'organograpbic  végétale  sur  la 
Formation  du  tissu  cellulaire  et  V accroissement  du  collet  de  la  plante  ^  par 
M.  Paoi.  LAsaxBT.  L'auteur  a  déjà  soumis  à  l'jàcadémiis  plusieurs  travaux  sur 

^Om 


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(  494  ) 

le«  mêmes  questioM,  lesquels  ont  été  renvoyés  à  TnameD  d'une  commi*> 
sioD.  Le  mémoire  actuel  vient  à  l'appui  des  précédents ,  et  M.  Laurent  y  a 
joint  l'appareil  qui  lui  a  servi  à  ses  observations,  pour  ' qu'elles  puissent 
être  vérifiées  par  BfM.  les  Commissaires. 

(Commission  précédemment  nommée.) 

zoOLoen.  —  Anatomie  et  physiologie  de  la  corneille  (corvus  corone),  prise 
comme  type  de  la  classe  des  oiseaux,  etc.  ;  par  E.  Jacquevik.  (Second 
mémoire  :  Insertion  des  plumes  qui  recouvrent  la  peau  de  cet  oiseau,  et 
muscles  qui  servent  à  leur  mouvement.  ) 

(Renvoyé  à  la  commission  déjà  nommée.) 


CORRESPONBANCB. 

IVole  sur  le  phénomène  de  la  décrépitation  ;  par  M.  BA.CDRii(oirT. 

«  Plusieurs  corps  soumis  subitement  à  l'action  d'une  température  élevée 
se  divisent  en  faisant  entendre  un  pétillement.  C'est  à  ce  phénomène  que 
l'on  a  donné  le  nom  de  décrépitation.  La  plupart  des  auteurs  qui  en  ont 
parlé  l'ont  généralement  attnhué  à  ce  que  ces  corps  contiennent  de  l'eau, 
ou  bien  à  ce  qu'ils  peuvent  se  décomposer  en  donnant  naissance  à  des  pro- 
duits aériformes  qui  en  écartent  violemment  les  particules.  Cependant  il 
est  remarquable  que  la  plupart  des  corps  qui  décrépitent  sont  réellement 
anhydres  et  fixes;  tels  sont  le  sulfate  Je  potasse,  le  sulfate  de  baryte,  le 
chlorure  de  sodium ,  etc.  Pour  rendre  compte  de  cette  espèce  d'anomalie 
ou  plutôt  d'iaexactitude  dans  l'interprétation  des  faits,  on  admet  que, 
quoique  ces  corps  ne  oontienn«nt  point  d'eau  combinée,  ils  en  renferment 
qui  est  interposée  entre  leurs  parties  constituantes.  Cette  opinion  ne 
m'ayant  point  paru  fondée ,  j'ai  desséché,  à  une  basse  température  et  par 
divers  moyens  des  corps  fixes  et  anhydres ,  susceptibles  de  décrépitation  , 
et  j'ai  trouvé  que,  malgré  une  dessiccation  aussi  complète  que  possible,  ils 
pouvaient  encore  décrépiter  lorsqu'on  les  chauffait  brusquement. 

M  J'en  étais  là,  lorsque,  il  y  a  huit  ans,  je  m'aperçus  que  les  argiles  schis- 
teuses ,  qui  se  trouvaient  mélangées  à  la  houille,  décrépitaient  fortement 
lorsqu'on  les  jetait  daas  un  finar en  aelivité,  et  que  œllea  qui  préseiktai«Bt 
le  plus  de  sorftfce  étaient  «uai  cdlea  qui  prodiràneDt  ie  pins  de  bruit 


(4^5) 

Les  argiles  schisteuses  présentant  une  structure  laminaire  bien  développée,' 
je  fus  conduit  à  rechercher  si  les  corps  anhydres  susceptibles  de  déorépiter 
n'ofTraient  point  quelque  chose  de  semblable  ou  d'analogue,  et  je  trouvai 
efTectivement  que  tous  ces  corps  ne  décrépitaient  que  lorsqu'ils  étaient 
cristallisés,  et  qu'ils  présentaient  tous  d«s  clivages  nets  et  faciles.  Cette  dis- 
position à  se  diviser  nettement  sur  de  grandes  surfaces  permet  de  donner 
une  explication  facile  de  leur  décrépitation.  En  effet,  les  substances  qui 
décrépitent  étant  de  ceiles  que  l'on  considère  comme  de  mauvais  conduc- 
teurs de  la  chaleur,  il  arrive  que  leurs  parties  externes  sont  les  premières 
échauffées,  et  que  la  dilatation  qu'elles  éprouvent  les  force  de  se  séparer 
des  parties  voisines  qui  n'ont  point  encore  atteint  la  même  température, 
ce  qui  est  facilité  par  la  propriété  qu'elles  ont  de  se  cliver. 

»Il  est  des  substances  qui  peuvent  se  décomposer  en  donnant  des  pnj- 
duits  volatils  lorsqu'on  les  chauffe ,  et ,  dans  ce  cas,  il  est  difficile  de  dire  si 
c'est  <t  une  dilatation  inégale  de  leurs  parties  on  à  l'action  répulsive  de 
ces  produits  volatil»  qu'il  faut  attribuer  la  décrépitation  qu'elles  éprou- 
vent. Cependant,  comme  elles  possèdent  presque  toutes  une  structure 
cristalline  et  au  moins  un  sens  de  clivage  facile,  je  suis  porté  à  croire  que 
cette  structure  en  est  souvent  la  seule  cause ,  car  elles  décrépitent  réelle- 
ment avant  d'avoir  subi  la  moindre  décomposition  apparente ,  comme  le 
cyanure  de  mercure  et  l'émétique.  Je  dois  pourtant  ajouter  que  des  subs- 
tances entièrement  dépourvues  d'une  structure  cristalline  peuvent  décrc- 
piter  quand  elles  n'ont  point  été  entièrement  desséchées;  telles  sont  les 
argiles  plastiques  et  les  argiles  schisteuses. 

•  Il  résulte  de  ce  qui  précède  que  les  corps  qui  décrépitent,  lorsqn'ori  les 
chauffe,  peuvent  être  divisés  en  deux  grande  séries,  i"  les  corps  6xes  ; 
2»  les  corps  qui  peuvent  donner  des  produits  aériformes. 

»  Dans  la  premièresérie,  on  pourra  ranger: 

Le  sulfate  de  baryte , 

Le  sulfate  de  strunttane. 

Le  sulfate  de  pottase. 

Le  cbrômate  de  potasse , 

Le  bi-chrômate  de  potasse. 

Le  fluorure  de  calcium  , 

Le  chlorure  de  sodium. 

Le  chlorure  de  potassium , 

Le  brdmure  de  sodiom , 

Le  br6mare  de  potasaimn , 


(  49^  ) 

L'iodure  de  potassium  , 

Ia  galène  cubique  ou  laminaire. 

M  Dans  la  série  dea  corps  qui  se  décomposent  en  donnant  des  produits 
aériforraes  k  une  température  élevée, 
»  On  distingue  ceux  qui  sont  anhydres  : 

Nitrate  de  baryte, 
Nitrate  de  plomb, 

Carbonate  de  cbâux  rbomboédrique , 
Cyanure  de  mercure, 

»  Et  ceux  qui  sont  hydratés  : 

Émétique , 

Sulfate  de  chaux  laminaire, 
Acétate  de  cuivre , 
Crème  de  tartre, 
Cyanoferrurc  jaune  de  potassium. 

i>  ijes  »ubstances  qui  contiennent ,  à  l'état  de  combinaison ,  les  éléments 
de  l'eau  en  grande  quantité  ne  décrépilent  réellement  point  si  elles  ne 
sont  point  susceptibles  de  se  cliver  ;  telles  sont  le  carbonate  de  soude ,  le 
sul&te  de  la  même  base,  le  sulfate  de  ip^nésie  hydraté,  etc. 

a  r>e  clivage  est  donc  une  condition  de  la  décrepitatioB ,  au  moins  aussi 
essentielle  que  la  présence  de  l'eau  ou  de  ses  éléments.  ■ 

ANATOMU.  —  Structure  des  poumons.  L'Académie  ayant  reçu  dans  une 
de  ses  précédentes  séancesun  travail  sur  la  structure  des  poumons,  M.  Bour- 
gery  annonce  qu'il  s'est  occupé  <le  recherches  sur  le  même  sujet,  et  qu'il 
les  aurait  déjà  soumises  au  jugement  de  l'Académie  si  les^dessins  explicatifs 
qui  accompagnent  son  mémoire  eussent  été  terminés.  En  attendant  il  croit 
devoir  faire  connaître  les  principaux  résultats  auxquels  il  est  arrivé. 

Après  avoir  indiqué  sommairement  la  disposition  générale  des  artères 
et  des  veines  pulmonaires,  puis  leurs  rapports  avec  les  canaux  aériens,  il 
entre  dans  quelques  détails  sur  la  terminaison  de  ces  trois  ordres  de  vais- 
seaux. 

»  Le  capillaire  aérien  n'est  point  une  cellule  ou  vésicule,  mais  un  canal. 

u  Les  canaux  aériens  capillaires,  dont  l'agglomération  forme  les  lobules, 
sont  incurvés  ou  légèrement  sinueux,  inclinés  et  entrelacés  en  divers  sens. 
Ils  se  jettent  tous  les  uns  dans  les  autres,  de  façon  à  donner  l'idée  d'un 


Dig 


(497  ) 

Itbyràthe,  ce  qai  me  les  a  fait  nommer,  dit  TantMr,  pamiDe  iÊtftiti 

Ils  naissent  des  pluâ  petits  canaux  bronchiques.  '  ' 

»  Ces  derniers  sont  d'abord  rectilignes  et  ramifies  sous  foHne  alic'i  ne. 
Deveims  capillaires  à  leurs  derniers  embranchements,  ils  s'incurvent,  re- 
voirait 1m  ouHMn  hbyffbrifaiquea  qdk  Couvrent- sut>  kmt  ^HiitV*t  ib'te 
termioent  en  s'abouchant  avec  l'un  d'eux  qui  continue  hNÎr  direction.  Ces 
canaux ,  dont  le  diamètre  n'excède  que  de  moitié  celui  des  autres,  s'en  dis- 
tinguent surtout  par  leur  plus  grande  longueur  et  l'excès  d  é^aisseiir  ^e 
kunpardt.»'  .  .        .    •  , '|. 

»  Quant  aux  ct^piUtdrtt  $miguiit$  y  ona  ar^iole  â  mn*:  9rrii|4#  dfina'  le 
lobule  pulmonaire  repr^ente  uae  tige  dont  les  rameaux  divergentsjse  dis- 
tribuent en  cùne  ou  en  arbre.  Chacune  des  branches  principales  a\ant 
atteint  les  cloisons,  c'est-ànlire  lès  espaces  intercanaliculaires,  enveloppe 
lia  camni  ka^pl»  vairina  par  awiwittfaiiaaaaK  wiiolaiiaa  ISm^d^  par  un 
aaal  niim»»  tm  wlme  diipwitinii  se  répète  de  proche  en  proche,  tous 
les  canaux  se  trouvant  ainsi  environnés  de  vaisseaux  annulaires  interposés 
entre  leurs  cloisons  et  ^i  s'aboucbeot  les  uns  avec  les  autres-  dans  les 
points  tanganti  oimmx  Maiida'd'telaiiaollaii^  an.aavte^e ,  aur  un»  eoàpe 
entre  deux  rameaux  nés  dc-rarlériola  d'origiaa  ou  da-dani  aiiéiioles  voi- 
sines, la  surface  est  formée  par  un  canevas-  de  ces  anneaux  vasculnites 
communiquant  entre  eux,  ou  mieux,  se  continuant  partout  sans  mter- 
mption,  «t  décroîaaant  un  peu  en  diamètre,  dea  ramaam  vera  le  centre 
moyan  dë  joncfioii* 

»  Les  veinules  naÎMant  Jtt  canevas  annulaire  en  sens  inverse  «les 
artérioles  ;  ainsi ,  c'est  ce  canevas  lui-même  qui  constitue  le  ajfStcnM  ca- 
pillaire sanguin  pulmonaire,  a 

M.  CouUer  adreaie  une  lettre  oomanant  las  oKsenratioiis  ^u'il  $  ftifia  de 
Pédipae  solaire.  Il  serait  inutile  de  rapporter  ici  les  moments  d'émersion  et 
dKmraersion  des  deux  bords  du  Soleil  et  des  différentes  taches,  d'une  part 
ptroe  que  .ces  moments  ne  sont  ordinairement  exprimés  qu'en  nombres 
roiida  de  utaiiiia»,  e» de  IVotre  parce  que  Vwttmr  ne  iM  pas  eonunant  il  a 
réglé  sa  montre. 

M.  Coulier  parle  dans  sa  lettre  de  plusieurs  cercles  ombrés  qui  précédaient 
le  corps  de  la  I.une  et  qu'il  est  disposé  à  attribuer  à  l'atmosphère  lunaire. 
Avant  d'entrer  dans  quelques  détiûls  sur  cette  partie  des  observations  de 
M.  Goolier  ,  nova  attendroM  que  las  astronomas  qoi  ont  pa  se  servir  dîna- 


(49») 

analogue. 

M.  Coulier  a  sitnri  ptadtBt  la  durée  del'é^ffM  )ft  mardUe  .da  àem.  tfaer- 
moMèlNi^  doat  ron  élrit  à  roofa»  m  V^um  mi  t^hil  .piwié  <flmta 
mur.  Celuwa  a  varié  pendant  la  ducée  du  phénomène  i«*»Jki  fmir  It 
tbertnométre  à  l'ombre,  la  vi)nati<ui  m'a  été  ^fmàtd\$, 

IL  Dapêtrêf  tr wwmet  tes  observations  qu'il  a  fiûtas  de  cinq  en  cinq  mi- 
nutes pendant  toute  la  durée  de  l'éclipsé  sur  deux  tfaermomètrei  noirda 
d<mt  l'un  était  à  l'ombre  et  l'autre  exposé  aux  rajoM  du  aoleiL 

Voue  liwfuempfolwailement  Toeouim  de  revenir  lor  ka  iMlMi  de 
cee  eipéileacw  loreqtie  tes  qbeerwitloiie  de  eiiBwgepre  fititea  dam  lea  dtf» 
ftfeott  uheei'f  Wfllrei  de  nSaropeaenmt  pervemeelt  rjcedémier  n 

M.  Ji*rf.dieMwdef»e  leaaeehii'ihei  én  U        tm  hMileilie  dee  len 

k  soie  coiiBue  en  Frtaoa  sous  le  nom  de  mncardine  soiaot  soamises  à  va» 

commissioD  spéciale.  Outre  les  Faits  énoncés  dans  r<mvrafe  imprimé  qui  a 
été  présenté  à  une  des  précédentes  séanoae,  M.  ^rbèofiBre  d'eniaire  ooi«<^ 

et  non  encore  publiée.  • 
MM  DumépU,  Baaea  et  Sàmim,  eopt  itmmét  fÊW  ewpueei  eette 

commisstou. 

M.  Galaùert  Anwmet  que  les  études  du  canal  des  Pyrénées,  dont  la  loi  du 
ao  février  i85a  a  autorisé  la  construction,  sont  en  ce  moment  exposées 
dans  une  des  salles  de  la  BibUotbèque  royale;  il  demande  que  l'Académie 
veuille  bien  cfaei^uiie  flommiaaioD  de  le»  eieniiiier  et  d*cii  6ire  robjet 
d*iin  rapport. 

Commissaires ,  MM.  4Jago ,  Cordier ,  Navier  »  le  général  Bogaiat  et  Boiy- 

de-Saint- Vincent. 

M.  Durand  fils*  daos  une  lettre  adressée  à  M.  CbevjreiU  pour  «crecom» 
nuniqilée  i  rAcadéoMe,  donne  <y»alquas  déll>Us,wir,  iMi<Mye»i;ia'ila  im^ 

aoti  dont  tooiea  tes. lettreeeeroat  oorreeMMot  fbffiDéee. 


pk  aéentee  est  levée  i  j(  beurc». 


P. 


(  499  ) 


Erratum.  (  Séance  du  9  mai.) 
iHt  li|M  vkyèuMm  léfkMlkiB  a^ative»  ffm  podtiTt 


■ouBmi  MMJOoaAnoQin» 

L'Académie  a  reçu  dans  cette  séance  les  ouvrages  dont  voici  les  titres  : 

Comptes  rendtu  bftbdomadaint  des  séances  de  SJcadénùe  des  Seieneeti 
a8S6«n«  19. 

Nouveaux  Exercices  de  Mathématiques; parVL.  Cavcht;  5'  &  G*  livrn- 

BOn ,  in-4'. 

Nouvelles  Annales  des  f^oj^ages  et  des  Sciences  géographiques;  par 
filM.  EvaiÈs,  DB  HcMBOLor,  La  Ruaudière,  et  Yalckekaer;  avril  iâ36, 

ExpiiSthn  sdentjfiqtte  de  Morée.  ~  Houimqdes}  /mw  H.  6.>P. 
HATEs.  (M.  de  BlainTÎÛe  eat  thergi  de  fiûre  un  rapport  Teriial  sur  cette. 

partie  de  l'ouvrage.) 

description  des  Coquilles  Jossiles  des  environs  de  Paris  s  par  M.  G.- P. 
DinuYis;  44'  livnÎMMi,iiw4*. 

Portrait  gravé  de  M.  JoBV  Fltéstaïc  Wiluam  Herschel. 

Histoire  rutturelle  agricole  et  économique  ttu  Mats  j  par  M.  Mathieu  fio» 
HAFOus;  un  vol.  in->folio,  Turin,  i836. 

Gàtgmphie  gêtsitaie  eemparie,  ok  Étude  de  ht  Terre,  etcs  par  Ejm. 
Rrteb ;  traduit  de  PaUemaiid  par  BDf.  Bomir  et  Dbsob;  tome  S,  Paris, 
i836,  in-8». 

Some  account  oj  tke  volcanic  Eruption  of  Coseguirutj  in  the  Baj 
of  f\aiueea,  on  the  wesUen  eoait  of  eenOtU  jimerka;  by  M.  Am. 
CàLDCi.B0OB}  Loodon,  i856,  ia-4°. 

An  account  oj  the  great  Earthquake  experienced  in  Chili  rnitheaoih» 

februarjr  i835;  par  le  même  ;  in-4». 

Jsironomische  Naehrichteni  n***  5o6  et  3o8,  iii-4*. 

Smeht  Sfar  dfo  nwBékofm^nadm^  ptè^meten  F'ahaudka^ieu  der 
Konigl.  Preuss.  AkademiederWissenschofUn  S»  ^€HlùiAn  MonaiJamuw 
i836,  vorsitzender  SekretairM.  U.  Bonn,  in^. 

C  lu  t83&  I"  Stimtn.  7^ 


(  5oo  ) 

Il  Progressa  délie Scienze  ,  délie  Lettere  e  délie  ^rti;yo\.  i8,  5' année, 
iu-8». 

Annales  de  la  Société  entomologique  de  France,-  tome  5,  i"  trimestre, 
i836,  in-8°. 

Bulletin  publié  par  la  Société  industrielle  de  Saint-Êtienne  ;  i5*  année, 
4*  livraison,  in-8*. 

Société  d'Agriculture ,  Sciences  et  Belles-Lettres  de  Rochejort.  Compte 
rendu  des  Travaux  pendant  Vannée  j855;  Rochefort,  in-8'. 

Bibliothèque  universelle  de  Genève;  n"  5,  mars  i836,  in-8*. 

Journal  de  Pharmacie  et  des  Sciences  accessoires  ;  aa'  année ,  n"  5 . 

Journal  hebdomadaire  des  Progrès  des  Sciences  médicales  ;  n9  ao,  in-fl*. 

Gazette  médicale  de  Paris;  n*  ao. 

Gazette  de^  Hôpitaux;  n**  4?*  56  —  58. 

Journal  de  Santé;  n*  i4a. 

Écho  du  Monde  savant;  n*  ig. 

/fennès ,  Journal  des  Nouvelles  scientifiques;  u*  5. 


Digitized  b 


COMPTE  BENDU 

DES  SÉANCES 

DE  L'ACADÉMIE  DES  SCIENCES. 


stutcB  DD  unun  is  haï  MSfc 

.     PRÉSIDENCE  DE  M.  Ca.  OUPIlf. 

T-^.  •  .    l  - 

MÉMOIRES  ET  COMMI  IVICATIONS 
DES  MEMEREâ  £T  DES  COKaEâPONDAMS  DE  L'ACADÉMIE. 

MmHHHi  M  «MM.    TmpémÊHrê.émjimilÊ/iwé  dt-  OmitOg. 

Le  dimanche  i5  mai  i836,  k  huit  heures  du  matin,  M.  Arago  a  iait 
détendre  de  nouveeu  on  thermomètre  à  maxima  dans  le  trou  de  aonde 
que  M.  Mulot  exécute  aux  frais  cJe  la  ville  de  Paris,  au  milieu  de  la  omit 
de  l'abattoir  de  Grenelle.  Le  trou  de  sonde  avait  alors  3oo  mètres  de 
profondeur  toule;  mais  le  thermomètre,  arec  son  cylindre  raéullique- 
eimlopiM,  ifint  été  8aa|Miida  dans  une  coillère  «n  fisr,  à  a  mètres  de  h 
partie  inférieure  de  cet  ouUl,  c'est  298  mètres  teoliHHnt  «full  but 
compter  pour  la  profondeur  de  l'instrument. 

Le  lundi,  16  mai,  quand  on  retira  le  thermomètre,  il  marquait 

-4-  aa'ja  centigrades. 

Le  ao  décembre  i835  {^voj&z  Comptes  rendm ,  tome  I",  page  Sot), 
à  948  tiàbnê  (et  non  |»as  à  »5o  comne  on  Fa  imprimé,  en  négligeant  à 
ton]nlongaeardelacHiUère),le  mémeinstmmettt  mnrqnair 

am.i«s^i«ibiMMr».  7a 


.  (  ) 

l»  diflfhrcne*  2,*  de  et»  deux  lunHirM  Mmblenit  indi^er  un  aocroi** 
•cnent  de  tempéntnre  de 

I*  emtfgnde  poor  a9  aàlree. 

L'obsenration  du  16  mai,  comparée  à  io*',6,  tempéntare  moyeiiBede 

beuHece  de  la  terre  à  Parie,  donnerait  ' 

.  - 

1 1*6  d'aaginrinuitioB  pnnr  ag^'Biètrte, 
et   I*  par  a6  mètres. 

D'après  ces  nombres,  on  pourrait  croire  que  raugmentation  de  tempé» 
rature  de  la  terre  est  d'autant  plus  rapide  que  la  profondeur  est  plus 
fvande;  mais  il  ne  iaut  pas  trop  se  hâter  d'adopMrce  véanltat,  soit  paroe 
que  les  instruments  de  forage  doivent,  par  leur  maïae,  modilier  plna  on 
moins  la  température  de  la  colonne  liquide  vaseu<;e  qu'ils  traversent,  soit 
parce  qu'ils  peuvent,  en  allant  et  revenant  sans  cesse,  produire  entre  les 
,  couches  de  la  même  colonoe  des  mélanges  dont  ii  serait  difficile  d'appré» 
der  eEaeiameiit  les  eflèis.  U  impeNe,  a«  surplus,  de  le  bien  reautrquer, 
les  causes  d'erreur  qu'on  vient  de  aignaler  auraient  toutes  contribué  à 
diminuer  la  température  du  foud  du  puits.  Cette  observation  s'applique 
également  aux  déplaceffienta  que  les  secousses  de  Fiostrament  engendre- 
nâant  dam  Itedak-de'la  cofaHMdMMMwMb  Bian  nafMt  doM  aflaiblir 
l'espoir  qu'on  a  conçu  d'obtenir  au  puits  foré  de  l'abattoir  de  Grenelle,  de 
l'eau  très  cbaade  qui  deviendrait  poor  ^  L'onpnUi  d«IHI-  grand 

nombre  d'applications  économiques. 


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(  Soi  ) 

On  se  hâte  de  publier  les  résultats  de  l'observation  de  l'éclipsé  du  1 5  mai , 
alin  de  fournir  des  termes  de  comparaison  aux  calculateurs  qui  voudront 
faire  servir  ce  phénomène  au  perfectionnement  de  la  géographie. 

Les  cornes  du  croissant  ont  été  toujours  remarquablement  aigués.  On  n'a 
pas  aperçu  le  moindre  décroissement  de  lumière  dans  le  voisinage  du  disque 
lunaire.  Ceux  qui  donnent  une  atmosphère  à  notre  satellite  ne  pourront 
donc  pas  étayer  leur  opinion  des  circonstances  de  l'éclipsé  du  i5  mai. 

En  présentant  ces  observations  à  l'Académie,  M.  ^rago  a  également 
placé  sous  ses  yeux ,  le  tableau  détaillé  de  la  marche  de  deux  thermorjiètres, 
l'un  blanc,  l'autre  noir,  et  qui  avaient  été  exposés  au  soleil  dans  deux 
globes  de  verre  vides  d'air.  M.  Arago  ne  pense  pas  que  ce  tableau  puisse 
conduire  à  aucune  conclusion  certaine  sur  les  edfets calorifiques  comparatifs 
des  rayons  qui  partent  des  bords  et  du  centre  du  Soleil.  Des  vapeurs  et 
même  des  nuages  ont  été,  pendant  la  durée  de  l'éclipsé,  une  cause  de 
perturbation  évidente  et  dont  il  serait  impossible  de  faire  la  part  exacte. 

M.  le  «  iipilauie  Basil  Hall  avait  bien  voulu  s'associer,  |)our  l'observation 
de  l'éclipsé  de  Soleil  du  1 5  mai,  aux  astronomes  de  TObservatoire  de  Paris; 
mais  ses  réstdtats  n'étaient  pas  encore  réduits,  lorsqu'on  a  imprimé  le 
tableau  de  1«  page  précédente.  Nous  sommes  donc  obligés  de  les  donner  ici 
séparémeot  : 


Commeaceaient   s*.  6'.io',3 

Bord  d'une  tadie  noire. . . .  a.  19.53,8 

Tacbe  noire,  centre   a. 43. 46, 8 

Tacbe  noire,  l'abord   a.5o.  1,1 

La  même  tache ,  a"*  bord . .  a. 60.37, 8 

Tacbe  noire,  centre   a. 58. 54, 5 

Tache  noire,  centre   3.  o.5o,o 

Tacbe  noire,  1*'  bord   3.  6.53,8 

Tache  noire ,  centre   3 . 1  o.  a4  «8 

Tacbe  noire,  centre   3.44- 38, 8 

Fin  de  l'éclipte   4-5a.ai,5 


M.  Math.  Bona/bus,  correspondant  de  l'Académie, demande  qu'il  soit  fait 
un  rapport  verbal  sur  un  ouvrage  qu'il  a  présenté  à  une  séance  précédente  et 
qui  a  pour  titre  :  Histoire  naturtUe  agricole  et  économique  du  mais.  Paris, 
de  r imprimerie  de  3f^  Huxard. 

M.  Silve«tre  est  prié  de  rendre  compte  de  cet  ouvrage. 


(  5o5  ) 

M.  '.M*  Brongniart  est  adjoint  à  la  coiumi&sion  chargée  de  rendre  compte 
des  racberdMi  deM.  B^uriwm  la  maladie  des  ven  à  soie  oninmMMn  le 
nom  de  JAucnnetEM. 

MÉMOmBS  LUS. 

M.  le  colonel  Raucourt  lit  an  mémoire  intitulé  :  De  P Influence  des  scien- 
ces appliquées  àlawe  humaine  sur  k  bonheur  et  la  moralité  des  hommes 


(GommimaireSyMM.  Geofiiroy  Saint-HUaire,  Serres  et  Double.) 


lOtalOBBS  PSÉSBNTÉS. 

MÉnoaoLoou.  —  Sur  un  nouveau   thermomètre   à    maxima  ;  par 

M.  Waimbdiv* 

(Commissaires,  MM.  Ârago  et  Dulong.) 

M.  Walferdin  déduit  le  maximum  de  température  auquel  son  therm«>- 
mètre  a  été  exposé  pendant  la  durée  d'une  expérience ,  de  la  quantité  de 
mercure  qui  t*eat  éeodlée  par  Feslrémilé  iupériemre  et  outerte  du  tube 
capillaire.  Ce  merenre  d4§orgd  est  reçu dana ma  pelitè ampoule  aoudée  au 
bout  de  l'instrument;  mais  ce  n'est  pas  en  le  memnHlt  qu'on  arrive  au  résui> 
tat.  AL  Walferdin  supplée  à  une  opération  qui  serait  difficile ,  d'une  manière 
iort  simple;  au  liea  de  a'occaper  da  meraure  déversé,  il  mesure  ce  qui  en 
reste  dans  l'instrament;  cette  mesure  résulte  directement  de  deux  compa- 
raisons, &ites,  avant  et  après  l'expi^rience,  entre  l^thermomètre  à  maxima 
et  un  thermomètre  étalon  ordinaire  (i). 

M.  Bayer  adresse  pour  le  concours  au  prix  de  statistique  un  mémoire 
manuscrit  ayant  pour  titre  t  Sutittigue  départementale  iks  marbres ,  albâtres, 
gfiiaàm,/oipfyrei  et  basàUu  de  le  F^tmee, 

(Commlsslnn  pour  leeoneoan  au  |Mris  de  Statistique.) 

(O.LIdés  d'enplojer  1« d^iaiyement  du  nicraira  à  la  détcfaûaalion  des  inaainM  de 
ISiRptetvM,  afi^t  dÛJi  ébS  tàm  en  pratiqua  dans  dss  ikamaMiiAlKS  pvéMalës  h  l'Aca-- 
dénrie  par  M.  ColUrdeaa.  Nous  U  trouToni  autci  dans  un  mémoire  de  Lord  Charles 
Cmmelish,  publié  «a  i}S7  et  qui  lait  partie  da  5o*  vol.  de^|7VwW4KfMiu pkiioMphiquet. 
Mài,  pour  paMsr  darkUs  fléMnleàl'aidnMian,  laas neoaccr  i  b  prtfÂîM  des 
«ril»  ade  ds|p(,  fl  y  «vdl  i  sanMBlv  ans  bals  de  iMcalMs. 


.  q«*H  •  yréwfcié  wi  «ai  ïaMP. 
(Bwvoi  à  k  oommianùo  chargée  de  reiniMo  do  premier  mémoire.) 

M.  BraSf  qui  a  déjà  adresié  k  l'Académie  plusieurs  démonstrations  diSé- 
rapt«i  du  AMmmFMâmm  dt/.trait  «ivliv.4l»irfbH^,  en  «iwoie 

(Gmimdwdree,  Mil.  FtoitHm  ,Iibri.) 

IL  £eror  étÉtUMu  adreme  à  PAcadémle  on  imml  instnmient  destiné 
i  écraier  la  pierre  dam  la  TCMle,  an  moyen  d*mie  prewion  griduée;  Cet 

instrument  se  distingue  de  eeox  qu'on  a  proposés  dans  le  même  but,  en 
ce  qu'il  offre  un  écrou  brisé  dont  les  deux  moitiés  ne  Tiennent  mordre  la 
*i»  qofaa-VMBMltl  oè-adla*cl-doit  agir.  M.  Leroy  qu'il  a  le  pramter 
appliqué  an  inatronenl»  liltoniiama  o»  qpsiània  d'éeraus  qni»  soivant 
loi,  rend  kar  aclimi^  la  iisis.plw  rapide    plni  9(kre 

(  finmrofjiMirw,  WL  torry ,  Rom.  ) 
OOnusSVINiDJOiCB. 

M.  le  Ministre  des  affaires  étrangères  transmet  le  recueil  des  obser- 
vations faites  a  l'Observatoire  royal  de  San>Femando ,  à  Cadix ,  recueit  qui 
lui  a  été  adreMé  par  rkmlMMadenr  de  Fnmte  eu  Espagne. 

mrsiQnr  nt'  oiobe.  —  appréciation  de  la  temjtératttre  moyemte  des  ^wqmtà 
géologiques  des  terraiiu  tertiitires  en  Europe,  au  moyen  de  tétu^  «wtij 

Phuienn  naturatistes  ont  déjà  considéré  les  débris  de  corps  organisés 
que  renferment  diflifiranla  terraine,  cooBme  des  donnéearà  Palde  dwqueilee 

on  peut  arriver  à  la  déterroinatien  des  (empéraijiMres  oomN|iqodeaies  à 

chacune  de  ces  formations,  mais  ils  n'ont  guère  élucîié  sous  ce  point  de 
vue  que  des  végétaux  ou  des  animaux  appartenant  à  la  amile  classe  des 
vertébrés.  M.  Deshayes  feit  remarquer  que ,  pour  ce  genre  de  rechcrcbes, 
lea  Minwn  marins,  comme  vivant  dans  des  condfthms  de  tempéiatuiv 
plus  constantes ,  scmblênt  devoir  nu'rifer  une  attention  plus  ptriicn* 
Hère.  Us  mollusques  et  iai  »oopbjrt64,^  le,pcu  d'acUnté  da  kim  mNl« 


(«07) 

Homoiili  iMbitwp  pcKir  aiosi  dire  au  sol ,  lui  pamiiwt  surfmt  propres 
à  aocoMT  la  tcrap^ture  des  lieux  où  ils  ont  ▼écii. 

Quand  on  coasidère  la  distribution  actuelle  des  mollusques  ,  on  voit  que 
teaoaibM  dttoqièoM  «it  tftntMit  plus  grand  qu'on  s'appredMr  davmiig» 
éMTégtoaa  dqwtoriales.  Ainsi  M  imidWt  qui  v«n  1«  80*  degré  de  iati* 
tude,  est  seulement  de  10  à  ,  va  en  augmentant  progressirementiink 
qu'à  dépasser  900  dons  les  mers  du  Sénégal  et  de  la  Guinée. 

Chaeoiie  des  lonet  compriaea  «otro  ces  Kmtter  ettviitoes  présente  «u» 
certain  noaibre  d'espèces  qui  §•  wtÊÊOunnt  dans  les  aottet^toiainêB,  plus 
du  côté  le  plus  voisin  de  IVqiiatenr  ,  moins  du  côté  qi\\  regarde  1«»  pAlp; 
awi»  elle  a  ausà  des  espèces  qui  lui  sont  propres  qui  ne  se  trouvent  ni  plus 
Mi  nord  ni  plua  au  aaà,  et  dont  l'enstenoe,  par  conséquent,  parait  liée 
4iraiMnMBtii  nMooodHiion  délilNMiiiéBdotllBpéMiliiM^8l4lows*eoteap4eee' 
se  retrouvant  k  l'f^tat  fossile  daoa M tMftafD  dc  sédiment,  elles  offriront  un 
indice  très  satibiai^ant  de  la  température  que  présentait  cette  région  k  Vé- 
poqoeou  la  roche  s'^t  formée,  indice  qui  sera  d'autant  plus  certain  qn'on 
wW'i  pour  tta  vêBO  tenninf  plna 4*10^1^019  feiailM  rifomtNnenieiit  ideta» 
tiiéaa  orne  les  espèces  vivastea  dhme  ménM  région  mairine.  Ceat  aussi  sur 
la  comparaison  attentive  d'un  nombre  très  gmMl' d'espiMi  q^roposent 
les  réaultats  auxquels  Si.  Oeshayes  est  arrivé. 

.  GonailMa  MMB  lo  npport  géologique ,  ks  iNMlBt  tiriMrea,  sttitant 
loi,  pOMint  étro  divisés  en  trois  groupe».  •  j 

Les  terrains  de  la  formation  la  pins  récente,  reux  de  h  Suèd«*,  tlr>  la 
ISorwège ,  da  Deoenuurck  ,-do  Saint  Hospice  près  de  Niée»  d'une  partie  de 
k  ttaile,  pWlaanisnt  à  Félat  fcaaie  «■telles  eapèoes  quNeMarMai  encore 
at^ourd'lînl  à  rdlM  iÉion>An»»leo  «ers  correspendanter,  de  qui  prouve 
qu'à  Pépoquo  où  ces  terrains  se  sontfsiMésk  iBidpdi  stnre- ébét  semi- 
blemeot  oe  qu'elle  est  anjourd'huL      v  >  .-».;■ 

U  laut  renarquer,  cepaidanl,  que  les  tinNdn»  ttrMres  du  pourtour 
iili¥<iil»isBinèB,  nloffmst  psonaoendoMsi  camplet'tif  o  leetoqufllea 
fitsailea  et  les  coquilles  vivantes.  D'une  part ,  quelques-^nes  des  espèces 
qn'on  trouve  à  l'état  fossile  dans  ces  terrains  ne  vivent  pins  dans  la  Bffédi- 
terranée,  et  il  £aut  pour  les  retrouver  s'avancer  presque  dans  les  mers  , 
tropicales  do  TAfirique  eede  Mude;  quelque»<BWS  —Inwsonf  complétWBcnt 
éteintes.  D'antre  part,  plusieurs  des  espèces  vivantes  de  la  Méditerranée 
ne  sont  pas  représentées  dans  les  terrains  dont  nous^  parlons  :  il  parait 
donc  que  depuis  leur  formation  il  j  a  eu  abaissement  dans  la  tempéra^ 
inedolaIfédItsnMiée. 


(  5o8  ) 

Ta  seconde  période  tertiaire  se  compose  d'un  grand  nombre  de  petits 
bassins  répandiissurloul  vers  le  centre  de  l'Europe.laSuperga,  près  de  Turin, 
le  bassin  de  la  Gironde,  les  faluns  de  la  Touraine,  le  petit  bassin  d'Angers, 
le  bassin  de  Vienne  en  Autriche,  la  Podolie,  la  Wolhynie  et  quelques  autres 
lambeaux  sur  la  frontière  méridionale  de  la  Russie  d'Europe,  lambeaux 
dont  quelques  parcelles  se  montrent  non  loin  de  Moscou.  I^es  terrains 
lacustres  de  Mayence  et  de»  bords  du  Rhin  appartiennent  aussi  proba- 
blement  à  cette  période. 

l^s  fossiles  que  présente  cette  secondefornaatiun, sont  des  espèces  propres 
aux  mers  les  plus  chaudes,  aux  mers  du  Sénégal  et  de  la  Guinée.  Ainsi, 
à  cette  époque  géologique,  les  lieux  que  nous  avons  nommés  étaient 
sous  l'influence  d'une  température  tropicale,  température  qui  cependant 
n'était  pas  absolument  uniforme ,  qui  était  plus  élevée  dans  les  parties  les 
plus  voisines  de  la  ligne;  car  si  en  Pologne  les  fossiles  de  cet  âge  ap- 
partiennent à  des  espèces  tropicales,  dans  le  bassin  de  la  Gironde  ils  se 
rapportent  k  des  espèces  équatoriales  proprement  dites.  Le  nombre  des 
espèces,  l'abondance  des  individus,  leur  volume,  tout  concourt  à  montrer 
que  ce  bassin  était  sous  l'influence  d'une  température  notablement  plus 
élevée  que  l'autre  extrémité  du  dépôt. 

Ces  dernières  considérations  serviront  de  même  à  prouver,  que  la  tem- 
pérature  correspondante  à  la  plus  ancienne  des  formations  tertiaires,  a  dû 
être  plus  élevée  que  celle  qui  correspond  à  la  formation  précédente.  En 
effet ,  nous  avons  vu  le  nombre  des  espèces  s'augmenter  progressivement 
à  mesure  qu'on  s'avance  vers  des  mers  plus  chaudes,  de  manière  à  ce  qu'on 
arrive  des  lo  espèces  vivant  sous  le  parallèle  du  cap  Nord,  aux  900  espèces 
répandues  sur  les  côtes  du  Sénégal  et  de  la  Guinée.  Or,  les  fossiles  connus 
dans  le  premier  étage  cLes  terrains  tertiaires  s'élèvent  déjà  à  plus  de  1400  , 
ce  qui  doit  faire  supposer  pour  l'époque  de  cette  formation  une  tempéra- 
ture au  moins  équatoriale.  Il  est  à  remarquer  même  que  le  nombre  donné 
pour  celui  des  espèces  des  premiers  terrains  tertiaires ,  est  probablement 
beaucoup  trop  £aible,  puisque  le  bassin  de  Paris,  comme  le  pins  exploré, 
en  a  lui  seul  fourni  plus  de  laoo  dans  une  étendue  de  40  lieues  sur  55.  Il 
n'existe  plus  certainement  dans  aucune  de  nos  mers  uu  seul  point  qui 
f  éunisse  autant  d'espèces  dans  un  espace  aussi  étroit. 


(  5o9  ) 


HUIHHI»  ^  GiOBE.  —  Sur  ff  rfàgagement  du  grisou  ou  hydrogène  Oat' 
ifoné y  dans  les  mines  de  charbon  de  terre;  pur  M.  Combes. 

Dans  un  des  précédents  Comptes  rendus  (séance  dn  a8  mfrr»),  nom 
avons  rappelé,  d'après  un  mémoire  de  M.  John  £ueUie,  \e  fait  qae  dans 
OBrtiriMS  honittiru  do  boté  d9  PA^g^sferw,  sofcltM  tu  dégagement  dn 
griMMi,  le  dégagenent      gahn  lien  que  lorsque  le  baromètre  est  ba». 
Cette  intermittence,  comme  le  remarquait  M.  Bnddle,  tient  sans  doute  àcT 
que  la  force  élastique  du  gas  contenu  dans  les  fissures  du  charbon  est  à 
peu  près  égale  à  la  pretaimi  ■tmosphériqne  moyenne,  de  toife  ^IMr  tm 
deux  fluides  élastiques  se  font  hslritueHemeDl  éqaiKbr»,  et  quPM  «Mv 
d'une  légère  diminution  dnns  )a  densit<^de  l'atmosphère,  pour  que  I»  force 
élastique  du  gaz  prenant  le  dessus ,  le  dégageraent  ait  lieu.  Mais  1»  près  - 
lion  «NN  kquellê  Fécoulenaent  ftu  gas  oommcso»  ft  avoir  fiatt,  pa» 
la  ménia  pam  tDutaa  la»  uriDcs,  at  dans  qociqueg»  une*  eelfr  fWMtoiv 
paut  surpasser  deux  atmosphères;  c'est  ce  que  prouve  l'observation  wri- 
^vantc  faite  par  M.  (]ombes,  dans  une  houillère  du  département  fie  la  Loire. 

«  La  id3u,  dit  cet  ingénieur,  je  fis  vider  l'eau  d'un  puits,  creusé- sue  la 
aouchs  de  ImmUI*  da-Liieur,  près  dt  Fimiiri;  hr  nine  était  dhuiJttiiÉi 
depuis  plusieurs  années,  parce  que  FaboiidaBce  extrême  du  gaz  iulMh* 
mable,  dans  les  galeries  souterraines,  avait  déjà  donné  lien  à  plusfenrs 
accidents  désastreux ,  et  que  l'exploitation  ne  potrroit  se  continuer  qu'»" 
Tae  «■  dtngea  iaMBiMn*^ 

»  Ge  puits  avait  75  mètres  de  profendenr  au  mein^  jnsqn'an-  fidtef  des 
galeries  exécutées  dans  la  coi»cbe;  il  était  plein  d'eau  jusqu'à  11  m^trM^att- 
dessous  du  sol  :  la  partie  libre  ne  contenait  que  de  l'air  ordinaire ,  et  pas 
une  trace  d'bydro§^  earbaaé.  Quand  featribr  vidée  jusqu'à  une  pro- 
fcndmr  de  6S  mètres  du  jour,  le  Mto  des  grierieréfint  encore  lecmwwt 
de  la  mètres  d'eau,  le  gaz  se  dega^i^ea  à  travers  la  colonne  d'eau  resNmt 
dans  le  puits,  avec  un  bruit  ressemblant  à  celui  qu'auntit'  firit  une  sovrce 
abondante,  tombant  de  I>  partie  supérieure  àtt  pnîts.  L'ftir  retnpifssaat  le 
pmts  dMoMUfat  dèa-torocoMOHnMiit  espioalf  an  pfaia  iatot  dligvii  Den> 
mil  liai»  y  étant  descendus  avec  une  lampe  ordinaire  pour  reconnatire  la 
source  que  l'on  supposait  venir  de  ka  partie  supérieure  des  parois,  Kwra*- 
qu'ils  furent  à  i4  ou  r5  mètres  de  profendeorleur  lampemit  lerCsu  augaaç 
kaureMeBMHlf  ki  oiMailia'snpériann' aenle  s'aUmM^  et Iv  fes  nv ee'AMB* 
nnmiqua  point  à  Ifrroanse  d^ir  inUfiriietire.  Cependant  f im  des  onvriervilé 
^r^grièvcnienta«nnaiaaatà4al|pwe,quoiqi^ilna  ffetresaéqne <|ui li|—i 
jC  a.  i»J6. 1"  s— «wr>.  73 


(5io) 

secondes  dans  la  flamme;  l'autre  n'eut  point  de  blessure,  pnrce  qu'il  rut 
la  présence  d'esprit  de  s'accroupir  an  fond  de  la  tonne,  dons  laquelle  la 
flamme  ne  pénétra  pas.  Lorsqu'ils  furent  remontés  au  jour,  quelques  brins 
de  pfliU«  allunée  jetéadans  le  pnila  donnèrant  lieu  à  une  tria  forte  explosion. 
Ainsi  dans  cette  mine,  le  f^inflammable  se  dégageait  sous  une  pression  de 
plus  de  deux  atmosphères,  ou  même  probablement  très  supérieure  à  cette, 
limite.  1^  puits  était  en  effet  creusé  au  point  le  plus  élevé  de  Texploita- 
tioup  et  toutea  lea  galeriea  partait  de  ee  pniti  deacendiient  nifiidMaent 
aidvant  l'inclinaiaon  de  la  oouclie,  <|ui  cat  an  moina  de  iC^à  ao  degféa* 
L'écoulement  du  gaz  hydrogène  carboné  à  travers  cette  hauteur  d'eau, 
continua  sans  interruption,  avec  la  même  intensité,  pendant  plusieurs 
noois.  J'ajouterai  qu'après  que  j'eus  bit  construire  au  fond  du  puits  un 
serrement ,  ou  pbfond  boriaontai  «  en  aoKvea  de  aapin  ^  raclawreift  dë 
1  mètraa  de'i^tiae  forMMDt  lanée,  le  gaa  filtra  k  traven  laa  fissures  de 
la  roche  schisteuse  qui  recouvre  la  couche  de  houille,  en  quantité  beau- 
coup moindre  qu'avant  la  construction  du  serrement,  mais  cependant  tre» 
notable eneore.  »  .i  ^  .•■'\n\'\  -  i-i 

M.  Buddie,  dans  sou  mémoire  sur  l'explosion  qoi  eOt  Ben  le  3  août  i83o 
dana  la  mine  de  houille  de  Jarruw ,  signale  deux  autres  causes  qui  donnent 
lieu  k  des  explosiooa  dans  les  houillères  du  nord  de  l'Angleterre ,  savoir  : 
I*  dea  fifaurea  aombteiiiai  etitendum  dana  la  roebe  eneaiaaante,  formant 
ainn  dea  oaviléa  rempBeade  gBSy,qui  en  aorteu  plna  ou  aaofaia  grande  abon* 
dance,  suivant  que  la  pression  atmosphérique  est  moins  ou  plus  élevée; 
2*  des  cavités  sans  issue  dans  la  couche  de  houille  uicnie  ou  dans  la  roche 
encaissante,  d'où  le  gaz  s'échappe  subitement  quand  les  galeries  les  attei- 
gnent. Cette  dernièra  canae  eat  la  plna  fréquente,  el  de  beaucoup  la  plu» 
dangereuse,  parce  ||U9  le  dégagement  de  gaa  eat  subit  et  extréniement 
abondant.  Les  mineurs  anglais  donnent  à  cea  canritéa  le  nota  de  àag  qf, 
Joulness,  httéralement  sac  d impureté. 

8aivantlI.Mdl»,qnaiid  kacavitdaaaM  danala  «oucfaeaaimede  botûOev 
on  les  rcnopiitM  aurigat  ans  pointa  oû  eall»-d  eat  ooopée  par  une  petite 
faille ,  par  un  resserrement  ou  par  la  rencontre  d'une  grande  faille  ou  dyke. 

«L'explosion  survenue  dans  lahouillère  de  Jarrow,  dit  M.  Buddie,  futocca- 
aiopie  par  le  gaz  qui  aortitlontà  coup  d^m■nili•iomblable▼oiafaled*nne 
6ille.£n effet,  l'airage était eiaMllant,etleeaanwlfiMtpcu  chargé  d'hydro- 
gène carboné  peu  de  temps  avant  l'accident  Après  l'explosion,  dont  le 
loyer  était  situé  dans  la  partie  orientale  des  travaux,  on  reconnut  à  l'ex- 
trémité d'une  galerie  de  3  pieda  de  large  sur  5  de  hauteur,  qu'un  bloc  de 


Oigitizr 


f  5m  ) 

houtUe  occupant  la  largeur  et  la  hauteur  entières  tle  la  galerie  avait  été 
détacbé  et  r^Krané  en  «vaut,  oomne  11  aurait  fm  l'être  par  rexpkwioii  de 
la  poudre  dans  un  trou  de  mine.  Ce  bloc  laissait  un  vide  de  9  à  11  pouces 
entre  sa  face  supérieur»}  et  le  faîte  de  la  galerie,  ainsi  qu'entre  l'une  de 
ses  faces  latérales  et  la  paroi  cunti>;uë.  Sa  dimension,  dans  le  sens  de 
rase  de  la  galerie,  était  de  4  pieds,  de  sorte  que  aim  volume  total  était 
de  t8o  pieds  cubes.  En  arriére  du  bloc  se  trouvait,  sur  une  kmgueur  de 
7  pieds  ^ ,  un  espace  rempli  de  houille  désagrégée  resscnihlaiit  à  de  la 
suie,  et  après  cela  une  petite  faille  ou  fissure  qui  rejetait  la  couche  de 
3  pieds  •  vers  le  bas.  Nul  doute  que  cette  cavité ,  qui  se  retrouva  aur 
d'autres  points  le  long  de  la  même  Isillef  quoique  avec  une  moindre 
étendue,  ue  contint  du  gaz  sous  une  furte  tension,  qui,  après  avoir  re> 
poussé  le  bloc  de  houille,  s'écoula  subitement  et  prit  feu  sur  la  pre- 
mière lumière  qu'il  rencontra,  après  hêtre  tuélé  avec  la  quantité  d'air 
atnKM|Aérique  auflfisante  pour  h  combustion.» 

M.  Combes  a  été  conduit  par  ses  proptea  observations  à  reconnaître, 
comme  l'a  fait  de  sort  côté  M.  Buddie,  que  dans  les  mines  sujettes  au 
grisou,  au  voisinage  des  points  où  la  couche  perd  de  sa  régularité,  soit  par 
un  resserrement ,  soit  par  une  fiùlle ,  la  houÛle  devient  généralement  plus 
tendre  et  laisse  dégager  du  gaz  en  quantité  beaucoup  plus  considérable 
qu'à  l'ordinaire.  Il  arrive  même  fréquemment  qn'tirie  Cf)uche  où  la  pré- 
sence du  gaz  inflammable  n'a  jamais  été  remarquée,  eu  laisse  dégager 
quand  on  arrive  près  d'une  faille.  Âu  reste,  ajoute  IL  Combes,  quoique  le 
dégagement  plus  abondant  de  gaa  cmicourant  avec  le  changement  dons  la 

dureté  de  la  houille  aux  approches  d'un  accident  soit  un  f;iit  presque  gé- 
néral, il  est  très  rare  de  trouver  dans  ce  cas  des  cavités  proprement  dites, 
terminée  comme  celle  qui  fut  observée  dans  la  houillère  de  JarrOw.LamaHk 
leur  m<qren-de  prévenir  le  danger,dan>des  cas  semblables,  comiate  k  penaar 
dans  la  houille,  dès  que  l'on  s'aperçoit  qu'elle  change  de  nature,  plusieurs 
trous  de  sonde  de  plusieurs  mètres  de  profondeur.  Le  gaz  s'écoule  ainsi  par 
ces  trous  et  est  emporté  par  le  courant  d'air.  On  peut  même  Tailumer  au 
sortir  du  trou ,  quand  la  ventilation  est  auflisamment  active. 

Ce  moyen  de  précaution,  dont  M.  Combet  aeu  occasion  de  faire  usage, 
en  exploitant  une  partie  de  la  couche  de  Latour ,  est  aussi  celui  qu'indique 
M.  fiuddle. 

M.  Combes  dte  comme  on  eaempie  remarquable  de  Fabondance  do  gss 

inflammable  dans  le  voisinage  des  accidents  qui  interrompent  la  régu- 
larité des  ooiMbM,  reapkision  qui  arriva,  le  10  avril  1844  >  ^  ^  '-^  honiUièra 

^3.. 


(Su) 

é»  BwirtMinp  (Hmf'&iA—  ),  «plew—  qui  coAfc  !■  iie.à  «agt  oiiiiw 

mineors ,  et  en  bletsa  «eiae  grièvement.  Sui««iit  le  rapport  des  ingé« 
oieurs  des  mines,  le  gaz  inflammable  ne  s'était  eiK:orc  montré  que  b'és 
nu^fBAUt  et  en  fort  petite  quantité  dans  cette  mine  j  cependant  un  faàbim 
éigi^mMit  Miit  m  itett  peu  «tant  f  ■nriHurt  dans  on  wwwy  de-iac— 
«aùsance  commenoi  «a  bu  du  'paiti  Satet-LiMis,  et  c'élnt  tout  juHeMM 

nwnmmi      Irr  iliriir  mpiinnf  da  fnumt  gaSm 

M.  Vallot,  de  Dijon,  adresse  quelques  observations  sur  une  espèce  de 
MoÉhrèdes  qui  attaque  les  brandio»  de  chêTre4BttUley  ki  dtibme  et  le» 
fend  cafl6antei« 

•  On  remarque,  dit-il,  sur  les  branches  du  lonxcera  xjrlosteon,  Lian., 
des  renflements  irréguliers  qui  les  rendent  fragiles  dans  ces  endroits.  Ce» 
reatlenaents  qui  déforment  les  tiges ,  présentent  du  côté  convexe  le  pruion- 
gemeot  de  réooroe,  et  du  càné  ooncava  une  apperenoB  de  caiie  ou  geli- 
vare  :  ila  ae  •'o|)po«ent  point  aqx  profiè»  de  la  réf/tlMion, 

m  Cette  idtération  est  due  à  une  larve  de  tentbrède. 

«  Aux  mois  d'avril  et  de  mai,  on  peut  voir  sur  les  bourgeons  da  chèvre^ 
ieuille  de»  bois,  de  fausses  galles  charnues ,  les  une»  ovotdes,  les  autres 
ghbakuses,  quelqiie£cus  rougeàtres,  d*atttrM  loïa-vartea.  Ces  gtdles  étaient 
tMsd)ondauteseni835,  elles  sont  rares  oetleannée«pràiMblenMBt&<aHaa 
de  la  ffigMor  et  de  la  longueur  de  l'faifar,  qui  ae  tarant «fipoaia  an  4é* 
feloppement  de  la  tenthrède. 

•  rouvris  un  certain  nombre  de  galles,  et  je  trouvai  constannneut  dans 
lenrtolérfenrnnelarreàaa  pattes,  analogue  à  odle  du  TenCbedb  €aBm 
JbKofvm  SatkU,  Uan.,  bien  décrite  par  SwaoMnerdani,  CoUeet  aeatttm., 
pan,  AMay.^loiD.  y,  p.  159/,,  pl.  *8,  fig.9. 

»  T^a  larve  contenue  dans  les  fausses  galles  du  rhèvre-feuille  est  hyaline, 
à  tète  couleur  châtain;  elle  laisse  apercevoir  distinctement  ses  six  pattes 
écsilleuMs;  nsais  les  pattes  membianeuses ,  extrêmement  peUtes,  parais- 
sent  sous  forme  de  tobercules.  Cette  larve  est  longue  de  8  millimètres. 
Cest  alors  que ,  comme  celle  des  galles  dos  feuilles  de  saule,  elle  perce  la 
galle  en  y  pratiquant  une  ouverture  ronde,  par  laquelle  elle  s'échappe 
pour  aller  subir  ses  métamui-plioses  en  terre.  Quelquefois ,  maiamnAMot, 
eUesnbitaestraniIbnnalions  danshgalle^etc^estàundeceBlieurenx  hasards 
que  f  ai  dft  de  connaître  d'une  nwtnUre  «ertaine  respèce  de  tenthrède  h 


{M) 

hqMdb  «Bt  éam  k^Siumm  gdiei  d» «Mrr»MllB  été  boH.  (B]l« cit 
«■lièrenieiit  aotre  :  asteonos  à  neuf  articks,  g«norax  hlanrhâtm.)  ' 

»  IjSk  femelle,  qui  paraît  à  la  fin  cIeni;u-8,  ponH  un  œuf  dans  le  bourgeon; 
cet  œuf  ne  tanle  pas  a  éclore  ;  la  piqûre  et  la  présence  de  la  larve  déter- 
nlawrt  la  lunrfhctiwi  Jn  boargeon  par  IfMtnwMUMi  de  la  «èr» ,  et  prodoi- 
MBt  on  rénltat  pareil  i  celui  observé  «ut  ane  branche  de  saule  marseau , 
■mk*  ce^raa ,  linn. ,  pnr  Paltsaot  de  Bcnuvois,  dontoll  pCttt  lira  lanolë 
dans  les  act.  Pah$.  i  ëi  i ,  p.  149 ,  pl-  IV ,  tig.  1 ,  a. 

•  Lenqat  la  tove  «il  eertie,  k  galle  acquiert  une  eamiMance  plus 
fan;  elle  finit  par  dereKir  Hfaeusa  et  ipu  fomcv  oonoe  une  aorte  de 
calas  sur  l'nrbuste.  L'ouverture  par  laquelle  la  larre  s'est  échappée  aug- 
mente de  dimension,  se  déforme,  et  6nit  par  disparaître  en  laissant  une 
cavité  sur  la  branche,  dont  la  végétation  se  continue  par  l'écorce  et  le 
iwb.tceril  a*7â^pkw4eeaiHil  ieiMullafre,1afiMnee  {alle«n«te 
la  continuité.  . 

Plusieurs  espèces  d  ichnetimons ,  ainsi  que  l'a  reconnu  M.  Vallot , 
attaquent  et  lunt  p^rir  la  larve  du  tenthrede  du  cbèvre-feuille  avant  qu'elle 
ait  quitté  la  galle  k  l'abri  de  laquelle  elle  se  dételoppe. 

Une  autre  fausse  galle  qui  se  montre  sur  le  sisymbrium  sUmUntUi 
due,  suivant  H.  Vallot ,  à  une  espèce  très  petite  de  cecidomyie.  m 

■éxaoaoïjOGW.  —  ÈtoiUs  filantes  observées  dans  la  nuit  du  \rt  au  i3iift* 
vardfre  1 83a ,  à  Oremburg.  (  Extrait  d une  lettre  du  gouverneur  gémé^ 
rat  étOrembourg,  comte  Vkix  SocBnLV  à  M.  Fionoaow,  astroaomeu 

«A  (>reml>oiirE,  dan»  la  nuit  (hi4— — —  au  —  novembre   rSTa  ,  entre  ^ 

3i  oct.       t  ' 

et  4  heures  du  matin  environ  ,  par  un  temps  calme  et  serein,  ie  th^rpio- 

mètre  marquant  —  10*  H.,  le  del  parut  paneuié  dHioe  aaultitnde  de  ia4> 

téores  (étoilea  lilantes),  qui  décrivaient  un  grand  arc  dans  la  direction 

du  N.  E.  au  S.  O.  Ils  éclataient  comme  des  fusées  en  d'inuambrables^tetites 

étoiles,  sans  faire  entendre  le  plus  léger  bruit,  et  laissaient  dans  ie  ciel, 

long* temps  après  s'être  évanouis,  une  bande  lumineuse  présemaut  .Isb 

couleurs  variées  de  rarc-en-deL  La  lumièra  de  la  Iwne»  q/A  était  akm  dana 

son  dernier  quartier,  fit  disparaître  cette  clarté.  Quelquefois  on  eiît  dit 

que  le  ciel  se  feuflait,  et  i]fis  Touverture  se  montraient  de  longues  bandes 

brillantes  de  couleur  blaircLe;  d'autres  fois,  dçs  éclairs  rapides  tsaversaient 

In  voftte  df*  deux,  éclipsant  la  lumière  des  étoiles  ni  idiaalfHirflR»Mi 

longues  bandes  lumineuses  de  couleurs  variées.  Ces  pbénoinènea  coati* 

nuâent  leur  nardie  sans  donner  lieu  au  plus  petit  bruit  perceptible.  Ha 


(  5.4  ) 

furent  d^ns  leur  plus  grand  éckt  environ  entre  cinq  et  six  heures  du  matin, 
et  durèrent  sans  interruption  jusqu'au  lever  du  soleil.  Ils  furent  aperçus 
principalement  par  les  sentinelles,  par  les  officiers  qui  faisaient  alors  la 
roude,  par  les  ecclésiastiques  et  les  employés  de  l'église  qui  allaient  à  la 
messe  du  matin  ,  et  |>ar  plusieurs  autres  personnes.  M.  Milordow,  premier 
prétpc  de  Subors  (la  cathédrale),  déclare,  dans  la  relation  qu'il  a  faite, 
que  l'intérieur  de  l'église  était  quelquefois  soudainement  écUiiré  par  la 
lumière  de  ce  brillant  phénomène.  M.  Uschitow ,  lieutenant-colonel  du 
troisième  baLiillon  de  ligue  d'Orembuurg,  confirme  encore  ces  phénomènes 
dans  sou  rapport,  qui  contient  en  outre  d'autres  motifs  de  conBance, 
d'après  les  interrogatoires  qu'il  a  faits  à  ce  sujet  dans  les  différents  postes 
où  il  y  avait  des  sentinelles.  » 

parsiQUB  »u  CLOBB.  —  JVote  sur  la  température  du  puits  que  M.  Selligue  fore 
à  l'École  militaire  ;  par  M,  Walferdis. 

,'  •  J'avais  profité,  pour  arriver  à  une  appréciation  plus  exacte,  d'une 
interruption  de  travaux,  et  c'est  après  quatre  jours,  pendant  lesquels  tout 
travail  avait  été  suspendu,  que  j'ai  plongé  successivement,  et  à  trois  re- 
prises, les  37,  28  et  29  mars  dernier ,  des  thermomètres  à  maxima  de  dif- 
férents systèmes  ,  à  1 73  mètres  de  profondeur  dans  la  masse  <le  craie. 
Après  4  et  la  heures  d'immersion,  j'ai  constaté  une  température  de 
i6*,4  centigrades. 

■  Si  l'on  suppose  la  température  moyenne  du  sol  de  +  io*,6,  et  l'ac- 
croissement de  la  chaleur  proportionnel  à  la  profondeur,  le  noinbre  que 
je  viens  de  donner  conduit  à  1  degré  pour  3o  mètres. 

»Si  la  température  moyenne  était  de  ii",o,  pour  1  degré  on  aurait  à 
3a  mètres  (i).  » 

oéoLOOiB.  —  Origine  des  schistes.  —  M.  db  Paravey  adresse  quelques 
réBexions  sur  les  différences  que  présentent  les  formations  schisteuses. 
Suivant  lui,  les  unes,  telles  que  les  ardoisières  d'Angers,  offrant  des  em- 
preintes d'êtres  organisés,  peuvent  bien  être,  comme  l'admettent  les  géo- 


(0  Les  16^,4  corre»poiidautâ  aux  1^3  mètre*  de*M,  Walfcrdia ,  comparés  aux 
aï*,a  que  M.  Arago  a  trouvés  j  ag8  mètres  dans  1«  puits  deGrenelle  ,  donneraicat  waf 
«u^CDUlion  de  température  de 

I  degré  ccotigrad*  pour       mètres  de  profoudrar. 


4' 


(  5i5) 

loques,  des  roches  de  sédiments  formées  au  sein  des  eaux;  tandis  t^ue  d'au- 
tres, comme  les  ardoisières  du  dé|>artemeDt  des  Ardennes,  où  l'on  ne 
trouve  point  de  traces  d'êtres  organisés,  et  qui  offrent  d'ailleurs  un  cli- 
vage régulier  dans  plusieurs  sens,  paraissent  être  le  •  résultat  d'une 
cristallisation  qui  s'opérait  lorsque  l'écorce  de  la  terre  était  encore,  par  sa 
grande  chaleur,  à  l'état  de  ûuidité.  » 

ANATOMU.  —  Structure  des  poumons.  —  M.  Bazih  qui  avait  adresse,  dans 
les  séances  du  1 1  mars  et  18  avril,  divers  dessins  et  préparations  ayant  pour 
objet  de  montrer  le  mode  de  terminaison  des  bronches,  rappelle  que  ses 
observations  sur  ce  point  d'anatomie  conduisant  à  des  ré-sultats  bien  diffé» 
rents  de  ceux  qui  ont  été  récemment  soumis  à  l'Académie,  (/'oirpage  396 
l'extrait  d'une  communication  de  M.  Bourgery. )  Suivant  M.  Bazin,  les 
|M)Umons  d'aucun  mammifère  n'offrent  à  l'extrémité  des  canaux  aériens 
une  disposition  telle  que  celle  qu'on  a  désignée  sous  le  nom  de  canaux 
labyrinthiques ;  dans  tous,  au  contraire,  «  les  bronches,  après  s'être  divi> 
»ées,  subdivisées  ou  ramifiées  un  plusou  moins  grand  nombre  de  fois,  finis- 
sent par  donner  des  ramuscules  très  courts  qui  se  terminent  en  cul-d(vsac. 
Ce  sont  les  extrémités  de  ces  ramifications ,  et  les  renflements  qu'elles 
présentent  quand  elles  sont  distendues ,  que  la  plupart  des  anatoroistes 
ont  pris  pour  des  cellules  ou  des  vésicules.  > 

niTSiQui.  —  Lettre  de  M.  Freshel  à  M.  Araoo,  sur  ia  portée  des  phare* 

lenticulaires, 

•  J'ai  eu  l'honneur  de  ^ire  connaître  à  la  Ck>mmission  des  phares,  dan* 
sa  dernière  séance,  à  laquelle  vous  n'avez  pu  assister,  un  fait  qui  répond 
il  cette  question  si  souvent  élevée  depuis  l'adoption  du  système  de  phares 
imaginé  par  mon  frère  : 

>  Jusqu'à  quelle  distance  peut  être  aperçue  la  lumière  émanée  des  ap- 
port ils  lenticulaires  les  plus  puissants?  •  ...... 

•  Le  phare  à  éclipses^  allumé  depuis  le  i*  de  ce  mois  sur  le  mont 
d'Agde,  a  été  vu  durant  plusieurs  nuits  consécutives  du  phare  du  mont 
Béarn,  près  de  Port> Vendres ,  à  La  distance  d'environ  91  kilomètres  ou 
a3  lieues  de  poste. 

»  M.  Tabouret,  qui  vient  d'installer  ces  deux  phares,  m'assure  que  les 
éclats  de  l'appareil  du  mont  d'Agde,  observés  du  cap  Béarn,  avaient  une 
durée  de  plusieurs  secondes,  et  il  ne  doute  pas  qu'ils  ne  puissent  être 
aperçus  dans  les  montagnes  à  quelques  lieues  plus  loin. 


(  5i6  ) 

>  fojw  cki  premier  phare  est  placé  à  i  a6  mètres  au-rtesnis  âu  nivem 
éo  la  mer.  Le  toyer  fin  secund  ckimine  k  wénae  nVveau  de  330  mèfres. 

>  Leur  éistance  excède  de  lo  à  kikjmètrm  ceH«  à  laqueHe  avait  été 
oiaervée  la  ^aude  lentille  qui  Mi-vit  ètr  signal  nocturne  ctRm  les  opé- 
ration géodésiqiies  faites  par  vous  en  i8>i  sur  hé»  oà«^s  dn  Pas -de  Calais , 
conjointement  avec  MM.  Mathieu ,  Katcr  et  Colby.  » 

M.  BaacUne  avait  «dresi^À  TAcadémie,  il  y  a  quelque  temps,  un  mé- 
moire utr  les  moyens  de  préserver  les  machines  à  vapeur  des  explosions- 
auxqtKllra  elies  sont  orposées.  Ce  roévnoire  n'ayant  pas  encore  ét^  l'objet 
d'un  rappoi-t,  raateur  demande  à  le  retirer  afin  d'y  faire  quelques  chatr- 
geniento,  d©  uouveMes  recherches  lui  ayant  appris  qne  les  moyens  qu'il 
proposait  peuvewt  étve  .ivaotageua«meiit  mcxMtés. 

M.  Miiaaine  est  artitorixé-ài  repremb^  son  mémoire. 

M.  BÂmiuL  écrit  q/w'U  est  parvenu  à  purg^er  ehtièreiiieni  de  ptWMet  lea 
différeut»^  meubles  d'oae  maison  qui  avait  lunf*- temps  servi  d'hôpital,  ew 
ptfliçant  ces  meuble*  tla^s  ub«  grange,  au  milieu  de  foin  fratcbement  ré- 
colté, et  les  laissant  ainsi  jusqu'au  retour  du  printempa.  Ce  moyeo  ayant 
coaapléteroeut  réMssi  quand  tous  ceut;  qu'on  avait  employés  pvécériennient 
avaient  été  sans  succès,  M.  fiécaud  l'a.a)>pli«pié  à  la  maison  elle-raéoM;  en 
remplissant  de  foin  nouveau  les  pièces  infectées,  il  en  a  fait  disparaître 
«Btiireiitant  las  puuisaa. 

M.  Htifïx  ^  ^  Jonquière  écrit  que  le  10  de  ce  mois  on  a  vu,  dans  la 
vaMée  d'Aspe  (Basses-Pyrénées),  le  sot  couvert  d'une  couche  de  poudre 
jatffifttre,  que f*es gens  pen  éclairés  ont  prise  pour  du  soufre,  et  qui  n'était 
en  elJet  que  ïe  poHen  des  sapins  en  fleurs  de  deux  forêts  voisines,  situées 
dans  la  direction  d'où  venait  le  vent. 

M.  yinceru  écrit  qu'il  enverra  aia  otunnnssnrt»  qu©  désignera  TAc»- 
(iémie ,  un«.  machine  dont  k  jsti  suffira  pour  rendre  sensible  l'erreur  qni, 
«Mvapt  lui,  existe danalas, opinions  des  astroBomes,  relativemetH  au  mon- 
v«ro«nl  eUif»tiqu«  de  la  iuns  antour  de  la  terce. 

M.  J.-J.  Hoehrt  propose  un  nouveau  moyen,  i^oiat  combattce  !«■  consti- 
pations opiniâtres. 

La  lé— os  eatJewiée^  Shcu»— ^  x. 


Diqi+i?r 


(5.7) 


■VUETDI  MHJMaatuQin* 

L'Académie  a  nça  dâai  eette  «émos  kt  oiiTriges  dont  voici  les  titras: 

fhmfUes  rwnâtu  MdmmtaSfiÊt  dttêàmaët  dùtJetidémit  tiet  Setences,' 
|856,  3o. 

j^nnales  de  Chimie  êt  4»  PÂ^rijw/ ^  flOI.  OivJNÉHfl  ét  AuMo; 
fériMT  1856}  in^. 
•ArmuiiAiB  f  uw  fEmpioi  ttia  PréptvrUion  de  ftouveaux  AiédicanwtUs; 

Àrttcle  biogntphjfjttc  sur  Buffonipar  M.  G.  SAiRr-HoAn»!  in*'. 

Annales  des  Sciences  nntmvUes ;  février  ]83R,  in-R*. 

WjWtWrtitdlg  ia  jRet>ue  du  Midi.  —  Les  j^mmaux  et  les  f^égétmix  dont  on 
ne  relRWMw  fin»  Us  tuuUog^  à  la  surface  de  la  term,  pmpmt  ib  Un 
considérés  comme  les  souches^  des  nœs  oùUiuUê»?  for.  M.  ^^mm,  db 
SiniRM;  Toaloase,  i8S5,  in-d*. 

Observations  sur  les  grandes  espèces  d'Ours  des  cavernes,- par  le  même/ 

IconogmpàhdurSà$m  mdmd  skM,  ièimtm  CHriu^^parU.  Gnàuwt 

4i* livraison,  in-S". 
Monographie  des  Cétoines  eHUk  tiemtt  voMwy  par  Mil.        al  Fb»- 

nistoife  noÊUMllB  'dn  jaas^  Omisse,  par  WÊL  Wmt^  ««  'lÉmB«u>T^ 

7*  livraison. 

f^ues  ilLustratives  de  ^têclques  P/iéiiomèms  géologiques,  prises  sur  le 
yésme  et  FEina,  pmukmt  ies  années  i853  et         par  M-  H.  I^u; 

Histoire  naturelle  et  miâbale  At  XkAm  étlsitmietffrM,  Imn; 
Fbi-îs,  ifiSf;,  in-8*.  .  . 

Manuel  d  Agriculture  ;  par  M.  LsiMoii.;  Mancy ,  in-8". 
•  OoNê  oÊinihUegiquB  skt  Caaàl  lâsà  l^  Mâm»  ,  aoec  4mSes  ie,  démuhm 

prnjynsiics.  •  ,., 

Pre^l  géméreddu  Canal  des  Pyrénées;  par  M.  GiUSMT. 
Dénumsttation  du  Principe  des  vitesses  virtuelles,  considéré  comme  la 

fMe^MUfamniMfi  A  hê^màcmiqmf  parlât  Je  liealeoant'géo^ral  fiAcinn; 

Stinl-Pélenboai^,  i85a,  îii-4».  .       ,  .  »  .  1  .  :  -       .  .\' 


é 


(5.8) 

'Académie  des  Sciences,  Belles-LeUru  «t  Arts  d«  Besançon* — Séemce 
pubù^ue  du  aô  janvier  i836;  io-^*. 
Çelée,  Gelme  et  Gélatine;  par  1t,  GAiniAi.j  a**  partie. 
ProceetUttg*^ Ae  exciee  eoÊmiiittee,with ùoeâmmù  rdating  tkentof 

in-8*. 

ObseivaHona  of  the  Tidesi  brodiure  ia-6*>,  Londres,  i833. 

OftMTMtiofiff  of  tke  Tidut  Taken  al  hi*  Mt^estj's  Dock-xard»  «I 
Sheemete,  Poruntouth  ,  Pfymouth  and  Pembnhef  Londras  »  1 855,  in^. 
Trealise  on  the  Calculas  o/functions;  by  M.  de  Moucaii;  Londres. 

A  Catalogue  of  7S85  stars  chî^jr  in  tke  southem  hémisphère  prepared 
from  observations  mode  in  ihe  jrean  i8a3  k  i8a6,  at'Ae  obswvatarjr  ai 
PanamUta,  iMwmwrtfc  ffidèt ,  fbtattU l^y  VL  JhaeumièjrVL  W.  Ri- 
r.BARDsoK;  LondoD,  i855,  in-4*> 

Phihsophical  Trtuu€ictions  of  the  mjral  Soeieijr  ef  Lendon  ,foF  tiejear 
1 835; part,  a  ",  in-4». 

Pneeedings  of  ihe  royal  Soeietj  ;     si^^S ,  im^T* 

Part.  5.  Or  Supplément  tothe  Greertwich  (AtenmtkmftrAeyeani^i^ 
direction  of  John  Pokd  ;  Londres,  i855 ,  m-8*. 

Astnaiomical  Observationes  mode  at  the  RojralobservcUorx  at  Greemvickt 
in  Ae  moeàheof  april,  may  andjune  ,}vlj y  august,  and  september  i^5; 
fy     «M»;  3  vol.  in-fitUo. 

Proceedingx  nf  the  mjal  Society  of  Edimburgh;  i  856,  n°  8. 

Observaciofies  kechas  en  el  Observatorio  retd  de  San  Fernando ,  en  el 
ammde  i855j  publicadas  por  Doa  Joaa  Sià^can  Cuiquero,  San  Fer- 
MadQy  i6S5. 

Uste  des  Meaém  ée  ht  Société  Royak  de  Londres;.  iD-4<'. 

Berichl  idrer  die  uir  Sekannimachimg  geeigneten  F'erhamllungen  der 
Kônigl  Preuss .  Académie  der  fVissenschqften  m  Berlin  imMwuuApril  1 856, 
(1 1  o^hH,  38  april). 

Herbarium  Pedemontanum  j  curante  Aloyso  Gsuif  voL  4*«  û^^r  ^ 
une  livraison  de  planches  in-4*:  Tarin,  i855i 

Piantœ  rariores  in  r^iombus  ChilensAmt,  a  cUuissiiao  M.  D.  Bertsao 
nuper  deUclm  eiab  h,  Gotu  in  Am»         fiMcfada»  4,  Taria,  in-4*. 

AimaU  dèUe  iVriwit  del-mgn»  LmiBaed^^mÊÊBtf  ep§HL  pertedha/ 
mars  et  avril  i836,  Padooe,  iu-4*> 

Bulletin  général  de  Thérapeutique  méditcie  et  ciùwfpealej  par 
M.  MiQOKL  ;  tome  10, 9*  livraison,  ii»-8*.  . 

finurf heUemadÊliM  din  Tuf  i<i  dm  Jif iwni  mMmIw ;  if  ai,  ii-fl^. 


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(  5'9  ) 

SuUeiin  clinique  sous  la  dUtetkm  de  M.  Fossom^  ;  n*  13»  in-S*. 

Revue  métUco-chirurgicale  angUùte  et  des  Sciences  aeeessointfpar 

M.  BiTRKAUo  Riofrey  ;  n°  i  ,  in-8*. 
Gazelle  nukiicale  de  Farts,  11°  21. 
Gatette  des  H&pèuusXi  m"*  59—61. 

Journal  de  Santé,  n"  i45. 

Echo  du  Mortde  savant  ;  n"  20  et  21. 

L'Éducateur,  Journal  de  l'Institut  de  la  Morale  universelle j  n'  i, 
joiTier  et  février  i896,  m-4'''' 

Jnnalesde  tlntUM  dt  U  ifunk  wdimfdUifif  lijumer  et  ikmiie 
i856»  iii-4". 


! 
I 


COMPTE  RENDU 

DES  SÉANCES 

DE  L'ACADÉMIE  DES  SCIENCES. 


SÉANCE  DU  LUNDI  30  MAI  1836. 
PRfiHDIBGB  OB  M.  Gv.  DUPIN. 


MÉifOm£8  ET  COMMCNlCi^TIONS 
mS  VBMttES  ET  DES  GO&RESPONDAliTS  DE  L'ACADÉMIE. 

FBiLOsopan  EootoMQai.  ^  11.  Ceafflrqy  Saùit'BSain  lit  vue  noté  nir 

cette  question  : 

•Si  les  êtres  de  la  action  antédiluvienne  sont  ou  non  la  souche  des 
form^  animales  ^v^^^,  pr^mimmtr^tmAm  à.la  utrface  de  la 

terre. 

Voici  l'analyse  qui  nous  est  remise  par  l'auteur: 

«  Ce  sujet  vient  d'être  traité  ave^  étendue  dans  la  Revue  du  Midi,  im- 
primte  à  TonlouM.  L*«tttMir,'lVni  dat  illustres  professeurs  de  Mon^el- 
lier,  M.  llai«d  de  ^«rre»,  le  prononce  pour  k  néguite.  n  en  donne 
pour  niotiPs  ce  principal  ar^ment  qu'il  ne  fait  ^oe  développer  h  p^mfe 
de  nos  deux  grands  hommes,  Cuvier  et  Buffon. 

•  Quant  à  Buflbn,  c'est  contestable.  Il  y  a  erreur  non  dans  les  termes  de 
la  citation,  mais  en  égud  aux  mes  définitim  de  cè  grand  nalnralîate. 

s  Gooune  cela  ittt  pour  Goitfae,  BoICm  n'est  devenu  natmaliete  ^'a- 
près  ses  quarante  ans  révoh»,  en  awle  que  eeaptemiandcrîu  ne  doivent 

C.  A.  iSM,  x"  tmmun.  jS 


(  5*») 

compter  qu'au  titre  d'uoe  paraphrase  des  idées  de  son  temps.  C'est  plus 
tard  qu'il  a  donné  les  fruits  de  sa  propre  raison  et  de  ses  études  synthéti- 
ques. lA  Molenient  aont  les  vriiAl  ptâtéc*  de  Boflbn  sor  la  nature  qu^  a 

étudiée  et  comprise  en  s'aidant  de  sa  théorie  savante  des  ùàXs  nécessaires,  v 
»  Or,  à  ce  moment,  Buffon  s'explique  tout  différemment  queCuviersur 
le  fait«  s'il  y  a  eu,  oui  ou  noa,  interuiptioa  dan»  la  suocessioa  desiorma- 
ti«iw«rganiqaea. 

»  Cela  posé,  l'échafaudage  de  M.  Bfarcel  de  Serres  se  trouve  renversé. 

»  Ponr  que  d'aussi  fâcheuses  méprises  au  sujet  de  Buffon,  dont  il  fallait 
plutôt  expliquer  que  raconter  les  faits  de  la  vie  scieutiiique ,  cessent  d'a- 
voir lieu,  on  vient  de  donner  quelques  aperçus  toul^'-fiiit  nenfii  oon* 
cernant  celte  gloire  munense  de  notre  France»  du»  fBm^jrelapédle  ré-  , 
digée  si  habilement  par  MM.  Leroux  et  Reynaud,  au  mot  Buffon-  Après 
Cuvier,  qui  a  donné  dans  la  Biographie  Universeiit  une  notice  complète 
et  vraiment  inimitable  sur  Buffon,  il  n'y  avait  que  quelques  glanures  k 
|NPoduire.  » 

cumB  uiBOSTiuKLLS.  —  £xtraction  de  ta  matière  grasse  contenue 
dimê  iet  eaux  savonneuses  qui  ont  servi  au  lavage.  —  M.  Dumas  donne 
quelques  détaik  sur  une  nouvelle  indiaurie  q«d  ooaabN»  k  décomposer 

les  eaux  savonneuses  provenant  du  dégraissage  des  laines.  Une  partie  de 
la  matière  grasse  obtenue  par  cette  opération  est  rendueàl'artdu  savonnier; 
une  autre  partie  est  convertie  en  gaz  et  employée  pour  l'éclairage.  Le  pre- 
mier élafaliasement  a  été  fonnéà  Reims  mï  1827,  par  VL  Sotvum-JUuîron, 
qui  vient  d'en  former  UB  seoondà  Sedan.  Ces  eaux  savonneuses  qui  repré- 
sentent aujourd'hui  une  valeur  as.se/.  considérable  (environ  60,000  fr.  par 
an)  étaient  autrefois  sans  usage;  répandues  sur  la  voie  publique,  elles  ne 
tardaient  pas  à  se  corrompre  et  à  répandre  une  odeur  infecte.  La  nouvelle 
industrie,  considérée  sous  ce  point  de  vue,  semble  donc,  dit  IL  Dumas, 
pouvoir  être  assimilée  aux  inventions  ^ui  ont  pour  objet  de  rendre  un  art 
ou  un  métier  moins  insalubre  et  par  conséquent  être  admise  au  con- 
«aurs  pour  le  prix  Ibndé  par  M.  de  Montyon. 

M.  SouMaathMtintn  sera  invité.^  adresser  le  plus  prompteroent  possible 
les  documents  reUtifs  à  la  nouvelle  industrie  dont  il  ait  fimiteur  pour 
qu'eUe  puisse  être  sdmise  au  OQUCQUfsda  oetlf  année. 


k«^«M.  /^HtemrdépeaoaurlelnimderAMdétaieaeBménwiie 
m  ma  nmnUi  démutimalm     tare  do  mMdÈBn  concentre 


d  by  Google 


(  5»3  ) 

/ovf  et  Formenfera ,  dont  il  avait  lu  une  notice  dans  la  séance  du  a  mai 
derniAr.  Il  observe  que  ce  mémoire  renferme  non-seulement  tous  les 
docoBCBlt  «odientiqM*  sur  letqmb  Mt  cÉkob  sont  appuyétt  mA  en 
ontre  une  application  do  k  méthode  de  Delambre  qui  met  aussi  en  évidence 
roireur  signalée ,  mais  en  faisant  une  légère  modification  à  la  formule  de 
cet  OM ronome  pour  la  rendre  propre  aux  grands  triangles  d'iispagoe.  ■ 

cnnni.  —  Rapport  sur  un  tnu'ail  de  M.  0>t;KRBe ,  ajrtmt  pour  titre  : 
Premier  mémoire  sur  la  chimie  du  sulfure  de  carbone. 

(MM.  Dumas,  Robiquet,  Chevreul  rapporteur.) 

«  Pour  donner  à  la  fuis  à  l'Académie  une  connaissance  exacte  du  tra-> 
vnil  d«  H.  Comaie  et  de  l'intérêt  qui  m  rattache  au  sujet  qu'il  s'ett  on- 
gtgi  do  aoinnoitroà  nn  giond  noMlw*  do  MclioidMO  dont  le  laèMifoqao 

l'Académie  nous  a  chairs  d'examiner,  ne  renferme  qu'une  partie;  nous 
allons  rapporter  à  trois  époques  les  travaux  principaux  auxquels  le  sulfure 
de  carbone  a  donné  lieu,  depuis  la  découverte  qu'en  fit  M.  Lampadius, 
danoroanée  17916. 

»  La  première  époque  comprend  les  travaux  de  M.  Lampadius,  de 
MM.  Clément  et  Desormes,  do  Bertholiet  fila,  do  Uoial,  do  Vau^wlin et 
de  fierzelius  etMarcet; 

»£a«ee(MMfe,  letniTaildeM.  ZeisOfUndcaélèveales  plno  distingués  do 
H.  Œrstedt; 

m£tia  trainème tiM  raeisMchea  de  M»  Couerbe. 

vuKiini  ifOQns. 

»  M.  Lampadius  considéra  le  sulfure  de  carbone  comme  un  composé  de 
soufre  et  d'hydrogène.  Il  favott  obtonu  do  la  AstiHilioia  d'un  màitùgi  do 
charbon  et  de  pyrite. 

»  MM.  Oénent  et  Desormes,  l'ayant  p  réparé  en  faisant  passer  de  la  vapeur 
de  oonfro  onr  dn  charibon  range  do  An,  le  Mgavdèrant  eonnno  vn  snIfuM 
de  carbone.  Il  eût  été  bien  difiBcile  de  ne  pas  adopter  cette  opinion,  si  l'on 
eût  admis  l'absence  de  rhydrogène  dans  le  charbon  incandescent;  mais 
l'opinion  contraire  ayant  eu  de  nombreux  partisans,  on  ne  doit  pas  s'é- 
tonnor  anjoutcriuii  si  Berihoilot  fib  nfonça  que  le  srifare  do  esibono 
Mt  un  carbure  d'hydrogène.  Au  reste  rien  ne  démontre  ndom  oomMon 

75.. 


) 

les  connaissances  que  l'on  avait  alors  sur  ce  sujet  étaient  vagues,  que  le 
méoioira  dant  hqod  Cloul  oonelnt,  d*apvè»  dm  «spérienew  eadiocaétri- 
qiiM,  pottéiteBrtUwnt-au  travail  de  Berthollet  fils,  que  le  sulfure  de  car- 
bone est  un  compoté  qmtenMire  d'aiota,  de  carbone,  d'hydrogène  et  du 

radical  du  soufre. 

•  Yauquelin,  chargé  par  l'Académie,  conjointement  arec  Berthollet  et 
'lUnard,  d'examiner  ai  cette  manière  d'envisager  le  anlfnre  de  carbone 
était  fondée,  reconnut  avec  son  ezoelleot  bon  aens,  que  ce  n'était  pas  au 
moyen  d'expériences  eiuliométriques  qu'on  pouvait  déterminer  incontes- 
tablement la  composition  d'un  corps  qui  aurait  été  aussi  complexe  que 
cela  réaoliait  de  r«»ljM  de  Quel.  En  eooaéqaenee*  il  imagina  de  faire 
passer  irèB  iaUtmmU  la  Tapeur  du  sulfure  de  carbone  sur  du  cuivre  employé 
en  quantité  suffisantp  et  rougi  dans  un  tube  de  porcelaine.  Le  rcsultnt  fvit 
I"  qu'il  ne  se  dégageait  pas  d'bjdrogène  j  a*  que  la  matière  contenue  dans 
le  tube  avait  augmenté  d^ane  faanliié  ^le  A  edie  da'autture  de  carbone 
décompeaé;  3*  que  cettemime matière  traitée  par  l'acideiiilrifne  donnait 
un  poids  de  soufre  et  un  poids  de  carbone,  dont  la  somme  était  égale  au 
poids  du  sulfure  du  carbone  décomposé.  Le  soufre  était  à  très  peu  près  au 
carbone  dans  la  proportion  de  85  À  i5. 

»  Cette  analyae  Int  confirmée  pleinement  par  oalle  de  MM.  BeneKos  et 
MÉyreet.  M.  Bendius  observa  en  outre  qu.e  le  anifure  de  cail)one  se  com» 
bine  aux  baafla  salifiablea  et  forme  composés  qa'il  appela  coréo- 
sutures. 

DBOnàSIB  iPOQOB. 

n  M.  Zeisc,  en  examinant  la  réaction  du  sulfure  de  carbone  et  de  la 
potasse  dissoute  dans  l'alcool,  obtint  un  sel  cristallisé  qui  lui  parut  formé 
de  potasse  et  dtm  Iqrdncide  équivalent de  l'hydrogène  et  un  anlfiure  de 
carbone  qu'il  regardait  comme  très  probablement  différent  parUpn^ 
portion  de  ses  éléments  du  sulfure  de  carbone  de  Lampadius. 

»  Il  y  avait  donc,  suivant  Bi.  Zeise ,  un  sulfure  de  carbone  qui  jouait  le 
râle  dé  comborant  oompleu  et  qui  TCHrit  se  placer  auprès  du  cyanogène. 
En  conséquence  de  cette  analogie,  M.  Zeise  appela  oaaulfure  MnlAc^ène 
(à  cause  de  la  couleur  jaune  de  plusieurs  de  ses  combinaisons  avec  les 
métaux);  il  nomma  acide  hjrdroxanûiique  son  hydracide,  et  xanÛUire  sa 
combinaison  avec  les  combustibles  métalliques. 

»  M.  Zeîae  «enaidétn  le  liquide  buHewc  provsaaiit  de  la  réaction  de 
racide  solforique,  faydrochkarique  on  acétique  enr  son  aal  cristallisé  conune 


• 


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(  525  ) 

Vadde  hyjroxanthique  et  les  précipités  provenant  du  mélange  île  sels  mé- 
talliques et  de  la  solution  de  l'hjrdroxaotbate  de  potasse,  comme  des  xan- 
Aims.  DuM  cette  rétoliofi,  l'hydrogène  de  Tadde  formail  donc  de  Teau 
avec  l'ongène  de  l'oxide  nétaOkiae,  tendie  qae  le  mtel  réduit  s'nniMait 
au  zantliofène. 

TROSItME  ÉPOQUK. 

»  M.  Couerbe  examinant  le  sulfure  de  carbone  dans  un  temps  où  l'on 
a'ett  beaucoup  oooupé  de  la  otnnporition  de»  itbne ,  le  ooaaidera,  mm  plue 
comme  un  composé  anaioffue  au  cyanogène,  mais  comme  tm  sulfiicide 
représenté  pnr  deux  atomes  de  soufre  et  un  atome  de  carbone  et  cor- 
respondant ainsi  à  l'acide  carbonique;  il  le  nomme  acide  su^ocarbique. 

»  Le  ael  de  Zeiae  n'est  pas  représenté  suivant  M.  Couerbe  par  du  sul» 
iuredecariMMMetdelliydxogèneaaisàUpolaiae,  maiipardeî»  atoniea 
de  «ttllure  de  catèone  et  un  atome  d'édier  nnia  i  on  atome  de  potaMe  : 

[aCSc)  -h  («CH-f-  HH)]  +  (po). 

•  Lorsqu'on  décompose  ce  sel  par  un  acide  étendu  d'eau,  ce  n'est  p;is 
un  hydracide  que  l'on  obtient,  mais,  suivant  M.  Couerbe,  un  acide  repré- 
senté par  deux  atomes  de  sulfure  de  carbone  et  un  alomè  d'akool  : 

[a*Sc)  4-  (^'H  +  aHH)],  et  qui  «il  ainsi  analogue  à  Pacide  aulfisvi. 
nique,  qui  est  représenté  par  deasatosnw  d'adde  anlfiirique  et  on  atome 
d'alcool  :  [a  (à)  -I-  {Km  4.  aBta)]. 

»  M.  Couerbe  pense  donc  que  quand  on  présente  le  sulfure  île  carbone 
à  de  la  potasse  et  k  de  l'aicool,  un  atome  de  potasse  s'unit  à  a  atomes 
d'acide  sulfocarinque  et  i  atome  d*édker,  et  que  les  atoasea  élémentaires 
de  ces  deux  composés  constituent  l'acide  qnH  nomme  sulfocarbithérique 
monohYdraté.  Il  pense  en  second  lieu  que  cet  acide,  lorsqu'il  est  séparé 
de  la  potasse ,  absorbe  un  atome  d'eau  et  devient  acidt  Uhjdrati, 

»  Enfin ,  d'après  raamen  qn^l  a  fidt  du  xanthure  de  eolTre  et  surtout  de 
celui  de  plomb,  il  conclut  que  taddB  MffitearbMéripie  hydraté  en 
s'unissant  à  l'oxide  de  plomb  perd  un  atome  OU  deox  atomes  d'eau  sui- 
vant qu'il  est  mono  ou  bihydraté. 

•  Oiâ  vmt  donc  :  ^ 

•  1*.  Que  radde  anifeearibédiériy  ibre  contient  a  atomes  d'eau;  il  est 
équivalent  à  a  atomes  d'acide  sulfocarbique  et  1  atome  d'alcool. 

9  3".  Qu'en  se  combinant  avec  i  atome  de  potasse,  il  perd  i  atome  d'eau; 
qu'en  conséquence  il  est  équivalent  à  a  atomes  d'acide  sulfixarbique  et 
1  atMM  d*éliier. 


(  5a6  ) 

B  3*.  Qu'en  w  combinant  avec  i  atome  d'oxide  de  plomb,  il  perd  toute  son 
eau  et  est  alors  équivalent  à  a  atomes  d'acide  sulfocarbique  et  un  carbure 
d'bydrogène  représenté  par  4  atomes  de  carbone  et  8  d'hydrogène. 

»  L'auteur  présume  que  l'acide  saifoviniqae  et  les  autres  acides  vi- 
'    niques  se  comportent  comme  l'acide  sulfocarbovinique  avec  l'oxide  de 
plomb,  etc. 

>  Le  résumé  que  nous  vuions  de  faire  des  travaux  dont  le  sulfiire  de  car- 
bone a  été  l'objet,  montre  que  dans  une  première  époque  les  chimistes 
se  sont  surtout  appliqués  à  connaître  la  nature  et  la  proportion  des  élé- 
ments qui  le  constituent  et  les  propriétés  physiques  et  chimiques  qm  le 
éaractérisent. 

»  Que  dans  les  deux  époques  suivantes  on  a  cherché  à  pénétrer  plus  avant 
dans  sa  constitution  atomique  et  dans  les  caractères  qu'il  porte  dans 
ses  combinaisons  ;  que  sous  ce  rapport,  M.  Zeise  en  a  fait  un  comburant 
analogue  au  cyanogène  et  M.  Couerbe  un  sulfacide  qui  se  comporte  à 
l'égard  de  l'alcool  et  de  l'éther  ou  plutôt  du  carbure  d'hydrogène  (hydro- 
gène bicarboné  ou  étheVène  de  M.  Couerbe),  comme  le  font  les  acides 
sulfurique ,  tartrique,  oxalique,  etc.  etc. 

9  Après  avoir  exposé  les  diverses  manières  dont  on  a  envisagé  la  nature  du 
sulfure  de  carbone  et  avoir  insisté  plus  particulièrement  sur  les  proposi- 
tions que  M.  Couerbe  a  avancées  k  ce  sujet,  nous  devons,  pour  remplir 
la  tâche  dont  l'Académie  nous  a  chargés,  examiner  le  degré  de  certitude 
des  données  qui  ont  servi  de  base  aux  raisonnements  de  ce  chimiste. 

»  M.  Couerbe  a  pensé  avec  raison  qu'il  devait  commencer  ses  recherches 
par  répéter  l'analyse  du  sulfure  de  carbone ,  puisque  cette  substance  en  • 
trait  comme  principe  immédiat  dans  la  composition  du  corps  qu'il  vou- 
lait analyser.  Il  est  arrivé  au  même  résultat  que  MM.  VauqueÛn,  Berzelius 
et  Marcct. 

»  Il  a  fiiit  ensuite  l'analyse  de  Thydroxantbate  de  potasse  de  Zeise  de  la 
manière  suivante.  Il  a  dosé: 

»  I*.  Lapotasse,  en  décomposant  une  portion  du  sel  par  l'acide  suiftiriqne; 

»  a".  Le  carbone  et  Phydrogène,  en  en  brûlant  une  autre  portion  dans 
l'appareil  de  Liebig  et  recueillant  l'eau  au  moyen  du  chlorure  de  calcium 
et  l'acide  carbonique  au  moyen  de  la  potasse; 

»  3".  ie  soufre,  en  brûlant  une  troisième  portion  du  sel  par  l'eau  régale  et 
précipitant  l'acide  sulfurique  produit  par  le  chlorure  de  barium. 

»  Chaque  détermination  est  la  moyenne  de  quatre  expériences. 

B  M.  Couerbe  a  déterminé  la  composition  du  xanthure  de  plomb  de 


niqitized  bv'  C^oogle 


(  527  ) 

Zdat,  i"  en  le  hrùlant  par  Toxiik  d«  ciuvre  et  dosant  senlecMot  fcm  «t 
têdâ»  autaûque  produits;  a*  «o  praint  en ooMidénUon  Huiàyt»  M- 
mentaire  do  tel  de  potMse ,  et  l'obsemlion  qu'il  avait  fidte  qnH  n'y  a  pas 
4e  séparation  sensible  ni  de  soufre  ni  de  ctrboM  daw  k  féartiop  àa  sd 

de  potasse  sur  l'acétate  neutre  de  plomb. 

»  Ëtifiu,  il  a  analysé  non  l'acide  bydrozantlùque  de  Zeise,  mais  les  deux 
liquidas  en  laaqnds  oe  produit  se  i^ot  spontanément  en  présentant  un 
pbénoniène  extrêmement  remarquable  qui  est  signalé  pour  la  première 
fois  aux  chimistes  dans  le  mémoire  que  nous  examinons.  Ces  deux  li- 
quides sont,  suivant  l'auteur,  du  suliure  de  carbone  et  de  l'alcool.       ^  ^ 

»  Noua  n'avons  pu  répéter  les  analTaes  élémentaires  de  M.  Oatnrtie, 
mais  nous  avons  tout  lieu  de  croire  à  leur  exac^tudo  ;  cependant  nous 
aurions  désiré  que,  dans  l'analyse  du  xanthure  de  plomb  ,  il  eût  déter- 
miné la  proportion  du  soufre  et  de  l'oxide  par  l'expérience,  et  non 
d'après,  des  oonsidérationa  tbéoriqpies  et  la  vjppoeitîon  que  Tanalyse  qu'il 
avait  laite,  auparavant  ^  sd  de  Zeiaa  était  exacte.  Dans  un  sujet  aussi 
compliqué,  où  quelques  personnes  pourraient  croire  qu'on  s'est  laissé 
aller  à  la  séduction  de  l'analyse,  il  n'eût  point  été  superflu  de  contrôler 
une  première  analyse  par  une  deuxième,  et  celle-ci  par  une  troisième i 
cette  deoziène  et  cetl»  txoMiteeanal|ao  ae  gapportaatàdani;  anbrtancaa 
distinctes  de  la  première,  mais  ayant  avec  elle  des  relation»  d'élérowits. 
C'est  toujours  sous  ce  point  de  vue  que  nous  aurions  désiré  encore 
qu'au  lieu  de  présenter  l'analyse  des  deux  liquides  en  lesquels  l'acide 
hydroxanthique  sc  sépare  spontanément,  0  les  eût  d'abord  isolés  Fun  de 
l'autre  aussi  parfintement  que  possible,  qu'il  eût  constaté  ensuite  dan$ 
chacun  d'eux  les  propriétés  physiques  et  chimiques  qui  caractérisent  le 
sulfure  de  carbone  et  l'alcool,  et  qu'ensuite  il  eût  procédé  à  leur  ana- 
lyse respective,  enfin,  qn*!!  e6t  analysé  Tacide  lui-même. 

»  Nous  faisons  ces  remarques  dans  l'espoir  qu'elles  seront  prises  en 
considération  lorsque  M.  Couerhc  ^'occupera  de  la  rédaction  des  mé- 
moires qu'il  promet,  et  qu'il  y  verra  une  preuve  de  l'intérêt  que  nous 
prenons  à  ses  progrès  dans  h  borière  des  redierdies  chimiques.'  Houà  nous 
plaisons  à  reconnaître  importance  de  son  travail,  abstraction  faite  de 
la  partie  théorique  :  non-seulement  il  a  rendu  plus  facile  la  préparation  de 
plusieurs  produits  de  Zeise,  surmonté  des  difficultés  incontestables,  mais 
on  lut  doit  encore  et  l'observation  du  phénomène  remarquable  que  pré- 
aente  VM»  hydro— nlMqne  alnmdonné  à  luï*BèBie  après  qa*ll  a  été 
isolé  de  la  potaaae,  et  la  découverte  d'un  oarbnre  d'hydrogène  erislalK- 


C  5a8  ) 

sable  en  prismes  transparents  fusibles  au-dessous  de  38^,  correspoodiU 
par  la  proportion  de  ses  éléments  au  gaz  oiéfianL  U  l'a  obtenu  m  trai* 
tant  par  l'édier  le  sandiure  de  eaivre. 

aeos  propoaolM  à  FAcadénie  Pinaartioii  du  mlrooire 
de  H  Conerbê  dana  le  ReeueU  du  Sohuu  Hnmgm,  » 

MÉMOIIISS  UIS. 

■ÉDECiNE.  -f—  Mémoire  sur  les  caractères  propres  à  fcûre  distinguer  les  dif- 
formités artificielles  de  l'épine  des  d^fomùtés  paûiologiques;  jmw  M.  Jolcs 
'  Goiaiw.  ^ 

(Cununissaues,  MM.  Magendie,  Serres,  Urescbet.) 

■  L'auteur  commence  par  établir  la  possibilité  de  simuler  des  difformités 
du  racbis  et  pense  que  jusqu'à  présent  la  science  ne  possédait  puiut  de 
moyens  précis  propres  à  faire  reconnaître  l'imposture.  C'est  cette  lacune 
4|tt'll  a*eatprapoaéderaD(^r,ettt  oonaidëren  auoeesaivement  lea  AIGirentcs 
déviations  qu'on  peut  iroprimer  artificiellement  k  la  colonne  vertébrale; 
dans  son  premier  mémoire  il  s'occupe  seulement  des  déviations  latérales. 

M.  Guérin  expose  les  modifications  qui  s'observent  dans  les  diverses 
parties^  suivant  que  la  dlfTormité  est  réelle  ou  simulée.  Lea  déviations 
feintes,  dit-il,  ae  présentent  toujours  avec  les  némes  caractères ,  lea  inémes 
apparences,  parce  qu'elles  ne  sont  que  le  résultat  fies  mouvenients  phj- 
siolog^iquos  de  la  colonne,  et  parce  qu'elles  tiennent  à  certaines  conditions 
articul<nires  permanentes,  qui  les  forcent  à  se  reproduire  avec  un  ensemble 
de  formes  toujours  identiques.  Lss  déviations  padiologiques  au  cmh 
traire,  qui  se  ressemblent  rarement  entre  elles  sous  le  rapport  des  relieft, 
revêtent  des  caractères  anatomiques  complètement  opposés  à  ceux  des 
déviations  simulées,  parce  qu'elles  sont  le  résultat  d'éléments  différents  et 
dont  la  nature  varie  ft  Tinfini  le  mode  d'association.  L'auteur,  daerchant 
à  expliquer  ces  résultats  de  l'expérience,  expose  quelques  observations 
relatives  à  raiiatuinie  de  l'épine,  et  discute  les  poïQts  physiologiqucs  ^pii  se 
rapportent  à  cette  question. 

I/es  conclusions  du  mémoire  de  M.  J.  Gttérin  sont: 

«  I*.  Que  les  déviations  latérales  de  l'épine  peuvent  être  simulées  de.la 
inanière  la  plus  fseile. 


(«•9) 

»a*.Qaeee»  iitUtkm»  oflÎMnt  uacniaiBble  de  omettrai  qui  w  repro- 
duisent toujours  et  qui  leur  appartiennent  «iduiiT«nient. 

r>  y.  Que  l«s  camclëres  4es  déviatMHWIMldéveiltMM^plélMMnt  diffé- 
rents    ceux  des  ëifformiléft  récUcs. 

■4*.  Que  l'inspeeiieB  eenle  dVw  pUm  ^pperlimat  à  mit  dtfhtmité  lec- 


iw<MMW^»-  —  Examen  de  quelques  faits  géologiques  observés  dans  la  partie 
oeddenÊale é»  faneleime jnwtneede  Bretagne;  parti.  Ami.  Pknunm.  * 

(Commissaires,  MM.  Alex,  firongniart,  Becquerel  et  ËUe  de  Beaumont.) 

«  Ce  travail,  «lit  l'auteur  dans  une  lettre  jointe  au  mémoire,  est  le  résul- 
tat de  recherches  et  d'obaenratiojM  laites  durajit  ua  séjour  de  près  de  sept 
années  dans  la  contrée  qui  renferme  les  mines  de  Poullaouen  et  dHoelgoet; 
je  l'ei  dhrfaé  en  troiàpHrticeqal  iM|MmfiMm  ttéiMrilerdetdMoppmienti 
qpédaux. 

»  L'une  de  ces  parties  fait  connaître  la  nature  géologique  de  l'espace  de 
terrain  compris  entre  le  littoral  de  Morlaiz  et  les  montagnes  Noires;  et, 
eonuM  les  conclusions  qne  Foo  peut  en  tirer  se  rmttàdie&t,  en  les  oonfir-' 
■Mttt,  k  des  idées  théoriques  émises  depuis  loiif-temps  par  M.  Êlie  de 
Beaumont,  je  les  ai  liées  dans  un  autre  chapitre  aux  conséquences  déri- 
vant de  l'«Banien  lies  moatagnes  Gloires,  das  leivains  honillers  et  tertMtres 

Otm  éiade  <le  ffaMiears  rapinree  eu  gnends  orîsntements  féoénux 
bien  déterminés  de  position,  m'a  conduit  à  recherdier  les  relations  qui 
pouvaient  exister  entre  eux  et  les  filons  productiis  ou  stériles  du  pays.  Par 
là»  fidéléainené  à  in*enqiiérir  de  toute*  les  année,  peaséea  ou  înceemite» 
^ietMilMtarie  «a  Im  asealHiiatdewMiiit^oe  Je  mineur  observe 
ekiiqne  jour.  Je  croie  eweir  prouvé  l'influence  efficace  des  réRctious 
éleitru  chimiques  et  k  peednroon  -presque  «MMlerae  de  ^usieur»  sds 
oo  composés  insolubles;  c^ert  oe  qid  fli*ft  engagé  à  diiiir  à  jpttrt  tout 
oeqiii  povnift  le  rapporter  è  oe  anjet,  et  j'en  eî  fbnné  un  troisième  cbe» 
pitre.  » 


C  IL  Ma,  t*  tmmm. 


76 


(  5ÎO  ) 


CHiKVEGiB.  —  Brise'pierre  à  écrou  brisé. 

M.  Ledain.,»\àe  de  M.  Civiale ,  écrit  que  ce  chirurgien  a  imaginé  depuis 
plusieurs  mois  un  instrument  pareil  à  celui  que  M.  I^eroy  d'EtioUe  a  pré- 
senté  à  l'Académie  dans  sa  dernière  séance.  Cet  appareil ,  dit  l'auteur  de 
la  lettre,  a  été  exécuté  au  mois  de  janvier  dernier  par  M.  Cbarrière,  et 
M.  Civiale  en  a  fait  de  nombreuses  applications.  Je  l'ai  d'ailleurs  décrit, 
ajoute  M.  Ledain,  dans  la  Gazette  des  Hôpilaux  (  n°  du  27  février  i836  ) , 
et  je  joins  à  ma  lettre  le  numéro  du  journal  ainsi  qu'une  attestation  de 
M.  Charriére  relative  à  l'époque  à  laquelle  a  été  exécuté  l'instrument  de 
jM.  Civiale. . 

(  Renvoi  aux  Commissaires  chargés  d'examiner  l'instrument  présenté  par 
M.  Leroy  d'Étiolle.  ) 

CHUiE.  —  Sur  la  détermination  des  poids  atomiques  et  en  particulier  sur 
une  loi  relative  aux  chaleurs  spécifiques  ;  par  fil.  Baddrimoht. 

(Commissaires  ,  MM.  Gay-Lussac,  Dulong,  Becquerel  et  Dumas.) 

L'auteur  annonce  avoir  trouvé  «  le  moyen  de  faire  disparaître  les  ano- 
malies apparentes  que  l'on  observe  quand  on  cherche  à  déterminer  par  des 
•  procédés  différents  les  poids  relatifs  des  atomes;  »  il  y  est,  dit-il,  parvenu 
en  établissant  la  loi  suivante  :  Les  chaleurs  spécifiques  des  corps  simples  ou 
composés  sont  proportionnelles  au  nombre  des  molécules  qu'ils  renferment. 

ACOUSTIQUE.  —  Sur  les  moyens  à  employer,  dans  la  construction  des 
salles  publiques  pour  que  la  voix  de  V orateur  arrive  distincte  et  aussi  peu 
affaiblie  que  possible  jusqu'aux  points  les  plus  reculés  de  l'enceinte;  pur 
M.  Dominique  Lfkoih. 

(Commissaires,  MM.  Dulong,  Savnrt  et  Becquerel.) 

L'auteur  croit  que,  pour  atteindre  ]ebut,on  devrait  s'attacher  à  conserver 
les  échos  Im  plus  rapprochésdel'orateur  en  environnant  la  tribune  de  parois 
polies  et  élastiques,  et  à  éteindre  les  plus  éloignés  au  moyen  de  draperies. . 


Din 


(  53i  ) 


tmrwm  an  «mm.— mêt  tapparition  proclame  dune  nom/elle  Ue 
dam  rorcA^pcf  de  ta  Crèetffar  M.  Th.  Vibut. 

«  Personne,  dit  M.  Firlet,  n'a  oublié  les  intéressants  phénomènes  volca- 
niquea  qui  si^aiérent  en  juillet  iô3i ,  la  nais&aoce  dans  les  mers  de  la  Si- 
cile,  dNtâtt  fie  ^pie  l'AeariAmie  mvoya  MMsMtmoMUMttM  fur  un  géologac^ 
M.  CmiilÉiit  PMVott*  el  qui  d«pub  a  disparu  sous  l'effort  des  flots. 

»  On  sait  aussi  que  le  grand  golfe  du  volcan  de  Santorin  a  été  plusieurs 
fois  depuis  les  temps  historiques,  le  théâtrede  pbénomènessemhlables,qui 
y  <Hit  donné  suocessivement  lieu  à  la  formation  de  plusieurs  petites  iles 
encore  exlMuMM  «t  dont  k  nafastnee  •  été  aooomfMgnée  d*érapliom  et 
de  phénomènes  semblables. 

■  Un  phénomène  qui  me  paraît  beaucoup  plus  intéressant  pour  la  géo- 
logie que  celui  de  la  formation  de  ces  iles  par  suite  d'éruptions  volcaniques 
et  l'eoeumuUitkm  ntooeaBiredet  mttièrea  ▼wuies  per  •wntèwt'  som^ 
marins,  se  passe  depuis  environ  un  demi-aiède  tu  niliett  dn  golfs  de  ce 
volcan  célèbre;  c'est  l'exhaussement  progressif  et  sans  secousses  volcanique» 
sensibles  d'uu  écueil  formé  de  roches  solides,  que  l'observation  m'a  porté 
i  regarder  comme  des  obsidiennes  trachytiques. 

a  Dans  les  premières  années  de  la  République,  à  l'époque  où  Olivier 
visitait  Satitorin  ,  les  pèchoms  de  l'île  assuraient  que  le  fond  de  la  mer 
s'était  considérablement  élevé  depuis  peu  entre  la  petite  île  Katmeni  et  le 
port  deHiin.  En  effet  la  sonde  ne  donnait  alors  que  1 5  à  so  brane»,  là  «à 
tUtrefois  elle  pouvait»  peine  atteindre  le  fond. 
'  •  Lorsqu'on  1829,  M.  le  colonel  Bory  de  Saint- Vincent  et  moi  nous 
visitimes  cette  Ile,  non-seulement  nom.  constatâmes  l'exactitude  du  tait 
signalé  par  Olivier,  maianmtt  reeomiàMMs  de  plus  par  difiifarettliiondages 
que  le  aol  en  ce  point  indiqué  n'avait  pas  cessé  de  s'élever,  et  qnll  n'était 

plus  qu'à  4  î  brasses  de  la  surface. 

»  En  i83o,  ayant  eu  occasion  de  retourner  à  Santonn  avec  M.  l'amiral 
de  Lalande,  nous  fîmes  de  nombreux  sondages  qui  eurent  pour  résultat  de 
noua  fiûnraeonnatlrekiimne  et  l'étendue  dil  banc  derocber,  qui  dans 
l'intervalle  d'à  peine  une  année,  s'était  encore  élevé  d'une  demi-bnuee;» 

76.. 


banc  «fait  alors  800  mitres  de  Tett  à  Touesl^t  5oo  du  nord  au  sud.  Le  fond 

augmentait  graduellement  au  nord  et  à  l'ouest  depuis  4  jusqu'à  39  brasses, 
taudis  qu'à  l'est  et  au  sud  cette  augmentation  allait  jusqu'à  45  brasses; 
après  oetle  limite  la  aonde  n'indiquait  ploa  toat  autour  qaHin  tr&a  grand 
fend. 

»  M.  l'amiral  de  I>alande  vient  de  m'informer  que  depuis  i83o  il  est 
retourné  deux  fois  à  Santorin ,  où  il  s'est  assuré  que  Técueil  avait  continué 
de  s'élever  et  qu*i]  ne  présentait  plus  en  septnnlkM  i835,  époque  de  sa 

d'hiti  un  récif  soas-msrin  dont  les  bricks  ne'peurent  plus  s'approcher  sans 
danger.  Si  cet  éeueit  contiovic  à  s'élever  d'une  quantité  proportionnelle,  on 
peut  calculer  qu'il  donnera  vers  id^o,  naissance  à  une  nouvelle il«i.  » 

enni. iVoD»  mr  une  nouvelle  espèce  ctamide  {rhjdr<h^enMimide\i 

par  M.  Al  u.  Lacrkint. 

«  Daw  un  Méokoire  présenté  dernièreineat  à  l'Académie,  sur  iwe  théorie 
des  coubUnisons  organiques,  j'ai  étaUi,  dit  tTMlliimi;  d'japvi».dM..W9 
peiticttliiraa,  kpraposition  suiiante,  qui  n'était  eB«Ofe«ppiqr^  su nniam 
exemple  certain  :  Lorsque  rhydrogène  entre  dans  une  ctmkimiwi^  mti» 
AwyfliiiAs4we6  U/orme  un  hjdracide  ou  une  l^jfdcubaie. 
■  »L1ijdi«n«dn  ohinamyle  seul,  jusque  abrs»  se  pistait  à  CMlnnii^^ 
#air»BMâi4*ww  Baanière  doutaie;  wr  il  en  wmhfat  indiiFéwwenil  wec 
les  acides  et,  parmi  les  base<i ,  avec  l'ammoniaque  seule. 

»  Depuis,  j'ai  essayé  de  combiner  cet  alcali,  en  diasolutiqo  dans.i'Ëau, 
avec  rbydnnt  d» faeiaoîle ,  et  j'ai  oktam  »  au  bout  d*m  fBpit.dci  çontact , 

"Hi^ll^^^  4l^db^^ttkil|^|I^B^  Ï^I^3^)IéJ^^^^^  l^B^^ï^ï^^^^l^^  ^J^^^^^  ^  ^H^^^  9i  f  ^^ï^^^^^ï^^  ^  ^J^fc^^^^  ■  l3i|}o^lQiA 

PitlMBf^  crUtallisée  en  octièdres  à  base  rectangulaire.  Lorsqu'on  traitées» 
cristsu«  par  les  acides  ou  par  les  bases»  il  se  ibrrae  de  rammoniaque  et  de 
l'hydrurede  benzoïle.  Je  crus  donc  que  ce  corp»  était  de  rhjidrel>enaioate 
d'awwwmistwftt  mais  .l'annlyse  ni'»dttDDé«ie  cowpwitiwi  ià  It^mU»  féiÊ» 
loin  de  n'attendre,  compoMtifMl.qpd*  je  crois,  est  unique  «»dl*ime,  et 
qui»  cependant,  n'eu  conersse  pta.  «Mtea.d'nM  mmhe  ptrlifwUèlttxln 
proposition  que  j'ai  établie. 

♦ 

»  Ces  cristaux  se  représentent,  par  la  fonnule  suivante,  G"H'°Az^, 
c^es»è«dîre  par  de  Hydrohenionte  dfanmioBisqMe^  motn»  dé  l'hydrogène 
et  de  Poxigène  dans  les  proportions  néeeaaaires  pour  former  de  l'eau.  Cest 
à  eette  combinaison  que  je  donne  le  nom  d'hydrobeMMOide.  CeMS  fer» 
mule  est  digne  de  remarque  sous  pltuieurs  rapports. 


i  by  Google 


(  533  ) 

»  1».  Elle  ex(>lH}ue  iacilenMat  la  préparation  dec«t(eaisid«i$|Laatrao»&»r<r 
iiMili»*  en  aHMiQOHiqDe  et  en  bjrdrujre.. 

bftani  I 

»s*  Cttt  1*  pramière  fois  que  rammoniaque  liquide  perd  tout  »on  hydro- 
gène pour  former  une  amide  ;  réaction  n'a  januu*  qu'avec  les  oza« 
cides  et  l'ammoniaque  anhydres.  '  '  ' 

•3*.  EUe  Im»^  que,  quoique  l'hydrure de  beoMile  KO fwiae  «e  4otn- 
U»m  aiiw  r  fr^fwrrkqrf*  ionwcpn  t4,.a  n*«n  jpue  pf»moiiM.k  r6te 
d'un  acide,  puisqu'il  peut,  comme  eux,  former  une  amide. 

•  4*.  C'e»t  la  pcewicre  fpia  qu'un  hydracide  et  l'aromoniaqiie  donn«nli 
4ttn»«nid«}.#t.«Mamia«ê4iea«ra  probal)I«in«Ri.|m.)a.deniiijsre>, 

.  5*.  Snfii),  Cftte.cofnincnitwwt  est  «Wïove  dig^.dU^tt^itfipn  ywr  rab^etpaq 
de l'osigène. »  «   ••".i:     .  . . 

Mwnen.    Xl^ermimàl/m  à  nmximt^-.-^  4  l'«çca«|iMp  d^  çpnrauniqa- 

tions  faites  dana  la:  pnSc^ente  séance  sur  les  instruments  construits  par 
M.  Collardeau  et  par  M.  Walferdin,  ^.Danger  écrit  que  le  «  1 5  octobre  i8.i4 
il  a  préeentié  à  la  Socté^t^  d'Encourageatient  un  thermomètre  à  maxima  ac- 
compagné d'un  ménaobee,  et  qpi'à  b.  séanoe  MiÎTanii»  il  »adrané  à  ^  mésM 
aofiété  un  mémoire  dilaUléaur  un  tbennomètre  à  tige  et  à  ampoule  niohilea. 
Ce  dernier  mémoire  renfermait  au«H  des  réflexions  sur  les  moyens  pro- 
pres amurec  FexacUtiuje  des  «ndica^ons  tiournies  par  les  tlxçrmomètrea 
en  fMi&.eldei  d4laQ*fwl'*ii>|l«ida  nonvmn  thenneeaèlKe  k  In  meviKe 

»  Lorsque  je  comment»  à  m'occupcr  de  ces  recherches,  poursuit  M.  Doit' 
ger^W  premier  résulM, de.i^e» ^  un.in«tr|j\m«i^t  e^  tqut  sembia|^l« 
à  celui  qui  a  été  préaenté  à  l'Acadéode  dlWlkli  l^réoSdwte  l^^o^i  HMλ  la 
doubla  aondnve  rendant  le»  difficultéa  presque  iuaaiuMMablea,  lorsqu'il 
s'agit  de  rendre  comparables  plusieurs  instruments  de  ce  genre,  j'imaginai  de 
remplacer  cette  double  soudure  par  une  an^poule  parffutemeut  rotljéei  <:eia 
m'a  to^io^ra  fourni  d'exceUenfel  téanltai».  .Tont^iia,  rU|y|trviin«ni  étant 
MBUtottit  de  «ati»jQ«niièi»,;a  M*  Mnoonp  de  t«mp»  povfr  Vmw,.siff 
ce  qui  m^nauggéré  ridé«  de  ranbe  mobUjB  bi-l^t^  e|(df)  jifiicir  par.Jjà/tbi- 


(  534  ) 

temps:  je  sais  qu'alors  il  faut  jauger  la  quantité  mercure  sorti,  mais 
cela  est  très  facile  et  demande  dix  foi»  moins  de  temp»  que  l'amorçage 
de  tiges  et  ampoules  aoudéM.  Aimi  donc  ce  que  je  rédtaiecoBainie  m*ap- 
partmant,  «^«ttndée  de  deux  tfaenDonètr*  s  a  maxima:  Fan  à  tige  fixe  et  à 
ampoule  mobile,  et  l'autre  tige  et  ampoule  mobiles:  ayant  depuis  bien 
long-temps  reconnu  par  expérieoce  rinipossibilité  de  rendre  comparables 
des  thermomètres  a  maxima  dont  l'ampoule  ««t  floudée»  j'ai  entièreiiient  re- 
noncé k  ce  système.  » 

rarsiQtn  w  otosa.  —  Sources  thermales  de  Bagnères  de  Itsekon.  . 

M,  N.  Boutée  adresse  quelques  détails  sur  les  travaux  entrepris  à  Luchoo 
dans  le  bat' if  obtenir  de  mouveHés  souroea  soUareiues  pour  aKflMirt«r  laa 
bains.  I/es  fouiUea fiirent  odminencées  au  mois  de  décembre,  et  au  lieu  dé 
creuser  à  ciel  ouvert,  on  poussa  des  galeries  horizontales  dirigées  perpen- 
diculairement au  flanc  de  la  montagne,  line  première  galerie  avait  à  peine 
six  mètres  de  profendeor  qu'elle  fbàniltnit  déjà  une  eau  aboudaute  et  doat 
la  tienipéniturés'élevaiVii  8i*centigrade8.'lfai8oetieeau  n'avait  pas  de  di- 
rection déterminée;  clic  jaillissait  du  toit  des  murs  et  du  sol  de  la  galerie, 

et  l'on  n'avait  encore  rencontré  que  des  terres  argileuses  et  sableuses  

«  J'engageai,  dit  l'auteur  de  la  lettre,  à  poursuivre  la  galerie  jusqu%'la 
rencontre  de  la  rodië  granitique  d*oà;  Fèau  thermale  jaillirait  sans  doute 
franche,  avec  une  direction  déterminée  et  une  température  probablement 
plus  élevée...  T.cs  travaux  furent  donc  repris  et  l'on  a  creusé  toujours  bon- 
2(ontalemeat  jusqu'à  i5  mètres  de  profondeur;  mais  l'abondance  de  la  va- 
peur d'eau  sulfureuse  dégagft  par  le  sol,  jointe  a  h  température  de  35*qoi  ^ 
règne  dans  les  travaux ,  et  aux  ébonlements  qui  deviennent  de  plda  en  pha 
fréquents,  ont  forcé  les  ouvriers  d'nbandonner  la  galerie  sans  avoir  encore 
atteint  la  roche  vive  du  terrain  primitif.  Toutefois  l'eau  est  maintenant 
beaucoup  plus  abondante;  elle  ferme  comme  un  petit  ruisseau  qui  ddpotb 
une  grande  quantité  de  matière  gélatineuse  verditre  (barégine),  mais  la 
température  est  restée  la  même,  5r,  et  c'est  encore  de  tous  lea  points 
qu'elle  s'échappe  sans  aucune  régularité.  '• 

»  Encouragé  par  un  tel  succès,  on  a  fait  percer  une  seconde  galerie  en 
ihtëdea  bains  Rfdhard.  K  iM.  mèrrea  de  profondeur,  ette  a  fourni  d«  feau 
pour  80  bains  par  jour.  Sa  température  est  de  36*. 

1)  Une  troisième  fouille  a  été  feite  en  face  îles  réservoirs  de  la  Reine;  à 
9  meti'es  de  profondeur  horizontale,  on  a  obtenu  une  eau  très  abondante 
^'marque  45*  au'tbermoinètre.    '         '  • 


L.kj(.  si-^  1  y  Google 


(«5). 

..»  Ejufin  dt.nowreUes  galeries  sont  mainiermat  ouvertes  sur  tous  le» 
points  qui  correspoiif'ent  aux  divers  réservoirs  qu'il  s'apil  Je  remplir  par 
de  nouvelles  sources  pour  affecter  les  sources  ancieiuies  à,un>établisMaieot 
npuveai^,  et  parttmt  r««u,.App»ralt«|ins  qucr  lcs  MUfm  ittaiauMR.épHNi- 
VMitMMnne  «Itération,  aucune  diminution.  Les  anciennes  sourcts  de  Itt- 
chon  pouvaient  fournir  à  4^0  baius  environ  et  300  floiicbw.on  a4-^*''***< 
les  nouvelles  découvertes  ont  déjà  triplé  ce  produit.  .  ^• 

»  La  montagne  d'où  jaillissent  les  eaux  de  Lucbon  est  granitique  à  sa  base 
et  formée  dana  ttute  «a  partie  «upéricare  de  gneias  et  de  micaacbistea 
aaaez  facilement  altérables.  Dans  toutes  les  fouilles,  on  a  eu  à  traverser  : 

>  I*.  Un  amas  bréchiforme  de  débris  éboulés  et  alluvionnaires  qui 
régne  généralement  sur  les  flancs  et  au  pied  de  toutes  les  montagnes  ; 

■  a*.  Un  dépôt  sableux  ocracé  très  dur; 

»  3*.  Enfin  une  niasse  argileuse  bleue,  tendre,  parsemée  de  taches 
vertes  et  jaunâtres,  dans  laquelle  naissent  les  eaux  et  qui  parait  être  très 
puissante.  L'eau  s'échappe  de  toutes  les  fissures  de  cette  niasse  argileuse 
qui  paralt.cn  to«  imprégnée.  > 

La  lettre  de  M.  Boubée  contient  en  outre  qvielques  détails  sur  les  va- 
riations qu'on  a  observées  àLuchon  dans  le  volume^et  le-  degré  decfaalenr 
des  eaux  thermales.  .    .      '  . 

«  CertaîBeB  aonreaa,  dit-il,  augmentent  eonaîdéraUànent  de  volume 
après  les  Umguea  et  grandea  pluiea,  et  leur  température  eiibit  alors  un 
abaissement  de  plusieurs  degrés.  En  1 835  ,  après  les  pluies  du  mois  de  juin, 
l'eau  de  la  Reine,  dont  la  température  ordinaire  est  de  5i*,  4^  descendit 
tout  à  foup  à  3S*,  devint  si  abondante  qu'elle  débordait  et  ne  pouvait 
contenir  dus  les  tayamt  dea  bains.  Parmi  les  cinq  antrm  suoroes,  trois 
aenlement  éprouvèrent  en  même  temps  des  variations  analogueay  mais 
beaucoup  moins  marquées;  les  autres  restèrent  invariables. 

•  Déjà  M.  Fontan  avait  été  conduit  par  les  résultats  de  l'analyse  des  eaux 
provenant  de  diveraes  aouroea  de  Lachon,  1  penser  que  lea  difiRhpences 
qu'elles  présentent  dans  leur  température  ou  la  proportion  relativede  leurs 
éléments  tient  uniquement  à  ce  qu'elles  se  mêlent  avant  leur  sortie  à  un»- 
quantité  plus  ou  moins  grande  d'eau  pluviale.  M.  fioubée  suppose 
que  toute  l'eau  qui  iropr^e  le  naaiif  argileux  dans  lequel  on  a  pooaaé  lea 
fouilles,  sort  par  une  isaoe  imique  de  la  rodie  primitive  que  recouvre  la 
naaae  argileuse.* 

M.  M/gror»  deLamanne,  annonce  renvoi  d'un  eaemplaire  de  la  seconde 


(  556  ) 

éditiMi  de  aoBUmrrage  sttrte  Cathétirisme  tt  sur  Us  àffecHons  de  VtUètré^ 
et  dmMiMie  qu'elie  «oit  substituée  à  la  prenijére  qu^l  âvait  présentée  poar 
le  concoure  aux  prix  de  médecine  fondés  par  M.  de  Montyon. 

M.  Mayor  annonce  qae  cette  seconde  édition  ne  diffère  de  ta  -première 
que  par  l'addiftioa  de  quelques  observations  noiiTeUes,par  des  édsrhxisse- 
ments  relatilii  aux  passages  qui  avaient  pu  paraître  obscurs,  ét  enffin  par  la 
réfutation  des  principales  objections  présentées  contre  vi  doctrine. 

(Commission  Montyon.)  , 

M.  de  Finœm  adresse  de  notrreHes  réflexions  sur  les  moirrlsmeiyts  re> 
lati£id«  b  lone  et  de  la  terre. 

M.  Fincent,  professeur  de  mathématiques  au  Collège  Royal  de  Saint- 
Louis,  écrit  pour  déclarer  qu'il  est  complètement  étranger  à  la  communi» 
cation  faite  à  l'Académie  dans  la  dernière  séance  par  une  personne  qui 
porte  le  même  nom  que  lui  (l'auteur  de  la  lettre  précédente). 

M.  Schertt  adresse  un  Supplément  manuscrit  à  la  Note  imprimée  qu'il 
avait  déjà  envoyée,  sous  ce  titre  :  Neit$vtau  systèmt  de  communication  par 
BaiU  ou  Tabiêi  de  suspension. 


M.  Ferdeil  adresse  uo  paquet  cacheté  :  l'Académie  en  accepte  le  dépôt. 
La  séance  est  levée  à  5  heures.  F. 


(  537  ) 


L'Acadrâùe  a  veça  dans  celte  aéuioe  les  ouvrages  doat  voio  les  titres-: 

Omptes  rmdÊU  hAdomadtUns  daf  séanett  de  Vjieaàimit  des  Scient/ 
i85G,  a*  ai,  în-4'- 

Journal  (te  FÊcolc  Polytechnique ,  publié  par  h  Conseli  ttlnstmction 
de  cet  étabUssementi  tome  1 5 ,  iii-4*. 

Recherches  anaiomiques  et  jthjrsiolof^ique*  sur  twgane  de  V(kSie  etsur 
tAuditkn  dans  f  homme  et  les  animaux  vartéMss  par  M.-  JbmGHBT;  a*  édi- 
tion, Paris,  i856,  in-8". 

f^oyage  dans  l'jimér^ue  méridioiuUei  par  M.  Â.  o'Okbiciik  ;  i  a*  livraison, 
iu-4«. 

Veiyage  dans  FIndef  par  H.  V.  JacQuamirr  ;  8^  Ihmison , 

Philosophie  médicale.  Examen  de  f  ouvrage  de  M*  Ldut  intitulé  :  Qufes^ 
ce  que  la  Phrénologie  ?  par  M.  Valleix  ;  in-8*. 

Quelques  Matériaux  pour  servir  à  l'histoire  des  Pilaires  et  des  Htivngles; 
parM.  Laum;  Paris»  tSSS»  iii-8*. 

Traité  de  Chirurgie ,  par  M.  J.  Cbiuos;  tnubdt  de  tsdiemand  par 
M.  J.-B.  Piol;  3"  et  5'  livraison,  in-S". 

Histoire  naturelle  et  Iconographie  des  Insectes  coléoptères,  par  MM.  Cu- 
TBuiaii  et  Gobt;  &  lirraisoii)  ûhS". 

Cours  nomuil  de  Philosophie  positive  y  premiite  partie  :  Physique  phib' 
sOplUquede  V Homme;  par  M.  le  colonel  Rauooubt;  Paris,  i834,  in-8". 

Société  de  la  Philosophie  positive  et  pratique.  Distribution  des  Prix, 
année  t8S5,  bot  le  même,'  Paris,  18S4  >  in^. 

Traité  dÉducation  positive.  Premier  Cours  philosophique  pratique  de 
la  petite  Industrie;  par  le  même,  première  partie;  Paris,  i85i ,  in-8*. 

L'Éducation  positive,  ou  l'Art  ignoré  d être  heureuse /  par  le  mémet  i85^ 

iùmueletÊducaUesspoàtitfe,  imUspeneable  à  teeit  le  monde fptw  kmtmei 
Paris,  i855,  in- 16. 

Association  pour  la  Propagation  de  la  Morale  universelle.  Ouverture  du 
■Cours  ttEdueâtion  positive  s  par  le  même  y  in-8** 

ecHni>e#> 

/Nwlo^&GiovmDimjlUime,  i85S»  iii-8*. 


(  538  ) 

Bulletin  de  la  Société  fiéoloeiaue  dP  Fr^,, .  . 
et  tome  7.  feuilles  8-  .of  i„-8«  '  ^'  '^^"'"^  ^«-^3, 

.////^«/e.      /r.  5oc/>-/e  Rojale  d Horticulture  de  Pnr..  . 
livraison,  in-8».  ""'"^^  ^«  i^inj/ lome  i3,  io5' 

•^'^"ff'"^  f'ebdomadaire  des  ProErès  dos 'sri^^^.      -j-  . 

Gazette  médicale  de  P^r^.T^,  '-«^ 

Gazette  des  Hôpitaux;  n"  47  ,  65  et  64. 

Journal  de  Santé;  n*  144. 

Écho  du  Monde  savant,  w  31. 

I^' Educateur,  JounuU;  mars  et  avril  i835. 


J 


COMPTE  RENDU 

•      •  •  •  ^  . 

DES  SfiANGES 

DE  lùACADÈSm  DES  SCIENCES. 


SÈUXŒ  OD  UINDI  6  JDIir  ISStt. 
ViCB>PBftll]lBIICB  DB  K.  MàDMtattB. 


MÉiioiBBBi  BT  eomMumcàTwm 

BB  MBinifcis  sr  ms  constsnsùixea  se  VAtusiMiE.', 

L'Académie  Toit,  arec  1«  plu*  rif  intérêt,  M.  Teuier,  dont  la  santé  aTait 
M6  ahét^B,  vanlr  lapNudn  m  nâisâ  dVDo  ta  plaoe  accoutumée. 

Nous  croyons  devoir  imprimer  ici  la  note  même  par  laquelle  notra 
nérable  confrère  annonce  à  l'Acaclémie  le  rétablissement  de  sa  santé. 

«  Graigaant^^ue  ma  feible  voix  ne  pms&e  être  entendue,  je  prie  M.  le  Pré> 
»aid«it  fl"^*!*  li  hralé  4a  lin  «  «IM  nom  le  peu  de  mots  qui  suivent  : 

•rai  été  imtonaé  delà  fatt  que rAfaifanh  a hirp  fwria  prendre è la 
»  maladie  que  j'ai  éprouvée  et  dont,  grâces  aux  soins  de  deux  d«  JK»  col- 
»  lègues,  me  voilà  guéri.  Je  m'empresse  de  venir  à  cette  séance  pour  lui 
stémoi^er  toute  ma  reconnaissance  de  son  intérêt,  au4|uel  j'ai  été  très 
•  iaanUe.  Il  j  tmaintanant  pvàa  «fis  4B  aot  que  j'ai  J«  Mmut^  lui  ap. 
»  ywnaair.  Je  m  fméimk  ivvvmm  -'riir  friMbrr  » 


C.B.I836.  t-SmmUn. 


78 


î,  > 

oniQVE.  —  Sur  une  nouvelle  relation  physique  entre  les  éléments  des  corps 
naturels  et  les  affections  propres  des  différents  rayons  simples;  d'où 
résulte  une  nouvelle  condition  à  satisfaire  dans  la  constitution  théorique 
du  principe  lumineux  ;  par  M.  Biot. 

«En  étudiant  les  déviations  que  les  plans  de  polarisation  des  rayent  lutui- 
ueux  subissent  lorsqu'ils  traversent  le  cristal  de  roche  dans  le  sens  de  son 
axe  de  double  réfraction ,  j'avais  trouvé  autrefois  que,  pour  les  rayons  de 
réfrangibilités  diverses ,  ces  déviations,  à  épaisseurs  égales  sont  sensible- 
ment réciproques  aux  carrés  des  longueurs  de  leurs  accès  ou  de  leurs  on- 
dulations dans  le  système  des  ondes  (i).  Lorsque,  plus  tard,  je  vins  à  dé- 
couvrir que  des  déviatious  analogues  étaient  opérées,  par  d'autres  corps 
solides  et  non  cristallisés,  ou  Uuides,  ou  même  gazeux,  la  roème  relation 
parut  encore  s'y  appliquer  aussi  exactement  qu'on  en  pouvait  juger  par 
les  expériences  immédiates.  Car  les  teintes  des  images  observées  dans  di- 
vers azimulhs  semblaient  identiques  à  celle  que  le  cristal  de  rocbe  produi- 
sait; tellement  que  les  influences  de  ce  genre  paraissaient  se  compenser 
exactement  par  leur  opposition  lorsqu'on  les  faisait  agir  successivement 
sur  tous  les  éléments  d'un  rayon  blanc  polarisé  en  un  seul  sens;  à  quoi 
l'on  parvenait ,  soit  en  plaçant  les  plaques  à  déviations  contraires  les  unes 
derrière  les  autres  avec  des  épaisseurs  Inverses  de  ces  déviations,  soit  en 
mêlant  des  fluides  à  rotations  contraires  dans  des  proportions  pondérables 


(i)  "  Frctnel  avait  établi  celte  relation  daiit  ua  incuu>lrfl  «p^ial.qni  e<t  malheureup- 
lemettt  perdu.  On  n'en  connaît  que  le«  seuls  nombres  qu'il  atalt  obtenus  pour  l'essence 
de  térébenthine,  et  que  j'ai  rapportés,  d'après  lui,  i  la  fia  de  mon  mémoire  sur  ce« 
nouveaux  phénomènes,  imprimé  dans  le  tome  II  de  la  collection  de  l'Académie.  Je  suis 
certain  toutefois  qtte  ce  travail  a  existé  dans  un  éut  complet  de  rédaction  ;  car  les 
nombres  de  Fresnel  que  j'ai  publiés  sont  tirés  de  deux  feuilles  écrites  de  sa  main  et  que 
je  possède  encore  ;  la  première  desquelles  porte  pour  titre  :  •  Note  extraite  du  mémoire 
sur  les  couleurs  que  la  polariMlioo  déTelop{>e  dans  les  fluides  komogènea  >  ;  après 
quoi  on  lit  :  a  Rotation  des  sept  principales  espèces  d«  rayons  dans  l'esseocc  de  lére- 
benthine,  déduite  de  la  compensation  opérée  avec  une  lame  de  sulfate  de  chaux  »  ; 
puis  viennent  les  nombres  que  j'ai  publiés.  La  seconde  feuille  était  destinée  à  me  donner 
une  idée  exacte  de  la  conception  par  laquelle  Fresnel  représentait  l'existence  de  ces 
phénomènes  dans  les  groupes  moléculaires  libres  à  l'éUt  de  fluidité  ;  et  je  l'ai  en  effet 
exposée  d'après  ce  document  dans  mon  mémoire.  Mais  comme  on  doit  naturellement 
mettre  de  l'intcrôt  i  la  voir  présentée  dans  ses  propres  Urraes  ,  j'insère  celte  seconde 
feuille  de  Fresnel  à  la  suite  de  la  présente  dissertation  ;  et  on  l'appréciera  sans  doute 
d'autant  plus  qu'elle  parait  tirée  du  mémoire  même  qai  est  perdu  aujourd'hui.  ■ 


Diqitizc 


(  "^'f'  ) 

inverses  de  leurs  pouvoirs  isolés.  FresiM'l  .'ivait  lié  cette  relation  à  ses  idées 
•ur  la  lumière  poltrisée  ;  il  était  parvenu  à  l'imiter  par  des  réflexions  inté- 
riMHC»  oçMmtmiImM  de'oértatnes  oondf lions  de  racoenton  mr  des  tôt' 
laces  diaphanes  Bon  cristalNsMl;  et  il  avait  même  ima^né  □ne  ooitoUUi* 
tien  de  groupes  moléculaires  qui  devait  la  reproduire  pour  les  corps 
fluides,  de  sorte  que  les  valeurs  des  déviations  qu'il  en  déduisait  pour  les 
dtfliSreiitonjKiM  dMplw  dnu  l'essenoe  4e  térébenthine,  par  exemple,  s*Mi> 
contskBt'  trée' ■miibteinent  avec  celles  que  Texpérienoe  m'avait  données. 
Ainsi,  jusque-là .  on  pouvait,  et  l'on  devait  ro^me,  considérer  cette  loi  de 
rotation  comme  iuliérente  à  la  nature  de  la  lumière ,  ce  qui  devait  la  rendre 
eoesBiMM  à  tboa  les  corps  doués  de  ce  genre  dNietion. 

•  J'avais  toujours  conservé  quelque  doute  sur  la  rigueur  complète  de  cette 
identité.  diversité  des  déviations  des  rayons  simples  dans  chaque  subs- 
tance douée  de  ce  genre  «}e  pouvoir,  me  semblait  offrir  la  plus  grande  ana- 
lopetrae  Itdiiwsîléde-ttararifiteikMa  qui,  bien  que  de  même  sens 
dûs  tous  les  corps  non  criatslliiis  jnaqo'à  présent  rannns,  y  suivent 'ce- 
pendant des  lois  de  dispersion  différentes.  Maïs  l'observation  la  plusatten* 
tive  des  teintes  produites  avec  la  lumière  polarisée  par  les  difiérentes 
subetanoes  incolores  douées  du  pouvoir  rotatoire,  ne  m'aTsitpas  permis 
d^  McaMMltK  des  disirimililudes  assea  «ensiMes  pour  affirmer  qo^tf  ëo 
«sistAL 

»  Enfin  les  solutions  d'acide  tartrique  vinrent  m'offrir  des  rapports  de 
notation  absolument  diflérents  de  tout  ce  que  les  autres  substances  préaen- 
trient;  nt  nnno  iiudMmse  s|ifaiililfi .  m  dfmélinl  li  préinnrn  Htirn  nii  rnm 
binée  du  «ospe  qni  k  possède,  IbeUfia  Issi  Hwptoas  ^e  j'avais  depois 
long-temps  conçus. 

»  Ayant  à  traiter  en  ce  raom^t  des  pt)énomèoes  rotatoires  dans  mon 
cours  de  physique  npthénMliqtie«a'Colléga4e  France ,  j'ai  saisi  celte  «ir- 
oonalance  pour  examiner  denomwau  cette  question  avec  les  moyens  d*ob> 
servation  plus  par£rits  que  je  possède  aujourd'hui;  et  je  suis  parvenu  à 
constater  qu'en  effet  la  loi  deiaxotation  des  différents  rayons  simples  n'est 
pas  abioluiiieiit- identique  .danB<  les  snbstanoss  diverses;  car,  à  l'idde  d^Bn 
pn«édé  iiirtaim|iii)  HMu  jeiefciadéiwrer,  on  y  >déentn«:dm  difiérenem  ap- 
préciables, même  dans  des  substances  dont  Ib  compositioA  pondérableolfire' 
l'analogie  la  plus  intime,  sinon  une  complète  identité. 

a  Ce  procédé  est  semblable  à  celui  que  l'on  emploie  pour  constater  la 
rtlfléniMni  An  fnrriM  diyçiiwiordtnâiiinrdnsfnrpsi  l?ins  m  ras,  on  nh 
serve  d'ifcHd.  hof ,  fcw»> jdftiuj|B^  pobii  nn  eeiribdn  ffjon  défini  dm. 

76.. 


(  54a  ) 

af^re\  après  quai  on  en  forme  des  prismes  d'ouvertures  diverses,  iriTersee 
de  cette  force;  de  sorte  qu'eu  les  faisautagir  succissiveuMait,  mau  eu  sens 
coutraire  sur  le  rayon  tjpe,.  le»  déviations  qu  il  épcotme  Micompowent 
'  nyjrturflrrT"»  au—,  on  tàmmmnt  à  tMTMaAcwatènHt  daai  inÉiMfii—iiÉ 
\m  ohj<>t h^»"''  pWté T^"* food  noir,  otx  voit  toot  tle  suite  que  la  cxxnpen- 
sation  ne  s'opère  pas  en  même  temps  pour  les  autres  rayons  du  spectre, 
car  l'ima^  réfractée  de  l'objet  l>ianc  parait  coloré^j  et  l'ordre  de  conlews 
qu'eUe  préMUtt  est  génértkpDflnt  tvif  di£Mml4e.aihil  ^*«ra  Mri»  wé- 
fiiMtiDa  produirait. 

s  Do  nièuie,  dans  les  pbéuomcnes  rotaloiret.,  il  n'y  a  qu'i  mesurer  la  dé- 
viation absolue  imprimée  à  uu  uieiHe  rayon  tjpe  par  deux  iicfuides  taeo- 
Lores  à  rotatiosa  ooitfnunB;  piMitraaHMtlftu»  rayoa  f^tuM-àtkm^èn 
lltolilM  à traiw»  jdtftipaissettM  âtê^ému  bqmde»,  inveraes  de  ces  fM- 
yiVtfS.  Si  la  loi  de  rotation  des  divers  rayons  simples  y  est  id<«ntiqi><»,  ums 
ks  éiémeutsdu  faisceau  transmis,  se  tnwwerottt  aimviMmtmeM  rainenéaà 
leur  direction  de  polariaaticu»  prMMtiive;  An  «Irim  mwtffOÊÊÊaÊtiÊttmm» 

MHfMMHft»  COOMM  il  bmt  tOujoUBi  Faiîmltre  dans  les  épreuves  physi- 
ques, le  rayon  trananis  devra  présenter  exactement  le»  mêmes  teintes 
qu'il  «Mûrirait  dans  l'épaisseur  excédante  de  celle  des  deux  substasces  qui 
doiiiiiMni* 

»  Tas  opéré  auiai  sur  dea  me&ea*  d*  térébeMliina  et  de  dtron  distillées 
lyii^dans  les  épaisseurs  où  je  les  observais  étaient  absolument  incolores. 
Puis,  les  ayant  obsarvées  d'abord  séparément  dam  des  tube»  de  longueur 
connue,  par  un  état  du  ciel  qui  se  trauyait  trop  pea  limhww  peur  n« 
permettre  d^empk^er  un  verre  rouge,  fai  ccnmIu  de  k  M  «i^Mroebéfrdn 
«SMtîeDS  supposée  eiMl^ique,  pour  compenser  leur  action  sur  le  rayon 
rouçe,  il  fallait  les  opposer  l'une  à  l'autre  dans  des  épaisseurs  qui  fussent 
entre  eU«s  comme  5é  d'easence  de  térébenthitie  à  3o  d'essence  de  citron  ; 
«e  <|we)ofii»aoiienlwpttf|iiilw^tJMiiitirMÉwlw»i^ea«i  ceedpal»- 
tMpn  reUtiTCS,«Nt  an  lâemMapiaiice  lei  nliaea  rapporta  de  vohime,  dan» 
uo>  tube  unique;  car  ce  genre  d'action  étant  molécnisire,  tant  qw  les 
groupes  atomiquee  n'eiereeot  pas  les  ans  sur  les  autres  de  réaction  chiroi- 
qui  aaodifie  leur  constitution.  imémèatUtt^  f^ctVtelMMMnt  poor  la 
lumière  qui!»  aoient  mttée  anBamH«<o«  aépmâi.da—  <*h>  tdbea  dMheiiii. 
Cas  dn»  modes,  d'opération  s'accordèrent  en  etfei  potir  me  montrer  une 
compensation  très  aipproebée,  mais  non  pss  complète,  ni  surtout  générale 
peur  ibous  les  rayoaa.  U/étaU  vistUe  qaa  l'eascacede  citroanloauBaiti  mais 


M  peM  çacèt  ds  mb  Mttai  fmAriaU  dn»  loditm  uimndw  «ki  prinw 
erfittlliié  de  (légère*  mriÊÛÊm»  de  MÉitCi ,  qui,  par  leur  gmceMion  et  leur 
intensité  relatives,  n'arnient  aucun  rapport  avec  celles  qu'une  petite  épais- 
Mur  quelconque  dececie  essence  aurait  pu  produir(\  Pour  constater  maté* 
rMlcn«iitkfdMiM«d»0>tte espèce  de  dispersion,  jc  formnmntn  Mé* 
hmge  dans  leqort  je  6a  daurifter  exprès  fenanoe  de  térébenthin*,  prcwMit 
yi  parties  de  son  volnnoe,  au  lieu  de  58,  pour  3o  d'essence  de  citron.  Alors 
Teaicédant  de  l'actiofi  devint  assez  fort  du  côté  de  l'essence  de  térébenthine 
pour  marquer  sensiblaawiit  k  Veàl  la  diilififfvnoe  des  lois  de  déviation  ;  de 
aw^'qjWiiiuiii  jitf  ITilHiili  WtHwHHii;  iMfciAUttriaaltnilea  «nnriMiC 
paru  naturellement  relies  qu'une  petite épaîmww'  dP— aac» d»  té>^>— Ai— 
aurait  (lu  les  produire  par  sa  seule  action. 

»  Le  leudeimein,  le  ciels'étaat  éclaira,  j'ai  pu  observer  les  deux  essences 
i-ttifrmilU'ttÉiiltttlii  'eJiaidptff4»pwpliMM>dhn«ini,qpiyitda  type 
àÊÉ»  cm  apMHaaà^  Tai  déternrîBé  afaisi  le  rappart  exact  àm  htm  aqij 
ppnsation  que  je  trouvai  être  coitme  3o  à  60,17  P*>'**'  rayon  rouge 
transmis  par  le  verre  d^épreove,  valeur  bien  peu  diiférente  de  ceUe  que 
n'ndt  donaée  mon  pienier  enai,  fMidé  aur  la  auppontion  de  ndcMM 
approdiée  dea  lois  de  roMiion  dans  les  denz  essences.  Or,  en  réalisant  ce 
nouveau  rapport  avec  beaucoup  de  soin ,  en  présence  de  plusieurs  obser- 
vateurs habiles  qui  me  font  l'honneur  d'assister  à  mes  leçons,  nous  avons 
en  effet  reconnu  que  la  coropeasatioii  de»  déviations  quoique  très  approchée 
poor  louabaraf  osa  n'était  ocpendant,  ni  eon^lète  ni  génénle.  Car  d'a- 
bord, quand  la  section  principale  du  prisme  crialallisé  coïncidait  avec  le 
plan  de  lu  polarisation  primitive,  il  se  produisait  une  image  extraordinaire 
dTun  bleu  violacé,  sombre,  sensiblement  exempt  de  rouge;  et,  en  détour- 
aant  qtMdque  peo  |e  ptiame  de  cetle  poaitioo  i  dvoite  on  à  gaudie,  h  tdnle 
ds  l'image  vatiait  d'une  manière  contraire  relativement  à  la  réfrangibilité^ 
toutes  choses  essentiellement  différentes  de  celles  qu'une  seule  des  deux 
essences  aurait  pu  produire.  Ces  variations  de  teinte  n'étaient  sensibles  que 
pour  de  petits  écarta  du  prinnecrifltelIii^eoBaM  il  convenait  à  un  qri^ 
de  refont  ptilerit^  aniwDt det  direelime  très  pea  diilërentes;  et  en  le 
détournant  un  peu  davantage,  surtout  vers  Ul  fMMlie  dé  robservtttttr ^ 
toute  coloration  des  images  disparaissait 

>  Je  rapporte  ici  les  éléments  mêmes  des  observations  que  j'avais  préala- 
blement finies  à  travers  le  verra  rooRe.  pour  montrer  comment  j'en  déduis 
le  rapport  de  compensation  des  votâmes  ;  supposé  toutefois  que  les  deux 
liquides  mtiés  n'exercent  pea  Fan  sur  Fautre  de  condensttioa  ou  de  dila' 


(  544  ) 

UHon  sensible,  du  moins  pendant  le  court  espace  de  temps  que  l'on  em- 
ploie à  mesurer  leur  volume  total  dans  un  même  tube  divisé.  Si  un  tel 
effet  avait  lieu,  il  fiiudrait  opérer  par  des  pesées.  J'ai  joint  au  taUasu  Taii- 
nmA  de  la  tabite  Mené  tioûoée  qui  répond  à  k  rotation  du  jaune  ainipla 
le  crialal  de  roche,  le  sacre  de  cannes,  et  généralement  dans  toutes 
les  substances  qui  suivraient  exactement  le  rapport  inverse  du  carré  des 
ucces.  i>aus  ces  substances,  l'azimatti  dont  il  s'agit  t^t  à  la  dévislion  du 
rayon  ronge  oobré  par  la  praloridoid»:iMbma«  «onHnn>3o  à  a||M«a^<|«| 
permet  de  suppléer  alors  à  Tobsenration  du  rouge  simple,  par  l'observation 
beaucoup  plus  facile  du  bleu  violacé  dont  il  s'agit,  lequel  est  d'avUanl  plus 
aisément  et  exactement  saisi&sable  qu'il  est  immédiatenieut  compris  entre 
une  image  blene  et  une  image  rouge  dont  l'opposition  se  snoa^  4»m 
l'intenralla  de  qnelqnes  degrés.  Or,iM»la.n|iport  des  azimutl»  oorrespoïk- 
dants  n'est  plus  dans  les  deux  essences;  mais  il  s'écarle  de  cette  valeur 
en  plus  pour  l'uue  et  pour  l'autre  eu  moins;  ce  qui  sans  doute  s'est  trouvé 
être  une  circonstance  fiurorable  pour  rendre.  pli|s  manifeste  l'inégalité  dei^ 
dispersioBa  qu'eues  prodaisent  par  kwra.  ■il<m|iiiWliliM^j)|(i  MOÊm 


da  tuba 

DITUTIOn 

dn  plan  de  paUriMtioD 
da  njfon  nmg», 
otMnét:»  . 

oi  rimift 

extrtotxlinaira  Mt 
biaa  T(«Ue«, 

urtovr 
à»  I^uuila  m 

m  «illlMètrat. 

Télébenthioe.. . 

34,-,6 

-  9o%«67 

!»a,83 
3Ô~ 

3o 

a  Pour  trouver  le  rapport  de  compensation  d'après  ces  nombres  relati- 
vement au  rayon  transmb  par  le  verre  rouge,  il  faut  d'abord  caleder  lea 
déviations  éprouvées  par  œ  rayon  à  travers  une  épaiaiear  d\uk  millimètre 

des  denz  snbatanoea}  oe  sera  poor  reaienoe  de  léiébentliine^ 

fSj^^,  pour  l'essence  de  citron.  Ce  dernier  nombre  étant  plus  grand  que 

l'autre,  représentons  par  l'unité  l'épaisseur  d'essence  de  citron  que  i'on 
sent  employer,  et  aoit  *  VépéaÊim  d'enenoe  de  térébenUdae  qui  oonipe»> 


:(545) 

sera  h  Héviation  opérée  aîoM SOT  I0  njPOD  ^pej  k  condition  de  oettecoin- 

pensa  tion  sera  éridemment  *  ' 

de  là  ail  tir<;  le  rapport  des  ^MliMon 

-prédiéineDt  comme  je  l'ai  annoncé  plus  haut.Par  une  coinddMioe'qui  n'est 

peut-éJre  qiie  fortuite,  mais  qui  mérite  d'être  remarquée,  ce  rapport  de 
compensation  présente  une  relation  singulière  mais  inverse ,  avec  celui  des 
condensations  ttoniqaes  dans  les  deux  essences  qai  sont  comme  on  sidt 
composées  de  CailNHie  et  d'hydrogène  en  tuèioe  proportion  exactement, 
mais  avec  une  condensation  d'éléments  double  dans  l'essence  de  térében- 
thine;  car,  selon  les  analjrses  deM.DimiaS}  la  formule  chimique  de  celle-ci 
«M  G^^,  ttofis  qiM  «Ûe  de  ressenoe  de  dtron  est  0*V'.  Quelques  s6ins 
«Itérieiirs  apportés'à  In  complète  pnrificalion  de  ces  deux  corps,  ou  même 
noz  observations  optiques,  suffiraient  peut-^tre  ponr  fldre  disparaître  la 
petite  fraction  0,009  ^^^^    rapport  de  compensation. 

»  La  dissimilitude  des  lois  de  rotation  soiTies  par  les  différents  rayons 
simples  dans  les  snfaetuices  divenee  ae  trmmainsi  certainement  établie  par 
les  expériences  précédentes.  Ottoiqu'èlle  soit  fort  petite  dans  les  dêox 
essences  que  nous  avons  examinées ,  îïi  notion  certaine  de  son  existence 
est  importante  pour  la  théorie  de  la  lumière.  Car  alors  les  rapports  de  dé* 
▼iation  des  rayons  simples  entrer  eux  ne  doivent  plus  résulter  seulement 
d'une  propriété  spéciale  do  principe  lunrineax,  comme  on  avait  pu  le  eroirei 
mais  il  faut  y  faire  concourir  l'action  propre  des  groupes  moléculaires  pour 
modifier  diversement  les  déviations  des  rayons  simples  dans  les  différents 
corps.  II7  a  donc  id-une  eonditièn  apèdalB  dépendante  dee  milieax  que  la 
lumière  ùHTerse  et  analogue  à  la  dispersion  dans  la  réfraction  ordinaire. 
H  existe  une  spécialité  du  même  genre  dans  les  actions  des  lames  minces 
cristallisées  sur  la  lumière  qui  a  subi  la  polarisation.  Car,  lors  de  la  première 
amiysc  expérimentale,  qni  Ait  'fiitta  àt  cm  phénomènes,  on  lirdava,  dans 
pltisienrs  substances,  qaVs  présentaient  des  ateraa^yes  périodiques  aensi» 
blement  proporliomieHes  aux!  longueurs  des  accès  de  Newton  poiir  les  dif- 
férents rayons  simples;  et  le  systèrije  ondulatoire,  rattachant  ces  alterna- 
tives d'une  manière  aussi  intime  qu'mgéuieuse  au  principe  des  interférences, 
lès  sidniit  inssi  comme  généralement  proportionndies  aux  longueurs  oor^ 


reppondaiOM  des  «odttbtioiMk  Hine  q»  a  ihpnW  Mmmmtén  inrhim  qui 
s'écartent  complètement  de  cette  uniformité  de  relation;  de  aerle  que,  deM 

ce  cas  encore,  la  nature  spéciale  du  milieu  doit  intervenir  pour  particula- 
riser les  effets  éprouvés  par  les  différents  rayons  lumineux.  Il  est  utile  de 
signaler  ces  spédelitis  délicates  quand  rexpérienœ  les  fidt  apereeroir  et 
permet  de  les  oonstater  avec  préebion.  Car  ce  sont  autant  de  conditions 
caractéristiques  auxquelles  toute  ronstitution  supposée  du  principe  lumi- 
neux devra  satis£sire  pour  devenir  une  vérité  physic^ue;  et  ainsi  leur  con- 
asiistaoe  aoM  ait  péceiMdie  pow  lâevar  nos  oonei^iio^ 
ficile,  au  ruf  4»  réalités. 

a  Voici  maintenant  la  copie  exacte  de  la  feuille  que  Fresnfl  aVviÛt  ve> 
mise,  et  dont  je  déposerai  l'original  dsns  les  archive*  d»  CAoaidéBÎe.* 

mm  1»  nssan. 

«  Il  est  évident  qu'il  &ut  chercher  dans  la  constifAtien  iedividueUe  dt 
ce»  particules  la  cause  des  phénomène*  de  coloration  auxquels  elle* 
donnent  naissance,  puisqu'ib  sont  indépendants  de  leur  arrangemeot, 
•t  qn*maénie  teaps.  Us  dépendant  tattaowitde  Wnr{»rme,  que^  sninwt 
la  nature  du  fluide,  la  lumière  tourne  de  droite  4  gauche,  ou  de  gaudie 
à  droite,  selon  l'expression  de  M.  Biot,  qui  cet  TéMiiflé  le  pins 
simple  des  apparences  du  phénomène. 

s  Je  suppose  que  ces  particules  sont  constituées  de  UMinièreà  imprimer 
aux  ondes  luonneuses  qui  l«s  trwrefsent,  la*  niéma*  nn^iAaMioni  qm 
l'appareil  dont  je  viens  de  parler ,  c'est-à-dire  que  la  lumière  éprouve  la 
double  réfraction  dans  l'intérieur  de  chaque  particule ,  et  qu'elle  est 
"Codifiée  en  outre  à  son  entrée  et  à  sa  sortie ,  comme  elle  le  serait  par 
la  douUe  réflexion  complète. 

»  Dans  la  suite  du  mémoire  qne  j*ai  l1»onneur  de  soumettra  à  l'iodémie, 
je  fais  voir  d'abord  que  les  rayons  qui  ont  éprouvé  une  certaine  réfrac- 
tion dans  une  particule  ainsi  constituée ,  doivent  subir  la  mên^e  réiraction 
dans  toutes  les  particnles  s<ipli|aUes  qu'ily.  traveniMI  snoomsiMPienf , 
quels  que  soient  les  azimnths  de  leurs  "rltm*  (primppaitf  Ainsi  Vkfm 
pothèse  que  j'ai  adoptée  peut  expliquer  (ce  qui  au  premier  abord  parais- 
sait difficile  à  concevoir)  comment  il  se  fait  que  la  double  réfraction 
«nercée  par  des  particules  aussi  irrégulièrement  arrangées,  m  dévelpppe 
que  deux  sysiénes  d^ondea  hwipneiiMS  dus  le  flnido.  EUe  éfa- 
leraent  raison  de  fons  les  autre?  phéi|pnénes  que  je  viens  de  décrire,  et 
conduit  enfin  k  une  formule  extrêmement  sknpie ,  dwit  on  déduit  jeuné- 


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(  547  ) 

fliatenent  la  loi  obwrvée  par  M.  Biot^  «avoir  que  Tangle  dont  il  faut 
tourner  le  rliomboîde  de  spath  calcaire  pour  finre  disparaître  une  mène 
espère  de  rayons  de  l'image  extraordinaire cat  proportioiuicl  k  Ja  loo^eur 
du  chemin  parcouru  dans  le  fluide. 

»  Je  ne  préaenie  néamioins  wne  hyjpùûtàui  qna  oonve  un  point  de 
vue  théorique,  aooa  lequel  on  peut  enviiager  la  aoUvatioa  dei  fluidet 
homog(>ne5,  pour  la  lutlMher'aux  mémaa  prindpaaqu*  celle  <ke  lame» 
cristallisées.  » 


M.  Dumast  i  reooaaion  de  la  note  de  M.  Biot,  oomuniqae  les  rt- 

flexions  suivantes  : 

«  L'analyse  de  l'essence  de  térébenthine  et  celle  de  l'csaence  de  dtron 
donnent  les  mènes  résultau,  savoir  : 

CariMiie   88,9 

Ujin^but,   11,1 

ce  qui  correspond  à  lo  atomea  decailione  pour  8  atomes  dlqrdrafène. 

•  Ces  deux  corps,  par  un  accident  tout-à-fait  particulier  et  qu'on  regar- 
dera comme  heureux,  possèdent  la  même  densité  à  l'état  liquide  à  fort  peu 
prés.  Ainsi,  quand  un  en  prend  des  volumes  égaux,  on  emploie  des  quan- 
tités d'atomes  de  carbone  ou  d'hydrogène  qui  sont  égales  dans  les  deuxcaa. 

•  Ibis,  si  Ton  compare  ces  deux  essencei  dans  leurs  rapports  avec  les 
acides,  on  voit  qt»»  l'équivalent  de  l'essence  de  téréhentliine  C^'H**  pèse 
deux  fuis  plus  que  l'équivalent  de  l'essence  de  citron  C*"!!'',  ce  qui 
revient  à  dire»  vu  l'égalité  de  densité  des  deux  corps  à  l'état  liquide,  que 
pour  avoir  de*  équivalents  égaux  de  ces  deux  corps,  il  faut  prendre  un 
volume  d'essence  fie  citron  et  deux  volumes  d'essence  de  térébenthine,  à 
très  peu  près,  comme  M.  Biut  vient  de  le  trouver.  D'uù  l'on  peut  être  con- 
duit à  penser,  sans  rien  forcer,  qu'un  «topie  d'essence  de  térébenthine 
exerce  une  action  sur  la  lumière  prédiément  égale  mais  inverse  à  celle 
qui  est  produite  par  un  atome  d'essence  de  citron. 

p  Ce  fait  qiii  rattiicherait  de  la  manière  la  plus  étroite,  les  expériences 
deM.Biotanx  recherches  par  lesquelles  les  chunistes  détemnnent  les  équi- 
valents, me  semble  de  la{>lus  hante  importance  et  je  ne  crains  pas  d'insister 
nvement  auprès  de  notre  confrère,  pour  qu'il  emploie  tOOS  seasoinsh 
constater  la  certitude  et  la  généralité  de  cette  relation.  » 

C.B.I8»,  i*'«MMt(r«.  79 


(  548  ) 


«  Bo  faiMnt  qttckfoe»  recherches  sur  la  foratatioa  et  sur  les  propriété* 
de  l'acide  gallique,  j'ai  Hé  assez  heureux  pour  trouver  plusieurs  modi- 
fioalioiis  bieu  raoBAnjuable»  de  ce  singulier  acitk;  et,  désirant  ea  quelque 
totf»pMidNudtl»,  je  vioM  praifitoilWMal  pténuter  à  l'Acadènie  Ict 
.  principaux  ré&uluiAs  qmj'alobtamu,  et  je  luepn^pose  de  lui  comainniqueg 
plus  tard  un  iiit'inoire  assez  étendu  qui  portera  le  titre  de  Faùs pour  mt- 
vir  à  l'histoire  de  l'acide  gallique. 

m  Le  premier  produit  sur  lequel  j'appellend  Tattention  de  TAcadémie,  est 
oehai  i|ui  résulte  de  la  néitlwi  d*  Tacide  suUurique  «paoenti'é  sur  Tackle 
gallique.  Je  m'étais  aperçu  qu'en  distillant  brusquement  cet  acide,  on 
obtenait  une  matière  colorée  en  rouge  jaune  qui  accompagnait  l'acide 
pyrogallique,  mais  qu'on  en  peut  fiusileineiit  Bépinreran  moyea  de  l'eau, 
en  raison  de  son  inaolobilité  dans  oe  vâifcole.  Il'ne  se  produit  ainsi  qu'one 
tris  petite  quantité  de  cette  matière,  et  ce  ne  serait  qu'en  sacrifiant  de 
grandes  masses  d'acide  gallK{ue,  qu'on  poiu-rait  en  obtenir  assez  pour 
l'exaunuer.  Cependant,  j'ai  pu  avec  la  très  petite  quantité  que  j'en  ai  re- 
cueilliepnrwaKqwm,  eonslater  quelques  propriétés  qui  m'ont  para  se  rap- 
prodier  aasea  de  celles  qui  appartiennent  à  l'acide  ellagic^ue;  or  on  sait, 
I  riprès  les  expériences  de  M.  Peloiue,  que  l'acide  gallique  n'en  iliffére  que 
par  uu  atome  dleau.  Il  s'agissait  doue j  pour  reproduire  la  matière  colorée, 
ai  «etta  était  sa  natore,  d'obtenir  «atle  modifies tion  d'une  manière  plus 
eAeaoe,  et  j'ai  eru  que  l'acide  suUurique  m'en  fournirait  les  moyens  en 
raison  de  sa  grande  avidité  pour  l'eau.  Il  était  cependant  bien  à  craindre 
qu'un  agent  aussi  énergique  n'occasionât  la  destruction  totale  d'un  corps 
qui  cède  si  prum^itement  à  de  bien  moindres  influeuces;  mai»  cette  crainte 
mime.me-  fit  apporter  le»  plus  frands  nénagements  dans  cette  réaction.  Je 
fis  donc  un  méilange  de  lo  grammes  d'acide  gallique  et  5o  grammes  d'acide 
suliurique  concentré;  ce  mélange  d'abord  assez  liquide,  prit  bientôt  la  con- 
sistance d'une  bouillie  claire  qu'on  eut  quelque  peine  à  inti  oduirc  dans  un 
matna.  le  chanflu  d'altord  tiès  cbocement,  et  dés  les  premières  imprea> 
siens  de  la  chaleur  le  magma  devint  moins  consistant  et  il  acquit  de  la 
transparence;  c'est-à-dire  que  l'acide  gallique  fut  entièrement  dissous  et 
sans  que  le  liquide  se  colorât  sensiblement  En  continuant  de  cbaufier, 
mais  toujours  avec  les  plus  grandes  précautions,  je  vis  la  liqueur  prendre 
une  tainla  fimve,  poi^  ro*4s  ai  à  fitttir  de  là^  pasMr  par  tontm  les  nuances 
jusqu'au  plus  beau  ronge  fancédw  «annw,t  laliq^ide  «mit  en  même  temps  ' 


(  549  ) 

acquis  de  h  viscosité.  Arrivé  à  ce  point,  If  tiiennoinétre  marquait  i4o*, 
et  quelques  traces  d'acide  suliiireux  se  manifestaient,  le  ne  voulus  pas 
|MaiMrpl«iIofii,etaprèanfraiMtBMMmt^j«  déblai  poaae  mélange 
Am  de  t>BMfitiide;*nae  produisît  an  abondant  précipité  d'im  beau  rooge^ 
brun  partie  floconnetix ,  partie  g^renn  et  cristallin.  Je  séparai  ces  deux  pro- 
duits l'un  de  l'autre  par  simple  lérigation,  et  cbacun  d''eux  fut  recueilli  sur 
wfiltreàiMrt  «tiavé  jusqu'à  aonttraetion  totale  de  faeide  aotlariqtie.  <ja 
partie  la  plas^gvenae se  composait  de  petilB«rlalBiix  brfttanlatiuiliiea  la¥és 
ne  retiennent  aucune  trace  d'acide  snlfurique.  Leur  ronlcur  est  le  ronge- 
brun  assez  éclatant  du  beau  kermès  :  leur  poids  total  excède  toujours  la 
moitié  de  l'acide  employé  et  peut  aller  joscju'aux  j,  si  Topération  a  eu  un 
plein siieoèe.  Ohanflils dans  ime<tttv«4  ra0*-lb  dimimieiit  de  io,5 poar  t oo 
de  leur  poids,  et  leur  couleur  devient  terne.  Chauffés  à  feu  nu,  ces  cris- 
taux se  décomposent  ilifficilement,  ils  finissent  cependant  par  se  char- 
bonner  et  se  recouvrir  de  petits  cristaux  prismatiques  d'un  beau  ruuge 
Matant  de  «inabre.  Analysés  par  Toxide  de  cuivre,  on  arrive  i  h  fer* 
mnle  CIVO*,  e'estè-dire  à  IWde  ellagique ,  ou  si  Ton  veut  à  Vacide  gal- 
lique  moins  nn  atome  d'eau ,  en  admettant  que  cette  formule  représente  u» 
atonie  de  ce  nouveau  produit  On  y  retrouve  en  effet  toute  Tinsulubilité 
dont  jouit  l^wide  etiagiqae ,  car  Teaa  bouilhnle  n^en  fimoot  que  tsItô  ^ 
son  poids.  La  ehalear  exerce  aussi  une  action  semblable  sur  cfascon  de 
ces  deux  produits,  mais  il  y  a  une  différence  essentielle  dans  la  manière 
dont  se  comportent  les  alcalis:  on  sait  par  exemple  que  la  potasse  en  excès 
tient  momentanément  l'acide  ellagique  en  dissolution,  et  qifà  mesure  que 
l'excès  d*alca1i  se  combine  avec  fadde  carbonique  deTafar ,  fl  se  dépose  des 
petites  paillettes  d'ellagate  de  potasse  pt-u  sohible;  rien  de  semblable  n*a 
lieu  avec  l'acide  rouge.  Cependant  il  se  dissout  également,  fait  disparaître 
Ja  saveur  alcaline,  mais  ce  n'est  qu'au  Ixiut  d'un  très  loog  temps  qu'on 
voit  apparaître  des  erislanx  colorés  qni  sont  très  soliiMcs;-ils  mVmt  pani 
être  une  combinaison  de  iWda  rouge  trecla  potasse.  lia  couleur  surtont 
établit  entre  ces  deux  produits  une  grande  distinction.  J'ai  tenté  inutile- 
ment en  traitant  l'acide  ellagique  par  l'acide  sulfurique  de  lui  donner  la 
ocmleor rouge;  il  a  parfidtement  résisté,  car,  après  avoir  auM  une  tem- 
pérature  de  lécP  en  contact  avec  cet  agent,  il  a  repria  son  état  primitif 
en  le  précipitant  au  moyen  de  l'eau.  II  existe  donc  entre  ces  deux  corps 
d'une  mime  composition  dùmique,  <ies  points  de  similitude  et  de  diiïé- 
reoce,'et  ce  n'est  pas  le  premier  exemple. de  ce  genre. 
»  Désirant  voir  jusqoi  quel  point  çêê  adde  ronge  possédait  les  pro- 

79" 


<  55o  ) 

priétés  de»  aaatiëreft  cobraotet,  j'«9.aifcitlMNti]UrM«C  mo»  toile noti^ip^ 
eéeeo  fer  et  elwniBe,  et  j'ai  obtenu,  quoique  avec  moins  d'Matv  à  péa 
près  les  mêmes  nuances  qu'avec  la  garance;  c'est-à-dire  que  les  mordants 

ferrugineux  mis  a  différents  degrés,  ont  fourni  toutes  les  nuances  depuis 
le  violet  clair  jusqu'au  noir  foncé,  et  les  mordants  alumineux  toutes  les 
nuances  de  rouge.  Gette  teinture  résiste  asses  bien  au  savon  bouillant,  mais 
elle  est  &ciiement  détruite  par  le  chlore..  Ce  résultat  curieux  peut  foire 
concevoir  jusqu'à  un  certain  point  comment  la  noix  de  galle  intervient 
dans  les  teintures  en  rouge  turc,  parce  qu'il  est  possible  que  cet  acide 
rouge  y  préexiste:  et  en  eflêt,  M.  Chevreul  a  d^ls  long-temps^t  men- 
.tion  d'une  matière  colorante  rouge  comme  frisant  partie  des  prindpes 
constituants  de  la  noix  de  galle  ;  ou  bien  cet  acide  se  formerait  pendant 
l'acte  même  de  la  teinture  :  ce  qu'il  y  a  de  ccrtaui,  c'est  que  l'engallage 
donne  plus  de  corps  à  la  teinture  en  rouge  turc,  et  que  jusqu'à  présent  on 
n'en  a  donné  auenne  raison  plausible. 

»  Un  £itt  sur  lequel  je  crois  devoir  insister,  parce  qu'il  m'a  paru  bien 
remarquable,  c'est  que  l'acide  sulfurique chauffé  à  l'Jo  ou  i4o%  enlevé  un 
atome  d'eau  de  composition  à  l'acide  gallique  et  qu'il  ne  lui  enlève  pas  son 
eau  decristalKsation  oo  du  moins  qu'il  la  lui  laisse  reprendre  pour  se  soli- 
difier.  On  ne  peut  pas  supposer  que  ce  soit  l'eau  employée  aux  lavages 
qui  hydrate  cet  acide,  car  ses  cristaux  se  forment  au  milieu  de  l'acide  sul- 
filrique  concentré;  et  d'ailleurs,  pour  m'en  assurer,  j'ai  pris  la  précaution 
de  lies  séparer  de  l'acide  an  moyen  de  l'aloool  anhydre,  et  après  dessiccation 
k  l'air  libre,  ils  ont  perdu  comme  les  autres,  dix  pour  cent  environ  de  leur 
poids,  en  les  chauffant  à  loo*.  Il  me  semble  que  si  le  fait  est  bien  observé 
il  milite  singulièrement  en  faveur  d'une  opinion  que  j'ai  déj.à  plusieurs  fois 
émise,  savoir  :  que  ce  qu'on  appelle  souvent  eau  de  composition  dans  les 
corps  n'y  est  contenn  que  par  sea  éléments  et  non  k  l'état  d'eau,  autrement 
il  faudrait  admettre  dans  ce  caMi  que  la  portion  d'eau  qui  entre  dans  la 
composition  intime  de  l'acide  galUqoe  y  tient  moins  que  oslle  qui  n'en  lait 
pas  partie  essentielle  (i). 

a  Une  autre  réaction  qui  me  parait  également  mériter  l'attention  dca 
chimistes,  c'est  odie  qu'exerce  l'ammoniaque  sur  l'adde  gatBqoe.  On  sait 


(i)  Plus  1rs  olis,>rvatioiu  se  multiplisat,  «t  plu  on  reconnaît  que,  dans  uno  foule  de 
circonsunces  differeutea ,  il  y  a  fomuiieB  M  nproduction  d'eau  tous  telle  oa  uUe 
inflaencc,  «t  Vm  lairs,  j«  l'optie,  psr  nmeMllra  qas  csMs  lei  sitfMnli,  «c  asn, 
coiuiieoiilep>éteiid,i«ti«ittteàcmaiH  gmeps» dt  ceifi. 


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(  55i  ) 

que  cette  base,  ainsi  que  la  potasse  et  la  soude,  ne  peuvent  demeurer  en 
combinaison  avec  cet  acide  que  suus  la  couditioo  expres&e  de  la  privation 
te  eoBiMide  l'oxigèae;  autrement,  comme  l'a  ééwttmtté  IfwfihevVeul,  il  y 
■  Mntkm  qui  varie  avec  la  prapovtîon  relative  de  ces  «orpa.  J*aî  dit,  en 
pfirlnnf  de  la  singulière  transformation  de  l'orcine  en  matière  colorante, 
•«ous  l'influence  de  l'ammoniaque,  de  l'oxigéne  et  de  l'eau,  qu'une  méta- 
morphose analogue  s'opérait  dails  las- mêmes  circonstances,  avec  l'acide 
gdUque ,  et  qne  là  anasi  il  y  avait  destruction  sans  relow  de  la*  matière, 
et  production  d'un  nouveau  composé  coloré  <lont  l'azote  faisait  partie.  Il 
en  résulte  que  les  galintes  solublos  n'ont  qu'une  existence  éphémère,  et 
qui  ne  permet  pas  d'en  constater  les  propriétés  :  aussi  sont-ils  les  moins 
connu»  de  Un»  les  sais.  J'ai  trouvé  cependant  que  si  sous  certaines  con- 
ditions, on  met  ces  deux  corps  en  «onlact  à  l'état  anhydre,  il  y  a  com- 
binaison réelle  et  formation  d'un  sel  persistant  qui  peut  être  dissous  dans 
l'eau  chaude  ou  froide  sans  inconvénient,  y  rester  en  solution,  du  moins 
pour  im  tempa  aatcalong,  se  criataUiseï^  retenir  de  l*eau  de  criatallisaticm , 
•tn>*^rouver  aucune  allénitiOD- sensible  au  contact  de  l'air.  Mais  le  bigal- 
late  est  seul  dans  ce  cas,  et  si  l'on  fait  absorber  à  l'acide  galiique  anhydre 
autant  de  gaa  ammoniac  sec  qu'il  en  peut  prendre ,  on  obtient  toujours  un 
gallate  basique,  quand  bien  même  oh  diaasesait  par  un  aéjonr  très  pro- 
kmfèdans  le  vMe«  tonte  ramnoniaqne  absorbée  par  porosité,  etil  nesnflte 
même  pas  de  saturer  l'excès  de  base  pour  obtenir  un  sel  stable;  il  faut 
de  toute  nécessité  doubler  la  proportion  d'acide,  c'est-à  dire  former  im 
bigallate.  Si  au  lieu  de  prendre  de  l'acide  anhydre,  on  se  sert  d'acide 
cristallisé,  il  se  manifeste,  comme  dan»  le  caa  précédent,  nne  assea  forte 
élévation  de  température,  et  de  plus,  il  y  a  expulsion  do  l'eau  de  crî^ 
tallisation;  et  comme  celle-ci,  à  mesure  qu'elle  se  dégage,  s'imprègne 
d'ammoniaque,  elle  réagit  sur  les  portions  d'acide  qu'elle  touche,  les 
noircit  et  en  détermine  la-  décomposition,  tandis  que  ks  cooches  supèr- 
posées  demeurent  incolores. 

»  On  voit  doue  que  l'affinité  réciproque  de  l'ammoniaque  et  de  l'acide 
galUque  ne  manque  pas  d'énergie,  puisque  leur  combinaison  se  ùàt  uon> 
aeolement  aTeoiin^^agementtvisniaailaite  de  dnleur,  mais  chose  |^us 
remarquable,  et- bien  ploa  rare  encore  pour  cet  hydrobaae,  avec  ^imina» 
tion  de  l'eau  de  cristallisation  ;  et  si  cette  combinaison  ne  peut  se  maintenir, 
ce  n'est  pas  |>arce  que  ses  deux  principes  ont  tendance  à  se  séparer,  mais 
bien  parce  qu'étant  unis  ensemble,  ils  peuvent,  sous  l'influence  de  l'eau  et 
de  Foiigène,  donna»  naiasanoe  k  im  nonveau  produit,  anqueL  ils.  eoncon^^ 


(  55a  ^ 

rent  semblabkment  l'un  et  l'autre  lontqu'iU  sont  à  parties  ^ales:  mais  si 
l'acide  domine,  alors  son  excès  iléfeod  la  oombiMiaan  de  l'intlueioce  de 
fair  «t  do  f«Mi,  «t  «Ha  M  nwhiHMt.  Gaa  i<Biiii»M-iD>t  «itnfoir  é» 
poiofts  de  vue  aaaez  neofii  et  assez  piquants  poar  caériler  quISiM  yvcsnane, 
et  j'en  demanderai  la  permission  plus  tard. 

»  Il  me  reste  il  entretenir  l'Académie  d'une  réaction  bien  renuirqu^ile.  Ou 
a»  «appelle  punlélu  que  j**!  Ait  voir,  dans  ona  vtdmrdm  mr  t!taide 
méoMÎiqwe  tpn^  chiiilM  à  sec,  cet  acide  se  nMinteaait  intact  juaqn^  la 
t*"mp<^ratnrp  rie  lao*;  mais  qu'arrivé  là  il  penlait  de  l'acide  carbonique  et  se 
transtoimait  en  un  autre  acide,  qui  à  son  tour  se  maintenait  jusqu'à  aÔo°,et 
<pi'au-«lelà  éê  -m  imae  il  ae  tranifonnait  aaan  lui  en  tm  troisième  acida, 
inof«BM»t  lilînfMtioii  4*«w  iMNWdle  quantité  d'acide  «arbraiqae. 

»  r)epiii«î,  M.Peloaze  a  domontré  qu'il  en  était  à  peu  près  de  même  pour 
l'acide  galliquo  et  qu'il  pouvait  subir  jusqu'à  ai5°  de  chaleur  sans  éprouver 
de  modification,  et  que  ce  n'était  qu'a  partir  de  ce  terme  qu'il  se  changeait 
en  tm  Mili«  'acide«  «n  ^lerèiBt  épJaaaem  nu  atome  d^adda  carbonique; 
mais  j'avais  en  outre  remarqué  que,  si  an  lîea  decfaauSar  IVnide  oiéconiqnie 
seid.  je  le  mélangeais  préalablement  à  une  certaine  quantité  d'eau ,  alors 
l'époque  de  sa  métamorphose  était  de  beaocoup  d avancée  et  que  le  dé> 
§;agement  diacide  oarbonlipw  'Stmrwé  p«r  le  dévelDppemeBttde  la  mpeor 
a«|uauae,préeidaitMainie  le  termede  l'ébullitionde  l'eau.  J^ai  voulu  voir  si 
cette  même  cause  pourrait  avoir  de  l'influence  sur  la  transformation  de 
l'acide  gallique  en  acide  pyrogallique ,  et  comme  il  ne  se  manifeste  rien 
dana  Teau  ordinaire ,  j'ai  voulu  m'assorer  ai  ime  solution  aqueuse  dont  le 
point  d'ébuUitiott  serait  plna  élevé  n'aundt  pas  plnad^eflicacité.  faiftit 
dioix  pour  cela  d'I^drochlorate  de  chaux,  et  j'ai  vu  qu'en  feisant  dis- 
soudre à  chaud  de  l'acide  galliqtie  dans  une  solution  faite  avec  5  parties 
d'eau  et  deux  de  chlorure  bien  neutre  et  parfaitement  pur;  j'ai  vu.  di»-je, 
qu'en  faiaut  booillir  nette  Itiiiiettr  il  7  arait  dégagement  conlinael  ^hride 
carbonique;  et  que,  ai  Ton  maintenait  l'ébiillition  jusqu'à  ce  qu'elle  puisse 
acquérir  par  la  concentration,  de  :iu  k  laa*.  alors  il  se  formait  presque  in- 
stantanément un  dépôt  grrau  un  peu  jaim&tre,  et  qui  devenait  si  abondant 
qu'il  y  aundtdanger,  en  raiaon  dea  soubreasuts,  à  continuer  MboMtion. 
Ge>diip4tffteneilli  enr  no  filtre,  lavé  à  l'aflldearariailii|tteet  Mcn  éfnRlé, 
puis  «rrcné  successivement  airee  de  pvtitaa  quantités  d'alcool  à  40*,  est  en- 
suite mis  à  sécher  entre  des  doubles  de  papier  joseph  fréquemment  renou- 
yeiés  pour  bien  enlever  tout  hydrochlorate  de  cbaux  qui  pourrait  rester. 
Qa  dép6t,  aîMi  iwIéifltdépofillé  de  toalea  nMtièrea  éli«ii|èrei,  eit  ensuite 


(saa) 

•Adiià  «Mtempéramn  dé a5 à 3«*;  on  peitttlon  la  Mner  rapoté  k  l'air  ' 
aÏHIiiyi'iL  eo  épyowye  awmin  dawwMgr  EuimiDé  de  près-,  ou  mieux  en- 
core ,  TU  Li  !a  loupe,  oa  reconnaît  (jue  ce  dépôl  est  formé  de  petits  |)()lye»>fes 
transparents,  mais  irr^guUera,  et  l'on  conçoit  que  dans  lue  créaiion  aussi 
prompte  et  pour  ainai  dira  aOMî  tnuBaknauft,  la»  molécuka.  n'ont  pas  pu 
a'arrangar  bian  aymétnquemeiU.  Cependant  on  y  dutsafue  «pelqtMS  fit- 
cottes.  Ces  petits  cristaux  rougissent  très  sensiblenveot  le  tournesol  !ors> 
qu'ils  ont  été  biuuectés;  leur  saveur  rappelle  celle  du  murtate  de  chaux; 
mais  ou  y  di&ttogue  l'arrière-goùt,  Gomme  sucré,  tie  l'ackle  gallique.  Lor>- 
qu'ila  ont  ajourné  pendant  quelque»  inatanta  sur  un-  papier  un  peu  bo- 
nide  cbaque  point  de  contact  qui  d'abord  ne  s'aperçoit  paa  famia  arec  le 
temps  une  tache  d'un  beau  noir  qui  ne  se  détruit  plus.  Ces  cristaux,  imc 
fotssécbésà  a5  ou3o°,  n'éprouvent  plus  aucune  perte  quandon  les  soumet 
à  une  teupirature  plus  él«fée de  iSo  ou  lao*. 

■>  Je  mtétaia  d'abord,  imaginé,  en  me  fondant  sur  le  H<gagwent  d'acide 
carboniqtie ,  (jue  ce  dépôt  pouvait  contenir  de  l'acide  pyro^lliqne,  ou 
peut  être  encore  de  l'acide  ellagique  en  raison  de  l'aptitude  du  rauriate 
de  chaux  à  a'emparer  de  rean,  et  de  l'imolubillté  apparente  dn  dépô^; 
mais  j'ai  été  inuaédiatament  détrompé  par  les  preaaiera  eaaak  qne  j'ai 
pu  filtre;  en  etiet,  lorsqu'on  met  de  Teau  sur  ces  cristaux,  on  les  voit 
perdre  leur  transparence,  se  déliter  en  «jiiehjuo  sorte,  et  s'hydrater  :  en 
ajoutant  assez  d'eau  h-oide  pour  en  iau-e  une  bouillie  claire ,  ou  en 
sépare,  par  le  filtre,  une  solution  coocentrée  d'hydrochlovate  da  «kami , 
contenant  quelques  traces  d'acide  gallique,  et  U  mta  stir  le  filtre  de 
l'acide  galli(jue,  qui  après  avoir  été  bien  comprimé  entre  de»  papiers 
sans  coite,  donne  pour  résidu  de  la  combustion,  de  ^  k  S  p.  loo  de 
chaux,  qu'on  peut  «niavar  en  ftiaent  diiaoïidre  et  crialattiaer  cet  adde. 
Si  l'on  élève  la  température  da  Taen  anplojée  au  traiienieni  de  ces  cris- 
taux, ils  se  dissolvent  entièrement,  et  l'on  obtient  par  refroidissement 
de  lougues  aiguilles  d'acide  gallique.  Ce  résultât  ne  prouverait  pas,  à  la 
rigueur,  qu'il  n'y  a  paa  là  d*aclde  diagique,  puisque  M.  Psiouaa  dit  être 
parvenu ana^  à  la  réhabiUtar,  par  siBaple  foia  de-  aalntiai,  en  aeide 
gallique;  mais  l'expérience  suivante  va  achever  de  démontrer  quece  dépél 
ue  contient  ni  acide  ellagique,  ni  acide  pyrogallique ,  et  je  remarquerai) 
relativement  à  ce  dernier,  qu'il  n'aurait  pas  pu  se  régénérer,  par  le  seul 
concours  de  Teau,  en  acide  gallique ,  dont  Û  difière  par  i  atome  d'acide 
carbonique.  Si  Ton  chauffe  à  feu  nu,  maia  avec  précaution ,  ce  nouveau 
CMttpoaé,  dans  une  comne  de  varra,  oa  raenriUa  d'ahotd  nn  hqnide 


(K4) 

incolore,  mais  trci  aciile,  pub  il  «pperÉlt  6m  vtpMn  d'un  btÊa  rouge 
rosé,  (pii.te  condensent  en  un  liquide  transparent,  et  viennent  enmite 
<l'autres  vapeurs  qui  se  concrètent  et  se  cristallisent;  tant  qu'il  y  a 
production  de  vapeurs  rouges,  il  M  dégage  de  l'acide  carbonique.  Si  nuun* 
tenant  on  oamine  le  produit  de  cette  dlilillation  sicbe,  on  trouve  quMI 
contient  une  aaaes  grande  quantité  d'acide  hydrochloriqtie  libre  ;  une 
matière  colorante  rouge  très  fugace,  qui,  sous  riufliience  des  acides,  teint 
en  rose  les  tissus  de  coton  uou  mordancés ,  et  en  iilas  lorsqu'on  les  mor- 
dance  avec  des  corps  basiques,  et  enfin,  de  l'acide  pyrogallique  qu'on 
peut  obtenir  presque  incolore  en  étendant  le  produit  d*ean  et  y  IndAte» 
nant  pendant  quelques  instants  nu  flocon  <le  coton,  pour  s'emparer  de  la 
matière  colorante.  Il  suffit  ensuite  d'exprimer  ce  coton  ,  de  filtrer  et 
d'évaporer,  pour  obtenir  par  refroidissement  l'acide  pyrogallique.  Pour 
pouvoir  mieux  apprécier  les  nMdificatlons  qu'éprouve  ce  nouveau  com- 
posé par  la  distillation  sèche,  il  faut  savoir  encore  que  le  résidu  est 
composé,  lorsque  la  clialeur  a  été  très  intense  (i),  de  charbon  et  iPim 
sous-cblorure  de  calcium ,  car  en  le  dissolvant  dans  l'eau  ou  obtient , 
comme  avec  le  résidu  de  Topération  de  fammoniaque  lorsqv^il  a  été 
poussé  jusqu'à  h  fusion,  on  obtient,  dis-je  ,  un  hydrochloratc  basique, 
dont  la  solûtiott  exposée  à  l'air  forme  pellicule*,  comme  le  ferait  de  l'eau 
de  chaux. 

>  Cela  posé,  rappeloas^oua  que  le  produit  nouveau  dont  il  est  ici  ques- 
tion ne  perd  point  d'eau  par  son  s^ur  dans  une  étuve  change  h.  loo*; 

qu'il  n'attire  pas  l'humidité  de  l'air;  qu'il  rougit  le  tournesol  lorsqu'on 
l'humecte;  qu'il  est  cristallin,  et  par  conséqu^nit,  qu'il  réunit  tous  les  carac- 
tères d'une  combinaison  parfaite  et  qui,  selon  toute  apparence,  ne  peut 
être  considérée  que  comme  fermée  par  la  réunion  de  l'acide  gallique 
(nli\(lie  avfc  le  chlorure  de  calcium,  ou,  si  l'on  veut,  un  gallate  acide  de 
clilorurede  calcium  dans  lerjuel  celui-ci  ferait  fonction  de  base.  Nous  allons 
voir  qu'en  partant  de  ces  données,  on  peut  facilement  se  rendre  compte  de 
tous  les  firitsoliMrvés.  Noos  avons  déjà  dit  qui!  aaffirait  de  rendre  de  J'eau 
1  ce  produit  pour  régénérer  l'acide  gallique  et  rhydroeblomlie  de  chaux 
qui  ont  concouru  à  sa  formation,  et  l'on  conçoit  que,  par  la  distillation 
sèche,  l'adde  gallique  se  décompose  de  manière  à  fournir,  comme  nous  l'a 


(i)  Si  l'on  lut^nage  assez  la  teiiipéralure  pour  ne  pas  faire  rougir  la  cokiiue  et  ce«jer 
l'action  lonqa'il  ne  w  dtf(jagc  plus  de  vapeoiv  ronges,  le  résida  est  gris  cendré,  «tcoB- 
•ertne  «on  brilbuM  criataUia.  Je  m  l'ai  point  cacore  nnniM  dan  cet  étiit  i 


Digitizer'  * 


(  SSS  ) 

«nseîgaé  H.  Pekmse,  des  acides  ctritonique,  pyi-ogalHqiM  et  métagallique  ; 
que  ce  dernier,  en  réagissant  sur  le  eUonm  pv  aan  hjdrogèiie ,  produit 
de  l'acide  hydrochlorique  qui  se  dégage ,  et  que  par  contre  du  charbon  soit 
rais  à  nu  et  qu'il  y  ait  production  de  matière  colorante,  et  enfin  que  du 
oalcimn  te  trouve  «A  enoAs  par  niite  4e  h  louttnctioo  d'une  partie  du 
chlore.  Cette  esplketion  estaisirople  et  si  concordaote  avec  les  faite  qn'dle 
sera,  je  pense,  admiite  par  tout  le  monde.  Aussi,  il  demeiu"e  bien  constaté 
que  l'acide  galtique  desséché  et  le  chlorure  de  calcium  peuvent  se  combiner 
ensemble t  et  qu'ils  ont^dans  cet  étataubydre  une  teUe  alUnité  l'un  pour 
Pautre  qu'ils-ae  séparent  an  miKen  d'un  liquide  qid  contient  encore  estes 
d'eau  pour  retenir  en  solution,  racine  à  froid,  tout  l'hydrochlorate  de 
chaux  restant;  car  elle  est  assez  peu  concentrée  pour  ne  pas  cristalliser  par 
refroidissement  Ainsi,  c'est  bien  par  affinité  réciproque  et  non  pas  faute 
d'eau  que  ces  deux  oorpe  aHinisaent.  le  donnend ,  dans  le  ftémoira  que  je 
me  propose  de  publier  prochainement  loiu  les  détails  relatifii  à  la  produc- 
tion et  à  la  composition  de  ces  corps  don^  je  n'ai  voulu  aujourd'hui  que  ' 
^Dstater  l'existence,  r 

MÉMOIRES  LUS. 

«pBitosoPBiE  N.^TiaiLLB.  —  Extmit  dun  mémoire  f  par  M.  GxorraoT 
$AiinwHR,AiBm,  ayant  pour  litn  :  Analjte  dea  travanx  de  GolMhe  an 
histoire  naturelle,  et  Considéra tiotit  sur  le  caraotèn  de  lanr  portée 
scientifique. 

<  Dans  l'ordre  des  idées  du  siècle,  on  considère,  comme  intératnnt  au 
plus  haut  degré  la  gloire  de  l'humanité,  les  vues  dont  nous  sommes  en  partie 
redevables  au  patriarche  de  la  littérature  allemande.  Un  morceau  de  phdo- 
Sophie,  remarquable  par  son  profond  savoir,  sa  manière  toute  yennanique 
at  tTndbéllqne,  et  m  chalenr  dfardent  praséljtiiae,  «n  «sposait  l*et> 
prit  devant  un  pubUc  françait,  le  3i  mai  dernier,  dans  la  journal  Ir 
Temps. 

»  M.  Geo^rojr  Haint-Hilaire  s'est  occupé,  le  lundi  suivant,  de  donner  une 
paraphrase  de  cet  écrit  :  c'est  de  ce  travail  qu'il  eat  id  rendu  oomptfe 
Le  point  traité  dans  Tune  et  l'autre  analyse  des  œuvres  de  Goethe,  est  le 
sujet  de  la  thèse ,  uniré  oB6Ain(|DK,  laqueib  fut  d'abord  dénommée  laùté 

de  coa^sition  organique. 

c  a.  isw,  i"  stimur*.  Bo 


(  556  ) 

>  L'éért^  du  ^Mpf  en  rttattto h  diiccHlkMi  aiuii  :  «Cwt  ITiim  d«s 

s  plus  grandes  uUes  Ait  siècle  en  pUkMophie  nattirelle,  que  cette  ques- 
»  tion  de  X Unité  organique  :  elle  est  acquise  présentement  au  domaine  de 
•  l'esprit  humain ,  et  l'honneur  d'un  succès  aussi  mémorable  appartient  k 
»  Goëù».  Aussi,  qntnd  ce  poète  connut  le  lenff  et  vif  débet  qoi  s*en- 
»  gageait  k  Paris  sur  ce  sujet,  devant  l'Académie  des  Sciences,  en  i83o, 
»  il  crut  qu'on  y  discutait  son  idée;  et,  en  effet,  ce  noble  vieillard  jeta 
»  un  cri  de  triomphe,  en  se  vojant  un  aussi  grand  adversaire  que  Cuvier, 
I»  et  on  tfocat  dnia  Geoffirqr  Sitint«>Hilsji«.  • 

>  Il  finit  consulter  le  nimoire  lui-même,  objet  de  cet  extrait,  pour  ap- 
précier cette  nouvelle  controverse  :  trop  de  détaiis  seraient  néoeasatres.  On 
s'en  tiendra  ici  à  l'aperçu  suivant  : 

*  I*.  Ta4^  eofiMRiBr  omnùm,  connne  on  Annonçait  k»  3t  mai  de»* 
nier,  au  sujet  de  la  pensée,  unité  organique  :  dans  l'écrit  cité,  c^'est  ainsi 
affirmé.  Cette  id^'e  aurait  germé  et  serait  descendue  dans  les  masses  :  ainsi , 
elle  est  à  considérer  comme  un  cas  de  révolution  consommée.  M.  Geoffroy 
Saint-Hilaire  accède  à  cette  proposition ,  et  il  reconnaît  efiectivemeDt  que 
dcpnia  4]oe  GoSllia  n  en  donné  à  l'Allemagne  l'hisinin  dea  débata  de 
Paris  en  i83o,  et  jusqu'à  un  certain  point  son  jugement  sur  cette  cir- 
constance ,  il  n'est  ni  contradicteur,  ni  traunx  oppoaés  au  sentiment  de 
l'unité  typéale  de  l'organisation. 

»  9f.  Trat  rhaanenr  dn  saeeèa.  obiana  cet  égard  appartiaatpil  a.- 
dnsivement  au  grand  poète  si  légitimement  admiré  en  AUcniagne?  -On 
y  fut  a 5  ans  à  le  contester,  et  présentement  on  accorderait  sans  ré- 
serve. Car  l'écrit  du  3i  mai  n'est  que  l'écho  des  livres  allemands  sur  la 
aaatïère 

>  En  France,  personne  n'a  ignoré ,  car  cela  fut  mis  dans  tous  les  jour- 
naux d'alors,  que  le  débat  de  février  et  de  mars  i8io  fut  sérieux  à  Paris, 
et  qu'on  y  croyait  bien  combattre  pour  toi, pro  aris  etfocis.  Ce  fut  l'avis 
de  Goéthe  quand  il  ndt  tant  d*enipresaeaMnt  à  recneillir  les  pièces  du 
procès,  et  qu'il  vonlnt  j  intervenir,  du  moins  en  qualité  de  rappw^ 
tenr  :  à  la  manièra  dont  il  s'acqidtla  de  «a  soins,  il  s^  asontra  on  jofa 
compétent. 

»  n  s'attendait  à  rédiger  un  troisième  article,  pour  développer  avec 
l»lasdedarté  aa  pensée  sur  les  rapporta  et  leahatitndsa dea  rongeurs,  et 

principalement  sur  la  causalité  des  talens  ardnteetoniyies  du  castor.  La 
mort  l'a  surpris  dans  le  remaniement  de  cette  idée  profonde  t  ainsi,  il 
aurait  succombé  k  la  peine  qu'il  s'est  donnée  k  ce  sujet. 


(  557  ) 

»  Ge  qne  t'est  enfin  propoié  H.  Geofiroj  SaintAlaire  dam  h  lémoe 

dernière,  cest  d'établir  que  ni  la  France,  ni  la  Hollande,  ni  la  Suède,  ni 
même  la  Russie,  ne  doivent  être  dépossédées  au  profil  de  la  docte  \lle- 
magoe,  de  l'honneur  de  travaux  qui  sont  le  propre  de  rhomanité  toute 
entière»  et  à  des  époque»  bien  difttrentas. 

■  Que  Goétbe  y  «It  droit  et  plu»,  qrfàndutf  rde»  'pMoaophea  de  «on 
temps,  M.  Geoffroy  Saint-Hilatre  l'avait  écrit  publiquement  dans  son 
article  de  février  i83i,  intitulé  :  Des  Droits  de  Goithe  au  titre  de  sacant 
natunÊiiste;  mais  Goethe  hUnnéne  ne  Voûtait  pas  au-'delà.  Il  ignora  d'a- 
bord oe  qu'on  avait  bit  avant  lui;  devenu  naturaUste,  il  rappeift  depttb, 
et  il  mit  une  loyauté  et  un  désintéressement  parfaits  à  le  faire  connaître. 

»  Ses  idées  sur  la  métamorphose  des  plantes,  denx  siècles  et  demi  aupara- 
rant,  Joachim  Jungius  les  avait  exposées  en  partie;  puis  Linnaens,  dans 
sea  OénMUit  dites,  la  TMorfe  th  Fantic^atton  (pn^^iit),  «tenfin , 
le  célèbre  disciple  de  Leibnitz,  Otupord'F^ééêrià'  ft^,  pwtoieiir  et 
membre  de  l'Académie  de  Pétersbourg. 

■  La  discussion  de  la  séance  de  lundi  avait  ainsi  pour  prinopai  bot, 
d'abord  dlnformer  la  jennesM  da  point  où  en  cet  Tenu  Vaipiil  biaoBoin 
sur  le  sujet  Muûtè  organique;  question  qui  était  encore  ai  vivement  con- 
troversée il  y  a  6  ans  :  et  spcondement,  de  prémunir  contre  ces  actes 
d'exagération ,  qui  n'ajoutent  rien  à  des  noms  comme  celui  de  Goethe, 
mais  qui  ont  le  ficheux  inconvénient  de  fansser  la  teneur  des  Mt^M^barih 
ques,  pour  déponiUer  rfainnanité  do  sa  belle  et  oonslaiile  «ondnii»  date  les 
voies  du  progrès  continu,  m 


M.  Jlvittàai  adresse  un  mémoire  mtr  Us  Counmtt  «n  plnne  mer. 
(Coinniisnires,  MM.  Arago  etâie  deBeannoat) 

M.  Sluart  Cooper ,  fabricant  de  produits  chimiques,  adresse  plusieurs 
feuiUes  de  papier  sur  lesquelles  il  a  tracé  des  mots  avec  une  encre  qu'il 
eroit  indélébile^  et  dont  la  composition  est  due,  di^il,  à  M.  Jennings. 

EsQVuiàhoûmniaiienponrkspapfimdesaNléeckseMNaindélébiles. 


(  558  ) 


GOAKBSPONIIAMGB. 

M.  le  JUirustre  de  la  Marine  trumnet  une  lettre  de  IL  Golomb-Menard 
rdathre  aux  l»di«»  d«  Mridl,  à  len»  ohangeneolt  deiorme  et  de  poiiiion, 
et  à  l'influence  que  leur  pHieDoe  «wm,  Miiniit  r«iitsar,  mr  difiifiMnIi 

phénomènes  météorologiqaes. 
La  lettre  de  M.  Colomb-Menard  est  renvoyée  à  l'examea  de  M.  Ik>uvard. 

vnMtQm.  —  Thermomètres  à  maxima.  —  M.  fValferdin  adresse  une  ré- 
ponae  à  la  note  sur  les  thermomètres  à  nutzima  présentée  par  M.  Danger  à 
la  léata  prtcédepte. 

«  M.Ouiger,  dit-il,  en  réclamant  la  priorité  pour  dauxBjrstèmes  de  tbei^ 
momètresà  mnx'\ma,àpièces mobiles,  de  son  invention,  qui  n'ont  de  rapport 
avec  celui  que  j'ai  proposé  que  par  le  principe  de  déversement,  a  annoncé 
qu 'il  avait  commencé  par  exécater  un  inatrumententoutsemblableau  mieu. 

•  Gda  paralira  d'amant  moins  lurpranant,  que  j«  aai*  en  mesure  de 
pmoMr,  cp*aTant  qu'il  ne  s'occapàt  de  ces  aortes  de  recherches,  /'avais 
/ait communiquer  à  M.  Danger,  ainsi  qu'à  plusieurs  des  artistes  les  plus 
habiles  de  Paris  et  même  de  l'étranger,  la  donnée  d'après  laquelle  j'avais 
ùk  enécotemn  premier  assaii  il  y  a  plusiem*  années. 

»  Il  ajoute  que  des  dîBBcnltis  presque  tosunQonttibles  l'ont  fiwcé  de  le- 
noncer  à  ce  système 

»  Je  m'en  tiens  à  cette  déclaration,  et  je  m'estimerais  trop  heureux  si  la 
Commission  qna  TAcadémie  Tient  de  nommer  pour  esaoriOar  la  Aermo- 
mètreft  déversoir  que  je  propose,  reconiiaUque  je  sois  parvenu  k  vaincre 
ou  d  éluder  que1(|iies-iincs  (1<>s  clifficnltôs  qu'un  ingénieur  auMÎ  habile  que 
M.I>anger  regardait  comme  insurmontables.  » 

cnamou. — Brisejdem  à  icrou  brisi. 

M.  Leroy  tFÉtk^  répond  &  la  réclamation  élevée  par  H.  Ledain 

en  faveur  de  M.  Civiate  toucliant  la  priorité  d'invention  du  brise-pîerre 
il  écrou  brisé.  «Pour  établir  les  droits  de  M.  Civiale  ,  on  a  cité,  dit  M.  Leroy, 
s  un  journ.ll  de  médecine  de  l'anuée  i8i6i  pour  prouve/ que  j'ai  long- 
»  temps  auparavant  appliqué  aiix  instruments  de  ce  genre  le  sfsiimc  d'é- 
•  crous  brisés,  il  me  snffirade  rappeler  ce  quef  écrivais  «i  juillet  1 834  dans 
>  le  Jmmwl  d$t  CotmaUtanet*  médkaht. 


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(  559  ) 

«DMnsh  aowmTra.-dabrisa-fMm  articulé  les  mouvements  de  l'écrou 
»  sur  la  vis  occasionent  une  perte  de  temps  :  pour  abréger  cette  partie  de 
.  l'opération  ,  j'ai  disposé  l'écrou  eu  deux  portion»  articulées;  il  s'adapte 
»  ainsi  au  point  convenable  et  il  peut  s'enlever  dans  un  instant.  » 

Bentolè  laoommissiwi  déifciiomné».  • 

caiius  APPLIQUÉ». — Gélatine  alimentuire, 

M.  Lainé,  propriétaire  d'une  fabrique  de  gélatine  alimentaire,  écrit 
que  la  fabrique  qu'il  a  établie  à  Saint-Denis  occupe  joumdlainent  de  35 
140  ouvriers,  et  ne  cene  de  fournir  ses  produite  aux  hôpitaux,  va*,  res- 
taurante, anx  pharmacies  delà  France  et  de  l'étranger,  circonstance  qii'il 
regarde  comme  favorable  k  l'opinion  qui  attribue  des  propriétés  aliraen» 
ta  ires  à  la  gébtine. 

La  lettre  de  îf.  Lainé  est  accompagnée  d*édianlilkws  de  gélatine  et  de- 
tablettes  de  bouillon  provenant  de  sa  fabrique. 

Renvoyé  à  la  commission  pour  la  gélatine. 

M.  Claude  Sala  présente  une  notice  sur  les  moyens  de  communiquer  de 
niiit  comme  de  jour  par  des  signaux  télégraphiques,  et  demande  que  sa  dé- 
couverte, sur  laquelle  une  commission  nommée  par  le  Ministre  de  la 
Guerre  a  déjà  fait  an  rapport  favorable,  soit  admise  à  concourir  pour  le 
prix  de  mécanique  fiittdé  par  K  de  Montyoïk 

L'invention  de  M.  Sala  consiste  dans  la  composition  d'un  vocabulaire 
qni,  dit-il,  n'exige  que  l'emploi  de  huit  signes  et  peut  ainsi  s'appliquer  au 
télégraphe  à  une  seule  branche  proposé  en  iSSi-  parlL-Chtlaii,  télégraphe 
qui,  depoiscetie  époque,  resirtt  sans  uaagepevoe«tiMtonant«uren  quittant 
la  France  n'avait  pas  fait  connaître  la  clé  de  ces  signaux. 

Eenvoi  à  la  commission  pour  le  concours  au  prix  de  mécanique. 

M.  de  Ségur  du  Peyron,  auteur  d\in  mémoire  intitulé  :  Recherches 
historiques  et  statistiques  sur  les  causes  de  la  peste  t»nnoace  qu'il  a  recueilli 
de  nouveaux  documents  sur  ce  sujet^  et  qu'il  n|attend,  pour  les  présenter, 
que  le  jugement  qui  doit  étn  porté  par  les  Commissaires  de  TAcadémie  sur 
la  première  partie  de  son  travail.  Il  offre  de  fournir  aux  Commissaires 
chargés  de  l'examen  de  son  mémoire  le»  moyens  de  oonsuter  Tezactitude 
des  dates  qu'il  y  a  indiquée».  '  .  '  «,.... 

Renvoi  ^  la  oommiasion  préeétfcinMt  nonméé. 

M.  dément  Brevet,  mécanicien  à  Pilhiviers,  annonce  qu'if  a  inventé  m 


(  56o  ) 

petit  appareil  «  nu  moyen  duquel  toutes  les  boucVies  à  feu  sont  à  pistoa 
s  par  capsules  et  restent  à  étoupilles  sans  qu'il  soit  adaptéaucune  pi^mo> 
»  bile  à  ces  botiches  I  feu.  > 

M.  Drouot,  médecin  il  Bordeaux,  aanoBC6  l'envoi  prochain  d'un  travail 
sur  ■  le  traitement  des  altératioos  du  cristalUa  oomitMi  sou  le  nom  de 
»  eatttractcs,s«DsopéretioiueUnirgtcales.B 

M.  Ik^iUf  XMaru»  dcnande  qu'un  projet  de  flntiioet  et  de  ttmlincvce 
dont  il  est  fkateur  soit  admis  k  concourir  pour  k  pvnc  Moiktjmi. 

La  séance  est  levée  à  5  heures,  F. 


anutni  MÉMWMLàtniro. 

LVUtdénie  a  leçn  àtm  «ette  séance  les  onnages  dont  void  las  titres  r 

Comptes  mtdàs  jtefc  fei—iftiftn  »  niii  aéisco  éi  fÂeÊàkHh  éujSviâmMii 

i856,  n^aa. 

Pt-écis  éLémentaire  de  PhjskUogie  par  H.  Maoihihe  ;  4*  ôdilion ,  a  roi. 
in-S»,  Paris,  1856.  * 

Mémoire  pour  servir  à  um  éêXeription  géohgsfsiê  dthHFhaiKe/parMÊL 
DorntHOT  rt  t.i.m  dr  'BaaeiiDirr  ;  tome  5 ,  in-8'. 

Detçription  de*  Moduinu  et  Procédé*  coruigné*  don*  Us  breveu  d'in- 
nsmtion  de  perJeeiinÊKUÊÊuaa  et  ^importation  dont  la  durée  est  expirée, 

M.  le  Ministre  du  Commerce  ;  tome  28,  Paris,  i836,  in-4*. 

Oraième  Supplément  du  catalogue  des  Spécifications  des  brevet*  d'in^ 
»ettthn,de  perfectionnement  et  d'importation  {année  i835)j;  i/nprimé par 
^trébré  dh  11.  DocnanL,  ndtUstre  tbi  CammaiDé  et  des  TWmum»  pisbÛcè: 
Paris,  i836,  in-8». 

Socicté  Royale  et  Centrale  d'yégriculture. — Rapport  sur  les  Travaux 
de  la  Société,  depuis  sa  séance  publique  de  i835,  lu  à  la  séance  publique 
«biomirffi896,;MrBL  SovuiesBODOi;  in^.  • 

De  quelques  Propriétés  des  nombres  et  fraetàm»  décimales  firkSfmi 
for  U,  £,  Mnntj,II««tes4  a8S6yi»4*. 


(  56.  ) 

Du  Thênrème  de  Af.  Sturm  et  de  ses  Applications  numériques  ;  par  le, 
inéme,-  io-4*>  (Renvoyé,  ainsi  que  l'ouvrage  précédent,  à  M.  Libri,  pour 
tra  rapport  verbal.) 

Dicti<mnaire  historique  et  iconographique  de  toMêi  leê  Opérations  etde$ 
Instrument»  .tk  fa  Gwur§leipar  M.  CoumaiT  de  11airef4*  limiaon, 

Noêemrle  iparH,  fLyfàvnmaa} 

in-4».  •  - 

Notice  sur  la  Cause  probable  du  transport  des  blocs  emUi^tU  tk  ht 
Suisse i par  M.  ob  CHARPXirnER  ;  Paris ,  1 835  »  ia-d'*. 

Swr  U  CoAAérisme  ample  et  foné  etmrh  JYaiUmau  de»  nANctace- 
ments  de  Purètre  et  des  fistules  ur inaires  ;  par  M*  Miroa  ;  a*  édition  |  iand*. 

Délia  Cultivazione  <b0e  BwhabiieUilfa  Inrtnakme}  par  1|.  Boiâtoiaf 
Turin,  i836;  in-8». 

BieerAe  eperimenkdi  sugl'inesti,  suUa  colontÊione  dei  v^etabUi,e 
»idUfosfim»eenmd^l^m^^meidite;purhpnfe»»eurGH^ 
in-BV 

//  Choiera  asiatico  in  Italia  ;  di  M.  Domenico  Meli;  Florence,  i835y 
BÊémnkd  encyclopédique  et  progressif  des  Connaissances  humaines  ^ 
€^  emétf    es  f  iui^r» 
Journal  Mdamadain  de»  Progrèe de»  SdmeeewÊêâletieef  \9S6,  ni*  aS, 

Archives  générales  de  Médecine  {Journal  complémeraaire  des  Science» 
médhàleeg  %*  aArie,  tone  1 1 ,  khS*. 

Bulletin  gàtiml  de  Thérapeutique  iwdHteufe  «É  cMrwgfoals/  pat' 
M.  Miqobl;  tomeio,  lO*  livraison,  in-8*. 

Draitéde  Médecine  pratique / 15*  UvraiaoD,  io-S*' 

Gazette  màUcale  de  Pari»,  n*  »S. 

OaaeUe  de»  HUpitaux/  n"  65—67. 

Journal  de  Santé,  n"  t^5. 

Écho  du  Mtmde  Mwvtf/n*  sa  et  aS. 


(  503  ) 


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COMPTE  RENDU 

DES  SËÂNCES 

DE  L'ACADÉMIE  DES  SCIENCES. 


SÉANCE  DU  LUNDI  13  JUIN  1836. 
PRÉ8IDBIICB  DE  M.  CH.  DUPtlI. 


MÉMOIRES  ET  GmiMIIllICATMMIS 
DIS  HEMBUBS  Et  DES  OOBBESPOMDàRTS  SB  L'AC&OtinE. 

L'Académie  npprend  avec  une  profonde  donleor  Ui  perte  qu'elle  vient 

de  faire  d'un  de  ses  membres,  M.  Ampère. 

M.  TuÈaAKD,  qu'une  longue  indisposition  avait  tenu  éloigné  des  séance* 
de  rAcadémie,  en  y  reparaissant  pour  la  première  foie,  adreiae  «ce  remeiw 
dments  à  aes  odlègoes  pour  ha  nonbrauaea  inarque»  dintérét  qu'il  en  a 
reçues  pendant  sa  maladie. 

ffuuMOfna  ■Moaiut.  —  Suite  «f  yfit  db  mimoin,  lu  m  partie  le  6  yiin 
dernier,  intitulé  :  Analfse  des  travaux  de  GoéAe  en  ffisloire  naturelle; 
et  Considérations  sur  le  caractère  de  leur  portée  scientifique;  pùr 

M.  Geofi'Rot  Saint-Hilairb. 

a  Or  pour  en  finir  à  l'égard  du  morceau  de  philosophie  inséré  dans  le 
Temps,  numéro  du   3i  mai,  je  dirai  que  je  ue  m'en  suis  au»si  vive- 
ment occupé  que  parce  que  j'y  ai  trouvé  la  mvoir,  4m  vues  d'avonir- 
et  oetle  perspicacité,  qui  m'ont  Mt  pressentir  qne  l'antaur  de  cet  écrit, 
c  a.  issis  !«'  ««MM.  9i 


(  5«4  ) 

M.  Ch.  Afartins,  ne  inanqueni  pas  d'accepter  la  niMion  que  sa  position 
personnelle  et  le  genre  de  son  esprit  lui  imposent.  Ainsi,  par  ses  soins 
)a  France  ne  sera  pas  privée  de  coouaitre  tles  particularités  curieuses 
eoDowiiaiit  l'existenoe  de  Goëlbe,  comme  entré  vers  le  dernier  tiers  de 
aa  carrière  dans  les  rangs  des  naturalistes.  De  ce  jour  et  de  ce  point  de 
départ,  datera,  selon  moi,  une  ère  nouvelle  de  philosophie  naturelle. 
Car,  je  n'en  fais  pas  le  sujet  d'un  doute,  ce  ne  sera  pas  seulement  par 
des  soins  biographiques  que  cette  oBorre  s^eooomplinit  nw*  P*'  ^ 
trarail  de  traductiont  de  jugements  et  de  vue»  comparatiTes  sur  la  matière 

(je  me  permets  dit  moins  cette  insinuation,  car  personnellement  je  ne 
connais  pas  M.  Martins  )  ;  c'est  par  ce  travail  qu'enfin  nous  connaîtrons 
en  Flrance  ce  qu'a  fioLen.  IdHoir»  naturelle,  pour  en  remanier  les  étodes, 
le  vénérable  patriarche  de  la  littérature  germanique. 

»  Et  j'insiste  d'autant  mieux  sur  l'utilité  de  ce  travail,  que  c'est  un 
grand  service  à  rendre  aux  honmies  que  de  s'arrêter  de  temps  eu  temps 
au  milieu  du  mouvement  qui  les  entraine  dans  la  voie  d'un  progrés  inoeS'* 
mnt  pour  en  venir  calculer  l'influence;  car  c'est  jalonner  les  traces  de  b 
route  scientifique,  c'est  apprécier  la  valeur  des  âges  de  civilisation,  que 
%de  chercher  à  rendre  compte  dans  de  certaines  époques  de  notre  avoir 
intellectuel,  au  fur  et  à  mesui'c  qu'il  est  nettement  acquia  au  domaine  de 
Fesprit  kuman. 

»  Or  quel  moment  plus  favorable,  ce  me  semble,  pour  ces  supputations, 
que  celui  des  vies  accomplies  de  ces  tieiix  grands  naturalistes,  Cuvier  et 
Goëthe,  marcliant  tous  deux  parallèlement  dans  une  voie  distincte,  et 
sans  se  rencontrer,  travaillant,  presque  à  IHnsu  l*nn  de  l*autre,  à  fonder 
sûrement  et  majestueusement  l'édifice  de  la  philosophie  naturelle.  Cuvier 
termine  son  œuvre  avec  les  habitudes  d'un  passé  qu'on  peut  reganler 
comme  accompli  glorieusement  pour  lui,  quand  Goethe,  sorti  des  émo- 
tions d'une  ame  aidente,  réusstsaant  à  s'j  aouatraire»  mais  y  ayant  puisé 
un  très  vif  sentiment  des  choses,  va  inctitner  de  nouv^lqs  règles  pour.un 
plus  riche  avenir  de  plulosophic. 

»  Car  il  est,  seluu  moi,  deux  grandes  formes  de  l'esprit,  nécessairement 
consécutives  Tune  &  rautre,  sans  remploi  desquelles  Ton  ne  fonde  aucune 
philosophie  certaine  et  pratique,  et  j'entends  celles  que  procurent  à  l'in- 
tellect l'une  la  raison  des  rapports  natiirch ,  l'autre  la  connaissance  bien 
sentie  «t  nettement  exprimée  de  Vanité  organique.  C'est  eflectivement 
dBM  cette  manière  d«  eooiprendfe  et  d'exploiter  l'histoire  naturelle, 
qtfertUtpr— iiieièisplittbeopliies.  ,  '  ' 


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(56S) 

»  Cest  oomoM  ftHmimi  è  cm  tims  générales  que  j'ai  coin|>i48  cette  bon* 
clusion  a  racines  profonHes,  cette  fin  de  l'article  du  ITfanpr:  Le  sièebû 
eitfanté  ses  deux  plus  grandes  idées  en  philosophie  naturelle,  celle  de 
ATimrfOMAsiQOE,  et  [idée  d ou  sont  sorties  les  m^thodm  hatbreu  fs.  Et 
font  aussitôt  M.  Um^ifnàuut,  am»«sp1ioatk>n  ni  développement,  les 
noms  des  inventtw»;  «■  d».eea  ms  «at  celui  dn  poite,  er  l'antre  dè 
M.  de  Jussieu. 

»  Gependatit,à  l'égard  des  rapporu  naturels,  qui  s'en  (utnpa;^  qui  a 
wwmcm  songé  &  les  importât  dans  la  adesce  dans  le  sens  du  créateur  de 
cetf,-  pensée.  Bernard  de  Jussieu?  En  avançant  dam  lerédtdas  faits,  les 
apports  réels  venaient  à  se  choquer,  à  se  contredire  et  à  sVntredétruire 
dans  une  manie  de  classiacation ,  la  fauase  voie  et  comme  la  maladie  du 
naotraUsaiB  de  ces  demiera  imnps.  Bt  <|iiiintà  IWlé  organique,  plus  elle  a 
ete  r  écemment  accueillie  mentalement  et  pratiquée  dans  l'eiécution,  plus 
de  finesse  a  été  empl(,y<^.e  pour  n'y  point  reconnaître  les  dons  d'une  faculté 
tfmvwtigaHon ,  portant  avec  plus  d'aplomb  sur  1  élude  des  rt^yforU 


M.  BiCQUiBEL présente  le  quatrième  volume  de  son  Traiff^  fie  l  elec  tririt(4 
ccdunBgnétisaao.«OBDS  ce  volume,  qui  contient  les  septième,  huitième, 
neoTiène  et  dixième  liirres  de  l'ouvrage,  j'ai  traité, dit-il,  les  questions  sui- 
wntes  :  i»  la  mesure  des  températures  il  l'aide  des  efTeisthenbo^leetriqoes, 
a*  le  phénomène  de  la  phosphorescenre  considéré  par  rapport  aux  diffé- 
raites  causes  qui  le  déterminent  et  aux  différents  corps  organiques  ou 
iaoïfaniqnes  dans  lesquels  il  se  manifeste  ;  3»  l'électricité  atroosphéiique  et 
les  phénomènes  qui  s'y  rapportent;  4»  enfin  l'acriott  de l'électridtésurles 
corps  Tirants  et  son  application  à  l'art  de  guérir.  » 

H.  BioT  dépose  l'origiBâl  de  b  note  de  Frcsnel  imprimée  dans  le  compte 
lendu  de  la  précédente  séance. 

BAPP0BT8. 

M.  SftVBSTRE  fait  un  rapport  verbal  sur  l'histoire  naturelle  agricolê  et 
économique  du  mais,  ouvrage  de  M.  Bonafous,  un  dea  corresnoadanta  jde 
l'Académie.  '  " 


H.  MoMMi  w  lmK^k€Êm  MOasion «  rappelle  qu'il  a  lu  il  j  a  plusieura 

6t. . 


(  566  ) 

wméM  à  l'ÂOldéinie,  un  mémoire  très  étendu  sur  le  mais ,  mémoire  qui 
renferme âm  rachwdie»  ror  rorigiBg d» cette  cértâte,  <a  [Mpopagatk»,  m» 

variétés,  ete. 

M.  Cuvier  a  rendu  compte  de  ce  travail  dans  l'histoire  de  l'Académie. 

«  Cette  obeervatioM ,  dit  M.  Moreau  de  Jonnès,  n'a  pour  objet  que  d'éviter 
qu'on  M  puiiie  supposer,  loraque  je  pidilieni  OM  Tedhmhes,  qu'elles  sont 
|»oil6rieoree  k  odleîi  deM.  Bonelbus.  » 

MÉMOIRES  LUS. 

MâDiGiRB.  —  Mémoire  sur  la  liûwtritie  urétrale  par  M.  Lekot  u'Euulle. 

(Commiasion  déjà  nommée.  ) 

IjC  mémoire  de  M.  Leroy  (TÉfiolie  a  pour  objet  l'examen  des  moyens 
auxquels  on  peut  avoir  recours  pour  extraire  et  diviser  au  besoin  les  irag- 
ments  de  calculs  arrêtés  dans  l'urètre  à  la  suite  desopérationsdelithotripsie. 
GeeopéntioiM,  qui  sont  en  généreldonlottrensee,  paraissent  k  l'auteur  être 
le  plus  grave  inconvénient  attachéaux  divers  procédés  lithotriptiques  usités 
jusqu'à  présent.  Suivant  lui,  les  instruments  dont  on  se  sert  aujourd'hui 
pour  extraire  ces  débris,  présentent  tous  des  dispositions  qui  en  rendent 
l'application,  dans  oertains  cas,  ou  très  douloureuse  ou  Inefficace;  il  pn»* 
pose  diverses  modifications,  qui  lui  |)arai8sent  devoir  en  rendre reffet  plus 
sûr  et  moins  fatigant  pour  le  malade.  Il  signale  ensuite  les  circonstiinces 
dans  lesquelles  on  doit  tenter  de  repousser  le  fragment  jusque  dans  la 
vasaie,  cdles  où  il  convient  de  l'extraire  entier  ou  après  Favoir  divisé,  cn6n 
les  cas  dans  lesquds  il  est  plus  convenable  de  pratiquer  l'opération  de  la 
boutonnière. 

MÉHOIBBS  nUtolNTÉS. 

■cTw^aouMJB.  —  Quelque  obtervaHont  mr  la  gréie;  par  M.  Bougibao» 
atné.  —  Ces  observstioDs  sont  relatives  à  trois  «Âutes  de  grfle  qui  ont  eu 

lieu  à  Toulouse  en  1 834  •  dans  la  matinée  du  8  juillet  et  les  deux  au- 
tres dans  la  journée  du  1 5  septembre.  L'extrait  que  nous  donnons  ici  ap- 
partient k  la  relation  du  premier  orage. 

"  «  Lliorfoge  venait  de  sonner  neuf  heures  lorsque  d»  gros  gréions  cou- 
mencèrent  à  tomber;  ils  frappèrent  la  murailk  opposée  i  cdle  qu'avaient 
frappée  les  premièras  gouttas  d'eau  et  la  frappèrent  ofaHqnement:  ils  ve* 


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(56?) 

mient  dPuM-diNctkni  voiaiiie  du  nord,  uni»  on  peu  indinée  à  Test.  Le 

nombre  des  grêlons  allait  en  augmentant,  et  leur  grosseur  allait  généra» 
lement  en  diminuant.  Au  bout  de  quatre  à  cinq  minutes  la  pluie  se 
mêla  à  la  grêle  et  fioit  par  dominer  entièrement;  à  neuf  heures  dix  mi- 
nnlM  tout  était  àeiuibl«Bent  tenniiié;  i  pdiM  toiiilMit>U  «noore  quelques 
gontlw  «r«iB.  Fluienn  eiin|M  de  tonnerre  t'énient  fint  entendre  pendant 
la  chute. 

D  La  forme  et  la  structure  des  gréions  étaient  fort  remarquables.  Tous 
ceux  que  j*ai  eaaminés,  aant  exception,  avaient  on  noyau  intérieur;  ces 
aeymnc  étaient  généralement  arrondis.  J'en  ai  cependant  remarqué  qud- 
quesMins  qui  étaient  aplatis;  leur  diamètre  était  le  plusimlittaîrenicnt d'un 
centimètre:  j'en  ai  trouvé  de  i5  millimètres. 

*  Dans  la  plupart  de  ces  noyaux  le  centre  était  occupé  par  une  petite 
boule  blanche  opaque,  semblable  à  de  la  neige.  Cette  petite  boule  se  ré- 
duisait quehjuefois  ;i  un  point  hlanr  puis  se  succédaient  des  couches 
concentriques  alternativement  limpides  et  translucides  ou  neigeuses.  I,<ora- 
que  ces  noyaux  étaient  diiiaéi  en  deux  et  polis  par  la  ftirion  sur  une 
aarftce  plane  d'une  température  aupérienre  i  o^,  la  section  présentait 
l'aspect  de  quelques  agates  polyzonates. 

■  Il  ne  m'a  pas  paru  que  ces  couches  fussent  formées  par  additions 
successives  de  matière  et  qu'il  fût  possible  de  les  séparer;  bien  au  con- 
traire toot  le  grèkm  paraisiait  fmrtné  d*UB  seul  jet,  et  il  n'a  été  impos- 
sible, malgré  le  soin  que  j'ai  porté  dans  mes  tentatives,  de  réussir 
à  trouver  quelques  joints  naturels  entre  ces  diverses  couches,  et  par  suite 
de  les  séparer.  Il  est  évident  pour  moi  que  ces  joints  n'existaient  point 
et  que  la  formation  des  oondies  pourrait  n'avoir  point  été  sneoeasiTe. 

>  En  cassant  ces  noyaux  avec  les  dents  (leur  dureté  n'était  pas  grande), 
ils  présentaient  à  l'intérieur  une  texture  radiée  du  centre  à  la  surface  ex- 
térieure. Cette  disposition  s'apercevait  même  assez  bien  dans  les  noyaux 
entiers,  aana  qu'il  illkt  néoMsaiw  de  les  briser.  Elle  semble  détruire  lldée 
dfaccroMsement  par  couclws  soccesrives. 

»  Les  couches  neigeuses  du  noj'au  renfermaient  souvent  des  hidies 
4'air  visibles  à  l'œil  nu,  plus  ou  moins  vohimineuses,  quelquefois  très 
pHàHm  et  en  très  grand  nombre.  Quelques  parties  d'air  fonmdent  des 
bnes  ninom^Mst  alors  les  grflons  étaient  irisés.  Quand  les  bulles  d'air 
étaient  considérables  en  nombre  et  en  grandeur,  le  grêlon  devenait  friable. 

»  ËnBn  ces  noyaux  n'étaient  pas  nettement  tranchés  dans  le  grêlon:  ils 
se  mêlaient  insensiblement  avec  la  partie  extérieure  et  transparente  dsnsin» 


(568) 

4iuéIleon  observait  aussi,  mais  pliis  rarenlent.  des  portions  noigeus«6  pltia 
ou  laoins  prononcées,  imitant  plus  ou  moins  les  Tésicules  de  l'écume. 

•  L'extérieur  des  gréions  était  trèf  anguleux  :  plusieurs  de  leurs  pointes 
«iguéa  avaieiit  d«i»  oentioMireB  de  longueur.  Fcn  ai  même  remarqué  fie 
trois  et  quatre  centimètres;  ces  pointes  transparentes  faisaient  coraplé-i 
tement  cor|)!>  avrc  le  reste  du  grèlun.  11  n'y  avait  point  de  séparation 
possible  i>aiii>  rupture.  Quoique  ces  pointes  fussent  aigiu  s  et^que  leurs  faces 
fuMfttt  ténaàm  par  «ka  arètea  «ivaa,  il  ne  m'a  pas  «élé  paaaÛrfe  êtf  raoen» 
nritre  4e  v4rit.i!il>'s  cristaux.  La  grandeur  des  angles  dièdres  variait  aur 
une  mêmearetf,  t't  le  nombre  dos  faces  de  ces  espèces  de  pyramidesi 
était  également  très  variable  ;  elles  s'etnouiisaiout  rapide^mentpar;  la  fuakii^ 
et  le  grêlon  paraiasait  alors  manMlonaé.  .11  paraiaaait  mène  caiaér  irrégo- 
lièrement,  lorsque,  plus  avancé  dansaa  fusion,  il  repoaaït  atif  la  terre  ou 
sur  dos  fraiçnîeiits  ilc  pierre  sur  lesquels  il  se  moulait.  •   ^ -i 

»  Un  fait  qui  me  parait  très  remarquable,  est  la  reucoatre  <le  petit» 
noyaux  neigeux  de  troia  miUiaaèlres  de  diamètre  eevin»,  •eanblableaà 
la  partie  centrale  du  noyau  principal,  et  eucLAssés  à  (>eu.de  profondeur 
dans  la  partie  extérieure  et  transparente  du  grêlon;  ils  semblaient  y  avoir 
pénétré  comme  un  corps  chaud  s'eniuoue  clans  iu»e  maue  qu'il  fond,  ie 
suis  parrenu  i  retirer  pluiîeura  de  eca  petite»  boiilea  Uanobea  qui  «'étsient 
point  intimeaient  liées  par  oenséquent  avec  la  partie  dans-ta^ièlle  «Uea 
avaient  certaincmpnt  [uMiétré  J'ai  aussi  remarqué  quelques  gréions  à  deu.x 
et  même  uu  plus  grand  nombre  de  noyaux:  mais  il  n'y  avait  point  de 
séparation  possible  pour  former  autant  de  gréions  distincts.. . . . .  . 

a  J'ai  trouvé  dans  un  tit«B  petil  neaalnradagrtllonaïuieinatière 

grise,  pulvérulente  et  totit-à-fait  intérieure.  J'en  ai  même  rendu  témoin 
im  jeune  niédcciii  nccouttiiné  à  des  obscrvationfi  exactes.  Cette  poussière 
était  bien  dans  l'intérieur  du  noyau;  et  ue.  pouvait  être  confondue  avec 
oea  balles  d'air  qui,  aona  eerlainaB  toiidMMM»dt  bwvièn^  paraisoent  «siame 
des  points  noirs. 

»  Il  me  paraît  assez  difTicile  de  donner  rigoureusement  la  grosseiu*  de 
gréions  aussi  irréguhers  que  ceiix  dont  il  s'agilit^.  Ce  que  je  puis  dire  de 
pins  positif,  c'est  que,  dépouiUéa.de  leurs  aapéria4p,il«s  plM.<f|alnininewt 
avaient  pour  limite  la  grosseur  d'un  bel  mii,  do-poulib  «n  amuent 
aussi  la  forme  .illungée.  L«>s  plus  petits  étaient:  senalblfnn^nt'  sphériquai 
et  de  deux  il  trois  oentimetres  ^  diamètre. 

»  IiMr  vinsse  A'féiait  pas  grand*  en  gfoéi«lt-0i  elle  Or'^taji  pM  la  même 
INSur  tous*  yfw  jQM  fqi)i»;<fe  twika  ont  kk^  wmk»  Sm  fwswl«ia<i#>nt 


(«9) 

■»rkRMhtienipiHiilcatonibM»Mird«8  toH«S'il«véésree  q«i  pottvtH  Mnir 

•  A  ioor  peu  de  dureté,  en  mène  temps  qu'à  leur  vitesse  peu  consicléraule. 
Arrivés  sur  le  sol,  ils  faisaient  au  contraire  de  nombreux  ricochets;  mais  je 
n'eu  âi  poiut  vu  se  casser  sur  les  pavés. 

»  Plusieurs  personnes  ont  été  atteintes  :  les  meurtrissures'  èt  les  déchiru- 
res produites  par  les  parties  anguleuses  des  gréions  ont  en  général  fàit 
sortir  du  sang;  mais  je  n'ai  point  entendu  parler  de  blessures  graves.  > 

CO&SUËSPONIUNŒ. 

M.  le  Ministre  de  F  Instruction  publique  ailresse  une  nmpliation  de  l'or- 
donnance royale  qui  autorise  rAcudémie  fies  Sciences  à  accepter  la  dona- 
tion faite  par  M"  la  Marquise  de  Lapbce,  pour  la  fondation  à  perpétuité 
d'un  prix  de  la  valeur  de  at5  francs,  qui  sera  décerné  chaque  année  au 
premier  élève  sortant  de  rÉcole  Ftolytedmiqua.  « 

M.  le  Ministre  de  r Instruction  puMiqm.  .tçunsai^  aussi  une  note  de 
M.  Dupoui  sur  la  trisection  de  l'angle. 

OSIMIWftinSJW..  ■  I.  âlm$rê  du  rossignol.  —  F x trait  ifsm»  lêlÊre  d!»  IL  BU 

Nkhvacx,  à  M.  Arugo. 

«  Je  crois  devoir  vous  communiquer  une  particularité  de  la  vie  du 
rossignol ,  de  laquelle  j'ai  Hlk  témoin  ilimuit'hr'dennire  InondatioiiC 

»  Un»partie  de  «on  jardin  a  été  envahie;'  On  de  «ces  oiseaux  avalf  fidf 
son  nid  dans  la  h;iie  inférieure  oû  le5  eaux  montaient  avec  impétuosité. 
Inquiet  de  savoir  si  elles  parviendraient  jusqu'au  niveau  de  ce  nid,  je 
fnhaarval  plmiinafois  par  jonri  ileetroavairî  )àà  paa  environ  de  la  ligne 
fcméaipai)  leseanK,  Il  y  avait  qoaAre  «eufiii  IFn  malin  Je  n'en  vis  pkis  que 
deux  et  m'aperçus  rjoe  l'eau  était  à  quelqties  lignes  de  la  partie  inférieure  du 
nid  qui  était  appuyé  sur  un  fagot  d'épines  phtcé  pour  boucheture....  Je 
pensais  d'abord  que  les  deux  œuf»  qui  manquaient  avaient  été  sub- 
mmnéi»  miis  pea  dtalBiits  phn  tard,  n'en  ayant  ph»  va  qn'un  seul, 
febiewal  évw  attention ,  et  qnal  fut  mon  étonnement  en  voyant  les 
deux  oiseaux  rasant  la  terre  en  volant  avec  rapidité  en  même  temps 
qu'avec  précaution  et  se  dirigeant  vers  une  des  parties  les  plus  élevées 
de  non  dos,  emportant  avec  «ne  le  dernier  esaf  <pri  restait  dûs  leur 
nisa«niiit  et  d»-la»  ratieuve?  teoi  fce  quatre  dans  un  nonvean  à  cent 
otnqusnte  pas  du  premier,  où  depuis  sont  éclos  cinq  petits. 
<  aCeaunent  ces  pauvres  animaux  ont^ils  pu  porter  leurs  osais  à  une 


(  570  ) 

distance  aussi  grande  ?  est-ce  avec  le  bec  ou  avec  les  ongles  ?  Cest  ce  que 
je  n'ai  pas  eu  le  temps  devoir,  mais  ce  qu'il  y  a  de  certain,  c'est  que 
les  œufs  ont  été  portés  d'un  endroit  à  un  autre.  » 

AMATOHiE  coMPAaiE.  —  StTucture  des poumoTis . —  M.  Bazin  annonce  qu'il 
a  étendu  aux  animaux  carnassiers  ses  recherches  sur  la  terminaison  des 
canaux  aériens.  Les  lobules  qu'on  disait  exister  dans  les  poumons  de 
tous  les  mammifères  ne  se  sont  présentés  à  lui  dans  aucun  de  ces  animaux 
qu'il  a  eu  occasion  d'observer,  et  il  a  trouvé  au  contraire  constamment, 
uuc  disposition  semblable  à  celle  qu'il  a  signalée  pour  l'espèce  humaine. 

Une  préparation  faite  par  M.  Cosie  lui  a  permis  de  voir  dans  les  poumons 
d'un  foetus  de  lapin,  dix'huit  jours  après  la  conception ,  les  bronches  se  ra- 
mifiant en  branches  de  plus  en  plus  petites,  mais  dont  les  dernières  étaient 
toujours  terminées  en  cul-de-sac  et  sans  anastomoses. 

PHYSIQUE  DU  oiOBB.  —  SuT  Ut  hautcuT  mofcnne  du  baromètre  au  niveau  de 
la  mer  par  différentes  latitudes. 

M.  Arago  communique  les  résultats  reiiitifs  à  la  hauteur  moyenne  du 
baromètre  qui  se  trouvent  contenus  dans  ime  note  qu'il  vient  de  recevoir 
de  M.  de  Humboldt.  Dans  son  exploration  de  l'Amérique ,  cette  hau- 
teur avait  paru  au  célèbre  voyageur,  moindre  de  i  millimètres  environ 
entre  les  tropiques  que  dans  la  zone  tempérée ,  ce  qu'il  attribuait  au 
courant  ascendant  équatorial  dans  / atmosphère.  (  Essai  sur  la  géog. 
des  plantes  ,  1807  ,  page  90.  )  Son  baromètre  était  comparé  à  celui 
de  l'Observatoire.  Depuis  et  par  des  observations  plus  exactes,  avec 
deux  baromètres  comparés  et  marchant  d'une  manière  parfaitement 
semblable,  M.  Boussingault  trouve  à  la  Guayra  336''',98,  c'est-à-dire  en- 
viron de  millimètre  de  moins  qu'à  Paris,  si  l'on  adopte  le  nombre  donné 
par  M.  Arago  755,43 ,  ou  i"'",a4j  si  l'on  adopte  avec  M.  Bouvard  la  valeur 
moyenne  755,99.  I.^  différence  est  dans  le  même  sens,  seulement  moins 
forte  que  par  les  observations  de  M.  de  Humboldt.  Depuis  encore,  à  Cbris- 
tiansborg  (côte  de  Guinée  5*.  04  lat.  N.)  MM.  Trentepobi  et  Cbenon  avec 
d'excellents  baromètres  bien  comparés,  et  par  une  moyenne  de  aa  mois 
d'observations,  trouvent  (  1829  et  i83o)  pour  hauteur  moyenne  336"* ,95, 
comme  M.  Boussingault. 

Enfin  dans  soi^  voyage  récent  au  cap,  Sir  J.  Herschel,  pendant  une 
courte  traversée  et  par  une  mci*  extraordinairement  calme,  a  trouvé  la 
hauteur  barométrique  équatoriale  moindre  de      de  pouce  anglais  que 


Dig 


h  hauteur  à  ao  de  latitude  australe  et  boréale;  moindre  de  ^  de  pouce 
que  la  hauteur  à  35'.  —  Ce  résultat  se  trouve  entièrement  confimiô 
par  des  observations  de  M.  Ryan  dans  une  traversée  de  Calcutta  au  cap , 
et  par  M.  Mac  Hardj  dam  son  dernier  voyage  en  Angleterre.  M.  Rjan 
trouve  même  des  différences  un  peu  plua  fortes. 

A  l'occasion  de  ces  obsen-ations  faites  en  mer,  M.  de  Humboldt  s'est 
rappelé  qu'il  y  a  33  ans,  se  trouvant  au  Callao,  il  y  rencontra  une 
fr^te  espagnole,  la  Sam  HafineL,  venue  de  Cadix  en  4  mois  (du  19  février 
an  ai  juin),  et  commandée  par  le  capitaine  Qnevedo.  Il  y  avait  à  Lord 
un  exrellent  baromètre  anglais  de  Gaborj%  et  le  journal  des  observations , 
dont  un  extrait  est  joint  à  cette  lettre,  montre  clairement  la  diminution 
de  hanteor  dans  le  grand  sillon  de  l'océan  Atlantique.  A  la  prière  de 
M.  de  Humlxridt  le  capitaine  Qnevedo  continua  soigneosenent  ces  ob* 
servatioiis  à  son  retour  en  Europe.  La  Santa  Eafina  ne  mit  alors  que 
37  jours  à  passer  de  35°  7'  lat.  S.  à  l'équateur ,  et  a3  jours  de  l'équateur 
à  34*  59'  lat.  N.  On  peut  aussi  bien  que  le  fait  Herschel  regarder  les 
obaervationa  coonne  simiilianées.  Voici  les  résultats  réduits  à  o  : 

Buriaar  du  btMBi. 

«fe  34*59' Ul.  N.  k    /STN.  ......  agr^ 

7.â       H.     6.a9S.  ......  a9,6i 

6.99       8.    36.  7  S.   *9t79 

diflérenre  totale  dans  la  lone  nord     de  pouce  anglais  on  de 

Paris.  Dans  la  traversée  de  Cadix  au  Callao  la  différence  avait  été  ^  de 
pouce  ou  ,49-  Dans  les  deux  voyages,  l'aller  et  le  retour,  la  dépression 
au-delà  du  cap  Hora  a  été  très  sensible.  On  h  reconnaît  aussi  dans  les 
dieervations  de  Pamiral  Kniacnsicca,  qal  patate  Tavolr  remarquée  le  pre- 
mier;  dans  celles  du  capitaine  Beechey  et  du  D*  Moyen. 

dépression  équatoriale  se  voit  encore  dans  les  observations  de 
Trentepobl,  qui  a  traversé  quatre  fois  la  ligne  en  i8a6  et  1627,  dans 
oellea  du  capitaine  Spencer  et  du  Lnnd.  Elle  s'élève  k  4  lignes  en- 
tières d'après  TrentepoU;  ce  tfsà  n'eat  sans  doute  pas  la  moyenne  an* 
nuelle;  Erman  l'a  remarqué.  T.es  observations  de  Krusenstem  (nov.  et 
déc.  iâo3,  T.  III,  pag.  3i8— 3:ia)  donnent 

a7»48'l*i.  N.  à  i^Si'Ui.  W  *9*n9 

i3.5i        N.     la.  16       S  >9i6a 

ta.  16      8.     aS.94      S  agiflB 

diiSirenoe  0^,17  au  noid;  seulaaMBt  o^»i  i  au  and;  le  même  navifateur,  ea 
c.i.itlS.i«ti   8a 


(57«) 

mi  «t  juin  riM^  tmmep^mtrmmMnÊÊfMOtnm  or,i9^n«pdi 

Voici  enfin  les  moyenne»  du  capilaïue  tieeshey,  dédiiitas.  4»  *is  OD» 
— ryatUms  pour-cfaaque  jous  : 

|«t.  de  aS»  A  M"  V   3e»,M» 

30      i5  F.    3o,«o5; 

i5      lo  N   agiSH 

i«      5  H.  

S       e  M  19*%S 

•       5  S.   99,916 

5      te  8  a9>97> 

10      i5   S  3o,of5 

i5      ao  8.   3o,  0Î7 

ao     A  S  8a>fa4*> 

La  mardie'est  comm»  on  volt  ptrfaiteniefit  régulière;  1«b  dfflérnice* 
extrêmes  sont  o',ii  efo'',i3. 

]m  dépression  tinns  les  latitudes  boréales  ,  éleréiis  comme  en  Norwége, 
oomine  au  Groéalaiid  occidental,  etc.,  est  bien  connue.  On  peut  cunsuller 
k  t»  sujet  R.rui«ii9M!rn,  L&tke  et  Bnrnn ,  et  enfin  la  discuasion  deSdumw. 

Dans  une  note  qui  accompagne  celle  de  M.  de  Humboldt.M.  l'oggendori 
remarque  que  danshTedierdie  de  la  preaaion  au  niveau  de  h  mer,  on  a  né- 
ffigàil  tort  jusqu'ici  d'appliquer  aux  hautaun.  dbservées  du  baromètre  la 

correction  qui  «l-puiKl  delà  v.\iiation  de  la  pesanteur  à  différentes  latitude*. 
24.  Po^endort  calcule  une  petite  lal>le  de  cette  correction  d'api-és  la  for- 
«Mile  t 

irsft^S  (1—0,0025935  CO»  10}, 

OÙ  b  représente  la  hauteur  du  baromètre  à  la  latitude  (p  et  la  hauteur 
correspondant  A  45*;  laoorrection  estdonc  soustractive  de  4^°  <t  l'équalcur 
additive  de  45*  au  pôle.  Loin  de  fidre  di8|i|araitre  la  dépreMion  éqnatoiiale 
indiquée  par  les  obaerrationa  non  corrigées ,  ia  correction  l'augmente  dimc; 
mais  elle  atténue,  sans  toutefois  l'expliquer  entièrement  les  dépressiona 
polaii-es  ;  la  correction  maximum  du  pôle  à  l'équatcur  serait  o''',§74>: 

Dana  une  atmosphère  en  reppa  la  preaaion  au  niveaurde  la  mer  serait 
partout  égale.  ijailiflihiMices  que  la  eorreetion  ne  détruit  paa,  ne  peuvent 
donc  être  attribuées  qti'à  l'^'tat  de  mouvement. 

M.  Poggendorf  donne  en  terminant  le  tableau  des  hauteurs  baromé- 
triques réunies  par  M.  Sdiouw,  réduites  à  zéro  et  au  niveau  de  b  mer. 


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(  573  ) 


«a  oiTcut  de  I* 


Cap  

R  io-  Janeiro.  ^  *••.<;. . 

Christianboig  

l'A  Gurrrai ........        Vi^*  •  •  ■ 

Stiati-TamatÊ, ,  • .  . . . 

Hacra.  'r'iV... 

Ttf  n^ifb  

Tripoli    

Palerme  

Naples  

Florence  <    •. .  .'/Uj 

Avignon..,  ,1.  .•.Mf>     •.•»»»  •,.)•»•  • 

Bologne.   l....... 

Padooe. . . .  .'i ;  t i'.'î î  ; .;  .  :  î'.  i , . . 

Londrei  ......■.••a>i,,. 

Altona  . 

Aftntnck., .  .... i .-jii ^44»t. . 


naroàiiger  

Bergen   . 

Keiaiirac  

Godlbaan   

Eyafîord  ..^  

Go  d  hoTO  ..«M  .iM  .  J*  Mjtfcli  ««;  ^itV 

U^iciiavik  

IlL-Mclville.  ...   

Spitiberf;  


338-,j.4 

38.69 
36.^ 

f  .98 

39  ,»o 

fe  ''9 
38  ,ai 

3?  ,94 

37.33 

36  ,7» 

a&,a 

36  ,3o  , 
35  55  ' 
W\88 
33  ,36 

33  ,33 

34  ,06 

(HM 

iH 

35  ,47 


337*,88 
30  ,08 


36 

36  ,1 


36  M 

37  ,69 

»  .38 

38  .83 

39  .83 

36  ,00 

3?  fi* 

37  ,7» 

37  ,53 
37  ,35 
■47  ^ 

36.,j4 
35  ,99 
'36  1,0a 
33 
33 

34  ;64 

35  ÀQ 

36  35 

36  ,i3 


If 

.  i  I 


ÉeUpmétMa  du  iImiw'  i836. 

M.  le  général  BrisèmM  a  adressé  h  PAcadémie,  dont  il  est  oomi|ioiHlaût, 

les  observations  qu'il  'a  iaites  de  ce  phônuniène  idans  aon  habitation  de. 
MaJ^ttOÊUtt  k  quelque  distance  d'£dimlNirgh. 


CouimenceiMCiit  àc  l'cclipiex-*. 
Fomutioo  4e  ranocau. 
Knptuc de IhimMii».*» >■  «h* I  -3»  Stttfi 
Fmi*V4àSff  4.«3..«^ 


i'36'5i'> 
3..I.  4,a 


83m 


(5740 


Une  petite  Udie   i»4^'  8',4 

Une  tache  éteadw   i  .5S.49i4 

UMfttHatMh*   s.17.17,1 

Um  petite  tache   3.3i.44>6 

Qbe gniide  tache  roode   a.a4.i7,5 

Là  l»  (nuid*  4t  tMin  let 

taches  visibles   9.27.53,7 

La  plua  petite   a.33.5o,9 

Une  trta  pethe  tache,  irèt  Min 

et  trèa  aelto   a.35.45,3 


M.  Brisbane  avertit  qu'il  a  po  M  ^ÏMcr  une  petite  erreur  dans  TolMep* 

vation  du  premier  contact.  Nous  rapporterons  ses  propres  paroles  quant 
k  la  foraiatiuii  et  à  la  rupture  de  l'anneau,  parce  c^ue  nous  craindrions, 
pcMir  quelques-unes ,  de  ne  pas  les  traduire  exaelemeiit. 

«  The  most  singular  appearance  of  the  whole  éclipse  was  tfae  iormatioin 
»  and  breaking  up  of  the  annulus,  wbich  gave  the  exact  resemhlance  of 
»  luiniDOUS  filiments  extcnded  to  that  degree  tbat  they  gave  way  in  beau- 
»  tiful  oomucatiiMis  of  light ,  and  ihto  took  place  both  at  tbe  dissolution 
»  aad  refenMtkmof  theannidin.  ■ 

L'obscurité  ne  fut  pas  aussi  complète  qu'on  l'avait  attendu.  M.  Brisbane 
aperçut  cependant  Sirius  au  méridien,  à  l'œil  nu,  et  à  la  petite  liaufeiir  de 
18°.  Pendant  la  dur^e  du  phénomène,  un  photomètre  de  J^lic  descendit 
de  18"  à  4". 

A  Edimburgh,  M.  le  ly  Traill  fit  sur  la  terrasse  de  sa  oaMon  les  obser* 
vations  dont  nous  transcrivons  ici  les  résultats.  La  première  colonne  donne 
les  heures;  la  seconde  les  degrés  marqués  par  un  photomètre  de  Leslie; 
htroiliAiiielee  cempératares  del*airM0uséc8periin  tbemoaètni  deFab» 
renheit  plané  k  ronàire. 


Heu  rca 

io'   8»*    69 

4»    79    « 

5o    77    6S 

ao   73  ...*....  69 

f    69    6f 

s»    56    6t 

3«    49    «B 

4^  ..(••••>  38  d 

  «7    <• 


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58*5 
58 
SB 

58 

58.5 
58.5. 
59.5 
60.5 
6a 
6e 

LedoctaarTndll  dit  qa*aa  noaunt  de  la  plus  grande  obtcurité,  le  drar 
peau  de  l'Union  placé  sur  le  cbAteaa-d*Edimburgh,  semblait  eotièrement 
noir.  On  n'y  distinguait  aucun  des  compartiments  colorés  qui  a'j  trouvent. 

^  Genève,  d'après  les  obserrations  que  M.  Alfred  Gautier  a  communi- 
quées à  l'Académie,  le*  phaae»  de  l'écUpae  ont  été  olMenréea  par  M.  MuUer 
ainai  qu'il  suit  :  -  - 


GMUMnceineiit   3^  3o'  t 

Fia   5.11.35,1 

Une  petite  tache  ;  disparition. . .  a.So./fi ,  i 

Autre  ache;  1"  bord   a.4a<^4>> 

a^  bavd.*. .*•«•« •  a.4a.^a«t 

Autre  tacbe;  1*  bord   3.  7  19,» 

Autre  tache  ;  I*  bord   3.ia.a4,3 

a*  boird.... ......  3.is.5o,a 

Anln  tache  ;  1"  bord   3.ia.24>3 

a*  bord   3.  i3. 16,1 


iBTBOHOLOcn.  —  Sur  la  température  de  t espace.  —  M.  .Irago  annonce 
qu'il  vient  de  recevoir  la  relation  du  vojage  du  capitaine  Bock  aux  ré- 
gions  pohirit  et  qvAI  y  ■  trooré,  entre  entrée  renwrques  dignes  d'être 
recneillke,  une  ohaerration  de  diennomètre  trèe  importante.  '  Cette  ob> 
servalion  semble  en  effet  assigner  à  b  température  de  l'espace  une  valeur 
inférieure  à  celle  que  Fourier  avait  adoptée. —Le  17  janvier  i834,  au  Fort 
Reliance ,  latitude  6a*>46'^,  longitude  io9*o'39"  ouest  de  Greenwich, 
M.  Badta  vu  le  theroomitre  de  fiahrenheit  en  rioool  descendre  jusqu'à: 

D'après  ce  résultat,  M.  Arago  pense  que  la  température  des  espioss  célestes 
àe  peut  minqiier'fféire  noMbleaMit  laCMeore      S7*  centigrades. 


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9» 

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7» 

7* 


($76) 


M.  Poisson  n'adiBet  pas  cette  conséquence;  suivant  lui  la  teiupéralure 
des  couches  supérieuies  de  l'atmutpbere  est  nécMsairement  plus  basse 
que  celle  de  l'espace.  ilbi»>Ngi«fetDM  de  ae  pe*  4Ik  au|oard'iiiii  en  me* 
sure  de  préteDter  cette  opinioii  avec  tous  les  diveloppeineiits  néoeMaires. 

oriiQi  E.  —  Lumière  du  bord  et  du  centre  du  Soleil. 
(lùxiniit  d'une  lettre  de  M.  Forbes.} 

«  Vous  s:ivez  qu'il  y  a  transversalement  dans  le  spectre aolaîref  un  grand 
■  uoinbre  de  lignes  ou  d'espaces  entièrement  noirs.  Ainsi  il  manque  dans  la 

•  lumière  de  cet  astre, 'dei  rayons  de  certains  degrés  de  réfranglbiiité:  Ces 
»  rayon*  ne  sont  abcofbéa  ài  par  le  prl«ne/ni  perTIlMOiplière  teitartre. 

•  SirD.  BrewMer  suppose  que  cette  perte  de  myons  s'opère  dansTatmos* 
»  phère  du  soleil.  Dans  cette  hypothèse ,  les  rayons  provenant  du  bord  du 

•  Sioleit  ayant  a  traverser  une  pliisigraade  «pais6«ur  UaluMibphere,  de- 
»  vraient ,  décomposés  par  le  prisme,  présenter  pins  de  lignea«an4«iJ|giMs 
»  plus  larges  que  les  rayons  émanantdn  centre.  Ui  dernière  édipie de  sdeil 
»  m'a  donné  le  moyeu  de  me  procurer  un  spectre  eui^endré  exclusivement 
»  par  les  rayons  du  boni  du  soleU;  or,  j'ai  recuuuu  sans  équivoque,  que  ce 
»  qiectre  est  parhileineiii  identique!  Mliii^[ui«ésiiltejde  l'ensemble  delà 
»  lumière  de  Tastre.  Coaséquemment  iss  Mgrons  nianqoanis  ne  sont  pas 
»  perdus  dans  l'atmosphert  solaire.-» 

MmQUB  BU  euMsr.  — 'Snune  faUliMMM'ottgmie  pat  un  fitn^  dam  /e 
ffmUa,  —  M.  BiEiu.tT  adresse  quelques  détails  sur  un  puits  artésien  qui 
a  été  creusé  à  Aberdeen  (Écosse^  dans  la  filature  de  laine  de  MM.  Hadden 

«t  compj^uie. 

Ota  a  rencontré  Jftgranite à 4o  pi«ds  de,  profondeur  .(«piriroo  ta*),  et* 
l'on  a  poursuivi  les  travaux  jusqu'à  180  pieds  (55^):  l'eau.qui  est  lies 
pure  s'élève  à  6  pieds  au-dessus  de  laauriacei  ie,pûils  en  fournit  iao„gal- 
I0D6,  par  minutes  (•  54^,  litres  ). 

L'ç^u  jaiUisienie  est. 4  la  température  de  M'.ViàuÊàMt^  ia*^8 
,osatigBadm> 

M.  Laisné  adresse  une  note  relative  à  dss  recherches  qu'il  a  faites  dans 
le  faut  de  tM)ttt«ran-  moyen  ^de'repiésaiitiuàiite  ua  fiMlv  umAtt  de  carao- 
>tèri»  tPue.Jes  jBns4i»  hlHW  humain  swit  i|ii'a.|Ndli0.  j  avoir  d'incer- 
titudepMMrtlaivr  p«imaiiiBialiM;ily  iaia«l4mi|al)|eaadma  des 


aS  rnMtiiMWil  «bnt^  auàtaat  lui ,  sa  oompose  i'alpfaiiMt  natoreh  La*4«i§iMM 

qu'il  emploie  son*  les  lettres  de  l'alphabet  ordinaire  et  les  trois>ac«leMiPt 
qu'il  applique  dans  certains  cas  autrement  qu'on  ne  le  fait. 

M.  C.ourdon  demande  quf  l'Académie  sp  fnsse  rendre  compte  du  procédé 
qu'il  a  >  proposé 'pour  l'essai  des  pontS'  suspendus,  procédé  qui,  eniesop^ 
posant  efficace,  aurait  l'ayantage  de  ne  point  exposer  -  la  frc  ■<lèl^  inh  rt  W4. 

A  l'occasiou  d'une  notice  sur  les  taches  du  Soleil <a(lne»ée  à  lAacaidwie, 
dans  sa  précédente.8éaqce^rM.  Coloial>-Menard,  Mod'oiiiter  éoritMquiil 
a*e8t  occupé  tTobacrfatioiis  du  même  genre  et  .q^'il  en  «dfeMera  pfodiai- 
nement  les  résultats  à  l'Académie.  Ses  observations  ont  été  foites  tous  les 
jours  i  la  même  heure  depuis  le  i6  octobre  i835>avec  un  objectif  achro- 
matique de  8  pouces  d'ouverture. 

M.  l'abbé  Lachèure  rappelle  qu'il  a  adressé  à  différentes  époques  plusieurs 
opuscules,  tant  imprimés  que  manuscrits,  relatifs  au  moyen  d'établir  les 
rnKwte.  ^itln^lwiiilkJtioM  éitSkt  ei  «aliauowriq— idaMteiapB^  Il  deirtriidg 

Mt.J7.  temugw  deMMk^i<|M  tàmMuAfttoK^  Vteir  selidre  rendre 

compte  d'un  appareil  qu'il  a  inventé  pour 'copier  dès  objetjf  'qaeidOnqiMS 
de  sculpture,  soit (lansies'dtmensions  da  mo<IWe  soit  dans  des  proportions 
différentes.  Les  moindres  détails,  dit  l'auteur,  sont  reproduits  avec  une  ri- 
goureme  enctitiide,  de  sorte  que  letoofriee  evéoatëes-par  ce  procédé  ont 
tous  lea  fianctèrea  aniquela  on  cKatîngae  conunaoément  une  CBUYre 
originale. 

(Commissaires,  MM.  Mavier ,  Savart  et  Seguier.) 

M.  inventeur  d'un  pressoir  cylindrique  destiné  à  la  fabrication 

du  vin  et  des  autres  liqueurs  laites  avec  des  fruits  succulents,  demande  (]ue 
celte  madiine  aoit  admise  à  oomeourir  pour  le  prix  de  mécanique.  11  joint 
à  ta  iHamtnde  une  6gure  de  rinatroment  et  un  rapport  de  PAcadénie  de 

Mâcon  qui  en  contient  la  description. 

Renvoi  à  la  commission  pour  le  concours  au  pris  de  mécanique. 

M.  J.  Muzard  écrit  qu'il  est  l'inventeur  du  Télégraphe  de  nuit  et  du  vo> 
tabulaire  télégraphique  que  M.  Claude  Sala  a  présenté  dans  la  dernière 
séance  pour  le  concours  au  prix  de  mécanique  fondé  par  M.  de  Montyon. 
Se  proposant  dé  concoorir  Ini-néme  pour  ce  prix,  il  annonce  quMIenTem 


(57«) 

sous  peu  des  documents  qai  mettront  les  commifisaires  de  l'Académie  en 
état  de  décider  i  qui ,  de  lui  ou  «le  M.  C  8aia,  apportieoi  réellement  l'in* 
▼ention. 

Renvoi  i  h  oommiariom  pour  le  ooncmm  m  prix  4e  iiiic«iii«|ae. 

M.  PwUand,  noanné  réoemoent  oooHil  féB«nl  d'Ai^lMmè  Bdlîvte, 
offire  à  PAcadémie  de  Aire  Mir  les  platNm  4lev4«  det  Asdct  toatM  la»  el»- 

senrations  qui  pourraient  paraître  utiles.  I.es  Secrétaires  remercieront 
M.  Pentland ,  et  lui  annonceront  que  plusieurs  académictCDS  se  proposent 
de  mettre  à  contribution  ses  connaiasancca  et  son  lèie. 

La  séance  est  levée  à  6  heures.  A. 


Errata  (Séance  dn  6  juiD.) 

Bolletin  bibUograpbif  ue ,  page  56i ,  ligne  i3 ,  am  ïwm  dt  àeUa  cubii 


Une  £aute  s'est  glissée  dans  quek|aei  emniplnfee  du 

(à  le  fin  du  mémoire  de  M.  Biot): 

Page  547,  ligne  7,  cçrp*  çrislaUué*,  Um>  lames  cntimUùéet. 


.\   c 

t  •  '  " 

t..  ■  . 


t 


DigilizecI  by 


(  579) 

•UtXETUII  BlBUOCKAPaïQCS. 

L'Acadénm  a  TCçct  Ans  celte  aékàtt  Im  ouTAge»  ifoiM       lei  titrai  : 

Càn^ttet  rvuku  k^dmadaires  des  séances  de  t4ctidéak  des  Smmeesf 
i8S6,n*aS. 

Traite'  expérimental  de  fÉlectncUé  et  du  Magnéti^ime  j  et  de  U^urs 
Rapports  avec  fys  phénomènes  ttatutelsj  pufM.  fiicgoB]i^i,4!  ■y9\'.9.  i*^"» 
i83G.  '  ,  .       ,  -  •  à    .    •  .        ■     •  •• 

Mémoires  pour  servir  à  une  deseriptàtm  giol^ifuede  la  France;  /»<r  MBl,' 
Dti  RÉsoY    Élif.  DE  BaiOHOW^  tomc.5^  in-8'. 

Extrait  du  }Fngasin  de  Zoologie.  — Notice  sur  un  nouveau  (li  nre  d'oi- 
seaux de  Madagascar  ;  par  M.  isiuoRK  GEori^Ho.Y  Saist-Hiiaihk  ;  brochure 

îft#.  ■■  "      , .;. 

Description  d'une  Magnanerie  Se^Are ,  par  m.  uK»cti,  suivie  çtitn 
liapfiort  de  M.  Soijungi.  Bodix  sur  une  Éducation  de  vers  à  soie  ,  faite  en 
i835  par  M.  Camille  Beauvais  ^  et  d'un  mémoire  sur  llndustf-ie  de  l(f  pro- 
ductif des  soies f  pur  M.  H.  Booioo»  ;  brpcbore  iQ-4V  . .  '  V  ]  '* 
Cours  de  PkrAtobfpei par  M.  lAioiiMiii];  iLeçons  '  i  -1  i( ,  ui-9*.  ^  *' 
Parallèles  des  divers  mojrais  de  traiter  les  Caktdmxipar  M.  ûvulb; 
I  vol.  în-S". 

De  la  Lithotripsie i  parVL.  Lkroy  d'Etioule;  mémoire  n**  i ,  Paris,  i836, 
îii-8*. 

Manuel  des  Constructions  rustiques;  i  vol.  in-iu. 

Lettres  à  Messieurs  de  l'Institut  de  France ,  [Académie  Moyate  des 
Sciences  ) ;  par  M.  d'At ;  Carcassonne ,  •i«-4". 

De  la  Greffe  du  Mârier  blanc  sur  le  Mûrier  des  lies  Philippines; par 
M.  BoNAFous;  brochure  in-S". 

Ta! lie  des  Équotions  éqmnoxiaUs;  par  M.  Laghévbe;  tableau  io-  folio 
(autograpliiéj. 

Essai  sur  la  Plàlosofhîe  médicale  et  sur  les  Gén&aUtés  de  la  clinifue 
médicale ipar'yi.  J. Bai i ll v uo; Paris,  i836, lii-8*.(H.DoaUeette1iargéd'en 
rendre  un  compte  verbal.) 

Fl/)ir  Parisiennet par  M.  Jadne  Saint-Uilairej  livraison  i — 5,  in^. 

Rapport  fut  à  la  Société  étÀgriculture ,  Sciences  et  BeUes^Lettna  de 
âidem,sur  un  nouveau  pressoir  cjUndrique ;  par  M.  Thomas  Rstilumi. 
(Renvojé  à  la  CommisNon  du  Prix  de  Mécanique  de  la  fondation  Montjon.) 


(  58o  ) 


A  CatalofpM  of  ySdS  skut,  chi^y  in  the  Southern  hémisphère  prepa- 
red  jnm  «bÊenKàkmi  mmde  m  the  jmn  l8aa>  i8a3,  18^4,  i8a5  and 
i8a6, 4tf  «te  libmvttttiry  tUt  Pmm»Êila,  ne»  SmAWMeg ,faiiniled  by 
IdtMitenarU-General Sir  Thomas  MACooacitt  Bxubaiib^  K.C.B.  F.R.S., 
prend,  oj  the  Royal  Society  oj  Edimburgh  the  computations  made,  and  the 
Catalogue  corutructed  by  W.  Richakoson;  Loadon,  i835,  in-4*« 

BMhlkèfÊie  «nAwrwIb  de  Genève,-  n*  4,  avril  18S6,  iu-^, 

jiMttmmiseke  Nachrichten n"  3og,  ia-4*- 

Observatiom  sur  r Influence  des  Comètes  sur  les  phénomènes  de  l'atmos^ 
phère,  adressées  à  M.  Arago  par  M.  Fobstkb;  brochure  in-d*,  Aix«Ja« 

Jommd  de  CkimhmàUeah,4kPlkurinaeiêeidéTùekehgiettom 
6,  îtt^. 

Journal  hebdomadaire  des  Progrès  des  Sdmcet  médioUeti  D*  2^$  î»^* 

Gioette  médicale  de  Paris,  n*  a^. 

Gaeetù  des  RépUoHXg  wf  68—70. 

Jeumal  de  Sanid,  n*  146. 

Écho  du  Monde  savant;  n'  a5. 

dnnaies  des  Mimi£  5^  eéirn,  tonie  9^  ia-8*> 


COMPTE  RENDU 

DES  SEANCES 

DE  L'ACADÉMIE  DES  SCIENCES 


SEANCE  DU  LUNDI  SO  JUIN  1836w 
nitiSIDEIiCE  DE  M.  Ca.  OUPIN. 


MÉMOIRES  ET  COMMUNICATIONS 

DES  MEMBRES  ET  DES  CORRESPONDANTS  DE  L'ACADÉMIE. 

HUMMnB  «MUMiQin.— Adraft^Pam  mimoin  mr  Vonmg  mumgt  virmt 
metueBemmt  Â  la  MinagarieiparVL  Gvanm  SAun^Huiiias. 

Amku  nuMM.  —  Dùautton  preOmùuitte. 

«  Ce»t  un  éréneinent  ^ue  la  présence  à  Paris  de  cet  animai.  A  h  roie  du 
cuwBMWt»  BM»  devons  M  poMenioB.  On  m  VtÊOt  pracnré  dans  une 
rdAdtt  pwioiig*w  à  Somitva.  Cest  encoM  le  camiMrae  qui  m  pourra  à 

•on  transport  de  Nantes  pour  la  capitale.  L'annateiir,  son  nidc  et  l'orang- 
ootang,  sinsuUèrent  dans  le  coupé  d'une  messagerie,  d'où  l'animal  fat 
extrait,  pour  aller  occuper  son  cabanon  dans  l'étage  sopérietir  du  lo- 

•  Gonnn  très  andennenent  des  Malais ,  sous  le  nom  d^arang^nuang, 
ce  nouvel  hôte  de  la  Ménagerie  y  Tint  prendre  position  commp  nn  sujet 
d'études  pour  les  natuimlistes  et  de  prolondes  méditations  à  l'égard  des 
pbUiMoplies;  cw  oe  no  fîit  pot  tout-à»fidt  an  noanmié  qui  a  nit  «n  Inoi 
CM.ia»^t«niwiiiiii.  84 


(Ma  ) 

la  Gaptiale,  mais  d'aneleiu  aonvenin,  que  c'était  nn  aninial  nd-partifi 
homn»  «t  mî-parâe  singe.  Sor  cette  vieiUe  tradition,  nous  aron»  tu  de 

toutes  paris  affiner,  vers  le  curieux  animal,  tout  le  public  parisien,  soit 
cette  partie  donnée  par  les  salons  aristocratiques  qu'un  désœuvrement 
incessant  et  un  instinct  de  dédain  poussent  ao  mépris  de  oe  qù  n*est  point 
grandeur  à  sa  manière,  soit  ces  hommes  plus  fermes  dans  leurs  principes, 
non  moins  dévoutSs  au  sentiment  delà  dignité  de  notre  eqpiœ;  cette  foule 
des  salons  d'affaires  ou  qui  afUue  dans  les  ateliers. 

»  Toutefois ,  c'est  un  £ùt  que  je  me  suis  attaché  à  recueillir  ;  ces  visiteurs 
si  divers  se  sont  unanimement  rencontrés  dans  une  même  et  cette  même 
pensée  :  T animal  de  Sumatran*e$t  ni  unhcmme  ni  unsti^.  Et  le  moment 
d'après  se  présentait  l\  l'esprit  cette  idée  accablante,  comme  étant  le  sujet 
d'an  problème  sans  solution  :  Qu'est'ce-donc?  et  comment  expliquer  ces 
moii»emau$  et  seètm  d»  mmurst  ces  r^titittwu  on  ^pareme  étmtu 
humaint? 

■  La  science,  d'abord  mal  informée,  a  passé  successivempnt  d'une  opi- 
nion à  l'autre.  Tulpius  et  Bontius  avaient  donné  déjà  des  renseignements 
étendus  sur  cette  conformation  tenant  de  l'homme,  quand  Linnseus  crut 
yaperoevoir  des  traits  non  équivoques  de  similitude  humaîncLa  conviction 
de  ce  grand  homme  en  vint ,  à  cet  égard ,  jusqu'à  l'engager  k  appeler  l'animal 
décrit  par  Bontius  et  lulpius,  à  l'appeler,  dis-je,  dans  la  lo*  édition  du 
•l^'Wéme  dèlemature,  Homo  nocturnas,  ou  encore  fiomo  sUi>€stris.  Depuis, 
Lionaeus  se  réformant  sur  oflk,  fut  imité  par  les  naturalistes  qui  écrivirait, 
depuis  lui,  sur  l'animal  originaire  des  îles  de  la  Sondé|  et  l'on  s'arrêta  aa 
parti  de  maintenir  définitivement  cette  espèce  ambiguë  parmi  les  singes. 

»  Bans  notre  actuelle  occasion  de  revoir  les  faits  et  d'en  juger,  d'autres 
Opinions,  non  moins  diverses,  éclatent  entre  les  naturalistes,  ceux-d, 
persistants  dans  leurs  mêmes  idées ,  et  le  public  afBuant  dans  le  Muséum  et 
y  venant  donner  son  avis.  Dans  ces  circonstances,  j'écoutai  d'abord  ;  puis, 
je  me  pris  à  douter.  J  ai  quelque  temps  balancé;  et  si  j'ai  passé  dans  des 
langs  opposés,  o^est  que  j'ai  foi  en  lasoBdtté  des  jugements  populaires,  les 
masses,  jouissant  d'un  sens  instinctif,  qui  les  Mnde  penpicaoes,  et  les 
crée  très  habiles  à  saisir  le  point  synthétique  des  questions;  et  enfin,  d'autre 
part,  pour  m'engager  à  réexaminer  la  question ,  je  pouvais  croire  (tant 
d'exemples  en  fowmisMUit  la  preuve)  qn*à  un  foit,.mal  vu  dans  l'origine , 
les  naturalistes  Avaient  bien  pn  rattacher  des  observatlona  non  moins  Na- 
tives, et  finalement  engendrant,  avec de teb  éUnenis, un  piéfogéanjour- 
d'hui  assez  difficile  à  déraciner.  ■ 


»  Douter  en  pareil  cas, c'était  pressentir  une  découverte  ;  et  je  m'aperçus 
que  pour  l'achever,  j'aurais  à  remaoier  fondamentalcuieut  la  matière. 

»  Je  disais  mgaère  :  «  Ne  mardier  sur  les  diffiSrences  pour  les  apprécier 
»  selon  la  rigueur  des  vrais  rapports  natureb  CU  toutes  occasions  et  ques- 
»  tions  de  l'organisation,  qu'après  avoir  ramené  ces  différences  à  leurs 
»  système  unitaire,  et,  par  conséquent,  qu'api-es  les  avoir  éclaircies  par 
»  la  théorie  des  analogocs.  » 

m  Cette  ancienne  controverse  doit  donc,  comme  au  temps  de  Linnasus, 
se  reproduire;  et  ce  devient  ainsi  de  nos  jours,  encore  le  sujet  de  cette 
question  :  Si  forang-oiUang  est  homme  ou  singe?  A(  l'un  ni  foutre:  c'est 
ce  qu'est  venu  afiînner  tout  à  l'heure  Veqfiit  de  tous!  <fcst  ce  qui ,  en 
eifet,  fut  ain^  dédarë  par  les  nombreux  visiteurs  qui  affluent  au  laidin 
du  Roi ,  y  venant  observer  sans  préjugés,  sans  idées  préconçues,  et  srins 
s'être  laissé  prévenir  par  ces  déplorables  entraves  qu'on  appelle  nos  règles 
de  classification.  Ces  règles  étant  bien  employées ,  ont  un  côté  vrai  et  leur 
par&Ue  utîUtéi  maïs  présentement  elles  dégénèrent  en  nne  manient  la» 
quelle  on  recourt  pour  ignorer  tout  à  son  aise,  sans  toutefois  le  paraître; 
Mais  cependant,  que  deviendra  effectivement  pour  le  naturaliste  des  an- 
cieiiutu»  opiuioiis,  ce  ni  l'un  ni  iauire  que  V esprit  de  tous  lui  oppose  en  ce 
moment?  La  void:  Il  y  a,  dit  le  claasificatear,  ces^denx  premiers  onAwr 
qui  ouvrent  la  marche  dans  la  classe  des  mammifères;  ils  ont  nom  les 
bimanes  et  les  quadrumanes  \  le  premier  ordre  est  destiné  à  montrer  et  à 
tenir  l'espèce  humaine  à  part  de  tons  les  êtres  portant  mamelles,  et  le  se- 
oond  ordn  doit  réunir  tous  les  animaux  aux  quatrenunns  :  ce  qui  s'entend 
deseqwces  quiont  le  doigt  interne  écarté  des  autres  doigts;  ce  d<ngt étant 

plus  ou  moins  utile  (î:iii-s  la  préhension. 

B  ALiis  cet  ordre  uihahe  qu'évidemment  vous,  les  naturalistes  des  opinions 
régnantes,  n'auries  créé  que  dans  la  pensée  d'un  sentiment  de  déftrence, 
que  dans  une  vue  d'assujettissement  vis-à-vis  de  certaines  branches  privi* 
légiécs  de  la  société;  cet  ordre  établi  donne-t-il  effectivement,  en  histoire 
naturelle,  son  caractère  net,  précis  et  digne  enfin  de  figurer  dans  un  puis- 
sant contraste  comme  la  recommandation  et  Fenseigne  d'iue  finnille  bien 
trandbée. 

»  Cela  n'est  certes  point  à  l'égard  des  deux  premiers  ordres.  Le  pouce 
des  pieds  de  derrière  qui  vous  paraît  droit,  rapproché  et  sans  action 
propre  à  l'égard  des  autres  doigts ,  n'est  ainsi  que  maîtrisé  par  la  cbaus- 
snrcLes  scnlptenragrecale  montraient  détaché  et  distinat;  les  Arabes  livrés 
à  rouvre  des  toomencs  et  qui  travaillent  aiaia,  «npktait  très  habilement, 

84m 


(«4) 

le  bloc  de  bois  à  façonn«F.  Bnfin,  les  Charruts  dent  noiu  aTone  va  toat  H- 
cemment  de?  individus  ont  ce  pouce  spécialement  actif  et  s'écartant  presque 
à  peu  pré«  comme  le  pouce  de  la  main.  C'est  arec  ce  pouce,  leqpiel  entre 
de»  dceaaiMeiix  de  eourroie,  que  le  otndiir  cfaemw  ^Vndkre  sur  son 
elievel  :  ce  poaoe  pose  seul  mr  cet  ■aoeen,  qui  reneat  pimr  Piisego  à  on. 

étrier. 

»  Il  j  a  donc  une  iilcheuse  dissimulation  dans  les  soins  pn's  parles  classi- 
ioMeon,  pour  déleiaser  ces  notions,  comme  c'est  rraiment  prononcer  un 
■MMoage de  toaCM  nenièree,  quand  oa  nie  que  llMHUMorganiqaflBBeiit 

parlant,  pour  d'aussi  minimes  différences,  ne  saurait  être  réuni  et  clasié 
parmi  les  animaux  à  mamelles,  lit  le  but  de  cette  prétention  aeriit  d'arrifer 
au  soulagement  de  la  dignité  morale  de  notre  espècel 

»Cest  eaMs,  Je  peue»  dé  ces  rtfexioiie  qa'oo  pourrait  tendra  A  lin* 
fini  ;  assez  pour  préférer  ce  mi  dfle  frits  à  ce  semblant  if  oidre  et  dlnleHi- 
gencc  qui  résulte  de  ces  termes  rapprodiés,  MiMVMSr  et  jimufiriWfffiifli  f 
il  n'est  là  de  réel  qu'un  jeu  de  mots. 

»  Voïtt  coome  je  n*ai  point  employé  non  enottr-propre  k  opposer  aux 
visiteurs  de  l'orang-outang,  des  décisions  antres  que  les  leurs,  conmeje- 
n'ai  point  refoulé  ce  torrentdfentoîgnMnentqiie  jetenaîeàboiiheurde  ra- 
cevoir  de  l'esprit  de  tous. 

»  LIbra  anjoanflmi  de  rejet»  «tiêtemcnt  les  insinuations  de  ces  idées 
frites,  mais  erronées,  oh!  commewreefreilité  je  ponrrai,  dent  h  eéence 
prochaine,  dire  ce  que  cVst  qu'un  orang-oiifnng,  ot  plus  tard  raconter, dane 
le  même  esprit,  ce  qu'est  l'homme  considéré  dans  sa  structure,  et  com- 
parativement à  la  stmcture  de  aea  congénères ^  les  autres  quadrumanes- 
U  dignité  de  l'borome  n'y  perdra  rien ,  je  le  pronets.  Mev  tout  an  co»^ 
traire,  dans  le  soin  que  je  mettrai  à  faire  valoir  tous  les  nombreux 
et  minimes  moyens  qui  produisent  cliex  ces  deux  êtres  les  relations 
concertée»  de  leurs  parties,  éclateront  toutes  les  grandeurs,  toutes  les 
prévoTWMee  d'eséention,  les  edairaliles  hamoniee  que  fon  peut  donner 
comme  un  effet  de  propre  essence  de  la  puissance  créatrice. 

«Tai  fait  passer  sous  les  veux  de  l'Académie  quatre  magnifiques  dessins 
de  mon  collaborateur,  ftL  Werner,  donnant  certaines  poses  de  l'orang* 
oatang.  M.  Wbmer  en  prépare  quatre  laires  pour  la  séance  suivante; 
fai  cru  pouvoirme  permettre  de  les  loner,  coinme  empreintea d'une  poésie 
exquise.  Et,  en  effet,  comme  ils  contrastent  avec  la  détestable  figura 
du  jocko  de  Bufibn,  toI.  XIV!  L'artiste  d'alors  a  peut-être  remfili . 


picii 


but  en  donnant  une  bidetue  caricature  de  Thoronie;  maîa  U  est  au  moins 
certain  que  rien,  dans  son  dessin,  ne  rappelle  les  traits  distinctifs  de 
l'ori^naL  Auaai,  çonun«  Ilaubenton ,  bien  qu'avec  le  cbanne  d'esprit  et  la 
iNMité  de  cawr  «pii    ottrtériieiMt,  aietlaik  d'eflaertme  à  m  plaindra 

•  L'ordre  des  bimanes  n'est  point  rimmédiat  et  le  nécessaire  r^ultat  des 
nffports  naturels^  respecttTement  «pprécMs  dene  Ifi^  4fl^^  Pf\  fvdre 

ect  à  supprimer.  >  >'<  .!•'.  ' 

myienop»»     J/tfiu«ltc«  4u Jirùe  d*»4rmùu  sur  la poptJatùai  Jranqùsti 

ptit  M*  b  bmM  CL  Dmiv* 

PUXJÀRE  VkKïlt. 

«Depuia  la  paix  0éii£nle,  entra  l^aonies  1817  etiB)^,  upptr^vona 

trois  périodes  bien  caractérisée*  :  U  preqû^  d'extr^fi  4fM*t0aJp 
conde  d'extrême  abondance,  et  U  troi«èP9«  de  pémine  OÇCar 
sionée  par  la  médiocrité  des  récoltes. 

»  Dam  ce  lapa  ds  temps,  le  prix  moyen  wwA  des  grains,  calculé  pour 
toute  la  Fcanoe,4ni8onde l'hectolitre  de  froment,  olfre  cea  diffifareniBea 
extrêmes  :  pour  Tannée  1817,  dont  les  affligeants  iQIWfemra  seot  encore 
présents  à  notremémoire, le  blécoùtaitâG  francs  i6cent.;poiirl*aiinée  iQoa, 
où  la  surabondance  fut  si  funeste  à  Tagriculturc,  qu'elle  obligea  d'altérar les 
km  tur  les  céréales^  le  pHx  daUé  descendit  à  1 5  francs  49  centimes. 

D  Je  nie  suis  proposé  d'examiner  quel  elfol  cette  énorme  disproportion  de 

prix  et  de  récoltes  a  produit  sur  les  éléweptadela  vie  aociale,  ^ui  sont  les 
décèa»  les  naissances  et  Us  manafjes, 

•  4Â1  drolftenir  des  «éaultata  comparabka,  ayant  é^aid  an  accroi»- 
aWMBtl  delà  population,j'ai  calculé,  pour  chaque  année,  le  nombre  des 
décès,  des  naissances  et  des  mariages  que  produit  un  million  d'babitants. 

•  décè^.  Dans  l'espoir  de  iaire  ressortir  tout  à  coup  l'eHet  des  disettes 
8W  1»  flBomUté,  j'ai  mia  en  pamdWe  lea  six  année»  de  plua  fprai^ 
dwrté  dai  fnÛMt  vtc  les  six  am^  des  plus  bas  prix,  le  m'attendais  à 
découvrir  une  énorme  différence  entra  lea  déoès;  Toiâ  oeqoç  |'f4  tro^vé 
p9UrWQ|^«9,dMi»f^t«:  ... 

Prix  mujmk  DM*  «H»*. 

aSfr.,  06  \  25,oa3. 
10    ,  44  a4,9^- 


(  566  ) 

«  Par  conséquent,  pour  une  aussi  grande  différence  de  prix,  il  y  a  sea- 
h  mcnt  une  augmeotatiou  de  -jZ  décès  par  million  d'hommes.  Il  en  résulte 
que ,  pour  «a  renchériiMmcat  de  cîm|afliite>deiix  centiiiiM  sur  le  prix  dp 
blé,  le  nombre  des  aiorts  s'accroît  seulement  de  trois  millièmes. 

»  On  est  frappé  sans  doute  d'une  aussi  faible  différence  de  mortalités , 
pour  d'aussi  grandes  inégalités  de  disette  et  d'abondance.  On  Test  bien  da- 
'  «aatage  si  l'on  oompeie ,  entre  le»  années  de  cherté,  celle  dTetlréme  dieette 
et  desimpie  pénurie. 

»  On  trouve  en  effet  que  dans  l'année  1817,  où  la  valeur  moyenne  du 
froment  s'est  élevée  jusqu'au  prix  effrayant  de  36  francs  16  centimes,  par 
hectolitre,  les  décis  par  milUon  d'hommes  (94(870)  ont  été  moindres  que 
la  valeur  mojrenne  des  six  annéM  de  autaiwmdance  (a4,^). 

p  Enfin  1828,  la  moins  pénible  des  six  années  de  disette,  celle  où  le 
prix  est  le  moins  élevé,  présente  au  contraire  la  plus  grande  mortalité  de 
toutes  les  années  mises  en  parallèle,  une  exceptée  :  cette  mortalité  s'élève 
&  a6,oao  individus  par  niUÏon  dliaUtants. 

»  Nous  serons  plus  étonnés  encore  de  trouver  la  plus  grande  mor- 
talité d<>s  quinze  anném,  en  i8a6,  l'une  des  trois  annétt  du  plus  bu 
prix  des  céréales. 

»  De  ces  résultats  ou  peut  déduire  ploiieun  conséquences  inqpor- 
tantes. 

»  D'aussi  vastes  différences  que  celles  de  36  francs  16  centimes  il 
i5  francs  39  centimes  dans  le  prix  du  blé,  produisent,  sur  la  mortalité, 
des  diOérenoes  incomparablement  moindres  que  celles  de  toutes  les  autres 
causes,  qui  passent  pour  ainâ  dire  inaperçues  et  qwi  .frappent  Invisible- 
ment  l'espèce  Inimaine. 

>i  Ainsi,  l'effet  des  disettes,  telles  que  nous  les  éprouvons  an  dix-neu- 
vième siècle,  sur  les  mortalités,  descend  au  rang  des  effets  secondaires, 
qu'on  ne  peut  Aire  ressortir  que  par  des  artifices  de  calcul,  en  groupant 
à  part  un  assea  grand  nombre  d'années  de  très  bas  pris  et  d'extrême 
cherté. 

»  Il  n'en  était  pas  ainsi  dans  les  siècles  précédeats ,  parce  que  les  di- 
settes étaient  beaucoup  plus  intenses,  les  prix  beaucoup  plus  in^^aux,  les 
ressources  du  peuple  moins  grandes,  et  par  suites  les  morudltle  beanobup 

plus  variables. 

•  J'ai  prouvé,  dans  un  autre  travail  (i),  que  le  progrès  de  la  ridbssse  na* 


(1)  J2iEiM£rsd«riéAif0ieiHl$pfl«^ 


(  587  ) 

tionale  et  d«  l'aisance  individaelle ,  augmente  dans  une  proportion  bien 
plos  rapide  que  la  popuktioii.  De  là  résulte  que  dnqoe  fionOle/  per  le 
progrès  des  «rts-  utiles»  poaède  un  revenu  croissant,  tandis  que  les  besoins 

de  la  subsistance  restent  les  mêmes.  Ainsi  le  peuple,  par  les  progrès  con- 
tinus de  ses  travaux  fructueux,  devient  possesseur  d'un  capital  et  d'un  re- 
venu qui  le  mettent  en  état  de  &ire  iaoe  avec  plus  d'avantages  aux  années 
de  péooite  et  mène  de  disette. 

»  Et  voici  maintenant,  dans  l'état  moderne  de  notre  agriculture  et  de 
notre  prospérité ,  qu'une  des  causes,  naguère  les  plus  alarmantes  pour  le 
sort  de  l'espèce  humaine,  devient  pour  amsi  dire  insignifiante  et  diificile  k 
diseemcr-  entre  tioutes  les  ososes,  beaucoup  plus  pertnAatrices^  que  le 
progrès  des  arts  et  de  la  lidieaae  pubtlque  n'a  pas  pu  ftire  encore  totale- 
ment disparaître. 

a  Si,  dans  la  période  dont  nous  faisons  l'examen,  nous  coujpurun2> 
les  trois  années  de  grande  abondance  au  trois  années  de  plus  grande 
«bertéy  nopis  trouvons  : 

Prix  mojwM.  Déete  «uMlt»-  ' 

t5  fr.  69  c.  a5,4^ 
•7     te  s4»77* 

»  Quelque  étonnant  qii*ttn  sembhbie  fidt  paisse  pénétre,  il  ne  resté  pas 

s  Dans  les  années  d'extrême  abondance,  !a  classe  agricole,  qui  forme  en 
France  plus  de  la  moitié  du  peuple,  éprouve  une  pénurie  par  le  peu  de 
prix  que  lui  procure  la  mévente  de  ses  produits ,  et  cette  pénurie  ne  peut 
pas  se  naanifiîster  per  des-dindnations  de  mortalité; 

»  Tout  démontre  qu'en  France,  l'état  le  plus  heureux  pour  l'ensemble  de 
la  population ,  est  celui  des  années  moyennes,  plus  voisines  de  la  surabon- 
dance que  de  la  rareté  des  grains,  lorsque  le  prix  du  froment  est  com> 
pris  entre  i7erifttacsnMoloIitn.idoi«là  BM>rlBlilés*abaisseàa4,i33 
iadÎTidus  par  million  dlabitantsi 

»  C'est  donc  au  nom  de  la  vie  des  hommes  qu'il  faut  non-seulement  for- 
mer des  vœux,  mais  £aire  des  eftortft  pour  rapprocber  de  ce  terme  mo- 
déré, b  prodaolion  et  le  pris  des  sidbsislaaoss,  asalgré  te 
«dsona-e»  les  vidisHudes  du  1  iwamsios. 

vilef  noûwsMiey.^Les  naiisanoes  épfoorent,  connue  les  décès,  l'in- 


— A^fÉ»  A  Jb  iMmi*  I  iifniil  «or  XFUP  ÊtW  aàékr.  Mhnnht  ta  dans  la 
iisaiu  t<s»ali  d»  llaslitat,  janr  t»t , 


âuenoe  des  années  d«  4i»ette  «t  d  abumkixe.  Il  iaot  iculetneat  avoir  l'at- 
«eati»a  de  rapportiiv  ^ "dtMfaê  Êmtéè  éà  éimm  00  «TaboadiDOt,  to  Mi»> 
maméêtimàéê  lomMtotei&eat  suivie ^  d'ajoaur  à  la  «hirée  da» 
gross6S9«s  quetqaes  MmaittMdé  pt4BéitttMliMi,4|iÉ  duAiit  lai  yréaédtr 

chez  un  peuplt  r^écbi. 

les  décès,  leaaû  années  da  pins  haut  prix  «BS«lKiMif«4i  SMtodn  prit 
deacérétkf,  MW  tlwlvVM; 

Sit  MBréM  Prix  aoyiH».  IhtamMi  mMAM. 

Du  pliu  baot  prix  24  fr.  68  c.  9o.647 

Du  plus  Ibu  prix  16      44  3i|o47 

»  D'après  ces  résultats,  lorsque  le  prix  des  grains  augmeote  de  cinquante 
pour  cent,  le  nombre  des  enfiuits  conçus  diminue  seulement  de  treize 
mfllîAnies. 

•  Sa  définitive,  uaoinkmtfhaliiluitaeoaprendplMdeoentiniOftnMi- 

riages,  et  toute  réconomie  que  ces  cent  oaiHtntri^es  apportent  dans  la 
reproduction,  se  réduit  à  600  enfants  qu*il8  s'abstiennent  de  mettre  au 
monde  dans  les  années  des  plus  grande  cherté,  comparaison  ùite  avec  les 
■nnéaa  dw  plmèas  prit  des  céréata» 

»  Id,  wam»  pour  les  décès ,  les  eanaes  dtiingèNa,  TuiaUes,  et  le  plus 
souvent  inaperçues,  l'emportent  de  beaucoup  sur  1m  MMMa ^iri  liannant, 
soit  à  la  rareté,  soit  k  l'abondance  des  céréales* 

•  Oel««al  pescnoiB  fla^>lfi|iNr«a  ftit  élHW«e  s  dana  la»  dei»  anadcs 
d'extrême  diaet!»*  1817M  i6i6«  pavr  un  prix  moyen  de  3o  francs  40  c 
l'hectolitre,  les  naissances  moyennes  sont  de  3i,3a5,  c'est-à'<Ure,  plus 
nombreuses  de  aa  millièmes  que  les  naissances  okoyeniies  des  aïs  années 

»llii*caidsoe|iÉtnaldVJ&nner  <pu  Febondanoe  oa  la  rareté  dataob» 
sistances  règle,  comme  cause  prinoq»ale  «CfiédominanlB«  ai  Im  déoèa,  ai 

»  Si  l'on  veut  cherdierles  pdx  intermédiaires,  ({ui  sont  les  plus  iivw»> 

breuses  naissances  correspondent,  à  vingt  centimes  près  en  plus,  an  wahae 
prix  que  les  décès  les  muins  nombreux,  c'est-à-dire  M  pris  îaiaRmédiaira 
entre  1^  et  18  Irancs  l'hectoUtre  de  froment. 

»  Bn'piundiknt  év«b  imn  idsarve  tjpm  oahMmadn  Vnpiil  «iaBlIfifae, 
nous  n*oaona  pas  affirmer  qii*mM  aeadiMdo  fluinuidn»  a»  faimt  du» 


(589) 

occarionée  par  un  coMoan  fortuit,  singulier ,  mam  pcMaiMe,  d«  circon»- 
tance»  accoboires  étrangères  k  llnflaenoQ  du  prix  et  4e  k  quantité  des  sub- 


»  IfaislMi  rteltats  de  quinat»  aBofes  d'expérience  démontrent  du  moins 
qu'on  se  tromperait  si  l'on  prétendait  qtie  le  plus  grand  accroissement  de  la 
population  correspond  an  plus  bas  prix  et  par  conspuent  à  la  pins  grande 
dtandanoe  des  viTrcs.Dès  qu'il  jr  a  surabondance,  la  classe  agricole  sonflEre  ; 
«r^flst  «n«  qui  ivréseatè  à  son  lour  moins  de  mimnues  et  pins  do  déeèi. 

»  Mariages,  —  De  tous  les  éléments  socianx,  la  contrnctntinn  tles  nou- 
veaux mariages  est  celui  qui  doit  être  le  plus  sensible  aux  muses  immé- 
diates de  bien  être  ou  de  détresse  :  l'expérience  nous  démontre  cette 
vérité. 

»  Si  l'on  examine  Tannée  d'extrême  Aerté,  disons  mietix  de  disette. 
Tannée  1817  (où  le  blé  coûtait  36  francs  t6  cent,  l'hectolitre),  le  nombre 
des  mariages,  comparativement  aux  résultats  moyens  des  années  de 
suraboiidatteo,  eut  dtakfwné  de  918  par  nriHkm  ffhMinils.  On  doit  éii« 
phttAt  Mn'pris  de  la  faiblesse  qne  de  la  grandeur  de  oe  mauàm, 

»  Pour  suivre  la  marche  tracée  jusqu'ici,  nous  devons  comparer  lit  tix 
années  des  plu<.  bas  prix  aux  six  années  des  prix  les  plus  élevés. 

•  Entre  ces  deux  périodes,  nous  trouvons  seulemeot  tmo  dUftrence 
annuelle  de  «78  nMUÏgeft  put  nnHoo  dInbMMitt. 

B  Si  nous  rapprochons  les  résultats  présentés  par  les  deux  tttees  pé- 
riodes, pour  les  décès,  les  naissances  et  les  mariages,  nous  voyons  que  le* 
temps  d'extrême  cherté ,  comparés  aux  temps  de  surabondance ,  présentent, 
nnée  mojfonno  : 

En  plus,  3  décès  sur  mille; 

En  moins,  i3  aaiasuioas  sur  mille; 

En  moins,  %%  UMuriaies  «nr  mille.  t 

»  Et  li  août  "Mwynroos  1»  11  imtimi  lii  dftrfii;  lim mlMiiiiii'ni  im 

murinpps  avec  la  population  totale,  nous  troatoni;'^ 
temps  de  disette  et  de  plus  grande  cherté  :        •'.  ' , 

En  plus,  7  décès  sur  100,000  habitants; 
En^^gitows,  40  naissances  sur  ioo,o<K>  habitants,; 
En  moMis,  lÉI  mariages  sur  100,000  hidntaiHs. 

»  Les  années  dn  plus  grand  nombre  de  manages  ne  sont  pas  celles  da 
plnebM  pHkdet  itdMiiinicee.  f»  trouve,  m  oootrtire,  que  le  prix  moyea 


Dlgitlzeçl  b< 


(  500  ) 

lin  iiilniimmpi,  niii  49AP?.«H.V>^  1*:PIm*  d/<ljP<¥l*A  population,  qui 
rîanm  !•  pitt»  Ml  oMriagi  et  pvoduil  !•  plus  ivmo^Imcip  ^'aUUneai 
nouvelles,  c'est  le  prix  intermédiaire  approcliant  de  ao  francs  l'hectolitre. 

»  L'étude  qu'on  vient  d'offrir  parait  propre  i  diaaiper  quelque»  erreurs 
trop  généralement  adoptées  sur  réoooomie  sociale. 

■  Pour  le  naiion  françtiae,  et  i'oee  l'alfiraiBr  ^griement  pour  Jwanooap 
d'efitres  Bâtions  chriHiées ,  il  n'est  point  vnd  que  la  multiplication  de  l'espèce 
ne  soit  contenue  que  par  l'impossilNlilé  de  nourrir  k  duique  époqup  un 
plus  grand  nombre  d'individus. 

»  Il  y  a  plos;  les  années,  les  séries  d'années  de  plus  grande  ■b"*^wy 
ne  correspoiRlent  pie  eux  années  des  plus  nombreux  mariageB,  des  plus 
nombreuses  naissances  et  des  moindres  décès  .-  prouve  évidente  que  durant 
Im  années  tfestrêroe  fertilité  la  prudence  nationale  reste  de  beaucoup  en- 
deçà  des  limitm  potsibles  de  procréation,  ooaoparatiTement  aux  facultés 
nutritive*. 

B  Enfin ,  l'ensemble  des  causes  fortuites  qui  tiennent  aux  intempéries  des 
saistjns,  aux  ûuctiiations  de  l'industrie,  tux  vicissitudes  des  événements 
humains,  cet  ensemble  produit  aujourd'hui  dans  les  décès,  dans  les  ma- 
riages et  les  naitmacet»  des  inégalités  bien  plus  eonsidénUet  que  les  variai 
tions  extrêmes  d'abondance  oa  de  rareté  des  subsibtances. 

•  Ce  n'est  donc  pas  aux  Français  qu'il  pourrait  être  nécessaire  ni  même 
utile  de  précouiser  les  doctrine»  désolantes  de  Malthus  contre  la  inulti- 
pUeation  de  r«spèce  bumainf  par  Iw  rhwea  Im  monw  opulentes»  Las 
individus  de  ces  classes  prises  dans  leur  ensemble,  oot  assex  de  courage 
et  d'industrie  pour  résistera  la  misère  dans  les  années  de  pénurie;  ils  ont 
assez  de  sagesse  pour  garder  une  prudente  réserve  dans  les  années  d'extrême 
abondance.  . 

»  Il  faut  admirer  cette  Ibroe  dm  cboeca,  alliée  à  la  droonspection  dee 
lamiUes,  qui  restreint  h  tel  point  les  inégalités  numériques  des  naiioanaeii 

et  des  mariages,  en  cheminant  avec  une  force  progressive  qui  se  com- 
pose .de  tous  les  élémen^ade  bien-être  et  de  prospérité  que  notre  civiJir 
satioo  développe  et  perpétue. 

>  Sans  doute  la  science  doit  avoir  le  courage  de  dire  au  peuple  dm 
vérités  austères,  quand  les  résultats  de  ses  recherches  sont  effectivement 
la  vérité  :  elle  s'honore  pai*  ce  courage  qui  précipita  Galilée  dans  les 
prison*  de  Ftorence.  Hais  elle  est  trop  beureuse  quand  elle  peut  démon- 
trer que  des  tbéorim.spécnlafiw»  et  jgntAsMtifttes ,  qui  freimient  le 
cttur  et  Menaient  ks  seatiment»  aanifeb^  ne  aeponnt  pee  mit  Im  êut^ 


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(  59«  ) 

déments  de  l'expériencë ,  et  sont  démenties  par  les  faits.  Détruire  alor» 
des  conséquences  impitoyables,  c'est  à  la  fois  honorer  ta  vérité  et  servir 
lliinaMiité. 

SMOMItt  MIRIC. 


Cateul  £mm  Jmteti$m  «m^fOtie  des  naissanert,  des  mariaget  Ct  d$i  dktt,  pûÊW 

expn'mfr  la  vitalité  nationalr. 

»  Les  faibles  variations  annuelles  des  naissances ,  des  mariages  et  des 
déeit,  tténie  pour  des  clttugeiiient  considérables  dans  le  prix  des  grains, 
m'a  oonduit  &  dwrdier  un«  fonctioii  de  ces  trais  flémentt  «ocnin,  qui 
rendît  beaucoup  plus  sensibles  ces  variations,  en  corrigeant  Tune  par 
l'autre  des  irrégularités  qui  tiennent  à  mille  causes  imprévues^  acddeu'» 
telka  et  transitoires.       -     .    '  '    '  ; 

»  Toute  causé  génénle  de  prospérité  pôbHqoê  agit  dNm  e6lé  pour  anl" 
lîplier  les  MàMaaoes  efles  mariages,  de  l'autre  pour  diminuer  lesdéoèi. 

»  Si  l'on  supposait  un  peuple  qui  restât  placé  dans  le»  mêmes  circons- 
tànces  sociales  et  physiques,  et  qui  se  trouvât  tout-à-coup  doublé,  triplé, 
quadruplé,  etc.,  le*  ndtsauce»,  les  mariages  «t  les  décès  ssraisrt  parâil> 
lemcnt doublés,  triplés, quadruplés,  etc. 

>Par  conséquent,  le  rapport  des  naissances  et  des  mariages  ans  décès 
resterait  constant,  quelle  que  fiit  la  multiplication  de  ce  peuple. 

»  J'ai  pris  la  moyenne  des  deux  rapports  suivants  "^^jj^^j^,  » 

c'est  re  que  j'appelle  h  fonction  des  vitalités. 

•  Cette  fonction  est ,  comme  on  le  voit ,  indépendante  du  nombre  toul 
des  habitants  :  ce  qui,  dans  Pétat  actuel  des  diMes,  présente  un  grand 
avantage. 

»  En  effet,  jusqu'à  ce  jour  nous  n'avons  eu  q«e  des  dénombreinenta 
imparfaits  de  la  population  totale  \  tandis  que  les  rcgisb<es  de  l'état  «vil 
font  conositre ,  avec  beaucoup  d'exactitude,  In  mOÊlàim  .aarioil  dtestMds- 
sancss,  des  mislagai  Ht  de»  déeis.   •  - 

>  Les  variations  tris' sensibles  qu*épsouve  la  fonction  de  la  vitalité  na- 
tionale, au  bout  d'un  certain  nombre  d'années,  sont  l'expression  ma- 
thématique et  la  démoustratioii  certaine  des^^ndscbaugeraentsaurv/efiu» 

dans  le  bieMtfltt  d«4MipufeMiuMb  • 
»  Vous  allons  aetiicllmcntcampacer  kaidiw^sxraleicrs  de  osttoéipwf 

tion  pour  les  divemes  iiiinrfeajqno  iaous  avons  mises  en  parallèle. 

•  Dans  le  tableau  suivant  nôiis  avons  eu  soin  de  combiner  les  décès  et 
lesmariagesde  cluique  année,' avec  Jes  naissance»  de  l'année  suivante,  ies^ 

85.. 


(  592  ) 

quoUe»  iKiAU- i«»  UQi»  ()U«ru«  ottt  ^  fffécoo/çuiM  daA*rMMiée  OBéoMckiot 

il 


eomparé  du  prix  des  fpxùm  et  d»  la/mMion  des  vitalités^  en 
descendara  des  plut  hauts  jmx  eaix  plm  bat. 


1817 


ISSO 

|8ft8 

1890 
1810 
18ft7 

inai 

1895 

im 

iBse 

18SK 


du  fro«>«ai. 


36.  i6 
«4.65 

M.  3a 

aa.g3 
IQ.  i3 

i8.4a 

i? 

■  585 
'5.74 


'7-7S 


Tosc-nos 
dai  TllaUiét. 


0,5788 
•,6087 
0.5989 

0,58*9 
o,58a3 
0,5777 
o,6aao 
0,61318 
o,6838 
•,6>si 
o,58qo 
0,6080 
o,63io 


1,1875 


3,4368 


3,7007 


9"^ 


•.«09» 

0,6097 


tS  «5 

■  569 


Tsleur  mojrettne  de*  ibnctiotu  des  vitalités 


sSans  ce  tableau  nous  avons  distingué  quatre  groupes  de  prix. 
«  1°.  Ceux  d'extrême  cherté  qui  pour  une  moyenne  de  3o  fr  40  c, en 

«  a*.  Ceux  de  prix  élevés  qui  comprennent  toute  la  période  de  cherté 
de  1 8*^  ^  1 83 1 ,  inclusirement  ;  le  prix  moyen  des  blés  est  «km  «leas  f.  48  C 
et  la  moyenne  des  foDctioDS  des  Titaittés  est  de  0,609a. 

*».^eM»àKM,  prix  iMmédMmouMdMt^préaMtoitalxaiNiéw, 
dont  les  résulîtft  donaent  pour  prix  moyen  de  Pheetriîtt»  d»  ftouMt 
r6Ar.o6  c,  e«  pour  mc^nne  des  foitctions  des  viteIHég  0,6168. 

'•4°i  Geas  des  pkn  bas  piàx,  doat  la  vdleurmoyeMeestde  fS  fr.69C., 
M  qti'donMM  ]MW  moytmxj  rfti  vilalités-  0^6097. 

•  Ce  «Mer  résulut  d«  TilaBtéi,  <st  wmiiia  «m  wHt,  «wlnA»  <jag  eé- 
llli^(«i'èaiTC8pond  aiTx  prix  intermédiaires. 

»  Il  parak  donc  plus  avantageux  nu  bien-être  du  peuple  en  général ,  que 
1m  prix  dM  grains  aocUkat  eaue  Isa  prix  iatf noéîiiMnM ,  d'iui  de 


(593) 

a  Avant  d'étendre  plus  loin  et  plus  sûrement  les  conclusions  qu'il  e»t 
possible  de  tirer  de  semblables  considérations ,  il  faut  multiplier  encore 
let  ob«ervatioii8î  il  £iut  procéder  avec  une  extrême  circoospection,  pour 
ne  pas  s'expcaer  à  présenter  des  conséqnencet  haiardées,  que  ravenir  et 
det  frite  plus  mÀpumBKùunt  reeudlUt  et  cootlitéa  m  vi«iidraieiit  pnil^tre 
pn  confirmer. 

•  Il  serait  à  désirer  (^ue  cliaque  année  ou  ajoutât  dans  V Annuaire  du 
Bureau  des  Longitudes  ^  au  résumé  des  tableaux  de  populations  qui  sout 
déjft  donnés  depuis  1817  jusqu'en  i835,  b  valeur  de  la  fbnetion  des 
vitalités. 

n  Ce  nouvel  élément  appellerait  immédiatement  l'attention  sur  le  degré 
de  malaise  ou  de  bien-être,  dont  a  joui  la  population  française  pendant 
cAttcune  des  années  mises  en  parallèle. 

»  Alors  les  administrateurs ,  les  statisticiens,  les  nédedns  etlesdiirur- 
giens  étudieraient  chacun  dans  la  sphère  de  ses  connaissances,  les  cau- 
ses des  variations  éprouvées  par  cette  fonction.  Il  en  résulterait  des  lu- 
mières précieuses  pour  l'apprécialioD  de»  causes  qui  peuvent  améliorer 
le  sort  des  hommes. 

»  Il  y  a  cinquante  ans,  la  valeur  moyenne  de  la  fonctioB  des  vitaKlés, 
calculée  sur  une  moyenne  de  i4  ans,  s'élevait  à  o,54o3. 

>  Cette  même  fonction,  calculée  sur  un  ensemble  de  quinze  aanées, 
de  1817  à  i83i,  présente  une  mojpemie  de  o^ioS.  Le  supériorité  de  ce 
nombre  est  Tcxpression  des  immenses  progrès  obtenus  pûur  lebien«étre 
du  peuple  français,  dans  l'espace  d'un  demi-siècle. 

»  Il  est  à  sou  liai  ter  qu«  l'on  calcule  avec  suiu  la  même  fonction  pour  les 

nations  étrengères,  afin  de  comparer  leur  atsance  et  leur  prospérité,  d'après 
une  mesure  identique  et  iMi^écise.  » 


M.  Boiy  d»  Se&m  niBem  préÊtM»  les  6*  et  /  Amisoni  de»  algues 
de  Normandie,  oRertes  i  l'Académie  par  M.  Chauvin,  naturaliste  de  Omu. 

-  «  Cet  onvrape,  dit-il,  contient  iS  plantes  par  follicule.?,  «conservées  avec 
une  perfection  qui  ne  laisse  rien  à  désirer,^  et  déterminées  avec  la  plus 
sferaputeme  exactitude*  On  pourra  le  eonsidérer  comme  le  aoifflewr  traité 
dPhfdrophjtelogie,  qmnd  il  sera  terminé.  Déjà  hnleur,  qui  dBmandè  n/l 

rapport,  et  qui  mérite  (pi'on  accède  à  son  désir,  y  a  compris  des  espèfes 
nouvelles  tie  nos  côtes,  en  y  redressant  beaucoup  d'erreurs  de  synony- 
mie. GomMe  les  rivages  de  France  sont  fort  riches  en  plantes  roarints,  on 


(  594  ) 

peut  croire  que  la  cullection  de  M.  Chauvin  conticodra  plut  de  3<K> 
pèees  :  elle  en  donne  déjà  1 75. 

(Commissaires,  MM.  Ad.  Brongniart,  Turpin,  Bory  de  Saint* VinceDt.) 

HÉMOIRES  LUS. 

cnnB.  —  Recherches  sur  la  nature  et  les  propriétés  du  composé  que  fwtnc 
faibwnine  avec  le  bichlorure  de  mercure;  par  M.  Ljl&saighk. 

(GoinmiMatres,  MM.  Gay-Luiaac,  Oolimg,  Chevrcol.  ) 

o  On  sait  que  ralbumîna  précipite  le  bichlorure  de  mercure  de  aea  aolu- 
tions,  et  forme  avec  lui  un  composé  insoluble,  dans  lequel  les  propriétés 
corrosives  du  sid)timé  sont  détruites,  comme  M.  Orfila  l'a  démontré,  ce 
qui  a  lait  proposer  par  ce  médecin  Je  jïlane  d'ceuf  oomine  «otidote  de  ce 
poiaoïi  mercurieL 

»  Ce  composé  a  été  regardé  par  quelques  auteurs  comme  une  combi- 
naison de protocfUorure  de  mercure  et  à'albumine  altérée,  ce  qui  n'aurait 
pu  arriver  que  par  une  xéaetioo  entre  les  él^enta  des  deuiç  corps. 

»  VL  LuMÎgne,  dans  le  mémoire  quil  a,  Ip  à  rAcadémie,.ooiiclut  de  ses 
expériences  i*  que  Valbumine  et  la  fibrine  s'unissent  au  bichlorure  de 
mercure  sans  le  dccoropuser,  et  forment  avec  lui  des  composés  insolubles 
hjdraléi,  solubles  dans  les  solutious  des  chlorures ^  ùràmures  et  iodures 
des  métaux  alcaline;  a*  que  daiia  le  ccm^Miaé  d'atlmmifie  et  de  bichlorure 
de  mercure  ces  deux  composés  sont  unis  dans  le  rapport  de  10  atomes  du 
premier  contre  i  atome  du  second,  ou,  sur  loo  parties,  de  93,55  d'albu- 
mine, et  6,45  de  bichlorure  de  mercure;  3°  que  le  composé,  qu'on  pour- 
rait désigner  sous  le  nom  -de  Morohydragirate  Jtidimniamf  en  se  conibr» 
mant  &  la  nomenclature  déjà  usitée  par  M.  Dumas  pour  dénommer  les 
con>binaisons  du  bichlorure  de  mercure  avec  certains  composés  inorga- 
niques, étant  soluble  da^is  l'eau  snléc  (  solution,  de  chlorure  de  sodium) 
doit  éveiller  ratteolion  desmédecms,  et  les  eqgager,  dans  le  traiteniçni 
de  l*empoispnnemeiit  du  sublimé  au  moyen  du  blpnfrd'o^,  à  provoqua 
le^  voroissentents le  plus  tôt  possible,  pour  éviter  qu'une;  partie  dtt-p4^son 
ne  reste  dissoute  à  la  faveur  du  sel  contenu  dans  les  aliments;  4*  que  clans 
l'eqaploi  du  sublimé  pour  la  c^nff^f  vation  de  certaine  pièpcf  an^tonpiq^oes, 
il  «  âfd)lit,entre  .le.tis8u  organique  et  le  ^içhbrnre.  .de,ai»a^  qne  «érir 
tAA^4fffti^3^afi»(ffk  |ql||^tn•sfâb^^;alla1^>gtte.à  fèllfs  prodqiiw  mn  l'«^ 


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(  595  ) 

mine  et  la  fibrirw ,  5*  en6n,  que  le  bichlorure  de  mercure,  dans  son  cou» 
tact  avec  les  matières  animales,  n'est  point  transformé  en  protochlontre 
•àttmÊnmt^tXnuam  quelques  auleiin  tVmieiit  avancé.»  • 

MÉMOIIUBS  niÉBENtÉS. 

Lois  des  affinités  organiques  et  des  mouuements  vitaux;  du  calorique 
considéré  comme  un  agent  immédiat  de  ces  affinités  et  de  ces  mouvements; 
pmr  M.  FoQacaoftT. 

Programmé  *tvn»  sMe  ^expérimoe»  fhfHttlogiijuts  ;  par  le  même. 

M.  Fuurcault  présente  ces  ileux  mérauires  puur  le  coitcuurs  au  prix  de 
médedDe  et  de  chirurgie  fondé  par  M.  de  Montyon  et  demande  qu'où 
renvoie  à  la  oommisaion  chai^gée  d'examiner  les- pièces  adressées  pour  ce 
concours  un  mémoire  ayant  pour  titre  :  De  VOrganolomie  considérée 
comme  un  moyen  de  connaître  les  fonctions  des  centres  nervetix  duin  le 
cerveau  estformè  ^vX  un  paqpet  cacheté;  pièces  ^u'il  a  préseutéeb  tutJle.<>  les 
deux  i  la  séance  du  9  novembre  t835. 

M.  Emtt  présente  une  bedance  qui  iliflëre  de  celles  dont  on  fidt  géné- 
ralement usage  en  France  en  ce  que  le  fléau,  au  lieu  d'être  solide,  est 
formédedeux  cdaes  creuxopposés  parla  base.  >  Cette  balance,  dit  luuteur, 
peut  servir  également  bien  il  peser  des  objets  lourds  (  ^  kilogramme  )  et 
des  obfeis  légers  (^  de  gramme).  Chaque  plateau  étant  chargé  d'un  demi- 
kilogramme,  la  balance  est  sensible  à  un  milligramme;  si  l'objet  à  peser 
est  moins  lourd,  elle  peut  indiquer  un  demi-milligramme.  £ile  sert  aussi  À 
fidre  des  essais  hydrostatiques.  » 

(Commissaires,  MM.  Becquerel,  Séguier.) 

CORRESPONDANCE. 

ËiêUÊMiUm-^Oiganes  semblables  aux  mes  hranchiatui-  dfs  cnutaeés  ùtfi- 
rieuts  trouvés  chez  un  insecte  hexapode. 

M.  Gu^rin  annonce  qu'en  disséquant  un  insecte  hexapode  aptère,  placé 
par  lAtreilie  dans  son  ordre  des  thysanoures,  il  a  observé  sous  les  ar- 
mants abAcnmiaiia,  de  petits  saos  meaibranayi  isàblahlss  aua  oifMiea 
respiratoires  de  oertalDS  cvui4aoés. 


(596) 

L'insecte  qui  fait  le  sujet  de  cette  observation  Mlle  machilis  poljpoda. 
M.  Goéhn  eu  présente  pUuieur»  individus  conaerrél  dus  la  liqueur.  Un 
dénia  joint  à  m  lettre  offif  k»  Jltiili  iMtomigaat  ém  JhWMi  |iMm>  de 
rabdomea  Toaeaoïu  un  grosHMement  moyen. 

Les  dix  segmentai  abdominaux  sont  un  peu  repliés  en-dessous  avec  les 
bords  arrondis;  chacun  d'eux,  à  l'exception  du  dernier,  porte  en -dessous 
une  grande  faune  (arceau  inférieur);  celle  du  premier,  écbancrée  au  milieu, 
oAre  de  dMqiie  oAté  une  petite  véeicule  blanche;  nais  elle  n'a  pas  de  filet 
articulé  ou  fausse  patte. 

I>e  second  segment  inférieur  semblable  au  premier  pour  la  forme,  offre 
de  chaque  côté  deux  vésicules  blanches,  et  extérieurement  un  petit  appen- 
dice arlieulé. 

Les  troiiiftme,  qmitriàneel  dnqiiîéne  présentent  absolument  la  nioie 

disposition; 

Le  sixième,  dans  l'individu  qui  a  servi  à  la  dissection,  oCfredeux  vési» 
ailes  i  droite,  et  une  seolement  &  gauche;  la  pins  extérieure  de  droite  est 
an  moins  double  de  l'autre; 

Les  septième  et  huitième  segments  n'offrent  de  chaque o6té qu'une seuie 
vésicule  piriforme  asMz  grosse  ; 

Les  trois  derniers  segments  n'ont  plus  de  ces  vésicules. 

«Les  trésicnlesdont  je  viens  dindiqner  hi  pwilion,  dit  M.  Guérin,  me 
paraissent  être  des  organes  de  respiration  analogues  à  ceux  qu'on  trouve 
sous  l'abdomen  de  beaucoup  de  crustacés ,  et  qui  sont  pbc^s  à  la  base  des 
fiaussQS  pattes  abdominales.  Cela  me  semble  d'autant  plus  probable,  que 
L(itreiOe(MMn'.  ^jiR.dbJftHdMn»t.I,p.  i6i)  n'a  pas  trouvéde  traces  de 
stigmates  sur  les  nombreux  indindus  qu'il  a  eu  oocuion  d'observer. 

p  Les  parties  de  la  bouche,  poursuit  l'auteur,  rangent  bien  cet  animal 
parmi  les  insectes  ;  comme  eux  U  a  un  labre,  deux  mandibules,  deux  mJi> 
dioires  palpigères  et  une  lèvre  inliMeure  égatement  palpigère^  Gomme  eux 
aussi,  il  n'offre  qu'une  paire  de  pattes  aux  trois  segments  qui  forment  son 
thorax  ;  mais  là  se  bornent  les  points  de  ressemblance  de  l'animal  avec  les 
insectes,  car  toutes  les  autres  particularités  de  son  organisation,  l'absence 
de  stigmates,  la  présence  de  sms  branchiaux,  de  busses  pattes  abdominales, 
etc.,  le  rangent  parmi  fm  crustacée.» 

IL  adresse  des  explications  relatives  à  quelques  pssmges  de  son  mé- 
meilt  sur  kseoitmiUkea  pieine  mer.  S'il  n'a  pas  employé  les  termes  dont 
les  plijBiGiens  font  usage  en  trahaiit  les  m#iNs  qMillons,  ce  n'eaitpas,  dit- 


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(  597  ) 


il,  parce  qa  il  ignore  les  théories  qui  ont  été  proposées  à  ce  sujet,  mais 
parce  qu'il  ne  lei  admet  pu, 

M.  dg  Parat^ej' écrit  que  jour  de  la  dernière  éclipse,  observant  1c  Soleil 
avec  UD  verre  CDfumé,  il  a  aperçu  distinctement  sur  le  disque  de  i'astre, 
les  pénombres  signalées  par  M.  Goulier.  Il  ne  pense  pas  que  cette  ap- 
parence ait  pu  être  produite  par  U;  verre  noirci  dont  il  se  servait  pour  in* 
tercepter  les  rayons  du  Soleil ,  ni  par  les  lunettes  de  niyope  qu'il  avait  con< 
servées  pendant  qu'il  observait  l'éclipsé,  et  il  est  porté  k  en  cbercber 
la  cause,  soit  dans  la  fomée  proivenant  des  volcans  qui  eûtaniflot  dana 
la  Lune,  soit  dans  des  vapeurs  aqueuses  fournies  par  des  marais  oo  des 
nappes  d*eau  qni  recouvriraient  la  portion  de  l'astre  quencman'apercevcnis 
jamais. 

M.  Afrogo  rappdte  que  les  pénombres  dont  M.  de  Paravej  cfaercfaeàex» 

pliquer  la  présence  n'ont  été  vues  ni  par  les  personnes  qui  ont  suivi  les 
progrès  de  l'écUpse  k  l'Observatoire  de  Paris,  ni  par  lesastronomes  étrangers 
dont' on  a  déji  reçu  les  communications  à  ce  sujet,  c^estFà-dire  dans  aocuii 
des  cas  Ton  aJbit  usage  de  très  bonnes  lunettes.  Or,  ajoute-t-il,  s'il  n*j 
a  pas  moyen  d'admetlre  qu'un  bon  instrument  eût  pu  empêcher  d'aper- 
cevoir ces  pénombres,  si  elles  avaient  çxisté,  il  est  très  aisé  au  contraire  de 
concevoir  comment  un  qiaaNrrif  Instrumcnl  a  pn  en  montrer  quand  il  n'y 
en  avaitrédkmeM  pas. 

* 

l'Académie  accepte  le  dépôt  d'un  paquet  cacheté,  portant  pour  sus* 
cription  t  •  Deseriptiim  de  nommwe  megrau  de  tivUement  emUn  §es  tér 
tentions  d'urine  csA«b  Av  vieiUanls;  par  Ij^A.  Manama,  interne  à  Hi^tel» 

^ieii.  n 

A  4  heures  l'Académie  se  forme  en  comité  scci  et. 
La  séance  est  levée  à  5  heures. 


CK.  1836.  \"SemtUrt. 


86 


■  » 


L'Académie  a  reçu  dans  cette  «éauce  les  onmgci  dont  voici  les  lîtrai: 

Comptes  rendus  hebthmadains  det  séances  de  tJeadûiue  des  Sciences  r 
i856,  n*  a4,  io^: 

TaMeau  des  Intérêts  de  la  France  relatifs  à  la  production  et  au  com- 
merce des  sueresâe  canne  et  debettermefpar  M.  le  h^sn  Cuel»  Dan»: 
brochure  in-8*. 

^nnales  des  Sciences  naturelles  ;  par  M\f  AuDOum,  Miub  EinraBOs, 
Ao.  BkoaoïiURT  et  Guillemin;  tome  5,  mars  i836,  in-8\ 

^*!^!flL^"'^  ^«rofffi»  et  des  Seimces  géographiques ,  pubUées 
par  HH.  EmiAt,  m  Umxvn,  LiuirAOïiiteg  et  WatxKnau;  mai  1 856, 

Répertoire  ailmimstratif ,  Guide  de  la  Classification  générale  ries  affaires 
puNi^fparM.  Victo»  Mnetnj  i  vol.  iB-8*,  oblong,  Paris,  i855.  (Ré- 
serve' pour  le  coticours  de  slntistique.) 

Nonvc/h's  Recherches  sur  lissage  et  les  Effiu  des  ho^  de  mer,- pat 
M.  le  docleur  Goadet;  a*  édition ,  Paris,  i856. 

Tnsiii complet  mtriqtie  et  pratique  de  la  Peintun  en  bâtiments,  de  la 
.  'f  ^  Dorure,dela  Tenture  de  papiers; par  H.  lUms;  i  yol. 

in-8°.  (Reserve  pour  le  concours  de  arts  insalubres.)  * 

Forage  dans  l  Jmériquc*méridionaki  par  M.  »'0««eiiT|  ia«  lÎTraison, 
lo-nnio. 

Iconographie  du  JUyne  animal  de  M.  le  baron  Cu^en  PorM.  Got>i«' 

4a*  livraison.  .  ' 

Recherches  sur  les  Ossements  fossiles  dérouver/s  Hans  les  ca^'ernes  de 
U  provùice  de  Liège;  par  M.  ScimERu>o;  u  partie  du  a'  vol..  in-A* 
«t  afin  in-lblio.  •  '  * 

Publication  du  Musée  Pjrrùiéen  de  Saint-Bertmnd  de  Cemmâaes,  — 
Botanique.  Flore  Pyrénéenne  publiée  par  M.  Duchartef.;  Paris,  îo-4*.' 

JVansactions  of  thc  zoologicai  Society  oj  London'i  »oI.  i",  Loadre*. 

Histoire  des  Maladies  observées  à  In  Grande  ^rméefntnçaise ,  pendant 
les  campagnes  de  Russie, en  i8,a,,;  d\4!!emagne ,  en  i8i3;par  M.  le 
«heraher  J.-R.-L.  db  Kkbckbotb,  dit  on  Kiac*oorr,  5«  édition.  Aa- 
Terty  i8S6«  in-8*.  ' 


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(599  ) 

The  Journal  tf  the  Rayai  geograpKeal  Society  of  Lmtdm;  v<ri.  6,  part. 

ï",  Londres,  i835,iii-8». 
j4stmnomische  Nachrichtcn ;  n°  5io,  in-4*. 
Flora  Batava;  io5'  et  loG'  livraison^  iii-4". 

Ar^ierûUeUer  em  fetemskapemas fmmstegt  t^g^fite  af  KongL  Vetens- 
Jkt^»'jieadmiensembetsaiiln  />.  3i  man  iSiii  i  vol.,  Stodiholiny  i834« 

in-8-. 

Kongl.  f'etenskaps.  Aciulemiens  haïuUingar  Jor  ar  i834;  «  vol. 
Stockliolm,  tSSS,  in-8*. 

Talom  Jernha/ulteringens  tillstand  itiom Jfuierneslandet,  medantecknin- 
gar  ofver  dessfrainsteg  i  (ttuira  /lintfrr;  /ntl/iH  vid ptwsidii  ftetUaggandf  itti 
KongL  yeteitskaps.-/4ciuienucn  den  3  aprU  i835;  af  t. -A.  Tamm; 
Slodtbdiii,  i8S6,  m^. 

Notice  ntr  le  IfetHm  opee  fe  jf/  métallique;  par  M.  Bfàiom;  brochure 
in-8». 

Recherches  sur  les  Cotises  de  l'Électricité  wlloiques par  M.  Aug.  oe  la 
IUtb;  Genève,  i835,  in-8*. 

NoUee  sur  quelques  Cryptogames  nou»dles  des  emriront  de  Bahia 
(Brésil);  par  M.  Ddby;  Genève,  in-/|*. 

Société'  Linnéenne  de  Normandie.  —  Algues  d^  Normandie ,  publiées 
par  M.  CiiADTiii;  6'  et  7'  fascicaie,  in-folio. 

Attes  de  la  Société  lAmtêamie  de  Bordeaux  i  tome  8,  ai*  Umison, 
in-8'. 

Bulletin  général  de   Thérapeutique  médicale  et  ckiruf^eak;  par 

M.  Miqdel;  tome  10,  11*  livraison,  in-d*. 
Journal  hebdomadaire  des  Progrès  des  Sdmces  méiUcales/    aS,  iii-8*. 
Sulklàà  clinique  de  M.  Fossohe  ;  a'  anq^eT^bnie  a.  * 
Gazette  médicale  de  Pans;  n*  aS,        '  "  x 
Gazette  des  Hôpitaux;  n'7«  "~"  7?*  s^^jju  - 
JounuddeSaniétvf^^^%f  ^T'^;^-^-- 

,  Écho  du  Bfamde  soMnt/  tç^  9^Jf  -        '  ^ 

....  ^  - 


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COMPTE  RENDU 

DES  SËANCES 

DE  L  ACÀDÉMIË  DËS  SCIENCES. 


«Aance  do  ujmdi  S7  mm  im 

m£S10BIIGE  DB  V.  Cm.  DOPIV. 


MÉHOIRBS  BT  GOMIIinilMSÉlli^ 

DES  MEMSRÉS  WS  DCS  GOiaESKaiDAillS  m  ÙàCàltÈMm. 

«UMMOTHB  •OOMMMQI-B.  —  Etudes  sur  r  Orang  Outang  de  la  AUmigÊiiêi 
par  M.  Gboff&ot  Saiht-Uilaibb. 

Monas  Bmouân.  —  CtmmmHiemuon  de  jiMUfv  nomcoi»  ée$tùu, 

a  Les  deux  pays,  Londres  et  Bftris,  viennent  de  recevoir  dans  le  cours 
Je  la  même  année,  les  animaux  compris  clans  la  célèbre  composition  de 
Biiflon,  Art.  Orang-outang.  Depuis  Gassendi,  qui  écrivait  il  y  a  doux  siè- 
cles, et  auquel  on  doit  U  pensée  que  ces  animaux  formaient  la  nuance 
entre  l'homme  et  les  singes,  personne  n'y  vit  le  sujet  de  biates  oomi- 
dérntions  relatives  à  la  nature  humaine;  du  moins  jusqu'à  Bufibn,  qui, 
voulant  éclaircir  d'aussi  hautes  questions,  s'arrêta  à  l'idc*  qu'il  y  avait  deux 
espèces  de  ces  animaux.  Mais  les  vues  de  BulTon  n'allaient  f)oiut  à  désirer 
savoir  si  les  deux  espèces  difiSfrnent  «ntant  entre  elles,  qu'il  y  avait  de 
diffirenoes  belles  à  l'égard  de  l'homme,  et  d'elles  par  rapport  aux  singea, 

■  Buflbn  ne  les  vit  point  ensemble  :  nais  snooessivement,  il  les  pritsmi* 
c  a.  is».  i«  Suf.  9j 


(6oa) 

▼ent  l'une  pour  Pnitre;  car  il  se  trouva  j  rapporter  iudistiiieleaient  la  plu- 
part des  passages  des  auteurs  qui  avaient  écrit  sur  cliacnne. 

•  Ces  importantes  études  étaient  réservées  à  notre  âge.  Cependant 
quelque»  heareux  aperçus  avaittnt  déjà  récompeiué'no*  efiforts,  oamine 
Itfnque  nous  eAmee  été  informés  de  la  diversité  de  leurs  pays  originairei, 
et  également  ilc  leur  conformation  vrairaent  très  différente,  de  telle  sorte 
que  nous  crûmes  enfin  nécessaire  à  l'éclairci&semeut  de  cette  matière  d'é- 
tablir deux  genres;  l'un  dont  les  espèces  sont  placée»  exdusirement  en 
Afrique,  lea  Trogiodirtes,  et  niatre  lea  Ono^,  qu'on  ne  trouve  que  dana 
les  Indes.  (  Voir  lea  Comptes  rendus,  i836,  n*  4>  p-  9^0 

•  Jardin  zoologique  de  Londres  vient  de  posséder  un  troglodyte, 
le  chimpartséej  et  une  excellente  figure  publiée  en  Angleterre  remplace 
fort  henrenaenoent  avjourdlmi  celle  dont  noua  parlimis  dana  le  précédent 
Compte  rendu. 

»Le  Jardiu  royal  île  Paris  jouit  du  même  avantage  en  possi'dant  la  seconde 
espèce,  et  nos  étu<les  sur  l'orang-outang,  qui  s'étendent  à  bien  d'autres 
matériaux,  cdkadont  jeni'oeccq»eanrec]liL'Wem<fk>»vont  procurer  i  laacience 
en  notre  paya  lea  demiera  docunenta  dont  lliiBtoire  Àb  ces  animaux  avait 
été  jusqu'à  ce  moment  privée. 

«Dans  le  soin  que  nous  prenons  de  les  étudier  séparément,  nous  noua 
en  tiett^ons  aujourd'hui  k  la  oommtuîcation  suivante  : 

■  Les  quatre  nouveaux  deaaina  de  M.  Wemer  annoncés  pour  aujour- 
d'hui ,  aleipliqnent  comme  il  ani»  aur  la  ooBfoffmatkm  apédale  de  fenn^ 
outang. 

»  La  fig.  5  représente  l'orang-outang  accroupi  et  assis  sur  son  train  de 
derrière,  ne  aongeant  qu'à  ae  aaiair  de  aa  nourriture,  alimenta  liquidée 
qa^  porte  à  sa  bouche  en  se  servant  d'une  cuillère,  tandis  qu'il  s'emploie 
à  maintenir  le  vase  de  ces  aliments  avec  sa  main  gauche  et  son  pied  droit  La 
téte  et  le  tronc  se  voient  de  &oe ,  le  tronc  a'excédant  la  tête  en  longueur 
que  d'un  quart  au  plus  de  la  longueur  totale. 

»  La  fig.  6  eat  une  esquisse  de  la  tête  vue  de  profil.  Lea  lëvrea,  ponéea  à 
une  extrême  protraction,  changent  la  bouche  en  mnsenu  conique  et  pointu  : 
la  téte  est  frappante  de  ressemblance  avec  la  tète  de  l'humme.  Une  oreille 
petite  et  tr^  bien  fiiite  occupe  le  centre  de  b  partie  représentée.  Les  con- 
tours de  cet  aanect  aont  régulière;  les  lignée  de  Povalé  se  répètent  de  dia- 
vant  en  arrière  ;  le  sommet  de  la  téte  est  trèstievé,  le  front  Ixûnbé  et  l'occi- 
put est  également  ample  et  convexe. 

■  Lu  figure  "]  montre  un  plus  grand  nombre  de  singularités  et  ics  plus 


é 

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(  6ô3  ) 

caractéristiques  quant  k  l'espèce.  L'animal ,  vu  de  proûl ,  ei>t  dans  l'attitude 
d'no  quadhmpède  en  marche.  Ce  sont  spéciftlement  les  poaccs  qui  s'appli- 
quent sur  le  soi  et  qui  supportent  en  grande  partie  le  poids  du  corps.  Les 
mains  restent  alors  fermées,  les  antérieures  entièrement,  et  les  postérieures 
à  demi  seulement;  en  sorte  que  le  dosseret  des  doigts  contribue  au  soutien 
du  eorpe  et  aide  ploa  on  molm  dans  ratiure.  En  oette  figure  est  oette  qt- 
eonstanee  aurtont  remarqnable,  point  de  omi  apparent;  Farrière-ttte  se 
trouve  jointe  aux  dépen(lancps  la  région  cervicale,  et  devient  une  masse 
prolongée  qui  réalise  en  pleine  fusion  un  seul  système,  lequel ,  définitive- 
ment atteint  les  épaules.  Comme  cela  est  ilaus  lu  girafle,  les  jambes  de  devant 
sont  les  plus  longues  ;  ce  qui  procure  &  Tarète  dorsale  un  néme  déinit  de 
parallélisme  &  l'égard  de  rhorizontalité  du  sol. 

»  Dans  la  figure  8 ,  chaque  portion  de  l'être  est  dans  toute  son  extension  , 
et  se  trouve  ainsi  exactement  comparable ,  le  bras,  par  rapport  à  la  jambe. 
Letnmcestdeaiinéde  iaoeet  la  tétedeoôté.  Decetteniauiëvles  organes  des 
aensaontapprédablca  dans  leurs  rapports  mutuels.  Ce  qui  donne  encore 
avec  netteté  cet  nrr:ingement ,  c'est  l'extrême  petitesse  de  l'organe  sexuel 
masculin ,  let^uel  ne  consiste,  dans  sou  état  visible,  que  dans  un  fort  petit 
bout  d'organe  urinairtt.  Point  de  aerotun  :  ka  teatieulea  wont  encore  ren- 
ffeisnéaa  dans  le  mitae. 

»  Toutes  les  diCTérences  signalées  dans  ces  dessins  dérivent  d'un  caractère 
différentiel  général  et  dominateur,  lequel  devient  le  Irait  prononcé  et 
spécifique  de  l'orang-outang.  C'est  le  sur-développement  des  systèmes 
•oaaeuz,  nuaculairea  et  t^jumentairea,  a'élabUaaant  dans  la  partie  moyenne 
de  l'être,  la  tète  et  le  cou  principaleueni,  aux  dépena  des  membres  de 
devant  qui  sont  amaigris  et  alloog^  m 


HanfaunQon. — Fanmdet  nhahes  «ux  pnèabiSlis  qui  dépenimt  tk  tris 
grandi  nemèntipar  H.  Fonaoïi. 

«  Dans  les  applications  les  plus  importantes  de  la  théorie  des  proba- 
bilités, les  chances  des  événements  sont  exprimées  par  des  fractions  qui 
ont  pour  numérateur  et  pour  dénominaleiir  des  produits  d*un  gnôkd 
nombre  de  ftetenra  inégiux;  ce  qui  rend  le  caknl  de  ce»  fractiona  tout- 


■  (  6o4  ) 

à-feit  impraticable,  soit  directement,  soit  à  l'aide  ries  logarithmes.  On 
est  alors  obligé  de  recourir  à  certaines  formules  d'approximation  dont 
Stirlinga  donné  le  preiyner  exemple,  qu'Eulera  ensuite  considérées,  et 
que  Laplaee  a  M%  dép«ndr»  d*iiM  miÂoàt  d*  rMooiloa  fp  aérie  propra 
aux  quantités  qali  a  nommée»  généralement  i\e$/onetion$  de  gnptdf  nom" 
bnes.  Ces  formules  ont  cela  de  sin£^iilier  qu'elle»  renferracnl  le  rapport  de 
la  circonférence  au  diamètre,  la  base  des  logarithmes  népériens  et  d'autres 
tranacendantes,  qui  enlraot  ainri  dana  les  valeiira  approcMtade  qnanlMa 
diOQt-las  valeurs  exactes  aeraiflot  des  nombres  entiers  ou  des  rappartade 
pareils  nombres.  Leur  usage  est  surtout  indispensable  dans  les  questions 
qui  ont  pour  objet  les  chances  des  événeai<»its  futurs  déduites  de  l'obser- 
vation  des  érénanMols  passés,  ^eit-i«dire  dans  les  qpeaiioiis  les  plus 
nombreuses  du  calcDl.des  probabifités;  car  il  est  rare  que  noos  oMnai»- 
mon»  à  priori  les  chances  des  événements;  et  si  l'on  excepte  les  jeux 
les  plus  simples  où  il  est  possible  d'énumércr  les  cas  favorables  et  les 
cas  contraires  à  chaque  événement,  nous  sommes  presque  toujours  obli- 
gis  de  snbstitner  k  cette  énumératioo  la  connaiamnce  daa  nombrea  de  Ais 
que  les  divers  événements  ontea  lien  dms  de  très  grands  nombres  d*é{>reu- 
ves.  Miis  à  cet  égard  on  doit  remarquer  que  les  règles  connues  de  la  théo- 
rie des  probabilités,  et  par  exemple  le  théorème  de  Jacques  BernouiUi, 
supposent  impHdtament  qiie  la  chance  de  chaque  événement  eat>la  même 
dans  la  série  des  épreuves  déjà  Aites  «t  dana  bn  éprewes-  fntUMSf  tandis- 
qu'au  contraire  cette  chance  varie  le  plus  souvent  d'une  manière  inconnue 
et  tout-.\-fait  irrégulière,  aussi  bien  dans  les  choses  de  l'ordre  piiysique 
que  dans  celles  de  l'ordre  moral.  Tai  donc  cherché  k  étendre  les  règles 
dont  il  B*aglt  au  cas  général  des  chances  oontinndiement-variables}  el  c^èst 
ce  qui  n*a  conduit  à  la  démonstration  de  la  loi  des  grarub  nombres ,  que 
l'on  trouvera  dans  l'ouvraj^e  dont  je  m'occupe  nctiiellcmcnt.  Celte  loi  con- 
siste en  ce  que  si  toutes  les  causes  possibles,  counues  ou  inconnues,  soit  de 
l'arrivée  d'un  événement,  soit  de  la  grandeur  d'une  chose,  denwttrant 
oonstamment  les  mêmes  dans  plusieurs  séries  d'un  très  grand  nombre 
d'épreuves,  quels  fpie  soient  d'ailleurs  le  nombre  et  la  nature  de  ces  cau- 
ses, le  rapport  du  nombre  de  fois  que  l'événement  arrivera,  au  nombre  des 
expériences,  aiusi  que  la  somme  des  grandeurs  de  la  chose  qui  seront 
observées,  diviséé  par  le  nombre  cks  observations,  resteéent  aussi  à  très 
p'ea  prés  les  mêmes  dans  les  différentes  séries. 

•  îbur  ne  rien  laisser  de  vague  et  d'incertaiil  dans  l'cxpressioR  de  cette  loi 
fotulameutalc,  il  a  fallu  déterminer  la  probabilité  que  la  dîf£ireace.  entre  les- 


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résultats  de  deux  séries dTobBenrations  sera  renfermée  entré' IfnlIVeBdatf* 
nées;  de  telle  sorte  que  si  cette  probabilité  approche  beanrotip  de  la  cer- 
titude, et  que  l'expérience  donne  néanmoins  une  dtttércnce  qui  sorte  de 
cet  liinites,  on  aait  fondé  àeo  oonclore  que  lee  eamee  inconnues  des  évé- 
nements ont  dian|[é  dans  l'intervaUe  des  deux  séries.  U  a  fallu  aussi  ex- 
pliquer, d'une  mnnière  pr^cisp ,  ce  qu'on  entend  ici  par  des  ctnnes  qui 
restent  constamment  les  mêmes.  Or,  quand  l'arrivée  d'un  éténement  ou 
la  grandeur  d'une  chose  peuvent  être  attxibuées  à  différentes  causes  en 
nombre  quelconque,  diarâne  d'eltes  •  une  probabilité  déterminée,  connue 
Ott  inconnue,  et  donne  à  cette  arrivée  ou  à  cette  grandeur  une  dnnce 
déterminée  que  l'on  peut  aussi  connaître  ou  ne  pas  connaître.  Cela  posé, 
nous  disons  qu'une  cause,  quelle  qu'eu  suit  la  nature,  est  restée  la  même, 
lorsque  sa  probabilité  particulière  et  les  dumces  de  réTéneaient,si  sa  pro> 
babttiléétattcertaine,n'ontéprouvéaucun  changement.  On  né  fait  d'ailleurs 
aucune  hypothèse  sur  les  grandeurs  de  cette  chance  et  de  cette  prolKibilrté; 
on  les  élimine  Time  et  Tautre,  et  les  formules  définitives  ne  contiennent 
que  des  nombres  donnés  imméifiatement  par  les  observations.  Gfèst  pour 
ôb,  comme  je  Taidéjà  dit  ^  plnsieurs  occasions,  que  oes  formules  conrien- 
nent  indistinctement  aux  choses  de  toute  nature,  physiques  ou  morales.Pour 
élever  coîifrc  leur  jqjplication  à  tous  les  cas  une  difGcultc  (jiii  niéritàt  quel- 
que attention,  il  faudrait  montrer  que  leur  démonstration  ne  serait  pas 
satisfitisonte,,  ou  bien  il  faudrait  dter  des  cas  oà- les  conséquences  qui  s*en 
déduisent  auraient  été  démenties  par  l'expérience,  c'est-à-dire  des  exem- 
ples où  les  rapports  qui  devraient  être  à  très  peu  près  constants,  auraient 
varié  notablement,  qtioiqii'il  ne  fût  survenu  aucun  cliangemeut  dans  les 
causes  des  événements. 

■  Voici  maintenant  un  ensemble  de  fermtde*  saseeptiMe»d^appKoi lions 
fréquentes  et  variées.  Plusieurs  sont  nouvelles;  d'autres  ont  déjà  été  don- 
nées dans  mes  précédents  Mémoires,  ou  étaient  connues  auparavant; 
toutes  sont  démontrées  dan»  un  dn^tre  ée  mon  ouvrage,  où  l'analyse 
délicate  dont  elles  dépendent  est  exposée  avec  tous  les  dévdk»pp«menik 
nécessaires.  Jj6  nombre  des  épreuves,  supposé  très  g^rand,  est  représenté 
par  ^;  il  se  compose  de  deux  parties  m  et  fi  que  l'on  stq)puse  aussi  de  très 
grands  nombres;  les  formules  sont  d'autant  plus  approchées  que  ce  nombre 

est  plus  considérable;    cUeMeraient  loiit4t^lt  ooictes  ai  /i.  était  infinL 

»  I.  Soient  p  ctq  les  chances  constantes  pendant  toute  la  durée  des  épreu- 
ves, des  deux  événements  contraires  E  et  F,  de  sorte  qu'on  ait p-j-qssst^ 


Jkppdont  U  k  prabilNilft  qM  dans  le  iMwdiM /MM  11^^ 
riveittmfiriselFaaniKevAfiris.  On  un 


"-m'a)  \/ï^- 


w  âérigaânt  k  l'ordiniin  le  jepport  de  h  droonfbreooe  an  diamètre.  Cette 
formide  m  réduil  à 

lors^uon  prend 


f»  étant  «ne  quantité  donnée,  posititrè  on  négative,  mais  très  petite  par 
npport  à  M  e  désignant  la  base  des  logariâimes  népériens.  Et  sous 
cette  forme,  l'expression  de  U  subsiste  également  quand  les  chances  de  E 
et  F  varient  d'une  épreuve  à  une  autre,  en  prenant  alors  pour  petq  les 
moyennes  de  leurs  valeurs  dans  la  série  entière  des    épreuves  succès- 


>  II.  Les  évinemeots  E  et  F  ayant  eu  lieu  effectivement  m  et  n  fois  dans 
les  fi  épreuves  eflbotnées,  et  leurs  dianees  eonslantes  pet  q  étant  inoon-* 
|iuc8,  aoit  jy  là  probabilité  qu'ils  arrivtttint  dans  f*.'  oa  mf'^jif  épreuves 
futures,  des  noaibres  de  fins  ti^t  fXvf  proportionnels  à  m  et  r,  ou  tels  que 
l'on  ait 

»  -  -p.     ^  - 

Quel  que  aollle  nmpbre^',  on^nra 

M  lepttentaat  par  U  la  probabililé  de  l'événement  fiitvr  qui  aurait 
Jiea  ai  les  rapporta  S  et*  étaient  eeitainenBentles  chanoes  de  E  et  F ,  c'est- 
è-^ire,  en  frisant  pour  abréger, 

i.a.S...nr.i.m.8...i<  V«V  W  "  '* 
»  III.  Les  diahcea  p  et  9  de  E  et  F  étant  données,  soit  P  h  probalnlité 


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(  6o7  ) 

que  dans /u.  ou  m-^n  épreute»»  £  arrivera  au  ama»  m  fois  et  F  au  pin»  Jf 
fois.  On  aura 


(3) 


k  étant  une  quantité  positive  dont  le  carré  est 

<A  kê  lognritbmM  loÉt  fiépérieiisj  «t  «n  empUgnmt  la  preniMrtf^  1t 

•eeoiMm fopralp^idQn  que  J^on         >  S^JWi| < 

»  IV.  E»«pp«laiit  R  h'  pèoMMUlé^qne  K  etVMWt  «M  4h»  kif» 
épreuve»,  dn-noBWM  d»  Ibis  qui  ne  wiiliroMi  pte-Jei^  fiaititf 


TV 


OU  «  ett  une  quantité  positive  et  donnée ,  mais  très  petite  par  rapport  à 

et  réciproquement  si  les  chances  et  g  sont  inconnues,  et  que  E  et  F 
soient  arrivés  des  nombres  de  fois  m  et  n  dans  ou  m-^n  épreuves,  on 
•un  ' 


R 


nonr  la  M^h^ln^lité  une  Iwiinliiiira  lin  lel-HJMiaQeliiem— aAaiieriiiM 


»  y.  Dans  deux  séries  MStoent*  de* grands  noaiNS^  «l>if  d'épreuves , 
soient  m  et  m' les  nombres  de  fois  que  £  a  eu  lieu  ou  aura  lieu ,  n  et  n'  les 
nombres  de  fois  que  F  arrivera  ou  est  arrivé  ;  désignons  par  u  une  qiMUi^ 
tité  positive,  très  petite  par  rapi^rt  à  v^;;  et  |/;?  ;  eL^oit  W  la  profadMHlér 

qoe h  difiére«0»S __^'Bf|^rtinp■s des Umites^ ^ 


.......  ..v^^iiMpyCooaie 


non  pto  tpn^bi  iMBrCbte  dè-eei  mteckiteitei'fHni  avec 

dm  lignes  oontraires.  On  aam 

Comme  on  aura  aussi  à  très  peu. près  ^ss^.9t  ^,ss  A,  on  pourra  Mm 

altérer  sensiblement  k  valeur  de  <a',  remplacer  dans  son  dernier  terme  , 
qui  sera  toujonn  nne  petite  firaction,  les  lettres  pi,  m^,  n',  par  /n,  m,  n,  et 
réciprQ(}ueinent  pelles-ci  par  oellcs-li.  Cette  fonnule ,  en  faisant  du  mrins 
abstraction  île  son  dernier  terme,  conviendra  au  cas  général  où  les  chances 
de  £  et  F  varieront  d'ime  épMUTeÀ  une  autre, pourvu  que,  dans  les  deux 
sémw ,  las  caMes  (pearibles 4es •éninemeatar  nmMUia  .on  daenumuas,  n*é- 
pntovent  aaran  idangement,  c*cat«AHKMr  foinrvu  ^ue  ehaeune  de  ces 
causes,  ainsi  qu'on  l'a  dit  plus  haut,  conscne  la  même  probabilité  et 
donne  toujours  la  même  chance  à  l'arrivée  de  £  ou  de  F. 

s  VI.  Les  nombres  de  fois  que  E  <>t  F  sont  arrivés  dans  les  fi  épreuves 
relatives  &  ces  événements,  étant  toujours  m  et  n,  soient  généralement  m, 
et  ,  les  nombres  de  fois  que  deux  autres  événements  contraires  £,  et  F,  ont 
eu  lieu  dans  un  nombre  d'^nni?ei«  apufi  .tcès  grand.  Supposons  qu'on 
ait  ' 

J'  étant  une  petite  {;ractioiO  positive  ou  négative.  Appelons  p  et  les 
chances  inconnues  et  supposées  constantes  de  E  etE^  ;  et  désigiioi»  par  Q 
la  prt^MblKié  q«e<fi,«nèdaj».-dhin»  «petite  fraction  c,  peaMve  cf 'douBée. 
En  représentant  par  u  une  quantité  poiitiTe ,  et  iaisant 


(7) 


seloA  qu«^  le  Ikdètti'  M^^i^  sera»peeWf-o«  nflgatf  ;  tm  aara 

la  première  expression  se  mpforluit  au  cas  ou  la  difffarence  « — «/"sera 
positive*  et  la  seconde  aiijli  où  £tfta.idi0Érence  aara  négative.  Lea 


m 


waêmta  fonaaies  «qwimeront  «nsii  !•  probabUité  que  U  dlanoe  in- 
connae  p  d«  rtrrivée  de  B  nirpuM  k  nppoit  ^  donné  par  FolMennh 
tion,  d*nne  fraction  »  muA  donnée.  Pour  ode,  H  suffira  d^  &ire 

et  de  prendre  la  pcemièffe  on  la  aeeonde  fermnle ,  edefu  que  la  jiB]^ 
renoe«-~^  sera  podiive  on  négative. 

»  VIT.  Lorsque  les  chances  des  deux  événement*  contraires  E  et  F 
varient  d'une  épreuve  à  uneautre,  soient pt  et  qi  leurs  valeurs  relatives  à  l'é- 
preuve dont  le  mtg  ect  marqué  par  t\  de  aorte  qu'on  ait  pt-^-ft^  >« 
pour  tous  les  indices  <.  Les  sonunca  2  a*étendant  depuis  ,îbi  juaqa% 
^s^,  fiusona,  pour  abréger, 

Soient  toujours  et  n  les  nombres  de  fois  que  E  et  F  sont  arrivés  dans 
les  premières  épreuves.  En  désignant  par  u  ua%  qwintité  positive  et 
donnée,  très  petite  par  rapport  à  V/Â >  on  aura 

YwJ»  «Viqp* 

pour  la  probabilité  que  les  rapports  —  et  -  ne  sortiront  pas  des  limites 

ce  qui  coïncide  avec  la  formule  (4),  dans  le  cas  particulier  des  chances 
constantes. 

»  VIII.  Une  chose  quelconque  A  étant  susceptible  de  toutes  les  va- 
leurs comprises  entre  les  limites  h:^g^  toutes  ces  valeurs  étant  égale* 
ment  poaibies  et  lee  seules  poaaiblÎM,  aoit  P  la  praiiébllilé  que  dans  un 
nombre  quelconque  /  d'épreuves,  la  somme  des  valeurs  de  A  qui  anront 
lieu,  sera  comprise  entre  les  limites  aussi  données  csf:«.  Onltnra 


(6io) 

en  faisant ,  pour  abréger, 
r=  ±  (»A  +  1^  —  c  +  •)'  qp       +  ^  —  2^  —  c  +  i)* 

I .a  ■•9«a 

r,= («A  +  V — « — 0'  ^  *■(*■*  +  V — V  —  « — 0' 

«t  paeuMit,  dans  chaque  terme,  le  ngoe  supérieur  ou  le  signe  inférieur, 
selon  que  la  quantité  qui  s'y  trouve  élevée  à  la  puissance  i  est  posi- 
tive ou  négative:  ^  et  <  sont  des  quantités  positives,  he\c  peuvent  être 
de*  qnamlitéi  pdittres  ou  négatives. 

B  IX.  Quelle  que  suit  la  loi  de  probabilité  des  valeurs  possibles  de 
la  chose  A  à  cbaque  épreuve ,  et  la  manière  dont  cette  loi  ▼arien 
d'one  épnam  à  une  autre,  si  Ton  appelle  s  la  soaune  des  vatenrs  de 
A  qui  auront  lieu  dans  un  très  grand  nombre  /s  d'épreuves,  on  aura 

pour  la  probabilité  que  la  noyeniie  ^des  «alenrs  de  A  toosbert  entre  les 
limites  » 


7^*  ' 


u  désignant  une  quantité  pontife  4t  tr&s  petite  par  rapport  à  vZ/T;  ^  et  A 
étant  des  quantités  dont  la  seconde  est  positive ,  et  qui  dépendent  des 
probabilités  des  valeurs  de  A  pendant  toute  la  durée  des  épreuves.  Quand 
ces  probabilités  seront  constantes ,  égales  pour  toutes  les  valeurs  possi- 
bles entre  des  limitas  données  a  et  ii^  et  nulle*  en  dehors  de  ces  limites, 
<m  aura 

Lorsque  A  n'aura  qu'un  nombre  fini  de  valeurs  possibles  c,,c,,  c„. . .  c„ 
et  que  ces  valeurs  oonstanles  seront  toutes  également  probables,  on  anm 

*  =  7((«.  +  e.  +  ^  . 

*  ■  («î  +  «:•*■«.. . .  •  - (c,  +e.  +  c,  +  «^03 


Digiti.iuu  Google 


(6..  ) 

*»X.  8oitA.U  valeiirdeAqmalimàlan^éprtaf«}«t 

1m  tommet  S  t'étiiuluit  dopais  n^i  jusqu'à  nvft.  8a|»posoi»  qae  les 
cmsas  de  toutes  les  vmlen»  possibles  de  A  n'éprouvent  aucun  changement^ 

soit  dans  leurs  probabilités  respectives,  soit  dans  les  chances  qu'elles  don- 
nent à  chacune  de  ces  valeurs.  Il  y  aura  alors  une  quantité  spéc  iale  y  dont 
la  moyenne  ^  des  valeurs  de  A  s'approchera  indéfiniment  à  mesure  que 

augmentera  de  plus  en  plus,  et  qu'elle  atteindrait,  si  |tx  devenait  infini. 
Or,  la  formule  (i  o)  exprimera  le  probabilité  que  cette  quantité  y  est  oom- 
prise  entre  les  limites 

qui  ne  contiennent  rien  d'inconnu. 

»XI.  Dans  une  seconde  série  d'un  très  grand  nombre  \x'  d'épreuves, 
soient  /  la  somme  des  valeurs  de  A,  et  /  ce  que  deviendra  la  quantité  /  qui 
se  rapporte  à  b  promiière  série..La  formule  (  lo)  ezpiinsera  égalflinent  la 

probabiliti  que  la  diflKrence  ^  —  -  des  deux  moyennes  sent  conspriae 

entre  les  limites 

oubioDfàcanse  que  ronanina  à  très  peu  près  /,  oe  aen  anssi  la  pro- 
babilité que  la  moyemie  ^«  rdativa  à  hi seconde  série,  tombera  entre  l«i 
limitei 

qui  ne  dépendent  que  des  résultats  de  la  première  et  de  la  quantité  donnée 
«,  et  qui  sont  d'autant  plus  étroites  que  ^'  est  plus  ^nd  par  rapport  à  /«. 

»X1I.  Pour  déterminer  la  valeur  d'une  même  chose  A,  on  a  Éaît  plusieurs 
séries  d'épreuves,  qui  en  comprennent  de  très  grands  nombres  ft,',  pt",  etc. 
Les  sommes  des  valeurs  de  A,  que  l'on  a  obtaDuas  dans  ces  séries  successives, 
aont#,y,  etc.;  la qoantiié  précédente  l  se  rapporte  tonjomv  à  h  pr^ 
rie;.et  ron  désigne  par  A  A      M  qn*«Oa  defknt  à  l'égard  des 

88.. 


(  6.»  ) 

séries  suivantes.  On  suppose  que  les  causes  d'erreurs  dans  les  mesures 
varient  d'une  série  à  une  autre,  mais  que  néanmoins  toutes  les  moyennes 

J  m 

l.î,,  ij,  etc.,  convergent  indétiuinicnt  à  mesure  que  ft,  /ia",  etc., 
^   ^*  /* 

augmentent  de  plus  en  plus,  vers  une  même  quantité  inconnue  qui  serait 
la  véritable  valeur  de  A,  dans  le  cas  le  plus  ordinaire  où  ces  causes  ne  ren- 
dent inégalement  prolMibles,  dans  aucune  de  ces  sérias  d'obsemiioiit,  les 
ei^urs  égales  et  de  signes  contraires.  Cela  posé ,  ta  formule  (i  o)  exprimera 
encore  la  probabilité  «fue  la  quantité  >  est  comprise  entre  le»  liaûles  : 

dans  lesquelles  on  fait,  pour  abréger, 

De  plus ,  la  partie  ^ + ^  "t"  'Ji  I      c*eefi4^ire  la  sonunedeamoyennes 

-,  4,  4 >      mnUipliéeB  «lyectif ement  par Im quantités. f,  ^, etc^ 

sera  la  valeiu-  approdiée  de  j^,  la  pliia  avantageuse  qne  l'on  pidlM  dé- 
duire du  oonooufs  de  tontes  îm  légim  d'observatîoos,  c'est-à-dire  la  valeur 

de  cette  incoomie  dont  les  limite»  d'erreur  a|s^  auront  la  moindre  éten- 

dmfiqa'ilaN  poiribl»  ponrun'VilaqrtoiéB  dasi,  eftMin  à  égpd  degn 

de  probabilités 

«Xnt  Enfin,  les  causes  de  l'arrivée  d'an  événement  E  demeurant  les 

mêmes  pendant  les  épreuvm  ^le  rapport  ^  du  nombre  de  fois  qne  E  aura 

lieu  au  nombre  total  des  épreuves,  convergera  indéfiniment  vera  une 
qmntfité  apSdale  r,  qu'il  atteindrait  rigoureusement,  ai  ^'devenait  tefloL 

Or, la  formule  (6),  en  négKgeant  son  dernier  terme,  on  bien  encore  la 
formule  ^  1  o)»  Mira  U  prob^ltiUiié  que  la  valeur  inoonoue  de  r.  tombe  entre 
les  limita» 

lit  -■...Kl 

»  iOntivtite  àla  fib  deT;rfaflfr»e  éhtri/hulIpmmfàimm^iMéÊEjitmf, 


(  6i3  )  , 

une  table  des  iralean  nnmériqiMs  de ,  qui  s'étend  depuis  «aaso 
jasqu*à  va  S.  Cette  intégrak  décroît  très  rapidement  quand  la  wlear 
de  u  augmente;  elle  est  égale  \/îr,  pour  ««o*  et  aa  mlewr  tondw 
au -dessous  de  deux  cent  •  millièmes ,  pour  «sa  3.  Si  Ton  prend 

ce  qui  réduira  aussi  à  ^  la  probabiHté  exprimée  par  !a  formule  (lo).  En 
donnant  à  «  une  valeur  telle  que  u=:5  ou  «  =  4»  qm  sans  être  considé- 
rable rende  extrêmement  petite  celle  de  l'intégrale  J^e  '  dt,  les  résul- 
tats qu'on  vient  d'énoDcer  renferment  hiloides  grands  nombres  dans  toute 
^a  généralité,  s 


M.  Charles  Dupin  annonce  qu'il  est  chargé  d'offrir  pour  le  cabinet  de 
l'Académie,  de  la  part  de  fil.  de  Chazelles ,  héritier  de  madame  la  comtesse 
de  Humfictrd,  veuve  de  Lavoisier,  quelques  beaux  appareils  qui  ont  servi 
aux  «tpiviaiioaa  de  cet  illualre  ddâaista»  ainsi  ^'ona  série  de  cylindres 
qiii  furent  empilés  peur  déHmiiMar  lesélilaoa  des  poids  et  mesures  do 
système  métrique. 

L'Académie  accepte  cette  oQi*e  avec  reconnaissance. 

M.  Brochant  est  désigné  pour  remplacer  M.  Brongniart,  absent  dans  la 
«ommlMioii  àmfbt  de  ftire  mi  rapport  aar  laarooUeolions  géologiques  ap> 
pontes  de  Moféa  par  M.  mat 

L'Âoadémie  avait  renvoyé,  dans  la  précédente  séance  »  à  l'examen 
d'une  oommi8sioii,la  collection  des  j^iguei  de Ifyimaiidie,  furM.  Chou- 
vini  il  a  été  resonmi  depuis  que  dans  ce  recueil ,  le  texte  est  imprimé,  et 
que  par  conséquent  il  peut  être  seulement  l'objet  d'un  rapport  verbaL 

M.  £orjr  de  Saint  Fincent  est  prié  de  £iire  ce  rapport 


K 


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(6i4) 


MÉMOIBE8  LUS. 

canoB.  —  Mémoire  sur  lu  eombinaùom  det  acides  Èartigue  et  paratar^ 
trifuea»9erélh»'ettemono4ffdtale  demy^r^ieîpttrVLQok»u*YàMcr. 

m  M.  (hiérin,  aprit  «voir  fiHt  lliialoii*  sacdncie  dm  travaux  entrepris 

iur  ces  composés,  examine  l'action  de  Tacide  tartrique  sur  l'aloool an- 
hydre ou  à  95*,  soit  à  l'aide  de  la  chaleur,  soit  à  froid.  Il  trouve  que 
dans  les  deux  cas  il  se  forme  un  nouvel  acide  auquel  il  donne  le  nom 
ètwUte  MroniÊifue,  On  le  prépare  en'  nentnlinnt  par  da  carbonate  de 
baryte  la  Uquenr  aloooliqne  qui  a  bonilU  avec  de  l'acide  tartrique  pen- 
dant un  temps  convenable,  et  en  décompoaaiit  le  sd  par  Tacide  suÛiiriqne; 
ensuite  on  évapore  dans  le  vide  sec. 

»  L'auteur  a*eat  aaanré  qoie  cet  aelde  «kîale  dans  la  liqueur  tartnMilooo* 
Uque  avant  la  saturation  par  le  carbonate  de  baryte.  Aux  preuves  quil 
drâne  il  ajoute  qu'en  dissolvant  cet  acide  solidifié  dans  Peau  en  propor- 
tion quelconque,  M.  Biot  s'est  assuré  qu'il  agit  sur  la  lumière  polarisée 
avec  une  énergie  supérieure  i  celle  de  l'adde  tartrique  primitif,  de 
manière  à  attester  ainsi  la  modification  qne  les  molécolcs  de  oe  demi» 
ont  subie  en  s'unissant  k  l'alcool  ou  k  ses  éléments» 

n  L'acide  tartrovinique  est  blanc;  il  est  doué  d'une  saveur  sucrée  et  acide 
qui  est  agréable.  Il  cristallise  en  prismes  allongés  à  bases  obliques.  Il 
brftie  avec  une  flamme  semblable  à  celle  de  Talooi»!  en  répandant  la  même 
odeorqueTacide  tartrique. 

»  Tenu  en  ébuUition  pendant  10  heures  avec  4o  fois  son  poids  d'eau, 
il  se  transforme  entièrement  en  alcool  et  en  acide  tartrique.  iixposé  à 
l'action  de  la  chaleur  il  donne  de  l'alcool,  de  l'eau,  de  rétfwr  aoéiique, 
de  Padde  acitique,  de  Tadde  carbonique,  de  rbydragèae  carboné,  une 
buile  volatile  et  une  substance  analogue  à  l'esprit  pyro-acétique.  Il 
reste  dans  la  cornue  du  charbon ,  de  l'acide  p^ro-lartrique  et  une  sub» 
stance  oléagineuse.  , 

»  Il  dissout  le  fer  et  le  zinc  avec  d^agement  d'hydrogène. 

»  Il  préct|^  Peau  de  baryte:  le  prédi^té  «st  insolnbln  dans  «n.cKccs 
d'acide. 

»  Il  ne  précipite  l'eau  de  strontiane  dans  aucun  cas.  Avec  l'eau  de  cbaux 
il  y  a  un  précipité  qui  ae  dissout  dans  un  eacis  d*acide.  Avne  h  potasse 
ottlasoudeilnesefitttpssdepréeq^té  qudqiie  soit  l'état  de  la  liqueur. 


Digiii^uG  iij 


(6i5) 

»  n  eoiitieDtC'*A*<0'4s=C*H*0'S  C<H'«0+H*0  ot  »  atomes  d'acide  lar* 
trique,  plus  nn  atome  d'édier,  plus  un  atome  d'eau. 

»  Tartrovinates. — Tous  les  tartrovinates  sont  solubles  dans  l'eau  et  peu 
solubles  dans  l'alcool  concentré.  Si  celui-ci  est  étendu,  ils  s'y  dissolvent 
très  bien.  Ib  cria^lliBent  en  général  avec  de  bdks  formes.  Ils  amt 
presque  tons  gras  au  toudMr.  Ils  brûlent  avec  une  flamnw  semblable 
à  celle  fie  l'alcool.  Exposés  à  l'action  de  la  chaleur,  les  tartrovinates 
alcalins  fondent  entre  195  et  31 5*;  ib  sont  décomposés  à  quelques  degrés 
au-dessus  de  cette  température.  Ib  fournÏMent  par  l|ur  ^décomposition 
de  l'eau,  de  Takool,  de  Péther  acétique,  une  bulle  volatile  en  petite 
quantité,  de  l'hydrogène  carboné  et  de  l'acide  carbonique.  Il  reste 
dans  la  cornue  du  cbarbon  et  un  pyro-tartrate ,  si  la  chaleur  n'a  pas  M. 
trop  élevée. 

■  Tenus  long-temps  en  ébultttion  dans  Tean  ils  se  oonvertiÉsent  en 

alcool  et  en  tartrates  acides.  Traités  par  un  alcali  entre  160  et  170*, 
ils  laissent  dégager  de  l'alcool,  de  l'ilher  acétique  et  une  matière  hui- 
leuse excessivement  amère. 

»Les  analfses  de  «s  composés  prouvent  qu'on  ne  peut  pas  les 
considérer  comme  des  sds  à  base  d*alcooL 

»  Excepté  le  tartrovinate  d'argent  qui  est  anhydre ,  tous  ceux  que 
l'auteur  a  étudiés  renferment  de  l'eau  de  ûistaliiaation  qu'on  leur  enlève 
dans  le  vide  sec. 

•  Dans  ceux  qui  sont  neutres  k  quantité  d*oiigiène  de  Facide  est  k 

celle  de  la  base  comme  11  est  à  i. 

.>  Privés  de  leur  eau  de  cristallisation  dans  le  vide,  ils  peuvent  être 
considérés  comme  formés  de  deux  atomes  d'acide  tartrique,  d'un  atome 
d'éther  et  <Pnn  atome  de  base.  Us  ont  d'q>rés  0^  une  composition 
tottt4>&it  semblable  k  celle  dès  snlfovinatea  récemment  étudiés  par 
MM.  Marchand  et  Liebig. 

u  L'auteur  a  étudié  lës  tartrovinates  de  baryte,  de  potasse,  de  soude, 
de  chaux,  de  cuivre,  de  ànc,  d'argent  et  d'ammoniaque. 
'  »  L'action  de  radde  paratartrique  sur  Talcool  donne  lieu  &  l'acide 
paratartrovinique  qui  ne  diffère  de  Tadde  tartrovinique  que  par  un  atome 
d'eau.  Mais  ses  propriétés  chimiques  sont  bien  différentes. 

I»  Les  paratartrovinates  ne  cristallisent  pas  aussi  bien  que  les  tartrovi- 
nates. Desséchés  du»  le  vide  ils  ont  b  même  composition  que  les  tar- 
trovînates. 


(6.6) 

»  M.  Guérin-Varry  a  répété  avec  les  acides  tartrique  et  paratartrique 
et  l'esprit  de  bois  les  expériences  qu'il  a  faites  avec  l'alcool. 

»  II  a  obtenu  les  acides  tartrométbylique  et  paratartrométhylique  qui , 
par  leur  composition  et  les  sels  qu'ils  forment,  correspondent  parfaitement 
aux  acides  tartrovinique ,  paratartrovinique  et  à  leurs  seb. 

»  Il  résulte  de  ce  travail  que  les  acides  tartrique  et  paratartrique  con- 
vertissent l'alcool  en  acides  tartrovinique  et  paratartrovinique ,  et  l'esprit 
de  bois  en  acides  tartrométbylique  et  paratartrométhylique.  Ces  trans- 
formations s'opèrent  instantanément  à  l'aide  de  la  chaleur  :  elles  s'opè- 
rent aussi  ù  la  température  ordinaire  au  bout  d'un  temps  qui  est  d'autant 
moites  long  que  le  thermomètre  est  plus  élevé. 

»  Il  n'existe  pas  une  différence  aussi  grande  qu'on  le  pense  généra- 
lement entre  le  pouvoir  éthérifiant  des  acides  tartrique  et  paratartrique, 
et  celui  de  l'acide  sulfurique. 

•  L'éthérification  de  l'alcool  et  de  l'esprit  de  bois  étant  produite  par 
l«s  acides  tartrique  et  paratartrique  seuls,  sans  l'intervention  de  l'acide 
sulfurique,  l'auteur  est  porté  à  croire  que  tous  ces  acides,  même  ceux  qui 
5ont  faibles ,  pourvu  qu'ils  soient  solubles  dans  l'alcool  ou  dans  l'esprit 
de  bois,  sont  susceptibles  de  produire  l'éthérification  sans  qu'il  soit  besoin 
d'employer  un  acide  inorganique  énergique. 

»  C'est  à  l'obligeance  de  M.  Delafosse  que  l'auteur  doit  les  mesures  des 
angles  des  cristaux  qu'il  a  rapportées  dans  son  mémoire,  u 

ot'TiQirc.  —  Kote  sur  les  acides  tartrovinique  et  tartrométhjlique  de 

M.  Guérin-,/wir  M.  Biot. 

a  L'acide  tartrovinique  et  l'acide  tartrométbylique  solides,  étant  dissous 
dans  l'eau,  dévient  les  plans  de  polarisation  des  rayons  lumineux  dans  le 
même  sens  que  l'acide  tartrique  cristallisé,  c'est-à-dire  vers  la  droite  de 
l'observateur.  Mais  leur  action  est  plus  forte  que  celle  de  l'acide  tartrique 
cristallisé,  à  poids  égal  ;  et  leur  pouvoir  surpasse  celui  que  cet  acide  pourrait 
acquérir  à  la  luéme  température,  étant  dissous  dans  une  proportion  quel- 
conque d'oau.  Ainsi,  ces  deux  nouveaux  corps  sont  réellement  des  combi- 
naisons dans  lesquelles  le  groupe  moléculaire  primitif  de  l'acide  tartrique 
a  été  modi6é  par  son  union  avec  l'hydrogène  bicarboné  ou  le  méthylène. 
La  modification  dont  il  s'agit,  est  plus  forte  dans  l'acide  tartrovinique  que 
d.in5  le  méthylique,  comme  l'indique  la  supériorité  de  son  pouvoir;  et  cela 
est  en  rapport  avec  l'inégalité  des  poids  atomiques  qui  sont  unis  à  l'acide 


(  6-7  ) 

tsrtriqiie  dans  ruii  et  flans  l'autre. Toutefois,  la  cumhiniiisoii  est  peu  éner- 
gique dan&  tous  le:>  doux;  car  ils  conservent  la  spécialité  de  l'acide  tartrique 
poar  dévier  (Uresque  également  les  plans  de  polariaatioii  de  tom  les  ra^  oub, 
ce  <|ui  oease  d*aToir  Kea  auaaitfrt  qne  l'adde  tartrique  est  combiiié  arec  une 
base  puissante,  comme  la  potasse,  la  soude,  Tammoniaque;  ou  mémeTa'- 
citio  buri({ue.  Il  semble  aussi  que  les  combinaisons  d'où  résultent  les  oou- 
veaux  acides,  éprouvent  quelque  atïaiblissement  quand  on  les  dissout  dans 
une  grande  proportion  d'eau;  du  moins  oe  bit  s'est  présenté  surtout  pour 
l'acide  tartrovinique  ;  et  il  serait  d'autant  plus  naturel,  que  l'acide  tartrique 
se  dissout  difTÔcilement  «'t  en  petite  quantité  dans  l"alc<jol,  tandis  qu'il  se 
dissoutaiséiDent,et  en  aboudnnce,  dans  l'esprit  de  iiuis.Mais  la  rareté  dr  s  pro- 
doits  dont  ila'agit  n'ayant  pu  permettre  d'an  employer  que  de  très  petites 
parties  aux  expériences  de  polarisation,  ces  domtères  perticularités  de- 
manderaient à  être  revues  dans  «le»  observations  ultérieures.  Quant  à  l'exis- 
tence même  des  deux  acides  comme  combinaisons,  elle  est  suffisamment 
établie  par  les  tableaux  d'expériences  rapportée  ai<après,  pour  l'intelligence 
desquels  il  faut  se  souvenir  que  le  pouvoir  rolataire  propre  de  l'adde  tar- 
trique dissous  dans  l'eau,  ne  peut  pas  excéder  le  nombre  14,6  dans  une 
épaisseur  de  100  millimètres,  k  la  température  de  a6»,o8,  laquelle  surpasse 
notablement  celle  où  les  deux  nouveaux  acides  ont  été  observés  (ij.  Mal- 
gré cette  infériorité  de  température  les  pouv<Hrs  des  deux  nouveaux  acides 
se  sont  toujours  trourés  supérieurs  k  celui  de  l'adde  tartrique  dont  ils  dé» 
riveraient 


(1)  Ce  i|iM  j'^yelle  pouvoir  rouioirc  d'uo  corpa,  c'est  la  «UvMlioa  [«j  «xerc«- 
nitwnrncerttJB  rayon-type,  pu-  exemple  m  leiayen  roefs,  étant  elwerréà  tnxcn 
rnnitécrëpaiMear  et  avec  une  densité  h/potbëtîqoe  ^le  i  l'aniié.  Soit  •  la  déviation 
ebeerrée  réeUement  dans  an  tobe  de  l'épaisiearf*  U  Hibattace  active  étant  dissoute 
dan«  un  adlhM  l^jaMe  ^ af <VÉIèBe  V»,  et  MtéHé^mUrë  poor  la  proportion  ■  d«ns 

l'unité  de  poids.  Si>«làià'deiuilrf  actadk  de  la  siAbàon  ;  on  a  [«]  ss        et,  tant  ^ue 

U  sabcUnoe  ft  roÀtfttè  éoS^  est  aimplcment  duMiate  dans  le  nUlicu  fluide,  sans  «n  être 
modiiiée  moléculairentcnt ,  l'expérience  comme  le  raisonnement ,  'accordent  A  nionin  r 
que  [a]  cHt  une  quantité  conautate;  d'ob  il  suit  qae,  lorsque  [•]  se  tronve  variable.  U: 
groupe  moléculaire  e»t  oéceiaaimneat  modifié. ,  ^  .„  , 


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précMeBltf,  pat  «dd>- 
«Ma. 

«  L'acide  paratartroviiiique  n'exerce  aucune  actiun  appréciable  sur  la 
lumière  polarisée;  en  quoi  il  est  conforme  à  l'acide  paratartrique  dont 
il  dérive.  Il  eût  été  d'autant  plus  surprenant  qu'il  eût  eu  quelque  action  de 
ce  genre,  que  l'acide  paratartrique  n'en  acquiert  pas,  même  quand  il 
est  combiné  avec  des  bases  puissantes.  » 


MÉMOIRES  PRÉSENTÉS. 

ANALTSi.  —  Mémoire  sur  une  méthode  nouvelle  de  géométrie  analytique: 

par  M.  Adolphk  Pkters. 
(Commissaires,  M.  Lacroix,  Mathieu,  Poncelet.) 
Après  avoir  établi  les  avantages  et  les  inconvénients  que  présentent 
les  coordonnées  rectilignes,  rectangulaires  ou  obliques,  et  le^  coordon- 
nées polaires  dans  l'étude  de  certaines  propriétés  des  courbes,  M.  Petcrs 
examine  ce  qu'on  peut  espérer  de  la  discussion  «l'équations  qui  ne  ren- 
fermeraient rien  d'étranger  à  Ui  nature  intime  de  ces  courbes.  En  suivant 
ce  mode  d'investigation,  M.  Peters  arrive,  dans  son  mémoire,  à  la  des- 
cription de  quelques  courbes  qui  étaient  restées  inconnues. 

A?i\Ly8E  MATHÉMATIQUE.  —  Démonstration  d'un  théorème  dû  à  M.  Sturm,  et 
relatif  à  une  classe  de/onctions  transcendantes  ;  par  M.  J.  LiooviixE. 
(Commissaires,  MM.  I.«croix,  Poinsot  et  Navier.) 
AHAiTSE  MATHÉMATIQUE.  —  Hésolution  de  Uquation  numérique  du  troisième 
degré  à  une  seule  inconnue  ;  par  M.  Masiuxiiï  d'AMBASMOKT;  supplément 
à  an  mémoire  présenté  en  février  i836,  par  le  même  auteur. 

(  Renvoi  aux  mêmes  commissaires.  ) 
M.  .ioret  adresse  pour  le  concours  de  mécanique  fondé  par  M.  Mon- 


(6i9) 

tyon,  la  description  âo  trois  appareils  dont  U  CSt  TillYenteiir;  SMOir: 
1°.  Un  régulateur  du  /eu  ou  pjrostat; 

a*.  Ua  fwnmsH  màoamtmadB^tné  à  prévenir  les  exphsUnu  des  machines 

3°.  Un  appareil  hydrostatique  nouveau  que  l'auteur  nomme  s^^hon," 
Aermostatique  destiné  au  chauffage  des  liquides  par  la  circulatioii. 

■inàMiQvE.  —  Recherches  expérimentales  sur  la  rcst^fartcc  de  l'air; par 
M.  HÉLif,  professeur  k  l'École  d'Artillerie  de  la  Marine. 

(Commissaires,  MM.  Arago,  Navier,  Poncelet.) 

Newton  flonna  le  premier  une  théorie  de  la  résistance  que  l'air  fait 
éprouver  aux  projectiles  qui  le  traversent.  Il  admit  que  cette  résistance  est 
proportionnelle  i  la  densité  de  fair,  à  la  aurfaoe  du  grand  oerde  da  pro- 
jectile, et  m  carré  de  la  vitesse. 

Hutton  crut  devoir  modifier  ces  lois.  D'après  ses  expériences,  la  résis 
tance  croîtrait  plus  rapidement  que  le  grand  cercle  du  projectile;  le  rap- 
port de  la  résUtanoe  au  carré  de  la  viteaae  irait  aussi  en  augmentant  par 
de  très  grandes  vitesses. 

Ce  sont  ces  modificationade  Hutton ,  que  l'auteur  du  mémoire  conteste, 
en  discutant  de  nombreuses  expériences  faites  récemment  par  la  marine  à 
la  presqu'île  de  Gavre,  à  deux  lieues  de  Jx>rieQt,  M.  HéUe  retrouve  les  lois 
Aéorïqoes  de  Hewton. 

arAffwnQua.  —  Pr^et  dun  système  de  finanees,  elB./  par  M.  Domtm 

Dn^aoK. 

(Gommiaiion  pour  le  concours  de  statistique.) 
inTioB4iMAiB.  —  JVoutvau  thermomètre  à  minima. 
(Eenvoyé  k  la  oomniiaioii  déjà  noounéo  pour  le  thermomètre  à  moaeùM.) 

M.  FFayerdin  présente  un  thermomètre  à  minima ,  construit  sur  le 
même  principe  que  le  thermomètre  à  maxima  qu'il  a  soumis  il  y  a 
quelques  séances  au  jugement  de  l'Académie.  «  Le  nouvel  iostriunent , 
dil>il,  «at  baaé  anr  oe  Ut,  dont>  regarde  l'appUcalfa»  à  k  tinrBBo> 
liélite  coniiBe  Mnmiia,  que  ka  Inbca  capillaira  ont  k  propriété  de 
maintenir  une  colonne  de  mercure  en  équilibre  aur  une  colonne  d'akoo!» 
lors  même  qu'ils  sont  placée  verticalement.  » 

Four  k  thermomètre  à  smnima,  coaaaaa  pour  k  tharmomèlra  à 


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r  6ao  ) 

inaxunat  il  faut,  avant  cba^ue  expéneoce,  comparer  1  iiulrument  à  un 
tlwnDoiiiètre  élalon  ordinaire;  il  n'ett  pas  bcaoin  d'une Mconde  oompa^ 
niKNi  après  Peapérianee.  • 

M.  Desmontf  adre86«  de  Mar&eitle  un  tnémoirt:  ayaut  pour  Xxttt'.Det^ 
er^ttion€tJ^g^iFm«ppapeUdtttù»éÂ/«ù€man^  les  nmdrêsàvoUû 
hrsçiÊe  ie  veHtueesti,eniilUisatttle  momententdetvt^Êies. 

(Gommiaaairas,  101  DafMn,  Navier,  Sëguier.) 

M.  Panet  adrvaae  pour  le  eonoours  Maison  (arta  insalubres),  deux 

uotes  ayant  pour  titre,  rime:  Procédépour  Fea^tloi duvert'd^gHnYmtref 
Frooàdé  pour  la  clar^oatUm  du  suen. 

M.  Emst  présenie,  pour  le  ooncoum  an  prix  de  néomique  fondé  par 

M.  de  Montyon  : 

I*.  Une  machine paeumatiqut: ,  daus  laquelle  la  presâiun  atiuuspberique 
oonooart,  avec  le  |eii  du  double  eorpa  de  pompe,  à  expulser  iea  der- 
nières portions  de  l'air  contenu  sous  le  récipient. 

1*.  Un  planimètre ,  iiistruitient  annoncé  par  l'auteur,  («comme  propre 
»  à  exécuter,  aToc  oélénté  et  précision,  le  calcul  graphique  des  plans.  » 

O0MIB8MNDANCB. 

■irioBOLOGie.  —  Pierres  météoriques. 

Dans  les  catalogues,  publiés  par  Cbladni,  des  chutes  de  pierres  atmosphé* 
riquea,  on  ne  trouve  qu'un  seul  osa  eA  une  telle  chute  semble  avoir  eu 
lieu  sur  un  navire  cm-  mer.  M.  Babinet  à  qui  M.  Anago  fidstit  cette  remar« 

que, lui  a  remis  la  note  suivante  de  M.  Eyriès. 

«Olaus  Ericsoa  Wilman,  Suédois,  entra  comme  volontaire  eu  1647,  au 
service  de  la  compagnie  hoUandalae  des  Indes  Orientales.  11  raconte  qu'en 
mer,  tandis  que  le  navire  voguait  &  pleines  voiles,  une  boule  fui pesuit 
huit  livres  tomba  sur  le  pont  et  tua  deux  hommes. 

»  relation  de  Wilman  se  trouve  dans  un  recueil  suédois  imprimé 
en  1674,  en  un  volume  in-4%  à  Visingsborg,  lie  du  lac Teltor. » 

M.  Babteet  a  trouvé  dans  la  collection  de  M.  Laugier,  son  bem-pèM, 
un  échantillon  de  pierre  météorique  qui  était  accompagné  de  cette  note  : 

■  Aérolithe  tombé  avec  explosion  près  dr  Roquefort  (  Amértqne  }.  H 
«écrasa une  chaumière,  tua  le  métayer  et  du  bétail ^  il  lit  un  trou  de  cinq 
»  pieds.  » 


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) 


«acuuQm  AHUQciB.— JVoMMiJlRr  machines  à  vapeur; pvH.  fiisimiBiieE». 


M.  Sieenmei^er  ayant  vu  <lans  le»  journaux  qu'un  mécanicien  d'Aile* 
RMgM  vitnt  d»  déooavrir,  k  l'aide  du  frivaiiinne,  xm  notenr  plue  avan- 
tageux que  la  vapeur  d'eau ,  a  cru  devoir  communiquer  à  l'Acadéuiie  les 
rj'sTiltrtts  (le  quelques  essais  auxquels  il  s'était  anciennement  livré,  pt 
pourraient  avok  de  l'analogie  avec  les  tentatires  récentes  du  mécanicien 
d*oatre>RUB.  Le  procédi  de  M.  EiseDinaogar  ne  ohuifendt  pas  k  fiaviae 
des  michiiies  à  «apenr  oïdiiiaires;  seulement,  noe  pile  falvaniqva placée 
dans  la  cliaudière,  df'composerait  l'eau  en  oxigène  et  hydrogène.  C'est 
à  l'état  de  deux  gaz  séparés  que  la  vapeur  arriverait  sous  le  piston.  Là 
des  éponges  de  platine,  de  palladium  ou  de  ilmiKain,  enflainmeraient 
Toxine  et  n^drogène,  et  ramèneraient  «es  deux  gas  4  l'étit  de  vapeur. 


mflMteeia.  — -  Température  de*  animaux  par  de  trè*  grand*  froidi^ 

Les  physiciens  et  les  physiologistes  se  sont  occupés,  d^uis  long-temps, 
de  la  fiicnlté  que  les  animaux  vivants  poMèdent,  de  se  maintenir  à  une 

tempt^ratiirc  à  peu  près  constante  dans  des  atmosphères  chaudes  ou 
froides;  ni.iis  leurs  expériences  ont  principalement  porté  sur  des  milieux 
chauds.  Ceileâ  que  M.  le  capitaine  Back  a  faites  dans  son  excursiuu  récente 
vers  les  régions  polaires,  semblent  donc  mériter  une  attention  toute 
spéciale.  Telle  est  la  considération  qui  a  amené  H-  Angm  à  mettre  aous  les 
yeux  de  l'Académie  les  résultats  suivant»  : 

TwnpyTtow  Tem|i«raturc 
do  Uioru.        d*  ItoiMpMn. 

lass,  octobr.,  te  ae,G«£wMe«Mntir^m^««(«Ak)  •HâV^nt.  — ia*,7  entigr. 
le  M,  iâ.   (6f.)  4-4S,o        — i5,o 

la   ié.   (rem.)  4-4>>6         — 8,3 

ùH,  ••>•..•••  Af.  ifd..)  -^^3,3        —  8,o 

tau»  mai»     le  la,  U,   {tà.)  +49,8        —  r,i 

IBM.  janvier,  le   » ,  LagepUe  ée*  taàle*» . . .  (mâle) -f-4a,4         — <90 

le   1,  ié.   (iW.)  +43,3  — 3a,8 

le  II,  y.   (M.)  +43,3  ~S6,8 

nioAifiQUK  APFUQUBB.  —  Jimploï  de  l'air  chaud  comme  moteur.  — * 
M. -Anarjon,  ingénieor  dfil  et*praftMaw  de  mécanique  indwtriatta  à 
Rouen ,  rédatne  la  prianié  d'invention  rdatjysmaat  à  l'emploi  de  Rair 

chaud  comme  force  motrice.  «  Je  puis  prouver,  dit-il ,  qu'eu  1  Sa 5  j'avais 
COaaposé  une  machine  dans  laquelle  l'air  comprimé  d'abord  à  trois 
atmoaphères  venait  ensuite  alimenter  un  foyer,  où  il  s'échauffait  et  te 


(  6aa-  ) 

dilatait  sans  perdre  de  son  élasticité,  puis  agissait  sur  un  piston  par 
sa  force  élastique  et  par  sa  détente  jusqu'à  une  atmosphère.  M.  Bur- 
din  n'est  donc  pm  fondé  k  dire  qa*o«i  n'mtt  pas  songé  juaqu'à  présent 
k  (  omprimer  l'air  aTsnt  de  l'introduire  dans  l'appareil  d'édisufiéinent.  » 

M.  Bresson  ajoute  que  l'usape  lui  ;t  fait  reconnaître  dans  la  machine 
qu'il  avait  d'abord  imaginée,  plusieurs  graves  iuconvénients  dont  le  prin- 
dpel  est  une  altération  rapide  de  divenes  piioes  de  l'appercil  par  suite 
de  la  haute  température  à  laquelle  l'air  doit  être  porté.  Dans  la  vue 
d'empêcher  cet  effet,  il  n  disposé  une  nouvelle  machine  dans  laquelle 
l'air  chaud  n'apit  sur  le  piston  que  par  l'intermédiaire  d'un  liqui<\e. 

OKNiTHOLOGiii.  —  Mœurs  du  Serin;  extrait  d'mie  lettre  de  M.  Gfii>ot.  — - 
L'observation  de  M.  Nervaux  relative  aux  deux  rossignols  qui  ont  coos- 
tmit  un  second  nid  pour  y  transporter  leurs  inufs,  quand  le  premier  allait 
être  atteint  par  naondation ,  seâable  prouver  que  dans  les  actes  qui  ont 
pour  objet  la  conservation  de  leur  progéniture,  les  oiseaux  ne  sont  pas 
exclusivement  guidé»  par  uu  aveugle  instinct,  et  que,  pour  atteuidre  ce 
but,  ils  savent  s'écarter  de  leurs  habitudes  lorsque  des  circonstances  ex» 
traordinaires  se  présentent.  Un  fait  observé  par  M.  G^not  oonditit  aux 
mêmes  conclusions. 

Un  petit  serin  âgé  de  dix  à  douze  jours  et  qui  n'avait  pas  encore  de  plu- 
mes, fut  renversé  avec  sou  nid  par  suite  d'une  brusque  secousse  imprimée 
1  la  cage;  froissé  asaes  fortement  contre  les  barreaux»  il  prit  dès  oe  mo- 
ment en  aversion  le  lieu  où  l'accident  lui  était  arrivé ,  et  il  n'y  eut  plus 
moyen  de  le  faire  rester  dans  son  nid;  on  l'y  replaçait  à  chaque  instant,  et 
aussitôt  il  s'élançait  vers  la  partie  opposée  de  la  cage,  où  il  était  cependant 
assea  duremoit  ooucbé.  Ce  anan^  tétait  oontiimé  deux  jours  entiers; 
ali»a  b  mère,  qui  n'avait  que  ce  aeul  nourriason,  voyant  que  c'était  ches 
lui  un  parti  pris,  voulut  du  moins  qu'il  n'eût  pas  trop  à  souffrir  des  suites  de 
sou  opiniâtreté.  Elle  alla  prendre  eu  conséquence  tout  ce  qui  garnis&aU 
l'intérieitr  du  nid,  l'apporta  dans  le  lieu  que  son  petit  avait  adopté,  et  lui 
dreaaa  ainsi  un  bon  lit  sur  lequel  on  le  trouva  commodénent  placé  le 
aaatin  du  troiaiènie  Jour.  ' 

àMALim  ujaaàum$tiaÊ.'^J^taimr  sna  miihotit  §iminÀe  fOur  diUnmner 

la  valeur  (ies  intégrales  uUra-elUptiques  ,  fonriée  sur  tJes  transformMkou 
-  remarquables  de  ees  transcendantes  ;  par  M.  Fréoerjc  Kichelot. 

«  J'espère  qu'il  sera  agréable  aux  géomètres  de  prendre  connaissance 
d'une  méthode  très  expéditiveet  entièrement  nouvelle,  pour  calculer  un 


(6»3) 

^nre  d'intégrales,  qui  avec  lea  moyens  actuels  ne  s'évaluent  que  par  des 
calculs  très  longs, OU  mine  inpraticables.  Ce  sont  les  intégrales  contenues 

dans  la  forme 

/>  fflL  CO»'  »  +  S  «in*  »)dy  

«  V^(i—  c*  tin'e)       /*  on**)  (ix-  irt*  no'^' 

oà  R  et  S  sont  des  constantes  «ilntraires ,  tandis  que  c ,  / ,  m ,  représentent 
des  quantités  données  et  plus  petites  que  l'unité,  et  telles  qu'on  a 

c  >  /  >  m. 

«Quant  aux  transformations  de  ers  intégrales,  dont  ma  méthode  dé- 
coule ,  elles  pourraient  fixer  en  elles-uiénies  l'intérêt  des  géomètres , 
comme  une  acquisition  importante  de  l'analyse  transeendante,  et  en 
ouvrant  une  carrière  étendue  au  génie  des  savants.  Ici  je  M  me  propose 
que  de  donner  un  abrégé  (!«>  hi  méthode,  pour  trouver  per  uneappran* 
mation  prompte  et  facile,  la  valeur  de  l'intégrale  définie 


o  |/  (  I  —  c'  sin'  f )  (  I  —  / '  «in     (  I  —  m*  sio* 9) 

»  Dans  peu  de  temps  je  publierai  un  mémoire  plus  détaillé ,  qui  com- 
{ii  end  mes  recherches  sur  la  théorie  de  ces  transformations  des  inté- 
grales ultra- elliptiques  ou  abélieiines,  du  prenmr  ordre  définies  et  i»- 


»  L'essentiel  des  transformations  trouvées  par  moi ,  consiste  k  diminuer 
successivement  les  trois  modules  c ,  l,  m,  jusqu'à  ce  qu'on  puisse  dé- 
terminer immédiatement  l'intégrale  demandée  par  un  arcdeoercle. 

»  Daa  transfimmtioos  inverses  en  conduisant  à  une  antre  échelle  de 
tieâs  modules  croissants,  nous  donneront  bientôt  une  limite  semblable, 

où  l'on  peut  évaluer  l'intégrale  par  des  logarithmes. 

>  VoiUt  deux  voies  tout-à-iait  opposées,  par  lesquelles  ou  marche  a  la 
valeur  de  la  même  intégrale.  Lea  résultats  s'accordent  l'un  avec  l'autre, 
offrent  une  vérification  très  belle  de  la  théorie. 

»  C'est  pour  comparer  ces  deux  résultats,  que  j'ajouterai  un  exemple 
numérique  calculé  d'après  les  deux  méthodes.  Mais  pour  diminuer  autant 
que  possible  le  nombre  des  transformées,  il  eonviendn  de  ae  servir 
dana  le  celcul  de  k  méthode  des  modulée  déotmaants,  i  moine  qnUs 
soient  d'abord  pria  de  Timité. 

»  I^es  algorithmes  suivants  ne  sont  pas  trop  dissemblables  à  ceux  dont 
on  se  sert  pour  déterminer  par  des  transformations  les  mtégrales  ellip- 


(6*4) 

tiques  indéânies  de  la  seconde  espèce  :  c'est  pourquoi  ils  ne  seront  pas 
plus  longs  que  ceux  qu'exigent  les  algorithmes  développés  à  cette  fin-là 
duH  Ift  dMpitreXXI  4e  b  TMorUf  ées /onctions  elliptiques,  p«r  If.  Le- 
gendre*  ou  dans  Ia  mémoire  de  IL  Gtms»  ïntâtulé  :  ifeteraunatio  M* 
trat&oms.  BopoMuat  d'feboid  et  dans  la  raite,  pour  aluréger, 

on  caloolera  les  quantités  c^,  ^,  M*,  ^ ,    ,  au  moyen  de  «a 

formules^ 

*r  =      +      — t,f  as  #(|  +  + 

oè  les  quantités     ^  ,  joniasent  la  première  fiais  de  ces  valeurs 

En  continuaBt  oei  algurillune  et  adoptant  toujours  le  s^^  *  pour  indi- 
qjuer  la  diminution  des  modules  et  des  autres  quantités,  on  a  ces  séries 
pour  la  suite 

^»  1»^»  ►•■"l  ^* 

Je  dis,  que  b  série  des  premiers  modules  - 

sera  si  rapidement  décroissante ,  qu**  chaqufttterme  »era  plus  petit  que  le 
quarré  du  précédent  C'est  b  même  loi  çpm  suivent  les  séries  des  deux 

autres  modules 

/,     l'^.  /•^   

m ,      m"  .     m"  ,     m'""  ,  .  .  .  . 

OU  d'abord  ou  après  un  petit  nombre  de  termes.  D'aiUeiUY  les  rapport» 

«ontinuellemeot  décroisiants»  auront  pour  limite  l'unité,  limîle  qu'ils 
«tteindioBtliientèt  aaanbleoMnt.  Pareillement  les  produit» 

Vf,     rr^r,    yvVr,     r)^y"V"<— ,  •  • . . 
s  approchent  de  certaines  limites  fixes,  que  nous  désignons  par  P  et  2. 


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(  6a5  ) 

Geh  ptMé,  on  aura  la  val«ar  dnaandée  «to  Hntégrile  proposée 

|/(i~c-tiB*A  (I— /•fia>f}(t— Wifai-f) 
»  l'itjoale  kt  éqoatiom  ladlw  ft  déduira 

qui  nontrent  que  la  détermination  du  module  troitiénie  coïncide  bïpntôt 
sensiblement  avec  celle  de  la  moyenne  arithmético-géométrique,  tandif 
que  les  deux  autres  modules  suivent  une  loi  non  moins  évidente.  Dans 
ranttfa médiode,  qui  oontiila  fc  proloiifer  dana  m  ovtire  iiivant  la  lérie 
daa  tranafiBirniéaa,  mettoiia  rHitégaale  pi<aenléB  aom  la  fimna 

m 

at  aalmlom  ka  quantités     f^Mif.af^      ^, ./»/,  9/,  par  daa  fiwtunlaii 


qu'on  obtiaift  an  chaofaairt  'dana'Vittaa  •^arpaéaUmt  |MMiMWt'4ai'  qwHk* 
tités 

I*  f,  Vf  f  •■»  C/»  '.t 

an  caHaa-d, 

c,,  n,  r,  r,, 

»  Les  modules  ici  s'approcbaat  sensiblement  de  l'unité,  lama  eomplé» 
mania  anivant  la»  nénaa  toto,  coamna  ci^dewa.  A  Mt^rd  fobaarra,  an 
■adoptant  la  signa  pour  indiqnar  faugmentation  des  modules  at  la  duniga> 
mmtdaaantraa  quantités  oorresponHantes,  que  dans  la  suite 

chaqtie  terme  sera  sensiblement ,  au  bout  d'un  petit  nombre  de>|Bmies« 
le  quart  du  quarré  du  précédent,  tandis  que  dans  les  suites 

l     l'     f  r 

IM^^  IH^y 

dChaqoa  lama  sera  enfin  sapiiMamant  k  naiiié  da  quarré  du  frétée 

■C  a.  iMài» f wnii I. 


(  6a6  ) 

dent  Les  ttrOMt  des  quatre  suites 

mpt  jwy,  im'n'p",  na'n'n'p*,.... 
mç,    ««'7',    min'q',  nn'n'n'q",  

s'approchent  égalemeht  des  limites  fixes  que  nom  désigitoas  par  n.  R, 
n,,  K, et  qu'ils  atteindront  au  bout  d'un  petit  nombre  d'opém- 
tioDs.  Ce  nombre  posé  amh,  il  en  réaulle  ponr  l'intégrale  demuidée 

r 

r '  Ç!"- Q  n  P -  KO  a/;*>  .  H P+K O,  9 


»  On  demuide  h  valeur  de  l'intégrale  mentionnée,  lorsque  cssin  j5', 
2aainS4%  MasaineS*. 

Premiin  mMode. 

»  Yckà  un  taUcAn  qui  offre  le  calcul  numérique  des  logarithmes  des 
module»  «t  des' Mitrea 


^otl=9,9>7ffiT«   logi»  =9^11 5569   108/00=9,4774550  log  A°<«  =8,677739    hyfMW^^         log  ,o°'-«^(,.4i55,5i 

^^>tm=^6^Sg^^    1of;m'=a,j\in(ni    logmo»-6,8(57757j  l<,gm<»o«=J,iJJ  |og  «mwmssj^^S^S;! 

Iogv''=o,ï97ïoi6   log>«>=o,ii5&Jo4  Io8>ooo=*,««(a0«4   togyooae -q^^oo^^ 

>«>/*=9>^4^  log,°<=:9,4644565  logf*<»SBg^«a04gi«  kf  fM«*3^gi^taSS4S6 

Ug^mtçJSglSyjoo  lii««M=g,83,oBi8  'nu — ^■njpiniilt  '-f r— "-^tipp^i 

kfff/ag^Soyo&ir  low~=8,68ft>4S  lc.g,,o«.=7,o6497  lo«,,>«>«=3,8i9 

»'g'?7»4  l«pf»,«»sa,7Ja75i  Io«r,*oo.s7,ia948  lofr,»***^^^ 

U  s'emutt  l*éqiMlion  finale 
». 

.  ^/      ^  ■  .  w     ./•     .y— — ^1         *•  R(i,i36oii)  +  /t3,oo8ii4}. 


Seconde  méthode. 


Ici  nous  aurous  pour  la  même  intégrale /»  =  P,  Z  =  P  —  Q,  «nsc<»a5% 
oM54*,c^=coa75*.  On  cakalen  ces  logarithmes  : 


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(  6a7  ) 

ln«i,NiMajijSj  UgmjmtfifUi,  la^^ag^tiiTaT*  I«p*«mm»mI 

HI.^O'ê^  Ufl[mtfin/»,  ttgfm^mflhi  I«fl>*7««Wi*  ktl7-5,,»wlio 

iiiv«M*4Hili  i«(e'-8,3%8|»i  iits"'*^'*'^  i«f«7>o,saM>*~ii 

kf ■' agtl9l9(is  hf  ■'■««o496>7S  I09  n'sOiOoaaaSS  lecn'^a  o.qooimM 

lof ^' =9,eiD9i38  logp''=9,5<i54-'h   log ;."=s9,SS843o9  lopp"=  9,^584197 

lof  t'=<),fi989f7oo   I<>C7  '  =9.7t)i&40'    'oe''"=9>75lG'>T^i  'ofi  ■?"=  9.Tf/'"î84 

lof ^' =9,36a5<)o9  lop;'' ^S.o^Jo^W    Iog^*=5,i^J7ÎJi  ic.i;/>''=  0,3018913 — 1« 

lofff'ag)3;76i;i   Io(m^=8,o8SSJi5  Io<n"=5.4ofaa45  log» o,3i73»a5— i» 
l<fQ«M||hrtl     ltffK»«kriii»>     fail^««M«ni4»  tafI,««»Si3Mi. 

d*QÙ  rétaltft 


'  ff^-'*)''*  =P«.,44.^Q(8,,,«..4) 


^  «*rio*#)(i — /•ui*f)  (I— m'  sin'f) 

«t  en  MdMtilnuit  !«•  falan»  de  P  et  Q, 


ssR(i,i36oia)+S(3,oe8ii4}, 


c'est  jusqu'à  une  unité  décimale  du  dernier  ordre  tout  comme  nou» 
I'«vons  trouvé  aupararant.  • 

M.  Famiral  Dtqterré  »  ministre  de  la  marine ,  adresse  &  l'Académie  le 
tableau  des  observations  scientifiques  faites  par  les  officiers  de  la  Bonite, 
durant  leur  traversée  de  Toulon  à  Kio- Janeiro, et  pendant  leur  séjour  dans 
cette  dernière  ▼flle^ 

M.  FiUeau  écrit  qu'il  a  découvert  la  vraie  distance  de  la  Terre  au 
SdMl  etletdimcmioiMpréciaeedeceta*tre.li.rflleaavoadnitqnehpro> 
pnété  de  sa  découverte  lui  fut  assurée  par  un  brevet  d'invention,  et  U  prie 

l'Académie  de  vouloir  bien  en  demander  un  pour  lui.  Il  annonce  qu'on 
trouvera  dans  une  b'rocbure  imprimée,  dont  il  adresse  un  exemplaire, 
le*  mesures  relatives  aux  planètes. 

L'Académie  accepte  le  dépôt  d'un  paquet  cacheté,  présenté  par 
M.  H.  Gaudin,  contenant  des  recherches  sur  les  moyens  d'appliquer 
sans  danger  à  l'éclairage  des  grandes  villes,  la  lumière  engendrée  par 
rinflammation  d'tm  mélange  d'oxifèoe  et  dThydragène  à  la  surfiice  d'une 
ooiidie  de  chant. 

90.. 


(  638  } 

M.  TschiJ^eli  écrit  qu'il  a  employé  avec  succès  au  Brésil ,  l'essence  de 
térébenthiue  cuutre  la  morsure  des  serpents.  On  applique  l'essence  sur  la 
bl«ttiire  Bv«c  les  barbes  tlTone  phniie  et  on  !•  renouveDe  à  mesure  qn'eH^ 
s'évapore.' Qiiaad  le  remède  est  proraptement  appliqué ,  une  heurs  snflhi 
d'ordinairp  pour  faire  disparaître  tous  les  accidents.  M.  Tschiffelt  annonce 
avoir  guéri  par  ce  moyen  quatorze  nègresbles^éa  par  Ucsserpeats  appartenant 
aux  deux  espèces  qu'on  regarde  oomiM  les  ph»  redoutables  des  eaviroas  de 
Babia.  Au  reste  pour  une  de  ces  espèces  au  moins  la  guérison  peut  avoir 
lieu  sans  le  secours  d'aucun  remède,  et  l'auteur  de  la  lettre  en  cite  lui>mème 
un  exemple,  dan«  lequel,  il  est  vrai,  le  rétablissement  ne  fut  complet 
qu'au  bout  dH»  mois.    ^  '   >        »  ,     m  i 

lI,1!tebiffiBU  pense  qu'on  pourrait  se  promettre  dlieureuz  réauliats  en 
appliquant  l'essence  de  térébenthine  au  traitement  de  la  rage  :  il  avoue 
d'ailleurs  n'avoir  aucune  expérience  directe  à  présentera  l'apptii  de  cette 
conjecture. 

Dans  une  des  précédentes  séances  et  à  l'occasion  de  recherches  de» 
M.  JSorn  relatives  à  la  conservation  des  boulets  exposés  en  plein  air, 
M.  Dumas  avait  dit  qu'iu  enduit  de  caoutchouc  serait  probablement  le 
meilleur  mi^en  k  empbjer  pour  relarder  Foxidation  de  la  font». 

M.  Payenne  écrit  que  dès  le  commencement  de  i834,  il  avait  proposé  le 
même  moyen  au  conseil  municipal  de  Grenoble;  celte  proposition  :i  été 
mentionnée  dans  le  journal  le  Dauphinois,  numéro  du  aô  février  1834* 

L'Académie  se  l'orme  en  comité  secret  à  4  heures  ^.  A. 


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L'Acadénie  a  nf»  dans  ^«tts  i^tince  let  onTr^{ira  lioBt  vom 

Comptes  rendm  kiAdamaÊlmint'd»t  êhmeude  fJ^tMimttkt  S«i«nteuf 

i85(),  n»  ai5. 

Annales  de  Chimie  et  de  Phj  siquei  /Mr  MMr.  Gav-Lussac  et  ÂHAtio; 
toaae 6i ,  mm  i8S6 ,  io^, 

Cbun  de  Phrénologie ;  p»  M.  F.-J.-N.  Baooauu;  LeçoM  4 — 6,  ia-6*. 

Revue  élémentaire  et  progressive  des  Sciences  physiques  et  naturelles  , 
accompagnée  d'un  bulietui  archéologique  i  publiée  sous  la  direction  de 
Bf.  Booifa;  i"  Tolnme ,  septembre  18S4  à  àéouahn  t8SB,  Paru,  in-ê*. 

5ui7er  À  Buffcm.  —  Histoire  des  V^fiUttÊX  pàtm6it»gamBS g  lame  5,  et 
y*  et  8'  livraison  de  pUoches;  in-8*. 

Métnoire  sur  les  Equations  différenlielles  linéaires  du  second  onlret  {Mf 

Naticefoniiihitbgi^iet/ parM.  db  La  FaisMATB  ;  in^. 

Mémoire  sur  une  Apoplexie  charbonneuse  de  la  rate  ;  par  M.  J.-Cij. 
Herpin  ;  Parts,  i836,  in"^:  (M.  Magendie  a»t  chargé  d'eu  rendre  un  compte 
verbal.) 

Es$ais-de  MéAodalo^,  ou  Btdiepehet  sur  ^tdques  p^nu  niâtes  à  la 
Méthode  considérés  dunt  l»  êdmcts  f  par  M.  Enuimii.  va  Vrubv  ;  Parn, 

i85i,  in-8°. 

Expérimental  Observations ,  and  Jmprovements  m  apyaratus  aiui  iiuuu- 
ftdaOïmiiviA  Aeorttieal  n^estàom  respec^n§  1A0  &uuetofTointuhes, 
falUng.  Hors, and  the  jétuw»bomUiti bjrtAiK*  HâBa;  Philadelphie ,  i856, 
in-4v 

An  Effoit  to  rejute  tlie  opinion  thaï  no  (uidUton  is  mode  tn  the  capital 
iif  a  comimaïUjr  bjr  Beinking;  par  b  mène ,  m-^". 

SomtSueonUum  upon  tke  eaeeéUetU  TVeatiiB  0/ &iemiHiyr,  bjrBerwdùu; 
parle  même;  in-8'. 

Proofs  that  Crédit  iis  money ,  in  a  tmlj  Jree  aamtrjff  is  to  a  great  êx^ 
tent  prej érable  to  Coin i par  le  même,  ia-9*. 

Jommàifèrdie  rdmeuni  ongemauliêÂfatkematik/parU,  CaatLB;  5** 
et  4*  cahier  du  5'  volume,  io-4*. 

Jftiu  Curvéniehre,  Grundauge  emer  UmgestaUungatrhoheren  Géométrie 


WhtfvA  ikn  urspnmgliche  am^frtitehe  HÊtthoâeg  par  M.  Aootv  FtriM; 

Dresde,  i855»iD-4*' 

Nuova  Anahsi  ppi  tutti  le  qutsthni  délia  mêcmaca  moUcolareçpar 
M.  1«  D'  don  Gabaio  Piola;  Modèoe,  i835,  in-4*. 

Découverte Ja^  par  principe  en  18S4  »  pourewmoltre  la  grandeur  et  la 
hauteur  du  Soleil  et  des  Planètes  ;  par  M.  Fillb&d  ;  Bordeaux,  iii-i6. 

Journal  hebdomadaire  des  Progrès  des  Scieucet  méâkol^i  O*  a6« 

Gazette  métiicale  de  Paris,  n*  a6. 

Ga»eitÊ  des  Hôpitaux  i  a«*  74—76. 

Écho  du  Monde  savantfn^  a5at  a6. 

Le  Siècle,  JaumaL  —  Pra^eetue. 


COMPTES  RENDUS 

D£S  SÉANCES  D£  L'ACADÉMIE  DES  SCIENCES. 


TABLES  ALPHABÉTIQUES. 


i896. 


TABLE  DBB  MATIÈRES. 


MIE.  —  Il  rMulla  dM  ohMmttou  4a 
M.  Hufttei  que,  wAlqfWioi*»  OjfMa  M«- 
«•ot,  mtfa  jtâlll ytw> Iw ■11  I* 

éMplHali  liwanMH  ém  |dMww  Otfé» 

«itplai4»i5Mntlr«   it 

Aennônm.— Moyen  pmpoié  pour  pri- 
«mlr  rai^x<«  «f*  f «{/«m  iMWhBt  fio- 
«MctaMBt,  Jpnqi»,  l«  eorpt  élMit 
MHl,  it  Ma  MM  «^Mia  dua  la  tMili 
da  la  nlfai  par  M.  Jawfahiyn  Ufao.  941 

—  BmifÊ»ÊBimt  k  am  ■iunli»  irleHwMiiiil 
umjé  nr  k  ■liiiiHI  4a  HMnoar  à  la 

pMl^nhvmiam  ,  1m  MB  C^MCaiNba» 

aMot  où  renfaniMiiiliiBla  parleapMij 

par  M.  Banhomn   49* 

Aciia  CAIUQCC.  —  FaiU  pour  MrTir  knia» 
toire  de  l'icide  gillique;  pu  M.  AoUfatf^ 

preinMre  partie  S|M 

AciDC  MiraTiuaat.  —  Moit  lar  «•  im«v«1  mMb 

t«iu-«n(  ..A  a)6 

Acuw  wrtkKMt.  —  Mémoifa  w  eataalda}  par 

M.  BoiujiJ^gaalt. ...  .,•..«••••<•••••«•  1' 
AciDK  srLrtugn.     Aatiaa  4a  aak  aaUa  aav 

II»  kuiUs  !  par  H-  frentr   4^ 

AcioK  TMTaïQUt. —  Pouvoir  reutoirr  <let  eoM* 
bloaiwiii  d«  cet  acide  jvcc  IVju  ,  Véte^él 
MTetpritdehv'.     [.j.-  M  ,  .    55 

—  Mi'moiri*  «ur  Ira  cuiiiliiiiaison»  tin  jetd«« 
ljrlri;iui'  et  ixnitartriiiw  urec  Vrihrr  et 

rw->«f/r  ■-VVÎ*!î* 

Aa3i>««cwii<imt.  —  De  faction  qaVMfâtbP'^- 
firr\iel<]uC(-uos  de*  nb  fataMtparcaa  '  , 
•cidoi ,  1«  tniMr ,  l'iwii  al  la  (Wai«/ par 


M.  r«««c   iSB 

lUaaolrt  4a  M*  0aMa*74rt9^«**4  0i4 

t  cBploi)w4aHiai 

In  patttfMapaur  laa  fwftv'aaMMaa» 

 '  »a 

-M.!.. 
I 

da  dlh^cilMv  fltfpft  a 
danshaaMMa.*.   14 

—  Notice  rar  on  notrptaaiafiar  daatiaékiar- 

«ir  k  la  lacomotlom  atrtemê ;  parH.4<M^-  IfS 

—  rWcriplion  de  noonrai  ptn»éd<ipaw  <6- 
r-^r  une  locomotion  iamt  Ftir  ea  dan» 
Tmu;  par  M.  VnnirrmaJen   8(( 

AÉUEm  :C*»Arx  i.  Lcilm  df  M  /arçurmui  lur 
In  canaux  aériena  dfs  dïTcnca  pin-n  <lu 
i^futlellf  Je  Voitraa   3tto<4l9 

AuiouTlIl».  —  FrmgmiTiit»  d'un  aéroUlhe,  en- 

Tojré»  par  M  VilU:  Dnithenton   CS 

—  Indication  d'a^njlitlvc»  qui  ont  tur  de* 
bommei  ilnni  lenr  cbiitc.   5ia 

ArrtKiTu  oin.»:<i«m.  —  Loi  de»  atUnltéa  or 
i;a niques  vt  de»  mouMMMU  «fMifX;  par 
M.  Fourcault     59$ 

Acatcn-nai  paiTiQci  (Eitcj'elop^dir  d')\  par 
MM  IlaiHr  tU  Mcrlirui  0lMalfp<rrttlné; 
Rapport  >ur  cet  ouvrage   iSj) 

Aicriu.1  itoMirriz.  ;Voyfit  au  not Muftétimm.) 

Ail.  —  kioda  HiiTunt  k-<|ui'l  l'air  ptniire,  da 
la  ravi  lé  ptctoro-abdow  1  ni  la  da  VoUram, 
duM  lei  divenei  pkèaaa  4a  aaa  t/màUit 
ftr  M.  /erfanato.. .<«••••. ••'••••>•»••  3 

9» 


(63a) 


iau-WliHMM**r<ib>V«fr«MlMt]MlMMW«. 

4n  CMC».-'  VatM  MF  lUrdwidcMailM 

tifÊtt  Jiwijfw M. >!>*■....  9gS«4** 
~  M.  *«r(é«irt  iMmm  «■  tkftt 

V.Wrmuki  U  priorfM  do  TMée  «r«ni- 

plo;cr  l'air  cbaud  eonm  BOIMr   47  i 

M.  BfWMH  técitsMkprimtlé41aNatiM 
MtallMMM  à  taqiht  *»  lUr  «hnd 

•MnM  brM  noiriM   6«i 

Atmm.  —  BedMreliea  iiir  la  Mtar«  et  lea 
proprUM*  Al  oa«ipa*4  qiM  r«nMlVitb«- 

Bine  iirte  !•  HdtfnfWl  <fc  IWfW; 

M.  I^isaignr   S(>( 

AlcIK*' —  M  Barj'  de  Soini-Vmcml  prvMuU 
leifi"  «      litrniion»  dr»  AluoM  d«  Nor- 
Biandie,  oaTni;i> do  M.  CA41111  la. . ,  5g3«tCiS 
Auilrts.  —  Du  nVliriif  sanilaire  epii  |pur  con- 

»ip|jL    M.  nioirf- lie  M,  ii.  /...n  /".nW   | 

Cati!.]<lfniUoii«.  iranalomi^  gCAénUo  KIT 
li's  <T/lrr.i  ri'  I      f.'w  cfrt^OM  cftflV  Av^JUlAf 

por  M.  Sti/7i!>«  l\iu-l   ^11 

Atuu.  —  £»ai  >ur  la  fu>i^.ii'..>n  d«  reui:  ri- 
ïièrc  et  iuT  ]f  earicl  prr.jfti-  qui  .luil  en 
longer  l>f  cou/i  ;  jjirM  iJ. , .  :r  Jr  dui,  ni(.  igg 
AliiaKs.  —  Aot?  sur  vino  nouvolio  o»[)r>c<>  d'a- 
Diida  (r'cri//o-^n£aniùl>);  par  M.  Àtig. 

iMUvnt   53i 

AlliMa*"  DcttXkima  nroioiro  sur  VÀmiJon  de 

ptmatude terre;  parM.  Caéiin-Vany.  u>o  et  1 16 
—  Obaarratiana   uir   ca  ncmoirsi  par 

H.  P»t«m   151 

AaiMMltnj  coi|M  canildéré  par  Lamquroux 
•wypO  fpp^rtaaaot  au  Hèga»  unimai 
0t  «écrit  pw  M.  MtÊTdtSlmrimml 
mmm»  «■  r4p««l«  wm  aguM  4th  fc. 

4*ladUM4««liMa«i  a*HteaiN;la. 
MrilmdH  phoM^K  HVMlMqil  Mrranl 

k  Imt  BooTMint;  pu  M.  Ê.  /«f  iicnta.  ||| 

AMn«i>  MTMMMQW.  —  CoDaidénUoi»  mv 
Im  «MlWiWH  «fa  ««vcaa  Aiw  U  folie; 
VmM.iafimfM.   411 

Am«aci  au  r*T«  r*om  ObMrTaiioot  r«to> 

tite»  i  U  (acuité  qu'ila  ont  da  tmmtnt 

leur  cbalcur  propre  indt-pcadanl*  daa  . 

rialioM  d«  la  Impérature  eiUrieuN....  fliti 

AT<iiiAtx  niuiotcwHirc».  —  ObierTattoM  anr 

««animant;  par  M.  Pettler  '  iS| 

AMia«Lt»  AKATOuocxa.  —  M.  CUuùuix  r«- 
clania  l'auuncD  du  travail  qa'il  a  pr«a«Bli 
lur  plu^iruri  anomoli(>]iaMl«B^tpN*| 
servies  rlici  un  m^mc  lujatydut  VwjpM 
cn\tt at  de  lu  circiUtuiath  Sm 

A»isiii  TiuiMi  (Q4H<Mj}.  mm  Tqw  n  Ml 

OmMK.  ......I.  ..■«  ...ta.... 

4fM«nu.— 1 


M.J>a»rte   a77ell7« 

Apparail  d«  smutage  poor  laa  «uTrlen 

U«aaéa  dana  Ica  minca  ;  par  M-  VaUi   33? 

_  LMttra  da  H.  Letour  war  un  appareil  qu'il 

■oaoM  ÀJfflrattiàr-DÀvraiair  de  U/umée.    4l  I 

—  Appmil  dMUoé  k  néaww  dea  fraie 
Kiamto  k  •!  rviM,  du»  l'»- 
<ra«itai4lM  «alcab  «McuMr;  pw  IL  l><^ 

IM*  

—  FloaiMN  dea  appamil*  qui  odI  arrri  à 
Lat'ùUier  pour  prlnelpalxt  niprrirricea 
tout  «fl«rta  k  TiVcadcmia  par  M.  il  ' 

tellet,  brritiar  de  madanc  dr  Humjori, 

TruTe  de  Ltvoisier   6iS 

A«C  al  uoiiMir'»  compris  i-ntre  les  paralIclM 

do    M  liiljuiiy    1  1    do    l  u;  miTiL'TJ.  ^0U■ 

driermiiiation  dr   la  lunj^yf-ur  de 
cftl  arc;  par  M.  Puissant  

—  liotc  do  MM  Ariigo  et  Bioi ,  iar  lo  mé- 
noire  prwWent   45*, 

—  Uerniircs  romnrqui'a  aur  la  nouvelle  de- 
irrniinaiion  tie  Tare  MnptU  entre  Ira 
paralKKVdc  Mcnijouy  ctd* Fernenterai 

par  M.  7'   4O 

—  M.  Pitiuant  ilcpose  ton  néDoireawww 
■MMlte  dvtcminatioD  de  l'are  ét  wM 
tÊm  «Mipria  anir*  Mooijoay  «I  F«f» 

A««m.  ~>lliigw4tl^MN  4i  Ml  akiMât 

par  riMliM  df»  fftnA  dfcgHwicH' 

mifue   iS*' 

Aiua  M  contu  (Prçlftrlfuii— il  A»).— F»- 
qact  eaçbetc  potlut  MM«  «MCriptiM  ; 
rctMMéparMM.  6M^«(aoMMi..  ..  M 
'J  m  Mfwi  4wHMd  tmta*  IM 
htm  dmltMiMi  pliMk  plMm, 
4^k4«M[paiM  iVMlLCU. 

mriit-firA>rf  ,  

Alo!i>i.a«.  —  L'abteoca  d«  tiforimtt  dau  h* 
«tpicea  da  |>«nre  Amm .  et  leur  proaence 
daoa  la  plupart  dra  rspAce*  du  genr«  Ca- 
UJium ,  aat  «ne  difTi  renro  li  igoaUr  k 
celles  qui  oat  détermine  h  s  liotaaitMik 
opérer  U  diajoQclIoa  île  cet  deux  |aiii<e« 

antrefola  r^uni*  en  no  tetit  |;roupe   49* 

Asil-Maxrat.  — Voyage deM.O.  TenerdaB* 

l'Ai  io-Mi  neure   aSS 

—  Rapport  iur  let  'echtrchrt  g^ologitjuei 
faiie»  pcndaut  ce  voyage   ajj 

AsTlko^ol(lt.  —  INois  (ur  i]iirlqae<poinl>d'As- 

tror^umi'  j  par  M.  de  Vinrnu.   984 

Asttaiïi.  —  Observa  lions  de  grogritphîe  phx- 
ti^ue  Mitgi'ograph^c  hulunipic,  (ihrh  dans 
ceti«  parilo  de  l'Fspaj^ne ;  parM.  Xhu-ien.  Îj6 

AtHo'T'HiAE.  —  Sanaciioii  »ur  Ica paitrilMiNii 

mtmoira  do  H.  BrtMjr   166 


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(  633  ) 


mi/aià*  iTiir  «n  Ifli^  ttrtin,  bile*  k 

CdntUniinn;!lc ,  au  Caire  «t  kAlcnndrIc  ; 

\*iT  M.  I'*  dur  fL'  Hafuif   jia 

ATMiupairatit  riit>.^i.i?i  . —  Influrnre  de  c«lt« 
prr-iion  »ur  le  ili  L'aifoinfiil  da  gritou  dânt 
ccrtaiim  minn  de  buuille   3i  S  et  joç) 

~  La  prmioa  aliiio*pb«rique  au  uiTi.-aa  d« 
h  mer  eat  moindre  tout  lat  iropîquet  ^ua 
d«Dtl««  xuncttemprrcet;  eafail,  tiguii 
4'>lwrdparM.<lriiuMitfMi.  «MtcooArmé 
fit  lMoiM«rraliona  plut  rvcanlat  da  diffo- 
iMli  fOfigevn,  ebainationa  qui  <u<fvu- 

ntBM  flliar  pov  h  dépmaion  é^inalo- 
Hàto.   5;o 


Dans  1m  ITchwrh*»  df  la  /wi-Mlon  ao 
nirraa  de  la  itiot,  on  a  ea  tnrt,  remarque 
M.  I'ifgi-><£l'':f.  il<'  na  [>u  l'  nir  rompte 
delà  Tarinii  'H  <1«  la  pMantcar  (lour  IM 
dilTiii  nir'.  laiiludi"*;  on  doit  appli<in«!r 
aux  hjiiil<-iir>  oliterires  do  baronètre  ta 
rorrection  qui  dcpeod  d«  c««l«l  Tariaiiaa.  Sj» 
Tableau  de*  haut«un  btrmn^triquef  iM> 
niet  par  Sf^nun' ,  rMluilï* à i^ro et  ao  dl" 
Trau  di-  U  DK'r,  avec  ci  tant  U  corraetiMl 
M  la  p<?«anlenr  ;  par 

AtoMiom  ;  PoiBt).  —  Voyesn  mot  PaUb. 

kxMHÊM»  imuiittilwiitw  «n  mw  li  Ife' 
litaétd*  (5*S.,  «ilalMisltadtte  «HM* 
ltlfémlMMIta«»;  ywlf  0.L|iM  lig 


■    IL  JV.  04»»*.   534 

■Mit.—  Traité  ik^atlfM ia  Mw 4r «al»> 
Wfwi  pu  M.  irorw*....:.   tgS 

IMi|  MilWPNWMM*; 

rll.*Ai9wM  tOS,  Sfefli  4nS 

i  D*iiwi  pitaMia  pwM.  CrihniMii. 

«•  odto  dMt  «I  Wt  fto<H^ 

iMBeM  atai*  mAmm.   ijgS 

■ttn«m(Mu}.<-8wli  tgllimmêiatmm 
«BtnIkiMrlilllqM  «t  ItaHrCviiiHat/ 
^loUNdtlLAiMiàlLAnin.   Ifi» 

cUnrfqM  d«  !•       4»«llt«  piMM*  «t 

.  r-to    ...   4fo 

■«Uoin.  —  Etud*  iBittMoapiqne  eamptré» 
én  la  JI«#>4|(M  4»  M.  £«i^dLanv>.  ohaar- 
Té*  daaa  lea  «aux  tnlfarmiiet  de  BarègM, 
«  <b  la  Barbote  de  M.  Rohi^net,  r«- 
caeillje  dan»  les  eaux  thrrm^ln  dr  Kérit} 

par  M.  Turpin  , ,  |J 

BMMrttBa.  —  ir«t«  de  M.  4t  UmAoUk^tUt 
la  haalaor  myanaa  êm  tawiHi»  U 

BiTeto  de  ta  mer..   570 

La  r«man|iie  laite  par  H.  ie  Bumkcldt  , 
^iw  e(U«  baateur  est  moiadra  eotra  \m 
tropique»  qae  aooa  la  aom  tcmpMe,  «a* 
eoaiirmoe  par  Ici  ohaervationa  laliaé' 
quentca  de  beaucoup  de  TO]ra|;eartidin«- 
renici  talnirs  dula  di  pmi^ion  «^quiiloriala 
qui  aedctluiiuTil  do  Irur*  olxM-rTgtioDf.. .  Sji 
M.  Paf^ndorf  miianjur  quf  rl,ins  la  re- 
cherche di'  la  pmsioii  au  invciiu  Je  lj  in^T, 
en  •  Dé(l>|é  k  tort  d'appliquer  aux  hau- 


à  llIllllM  IllWlIll...   

TUlUto  hmlwfa  knMtifa|MÉ, 
aiw  fw  AlMWr  fMÉlka  à  lÉn  «1  aii 
nnan  van  sar  t  avaa  a*  vaaa  ne  eavia^ 

liona  de  peaaatcar  ;  par  M.  tt^gKtiùtf. .  S9S 
Bt»»  MuriaM».  — I/i«de,  allaaacM^<aA> 
forai JbaMffitfae,  peureat  fifllf.  mt^ 
m  artUablaaorgiDiqBea. .•,*«•«. t....  aSi 
-8m  aen  *Ma«t4e»f  da  aM4  aallda  ^ 
laa  AhmM»h  Ai./lhav«iXaat  «iaa 

...  S» 

i;Mé1ltf'«#'ii4Ml 
par  M.  AmM.!.»...  .j.^.....  .......  •♦'  4fj 

Bat.  -  OlMM«faiMiiiiliM«i  Mpik  ét' 
aux  ujtgea  ét  la  MIa;  par  M.  >aq^«iaÉi 

Phillips   ») 

BociUE  observé  prè>  de  Cherboarf ,  la  il  11^ 

vrler  i836  ;  lettre  do  M.  Y^numor   i53 

—  La  chulo  d'un  bolide  paratl  (Toir  Ctatk 
l'incendie  qui ,  le  ;  nart  ifilS  f  aqMiH 
b  gnivd'aalle  du  Palais  Ml  |lMali'*  Va- 
ria ;  note  de  H.  Uérat   t  54 

—  Bolide  tomli<  sur  un  naTire  en  pleine  mer, 
et  qui  tna  deux  boauneaj  antre  bolide 

qui  tna  «n  homme  daoi  ta  (iai*»a   fijo 

Berott  xt^tttMk.  —  Svt  wa  appataO  deatlaé  à 

les  remplacer  ;  par  M.  Qmemttd.   lot 

BomiTi..  Observaiions  bitaa  daaa  ttifttinfa 
de  Toulon  à  Kio-JantbV  ,'«M.'t  |ïr  1m 
officier*  de  U  Boiiu   Taj 

Boaai.  —  Obtemlioni  failaavec  te  irncroi 
eope  polarisant  sur  des  critlaui  cimi 
lairea  de  borax.   47* 

B«t*ai«ca  {Gioeawm}.  —  Beeberckea  ter 

91.» 


(  634  ) 


4Dl  M  éémÊovfê  à  h 
Mtptdâi  v«n  i  Ml*  MHM  da  hi 

4in«,  appcrticnl  *a o«nrc  BotrUù.  «... 
Immu  i  >(.(.  .  —  Appareil  au  maym  dH|Ml 
tout»  le«  bouchoK  à  fa>MM  àfitlm  f  ftt 

M.  CUmail  Brevet   5^ 

■UMUACX  (SàCt).  —M.  Gm^in  Uwm^tlMi 
■B  Ituetlekejctftoéê  tptèi*^  iIm  mimmiBI 
MililiM  iiii  nmfclMwIlIlwi  ilw  ■■KMlh 

lattrimif*   S95 

BatTAOït.  —  Examen  de  ifuthfumjiûtt  gêolo- 
fiiuet  obt^nr»  djiu  la  partie  aatUaa^la 

.Ir  l'nncK'.UM  provtaaada  IfM^H  I 

M    l    l'a:!l,-llr   5i 

Uni?»;  l'i»  Ki:L  —M.  Lerujr  d'Êtiollr  |»r'"'''[iio  lui 
il**  r.i-!(  itisirumcnu,  <iont  l'écroij,  lormé  tli' 
deux  piécm,  moni  sur  In  tïs  qu'aumo- 
ment  où  ccll«v^'i  lioit  agir.  L'aulmir  dit 
«Ttiirlr  prïmierappliqui'  aui  iuulrutneoU 
lilhotrîleur*  w  «yttème  d^tcrous  ,  dils 
rciiius  hrtifi  .   'n^ô 

—  M.  Lrtidin  annonce  que  M.  C<iiui'(  se  tcrt 
depuis  long-UîOii»  d'un  triki'  pirrre  k 
rcruu»  krÏH»,  qui  ne  diWre  en  rien  d'«»- 
•entie)  de  celui  qu'on  a  priacDt^  comme 
■ouToau  à  la  aéaiioe  da  a3  mai   S3o 


iltiMiMdalt  J«- 
ww—a  la  pitaiM 

  S» 

,  al  bas.  . 

par  «MImU  eorpi  nv  ip  1 
1m  aeMM  organiqnae  at 

mMalNqnaa  ;  inv  M.  £1^.     V   iM 

Baoacai*.  —  PMeo  anatoniqae  deiUate  4 
BMDtrer  le  mode  de  irrmtnalmm  éu'Mltmt 

cket;  pr«Mnl«e  par  M.  SailB.  

—  L«ut«  Bor  la  rtiaalwia  4a»  ttnilm  yl- 

' '*'i!LUjû?!rM''ti'îïiiiVi"''Viî 

irc  lai  (MIMa  daiai  tachtrehaa  f  M  MH 

rUfaaf  ................v...  SiS 

.4aM.«arti.-0ir- 

  «70 

BcuuBin MHMoaÀnnQrt,  i3, 61,  8t ,  toi, 
iSo,  178,  ioo,ti3,aX,i»t  ,9»,iy3, 
î5»,  385,  4oi,  4*t>41B^i4>>»to>St7> 
$37,560,  $79,598  al    «n» 


Ciinraiar..  —  Proponlunii  d'«au  qiMMifaa 
<  nito  suliatanco  djun  dbs  atinoaphtret  à 
dirr«r«nti>dingn'b  liygrométriquca.  Kecber 
rhe>  de  M.  Uufvnul  iur  la  («adiré   ayâ 

Cu  tDun.  — DiTaraai  aaptea»  appart— ant  > «a 
genre  offrent ,  entre  lea  vMnilea  dn  tiaaa 
rellulalre  de  leur*  featilea,  d«a  orgaaaa 
particuliers  ,  aniquala  U*  Turpin  d«Blia 
le  nom  de  Bi/iwliu»  

CtuMMi.  (laataTATMaJr-NatodalL  Bon», 

ifi 

Oicau  —  Cafaaf  *>  itffktuttt  ptrtUOiê  à 
dte>  wmUUu.  BaMi^Mda  MSaca. 

«g  —  ■«■Blw  <>  M.  OwwyAfr, 
(laBiwniial  na  niliial  

—  «MaaHaa  h^affrti  pirtoSiau  ét  mmmt- 
«HMJnflHtoii  aaMMraaatlwili  par 
ILXMiaflfe   M7 

Cucnamunt.  —  Lan»  ét  M.  f^pihi, 
aor  la  «artf*  yaawrfi  d^u  «akal  «t- 

—  Talilaaa  dw  caa  lai  phu  NBMurqaaUea 
d^aapvlnoaa  fpoaunjai  da  «daaia  «ri- 

IJSWH.  <Mab   499 


De  l'ciiraniun  dce  calcul»  de  la  .iiaie, 

par  M.  Dele*u  jonne  

Nourel  ioatniment  deatinA  à  ecraaer  la 
.  piem  dana  la  niaiie,  au  atofea  dNino 
prsiaion  enduéa;  par  M.  tuai  JtÈliM*. 

  Sa8 

là  la  «MitMliM «Malaria 
la  veaaie,  as  Maja»  4a 
VUmuUM  wéUaii^me;  par  M.  Btmit*. ...  3ja 
l(«aiiM  A  >.  — TMtflMarivM  «M 
"aaalatl^aaiparM.  Wawrti....  toft 

dwMda  Ifc  «apaar»  Mb  Mw  du»  da 

rUv;  Mia  da  H.  Vwdk.  3^  «i  4» 

.DaialaiiqM  aaHidMaanai«|liM  la^ 
M4dlal  dit  ^^fiifi/j  aijpHijfaat  al  daa 

)  «ttov/  parV.  AaMaafi.. . .  SgS 
manaMada 
ig»,  laeat 
k  da  «a*  lûiUa- 
iklaloapa; 

I M  Avifc*  

rte  aavlliIlM  d*  F^niir 
«ta«rto«ni(<ii  pn|al}  ^daii  l 


(  635  ) 


cette  riTlère;pir  M.  Devise  de  Chairiot.  l63 
M.  GaUiifrt  tuooDce  que  le*  ^luJa pour 
U  canal  dfi  PjrréKéei  MDt  terminée* ,  el 
demiode  que  TAcwléniic  charge  DDeCom- 

mluioudeleaetaoiacr   4()8 

CAoncjUirc  (  Endtùi  de  )  ,  propoté  par  M.  On- 
met ,  poor  preierrer  de  Toxidation  le* 
*o»<r»i  dï  fonlii  cipo^ë*  en  plein  air.. .  S^î 

—  M.  /*vriinr  écrit  qu'il  adepuialoog-tempe 
■ndiqu4^  cet  emploi  du  caontchooo   (nS 

IjpajjiaiTi.  —  Théorie  élémeoUire  de  !■  c«- 

pillaritii;  par  M.  Artur   to8 

C^aaMI.  —  Action  du  gat  oiide  de  earktMte 
dau  la  réduction  dotminerau  dtjirr;  mé- 
moire de  M.  Lrpta}'   gjj 

—  Réclamation  de  M.  Clkevremont ,  tendant 
à  établir  en  u  (areur  la  priorité,  relaltve- 
mcnl  au  râle  que  joue  Toiido  de  carbone 
daiu  U  rMoclion  des  mincraii  de  fer. . .  178 

—  Képonie  d<- M.  £<7>{a^ à  cette  réclamation,  aoi 
Ci«BosE( Sttl/ure de).—  Ynyft  au  mot Sul/ure. 
Ci*Btii  MMigcEB,  —  M.  SMton  adreaae  un  ta- 

blean  k  compartimenti  carré*  ,  dan*  le- 
quel ,  inr  toote*  le*  direction* ,  la  lomme 
de*  chiffre*  que  renferment  le*  compar- 

timenu est  coD*Unta   Joi 

CiRTi*.  —  Carte  géolo^qne  du  département 

de  la  Vendée  (  i>ar  M-  HMire   i3C 

—  Carte*  hydrographique*  du  UépAl  de  la 
marine  ,  «néeotéea  aoua  U  direction  do 
M.  Beautempt-Bttufrré  ;  titre*  de*  carte* 
nourellement  ptiMiée*   3S6 

«lonimi  (  MiR  ) —  Différence  de  »iveaa  entre 
eetic  mer  et  la  Baltique ,-  lettre  de  BC.  £r. 
mai»  k  H.  Arago   ^fig 

CjtTtaACTE.  —  Lettre  de  M.  Drouot,  anaonçant 
le  prochain  envoi  d'un  trarail  tur  le  trai- 
tement dé*  altérations  du  criitallin  ,  con- 
nue* «uu*  l«  nom  de  Catarmeir,   56u 

OiuCTUiiuiE.  —  M-  Maj  or ,  de  Laa*anne,  re- 
tin*  an  mémoire  torce  •ujet,  qu'il  avait 
a<lr«(Mr  pour  le  concour*  MoAljroo   35S 

—  M .  JlaMM-  annonce  l'envoi  d'un  exemplaire 
de  la  1*  édition  du  même  ouvrafe,  et 
demande  que  cette  édition  *oit  admise,  au 
lieu  de  U  première,  au  concoai*  pour  le 
prix  de  médecine   53& 

Cr.sna»  marai'x.  —  De  l'orgamoiomle  contl- 
•  ilenv  comme  un  moyen  de  connaître  le* 
/onetioiu  de»  centrei  nerveux  ;  par  M-  four- 
full   Sfti 

Ctalitt».  —  Leur  végétation  *ou*  de  hautes 
tampcrature*;  mémoire*  de  MM.  Edwtrdt 
et  Catin.   III 

—  Considérations  géitérelé*  *ur  la  conaenra- 
tion  de*  grain*  \  par  M.  Vatlerj   18S 

ClRVlAl'.  —  Alt^aiioiu  du  cerveau  dans  la Jo- 
Ur ,  coniid«rée«  ioui  le  point  de  vue  tna- 


tomiqne  \  par  M.  Scipion  Pinel   4" 

Crrx.11 ,  nouveau  oorpa  trouvé  par  MM.  Du- 

mai  et  Peli^t   4»5 

QuLica.  —  CouranU  électrique*  qui,  aan* 
avoir  la  /acuité  d'échauffer  tes  eorpi ,  ont 
c«ll«  d  "y  produire  de*  dreompotHiont  chi- 

imijue!;  IMte  de  M.  Becquerel   r4 

  Chalenr  do  gloke  lerreàlre.  Lattre  do 

H.Saiger   lO» 

—  Rcmar<{ues  de  M.  Dalumel ,  h  l'occasion 

de  celte  lettre  t(h  et  tS» 

—  Démonstration,  par  M.  Saiffrr,  d'un  théo- 
rème tur  U  chaleur  du  globe,  qu'il  avait 
précédemment  annoncé. .,  !   179 

—  1  faéorie  physique  de  la  production  de  la 
chaleur  atmosphérique;  par  M.  Méray. . 

GlULVra  (  Polartsauoa  de  ta  ).  —  Expérience* 
de  M.  Jamrt  Fottet,  relative*  à  la  polan  ■ 
tution  de  la  chaleur  obscure  L6  et    1 56 

—  Expérience*  de  M.  Melloni  ,  *ur  la  poU- 
ritatiou  de  la  dutteur  rtronnaine  par  lei 
tourmaliuet   92 

—  Polariiation  de  la  chaleur  par  réfraclioa  ; 

par  M.  Helloui  ,   i^o 

CsAiica  srtciriQcx.  —  Note  *ur  la  detcrmina- 
lioD  de*  poidt  atoml^uet ,  al  eo  particu- 
lier *ur  une  loi  relative  aux  ehaleuii  tpé- 

cf/ifwi;  par  M.  Baudriiuooi   53u 

CBASvai.  —  Proportion  d'eau  qu'abaorbe  cette 
substance  dan*  des  atmosphère*  t  diffé- 
rent* degrés  hygrométrique*  i  rechercha» 

de  M.  CÀevreul  «ur  la  leinture   If^ 

CaKHliis  Di  ria.  —  Conalderatton*  genéfale* 

*ur  leur  établissement  )  par  M.  Henry. ,  41- 

—  E*quis*e  d'an  lynime  >vdrautique  de  ■ 
meuvemetii  *ur  le*  chemins  de  fer  ;  par 

M.  TauriHui.    îgî 

Caïu.  — Qualquoa  obsarvatioiu  sur  rbistoim 

■ulurellu  J«  ce  payn  ;  par  M.  C«x   3u 

Caioaa ,  Baoax  et  lora.  —  Action  que  ce* 
trois  corp*  exerçant  *ar  le*  «--]*  formé* 
par  les  aci^<  a<xaaifafi  et  eertain*  oridei 
métatliiiuei  ;  par  M.  £.  Peligot  ..... 

Cnnacou.  —  Recbercbca  sur  le  compoiè 
forme  le  biehlorure  de  mercure  avec  Vatbu- 
mime;  par  M.  Lastaigme   Sc^ 

Cn«0«flt.ociK.  —  M.  l'abbé  Lachivre  demande 
un  rapport  sur  dlver*  opuscules  relatif*  k 
laehronolngiequ'il  aadrrsséaà  l  Acadcrair  S77 

Cllim.Avia»  chet  le/atut.  —  Recherchés  sor 
le*  commumcatious  vaiculatret  entre  la 
mire  et  \tfaiut;  par  M.  Ftourens   170 

Oteoiks.  —  Mémoire»  sur  les  eiiemei  iViti- 
tiemnes  ,  avec  de*  obaerrations  relative* 
■ai  puiti  artésiens ,  aux  foniatmet  artificiel- 
Iciot  aux  cuociiK  roMoiMi;  par  M.Rartr,. .  -/i 

CuairiCATio!!  du  Êuere.  —  Proctfdé  propose  i 

cet  effet  )  par  M.  P.-C.  Prrnrl   (h" 


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C  636  ) 


Cuuw.  —  UodlflnUon  qsa  MnldwaJl  «Toir 
*pmm>é  IcdtaMt  4a  la  PfekttiM,  d^prli 
ka  r«M«ignaBaat*  laeMillit  par  M-  l« 

die  diB^gate   ii3 

CSufwailf  aorrem»,  Milrantla  ataM 
obaarMlMT ,  dant  1«  climal  de  Tl^t^iv . 
toiM  le  rappoK  de  b/nrfwnn-  drt  phâiet.  ai4 
—  Ciuncnmpnu  siirrenua  dtD>  le  ellnial 
(il-  (>lu>iFur»  parliaa  da  la  Fnaoa,  à  la 
suite  de  (ranib  4fM(feMMM(j  WÊÊm  far 
M.  Rivifrr.   358 

Clitc*  (  Crrri-  ;.  —  Monographie  du  gmre  Qjr- 
i  p«r  MM.  Delcpcrie  et  Ccr>-.  Rapport 

»ur  ce  tnTBil  ,  lo 

Cobalt.  —  Sa  pn'vraea  dana  Icfria  nqpérlear 

du  ifrreln  de  Paria ,  wioanaa  par  H.  la 

dur  dr  iMynrs  ,  . , ,  W 

CcKin.  —  RtK'heiTln's  sur  une  forme  particu- 
lière Uc    dtlauttlun  et  dhy fft^trophîe  du 

i  (»iur  ,  pnr  M  Bi'iiu   33i 

OM-i.K4rTio>«.  —  Coll'.ciious  [yralojjit^iiofi  for- 
nu^cs  par  M  ■  .  ..r.j  l'rrvoii,  dans  v>n 
Topco  il  nie  /u/ifl  ,  à  Httte,  en  Siri/r, 
ail»  nr>/j/>art,  etauienriron»  de  Niiple*  a^; 
OmET  DES  Pu^Ti  «.— Mémoire  «nr  la  formalian 
dtà  Ituu  crllhlnire  ,  el  l'mr<iuii$ement  in 
e«lltt4eU  plant- ;  i>tiM.  P.  Laartnt...  4;)3 

Cmmm  viartsiiau  i.DérUtiimi  A  la).  •> 
Voreaaa  met  DA-iaiion  

CoMiiMiN..^»  —  MiilKnIr»  ni.>lhématiqu(M  el 
rifH  riiiirtitiiIra  ,  pour  ilisrerncr  Jet  mr- 
IfHgrt  et  lea  eanAinaiivm,  ilrflnioa  ou  noo 
drOnie»  ,  qui  api^wnl  sur  la  lumière  po- 
lari«*c;  par  M    /l.i.f     -3 

—    Throrie  uialh.  ni.nii.iuc  de,  comhiiuùtuni 

org,i  m  fit,  ■  .  |.:,r  M  Au^  l^arcnl   ijo 

tSJnf  tuwinrv-T  ub*ervc 

daoa  cette  eomète  ;  par  M.  Bairl   6; 

Sur  riKimiilé  lamineiue  de  cvite  coméir. 

Lettre  de  M .  Uurtw   ,  -, 

Forma  de  la  comèta  la  la^et  le  ij  octobre 
lt3S«  NpcdtMUda  dan»  une  planche  gn- 
Ida,  adHiaia  d'Irlande ,  par  M.  Cooptr. 
Oa  J  *ait  laa  setitun  lumUuux  algnalca 
Akaid  par  11.  Ataga   igo 

->  DtMièNa  «fatraaUaqaaawMacMiita, 
Allai  4Tlana ,  par  H.  Uanwi  aiinit 
dNualailradalf.  Jlarla.«.  

Gaafciaa  itecamiea».  —  KMUlto  fondée  par 
Ir  Bal  dit  Haaw»f>  m  hmw  4»  aalid 

  aa9 

mim.  —  IL  ^iaiaf  M 

fownuiateins  .*  61 

IL  Ayte  nn'  aampla  «a  «aarte 
ifallt  Wlaa,  canaa  pidiMaat,  paar 


le  ConytWTaidhil 
de  PAcadAaiia  iw  aall  paiat 
droit  da  Uatbn.  LUariflbifaUaa  a  Wt 

droit  à  cette rMuaatioa.  1  19g 

T.'Acadrmie  ne  répond  point  des  falta  oa 
de>  opiniona  eatUcoaa  daaa  la  Caafiw 
rendu  da  M*  aéanaaii  laa 

cut-mémea  ae  bofoaatbl 
Ivtnent  eaa  fiilt  on  ce*  opinions,  sans  aa 

rendre  garanti  de  leur  ecacljlude   igg 

Sar  la  prupoiition  de  M.  ti.  /oiJ,  TA- 
cadenio  arrête  qee  la  discussion  «ur  la 
coallaaatioa  daa  Canules  midiw  hehdo- 
"     '  tlaateuadia^ 

  "gB 

Ontats  scirnipioi'ii  di  paAici.  —  Mtcré- 
taire  de  la  4*  section  de  ca  Congrus  trans- 
met une  rirrulaira  ayant  pour  ol^ct  d'Iii- 
<  iter  les  seeiéiàa  aannlaa  k  envajac  daa 
HéputAa ,  on  h  adraaaar  4m  faiMli»  a« 

Consrda   119 

CosMiratM.  —  M.  Horkrt  aiwiiMH  ■■  aa|«» 
Vtm  aoHtattio  ha  aMaflpaifcaa  ofl* 

•Mirai.   Sifi 

CogcuuH.  —  Étoda  «onpwativa  dateydar» 

la. 

da  k< 

IftwilliMdaait 
IparlLMMw.   SaS 

CoKiirii.Lt. —  AaatBMto  dt  la  4 

comme  i)>pa  da  la  alatia  daa  eliaaaxt  par 
M.  É.  »ii>)aiiw*i.     mémoire        —  49( 
mr  Ha  eoaleur  purpurine 

Maatnaas  pa*H.dle««t> 

dre  Bnngitiart   jq^ 

CaiaitaTa  A-acraigcia.  —  Kot«  anr  un  courant 
élaairique  qui  poe série  W  faculté  Jr.  pto- 
iairt  Jet  J^rom^^Meaf  tMmi^aet,  n  non 
celte  J'ècluiaffer  Ut  t«rfi;  DOle  de  M.  fier- 

  14 

Note  %ur  la  propriété  daa  ttmrmuu  iUc 
iri^uei  pnpùfféi  i  trmtn  an  llfiiUtj  par 

Ils  Jtaaeacci   to5 

—  Ifata  aav  tin  eaarant  «lactriqaa  développe 

 ••-  *»7 

de  M.  Maltncti 
que  cariai  ns  oon- 
an  traTcnanl 
des  diapkt  a^itei 

  itt 

M.  JHrw  dp  JCMUlMa  lappelle  qu'il  a  de- 
lUéaqHtel 


Digitized  by  Google 


(  637  ) 


ni. 


9Êt^ 

nit,  t«  aof  en  de  eomnuut  flwinifM, 
rlTcr  i 4lMm4i«  f«  fianr*  4Mt  !•  «mi».  44i 
—  L'flopM  de  cMiraiMi  «iMiWfiiw  nplï 

f w<(  Hftclematl  w  la  cord^  dW  (rmpam , 
é  l'aida  d'une  pUe  k  ■■(!•  el  d'aigaille» 
de  plalirn,  reditue  le  leiu  del'ouie  et 
celai  da  goAt  abolii  per  tuile  d'uno  coin- 
aïoliOD   cèrvbrulf!  j   communicalioii  de 

M.  Hagmdir   447 

L'application  direelc  de  eouraaU  éleclri- 
qara  Kiir  U  mortir  allaagfe,  au  moyen 
d^i^uillc*»  iniroJiiilrs  jiiKquc  dan»  le  ca- 
nal Teriritnil ,  piMTil  diirr^  cjij  de  /^nm- 
pli'p:' ;  commun  L<  ni  ion  di:  M.  Itoajr   .^\B 

Okk.im  >  —  Mt  niui[<'  hur  Icâ  ceiinnta 

t'ii  [i)i!ina  nifr  ,  pnr  M.     t;  .i(nc   557 

C9*-l'oï,  dituuYiTl  kur  lo  pi»  d'une  vache 
aux  piitlruu»  ilePariï  ;  li  ltri-  <lc  M.  Ai<i<<<. 
Fjux  fCM'-^.(ir  on  /4iuj>t  l'it-ottf  ;  n^mar- 
quftt  itiircfttr  cruj'ticn  p'.ir  MM  Ouinn-fiei. 
itoailr,  Oumrril,  i  it  ,  à  l'i>cca>ian  ito  la 
ronmnniraiiou  d'  M.  F  , .ni,  Vi  cl  .17« 

CltATIOI    A'>TLIi;l  l \|r.\Nl.   —    Lt'1   r'frr-ï    i/f  /.I 

création  iint'ui.lu.  <.  nni'  îonl  -  iK  ou  ne 
SOnt-iU  pav  U  î.ujcAr-  J.  t  J\i!m\'i  iim- 
meiej  e<  it^tmlet  friienttmenl  irjiam- 


4m  i  fa  m^fitta  ét  la  «m; 
■ur  celle  qoetlien  par  M.  Gt^ffnr  Saint- 
Htlaire   Sll 

CaiLO^ott.  —  Sun  emploi  conire  la  pktitit 

/fv/moiiairr.  Lettrodo  M. /atodkceaitjet.  388 

ClUTauiJi.  —  Ob*orvnlion«  (àlm  siir  la  ma- 
nilM  doDl  la  «itioa  n'opiTe  apri*  l'abla- 
tion du  crislalliii;  par  M>  Maumair 
GcniWc   M 

Cacu  M  U  Sb».  —  Kulo  iur  cet  ctuee;  par 
U.Obmd.   48S 

Camocaac».  —  Paniitc  crjpiognme  qui  «i 
|8}4  attaqua  Ira  «i(;n>->  de  Grni>ic;MM.  de 
Caiuloll'-  rl  Du'.»,  qMl  in  lu  dérivant, 

l'ouï  c<>  I  M  M  I  r.  r  ii-iii^fllnj  p<>r*iB- 

lenidaiih ct'ii(M>pjiiioii,  iiial[rr<^  l'aftitertion 
contraire  do  M.  Vallui ,  il.'  Dijon   lo) 

—  Rapport  de  M.  Bo/.r  «ir  Stimi-Viiuau  aur 
diTen  «[MisciiK-s  de  M.  Mmt^gfU.  tda- 

lifa  aux  cryplocame»   jig 

CwTBc  >,iTn.  —  Gruruli  mai-^e  de  rnivrc natif 
trouvée  daii»  l"Aii:t  riqu'*  du  Nord  pr^» 

d'un  d.'s  .ll'llli  lll  ,  .lu  V.-,,.  /  r,   IV,-   ilPj 

—  M.  ,l/a»r/f,r.-»<TU.- H.   h  [,nr!,lc  M.  War- 

ttfn   nnu  cuilli-Iiî  ijr.iiirj-  r  [lar  iill  tlidirn 

avec  uo  uoixeau  d«  cvtla  maaae   ijS 


DirrRiM.  —  Sur  la  naceoire  dartale  du  Jel- 

f'hinui  /ti'jhn-ep/  ^  lettre  do  M.  Lerwout. ...  (>3 
DccÈi.  —  L'influonce  du  yn-r  dit  grmiiu  aur  la 
Dombre  d<!«  di  cet  nt  awea  pM  MMikIei 

nurooirc  du  M.  >Ji.  Dupin   5S5 

JU<ixiJT)-j/tt  cl  mir.ivi^tm  de&  dëoèa  auivant 
l'ijo  et  lo  leio  ;  n  il'î  deM.  Drmoii/^rraïui.  !15 


iMcuNAiaox M >  Tt^i  1.  - —  Sur  W.m  lignes  d'e§ale 
drtlii*^i'ori  rti-^if'  i '^u,-  l«tt)-e  de  M.  f'r- 
man.  de  lîrrlm  ,  a  M.  Arj;;t)   , 

UtLOMri"[iHiNi  cuiaiocLf.  —  Noie  tur  un  cau- 
i^nt  '  ii.yvr  qui  poaa^o  la  faculté  de 
produire  dca  dreom/xuHioms  eAinu'f et 
uon  celle  d'ccbaufCer  lea  eorpt;  per 
M.  Brc^urrel   I.{ 

OUcaLTiTATin^.  —  Nota  sur  lt«  caueea  de  ce 

pbênomteej  par  M.  BtuJrimoitt   4LH 

Illta'llCimi!:iTS.  —  Lettni  de  M.  fini/re  >ur  la 
dmâtmlia»  Jet  mux  dans  la  Vend^  et  U 
Bocaie,  ft  lu  mltede  grande  defricbUBaBl*.  358 

StecTiTimi  iprg»HCi  de  U).  —  Mémoire  aur 
quelque*  pnriiciilarit^a  dre  orgauea  de  la 
d^ulilion  dan*  la  elaaee  dea  eùeeux  et 


cdk  dea  rr^Hlet;  par  M.  Dmnrmcr   iS; 

DMcn».  —  tl9fm  poor  Im  tuuÊfoiim  »f  I- 
demenl  à  d*  gNlta  tÈHêami  WOfOU 

pwILilAr.   i3* 

Wnuui,  -.Umw  4*  H.  Hm  aMm 


aui  procè  des  qu'il  emploie  pour  la  ilrtln 
feclion  imtuOiiiata  de  tout  I«a  pcwhito  du 


l'abattais  desaiiimanl,  cte   aS 

—  VrnlAairur  de  latnne  ,  par  M. /'.  ^efcoc. . .  jS 
DauiR  LOEAiar.  —  Note  sur  le  dritin  Umémirt 

rare/te/^;  parM.  Meror.deLanaannaL.,  f|$ 
MTitTiOM  •«  RACnia. — Suirant  M.  Strom^rr, lu 
déviation  laUrale  du  raclii*  a>i  aoaTeal 

l'ç^f  Xune  paraît  tu'  Jn  must-lfi  tir  fUtt- 
fimlinn    

—  Mcmoire  «ur  le»  eararlV-reB  propre»  à 
faire  <li*tin,';uer  le»  difformités  artijieiellet 
de  rapine  d»dinorinitéa  palhulogiqMa} 

par  M.  J.  CaA'ie   SaS 

DtATOMA  Swaunn.  —  Nom  «ur  oetlu  eoahr 

iroUli}  ptrM.Cuurenr   ttj 

OitroKHiTC*  nr  aaon*.— V<f«l  AMuliMit 

—  Dl^urwilr,  dut  —ll^M.— Tuy—tOl 

Picd-Boi. 


DlUTAmil.  —  Trailumaat  dut  rétréciumemu 
4t  fmrètn  fm  k  dikialkn  bfMq**  lé- 


toeWMUriMr»;  fm  M.  Cadrard. 
M*y*  ■^1*94        AhwI  pour  blru 


(  638  ) 


Noie  dp  M.  Drr\eitrr  «ur  a  ni' ijuTnjtiKioB 

CtllCAirf  d'ii^fiis.' -net'  nacrrf  .   4]in  primèdr 

U  double  rèlnctloa  k  It  attnUre  de  la 


nicK  de  perle  

DoriLi-uxTiiiT  ,  inTfnté  pur  M. 
Bapport  vu  c«t  initniMiil. . . 


E 


fj,t.  —  EipUcïlian  du  ph^nominc  qoi  »f  pro- 
duit quund  de  l \'au  est  ivtj/V  sur  dfs  cor ps 
thaujlfés  tïu  rou£f  ,  j'ur  M  Saudrimortr  . . .  390 

Bac  rtoiDl.  —  Ri  ni-si<  11-*  >ur  l'usait  de»  irri- 
gclifnt  tfViTu  /TLiiifc  (ia-fii  /*i  bcuchi-,  rlc.  ; 
par   N!.  /iiuri   ^'A' 

EiO,  —  UurAi/K-  pour  <Ii.-ï<^r  11'»  MuX  ,  umii- 
w  p«r  M.  Jif/vlli.  Riipptirt  «ur  celle 
nkachine  -  ■  -  3? 

  E*ui  propa«^  poar  Valinmution  de  U 

vlllo  de  Bordeaas  ;  l'wu  de  la  Owodim 
liUrt«  paraît  d«Teir  ttn  ffilM»,  yaw 
cft  ubjet,  i  r<aa  daa  MMmw  Iti 

—  Dr/xiRurinn  dea  aain  k  la  «niU  4*ffM4i 
dtfritkementt  ;  DOM  par  M- BiMInr....*  388 

Ilin  nmati-u.  —  La  lubêtanee 
M.  Loofebamp  daoa  lei  eaox 
de  Barétât,  et  Donunée  par  lui  Bturéglitt, 
difON  d«  celle  ^  M.  Bobiquet  déaipM 
par  le  mlbm»  mm,  «I  «AI  • 

4*  M.  «wyfti.. .. . '^^^1 -^^j ••  • 

ftawM } frit* fturciw».  «BSiateatéiia 
taqoriqoief 

—  MoMfT  h  lUpé  lWW  t 

M.  Idyliyu   a?" 

Hoantfw  iMMrqMa  enr  la  umférutun 
de  flnalMira  iotneea  ibcrmalw  dea  ^«é» 

oêei  «rienlalea;  parM.  Lefrand   tK 

_  Noie  nr  Im  lourcM  tlMrmiilr*  de  BagHirei 

éhimtkoi,;  par  M.  N.  BcmUt   534 

—  Nowrelle  mfifiUetmm  du  tahet 
I  à  l'étlmlrage;  par  U.  &aw|rr. .  177 

feum  MMm  da  1$  BMi  i83ri.  _  Letm 

dt  M.  CMriltr  cODUnUt  laa  oburratiou 
fpV  •  fcilea  pendaDt  révlipae.   497 

—  Rot*  de  U.  1>a^rv  NbUve  k  dea  o«- 

«rrvalioiu  dr  UmprratMre  (ailes ,  de  rinq 
en  cinq  aninale*,  pendant  toute  la  durée 
da  l'écUpaa,  aovdeaz  thmeaiètrei  dont 

 .'.    ÎO"^ 

llV«lip'=''  laitfrs  11  l  ObR^r- 
T*tolr«  de  Parla,  par  MM  Arafv,  Uau- 
,ard.  Valhiru  ,  S.npr,  i  uj».  £oward, 
t^l^cr,    f /<tR{.;r'i<:i[j/  ,   JtfiUii'iirj. .......  .  5o3 

Obarrratiou    i'  M    /in.I  Hall,  faitcn 

k  rObiCTTaieîre  de  Paria   Sof 


—  Olwrrvniinn»  de  la  mtm»  éetipae  bitea 
par  U- frn.nil  gWilwt  *  llli«jllM  ,  fi» 

dlidinliurgh  Siji 

—  nhvrTAtion*  tUlM  k  P**»*™*]*,  Bar 

M  r  ai//.  „  s^i 

—  OI.6erT>iloM  lUtaik  Geo**»,  perM.  4. 

iio-Utirr.   S^S 

—  Obun-iationi  faite»  pvndant  «tl(  in  I  r.^-.  , 
par  M.  Forhrs  pour  drtrmiini-r  l:i  r  n:^<' 

drs  l'ip\ri      .,'rrs  du  sprclrc  spl^.rf   ^ifi 

ÉcOLa  l'iiLTTicnM«vc  —  M.  te  Minuirr  de 
/a  Gurrrr  iniiiR  l'Académie  k  dcaigner 
le*  troia  aiemhm  «jnt  doireot  oelle  an- 
ttt«  faire  partie  de  Conieil  de  perfec- 
tionnement de  l'Ecole  Polytechnique   18) 

—  MM.  Artgo,  TWn*r«*  «<  Peiiuol  aont  d<i- 
ai^oka  poar  faire  parti*  d*  «a  eoaaail.. .  agg 

Ecanmt.  —  PnoaMé  aa  BMyaa  4ofMl  «m 
pananM  ^  na  laH  pat  tmln  faat 

"**  '  W 

Iw 

aa»^lupithMal>ipatlC.£alaM.  SjS 

laa  B>iiiMiliai  éaM.la 
é■a*l^|pua,ll  panMnftqwladtel 
^al^igfwital— gt^Oqwalaaplatu 

«té'aîhefc^J!!!*!'.*  .^^ffî-T!*.  ' 

ÉkiCTioai.  —  La  MMitra  dir  riatumatm 
pviU^xte  tranaiiMi  usa  1 
donnanee  royale  qui  1 
de  M  ÈUt  de  Bemmmomt.   gj 

ÉLtcraiciTl  ATaoaraaaigci.  —  Obaer«allow4^ 
lectriciié  aWwiyki'rtf  i>  négmtiv  par  an 
itmp4  tenlm,  CaMaa  k  Conalantinople,  i 
Aloxandrie  et  an  Cairei  par  M.  le  dae 
de  Hagmt   ata 

Éi-icniciTl  BB  cosTiCT.  —  lUaank  donni  par 
M.  de  i/ivn^/</<  d'uD  ouvrage  allemand  de 
M.  hs'stm,  »ur  rdixirlcit**  do  contact  ..  a(f 

E^.ICT«lOtt»(OKlaA^T^;  —  >i.t<is  de  M  Mal- 
teucci  Bur  les  prupriettj:t  d«  rnnranu  r-lcc- 
triqiica propagea ktraTcri  un  Il^uIJ.-..  soSetfll 

—  K  ute  du  mftmc  notrur  aur  un  courant  éltjc- 
trlque  developjx.-  par  4la  laMa  ■dlalll- 
ques  honin^^odi'a  ...•«•-,   aoj 

ti.trTi.0  Cjukie.  —  Sur  on  appareil  clwtro- 
chimiqu!!  au  moyen  duquel  on  ciimlt 
Varfi, m  de  «es  minerais;  par  M.  Bec/afrel.  aJo 

iâccTiio-PciicniaB.  —  PtrtpUgi*  (vicie  par 


Digitizor!  H-  «''oogl 


(639) 


<liri*.  i.  m'^n!  sMrla  rr.»i<'Il-i t-piiucrej i i'ai'ifr 

ll',ii(yr.llr'   1  ;lr  ii[H:  n  r  I  ii  n'  i  Dtroduiti!»  dam 

Iwespocis  Liilrru  ri- tjraus  ;  («rM  Wotur. 
ÉliWAKTs  (les;,  '  n  AlMiliiio  ,  Inversant  wo- 
TCnt  (ians  Irurs  m)|7;iti'<n*.  df^s  |»laIrAiix  fort 


■  i.  M.  /tu 


Li.iliiX4Tii>>  —  Mi  mair»  complciui--uUiir«  de 
la  ihrnrie  s<^nénl«  4*  r<iiiBki»tloD;  par 

M.   i'oiiat  >*  

—  Adiiititin»  au  prt'cMcnt  ataolta;  fitr  le 
Ri^mr.  auteur  

Eai^KTOtocn-  —  Rscbrrchr*  lur  le%  emmmuti- 
rationi  tvatmUirei  entre  la  mire  et  U 
fifiiki  :  par  M-  ftomrem  

EasKTOa  ocStai.  —  V«;es  m  BOtfadu. 

EnatM  anuix.  —  Format  tiiesaitiTai  qu'il 
•Bksu  dui  Iw  dinéraalfa  pJUMa  da  um 
MtvtctyuUHt.  MT  r^^oa  da  U 
via  ialn>Mfeta*i  laqoaUa  alM  ojiiréa 

lf.GM»  

ntttiAtx —  Hiaob»  aar  le*  njr- 
liato,  ha  aapoMat  al  l«  nUayoni  pa- 
rdUlM  M  flu  4«rDBliaia;  ywll.4. 
éttabn-BOÊlf».,.,.  


448 


28 


J18 


DM*     N*  4r  MtÊÊi0ttt$ 


itopatdVaqaii- 


,  —  M.  8lamrt-Ceofter  pté- 
àé  papier 


4S4 


par  M.  Mmré,  i 

—  M.  lypAi  attrlkoa  k  mn  «MM 
■WM  l'etpalaion  dai  erittaai  eo«< 
dani  Ica  hi/orittet ,  orgino»  qa'll  a  iiem- 
*«ru  daiu  l«  liiMi  cellulaire  de  plwlam 
eapeee*  appartenant  an  genre  Caiméimm. 

EkTiin.  — Mojao  ptapoi<  pour  pvéraair,  daat 
le»  aeeoaÂaoMBM,  VtupkrrU  de  Paalaiil 

de  lamère,la«lftdlMt44|bMMi]fW 


4%l 


I  •!  Mriatoi  4e  irtauHéam  ttiflrttmn 
'«■Hmite  ImmMier;  par  M.  HMère. 

IiMM  t  raecaaion  da  aa  néiMira.  

—  9m  fie*  ralatif  dta  jiraiilM»  Jb  fa  rfwr 
dhate  4»  l'Ma  «■  «an  «  da  hi  cnate 


3 
a8 


mémoire  allanand  de  M-  B.  Cou»;  par 

M.      Bwuholdt   ifc 

~  A|;i'  r«lalif  ilr»  diTmrs  formaliont  daol 
■>(■  rompot-L-nl  le»  eoltinet  de  Smfiergil  pt*» 

Turin  ;  iMf  M.  il.  <* •  CoMnpio   l64 

—  Afiprtvistion  de  la  lempératnra  mojaUM 
de»  rpoqura  |;«ologiquee  de»  Urratm  Ut' 
liairfs  en  Europe  au  moyaa  da  Ntad* 
comparaiire  de*  rtpitei  wV—lar  at^Utiltt 

lie  co^mlUt  ;  fiTVL.  Drtkaïe$   M 

ÉQr*Tio:<i  4  iMMCU  rH»CTioiraii»«,  —  Mé- 
moire aur  riDlcyralioD  de  eea  rqaallawi 

par  M.  UtwHUr.  yV,' |||'|""f||' 

l4fMltM4t««4vMiawi(i»M.CaMi|r.  H 


Ëcwiiam.*-IfalaMrinM  érapUoo  | 

,  Mrvenaat  dan*  lat  miadiea 
i'adjrnamle  9teéNla,at  if^ 
du»  laajHivM  «|MUbt;  par 

M.  OkuntMl.  

Emiakrei.  —  Hadarehaaanatonlqtieael  ao». 
logique»  aa»  aa  fum  da  polypaa  ;  par  II. 

MllaaSdMrdi.  

•ti 

psIartetfM  cfrnJainr^ 
■«■a  >M  i»al  mniM  ;  proporltoM 
«HulaMadk 


44» 


m  nyM  aia|l»  da 

paaaa  ;  —  oapdMa  daoate  par  la  adaal , 

al  aomlirea  daaiaéi  par  Wabawtatka; 

Mémoire  de  M.  Blet   S40 

—  M.  Dumaj  hit  remarquer  qo«  ee«  daai 

laiinraa,  qaotqoe  ayant  la  mAme  ooa> 

poeitioB  et  k  peu  prée  la  I 

k  TéUl  liquide,  ont  capaoda 

lant  eUmiquo  dlIBi^t.....   Sf} 

Éntt.  —  Recherche»  anrk  aalan4trAM 

proarant  q»e  e*o>t  an  eorp»  aaalofae 

k  raVcooI  {  par  MM.  Ihuw  et  Pétifot. ...  4aS 
Éran.  —  Mémoire  »ar  lea  eomUiuitom  Aet 

atiiet  ttrtri^mc  et  parafrlriiue  avec  V*- 

tktr  al  la  aiaiKih;drat«  de  mélhrtènr  ;  par 


—  Mtmoirf  dr  M  ll< 

fHiraavaatéth.'r  

Énui  nuam.  —  L'incendia  qai  oonaua» 
toMdIadalteUbdaJaatIce,  daFkib,  la 
9  amifliSpaMll  atel»  été  caMé  par  b 
~  ~  {  naia  iaH.  tftM.:. 

9» 


6»4 

>S4 


TiéM  AU  cap  <lâ  Boiin4*&pinMê  pIV 

MM.  Bendul  «t  .I'unm   «Si 

  ÉloilM  âUntd  tré*  DombrMMi  tum  dan* 

h  (NaMM  aoiUé  du  mU  d«  aemi- 
ferai»rai|wll.Aww<   S?! 


(  640  ) 


—  IvtaUat  flIaaiM  ofaMnéM  dâni  U  mut  ém 

ta  m  iS  iwtw  |83»  àOrembourf...  SiS 

ElcniMi  i'utte  mweur  silu^  au  col  de  U  veuit, 
■u  moyen  d^iiulnimcDU  iotrodaita  par 
l'MiU*;  fw  M.  Urv  éCÈiMU   4I9 


■. .  -■;  K  ■  .- 

F«t*Mi  c<UJW-  —  No««  de  M.  F«ttH  MV. 

dent  otpice*  de  riuii»<^    5ll 

rUlMIillll  (n  iai'ifi)  nimil  T    '   laGuvano. .  6\ 
Fliu  —  TttAorta  da  Iraitsmaat  des  mincni* 
da  te daMl«ttaN»#«MM>;  P*'  M- 
PJi(r   6' 

c«XU  Uw-'M-ie  snr  M  Lf  Play   178 

Fur  ;  Rqp»/*<ciir  «in).  —  Vo;  ei  aa  mot  Urgala  tntr. 

FùTIO'  TTPBOllU:. — .Slli\«lll  M.  <4-  I^rrn^ui-  , 
cette  mabdii!  u'ot  pu  CâlwM  par  Tls- 
llammation  d»  glanée  il  4^ 
fiiilteaUs  de  Bruniu-r   355 

—  Éruplion  piutuleuie  lurrenant  dai»  la 
^ir<-   tfphotd^ .    ri  -lc  <K-  M.  tJitiinnat,  .  .  ^4" 

Fiayaii»  COSTIStls  —  I-i'  UmiuIv  i  ilmtruc- 
iton  puhlt^ftir  trau.iiiit  i  uii  DiLmuiro  |^(*ur 
i-oiK  .ijiir  au  prii  propos*.-  ftar  1  Acadcjitir 
4,-nncrmaiil  lu  question  des jU-ytf  s  continues.  tSi 

—  Mi'tiuiire  aorlM Jiit'rci  cmlimuti  (  pour  le 
m^me  concour»}   33i 

—  Méinoirti  lur  \  alli  raliona  d«i  or([uie> 
(la lu  le*  matadii'a  dites  fièvrrt  eonliHues 

(  iniiac  coucoun  ).   :)37 

|/|l^TftaGK  du»  eaiix  de  rivière  :  deacriptiuji  d'uii 

nouteau  proccdé  ;  par  M.  t.  JUaaax. ...  ■ 
_    Rapport  >ur  leJUtragedts  eaùi  ie  U  Cm- 

ronne  a  Bordemx  ;  rapportaur,  M.  Girard.    1 1 1 

—  NouToau  a|iUflM  da  îltMgai  par  M.  S*. 
rtrgir   t-r 

FiMKf». — M.  ih^mU-Marmt  dMOtada  qu'un 
■iMtasHB  lai  fiuu%e*t  H  la  ma— mr 
daat  d  «t  Ihataar,  wtit  adaib  an  «oa- 

Futwk  —■■m  —  MemllMOlMnMloBa 
dfllL  JBasil  MV4t  M^fl^****»»»»*»-* •  •  t3o 

d4pMl  tu  IL  Imr  *tMU. 
dji4J»w<i»i.^«.»^«^|i^.........>  1 

«■■à  liolir <» ampi itonpla ,  m  indique 
fafMMddéfini •Miylojfé»>>«><«a,»...  aai 
F«imi.~]l«yff«ilM  MthMhiidvll,  fto. 


lar'i(-rr-  l'ail  par  siitij'J'j  c.n(.^u<ii  j>i,tir 
loa  ekp^cet  à  plmctMM  muUtfla,  el  par 
roiiliiuiiI/<  les  natOMM 4kW IW liptaaa  k 

placenta  um/jue  

Firtaj  c{B''on  dit  avoir      vomt  pur  un  ai/itmide 

!irra  —  Communicalion  de  M.  Geojfrttx- 

Siif'r.*  '  ■   J    c'j   BujLl   ,,  i 

—  Auijonto  de  l'arrivco  do  ce  l'œlua  aParie 

—  M<  moir*  «or  ce  buj«t  ;  par  M.  G*e(fr<igr 
S^itnt'Uitan-f   3  il 

—  Fliplicaliiin»  au  tujel  ilo  l  l  nibryou  de 
Syra  j  par  M.  Of^>l/ro^j  S*itnt- Hiiaire. . .  .  iHt 

—  Mon  dernier  mvt  sur  i iùmbrjitn  de  Sjrra; 
Kolc  di'  M.  Ccojfroj  Saint  Uilaire  

—  Note  sur  le  voiiiisÂtMiieiit  d'un  fitrlus  p«r 

un  jvlino  (frcc  j        M.  Letau^  age   i  j^ 

Foui.  —  Des  alivralions  du  cfrvena  daaa  U 

MU;  par  M.  Scipion  Pinel   i 

—  Traiti  complet  du  règîme  tamîuurr  dei 
aléMsj  par  M.  Scîpiom  Pinel   t 

ro<icTiO!n  TiuRiCESBAHTEa.  —  DéBUMMiration 
d'un  tlul-orAraa  dA  à  M.  SUêrm  et  relatif 
ix  une  claaaa  do  focetkin»  traiMtcfinlanle»  ; 
p.tr  M.  Liomvitle    Ci8 

FuM.Li  DE  i.A  vnsnii;- — ]Suuvcllo»oiiMrvatioiu 

sur  i:i}n/ongus ,  par  U.  NicoJ   ^qi 

Fu^1r  .  —  EMaii  aur  la*  mofana  proprea  à 
provenir  l'oiidalioa  da  la  Ion  le  expoaie  à 
l'air  ;  par  M.  Dom.  M.  ùmauu  croit  qua 
pour  la*  Uxilala  «a  aadait  da  eaomtcluHtc 
•erait  1m  BMiUaur  moyon  

—  M.  Paxtmm  tett  qae  dapaia  loof-tempt 
il  a  prope»éd«(iir*duc«MiiefcaMru«a(< 
indiqué  par  M.  Umnat   6i> 

Foaaa.(t  Nlali««*  aux  pmbabiliUa  qui  dé- 
paadant  da  lté»  grand*  noabra*;  par 

M.J>MMm   6o3 

FlBm».  —  Elirt*  préanifc  é»  fc  tin^i  airl* 

eraÎManee  d'un  pauptlar.   419 

Féo».  —  S«f  la  dïMeiiiM  Mlvurt  Uq^aU* 
i«  froid  a'aat  propagé  «atMaimteW  Franaa; 

laUM  da  M.  de  FtaMn*.   1  al  18 

>  Nota  da  M.  lÊtnm  4»  ttmk  tn  la 
bafal  qai  i'M  ML  mMk  ans  AMillaa.  iS 

—  IiaHli  da  M.  Immt  BUT  an  apparifl 
9*U  mamam  A^tfminu^ttém-uumr  4t  la 

  4" 


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„  /iiriiiii— 1 


(  64.  ) 


GitoM.  —  Voyago  <lc  M.  Ptcmri  à  la  rivUr* 

do  CiboD   a35 

GiivAnsME.  —  Voy«t  aax  mots  ÉltttrteiU  t* 
Coarunts. 

Haika*.  —  Monofpvpbie  de»  ROie**  i  •p'*''»' 
Irracnl  du  (;3n|;a-caU  tl>^  Prorencc  oo  pi- 
l{eon-tétn>  d«  l>(>*n  rendu  dooiM liqu*  ; 
p»r  M.  Vrr<fc(   38;«tJ,jT 

GU-tTiini  «iniiTrimc. — Lettre  cfo  M  Coannit, 
dirrclonr  de  l'itablimi^niiml  dm  honillnna 
o<  MHipOT  &  la  c^cHlim  diitribuAm  par  l« 
Buraii  <t«  bimralMnee  d«  Lille,  cxMMcr- 
natil  Im  bon«  effpls  dp  it*  fiWipamloi» 
■nr  |«>  tndi(^nls  malodcia  aniqv«H  nn  «n 

■  distribué   iU3 

M.  Dumtu  annonco  qn'U  a  l«rB>in«  taa 
•nalytC!)  chimiquaK  qui  lui  ont  d«- 
raondMa  par  U  CoiniaiMion  chaigor  de 
reiamon  dca  pié«e*  rolutivc*  à  la  quostioa 
de  l'vmploi  doIa|;<Jatinc  comme  aliment.  28} 

—  M^iuoirc  bur  la  gi'latinaaUnionlaii«i  pnr 

M.  Gaimi>ti  dcoxièinc  partir   40' 

—  lettre  de  M.  Lainr,  propri<'l«irc  d'uoc  fa- 
brique di- gi'Utinti alimentaire, »ur  le* pro- 
prictca  nutritive»  de  c<ill«  siilulance   SSy 

GtOBiMc.  —  Nouvellca  r«B<arque*  inr  1*  eoiii- 
paraiaon  de*  mmun'»  gi^Mlitiquaa  at  oalro- 

iKMciqiw»  dcFrane*;  par  M- J'iuudfli   5o 

(Voyez  auaai  au  mot  Arc  du  mrrijita.) 

—  Modèle  et  d(»cription  d'uoo  l'ahU  gi»- 
âéù^iui  par  M.  IU»rr.  Lauteor  fait 
damer  ces  piiee*  |>air  M-  le  Miaial*»  plèai- 
pol«flliaire  dv  IViuiw     335 

(>(ocaAmic.  —  M-  <ir  Samt-Urnii  propoM  de 
tobiililuer  aui  abri  vialioiu  «mploycea 
dans  r«>criture,  pour  indiquer  la  |M>iiition 
gêographiqued^un  lieu,  daa  aignt'a  stmpl{*ê 
auxquels  OD  altacberait  la  m^ue  aigni- 
ficition   47B 

Gl««a*rBii  lOTjntn.  —  (Vayna  •«  mol  Bo- 

(Vlouicii.  —  (««otogic  4c  la  ftvfoitiiiU  :  par 

M.  CA.  r^xirr   ,35 

—  Examfrn  de  quelque*  tait*  |;*oln(>1qu(>a  oli- 
MTVrs  dans  la  partie  o«ekienlale  de 
raRclenne  pravlnc^  de  Bretagne  :  par 

M.  Adr.  lUIHrtlt   Sîg 

UiOLOciOvt  (Ciarc)  dh  à^^rlrment  ée  la 
VfnJfe,  dreaa^  par  M.  Aft^r.  Kapp«rt 

a»r  c«tW  Carte   i.T6 

GtoiMMciCCoLLECTRRi).—  Veye*  ao  ta^tCol- 

<>touiei«vi>  (éreocia).  — Voy  .in  mol  Épofmn 
titamtna.  siuintgc*.  —  Méiaolrc  inr  une 


Pji«fl 

notirelle  mrlbodo  de  géométrie  aiialvti. 

qoe;  par  M.  Prim  61S 

Girat.  —  nemarqaea  relalÏTca  à  la  rormalioD 

da  girro  :  par  M.  Fomrnrt   J«3 

Ci.oaii«  Tsaatmis.  —  Obsermttoni  anr  ce* 

Çlobee  ;  par  M.  HalJr  4) 

—  SMmojre  sur  le»  eanri  rt  tes  gtohfs  m 
rttir/:  par  M.  yinrrntOnUit   i  j; 

—  Bappori  aur  ce  rarmoirv  ,   «ig 

GoiT  {S'il  dii,>[iarrn>tleincnt  «boit  à  la  auilo 

dNinr  romiuotion  ri'rrbrtila,  et  resliluè  , 
opr^'»  un  temps  assis  lonc ,  l'appUra 
lion  directe  d'un  couinnl  cnlTaiiiqiiv  »ur 
la  fordo  du  {ympan,  d«<lui'tion  lirx-e  d« 
re  fuit  par  M.  MiigrndSt  relatiTemenl  k 

l'orljlne  du  nrrj  du  ^)mpllH   Jj- 

GsAi^s.  —  Coostdi'ratians  ijénôxales  sur  Iriir 

conservation  i  par  M.  Vatter}   i<ir< 

—  InducDrc  da  prix  de»  |^in»  sur  la  iiojfu- 
Uttionfranfaiu  ;  par  M.  CA.  Dupùt   Sh6 

GamiTis.  —  Les  tp-aaitoa  de  la  rire  dioila  da 
l'Elbe,  en  Saie,  Mint-iU  plu*  rcceala  qua 
la  c;'air  qu'il»  paraissent  recooTrir.  Mé- 
moire do  H.  Benuid  Coiu  :  euaail  Iraos- 
mi*  par  M.  dr  HumkolJi.,   lO» 

(îaÉu.  —  ObsorratioDS  sur  la  /armmtion  dr  U 
g'rlr,  (giti^  pendant  deux  oragea  qui  diuu 
l'rli  de  iS35  ont  rata^é  lu  environs  d» 

Clcnimnl;  |iar  M.  Lkcoc   3i| 

Aujnuinlatioo  de  (olume  de»  grèlout  d«iu 
l«s  lieux  qui  étaient  frappt**  plus  tard 

par  l'orage   laS  - 

Forme  de»  Qr^lon^   3aS 

Mouvement  en  sens  diti-rs  (TAloo* 

daiis  lo  nuago  où  ils  se  fornuienl   3i; 

I^r  bruissement  dans  l'air   3*8 

  Obs«rvation*  rclatirea  k  trois  ehula*  d« 

grêle  qui  ont  eu  lieu  en  |834  ^  Toulon**  ; 

par  M.  Boiigiraud   SG6 

Fonac  générala  da*  grtloM   S69 

Pointaa  aiguC*  qui  hëritsaiant  le«r  suiiaee.  568 
Noyaux  neigeux;'  matière  pulrét^leiMe 
trouvée  dan»  l'lnl*rie<*r  da  plaaieura  grfr- 

looa  ;  yoloma  d*«  grAIOn*.   S6S 

Lear  Tltesie  à  dlfîéreata  nsoia«nl*  d«  tanr 
daaeeota   S6» 

—  En  iUr<«a''>'l|I>^lc  i**"^ 
pendant leauragr*;  obaerv.  d«  M.  UMpfel. 

(ji^,  aa  lliiB»ca«Mas««.  —  L«a  oaiproiataa 
qu'on  y  trouva  a'out  point  «M,  •uiiaat 
M.  dr  tlttm'iHe.  lolsWc*  par  les  p<a4i 
d'un  quadropMe  ,   j&i 

Gaisoe.  —  Soi  la  degacen»»"»  do  gri*M,  a« 
t^àÊt^m  «arboBc  daaa  taa  minf«  de  <Aar- 

9^.. 


/ 


(  64a  ) 


I  (le  Ufre;  par  M.  fiiuWf   3*1  I  G«a9W(.  —  Vq7*|t  4»  H.  PfMrt  à  h  alto  dl 

!•  J<fi|iiw— t  du  gri«oa  ;  Mof  pt         I        Guiaét...   935 


«■  voyait  «n  Ortm ,  ptr  M. 

dMAA^w»  

da  naalniiM  «alMMi  in  faiali 

■■•MMaa 


de  la  mer.L«tU«  delL&aHaiàlf.i 
Hit'Tivu  MioakTiiiQtu.  —  Haia  da  M.  A 
MamioUi ,  *ar  U  haotoar  noyennt  du  ba- 
iWDMra  «a  niTMu  de  la  mer  par  dtS^ 
NMaa  latltodei.  La  ifîiiillMlliw  A  ftiama 
<lr  f«  co/oMw  taro«iArj|w  as  ■famdt  la 
MU-,  o&«-r<'ai{«  drs  fa  urne  inipteair  aax 
Marj  trmpérétt,  asBMieéa  d'abord  par 
M.deHumboldt,  cat  conHnaéapar  Iwob- 
Mr«atlon>  alUrieurai  dea  Toyagava  

—  Dana  laa  rcchcrebaa  de  la  prejaloo  au  ni- 
«•aadala  BMT,  on  a  né);Iigék  torld'appli- 
qoar  au  haaieura  liar«Biélriquea  la  cor- 
reetioB  d^paodaate  de  la  mialion  de  la 
paaaoMur  ant  dxràrenua  laUtodia.  Ra- 
marqoade  M.  PoggaUkuf.  

—  TUihan  daa  haotaoM  Imaaétriiivaa  rte- 
niaa.parM.  Ma««, iMnilea aéroat 
aa  niTcao  de  la  mer,  aveo  el  aaru  la  eor- 
reciioo  de  peaanteur  ;  par  M.  l'oggmdorj 

JJ^iT»  KorimAfi.  —  Théorie  da  iraUammt 
rninrraii  dtjm  dÉM  liitaaliJ>ar«iM»f 
f%tti.  La  fUr  

—  Latti«daM.CM««aMM.  ta^Mkte. 


an 


570 


57a 


57Î 


VO*  qu'il  a  axpoaé  kl 
ILUflmy   vj^ 

—  IMpaiiiadtlii  imPhiy  àHUrtala—tlaH  aai 
Bmna.->9*«lf^  «or aoa^|ai{  par 

M.  naaMH.   30 

_  Giririaon  daaiwwfti»  a»  ama*  f^b^n 

pi^uéadamtU  tteltrnWr»   yj% 

BaSAi-nnik  (IsttLtts;.  —  M.  Guérim  trouvecth-n 

nn  Hi^upude  aptère  (U  mackilti  folYpoiL) 

dm  orfaiH»  tcmbUbJe*  aux  mes  brtH 

ckuuuc  de*  cruiUc^  inférieura  

BmoouTs  (  (Xuvrti  d*  ).  —  Tramil  ear  en 

(MTrea;  par  M.  Lengê   4io 

Hmiu-  —  Note  oooeernaol  l'action  de  l  acuir 

iutfuri^ue  aar  lea>u7M;  par  M.  Fitmr.  Ipj 
HmacLiQc*  (Tmm) .— Vojei  au  not  TtuMm.  ' 

Boua  hjrdrmiijmt.  —  Voya  au  mot  Rome. 

MÊÊÊmtiar  k$«kem»t  iefir;  par  H.  Ttm- 
rtaf   393 

—  AdiUtton  k  ce  mémoire   49} 

HTMO-atiSAaioi:.  —  Note  anr  une  nouvelle  ea- 

p«aa  dWtidel  rkf4r9*e»taMe);  par 

M^lammu   S)a 

Btbmhém  ciaaoïrt.  —  Sorla  dégagaaMol  da 
!■  kydrogina  carboné  t  M  §rUm  daita  lea 

■rfmi  dr  ciuuriMm  ie  tort  3a3  et  5e9 

HitBB  TAcaaTtt.  —  Sur  PatMaoea  da  eoMoea- 

ptoe  au  Séné^l  -,  |>ar  M.  Robrrt   J6a 

SntmrriaEi.  —  Redirrche»  nnatoniqoea  et 
pbjBiolo({li|Baa  aur   oea  iaaeeua;  par 

^   * 


lu.  —  Nota  anr  VmfptmUoit  promut»  d  umc 
«MMwffa  lU  dau  l'Archipel  de  la  Grtoe  j 
DOUptalL  rirlec...   S3r 

lut  Jmm.    V«|aB  au  mot  JuUm. 

iMcamaa.  —  Haï*  aar  lea  mojena  de  lea  mai- 


triMT  {  par  M.  Gamdtm   33g 

tomto  (  Liam).  —  iipparaU  pour  péoéirer 


qa'U  a  eipotcs  daii^  set  reciberciu»  bur  l« 

infutoirci  ,   «67 

IwHaTiu».  —  Leiirc  de  M.  BHire  sur  le  état- 

ger  irt  iukumalioiu  prtciiHtf.  i   38} 

—  Lettre  aur  ua  cas  perliculler  il'uiAwnaléaa 
priciftHn;  par  M.  JmlU  t'ontcHcUe   aSy 

—  MéBMita  du  même  auteur  uir  laa  itm- 
UiummU  morluûiret  de  l'Allema^oe, ...  a 

iMOatatMaa.  —  Note  aur  lea  inoodation*  qui 
aM  an  lia*  i  différaotoa  <poquaa  dana  la 
«MlMi  ét  fariii  par  M.  GUwé   486 

lÉMMio>(  AufteAr  ).  -  Vaya n mm. 


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(  643  ) 


I A  wiftEwoK  —  Rapport  »ur  le  *>»• 
I  M.  HtwUitd;  indication  d« 
aiflM  lllllilIlMllWt  nmiirtl"  on  iTiit 
«■  éi^k  loeonn  pour  icnéM  \m  tnttJV- 
MBto  k  i^flexioa  pNfM  fc  11  MMM. 

<i««  grand*  trelc*  

—   PlèM  «Jontée  par  M.  Artar ,  «u  cercle  ré - 
pMlMT  à  r^Rxion  ,  qai  d«riGnt  tinii 
prepi«)lUBM«aredetoiil««*arte«d'*ngla(.  »oi 
IntMAUn.  —  Euai  •urnnemMhodi>  |rciiénle 
déterininer  U  T«l«or  d,-...  ,r,i'gralri 

ite-i  par  M.  HûMot..  ôm 


IllT<0»ATHHi  —  Mèmnirn  «ur  l'inlrgrilion  df« 
^aaliomtJiJ/rretiiiflUs  ,  par  M.  Caiif  *j  . . 

  llUnioira    »ur    rinlë^ymllon   de»  ei/ua- 

liOHi  à  imScei  fiaetioHiuùret  ;  par  M.  Liou- 
Mle  

luH  ,  Cblo«e  ei  B»o«t.  —  Action  exaroAe  par 
rr  »  ir'jiï  .  nr]  ".  !>ur  lc«  ml»  formAi  par  laa 
aciJt  i  n,i,;ini,iiiet,  et  certain*  onife*  m^- 
ra//  •ru'-i  ,  l>*r  M  /"//^l  

_  Action  de  l'<oie  iar  ka  baaaa  ulUahlaa 
MÎjlMCifwiiM;  pw  IL  MiMfap.. . 


iManMtMNn*»' 


ooiudiobMwifM....:   M« 

-  Rapport  Mt«w«i*Hli«iVtt  ta  iMtiM  ^ 

leM^.   '5? 

JcCHVm  caiHiiciK.  —  Sar  lut  ehanco* 
dlaiwa  dao*  CM  jugemento  ;  no»  do 

M.MiM«,  «nr  la  <v<  deigruA  wtmAnt.  ^1 

~  Bi«Mi«n»<i*lt.Ct.  J>ir^   38o 

-  OeM.JIMr   »> 


JwiAini  MAJioiB.  —  K^t-il  poliiWt;  do  driermt- 

nsr  IV'poqiin  d<!  l.i       lutrii-iiti'iiiia  k  la- 
quelle ili  M>  kont  réunis,  <l  d'^pprccirr 
leur  mode  de  réunion  '  Note  li'  M  ' 
—    Nolï  sur  11"»  JuniMUT  tianioii.;  [  ar  M  Ia- 

MMl-/!^».-  -  -   ,  .     .  -  ■  

JniA  ("'}  — Rupf>or»»iir  I"  iijia^fi'  de  M  i.unt- 
itjni  /'ifvvjjj  à  l'Ile  Julia,  «  Malle  ,  vi\  Si- 
ciU-' .  :^ux  jlrï  I.ii'ari  ,  el  flan%  les  cnviroMs 

di>  Nnjdos  

Opinion  d<;  M.  C  Prrvntt ,  tur  lea  caus» 
qaiontpr^id^àla  foriMllaildanto JoUa 
•l  i  ta  deatfiMtioa  


I  qn'abaorba  ccll« 
àdiffé- 

d«M.  atwwlwtaMMMf  

Làaunw.  —  Sar  la  li«a1liiAi  «a4fJ^  par 

M.  «o*^r#   36» 

Ljiari;  —  M.  laO' P»**"*»  •••^ 

tvKf  Janvie  niA«alfB«   >38 

L*:»r.ci.  —  Mémoire  de  M.  Dawnor.  —  Miu- 
cUi  da  la  lanfua  cka*  I**  oUtmx,  variant 
an  aoBbre  lalon  lei  genres  et  tea  eapicea.  18g 
LaiHM  Jia  ciaaaf Haat ,  «ha  çrawiiile». . .  189 

caM^M»  '9" 

—  Mécaniioia  de*  moaTemaaM  4to  te  bafM 

do  auméUm  ;  par  M.  DumMI   rt» 

—  Note  de  M.  Duvemur  ,  ciplicatire  de  U 
théorie  qu'il  a  donnée  d«>  moavrmenli  de 

la  l»i»g>te  lit  canuf'Ircn   349 

t.tTai«ts. —  ObclUque  »emUai«oiKla-Utrinei 

parM.P.  Woc   73 

Lks  fait  à  l'Acadcroic  de»  Scieneea ,  par  Ma- 
dame la  marqui»^  LaplAC^  ,pouT  U  fon- 
dMlM  à  pafpét«il4  iTud  pris  oooaialant 
4utta 


*||.4»  l4«lMt*  ViiHMi 

aatorlaant  raeeepunlon  de  eelega...... 

Lariia.  —  NoUea  aor  un  nuuTecin  l«Tl4r4(^ 
liaét  «errirà  la  lotamoîion  mériamtf  par 
VLAImi..  

Litoi.  —  Aoalfae  da  c«(l«  inbatanea  ;  |Mr 
M.  Bouiungiuill  

Lia.  —  Proportion  d'eao  qu'absorba  eattetubs- 
tanoo  dans  do*  atmosphère*  à  diliérenl* 
dagr<i  hygrométriqnaa  ;  recherche*  de 
M.  Cftenva/  sur  la  teinture  

LmoTami.  —  De  ses  aealdent*  réels,  et  de 
ses  accident*  tuppoai*{  nota  par  M.  Ség»U$ 

—  Briir-pierrr  à  écroa  brisé  ,  présenté  par 
M    Lercr  tÈtiolIt  

—  M.  Lrdatn  snnonrr  qiin  M-  Cn'iaU  m  sert 

depuis  11  in^;  -  tenip*  d'il  M  bri;^pi/_-rrr  <]nu\  Vf- 

rrou  e»t  ,  coïnmr  dan»  celui  de  M.  Leroy 
d'Étlolk  ,  compo«é  de  deui  pièces  '[ul  na 
>e  rapprochent  qu'au  moment  eu  la  ria 
doit  agir  ,  .  , 

—  M4moir«  tur  la  UdftrtUt  itHtr*k ,  par 

M.toir#*Mb  


<«a) 


Ltvnci.  —  CollOcUon  d*  lirrr$  tmlrlaimi  «t 
luomgoh  danoét^*  la  Btbliotltéqua de  riai- 
tilul  ,  p  ir  M  SeUlliHgJe  Cmatad  

Locoaoïici.»  A  Tirn'ii.  —  Rapport  rar  la* 
pcriiac<*<  taitc*  par  M.  Homont  y  aveodai 
modules  Afi  loconxoit^i  «i  v«p<;itr  

Loti««»ii'i'<  •.EKit>M  —  Nota  <!•  M.  Hnttt  , 
»ur  tiri  nioven  dr  IcframotioD  arrî«nn«<|iii 
fiernicttrait  di- d'M  li-,  I   rofiinirril .  , 

—  \(>tic«%*lr  iiB  noOM^t.!  lei  trr<li-*l  in«' Il  *«r 
^  II  :i  la  Ir.ritmi.ition  iii.-i-k''nrir  ;  ])iiT  M.  Aimé. 

—  M  Yttndtr/n.tdt-n  adrfsf.r  unn  copie  de  la 
ddccriplion  qu'il  s  donniV  en  i833  ,  de 
nouTiMux  proeétUi  pour  Jirigrr  «oie  /«€»- 
molion  dtnt  FéUr  om  Jmm  r«Mk  

LMwrTml  campar<«  d«n«  l«  dwu  mu*  ;  aote 
do  M.  OfnmfffTrmad. .,  

—  Ca>  d«  longAviU  obMrrét  k  TbèbM ,  par 
le  maréchal  Mtrmant  .-  iMPwd  d«  IM 
•as ,  <|ui  jouit  ib  Millet  Mi  I 

t  M  rappelle 
l^nein  4Ut  dn  ptye. 
~    >lNm  k 

i/pwK  fltfb*  

.— 'LMnda M.  CMdrmh Mo- 
rte ■Éfté—llfU»     M  I«n<èn.^i8a  « 

sr-î,  4«ï«»  *" 

iwr  khwiMn  *»*onii«*i 
ftilM  pttK  fWliHiptt- 
tetladHtedtnrtipMAiiSiNi  106. 


haetre,  tourteUra^ 


lltOUXL  A  ELEVER  LS»  laCXj   par  M.  J'ip/rrlli 

Itapport  >ur  c«tt«  marhint'  

  M,  Borchari  vcrit  qu'une  nuicbiiw;  loiitc 

temblablc  à  colle  de  M.  Jappclli  •  ^K^  «u^- 
caUr.  ù  Maneille  il  j  •  Mate  am  

Murnin  i  coricn  1^  ManOS»  Uvtttf*  pU 
M,  Snai'^"'..  .   

MlLlliil-  M.")ii  1  t  M-  'lU  luidjrL  -.t-c  ,  p.'r  M  /-TT-.^ 

MAriiiii.  r:<i  iJtfttiuUSi  prci«!iiUi.  j^jrM.  i'.Ji.ir 

M.«cni*'-*  *  >  «ni»-  —  Mujeiu  pro;  l  us  j  lot 
prvAfifrvr  H<**  l'^plouam.  M.  HutAitu: 
mande  i  mlirrr  >  u  iiK  inoif.'  lur  ce  c^jet 
qu'il  anil  priwi  '  ;i  I  Ai:^Ji  ini«e(au«iae) 
il  te  |krop4Me      Warn  di.-^  c li^iigAioanta. 

  Nouveau  néoaaaiuc  dmtiiiu  t  pHTeair 

In  eicpl9»iu  d«*  laeeUaee  k  vapear;  par 
M.  )y>rrl  

—  Pr<ijrt  d'une  machinf"  &  T;ipr\ir  du nb  laquelle 
Vea»  trrdji  Àetomp«trt  (U'  intiuim  tU  l* 
pilé  m  ffl  deux  rlimrnu  ^tuein  qui  arri- 
vetf ieol  aépar«in«nt  tout  le  piiloa ,  et , 


3S 


7 

5î« 


lt4é- 


>éÊ  WttlÊà.ÉM^^, 


not«  de  M  .^m  S-  diliol   3uft 

—  M.  LiJ.ri  [Minvc  que  le  paua^e  du  manus- 
crit contulli'  piir  M.Snlîlloi  pourrait  bien 
cm  une  inlfTf»olaliua  fjit'-  daiib  le»  eo- 
pUw  de  l'mjvragtî  ii      vuJ  -  U  r/.i  , 

riruf  -  a  1j  dfLûuvi'rti'  di  ï  1 1  iin -/I,  ^fci^  .  aoî 

—  Remarniii  di.  M.i.tii//o<,  iiudiii;  a  prou- 
ver que  lu  cupie  où  il  a  trouve  le  passage 
>nr  la  rarialioa  ■  ctc  mirit  luny  lcinps 
avaal  ta  uaiuanco  dir  Tj  cho  Brehé   368 

—  NoBvellea  ubjectivna  <K'  M  Lthri ,  rala- 
livtmenl  à  Vkge  de  la  copie  citée   161 

_  K<ij^i,nM-  de  M.  &r'dllUol  am  IMimellai 
nlijni'tion!  pr««nl^  lor  la  iécomtru  êt 

Ia  vanilion  pur  .Kholâl-Wrf*   iOI 

—  Menioiii!  mr  U  ihmrie  de  U  Lmm*  ;  par 

M.  df  J'oiilrcoulanl   »y| 

—  R«fl«xi<iDa  de  M.  Poisson  ,  àroecauoD  de 

ce  nteolre   sjG 

—  Noie  de  M.  Plnu,  inr  U  p»g<i  i3S  4a  i*' 
volume  de  U  TUorie  du  la  Lamt  

—  yLie  Tinetiu  prHaad  que  le*  attrooMMa 
se  tniBpeot  dta*  ce  qoHIe  diseal  da  non- 
veaunl  aiUpliqiM  de  la  Cûne  autour  do 

la  Tarn.   5iS 

—  M.  4r  FàMnw  adraaaa  de  noaTcUet  ré* 
flcsioM  aar  le*  bout  etaenu  relaUbda  U 
LaM  al  dab  Terre   516 

Li'xATiQRi.— •Iligee  palbologlqaw  iwéaaalita 
par  Ml  faiirj  ,  pour  proarar  la      ijIi»  , 

dana  les  Ihnellewi  At/kmtrt*  %m  *im 

pu  M.  /*te  emMm. , .»   SSt 


i56 


6io 

5iS 

619 


■.'enflammant  eu  poiut,  rt'produiraieat 
de  la  »epc»r  ;  par  ^L  Lueiunenger  

Miic^ttis,  considérée  eomae  peiaeipajuilfM 
<Im  \\r druuiiciidàttÊÊlMamd^imf  aole 
par  M.  ».«*!  

MscRCriMl.  —  OfaserTMioaa  inai^tlquaa  fct> 
(««  k  Toolon  par  Mkl.  barmde*m .  Oew- 
lifr  et  MiMirifX  

—  Marche  de  l'aiguille  aimaMéa  aar  la  (Ac 
otridentale  àt-  l'AmMfÊl  db  mtj  «Mnft 
d'âne  laMndaM.  Car.  

—  irMialla  Odnria  dt  FtadhabM  dblW- 


i96 


traMBila  par  IL  k  JfMrtnt  db  40Ur«f 

itrangèret.   99 

lapffWlinraa  goiémoire  de  M.  PtiOa», 

rahttr  an  mttt  al  au  pan-Dchyme  da  k 

ti|e  do  moû ;  par  M.  Rotifjuet  .••  ^fil 

—  M.  Btmt/vmt  demande  un  rapport  Mr  Mtt 


Digmzed  by  Goo; 


(  645  ) 


lluUiie  amiunlU  fiêak  M 

  5a4 

14*IL  ftlMMrr  MTCM  o«i*n«t.  SS5 
,  tUnm  dthfèt  à  Toc- 

priqril^  poor  qiièlqaw  ftiu  ntetift  k 
rUiiolM  dtctiu  «Mal*  qu'il  m»  a» 

■•■•<•  ffaNtaM«BBiH«Htlf.  BmM> 

fovi   565 

Mâiwn  ic!.Tigit  i<u  iji*  MeU  ft*  MM.  Boilb' 

<i<r  thrlitus  et  lUli;^i«  alnéi  BtfffWt 

««r  aatMMMfi   l30 

MaiiiM.  »  Sur  no  nonrnu  groope  dflni< 

«■  OriheplAre*  de  li  Etmllla  dM  MwU. 

IMlMp«JI.AMÉWt.   169 

Uiuiaa.  —  Rapport  «or  l«  MikM  MnBo  iM- 

iilmoiilnilii  nousda  h  Mi  umèiiuffiliu)  ; 

par  M.  Bdilemrt  dt  Thurr   1 

—  Sutiftlqaa  dépaitemmulc  de*  tmrim, 
aMtm,  fftmliÊt,  «te.,  à»  la  Fmm;  par 
11*  Aayvw 

Mmuws.  —  UhuoM  do  ^>i*  «In  fMiw  IV 

M.  a.  OaiN'a.  ng 

'iluauilu  (Oa).  —  IfMmra  auiMte  «mf 
tMillM  dana  la  «aa  de  fimûmn  éi  fm 
■■■fffafn  ittfirieitri  par  IL  JImmIm.  SSj 
lUuimca. — Sw  te  naaiére  d'<t«adN  Ita  dir- 
flvoou  principea  daotéaaaiqoa  à  daa  v*- 
iAhm  de  corps  en  laa  MMMâwt  oomme 
dM  •Hcmblaei»  da  noHaaha  ;  par 
lLOflrMd«   85 

riaib  ;a 

Mémuim  qoi  aiMM  déwiuto  aa  i83>  par 

b  SoetM  AaraiSt  *  Umdm..   m 

^  lUdaBla  kadda  far  la  JM  dk  Am- 
■MTc*  «a  fefMW  da  calai  qal  détiaiia 
la  pMBlar  «m  c««4i«  iifl<wy<far.....  909 

I    CaaMacBT,  par  H. 
kiadaFÀMliaiia  Âw 
àr*w«lwli  di 

OVtaaar,  «la  «avaMtaai.   1-7 

I  tilin'iiîifîii''***'  "tÎ?!!!!!!  ****  **  *" 

dtflîii  «ri  aitaHM  «vk^MMM  pT 

iarfiia}»arM.«M;   S] 

a.>«lA  laplaaatMfMaa  Ai  felNBtètia  an 


daaa  la  liât  d*dclaiiHir  aa  patat  da 

IWpMaphiaiqaa........   ffi^ 

Hfacaui  (KdUbnM  44.  •»  ladMaa  MT  la 
naiw«  a(  lat  ptOftUHi  daaaaipaai  qw 
lama  raltaaâlaa  aiaa  la  Mrtiaiaia  da 

MiaiHn"!b«  db).  "à*  Âaw'  '  *'  ^ 

Mawaaa  —  Maaaraa  |*»iMalqMa  ai 

niques   de  FriDM , 
elles  i   par  M.  ftiHail... »».... ...... 

—  MaMva  da  r<rc  da 
tn*  Im  funllilti  de  , 
ttrm  i  Boto  de  M .  Piuumt  lar  une  noavelle 
dauvrminatioii  <lo  la  loogiMMir  de  cet  arc.  44 

—  Nota  <le  MM.  Am^o  ti  Oîoi  »ur  le  mé- 
moire proccilpnt  

—  Hemarflues    liii   M.    Puuuni    tiur  iiUle 

iioi'-^-   -.,  )''>3«<4ltS 

—  M.  Puiji'int  tii']'i'ur.  h'jn  ni*'nnjirc  -iir  une 
nuuV^illo  (l-  (('rnHnjli<.ri  i_k'  l'an:  'if  nu:Ti* 
dien  eurniirii  l'iiirr^  Monljouy  l'I  t'or- 
nMtnlij-j  

McscRO  ni-  Kj.M.LtiLP,.  —  Compaiaboa  daa 
lieux  i-rju'i ir::>  d&i  lUÊxuroe  da  lafl^aair 

de  la  1  runce,  fiar  M.  SuU   fjj 

VLttAtt.  —-  Sur  lo  moyen  de  les  pr^erTer  de 
roiiJiiUon,  toitdaureau,  loil  dant  i'air^ 

l>«r  M.  Ed.  Darx  

MaracaouMigaia  (OasiaVAnoas}.— Taltteau 

iSSS   aS 

1O0     ijS 

  «34 



'  •  •   44» 

  Sfa 

M-      618 

—  Essai  Mir  une  méthodif  Rctirnilr  j.our  d<'- 
terminer  la  râleur  deo  inlrgralrj  mltra- 
rltipHijari ,  elc.  ;  par  M.HicKclai   (i^, 

METHUi;>r    —  M.'di-.;  ir>='  sur  rnin[)it).ïi-*>n5 
d<^s  acidï'ii  UrtriijuL-  t?l  j^araLirtrique  aicr 
IVthcr  et  le  mono  hjdrali-  d.i  mcthyl^jtf 
par  ^!    (#U(v IM- Va/7:r     fjg^ 

.MioaAiKi?»  i>t<  i:<:iiACii  —  F.ii  .AhTsu'riu, 
dapr#s  •[ur  ra;  [OTrlr  M.  Uupfirl,  les 
iingi'i  {•\  !(■'.  r.'r^-'iirijj,  on  chanf^raut  de 
canton,  lrii*iTi.rnt  souvent  des  ptaifaus 
fort  életti   38 

Mixnaii  DE  rsa.  —  Th<!«rie  du  traiicmcal 
doa  minerait  de  far  dana  le*  kaais/our- 
mcMue  ;  par  M.  Le  Pl^   (18 

—  Récbmation  d«  M.  ChAnmùM  laodanl 
à  établir  aaadroltt  à  la  priartM  rataUva- 
MUaaMattMa;   i;» 


Google 


(646  ) 


■laiiqM  « 

ll.««i*r.   4>S 

JlvJrtgèui  eartméf 
la  fUMlo»  rtiniiMil^— 
Ip  «MaattMMiMiM* 

dakoaill*.  SaSalSog 

—  Anani)  po«r  U  Iraïuport  <im  oavritrt 
ktméi  dau  la*  profondeur»  dm  aàmmj 
rarll.r«fai.   SJj 

Maueauwui  (Acnoa).  —  EUcberchM  «ar  «• 

•lilati  par  M.  BmtuHmtHt   61 

MaUcâuwi  (Étaj).  —  ProjMwUioiu  nlativcs 
tlVmaMUeolalMdM  cor|w,|iwM.Pfr- 
M>,  additign  k  un  préeddanl  aiiBMfaa, 
pr«M«U-  par  l'aulMir  en  BMt  |8JS   So6 

Mtairsocx».  —  La  companiaon  de*  «apéew  vi- 
Tantva  de  moUuMiucs  taalacM  aux  «aptoM 
dont  le*  debri«  noiil  nnfouit  dam  lea  dl- 
\ene»  formalion:»  dt  tr-rratns  ttrtUiirti, 
Ibornil  de*  doniwea  tur  la  u 
nmxeime  de  chaeuBe  de*  époque*  ai 
W*  cormpondfnt  I09  direr^s  formations. 
Mémoin-  de  îil  /i-i^-i-.  /    Su6 

—  OtM«r«altait»  «ur  le  dé>eiopp«OHM>t  ilr» 

■oUas^Ha}  par  IL   Aatlt  /acfi»- 

mia   i33rtilj3 

M'iMtiiKs. —  Obucn  aiiuiu  lur  la*  moaTemeni* 

dr»  prima  cjui  *.*( rhappcnc  di?»  lubca  du 

DiaU/n.l  SwarU'i  ,    J'.tr  M     /  Ji...  ru'   jG^ 

M*>ur.  —  liiic-rlitudc  de»  *i^ne  de  n.ùr  i,  par 
M.  /a/i'it  dr  fomenellt.  Comnumicjii  jn 
ti^uii  i»ûUT<?a»  'ail  k  Tapptij  cJf*  i.lt-'i-».  ilc 
ram.'ui  ....  -  - ,  . . .  35; 

  L'Ac^di'uiio  rci^oit  la  aouicllti  do  la  morC 

d«Jl.ila^'«   3flS 

MoRT^LME.  —  Lettre  de  M.  Dtmon/rrrmud  nr 

l<'^  U'iblo*  de  morUllté   1G8 

M' laiu  i.>  c^iTaccTioa. —Rapport  d«  M.  Oè- 
rican  de  TKurjf  aur  une  notka  de  M.  Dmf 
de  Curii,  relative  k  U  confection  des  laor- 

tler*  de  conttrnction   86 

HoaTiias  aoaauii.  —  OiMarratioa*  relati'a*  t 

ce*  mortier*;  parM.  JUur  7$ 

MoKTcaiitt  (ÉTAMMWiinT»).— MftaaoiM  mm 
lu  cuMiwamirta  «atHalmi  4p  Wtt- 

rnMgo»;  par  M.  MU  IhaMMilr...   « 

dt  MHt  tMiNi  par 

E^teNw  •  '57 

«a  M.  Burdt»,  a|aal  pow 
titta  »«MMr4i  aa 


Doa4uB4tia«paBa,  aaialiiaa  ^ 

danibra   SgS 

iffaafe 

•/l*a.pMaib   4» 

—  M.  Aniart  tMHH.  «■  toaar  * 
M.  WrmM,  la  piiaiM  «a  Hiéa  «iM- 
ployer  IW  (taad  aaaaMI  aMiaP<     . •  4^4 

—  M.  Breucm  réelaM  la  piMM  dWaa 
tioD,  rabUraiMat  ft  talflai  4a  IM- 

comme  forre  raotrleau 
il  pour  mliliier  le 
ai^pnal  la  htra  larrir  k| 
oiralanqaa  la  ^tata  aMai,  B»«o' 

mantt  

Moccai*.  —  M.  J>iimrrii  rappeUe  à  ''--rmlaa 
d\iDe  conuBunleatioa  relatlre  à  un  eiyp- 
togarae  qui  ae  développe  fc  la  aariaec  da 
corp*  de*  Ter*  k  «oie  mort*  de  la  mat- 
eardinr  ,  qu'on  Toit  touTeot  nne  Tégéla- 
tion  analogM  aar  l'^alidamii  da  «Macftn 
qu'on  trouta  MtM  apila  laapMaaAa* 

tomnc   .4^ 

Moi\LiitsT.  —  Mémoire  >ur  les  Cqu«t4ona''4a 
mouvrmml  rrlalt/  det  ^  strmr%  de  corps  ; 
parM.  CcTMuJù     iça» 

—  Loi  des  tn^'U^'rmrnli  \  et  tîr?  afliïiUfi 

nrg.ïiii.pu.?  ,   ]  ai-  M    /'l'ur  nTu/f. .   SgS 

MiaiEo.  —  Dr  It^rfr,  du  rjiùncr  bUnc  sur 

IfiïiilrierdLHl'hilippinc*.;  pjirM,  B^uw/ok/.  Sj* 
Ml  w:Ar.Di!iL.  —  I,i-Uro  de  M  (  V, ,hi-tiiJ  rrlmue 
am  rrcli iTr.h*!»  ilc  M  Huit:  ^ur  I.t  rualadir 
dfi  l'erg  a  toie  roisnuc  nom  dc 

fuiticnrdinr..  30J 

—  Kipositioa  de«  priiiripauJ  r^tullat*  aux- 
quels M.  Boni  r^t  .irriré  dan*  aa*  re- 
cbercKo*  aur  la  ni  uacardioe  

—  Oteerration*  de  M.  Dom^i'i  relalivenionl 
k  an  cryptogame  qui  ae  di'veloppe  >ur 
Tabdomen  de  oerlainei  mouches  ajin!'» 
leur  mort  et  qui  parait  atoir  dob  rap 
porta  avec  celui  qui  eauae  la  mutcaid.m- 
da*  Ter*  k  *oie   ^ 

—  M.  B»rti  daaoande  que  le*  redicrches  dc 
tLJBMtùiurU  imueariime soientioumiie* 
k  aaa  commiaaion  (pédala   4gB 

.  —  La  paralysie  des  amacles  ie  l'ùu- 
l^lMHm  aat,  anivant  M.  SlrvaMyer,  aoe 
daaaaaMa  la»  plot  eooaaaaa*  da  la  d^ 

•daNHiAMfiUt   396 

Uma^Ê.  — MiMiM  im  lai  ayrua^ii,  la* 
«|Mte  at  laa  caiIfTMvpaiaflli^aaplM 
«aPoaUUaiparM.i.*Mtf^aifabw.  ^ 


(  647  ) 


KiitMMCM.  —  Iiil4MaM<bi|wi*4H^iiiwwr 
le  iiomlire  dw  OtilHMH;  aidnoinila 
M.  a.  JhfHiu   M} 

Hapim  BqilafMloa  eA>loeique  cl«  eort- 

rons  (1<!  Njipleii ,  parM.  C>n<t.jnt  l'mail.  145 

ÎÏÀiiiKti,  —  Apparrit  rJostinc  (i  C»ire  ifurf  htT 
)<M  iuivir««  '>rduiaîri-«,  lorsque  lo  venta 
ceao^,  en  utilisant  le  moui'rnh'ni  iJcs  x-nfues.  fîso 

Mueu  riuÉTCLUE*.  —  Le  ur  httittfuf  au  li/'i- 
m  «fa  awvui  de  la  mer  daiu  le  Kamt- 
0lmé»t  IMIM  de  M.  Brmm  i  M.  Anfo.  4(>g 

Kll*  M  tnrta.—  Dn  eaa  déjk  anelon  de  nr- 
*at  «Tatottlroii  /MrtitUt  dm  tau  dtt 
gtût  |Mr  m!u  d*  cmuMtiea  «Mbnl* 
aM  eomtetta  tm»  HMaè*  pir  M.  WÊgem- 

dé*  mojan  de  cMmntt  ^bMri^im  ip. 
pliquct  directeraaDt  tar  le  nerf  du  tym- 
pan}  la  rettitution  du  mi  du  goSi  daa*  et 
caa  aMUe  proun-r  qm-  11'  tu-rf  du  if  mpan 
e$i  me  dûnsion  de  la  ein^utéme pair€  et  non 

4e  la  tr/méme  

—  M.  Romx  n'adiiHH  point  la  nteaaaiU  de 
,    cette  dédtwtion  et  elle  on  aatre  fait  qai 
lui  aeiiible  praavar  M  «mtniM  qaa  la 
nerf  du  t;mp«B  ptWiMt  4a  k  poitloa 

dura  de  la  Mpittanptin.  ,   ^ 

Mun  an  — .— jj^^WaBrfjb  wÊffi  êm  mm 
da  riodoiM^  éu  guÉt  «Ida  h  «Mt  mt 
ILC.  MiMM.   3o 


OwnwTwau. — OlwtrtliMii  da  ndl^  4> 
Mieil  da  iSbmI  lOfibilatèlVbMmMln 
daPurb   SéS 

~  RibmU  daa  cLaunatlon»  Mlm  k  rOblit 
nt«iN  ngfal  da  Sa»  Faraanda  à  Gadbr; 

|ina>*«>...  5a6 

flBii.^Baiharebe«  sur  U  ttruetita  da  oal  ai^ 

gna}  patM.  FalaniiM   loj 

«*•  Mtoiha aar  r^yammu  ds  VMmuàff^ 

JiMU*t  4i$ttmn;  par  IL  MaiiM^r  de 

GMève   aS8 

OienoR.  —  Étudaa  aiietaaaopiqMa  aar  b  di- 

Teloppemaat  daa  mtmm  Â  ffp^^w/  par 

M.  P.  t«MM.   lit 

<hH*n.  >~  LattM  de  H.  /acfMate'nir  lM  ^ 
fiiai— i<n«<«aii  «acre  la  c«»tttf  p*eiar«- 
•MMfaaJr  dr  fateMi  M  iM  «afMr  adrte. 
aa»dMd|0«r«MnpilaH*Ma  JfariMto.  Su 

C  B.  i83ft.  i«r 


i  aaaaaatfr  paor  iapiiada  pfef- 

  4i7 

KBiTBini(CBRiBn).— Vagaata  mot  Cntret. 
NMaantaaai  —  laaiHMhaa  aMiomiqne*  et 

NiTiAv  aa  ut  ama.  —  Hauteur  an-daMaa  4d 
Dlveau  de  la  nar.  Vojcxaa  moilfaaMvi. 

—  DiiTcrenee  de  aivaan  A»  aian  BaliifM  M 

Cfl^ifluw;  aaaadlaaipMItlaoealrapriie 

paar  détamtoer  aaMa  dUHtvDc*   4^9 

NMnaai.  —  FtapaaMtoM  rehUrm  k  la  muUi- 

plicaiton  daa  aanbraa  j  par  M.  Dardel. . ,  7J 
Konait  (G«A]iaa).— Note  *ur  la  loi  drs  grandi 

nomirei;  par  M.  Poiuoa   377 

M  ForamUa  ralatiire*  aux  probabilit<a  qui 

d^paaiiM  da  Ui*  srands  noalMa;  par 

M.  J>aA«M.....:   60S 

(Vojra  anaai  au  mot  Prohakitui  s. 
NoaiNiTtoeis  —  d^iii  Vice  l'ri'ndent  (nance  du 

4  JaiivitT  i  ;  M.  Maj^ndie   aa 

—  U'un  mnmbrc  do  la  CoiamiuioH  adminih 
tralive  ;  M.  Pointât  (1 1  Janvier  )   6f 

—  De  troU  membres  pour  taire  partie  du  Crna- 
teil  dt  perfettUmnemtmt  da  tÊeoh  Pobr- 
ttduii^tie  ;WA.  Arago,  TMnard,  Poimtft 

(aiaMn}   *W 

—  Da  tfala  nwihin  pour  prendre  part  i 
r  iiM  pUet*  de  caawra  du  Oè- 
«w  dàf  yaafi  il  Ckmutéut  MM.  B^fùt, 
«Nrard,  PabNM  (aSMrfl)   4" 

I 

—  Ckaa  laa  aiaam  fupm  *  raJUMte 
art^aalwat  M.  BmmfM,  daMaadak  «m 
trttMUavalwpIqiaMoglfM.   )$, 

OwâciMM  daa  ki  alwa».— Taïaaaa  nat 

OuTK  (Cotre).  —  MoDograpbtednfmia  alba;- 
par  M.  i>iic<<u.  BappoKawaaKnalL.. 

—  Notice  »ur  illflllraiiu  raiili  kMa 
pour  tattodoira  aax  Aiali<IM»  h  aatara 
de  la  vifu  al  arilada  Mbfar;  pwM.  U- 
AiMl.   471 

dÛuSillrl*!i!r^^ 

dali  BairJrflUB«-niMiiir  i|P 
utiga.— Lamat  aar  ta  nam- 
aiàlaptap^lian 
datolanUia;parM.<^Mr.....  ii>. 

aa7,94i>»4.4t7«   4» 

wlalim  kdau  aaa* 

9»> 


(€46) 


U.litte.   3s« 

gma.   MU 

OaiM-Ovuaa.  —  ir«l«  nt  qaihiOM  "F*"*» 

ih  ilngu  iwflmiiiHt  *tb*  loii«aid'Or«v- 
OmÎmv;  fwM.  *«lata>«/l<r   ;3 

—  CaaiMéwUoa  m»  Ut  tbÊgn  Ut  ptiu  voiûmi 
4$  nêmms  pu  M.  «t<iM-jr<- 

Uin   9» 

—  M.  Ct^Uhr-tm^-BtUHv  pr«Mnl«  un 
IMIIHI  mit  111,11  adiilli'  rin|ialll<-  quu  Ir  Mu- 
(•gOld'HUlnif*'»""*"""''"*"'  J"»';^"''''''  ^'T 

—  LattI*  do  U.  Jrwt4M  A  <Vo«  à  M.  de 
UtlnvOfe  M»  m  iHUM  «-««-oiimiv  ap- 
pwté  vivwt  de  SaoMtn  k  Smau»   4>-'> 

—  lUmiiM  Mrl^aiaB(-oaUBe  aeluellement 

vifwit  k  U  ménBBWi»-'?  P"  CeoflVn»  - 
Sai1-HiU,re   Ml— f»i 

0«G«iioni«».  —  Do  l'onpinolomir  ciinhicl<T.T 
eomnte  un  mejoo  de  eoniMilrr  1p«/nnt- 
W«u  Jrtcmtrrt  mnvrux ;  pnrM.  Foarcault  âi;5 

OtWOPtwK-  —  M<in<>ire  sur  U  (.wtltnu  ik» 
f>i<d.  h^ii,  a>i  iiin).  n  ili' lu  ..i  n.Ti  J«  »'it- 
</,.nJ  l£fti//<-,  |Kar  M.  Du..;/   : 

—  M  t  .■//i.i  .Irrnaiiiio  fiiU'  li-»  CMiicum  iil» 
poui  1.1  prU  rtlâlif  i  la  liuellion  d.n- 
lAo^i  </if,  pnj|m!..  .■  i>,ir  I  Ac.c  11  mie  ihlj. 
pIli^M'Dt,  s'iU  O'int  il.il  lj-  I  .n  il.'r;iri--, 
l'aiiv  con»laUT,  par  di-a  i  i.iiirniwiir.-i  cjui- 
l'AtaJimm  li.  çigiicrail  lainii  mette- 
cin-dc  la  »illc  qu'il»  luibitciil ,  l«  proo-- 
Jc»  qu'il»  cniploieni  H  le»  »uct*»  qu'il»  m 
■  !>li<iiiMlil  

—  M  /f<>,>d>  J  annoau  qu'il  M  propoMd» 
juumcUre  plu'ieur»  ^UTOtlU  ai^cU  »V- 


r»i  >ti  ffttr  t'incUnaiion, ,  ftSS 

<B  M.  Uoiuri  prêM»l«  1 1  a  Comm  iwioa  |MMr 
k  prit  d'orthopédie  lea  i^Jeu  qu'il  «a 
aouBctlK  an  lruil«ni«nt  par  l'incUnniaon.  «S; 

—  M<'inoir«8urrurlfaop«<li«;parM.f)i9ri<nitf.  33i 

—  Suivait  M.  Sliwnrjrr  le»  rfrTialionsdpIn 
cwloano  TurlébraW  suol  »ou<ont  l'effet 
iToiie  perulyùa  doa  moecla  de  Tiaipin- 
lion   33G 

—  Mémoire  •or  lea  mrartèm  propm  à  TairB 
diitioguer  la»  Jifform  -i  .  ir  nfu  h  II,  i  de 
Vrftine  d(M  cltTormilr^  pntUiilofit^iu'»  :  pur 
M.i.Uiuri»   Sl8 

<!<■  M    Hum^i-rl  mit  U--  dtO,  itnilés 

,1.  i.<  i.n/;,   308 

LA'Itru  <1«  M-  (imttim  Mir  une  oouraUe 
manitru  de  tBitwIaa  pfcii  liH  «lt(  lap 

«nfanl*   ...  3K8 

—  Obtemtion»  dn  M.  Mi  lL  i  mt  uot;  a»»<!r- 
llon  contenue  dan»  la  Itltr»'  prec<tl<iii<v  jji 

OuTBona»»».  —  Rwhrrïho»  anutonii<|UL>'>  i-t 
phtf-tolo)^îr|uea  mir  rt^s  in*rrt<»s  :  p.ir 
M   />on  bufutti   ffi 

<K  Htî/rti/.fi  f/r*.<  '  —  Mi'Hioir**  *.Mr  l'-'ljl  rn,l- 
I*'ri<jl  '.'a  jnitloniiqut'  iiiiil;tiJi4">  -iri;-! 
Ili.^ilf'S  iIj's       :  p.Tr  M  (jrtdv  

(Ht>  —  l;.4p|M>rl  cl»'  M.  yiowni  mr  iiiK  tilc 

,i  .>u,  j     i85 

. —  ,Simj-^nft<  l'tjMi^  M.  Oeoffrqgi SlttU» 
iJj/trii  r  )>arn)i  le»  uurh  fus^iles- 

OïiDATIHH  BMUKTAr».  —  L»<iis  sur  1<  >  iMoycn» 
propmt  k  In  prévenir;  |»ir  M.  lluine. 
M-  l>unuu  rpoil  qu'un  mituit  4^*  r^nMii- 
«Acnif  «init  le  meilleur  moyen  d'cm- 
pèclier  la  prompte  ozideUea  dea  boiileu 
espoaa  en  pleia  air  •(  de  la  (bole  ea  (pr- 
hM   S73 

—  M.  ftgfii  iwltytni  edepwUl«ii|-ie«p» 
pr«pM<  le  mjw  ladifaé     M.  Jlww«.  M 


P*t.t4Tm.  —  0>mparaihnii  (■■  tn-  I.-  «  /iwuK  <i«- 
nencl\v.clmiat  uf  lu  ■/ ili'  U  l'.ilokline  

l'ii.aiCK9.  —  D'apr*»  le»  ol»cr»aUun6  ilc  M.  I<! 
due  dt  Haguu-,  lea  palmiert  auraient  pres- 
que dlapiru  de  ceneiae*  partie»  de  la 
Falestine,  eA  Ih  Makut  ulnlUi  «un- 

mun»   

l*Arirr.«  ri  r.>cu>»  bi  !.LBtn.—  LVpAttait  par 

M.  lirnr:'  ,  s.  jnce  .lu  4  janTieT  

—  ^ntlM  .1.1  p.'iK-i  lIc  |iour  préparer  MB  pi)lte 
(le  «ùrcU'i  [Hir  M.  l'.i/a/rc  

—  M.SlmirtCoop'  i  ailr<'j.n- 1  liiiiflurefouillc» 
Hc  papier  mir  liM.piillii  m  iu  tme^a  Je» 
mois  avec  une  cncr<  rumpOM  (•  pnrM.  Jen- 
«111^  et  qu'on  annouM  cvmine  iodélcbile.  5^7 


ii3 


i:8 


l'iQccT  cicnnr— Adretad  par  M.  BAui/mr; 

ieanre  <lu  g  mai  ,   J.g 

—  Dt-pox'parM.  GA«>Trii/;>éaooaduiiaTril.  3oti 

—  A.tr<«-e  pirM.  AlfnHMiiv;  etan»  de  • 
Il  jaavkr..  4 

—  MNatéperlf.  BeMi/;iteue4n«awi.  444 

—  M  Dahreuil  ae  déclare  l'auteur  d'un  pa- 
quet cacheté  ananj-mc,  dépose  à  I»  lèaiice 

,  du  1 1  a\rll   39j 

•  Adreas^  par  M.  (iauiLn  et  relatif  à  l'e- 
clairace  ilrn  ii  t  villea  parle  Imaiére 
OrumiDODd  i  keaitce  de     JaiB...... .. .  6a; 

—  Adreaac  par  MM.  goaytfeUiHiMf  /  §lmm 

dm  aS  jantier.   8( 


1 


rl 


(649) 


—  A<lre«*épwM.ll0u<u-ii,i^4nccdu>8mkn. 

—  ftdmwir  p*t  M.  Lrmhett  atné;  tMiioe  do 

•}  nmn   a36 

—  mlmté  par  M.  I^rr^^  itÉiiolle,  relalil'ani 
tiitutci  rftio-imgUuihi!  wanee  du  4  i^n* 

—  MimêétÊtU.  rtrdÊU}  léMtJo  3o  tuti- 

PiMMlIt.  — 

telMlMMNt 

d»k  T»<t  «t «fat  gHt ,  arâe  riwHtioii  4e 
ro«I«,  par  rail*  dNiM  comMlM  «él4- 

coMomokalion  «la  M.  lUgnidie  

—  faiapUglM  (iiM«i  par  rkppliciiion  Hi 
rvcio  He  cntinml»  rli-ctriqiiM  sur  la  iiiucll* 
rpiniiTC  nu  moïrn  il'ai|;uill(i«  à  nrtipuiic- 
tara  tnlnMluim  dan*  le  cami  vrr- 

•  télml;  communication  d*  M.  Rcai  

—  Suirani  M.  Stromrjrr  la  pandyaitt  de* 
mmrlrs  dr  l'inspiration  polit  UMIMT  la 
dr*'itàiiom  tatèralr  du  raehir  

—  l^i  M-riplion  d'un  Appaml  «  l'aicli-  duquel 
leii  pertonnn  («ralyM'mU'Bmrmbrealnfé- 
rioiiraponmicnl  marchrri  (larM.^/Iftr. 

P.taainm  (CRTPTnttm  rpii  i-ii  iHt  j  ntiaqua  tea 
TipiOi  d.'  <i<-ti<-^i',  Htftriir  dimmi''  n'tii- 

p<'/ii).l4'iil  .1  l;i  it'jiarilt'rcuairiii- t*'llif,  lual 

l'iit-vriion  totiliijir''  ^lo  M.  XtiUot..  .  l'j'i 

]hfxu.A>  —  l.ksr rî|'U'tii  l'Lij.jtoirt'il  au  tnnjfri 
duquel  s<-  canlr^rte  la  poche  î>c*u»-ii)andi- 
bulaire  <)•'  et  <  i^rau   itjo 

Pl.aïunioi'ii»  (UUauiakJ.  —  Voir    au  mot 

Pr.aTn*âTioaa  »E*»taiitTn.— AoladoM-iM»- 
villr  aur  la  caleol  da  eea  porltiriMieM. . .  317 

—  Rapport  aur  cette  noli*   3g4 

Pr.!iir  itorlimlK  -  liisinriqaea  «t  al«Utti> 

i|u<ai  %ut  K's  r«wi<-«  tJr  ta  prit* .  |iarlf.  A 

itr^i  Duprfinn   aijj  et  55jj 

PuTU^K  —  Notr  roficernanl  If*,  rffcls  préau- 
jnc^d%in<*  J''*  A«ïr^*' '•'/tï'"!!?""-  sur  la  crois- 
laoec  d'un  {leuplier  ;  |iar  M.  bci  ir  <k  la 

Btru.   419 

Fmmh  lamnunM.— Latte* da  M. />««(( 

MriaforltedaeMifeuw   5i$ 

PaiMB  KUMeMin.  —  Latu*  4«  M. 


I 


4<? 


448 


136 


sss 


»;  par  M. . 
•). 

d*Mai 

M.  fbarvaull.  

FUM-Bon.  —  Mtooira  tm  h 

'  pioda-bwa;  par  M.  Dm>M,  

—  Lettre' de  M.  /.  Guérin  aor  une  nenvalla 
mMaoda  4a  traiter  l«>  pied*  boia  cho*  laa 


535 
7 


l'nlanta     sas 

—  Oliscnationt  de  M.  Uetlet  aur  une  ataer- 
lion  do  M  J.  Guèrin,  relaliTe  à  la  nouvelle 
métluKlada  tiaitar  laa  pioda-bou  cha  Im 
eolaota.   '|»« 

INcaat  aaa*  ta  riam.  —  Voyei  au  mot  Caltml. 

l'ir.ani  *  MKTKtNugrra. — Voyeaau  mot  jlr/-o/ii*a». 

Mat-Ctun.  —  V«|aa  au  mot  (i.a/niri. 

HMMT«.<»GlNil«aDimau>  i  pUc  ri.i 
far.  Il  y  a  roamnaiVatîM  p'i  nmimmie 
mtre  Ir  /alm  et  Im  mèrr  :  clxa  lo»  ani 
maux 


>  à  plmrrnl»  multiple  U  7  •  ailBf  l<- 
t  cmmmtnxeati0n  par  MMÉ|||ili^ 


men 

I.UUIC  il.'  ^1  l 


•  <ii[>rotiii(-t-  par  M.  Cacefafopr. 

J.-i    i)lcnitr>  .  par 


tS4 


3»i 


l'i.  iM  1  ■  N   

I,  ri.     ,  .Il  . 

—  ^ol.■  .111  !«• 

i.w.-      tin  n 

M    /.,,.,..  1';,  

—  lbp|>Mi'i  -iir  .  ''ili'  m  Ir'  

M  Ar,i  ;<.HMr  un  ..viiinyint  l  aipecl  d'une 
•  |r.i)n  ,f  (.'|K-ndanl  l'tail  doui-  d'nn 
n*niiT*iiitt_'nl  propir  .    3<*7 

iStMKt'Tiir;  jrniruiu. 'II  ili-slinà  à  doonar 
I.*  nit.sui-f  lie  *url,iei-*  planea  à  eonloar» 
îrn  ;;iilior» .  proi>iiM  par  M.  £ra»»   Cï* 

1*1111,  — Oli«rr>.itioii>  nlalivea  à  la àe$ 

1rop\^Ufi    |Kkr  M.  BvMfimjpwlt   10^ 

—  I  t'iiprc»  l«  r<•Il^LM|înenu>nti  r«cuoilila  en 
Hcpir.  \M  M  II'  iliir  di' Kaguie,  la  ptato 
panui  èiK'  il<  vi'iuic  jiliik  (rMiuaote  dana 
Vil  payt*  dt^f/uia  qu  oD  y  a  (ait  de  gnadot 

pittnttrliopj  •■•    -  *t4 

FlIII  11  -^lir.)  iPicIrtrfnr).  — Lfitre  de 
M.  Uujo  I'  ^<Miî«4*reaBr  le  transport, 
|iar  1m  renia ,  de  peMoa  dea  Myini  <■ 
n<-«r>.,  jiinquc  ifam  daa  lien  Ihe* 4Mgn<e 

.,.11  \ii  >)nil<'  de  relie  pOWrfèM  JMM  ait 

pri»e  pour  iinc  pluia  d*  Mlfrt........  S16 

Virna.  —  De  VotdM  «rinilt  lafnil  ht  |la- 

mea  aont  dUpuiéai  iwle  eeepada  Pclmm  ; 

par  M. /ac^oenna   ï74"*4>*"49t 

PMnunon  (Haanat).  —  Vojfei  aa  mai  Ib- 


PaBMATiQew  (Pocm).— btlm  4*M.  «m> 
fMMti  aor  le  adte  «ritont  la^p^T  ra*- 
;mMi>«,  *  fcMPW  fulaia  oKiwfcafr 
da  reiieaoi,        Iw  djJSNiiMr  fWHef  * 

».  jfairirtte  V."".  "  _* 

PoiD*  iTwnoc».  —  NotaMrta4éiae«tairta« 
dea  poidfc  alomi4|ttea  al  paHiailler 
sur  une  toi  roiolleo  «••fc»»»  ^pdi*- 
M.  SaoMMM.  


(  65o  ) 


M.  BrfHT   lOO 

—  I^iim  (in  M.  Junod  eooeariMDt  l'emploi 

de  la  cr^sole  contra  phtUie  puUitonairr.  S88 
VntUsATiox.  —  Propriété*  de  la  lumière  po- 
larisM  servant  k  diuerncr  l<w  mftaapt 
dif«  romhinattoHi  ;  notp  de  M.  Hiot.  -  . . . .  53 
— *  Kxaint!!!  comperatif  dcfi  sucrna  de  mau  et  de 
hettera^-f  soumis  aux  «'preuvrii  de  la  pola- 
risation circnlairoj  par  M.  Biot   m 

—  Sur  UM  noaTrIle  relation  phviiiqu>-  ^riir<^ 

<'l(^m(!nt>  de<   cor|M  natureb  et  let 
alT<<<'ti.jrj;  propre»  de>  dilléNali  MQttM 

•impics  ,  fit.  ;  par  M  flin    ^o 

La  loi  d«  roiatî'xt  •1'*^  HiBrrcr-u  r»?"!^* 
aimplea  n'oat  r*"*  ^^^^^^l^iut^iu  idt!ntii:iui' 
dana  iobalances  diTerwa,  tnAme  <lan< 
(M-lle«  dont  la  romposilion  pondénbli' 
olïre  lu  pla-i    j-riilMi'-  :innli'i;io   SJt 

—  01»i-j-ialinri .  faili  ,  lur  <!•■■•  crilUu»  circu- 
laires de  è/iriir  ivoc  U:  TnicTOBCope  po- 
larisant {  par  M    Talhnt   ^7'' 

VlliâUSATia:*  Di  Li  ciititua. — Eiprriener*  de 
M.  tamri  Forhri,  lar  la  polariiatioo  delà 
chaleur  obscure  6S*t  lS6 

—  Eip^lenoca  sur  h  foUrituio»  éetm  tka- 
teur  rivoiuunie  par  Im  tovrauIlMa;  par 

M.  MtUom   95 

—  Mmimtiam  éi  U  c>«l<w  fur  tf/iiMitm; 

ftt  M.  MMêm  40 

—  Sm  l>  fêtmlmHtm  4m  ntrwu  a«i^r{(^^tl 

  iSrf 

I  penë  aa  irainU  ■bo.pduie* 
pviNvalitei  teUM  «è  ffl  «» 
prf»»Mr  w|Mt4r«nill«.   M 

11».,  I«H.i-n«.   4flb 

I  INiiii  M  CN—iM  4" 
BtportéwlaipHM 
daeowoBrj  daa  éUvM  tlli'ftiiili  ■!  f^MM 
aéea,  pou  l<uiiée  aootalM  |8SS— |«SS.  47S 

i^f  n  T«LK- par  M.  RnuBT   96 

VMti  tKiTBiBot.  —  Moyen  pu|Mlé  par 
M.  CmhA-ok  pour  Vm»A  4l  «M  yfall  d* 
oaaièrat  m        mifuiBafct  h  lU 

4«  «mlm.   5m 

Jwxim.^  Mate  ■»  U  ■■tint  O  h 


pnpuiatiM  n  ! 

/rrranJ.   ^J<ï 

—  Influcrtcr  du  prix  dt'i  ^  ains  aur  la  popu- 
ialion  française;  par  M.  Ch.  Uapin   585 

IVuTr  «TMûM-iir»i(jo:. —  Mnfl.i  ra)iide  Je  irana- 
HiiMtoii  ptjur  ir*  dt'piVhcs  ;  pritpo^e  par 
M      iljct^t? 

PoiTiuo-vrRfviij'i. —  Mémoire  de  M.  Woit'ioujc 
•ur  la  uti-cmiitr  de  rrnonrcr  a  cv.iir  ma- 
noeuvre dana  lea  •ecoaciwineiita.  âuppiv- 
ment  i  ui  |iimIm'  mtêmctf  math  mêam 
aujet   4<)3 

Pi>lOftE!i  Pt'iii\:«A^TL>. —  E*aai  aur  levi  Cal>i  t- 

ralioD  ;  par  M.  Ckevallifi   3I1 

PociMna  (Slmc larr  dri].  —  M.Bu.-in  |,r<  M  [iii' 
une  pièca  aiutomique  deatincc  à  Tairr? 
voir  lia  fmeltt  tmMrt  m  tirminem  In 
trmtetet..  

—  Leilre  inr  la  ctraelura  dea  broocben  pnl- 
moaairaa;  par  M.  Jlajte   .  39a 

"  Nota  aw  la  iinwlaia  dai  ponmons .  par 

li.BMvBwr.   49O 

^  LiUra  da  M-  Btm  avr  1«  déaaceord  d« 
■M  «taw  «alloaaatda  caPeada  M.Baiuyrr, 

•  à  h  atfoclara  da  poumon.  Sl5 
av  la  «Iraeuuo  du  pou- 
1  ta  «NnMdierf  al  aka»  an  fo> 

«H  «i  fwyarj.   $70 

it'Ac*rt«.^IHry*i  att 
«ta  TlM  jriiHant  da  RA«Hltata  yn» 
nHMl»tÛ&.. ........  ..............  M 

idlwi  hslaw  donala  ri-i  ti*  ma- 
aUMaabadBlaaaafloaaoaiapuur  le  prix 

4»  Mteoiqne  

la  valaiv  «la  ai.5  fr.  fondé  par  ma* 
«aMb  mvfaiaada  £qplacapnr  Mm 
«MMAMwanirta  a»  y— taWwt 

iNtatapplîàillaïadaaiMtMàh  yw. 
Pibïbb^^  ^bbï  les  fii0iHÊt^t$9m  ■  •  ■ 
M  la  paaaIUnM  «wiltuir 
ilaihaaMdaipNftaU- 

liliai  paru.  Mua*.   m 

I  «r  la  aiteaa^ati  par  ILGk 

  as» 

I  k  FMaatiaM  4t  aaHa  ataw 

t'itiflL  Hmlêr...»   98a 

aar  la  oM  ta  pnWMIMai  |Mr 

M.PataMi.   Sfi 

NomlliaNnarqMadaM.  PataaM  aar  ta 
applicaliona  de  c«  oalcul  aaK  «kaiaa 

ralea...  .••«.■■•■■••■•.••«. 

lUpliqoo  de  M.  Pol^mh.  igf 
Formmla  rdativat  ans  fnlUMIlh  fat 
iifmim  A  trèi  fmi»  aawiwi/  pta 

ML  ^plWB^i  *•  1...  t    .a...  «t.  ....... .  8oï 


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I 


(65.  ) 


par  M  Ch.  Texier   aJJ 

—  Rtpiiort  «UT  ee  travail   jyj 

IHrts  Airtusn  eeeiué  k  U  Vill»«ai-I)HMM 

prè(  deToan,  pu  M.  Dtfomii»   6 

—  l*uiU  «rtéJipn  à  Soathampion  5^ 

~-    Ob«erT»tlûlib  ih'  I,  mprmturc  nu    t'nnil  du 

puiU  qu'on  fore  *  l'abattoir  d«  GraMUej 
pwll.Jf;^   Sat 


•>  Note  (ur  l«  temp&alure  du  puits  iirlô- 
•ion  cpie  M.  StlUgiu  (un  à  l'Eoole  Mi- 
liuire;  p«rM.  tVaj/lntm.   54 

—    Note  d«  M.  Bierley  *ar  an  polU  arléiim 

foredans  legTanite,à  Aberdaeom  Écoue.  5]4 

Poiisti.  —  Moyon  propoM  pour  «a  déii*i«r 

une  maiton   5l6 

f>nttgu  (final  4u).  —  Voiwm  bm  Ornai. 


i57  et  4»S 


RMiRtf .  —  Sur  le  d^h/ipememt  àm 

de  l'o^iKM  ;  par  M.  P. 
à  ee 


àlt 


ititm   46» 

Txklffeh  propoM  d'employer 
oomne  ranide  eontre  la  rage.  Veaaict 

de  térihrnthiM   6a8 

Bail».  —  SappUmoit  à  waa  Mie  ayast  pour 
Uire  :  Amvcmi  vttimB  ée  «ee— afaellii 
IMU-  nuls,  ou  utiles  ie  tsupaitimi  par 

M.  SAerU...   5S6 

HlcciittiiiiiT  (£<iiMdb-).  —  Tableau  compa- 
ratif dea  nombre*  obaerrca ,  el  dea  oom- 
farca  calculé»  d'aprèa  Ua  fmiUai  do  non- 
vctuoni  do  la  popnUUaB  éi  ItaM}  par 

&f.  Demon/errûtul.   4^ 

fKraacnoH.  —  Polmiution  .4»  la  dkfaar  /mu- 

réfraction  ;  par  M.  JfWieni   f^o 

RtHiACTKii  bWtLti.)  —  Kvtsul  »y»H  rtussi  iV 
faire!  rialiri-  la  doubla  rétraeiloii  ilarin  la 
Vfrtf'    .'ifjMj'-'  ,  rrjiivî'u   d'uiji-'  cuiri - 

pr«ltM-:ri  inct.miitjut---  Vu  lIiûijjU'EIU  lu  deii- 
RÎl^  ijr  1:1  tm"rnf  si)L»lanro  au  moyen  de 
U  ircmpc ,  M.  GuèrardK  ublfliiu  un  effet 

•emblable   47' 

RïcrLATXc*  DC  riv.  —  Appareil  pràaealc  par 

M.  Sorr<,  pour  le  concoor*  de  mécanique.  6ig 
RiTTiLEs  0Tir««iiB«Caili-  —  Leur  tendance  à 

di'vcnir  riVi/Mr«;  obeerratloni  d«M. Oty.  Si* 
RuUtclKs.  —  Deuxième  mémoire  de  M.  d»- 


gwie  ^  SslrnuBiUlr», 


3l 


ee  a^fat  i  pet  M.  Mtr, 

—  Bappert  mm  an  «i». 
>  de  raMorff  â$  voltum ,  Invanti  par 

M.  «M   .  S 

lUnarma  atain  eaniAee  par  le  rétréciMo- 
■MBl  de  IVirèlre  ;  Daaveaa  proeâdé  pour 
le  tnlleBeot  de  «MIa  maladie ,  propoie 

fWlLAWiirf.   ^ 

—  OiNiipUeB  danemiMU  mofoD*  de  trai- 
tMMatMMMwItiiiilHUoilt  dNoiae;  par 

K  Mertttr   5g- 

RiTaiClunBRTl       L'carrai.  —  Inxninicni 

proposé  pour  le»  d<i  tru  i  rc;  par  M .  Drimeliei .    J  {o 
MME.  —  Lettre  dr  M.        t'nravtf  ,  »ur 
quelques  possagM  dihi  lum  chinms  rela- 

tlt  à  c«ti«  plante   ygS 

ftupplimont  k  U  précédente  notice  ;  par 

de  M»  dIriKwaaaaur  deux 
tt^t  WfUBt  lew  nid  pié*  d'«- 

■(«tymt  iMBcporté 


Ron  ■naaiLIOl'i:    —  Mémoire  lur  une  nou- 
TeUerone  hydraulique  ;  {«ir  M.  Gco/frc.,». 
—  Seppltaeitt  au  priviiicm  m>.'tuiùr" 

IL  Mtnhmrt  rècUmct  en  faveur  de 
H-  Wnmà^r,  Tldée  da  principe  tnr  lequel 
ait  Itodée  la  leao  hjdraallqoa  propoiM 


339 
355 


par  M. 


M*  I*IM|M  de  te  Ml- 


—  Swlw 


ta  eagutmetiea  die 
i|«e  k  eete  dh  n 


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(  65a  ) 


4t  IWccuiK'  ;  pir  M.  />offufljyMr  tenoir  .  53<t 
SAWftTtt.  —  Note  frur  U  fabrication  du  »alf*«- 

Irc  ;  |»ar  M.  Lyné^humf  

SA\r.»ir*. — -  Ob*oM«tioo8  <lc  M.  Cttir  vf>T\^yr- 

ijf/M/ifv  .  vt  .'mhnon*  |»«r8Mr*le«  au 
plan  »lr  I  nmhiUr  ,  p.ir  M    /I,  4f'  Sf>»l- 

l/'f'^^r,  

S  .*  VI  I  \f,p,tfrit  dâ'  \. — \  o\4'jE  «u  mol 

/'•■*'<./  .'  '  

Sm'.-ïsh  *!*,  hAïx  J  — Notice  df  M.  b 

lr-«  prrK-)4|p«  employés  far  M  S. ..rj 
Muirrur ,  |iniir  illjlisrr  rjuj  j  i.  ,/»n/-H 
Ir/  flrn^t  nant  du  tilt  uj^'  tL  i  l/itrtf*   ^11 

.S*!II-T»J».  ^  I>'llr»-  lir  iM    .i/  sur 

-liffi'ffnrri  i|ni  ^'nhsrr-ïi ni  -lunt*  l,i  sliiic- 
liir*'  )'t  lu  ilifc|M»«itîr>li  ^ir,^^  hrbi»lc^,  et  qui 
vi'inl>li'iit  iiiiliquair  un»  Hijvirntr  dam 

li-ur  mode  A'  fm-mation ,   Il  j 

^:ii.x<:ni.  —  IV  riiiilutiiirr  •!<'>  <ci'-ncri^  ^PP^* 
<|li<V!t  h  lil  v'w  liutriiîlir  ,   '•ut-  ll^  hifnhruf 

.-t  la    I  '  ..  /i  f<  *l.'s  )ii.!nii)>  -  rt'-niiii  011  no 

;        'fi'  .irr  «!r  M    /l  iin  t.j:  f    > 

Srisr  —  NmI,- ^ui  ir..  .jui  mit  eni 

Ij^tl  :'»  iill1«'I'-rif'-\  r|.o.(;it  ■  ,  flnris  l.i  liiHif 

■ïf  11  St^î'ir  ;  par  M.  GirjrJ  

Si  ^-.  —  Sfc  cialitH  ijc,  nm-fi  ilfs  ki-n»  <lii  [gaûi, 
,lf  rn.l,  ,i  ,1  ,1  .1,  la  ni<.  ;  par  M.  Q.tM- 

. .   

—  .l^o/il.'ii«  \  nnîf'tt'tf  Au  <■■  ',<  ilr  i  ,  ,./ 
/•Cl  iitil''  dit  ".•!-'  lîu  i^tut  h  l.T  -iiilc  liivc 
r  «iMiluliM.  I  i  r.  lirilt'  ,  coniklllui  .iim- 
Hiicc**»  par  I  èUcti icilé j  par  M.  Mtu^riuiii-. 

SuiA.  ' —  Koteuir  tiu  -a-ia  fcinHIe,  qui  cuni- 

irait  un  iMaiHl  md  pavr  M>n  pMii   6» 

Swui».  —  Le— me*  4»  «MtaMMw  M  ni- 
wirtH.1Mtfbli,Mi^lii]réea*Ms  sacct* 

M  B>MI,  MllMUlMIMNdMMtINttto. 

MWMl  dut  kwa  ailimllMM  te  pfa- 
IMUt  trè*  atiH»  ;  ehMif«tlMi»<i»M.  hap- 

l-i   ao 

•>  Kolc  aur  qaelqMt  Mpéetu  d*  (ù|(n  cen- 
IbBdaM  «ooi  h  pu»  J'onriy  owi^y;  par 

H.  drBfaMIi».   ;3 

Coiuiik-niioiM  >ar  1m  ifcyw  Imptm  mat- 
tmt  4ê  numme  ;  par  M.  Ottffnf  ScM* 

JliJiiir»  ....>   03 

S<nn«  ntaïKMTATigtt.  —  Apiianil  doiioé  «a 

prr»epU!  ptl  Ifc  ftwrf..».»   Gig 

Stw.  —  PtooputinM  dim  ^rthipiti 

IM  4m  KtlMMphiMft 


i86 


6i8 


4t  M.pta««Mlm  Ittcfuwv  

Smnu  — ÉdipM  4«  S*le(f.— Vofct  m  net 


—  Nule  d<>  M.  FcHilet  NT  II 

Mr  r(  *•<  iprj»  ifa  Soiecf  , 

—  rot^i-i  liuSulril,—  Voyra  au  inotTVtfAM. 

SiiTO»:  iiilniduilf  .  prndani  rari-«uc*i-mnii , 
-Ixn.-.  Ij  Nitichi*  de  iVnIjiDt  pour  Ir  faire 

ii-<|iirer ,  lonqa«  le  coq»  éUDt  mm-- 
li ,  Iji  i^ie  NMt  MilMi  te*  I»  budB  de 

1»  mère  

Six  1  >  vtNDiT  d«  rfl«  de  Seela-lfaria ,  i  la  Mil* 
Hu  "Tml/<««u4ri(mq«ii^lliliteMtir 
^lu  Chili  linn»  le  Hole  do  tffrfar  itJt  ; 

noU>  (Je  M.  t'ittror  

—  Vlli'iufia  u'iiBk- l'nrini'i- ,  tuiranlM.  I'i<  - 

,  ni  i^r  le  ti>ulevrmeni  tl  un  fond  ili- 
mer  Tgicanique  prvoiatani  .  ni  i^mr  nm 
tniurnniflurr  flr  lare  AS-*'f  i  i-iquruhr  Jh'  ir 
/'Ire  resiéiî  tinil  iruni'  jiicri-  .  ni-il^jTi'  vn-; 
eliutduu  et  >oii  ekvjlioii  jiu-dt-^aus  du  ni- 
vrau  de  la  uier.  .......  

—  M,  .4r«jpi^  annonce  riuti!iili>>n 'le  pn^'ti 
Ut  quelque»  oba«ri.iiL"h-^  iiis  U'iMimienl 
à  Oiiri  croire  qu'un  .  uincMOK  du  fend 
do  la  mer  iri*  [lan  étv  •  trang^  AlelbiHe* 
tiou  de  (;^'tl^  île  Jiàlitt.  .  

—  Siiuk'vement  Icnl  du  fond  di-  U  rocr  deae 
quelque»  parimde  l'Archipaldela  Gtice; 

unn,      '  'i.  /  ^•fftarilmn/>ro€àtim4r>0tmaa- 

.^(fc-  /<.    pai  M  »  V/.  »   ... 

Ri  —  Trmprratui  et  de  ffurtijun  iiiH't  - 
•  ttis«!rvt-iMi  par  M-  le  lim-  lie  Ra^usf  .  ii 
'Uni  un  vnyag»-  en  Orirnl  

—  ^o>c  iur  Itt  lemfrraiurc  «i  »ur  IVfou.'e- 
mmt  doa  MMii«4M  IbiriMlea  )  par  M.  Lo^- 

cfiawr .   ■  

_  .Voi'i.  111.!'.  !■  marque.»  «ur  la  lempi-ralore 
d«  j'hiMeiii  *  ^"iirce»  thermaJes  dea  i*yré- 
luioa-OriÉUUlea  ;  par  M.  U^mmà  

  KxpcriencMrelaUT«aaux«nBinaiii«atioa» 

«ovpfeniMei  «alM  le*  «eux  dee  ioiiu  4» 
Sertbu  à  AK ,  «I  oiOec  de  le  eeMiee  de 
BKMt;  per  M.  d»  frv<eia«l.... 

—  DMtièaw  leHee  aur  le*  mkum  «MB».. 
.~  TruitiABiekUfe  MirkenlMeeiMt.... 

—  TMmiBiitie»  de*  Manae  A  le  erte  de 


Fa*». 
>  536 


06 


]5« 


i5S 


53 


a86 


a65 

m» 

4e8 


>  M.  Jl.  Beekic. 

rvmjongs 

dinr  Ir^wriwk  AkeiétM  «nfieeteei  Mêle 

d*M.««rJ9   Srfi 

S»4a«tl*L>BrtnB.->KoleperM.  ^jmuMl..  iff 
SriUaeGiM. -i- M.  6e«0^i(r  <Uai|iie  |ier  ce  aem 

wdee  eHU-flHM*  ^'11  e  «labU  piiiirf  hi 

otrt/ouUu   187 

.SriaiLL».  —  Lettre  tar  dei  tpiraUi  priai-t  à  la 

hauteur  des  tlea  Canaries  ;  pir  M.  Hoteri  3i* 
—  NouTiiaux  dHailt  aur  cei  anbDeee  ;  par  Je 

I  auteur  *  38* 


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(  653  ) 


ti.  —  ^ulv»  «ur  l«»  ftpoDgiolwda  ta 
t  imie44TCiopp«e*dani  Vmm^  fHt 
M.  9.  fiMnat^a^MauM  i  au  not  Bartw.) 

li*«liuitfBn*Mnua  Miimoirs  *ut  m 

l»i  f»1i.CerUUi  

ShATitnm.—  Noie  «ur  l'oiaetUado  dm  doeu- 
MBUiteti*Ui]u«  du  miniitira  d*  VUif 

itrteur  j  ptr  M.  Dnmmifirnuui  

—  La  Simutifur  dm  rf^wlawtl  A»  SmrAcJ- 
dit-UliÙMi  (oavnigt  MvmtlMé  (M  Bm 
M.  <f.-  V.J/,M«*«.  alor*  iirMht  U- 
IMirtoment]  <st 


la  />nx  ilr  SlatifUfm  

^  t«Mi  d'une  Siaii$iipmmùiirmUglifa*tl§io- 
/i4crvu<  iiu  iie[nrteîiwrt  «ta  ta  MqHnc 

I-ar  M,  lUai-irr  

—    Mninumuiii  ilr  In  /H^pulalio»  ■!  yMMW 

noie  par  .M.  Ut-nionUt/ iind  

•   Slalistiqui.'  di-iMirli'mfi.Lil    '."i  s  marbres 

alhâitei ,  rte.  de  |i  I  rauo! ,  pur  M.  Biffer. 
SccKi  1.  —  Itcthcrrhn  «iir  l«  i«en  <fc  fa 

lie  «wu#;  par  M.  PaiUu  

k  MBptniirAi  «MM  étmttênlàm 


io3 

557 
5u5 
46. 


d«  telMMM,  

data^afartautaïaHwrtriMjpv  ILAfer.  ^ 
w.  —  Bapport  d*  M.  AMMTt  «b  IW, 
•or  hTC)M|"*BSaWe  dalt4.1liimMi.  ifio 
pmNCoaMi.  -  IUa»fa«da  M.  Chm-I» 
Marcacompwt........   3^ 

—  RapporirarMaiiMiIni  pwM.  CftmrcBr.  M 
Soriaci.  —  Eaai  (Mofiqaa  nt  las  aalllao 
<lftS«p«r|ap«idaTint»;fwM.  A.  A 

Colli^no   i6i 

Snunt  «uTTeDM  k  ta  lulM  d'oM  cwmiio- 
tlon  eit^brala  eonbaltM  avw  luccfa  par 
M.Mi^fniAiT  an  mojen  de  «oaiwatt  rlrr- 

iriqufi  appliquas  dlKclempot  inr  ta  tarée 
du  lyntpmH !  

Siha  {  ENFANT  de)  i|u'iiii  dit  avoir  i^Jm..  pj,r 
la  Itouchc  un  rœtus  iufurnu'j  d'Kutii.  iiin 
«iirnjfit di-  r,r<V<',  cl  di  puari  }f»p\l,Geo/- 
/rqr  Samt-Hiliirf  [  toir  auu(  mt%  Mot» 
Knjant ,  Fcttus  vt  V.mhryon]   |^ 

STiJtiis  of  «osiir.  —  M.  \rr4ot  demanda  i 
raiirar  un  Mtooira  oir  ta  apUmc  du 
■iMdaqaVMaltpi^MotéaniUj   387 


XicVEi  OC  .Soleil.  —  U-lire  de  M,  Culomb  Uc- 
narrftuT  le<  Utbe*  et  tvr  le  chatigain««U 

do  forme  et  de  potitioo  

—  M.  Ooa/iar  annoorc  l'envoi  prochain  d'ob- 

ftrviUoM  Mir  Im  tacbei  du  Soleil  

Tutu  Wt-NMm.  —  Nonvaaa  procolé  pro- 
p«a4 pour eatu  opliaUoii  ;  par  M.  Lerof 
^timUe   V;» 


Ttaatau.  —  HatkadMa  aar  ta  IciMare  i  par 
M.  T^— rrf;  rniif^fffMi  jiîiidrulii  •* 


4m  lUMMpllw  *ydi<ran>- 
■WirifM*.  ^   191 

TiuMAMu.  — '  Nottaa  aw  ta*  moifm  de 
epWMt^BW  dr  ■■*(  coanir  4r  /e««',  au 
migm  da  alfanx  Mégiaphiqoe*  ;  par 
M.  C.  Sata   S8g 

TurCKAn  i.r.''.  —  Mi  nmin'  ^ur  h-^  ir-mpéralu- 
rtl  mu.»  rrtfU'i  4^  unr  sphère  ni.  ti  ^tomtj^Mr  , 
par  M.  Ouhamrl   i.ijl 

—  LA'tIrv  »ttr  la  lemfirralure  Ju  giabr  i,t 
rrstrr  ;  par  M.  Saîjfiy   160 

*   Démonstration  d'un  thvorème  ojuioneë 

dans  la  lettre  precèdeole  ;  par  M.  Saig^.  17g 

—  Thioriraei  aur  let  lemprrtmci  p^rioJl- 


fMt,dte  ewpi  IMMI  honugime ,  termmé 
fÊrmÊliÊiffattfmtlcoH^ue;  par  M.JiiAame/.  117 
a»  DiMHbaUoaa  da  tbiocilM  général  dai 
mffitm  tégÊla  iwyAada  auveiMc,- 


[«r  M.  .s-j/rr   ijo 

—  Surl:i  f.  np^'t>.i»ui  I  1/,  /r'/i.'i:  r''Tii.ii.(ilcs 
de  M.  Ara^u  u  ri..ri:,T«ion  il'ubsrn .ilinti> 
do  temporal uri'-.  l'uii.  »  ,Ln^  lL->r.'i;ions 

laires  ;  par  l>' «■apii.iini'  (J.j-  J   5-5 

—  M.  Poiuan  n  iiiliTii  l  p.i>-  Ic^.  l""(|^4  ijiii  ru  .•*- 
dMuitM  de  rt-*.  nlisorvatÏMits ,  fvl.*1t*  i  im-di 

à  U  tpmpfralurit  lie  !'.  •.]. .Kl'    '.-6 

—  CHMcrrationa  de  ttmpiTaturc  f«il«»  dv  !> 
an  S  aitoataa,  pandut  toal*  la  dme  de 
riMipiad«t5  aial,  aor  dau  (bomomt. 
(Ma  ntoata  ,  daatnm  était*  romta* «t 
ItotMaapaat  tm  Solall  ;  par  M.  D»iurrtf .  498 

—  TMapéntBrade  ralrpeiMtanil'ltaiîpaadn 
8aM  Ai  i5  nal,  iadiqaéa  da  10  aa  10. 
ntoataa  parwBlhwmaintlwflMlfcrtaii. 
bra ;  otarfattaaa  d«  M.  IVtfOk  Adb. 


—  OlnMiaitoaa  da  taaifétMtita  aia  toad  da 
paAf  «|al  aa  taM  k  Itatatttair  dt  GMoaifa  ; 


pttlLinvi   Sai 

—  Mata  aw  la  naip(lailaii  i»/mu  qa» 
M.  «il%aa  IknA  HMa  Mllitalni  par 

H.  WMfirUm  5,4 

—  VartattalU  anmnlki  daai  ta  températara 
da  ta  tanak  dUHrantai  {wofon'laûra  ;  par 
M.12*rl«l((   SSj 

—  Iiflaaaea  dNoM  haata  tampérature  rata 


(  654  ) 


vrgHitiOB  dtê  oMalM  ;  |Mr  MU.  Ed- 

vardteiCoUit   tst 

Tïuuvriin  (  Euenee  de  ).  —  Corapaniion 
entre  TiMMoce  d«  térébenthine  M l'iMMun 
dr.  citron,  lukiataDcva  qui,  ayant  la  même 
compoiiition  ,  n'ont  ni  Ir  ro^me  rtquiTa> 
Irnt  chiiniqD« ,  ni  ta  miroo  puiwance  ro- 
Uitoir«  j  note  de  M.  Biot   &j4 

—  Etde  M.  Dvnui.   S47 

—  L'ettenee  de  i«rébentliiD«  employée  au 
IMail ,  contre  la  morauro  de*  aerpenti  ; 
proposée  comme  reroMe  contre  U  rage  ; 
note  dp  M.  TtehiJ/rli   Oaft 

Tltaàint  tiK  T«A3iuTian  jnrt'rinini  aux  terrain» 
houilltr»  i  Jriorminationi  r1<*  |>1usieurt 
nruijpesdV|H>qu(!<  différente»  du»  ces  ter- 
rain» ;  par  M,  Binire   J 

Tc»a»i!i>  miiiiTirs.  —  Uélerminationa  doplu- 
^ieun  itroupca  dVpoques  difTnvDUM  dan» 
ce»  tctraini  ,  par  M.  Riviire   3 

—  Lellroi  l'occiuion  de  ce  mémoire   a8 

TEkR«n»  Ttaniiatt.  —  Appréciation  de  U 

Imprraturr  mofrnne  ré(piBnl«  k  l'époqite 
dr  rharane  dr«  formationi  tertiaire»,  au 
morende  l'élude  comparative  dtaripieti 
/builrs  Je  co^mlUi  apporlinant  k  ce» 
terrain» ,  et  de»  e*p4ce»  vivante»  \  par 

M.  bftkv"  ■••  

THUMOMlrat».  —  fx!  titcrmomètre  dit  de  Rin- 
mur  n'a  pas  tnqjonn  eu  la  mime  diviiion; 
ain»!  quand  on  cumparv  \t%  indication» 
rnurnie»  par  dilTérenl»  olMerTateor» ,  à  U 
diitancedc  plusieurs  annee»,ll  e»t  indUptn- 
ublo  do  l'auurer  li  l'échelle  de  leur  ther- 
momrirc  de  Héaumurctait  bien  U  ratme  ; 
application  de  oette  romaniue  relative- 
ment k  la  température  de  certaine»  tour* 
ces  thermale» ,  dont  le  prétcitdn  refroidl»- 
iiemenl  parait  tenir  uniquement  à  ce  qu'on 
a  employé  aui  deux  rpo<(iie»  comparée» 
de»  inttrumetil»  difTmnimenl  graduéa. .  387 

—  Nooveau    ihtrmtomèire  â  martma  ;  p«r 

M.  Wal/crdut   5o5 

—  I/ettre  de  H.  Daitger  iur  lu  nouvean 
ikrrmomitrei  ma^nu  qu'il  a  inventé...  $33 

—  Répun>«  de  M.  Wajferdiii  t  quelque*  u- 


tenion*  eontennea  dan»  k  lettre  de 

Bl  Dtager   558 

—  Nouveau  tkenaom^lre  «  némima  présenté 

par  M.  WalJrrdM   6"9 

Tnloatm».  —  Démonatrationi  d'un  ibéorime 
dll  à  M.  Slarm,  et  ralalif  k  une  cl»»»e  de 
JvneUoiu  îr»mt<md*»trt  ;  par  M .  LitmviUe.    6i  8 

Ti»Mi  caun  Aïai  «a»  mauth.  —  Mémoire  lur 
la /ormalion  dm  titsa  eelUUire  ttVaecroU- 
irment  dm  calUl  de  U  f>t«Jtte  ;  par  M.  S- 
Umremi   49^ 

TocaiÀUin».  —  Vo^«  Poltrlimiitm. 

TaA>»ro(iT  a*»»»  de»  dépêche»  k  de  ftrande* 
di»unce».  —  Moyen  propoaé  k  cet  eflet  ; 
par  M   Ador   i3» 

TatéASinon.  — Observation»  do  M   Larrtjf , 

relative»  aux  taite»  de  cette  opération. . .  338 

TauMit.  —  Nouvelle  démoojlraiiun  dalhte- 
r^me  sur  la  ummt  det  Iroit  anglet  dm 
Iriamgle  ,  par  M.  Brti   5o6 

Taicms»  tpirttit.  —  Nouveau  genre  do  ver» 
trouvé»  par  H.  Ootn  dans  le»  moaclca 
delltomne...   i>9 

TaiitCTHia  M  l'ikclI-  —  M.  CW/àa^  demande 
un  rapport  sur  »on  mémoire  concernant 
rimpo»»U>ilit^de  U  tri»ectlon  de  l'anfle.  3oi 

—  Note  de  M.  Dmpom  sur  la  Iriaectlon  d« 
l'anele   Sfig 

TdM*  cinLLaai»-  —  Leur  application  h  IV- 

c/air^  ;  par  M.  SiH>r/-^   177 

Ti  aica».  —  Eicision  d'ane  tumeur  >itne«  au 
coi  de  la  veaiie ,  au  moyea  d'instrument» 
introduit»  par  l'urilie;  par  M.  tencr 
d-ÊnotU   4*7 

Tratnit  imia;ia.ioca.  —  Eipérieocea  (ailes  aar 
un  appareil  de  ce  ^nre ,  éiabJi  au  tiaaa^e 
naicanique  d'inval  ;  par  M  Fomnttyron.  3i3 

Tnttà»  {Corde  du).  —  l^vi«nt-«Ue  de  la  cin- 
quième paire  d*  nerfs ,  on  de  U  portion 
dore  de  la  septième.  —  Fait  cité  par 
M.  Mmgmdie,  comme  tavorable  k  la  pre- 
mière opinion   44? 

—  Autre  fait  allégé  par  M.  iloar  en  bvaar 

de  la  seconda   44^ 

Tiro-LiTBacaAnui.  —  Note  sur  Mlle  iovoo- 

lion  j  par  U.  Btrgtr  de  Xivrtj   iSS 


Vmj*  oacxnoni.  —  Analyse  des  Iravaui  de 
Cmike  en  histoire  italurelle  et  appré- 
ciation de  la  portée  selentllqoe  de  ses 
idées  sur  l'unité  or^^aniqoe :  par  M.Ce^ 
/rax  Smimt-Utlure   555 

Catraau  (l47*oir/ii*),—  VoyeiaumotTr^rrr. 

Vatrat  —  Du  spasme  de  l'urèlré  et  des  ohs- 
Isclr»  qu'on  peut  reocoDlrer  en  introdui- 


sant des  iostniments  daoa  ce  caBal  ;  par 

M.  AmMumt   147 

Traitemrot  do»  réirécitsenents  de  l'nr^ 
tre  par  la  dilatation  hnu^ue  r^lrogrtde  ;  par 

M.  tenv  dÊlioUe   sgg 

Novvelles  remarque»  sur  U  cautèiualiim 

du  canal  de  l'urètre;  par  M.  Nicod. . .  ■    33  i 

Nouvel  inilrumenl  pour  la  dealmclion  de» 


(  655  ) 


  4»o 

—  Bw  Iw  mojcns  iiixiitieli  od  pool  tv<^ 
MMNBB  pour  diritcr  et  «xlnirn  let  eal- 
edb  MnM»  <Ud«  l'urMra.  Mtooir«  d» 

H.  £«ntr'£««lb.   S06 

Uuxxtua  (cumt).>-EMU  poor  Im  dinoudin 
à  l'aida  da  WhrtritW  «whi^w;  yw 

M.BMMM.   3;« 

llMuait  ^Hnu»).  — ir«lr  ai  m»*  1 


—  M.  Frtrt  de  Momlimm  laftpeDs  qu'en 
Jnillel  i81}  il  •  comfniuiiqiié  •«•  MéM  •ur 

an  MfBbUbU  modi-  de  tr«ite<mrnt  

(  Voye»  «OMi  «u  mut  (ju'i-u^i  j 
UuKI  {Hrtmlitm  <f }  c»u«  i-  |iar  li'  r*tr*C4*- 
•Mtftnl  de  l'urtlre;  nmiYMu  procédé  de 
traitement  propmépw  M.  Bnitjué  

—  IJo*cripiion  de  Doneaiu iBOTCiu  Je  irai 
tsmuit  ooalia  1«  létMtioM  d'aria*  ehet 


Vicciiii.  —  Joura*)  lies  vaccinations  htici  par 

M.  Boarhrr,  mMecio  k  Vamillat   977 

—  Procédé  Ao  xwcuuiioa  à  faHe  àu  ffrtiau  ; 

par  M.  iamn  .......<W  H) 

—  Letm  da  M.  fUnI  m  l« 
Aonooea  d«  ht 
mr  la  piatfk— wdwanMWlw— <>tlwli.  371 

—  Thkf  dwtia4a  »  neMOUr  al  à 
w  te  Tirat  Taeaio;  pwll.  JfardL......  47^ 

V«HH.  — M.  DeagHM 
daqui  te 

Mt  «'MMii.  <M 

y**na  •'un.  —  Note*  rar  Xair  ehmui,  eom- 
tUéré  eoBUM  on  moteur  pliu  écvmomt^ue 

—  M.  Borthart  tddame   «n  fcvMr  ét 

M.  H'rom^y  U  priorité  pour  cette  idta..  4^4 
V4MtTiO!i. —  Cetltî  perturbation  du  mom*- 
ment  luiuire  dont  U  déeoOTerte  étaUH» 
Irlbnee  à  Tfcho-BraU  M  trooT»  Htk 
diqué«  daoi  l'ouTragé  d^ui 
arabe  du  dUiéme  tléela, 
JtMaml'W^.  Noie  dalL 


te  flMlM^slhwMlW  d«p«b  la  déeom- 

«•Dnd^  

I  M«a  dlM.  WUfM  MT  la  mlflM 

tàte 

«BMrtfèWUMi'utM 
atàtefaMlMUUqoa  te  pa*iafa«d«> 

fapyrta  ioiil  una  lolarpebUon.   iSB 

_B  nawréltea    ol^Ktiona  préaanKé» 

M-iJi»  

I  M.  84Jillot  aux  noofaltal  Ob> 
•w  la  dtfNaMrW  4( 

la  umitim  par  A*iMU-ir«<i   Soi 

—  BiflleattoD  danoée  par  M.  Poisson,  rate- 
llTemaai  à  la  diff^woea  aotn  tes  4m> 

C  K.  i836.  »"  «Miitir». 


M»  à/iwilwliW  iMlH>iil^  il  M  paraît  pai 

^■V  «■«!«•..  

w  te  vé|«ktiMiaa* 


Eêmu-dt  et  Colin.  

«Ml.  ••ffroeédé  pour  l'aaptel  tecatla 

lMUM{parM.  Pernrt  

 a»!!.  Ât'rard  ait  parrenu  en  (rem- 

^  te  ««m  arvIiiMirr  *  j  raodraaaniUte 
Il  lit  Un  011  It"     **  *— **'  -f*"-*"'- 
Via>.  —  Sur  on  lunivaaa  gaore  de  itri  irea- 
^s  dMU  Ut  imueltit  *  I  *omm'  ,  par 
M-  A.  Owem.  Communidlioa  de  M  dr 

BUimriU:  

YWM  a  aoa.  —  Lettre  de  M  Cû^umuI  %ar  l« 
IMiliunhai  de  U.  ,  roncvraiot  une 
mtUutic  ici  tirs  <  *oie ,  la  Muu  aritHe, . . 

\t>,^ii.   NouTellei  obeeriretiun»  sur  lo« 

(jfcs  de  U  itwf  ;  par  M.  Sieoi.  

  ytssie  do^U,  prcMotee  par  M.  JVicod.. . 

  ConaidéraUnni  tur  le»  veuin  à  crlluUi 

par  M.  CifMle    

  Apporvil  pour  Vmracuon  de4  calcul  1  dr 

Itvruic,  contenu  duui  im  pj<iu<  l  c«tln  l. . 
dépoeé  par  M.  i>eiMa  U  1  noTembee  ibJ5 
at  dont  11  IWwtH*  te  sA  nara 

18ÎG  

_  Appareil  propoeé  par  M.  Detem  eonuae 
propre  à  diminuer  ou  à  préTeoIrle»  aeci- 
denl«  qui  d»ii»  IVjIrertioa  drf  ralcaii 
vincmyn  rrtultenl  du  troiieaqwa»  «aor- 
gaoe*  jiar  le»  iiulrumenliO*  par  teMteal 

—   r*M«w utaitnseol  4t  U  Mirir.  '"^ 


t09 

III 
6m 

4î« 

1*9 
3*7 
3» 


3<ii 


4» 


94 


(«6) 


•«  d'ioilnuacnu  mtfoduiw  pat 

rurrtn  ;  oote  d*  M.  Lerv  i'ÊtiolU..,,,  4^ 

VwB.  — PMtiiM  oiltMc  «■  snui  m  pi«- 
doir*  du  Tin ,  diiu  im  ^rlÏM  4*  l'É- 
SyfM  titeAM  BttnM  an  «ad  4a  TUbw  ; 

otiienaHaiii  da  M.  I« dae  é»  ^agiut   Si4 

Nolica  nr  diS«r(nlt  «Mai*  IWUa  |>>Nrr  iwt- 
IMdoira  an  /ttsu-Vm  U  cultara  de  la 
«^«•■■•dttVIMfr;  parM.MMi<.^4}i 

->  VH.  <b  OuMblh  rt  ptnMm, 

«*tM  «îuiédîdrtl»  par  «K  »  V» 
P4m  da  *tyfM$gmm  fÊratU»  yai  alMf «a 

te  «VMi  A  Grjrfw  M  iSSé   >*5 

VwiMi.  —  ffiffWiaw  t«lati««»  A  la  «UmjI 
HT  Ma^iaa  Grjffitk.     ^ 

ViTund.  — Cil«il4P«M  Tmitim  --nfiifi 

la JftatHiii  dM  «rfiaiafc  aa  teMiÂHi» 
àm  plM  km»  |ita  «m  têm  kmi  pti 

N.  .a.  Jh^     S8* 

M.CMMr.  .'.  


Voix  ,  — ■  Moy<*in.  à  «^mploi^cr  daru  la  conHnif* 
îiiin  ili-ri  iiîJjVi  puhlnfuei  pour  ijut'  la  i  ln 
lii'  /  o.-^[j'[*r  jrri%i*  aubaî  dUlirictù  <^t  liu&î>i 
jlUiljUriiui  |.(ibMjli!i-  ju&qu''auz point* 
\c*  plus  ritiu'.L  r  d'!  rtiuceime  ,  note  p«r 
M-  Lfpiù,.     -.  S30 

Viucim.  —  Sur  la  position  et  I*  Aauiriir  nu 
dtuui  dr  la  mrr  de  divan  voleui*  du 
KtmUchalLi;  i-ttrai(   d'uni*   \eiltf  de 
M.  Erman  li  M.  Ara|{>j   ^Sj 

Vo«IMW»^T  djim  lei^uel  un   r<ilu»  informa 
Il       ,  dit  on  «  rcj>të  par  un  enfant 
Stra    Cummunieatioa  d«  M.  (itqffngr 
Stiinl  ll.loirr  k  C«  >«t}et   146 

—  .\iinuiu:«  d*  raritoéi  do  «a  foMat  à  Pari*,  agi 

—  Mt^mous  »ur  «a  au  »<»aiak|i^}  pm 

M .  Oevffrto  SamI-  BiUin   S3» 

—  Kola  surir  ui<>me  aujel ,  par  M.XaWsm^.  3S} 
VonoÊM.  —  ObxTrfitioiu  âiitca  par  M.  la 

daa  dp  A<^gaje  paadaat  an  «ojafB  en 
OakmA.   lia 

—  Vayaga  da  M.  O.  Timmr  Amm  l'Aate  Mi- 
naara.  a3S  at  s;; 

—  'VaiagadaM.McaadàiaadiddtGwai*.  »3S 

iH^Mi  Miaa  |ia*  1m  i 
dUaadaiM  Ja  uaxan^a  d«XMlanAiia. 

.«Oit.....  6*7 


(657) 
TABLE  DES  AOTEUaS. 


k' 


àBOCtfXIXA,  mttowmti  tnbe  du  diriène 
•Uda,  ■  OMum  la  troltième  dm  p«rtur- 
batioat  luatim.  la  turiatinn.  ilnnt  )■  dc- 
cooTorto  CUU  f*n«<nil"ni<'nt  jttribuéc  Ik 
Trcho-Brtth/ :  nol«i<li»  M.  Sf^dilloi  nn  rt  xW 

—  Objeftioru  lie  M.  Lihii   îtil  ei  jfii 

ADOR    Sar  un  moyen  de  tnaiportor  ra- 

pidRment  de*  iépécka  à  d<  gKOde*  dis- 
tances  i3a  et  4'7 

AIMÉ  ' — ^n(lci'  BUT  un:iLiU>L"jn  IptIft  dea- 
lini^     wnrir  il  la  Wnmofi'on  aérienne, ,  , . 
AIMÉ  f  GEo«ci.!i),«n<!i<'n  élèrodr  l'Èrole nor- 
male .  iTertU  qu'il  n'eit  point  l'nnlnir  du 

ni'  nioirc  sur  la  loeomolioD  a^rirane   178 

AMPÈRE  —  La  dlitinetlon  qo'il  1  établi» 
entn  !««  Tlbtatiooi  motcealairM  et  Ici  tI- 
bmiooi  aiMniqm  o'cat  point  détruite 

par  ta  dén«*«r(M  d«  M.  Mrllomi   5o 

M.  LUri  dana  la  oomniMloo 
4»  rnnan  «Ttan  mtooln  de 

M-Ltairillt  i...  içn 

Cowpwnleatlaa  Jaa»  I«tu«*da  M.  Caa- 
dir  mtU  thémi»  nallUDaliqae  da  la 

iMBliw.  107  «1  364 

L'É  II  aiBli  iiull  h  iwB»  à»  «a  met*.  M 

I  à  WimiilMllw  éa» 

art.   i4: 

ABAAO.— AwAdta  ~  -  j  rt  Tllilin  m  iw< 
par  M.  J>ty»<i  à  ht  VDto-aa»]IUMi, 
pria  d«  Tonn  ;  dlipiét  ha  niiM(|M> 

—nU  fournil  par  cet  ItiB^ntwr.. . . .., ,  6 

— '  Fliit*  d«  m<ttorolo([l«  et  d*  1 
MYTéi  par  M.  Rufipel,  it 
eu  AbysiÏDle  ;  «xtrall  ifmm  l^ttN  dt 
M.4eBaMio/i<(  98 

—  Faitaobi«rT«iparM.  Fittror  ,imimmmt 
du  trarabinaant  de  tarre  ree- 

i  Cbili  en  février  i835;  attention 
da  «oiMala  |  aouMvwMm  de  111e  Sania- 

NMa   G6 

RMBarqnaa  nir  lai  seeieuri  Itunirm  ob- 
%tni*  dam  la  ttte  de  I*  compte  de  Halley; 
à  l'oceiaion  d'une  lettre  de  M.  Betsrt  à 

M.PoiSiOH     67 

Remar^mafurdaa  obaamttoiM  de  M.Cat- 
etaMr» ,  relalivaa  i  on  a<ire  daot  lequel 
<•(  utiWMflM  •  «niiMMBnMM  an  am- 

.(Mm).   I» 


MM. 

—  Extrait  d'une  lettre  de  M.  fhràr* .  tnr  la  ' 
/rolariiatioit  de  la  ehalemr  otteure   |56 

—  Ri-tv\mi  tfan/oraffeex^t^ à  Seuthmmp- 
ton  ,  ot  daoi  leqoel  on  a ,  eomme  en  Nor- 
maniiît*  et  en  Tour«in«  ,  ntteini  la  naf't*e 
d'eau  InféTteMre  it  /.j  r/  rrtr  

—  Résnilnl»  du  jaui^a^  de  ta  .Wnr.-//,.  ^  d'à- 
|.ir^  tiri  Inivail  itc  INl  Lrm.-i/j  i-i  .  inst^rt^ 
daii!*  les  rnéiituirL'5  Ji^rAcaii-'/iiic  île  Melï.  lîîy 

—  Fi[;uro  ,  Tolïimo  rt  poi-in  ■t'iine  ^^ia^s(»d« 
cuivre  natif,  trouvi-c  pri'^  trun  c!c<i  nfnuenlï 
dti  lue  Siip^inur;  rxiralt  d^in  dr^  re- 
cueil* «ciriiliiîquapubliéi  aux  EuiD-Hnit.  i57' 

—  Extrait  d'une  lettre  daM.  devmneirt,  qiti 
réclame  la  priorité  d*lBT«litieil  do  la 

rie  dethauts-Journeaux .  .    1^ 

—  Annonc«  de  quelque*  abuArratlona  d* 
pbyalque,  qui  tendraient  àftdre  adaMWM 
l'exbteoee  du  lemlivement  du  Jonà  ét  la 

dalHaJulU  aSS 

étoiles  fimne$  *t  14  ■«• 
taiiiln.M>aw«iyd»BB— »Biyfc—t, 
ftr  M.  BtndMi  •aMU^tet  IMIN  dt 
cet  Mlronoma  fc  ICi  Ballr.  flSf 

troia  neimbna  qaldnNM«  aaU*  aaala, 
(aire  Dvtiada  CwMittdtpn^fciHwiial 

Ar&abMnecMfw   «9 

«ariaiioM  da  faaailua  ai* 
aar  la  dé|«tw»at  da  y  <- 
aiaaada  heallto  j  d'a- 
ire da  M.  llwUie,  ImM 
taTraseactioBede  la  Société  dlU^ 
■atMaUi  da  itorit-i>irW,  m. .  M 
Mmf «matt  liitfgaUen  da  l'i^iWi  lar<> 

•aaul*  dt  aartHaw  dÊm   eorreipoo- 

daat  à  1%*^  d^uiBiai  pelaiivt  ohear- 
Tta  daoi  l'héalipMf  a  aaatral,  par  let  JS* 

de  latitade.  (  Afote  )   ht$ 

Martsha  da  l^ygnlUa  aijDanléa  a>  Chili  ; 

d'apetoMlMMdaH.  &v   ^ 

Remarquée toruMiménm ire  dalt-Painaat, 
relatif  k  ana  nouTeile  déurmimMio»  de 
l'mre  dit  méridit»  eemfrù  mtn  Uêfantl- 
lèUf  de  Mmtjav  et  de  FummÊÊtm  (  an 

commun  aiec  U.  Bi»t  )   4^ 

Hauteur  au-deuii»  du  niveau  de  la  mer  de  tf 
diwn  wJeaM  dag— naàartaj  kamaardae 

94** 


%r4n  ;  Jiffifreiter  de  niieau  mirr  la  mir 
Batttifuc  et  la  Caspùrnmf  ;    \i\itwH  ii\'(;iil<:- 

dsH.  KrmMH  

ProducUon  dp  ta  douhîe  rtj^r^uno'y  djii)» 
le  verre  cww^wk.-i  ,   f^r  i"i:'p<Tatiun  <io  1b 

IrVBpO  ;  «xpi'rienr<!  dp  M-  {ïuèiard  

ApfMf^ncfi  dn  rriiUui  circulam!*  d« 
A«rmr ,  sous  It*  mtcroscupo  |H>lariBAjit  ; 

«ttrall  d'une  l.  llr.:  ilo  M.  Talhui  

Commuoication  d'imo  l«tlr>i  do  M-  tritn- 
klin,  qui  iinnonc*  loo  procbain  départ  pour 
U  terre  d«  OUimd,  dool  il  «keat  ttu* 
aotaiM  fMmnMV»  «I  olb»  4«  bh*  duH 


(6!»  ) 


47' 


Tempér  »iure  ie  l  'rtpMe  ;  d^qirtl  ob- 
•orrationi  d*  tomp^toi*  almouphrriqiMi 
(•iUsa  danslr*  rff^ions  polsjrcs^  par  le  ca- 
pitaine Back  

Eip^riences  de  M  f  'oi  h^t ,  sur  la  lanaiir* 
de*  bords  M  du  «ntrii  du  SoleU  ;  «Unit 

d^in«  leltr»!  dp  c«  pbTsirlen  

Rfrmarqu--b  sur  \^^pénomhret  qw  M  Parm- 
t'rTditnTiiir  npt"rt;uc»fturlc4iy«*  Jmsoteii, 
Arj  .jLihf!  qui  nnt  luéda*  homme*;  d'aprte 
les  cunimunicatiojM  de  MM.  Ernèi  ei 
Bd^Met .  ...,.•••■■«««»«•«»•■■«•■••••■■ 
FaeulU  ii«'oM  iM  «MMM  à»  t—iwHùlr 


6}$ 


teiwipNiMàki 

«M  MM*  ylÉw«i4inte 

4UMlWltf«^1lf«HiBWlSa|>  MT 

laoMlt4«tMdB....  

AVrr.  -  MémÊU*  tm 


4awi 


S57 


■ABIKET  tnafiiiM«Ma«llMd«M.  Brfiè§. 

rdalir*  à  dw  sMUkts  

BACK.  —  ObMmUon  <• 


0»> 


IMtott  pbui4lslrM*.'«  •  ».*.••••.•••••••»« 

BAJLLT  DE  MERUEDX.  «t  MAUmBB 

■laé.  —  gnyliyrtl»  #y«wtwri  /*m<- 

fa*jM|ip«(ttar«lla«fMga»  ywll. 

rtot  A  n«f7   i3g 

SAUBO  JwMnda  que  U*  ndMtcbw  da 

M.  Basil  sur  la  mutcardlme  MiaDt  MMsiMi 

à  une  cominlsiilfm  spéelal*. , .   ^gjè 

ttARDEL. —  NoaTellw  propaailioiu  ralaliTM 

à  la  muUiplieation  def  momhrtt   ^3 

BAHIC  DE  LA  HAYE  —  Note  eonecroant  Im 

•ffeta  pn  siim^t  d'une  décharge  éUrtri^me 

tur  la  croiminM  d'oo  p«upliair  .>..  4i9 

lAALOW.  —  NouTclle  thtorio  dtfMlMl- 

ioa  de  «iatuM   335 


mnàml»,  eanane*  «ew  la  dama- 
aaftfaajIaMM  daM.  Cffamrfiee  anjet.  387 
Nato  tvbtlTek  eet  otAniM  r«efaercbi!«. . .  .  43{ 

—  Commibsion  cliar(;i'e  par  l'Acsdcrni*  da 
Caire  «n  rapport  sur  1rs  recherches  de 
M.  Baaai ,  concernant  U  imucardlne.  . . . 

BAUUELOCQCfE  nrwu.—  Inlrf>durliond'una 
joisdr  dans  U  boucLi'  Jl- l'L'iin>iit  ,  puur 
le  faire  r«*plrer.  lorsque  la  t^  to  reste  eo- 
lafée  dans  le  bauin  de  U  mère  ,  le  corps 
él^ot  d<ji  forli   aii 

moycuUire  ..i.......  t$ 

—  Eiplicalion  du  ph«iiuiiiL'nc  qui  ^V|^im0 
quand  de  Veau  m  ff'trr  sur  Sa  ettpt 
ckm^ffé*  «M  rouf    1^ 

—  Procédé  par  Injui-J  l'auivur  annonce  ^tre 
parvenu  à  isoler  le  fluur   4" 

—  Note  lurlephcnoméne  de  la  <iccrr;>ûKio*.  4q4 

—  Note  sur  U  dttierminstion  potds  ato- 
aufmt  et  ao  partionlier  iw  une  loi  rela- 

the  aiu  cftalâv«  ^prfcj/tfaat   S3* 

BAOSa  iliMndi  à  i  wMha  la  aiadiia  at 


.  xràlwé  ■ 


i.GoogIe 


(  659  ) 


b  deaeriplion  d'une  Tthie  givUii^m* 
qu'il  init  pitMiilé*  i  l'Acadénlc  

BAtJVE(  A*»  ).  —  LeltM  tur  an  naavMn 
fiinfitge  employé  à  U  GoftîM  

BAZAINE  demuide  à  retirer  un  mémoire 
qu'il  avaii  pr«cédcmmeDl  pr«Mnl4,  ol  qui 
ttl  r«Utif  ID  mojfen  de  mettre  le*  nucli- 
»tt  à  vmprmr  à  l'abri  <!<•  r-zploûoiu  

BAZUi  kdraue  ime  pltecanatomlqiui  detlLoM 
à  nontrar  le  miM<r  de  lermimutomJrikron- 
ehet ,  et  aanonee  qu'il  a  coiutalis  le  mode 
it  rtntmmauo»  du  arlèrtt  rt  iri  vtuui 
piàimommirv»  >  Ole  

—  Lettre  ^r  la  iimemre  Je»  tronctct  palmo- 
iMim.......  •  

—  Noarefle  lettre  aur  le  mfme  aujel ,  i  l'oc- 
caaion  d'ooe  cQmmunicatton  de  M.  Bomr- 
gtn'  

—  Suite  de«  recherche*  (ur  la  tlnieture  et 
le  mode  de  lermimUon  dca  bronchee  pul- 
monairea. — Canwawm,  falui  de  roo([eor* 

B£AV.  —  Recberchea  d'analumie  pathologi- 
que sur  une  forme  paritcalière  de  dilmu- 
lion  et  d'KfprriroplUf  du  cmr  

BEA  LTEMPS.  BEAUPRÉ  — Rapport  tur  un 
mémoire  de  M.  Vincent  CeiUn  «  eoncer- 
nant  les  glolct  el  tel  cmrlet  en  rtUrf.  

—  Ctrttt  \xiro^nfM^u«i  du  depAI  de  la  ns' 
Hae,  ciécut^  aouita  direction  

BECQUEREL.  —  Note  tur  m  tovnt  électri- 
que qui  poetèd*  la  (acuité  de  produiiv  de« 
drcompoaiiiont  eblmiquca ,  ot  non  celle 
d'ccbaufîer  le*  corpi  

—  Nol«  inr  un  appareil  éUttny-chinuqué  ,  au 
mnyon  duquel  on  extrait  Vurgent  de  M*  mi- 
ner* ii  

—  ludicatton  de*  Mtjeta  traitée  dan*  le  qua- 
trlime  rolume  de  son  Hiitotr*  de  Véteetri- 
cité  et  dm  magnétisme  ;  pr^MMilation  de  ce 
volume  à  l'Acaidémki  

BENIQUÉ.  —  N  ouTeau  procédé  pour  traiter 
la*  rétentiom  ifurina  caaaé«*  par  le  réiré- 
citaeueni  de  l'nritre  

—  DépAt  d'un  paquet  cacketé  portant  pour 
lucription  :  Mémoire  de  chinrgie  

BERAUD.  —  Moyen  de  purger  de /muwwtj  lea 
imoblee,  et  mène  une  raaiaon  tout  entière 

BERGER  DE  XIVRAY.  —  Nol«  »ur  la  vpo-U- 
tkograpkie.  

BERNARD.  —  Obaerratlon  concernant  la 
sortie  spontané  à  trtvtri  l'urètrt  tTnn  cal- 
ca/  très  ivtnminenx  

BESSEL  ohaerre  un  cine  Uumineur  dan  i  la  ta- 
miu  dr  UalUr  

BtERLCT.  —  Noio  *ar  as  pniu  artisienfori 
d«u  U  grnAie  à  Aberdeen  en  Eooaae. . . . 

BIOT.  —  Méthodre  mathématique*  et  expéri- 
mentale*, pour  diacerner  le*  mélanges  el 


335 

(M 

5i6 

s84 
390 

5i5 

570 

33 1 

ao9 
356 

>4 
i3o 

5C5 
•fi 

4:8 

5ifi 
1G8 

389 
67 
57« 


NH.  ftfit. 

le*  roiHiiiWijMi,  définie*  ou  non  définie*, 
qui  ag1*»<'nt  lur  la  lumière  polari»ce  j  loi- 
Tle*  d'application*  aux  eembinai»on*  de 
l'icide  lartrique  avec  l'eau ,  l'alcool  et 
reeprit-de-boi»   53 

—  .Sur  la  polarisatiam  Jet  ratons  calorijifuei 
par  rooiicia  progressive.  (  Trarail  commun 
avec  M.  lfr//oiw  )   ig^ 

—  Note  de  MM.  Bio/  ot  Arago  *ur  un  me- 
moin!  de  M.  Puiuant ,  relatif  à  une  nou- 
velle détermination  de  l'arc  compris  entre 
IctparallHet  de  Ma ntioMX  fl  de  Formentcra  (jO 

—  Bxamtn  contrat'/ dm  nure  de  maïs  et  du 
sucre  de  tetterave ,  *<niroi(  *ax  épreuve* 

de  la  polarkaation  circulaire   4^4 

— .  Sur  une  nouvelle  relation  phytlque  entre 
lea  éléments  dei  corps  natureh  et  le*  a^cc- 
lioMi  propret  des  dif/rrents  rayons  simplet , 
d'où  réaultâ  une  nouvelle  condition  à 
*atl*bir«  dan*  la  eonititution  théorique 
du  principe  liuniueui   5|u 

—  H.  Biof ,  t  la  auite  d'une  note  relative  i 
quelque*  phénomène*  de  polariaation , 
m|irodull  un  pauage  du  mémoire  de  teu 
Fresnel  >nr  le*  coalenn  que  la  potariia 
tloa  développe  dan*  le*  fluide*  homogène*, 
mémoire  qui  no  ('Mt  p«*  retrouvé  parmi 
le*  papier*  de  l'auteur  aprè*  aa  mort  

—  Dépo*c  pour  être  conaervé  aux  archive*  de 
l'Académie ,  le  texte  original  de  ce  pot- 
*ag«  écrit  de  la  main  de  Fremel   SbS 

—  Noixï  tur  I4;*  acides  iartrovtM^ue  et  tartro' 
mélUrlilue  de  M.  Guérin   Qtft 

BLAIN VILLE  lui!. —  Stir  quelque*  eipéce* 
de  tinges  confoiiduc*  *ou*  le  nom  d'oioiy- 
«•i'ang.  

—  Sur  un  noutcao  genre  de  vrri  ob*erré*par 

H.  Owen  dans  la*  musclet  d>  rAtmaite, . ,    1 1^ 

—  Communication*  de  quelque*  oiservaHats 
relative*  à  Vkitleir*  tutturtlie,  (aile*  par 

M.  Cv  «a  Chili   3ij 

—  Communication  d'un*  lettre  de  M.  Hoiett 
relative  à  de*  sptmjes  Irouvéo*  i  la  Itaa- 
teur  de*  Ile*  Cauarie*   3]] 

—  Communication  d'une  lettre  do  H.  Va- 
non  dr  Proc* ,  relative  à  on  jeune  orai^ 
oMUiyapportc  vivant  deSumatrak Nantes.  ^tS 

—  Note  *nr  de  prétendue*  empreintes  de  pteds 
d'un  quadrupède ,  dan*  le  gris  tigarré  de 
Hildburghautcn  en  Saxe   ^54 

BLAVIER.—  Eatai  d'une  Sutlittique  mmèrulo- 
glque  el  géolegtqme  du  département  de  la 
Mayenne   jiS 

BOISGIUAUO.  —  Obaerratlon*  rcUtive*  à 
troi*  chuta*  de  gréU  qoi  ont  eu  lieu  i 
Touloviaea  iS34   SC6 

BONAFOUS.  —  D*  la  greffe  du  tmérier  ilaac 

tarU  mtirier  dei  Pktiippintl....   3;; 


•oit  fcit  Bs  rapfiort  nr  ton 
^fttoU  et  itmmiéiw 


t  tuait. 

rt 

tai 

M  préMBte      l«  ptadi. 
BOMMEr.'.LMNMrl  . 

idR^^ftsf^iâpHAïf      $ÊÊÊt  Av** 


(  660 


) 


■56 


3S5 


i/icir^  rnlMj|M.  ,  ■ 

BORCRART  écrit  <fa\m»  iiiaelilii«  'ntttm 
bUbIs  àoBlls  qa*  M.  lappelU  a  MWailM  t 
I  '  Acad^n  ln,etqaIa<U  l'objet  (l*un  Mpport 
itit  hTorable  ,  avait  été  coaitniiM  prè« 
dcManellIc,  il  y  aune  trentaine  d'anniici. 

—  Réelaakern  CiT^ur  de  M.  WVoiuli,  le  prin- 
cipe qui  dif.tin{pie  poiiTcllc  loue  ^/Amm- 
lii^iu-  |iroi>o!>o<)  par  M.  GrofTi  oy  

—  IWlainc  en  bntm  de  IL  nVviub  I*  (rte- 
■  I  iié  de  ridé*4terlaj«l'«ip<teHl«MBiM 

'    4:4 

DOt'N  .  —  Sur  ]<*  t''rn[i8  après  l€^Mf  4|I  Am> 
*/-;■  Junte  fx/'OiA  à  Tatr  dtfHvBflCnt 
hor«  de  »er»ico   3^3 

BOKT  DE  SAINT-VINCENT  communiiTue 
une  lettre  relative  i  «n  nouveau  frhnfuf^ 
emplnjr  par  le  dotlcur  H'a.^urji  De- 
njrrnrî  ,  , , .  , 

—  Hepl.ii-.-  cljo,  le  Ri'i^iii- (<i(;elal  VanaiioniKc 
ijUf /.onii-uf  uK-r  ,  iJ^iiiT  son  Traité  dfS  Pcly - 
f'ieii  Jlf^ibl.'i  ,  avait  décrit  comme  ap- 
partenant 1111  Rr'^jjnt!  animal  

~~  E>onne  sur  Vofthiogltututn  Ituitantcum  re- 
tfovvé  par.  MM.  iiMnt  Mm  aar  la  «ta 
de  Bnbwia,  dM  délafl»  da  dUtrflMtion 

(éocnpbiqM.  

tfatt  vn  tappon  m»  trab  apuieultt  enp 

tmtàmH.Mm>ûifm  

Mnnhvtfeti  de  g^a/Me 

parU.  Airim  émtmÉttÊrt»i..tQt  «t 

—  PriMBM  la  Sgr     ««bUm  DivaltMi  4» 

—  MNMaki0*<t7*  Itnalarattec^i 
AMmmmCt.  MvitgadalL  Oiwfo... 

—  Ertihamét 


«M 

118 
9^ 


~  Nom  aur  laa 

4tMl>lFn*  ladkoa  

■OCGHER.  —  JoanM  doa  veetmMiit  IhUta, 

par  eo  mcdcciii  ,  

tWJtOBVt,  —  Noie  aur  la  iirueiurt 
la  mode  de  lerminaiton  dia 
■  («(MtaidMcaplIUlit* 


S9S 
*Î7 


liOUnjOT  —  Mfmoirc  sur  cmie  prop<i«iiiori  , 
qu<'  chet  lea  eijeaax ,  i'ofjwie  de  l'offiu:- 
litm  itx  ilflaeead*  k  aw  Mit  ttfUt  w- 

Imir  pliysiologiqne  

BOCSSINCMCIT.  -  MteMM  Mrraridbaii- 

*<W»«e  

—  ObMmiioDs  fclitiTtMklayrfWediMCro- 

P1>^'  

Ewaeadiiaiqan  delà  ^it>i<>ru-ei  de  latèfe 
dtt  banaaiar;  auirl  de  conaidérations  »ui 

•aeahaM«(ae»ai^  

■ODVABD.  —  OtaiiwitiMH  da  d<- 
iSBaii«36,MlMkroiia«r 


VM^éi  SOea dn  i5  mai  18S8 ,  «UtM 

4  rafeHmioln  de  Parii .  

BOTD.  —  •Mtoiiqua  dépwtMMIda  daa 


33, 

T7 
109 

5o3 
5o3 


aur  ea 
BREVET ( 

qurl  toute.  Im  taMiM  èM  t  pIllOD 

Pir  cnpsulea,  tailtMMr«IMnl«0«pilla8. 

BREWSTEB.  —Nota  aaraneAwrwmMMfr 
raln^mpparene*  Haeré*,  al  qittpMlMtla' 
rf,      ,,'r,acii,m.  k  la  laanUre  de  la  nim. 

B&IF.l'  I    L I  ^  l'-ttrcTalattvaaMdaBf»  4«a* 

irîAi*nw/iajij  précipitât  *  

BRISBANF..  —  Obserratlon»  de  Véclip^  4e 
S<iUil  du  i5  mal  i836  ,  faite»  à  Mal/^ra- 
tniin  en  Écm«c  

BRIX;HANT   eat   di^igné   |>oar  replacer 

.  M.  Brongr.ian,  abaoni ,  dana  la  cununli. 
alon  chargée  de  (aira  un  rapport  tn  lea 
ro/{echoiu«<^/<^g(fM«MppMto  dalfcrée 
par  M.  Ylrlct  

1UI0NGMART(  Atoun  )  eat  a^foint  i  U 
comniaeiod  eha»t«e  de  mtdra  oompu  di» 
reeherehea  de  tH.Btuii  lor  Ik  mutcar^ne. . 

mONGNIART  (  ALfitaroat  )  —  Note  aur  U 
fTéitnee  de  quelqtiea  métaux  dana  lae^r^i 

«i^iMatin  da  terrain  de  Parii  

SottMtmut  eoaleur  fmrpur:itj-  cmpinyic 

^  dtM  la  painluro  par  iniprea«inn  sur  lev 
JAmeti  Ooea  

AvuUiE.  —  Obaerratioaa  eonceroanl  le  dé- 


569 
437 

"r 

Cli 
^.5 


Digitized-by  Google 


(  66«  ) 


MX- 

et  rînfliMBM  qa»  k  preuion  «tiMapbéri- 
<fae  punit  avoir,  dam  qulquot  localiUa, 

(nr  U  |»rodueUMi  d*  m  phéoontoe   3a3 

BDXATY —  E«mir<juo  su  ua  mémoin  (U 
«h  M.^tirydM<,  ^tMOTMBt  la  «dM 


MM. 

BDRDIÎJ.  — 

duit ,  non  dam  d*  la 

Ht  M»  ru» 


3B> 
4i> 


tWIt— imw—  ioopfonne IVliateiiM.  S4t 

ilg*mma$,   as 

—  tMn*  nr  h  AAfie  MMUiMilfM  4b  b 

 i8a,  a67,34i,36(,  <97«l  435 

GâVZMDISB  (Loaa  Oi^uu}  panlt  «tra  te 
P  ^«it  «a  rid«r  d'eroplojar,  dam 
AnMMilfm,  le  d^gorgemoit  do  mei^ 

I  pour  indiqwir  lei  imxtew  {Sale)   So5 

CBANIAIRE  (  Lcon  n  ).  —  Mémoire  pr«««nU 

pour  l«  concouf'  ftu  prir  (if  mXrjnj,,'ij,v  ,  .  .  a83 

—  Oûmaii.lnri  lnrncn  H'iin  mt'- 
molrt?  4'.r':l  a  iir\-t.t.'ljli'  s  jr  iju  r.i-  Jr  nom- 
br^Uivît    <rnr:rt7a.r,-j   r4'.j;ij   ior^'an.-  central 

de  U  tiii  uliT.i.in  .  lanj  troublii  apparent 
daiu  Ini  louttii.Tu   3ot 

— '  Note  »ur  une  ttuption  pustuUtae  peu  con- 
Bae  iurveiiant  dan»  le>  malulios  compli- 
quée! d'adynami*  gcjiéraJi! ,  et  »|wcialiv 
UMBt  dau  U  lièvre  tTpbords.   440 

CHAUVIN.  —  QdlMtiM  dm  a%Ma*A*ik 

  i-'OÎ 

dAZELLES  ,  bi-riliiT  (lu  madains  <le  ifuw- 
yiwl,  TeiiTp  di'  /.«l'ouirr,  oiTr*!  il  l'AcjxlrinM 
de»  SrjeuroB  .lu^^itiir;,  U'^  dpjiArrili  avec 
leMfvela  a  t..  n      pnucipaiai  ex- 

ptlieiwpa     fii.l 

CHEVALIER.   —  Obtm-aUani  nxÊfmMimn 

faite»  k  Toalon   l36 

CBEVALUEB.  -  EmbI  av  1m  lUwi^aM  df 

 •  '  3Si 

I  ûiûrt*  du  ftwrtfjlraniaaaa  fi" 
4éa  aar  k  caaMiMaaaa.  da  nHliqa  te  M 
axUt  Àt  MrUat  dwa  k  «Hiiifi  «Ua 
■|a<r«h  *»    1^ 

i«  ■ilBiîri.niiiillf   «Mrafai  al. 

MartlaM  diaiiÉliiii  lapk^f  alaa. 

al»  Mfcaalaai  Jai  yyâfiliw  tmîm 
INvaM  M  pmrmttmimi,  itmm  4a 

Il  «fil   m 

il  M. 


ayaal  pour  titta  :  premier  iaé«noir«  »or 

•  U  eliimie  du  ntjurt  de  cmrionf   5jJ 

OVIALE.  —  CoDiidéraUnn»  sar  lei  tvstlrî  m 

crliaitl  

—  ErpmlMon  tforUitit  de  ealeub  utlnstim 
M  plu»  remarqunbt«» 
aanifea  apéeimz  oa 

—  M-Iadila  Mt«aalL  Q^'^Vlato 
pitta»  aipiodam 

iavaoliiiB  .T!?*.  

CLÉMENT  MEVET.-V«,«ia«m«iBr]v«. 

COLIN  et  B)WAROS.  —  Mémoire  «ur  h  i.^ 
I^riaiitm  dm  téré»le$  joui  de  kmi*ei  Mm- 
/"Tatarw  

COLLARDEAIT.  —  Nomi-lln  halaitcr  d'est*!  9| 

—  Thermomètré  À  mAjrima  fondé  »ur  le  priiï- 
clpe  du  dcgor);Fment   5^ 

œLLÉGE  np  CAHOR.S  (  f-livei  du].  Ob- 
•errrril  un  h^i].,  1  1  .-l.,  rLlirol  1  détermi- 
ner la  formti  Je-  l  aiinrau  intcrioiir   4^3 

OOLLECKO  (ot).  —  Esiiù  groloifi'iue  lur  les 
callmet  de  Saperf-a  ;.,  <'  j  de  Turin  

COLOUB-KKNARD.  -  Lettre  »ur  le»  ucht, 
du  mM  «t  leur*  chau^menla  de  rorma 
et  dm  pwlltoB.   gg^ 

COaira. -HfcjMwaa»  fc  *i5^^,  i 
irima  oua  ka  atse»  de  cbarton  da 
ian%alaar  kaaiaaA  ee  dégafenantpaai 
*"*'*J**PJ'     wakMaiia  de  pr» 

'^^FfïMrfffTnT'^ffiîS^aiî^^^^^  iil  ^ 

broiii%  fa»  M.  IMf  da  rÀaadtak  dia 
BeaafcàfU),  aflkH  par  aa  flh,  Mtea 

0*  Caiiaar.  >  MaalMak  étt  ^lOnai.  ,_ 
OOOnL  —  Hmcha  (raTéa  lapi^tiat  k 

«aailie  étHaUtr  lalk  qo<ao  k  voyait  b 

^Mat  las|  oetalira  i8S3   ,^ 

OODURCteari).  —  Voym  au  mot 

OOQOAMD.  —  LaitM  aaaMntaai  Im  iwhw 
-*■—  A  IL         ew  k  mMMrdime ,  ma- 

kavatatiola.   387 

kWrfcmrW^Bal.,^ 
*H»iWiiiiiidtiagmd<t.  dNeoéepar 

ILJiMJM.  «  _  ,W 

iHtkrMidalLr 


(66.) 


to«  à  IHc/mIm,  k  Malte,  en  Sicile,  mx 
ilet  Lip*ri«l<Un>  InrnvirTiu»  deNtpIci.  «4^ 

GORDIER  d«  Bczien.  —  L'aj  ^art  il  i^u'il  pn>- 
pOM  pour  If!  fîttrtiffr-  dri  rtiu^  dr  U  G«* 
ronoe  à  B<irtti*aui  frmhlv  offrir  touWs  les 
chancM  fié>ir«blc4  <1«  wccl^i   m  «t  ii5 

OOUOLIS.  —  Sur  U  mRtHi^rf  <1".  iciulrc  lu 
difIoTVnt«  prin^iprs  de  m^cani^jue  À  dvt 
Qstèmetdecorpj,Giï  le«rontii1ertnt  commo 
dMSiMBUagOftdo  moli'<'ulest*n  vibratiuii.  H5 

—    MénOin  (wlaX'l^i'.  !<'  dri  v.ulure!,  >>ec 

•pplieaUon  toi  me>u|;eries  de  iraacc.  174 

Q06TE.  —  Note  >ur  le*  jumraitx  timmon.  Ué- 
termlDcr  Tepoqna  do  U  rla  inlfS-Bt^iue 


OOTTA. — 


UANGEB.  —  Lettre 

mèire  i  m*xinu   S53 

—  Lettn  tor  l«t  <l'-rnirre*  tktlflMiMW  4c 

U  comble  dt  Hmllej .  fkltai  k  ViMiDa  par 

H.  Liltnw   ^^]^ 

UARLU  —  ("ommuniTn.i  l'eitnit  d'une  IK- 
tredcM  /.iir  ><>  <ur l'iotaniilA lumliMiite 

dl-  la  cvOÙK-  dr  llallrj   l55 

I)  VKOMIEAC    —  Oiiervatiom  msgn^tujurt 

hilip»  il  Toulon   »38 

DAUSST  —  Modification  déminée  h  rendre 
le  cercle  de  Borda  propre  k  U  meiurr  dti 
graHdi  tngifs   4? 

U&\T  (E».)-  —  ReehaieliairelatirMk  dlirerae* 
•pplIaaItoM  du  fToeédé  Inupioé  par  aam 
MraArB.  Omir  pumr  ftéiurtt  Ja 

DB  CJEHDOCCB  (AiM.)  tl  IIOBT  féduual 
miUm'um  •MtfUmde  H.  Watln  nh- 

«■|]B8|,«lHi|MlMt|jpM4tG«pte«....  i«S 
DDFAVSIISMiMHS  ~ 

Mt  N.  BarW,  atluM  m  «aBMdat  fé- 

nMM^àllaiim..   3SS 

UIBGÔDSÉB.  —  ^ato  vUiitm  ertasé  par  c«| 
iMteiM»  t  II  TiUMux-Damt .  pria  4a 

Ibw*...,   « 

,  DEU&V  danaada  roavwrtaM  d'ua  paqurt 
«MbaU  qa'll  a  dépoté  la  i  DOTcnlmitlS 
el  qnl  rontteni,  dit-il ,  an  t/r/ntreii  paw 

rntraetioD  des  e«ira/>  <<<•  l<  ren<«   Sbi 

I>«  Tettraetion  de*  ralcnli  de  U  renie. 
Apparril  pour  fntnvrr  Ut  offmtn  an- 
iMim  drt  fniuememti  aoiquelt  ib  ioot 
cxpo*^  dans  caa  *ar<<*  d'upérallom. . ., 
DBMOMfEEiUin).  —  NoU  m  l'cnwciuufa 


ulU4  de  la  rhr  droite  de  l'Bbe,  en  San, 
et  de  U  craie  qu'ili  lembtent  r«ouTrir; 

ritrait  tranimis  par  M.  dr  Humhc  ldi  

OOUK.RBK.  —  Mnnoiro  «nr  le  <a{/We  * 

carbone.,   ■..••••»■••••  '  Sjy 

—  Rapport  «ur  ce  mémoire   StS 

COULIKR  anDooee  axiir  >ii,  |H'niluiii  W- 

cïipie  tolmre  du  |5  mui ,  des  cercles  om- 
liiét  qui  prrcrdaii*nt  le  corps  de  la  lan* 
•ur  le  dibquv  du  tolcil ,  ci-rcIn  qa'il  eat 
diipoM-  a  ailributr  i  1  aiinnstilièn»  luuaire.  4g} 

—  AunoDce  IVnroi  prociuiia  ti  oiM«rratioM 

Mir  l«*  taf><»  dl  aalail   ..  9fJ 

OOCmTOIS.  —  LitlMtwlMlMM  «CtMada» 
kaaulfeiu  et  à  le  glUUm  4|aa  la 

buMiade  ktanlUMiMadaZAla  hitdit- 

lAlMli.   «tt 

de  riiiU  TiOur   34 

—  Lettre  *ur  \n  tnhlf  i  d,-  mnruiLit-   |69 

—  Tableau  OOmporulif  deii  ri!>ni!jpi-v  l  turrit 
par  le*  listes  Je  recensement  puur  18  1^  t-( 
defc  nombres  caIcuI*'»  d'après  Irt.  (.--uidcfi 
du  inoaTenicnl  do  la  popuUiii  n  rn 
Franc*   ^jtj 

DENY  DECURLS.  —  Notice  «ur  la  conToc- 
tlon  d^Mmofùeri  Ur  C'^'cui  tion  ;  rnpport 
«urcrltc  nnlirc,  pstrW.  tfer:^jrt  de  Thurr .  6^ 

Dl'.lXIT  CiKNFRAT.  HELA  M AP INF. adr.-«M 
n  r AcJiJi  uiic  uiiC  partie  du  4*  "oluni*  du 
/•i/u/c/ra^çmi.  — Titre»  d««  carte*  dont  se 
compose  cet  enroi   396 

DESHAYE».  -  Hteotra  aor  l'Made  m»* 
paralif e  dea  aifriaai  «feMMat  ttJOÊitlm  ét 

dalii 


  M 

OBBlKnrES.— AivmadHimàtetaMw  - 

cher  U$  aeairref  k  VoUii^  Iwnm  temta 

eaasé ,  en  ulllliaiit  la  a 
DESPRUNEACXadreise  un 

■iianc4i  do  tijaairiar   ...  iB 

DESRUELLE»  -  Vnmi  «iwMmaiw  pourlt 

destrucliou  de*  rétréelmmtiM  A  tmitn.  44* 
DEVÉZE  DE  CHAMIOL.  -  EmmI  mt  Ik 

ttmviftiom  de  l'AUier  el  ivr  un  iWMlfiH 

jet^  qui  doit  «IM  iMin.   tas 

DONNÉ  —  nifli  dNiif  lifi  aMwrfj  wÊmm 

du  1  mai  ...•....»  441 

IX)UIII.K.  —  Remarque*  à  roeeaato*  4fm» 

Ie4lre  de  M.  ^i<iri<Bur  la  Cew-fajr.   Jja 

DOYEHK.  —  Appllcatiou  de  la  cawra  ImHét 

au  daaaia  daa  ot^aU  i^Wd><a     U^^toaf>  ^ 


MM. 

DHOUOT.  —  Ajinonee  TcnToi  d'un  Irtnil  rar 
le  IntitwmMil  dm  différent»  r:i,pf^ea  dr 
rfltaracles  

UUBH 1 1' IL  se  dtelare  l'auteurd'uciftu.juituio- 
i\yme,  déposé  dans  la  Maoce  liu  ii  avril. 
DUBY  et  UE  r.ANnOIXE  réclimeni  rr.ntrf 
WM  auertion  Àmitc  par  M.  Vallft:  à^.  Di 
joo  rdalirg  à  reapèee  de  cryptogame  pa- 
raiiie  qai  «n  i834  tttaqot  le*  TlgiMt  de 

G«oè«e  

OOCBACLT  —  U-itr,  Jum  mAlecin  m  mnile 

 Mf  mmU.  StipplAmeat  k  est  ournie, 

mCXOS.  —  HoaognrU»  da 

Rapiwri  tur  M 
DDFOJJR  (lAn}.— I 

•tyb|àlologiqMnrki  ûnÈtfHrm,'lm 
9fw^^ftèft9    lift  vA^opiim^a 


(  663  ) 


5«o 


3«7 


loS 


par  une  Mirihet  dt  I 

OOU^  MOMM  «■•n«  M«M  ta  «Mlr- 
«McMaifwffal  M  Ml 

pw  ta  ConmlMlM 
des  piéceaNlatifti  àh  qMMiMdtnMN- 

ploi  Je  U  féUiSme  eammt  a/im«u  

—  Propo**  ui  andait  de  eaeutchme  eomm» 
moyen  de  pr^rrer  de  IWfdarioa  Isa 

ioultii  eipo*^  en  plein  air  

Recberchea  stir  la  natara  de  Véthal ,  d'eù 
il  résulte  que  e'ail  na  corpa  analogue 
à  r«Icoo)  (ea  cominnn  oTee  M  PrUgoi\. 
Nolica  aur  l**aar«>cti"<j  tir  I.*  nMit/rrr 
grasse  contenue  dan»  if»  nsu.r  rj.'i/inru 
icj  qui  qnt  »rrvi  au  l.:)*afjc  dt>»  Uinm.  .  . 

—  Hemarqat's  »ur  Jck  (^qiiiraîriit*  rhîrnt- 
qves  do  IVjï? m  (tV/^^/r-nj.hJni-  et  de 
Vrwnct  df  ciiron,  à  l'occaiion  dw  ex- 
përieneea  de  M.  Bloi  lut  la  | 
totre  de  ce*  dmx  eatenee* 

—  Rapport  «nr  une  monographie 
dtt  genre  elf  ius,  par  MM  Je  Ltiporir  et 
Oorr  

—  Rapport  aar  une  monographie  du  genre 
•I»"»,  par  M.  Ducloi  

—  Bappnnaar  iialra**ildaM.  I^ihj/iwr 
*  ftaafii  al  k  la  pl>7^l«r<« 


*»4 


3;  3 


io3 


547 


iw  n  tMvail  da  M.  If^fnrt. 
->  Nota  awta  an  ai  ■miiii  <lt  la  J 

l*i  raméiècns.  


48 


MM. 

—  OlM«r>°'i'>ni  à  l'orciMon  d'uM  lettre  de 

M.  Fuu^d  «ur  le         poj^   37» 

_    HaiHir  i|||fa  SUT    un    rr7^'(c£'<Tr7ir  M> 

développa  quelqnefoin  »iir  l'abdomen 
moBcAfi,  apris  leur  mort  ,  «t  partit  atoir 
d«  rapport»  avec  celui  qnl  produit  U 
m:il,ii<it        ii:r!  à  soie  connue  sous  le 

nom  di:  ,Wuj(-dr(iiv     4Î6 

S«i*.  —  Rapport  de 
M.  Hciicari  de  Tkuir  sur  c«l  oaTtagn.. .  169 

DUKERIŒY.  —  ()b^<rMtioaa  bilaa  da  S 
an  S  ninutea  pendant  louta  ladntda^ 
Yéetifuaim  |5  mai,  *nr  daiu  dMHNHi- 
tra*  BolNla,  r<ua  plaeé  k  roaabN  •! 
niatn  aqwaA  an  Soleil   kfi 

UUPUi  (puwu)  aWMMca  quole  Com^urmét 

êt  iMiM....  ap 


pttMi  4* 

Pmttt-et-Okauitiu  ,  *  4li 

I  i  rAwdd^,  *  U  pvt  da  M.  4« 

idaLMaiaiar... 'M 
BanaMiM*  «oaeanMUrt  k  préUMUi  Car- 
min daoa  la*  jagnmutu  tm  malièr»  en- 
ariadit;  k  roecaaion  d'os  néiaolte  da 
IL  FabManv  la  loi  de*  giaads  oombra*.  3Ba 
»  laloaaaa  dtifrtr  A<  frafiu  sur  U  po- 

—  TaUaandaatelMtoda  laFraoaa,  lala- 
tUkkla  pMdiHiioMtiM  aaMaMto 

sacres  de  betterave*   S9B 

DCroUI.  —  NoU  sur  U  trIaecUoa  da  raneW.  Sfl^ 
DUPUIS  UEXABCE  daaunde   qa'an  mé- 
moire tmr  Ut  fi»ahctt  tt  U  coamerce  dont 
il  est  l'intaor,  *Olt  admis  au  concour* 

pour  le  prU  de  slaUalique   ïSoelôiy 

DURAND.  —  Procédé  au  moyen  duqual  on 
peut ,  sans  saroir  étrirc  ,  former  réguliè- 
rement toutes  le»  leiirrs  et  tracer  des 

mot*  eotiers   ^tf' 

DCRIEU  —  Itpcliercheii  relatires  à  la  géo- 


et  i  la  gétfr*/*"  ^'a- 


»9» 


du  l'ft  iiiKt  irpt*ntrioiuil  de  VKrpMgne. 
—   Sur  une  tcuree  qui  s'rcbappe  du  point 
culminant  do  pic  da  la  Sarraniina  (mon- 

t*i;u«  de*  Aaturies}  

DL  ThOCUET    —  Remarques  sur  le  (sux 

eoof-pv  ou  /*uur  piroilt   È^t 

DUVAL.  —  Mémoire  sur  la  (uMaon  da* 

piedi-hau., ,   7 

DUVESMOY.  —  MtaQifa  *or  qualqae*  parti. 


(664  ) 


HK. 

BDWA]II)6(lb.M::  —  Appliritio.i  4.-  h 

mermIueUU  au  ■Icssin  di'i  ul.ji^u  ■  Uklifs 
À  Ia  Iou(>i'  fi\  r  .rriinuii  J^t  ■    M  />(./«rff). 

—  lW.hpri"h-'s  anutorni'pii's  ioo\'t^ii\ue% 
M4r  les  polyfio  ilu  grnrti  neharr  

EinVAltUS  M  (X>UN.  —  MiiMin  m  h 
•'^«Kan  Jin  ainlt»  mm  âe  hmufi  imn- 

pératurti   

EHREI^ERG.  —  Lollit!  ii  l'ocmion  d'an» 
note  d«!  M  l'fUirr  «i>ni>n^'ait  n'avoir 
point  lr.ni»v  daui  (■jfei.jim  l'orgsnl- 
•ation  quF  M  KhrfKierg  j  (Tail  indi(|a^«. 

ELSENME^CEIl.  -  Ksui  pour  ohUuir  mm 
Maciiiic  è  tmftitr  diina  laqugllo  l'tui  M* 
wméco«j|lMfa.  par  l'aelioa  do  la  /ib 
yfc— If  i, «o  •MdmsdUoMDU  guaui, 
laïqMb,  aiMnalili^ÉiiteHl  mu*  le  pU- 
ton ,  on  conUel  attc  ans  Iponga  da 
pbiiiir,  i'cnlUmmaraiaiit  «1 
■aeiK*  il  rtHal  de  vapMr.. . . 

iUE  M  BBAUMORT.  -  «m 


i3i 


a6î 


fi«i 


prouve,'  |>ar  ofdSBMMkNjrit  4tt«6  dA- 

c«iutire  iHifi  

—  Rapport  nur  laf  fir.  >«.  .■.  A,  j  j^TL  .'t'^vy i.i'j  eie- 
culfrt  (lan«  quelque»  |i>il>c4  de  l'Aii«-JfK 
iv»rc  par  M.  C.  Tej:utr. ,  , 

EAMA>.  —  Letiri!  1  M.  .4r<^o  >iir  !.■»  Ii0»e> 

d^ngaU  dêcliMtion  ma^f^tt^fae  ,  îinr  la 
kamtemr  Mm-destmâ  4ie  1«  MWr  de  t|ikeiqu''s 
To\eaM  du  heaUJctMte  «t  eaUc  di'«  it«<p< 
ferpituttUt  dam  la  aitiM  eoDliée ,  mr  la 
diOéMoaa  da  ni*Mii  m»n\kmtrCmf4mm 
et  la>  lUllifme.   ^ 

nifST  pidWla  OM  t«f«»»r  d'tum  dilTr- 
■I  m  aa  mm  gi  nénle- 


^HMnoMlifM,  al  on 
à  donnar ,  tant  calcul , 

|>UiMi|nalaoa4|ue.  61e 


pÊit*Êm  iumâym  iiMiMia  »wiw,  mm» 
VmÊé»  Ém  lw%aifiiMi  Jrmt/MA  A« 

FATO|iB>.  IMHBMloa  apportdaM  avdf 
<fc  âtlwJipaar  la  wdiaiMa 
imè  h  iMMAaMMkaHlM.   «9 

nARO.  -  i»t(re  oaaeanNB»  la  dMMMfadn 
aew-pox  aur  le  pla  dtaw  «Ml»  aak  a»> 
tItmu  dathrit....,  Sji 

—  Tmtm  deatfarti  è  ta— HHr  «t  *  Mumi 

»«r  lo  rtnij  i«r)«   47Ï 

FUXEAU 

diManm  do  la  Trrm  au  SoleU,  ««c   6tj 

FITZilOT.  —  Note  «ur  quclqaea  elTeta  pro- 
<lniu  par  lo  irembhmteM  4ê  trnn  4pÀ  a 
enli«aauChili«iinu)tldalllH<«rinS..  C< 

FLOURENS  —  itoehorohne  mr  laa  ro— 

niruitam  r.iictilairet  cntrr  la  ntr»  et  le 
/mus.  —  I  knns  I08  Mpieea  à  plêttnta  aal- 
lue,  il  y  H  r/ ni/nuiarranon  famiWrf  eoiw- 
tantaoatrola  m^rtex  le/iir(v«,  comme  «ntre 
ïafmtïïu  et  la  min  ;  daai  In  «apAcca  k  pU  • 
rmua  tmllipUt,  \\  n'y»  qii'nno  rnmmiijii- 
cation  do  «impie  a&ra.m . .    1  ^ 

—  Rapport  «iir  une  tiSto  tlViar;     jrJ.  Hnn- 

npo  an  mii6*<>il.'  i'Arji.lciiiii-  pur  M  I.Arrry  iRS 
FORBEâ  (J<na,\  —  ExpCTieaeoa  «ar  la  pc- 

— itli  faaMwaaMwv....  «BmiM 


—  Elp#rîenr«  failw,  iundaiii  Vrcl^pn-  du 
l5  mal,  pour  dooonvrir  In  riuse  de»  lif;nei 
-'hfrnrtt  yai  tr  mnHtrenl  dam  U  tprcur 

  536- 

FOLRllAl  LT.  —  Lni  doa  o/Jf-iKA  rhinu/uei 
tt  d<'R  mi'un-M''nci  r'i(««-i  ,  1.1  mi.ii^tât^ 
Pon»lil<  ri'  comme  un  agrni  jmraoJi;4[  dii 
afea  affiniu-n  «l  de  oea  ««niïcmerits  — 
PfriJl^ramino  d'uno  i^t\«  JCejrpt'rirncrt  f,h>- 

"■"'"frv"'-'   5gS 

—  I.'aiilour  do  C04  d«ux  miujoir»-!.,  en  Ji» 
iadr«aaanl  pour  lo  concours  an  prit  de 
phyaiolûf;io,  dfimandr  qu'on  admette  éga 

ItimCDl  à  1  1  i  M::riium  un  mrmoirt.'  qu'il 
a  préoédt'muit'Ut  adrcisi'  sur  V  ^yf^^miti^mie 
eoatidérée  comme  un  mojri-n  ilo  con- 
naître lea  /(HKtimu  itt  centrât  nerveux., ,  jj^ 

FOi  KMi-r.  -  OlMfntiaMMn-to  hmtfM 

/?"    SjS 

—  Éioil-,  jUar^ifi  du  Boia  da  oovaaim 
Toee  en    3^ 

FOUWBYBON.  —  Eip«riencea  i'iitot  w  la 
Turbine  hydraulique  tUbU*  cbea  UM.  O». 

Tillier  et   |wi|Mli.  M  llili^  IMknl» 

qu*  ri'lnral   J|J 

1■'RA^  KII\  (le  capilaine  Jo»),  nom  m.'  (jno 
«ttoeor  da  la  'Vmf  da  DtaMo  a»a  dr 


« 

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( 


GG5  ) 


MM. 

_dan>  ce  pav*   4'^ 

FBÉMY.  —  AMloa  de  Vaeiie  talfitrifme  «or 

Ut  KmU4   467 

FRtKE  oc  MONTISON  r«pp«ll«  que  par 
uoc  lettre  du  8  juillel  |833 ,  il  a  com- 
ipaiiiqiM  Mi  ideM  uir  lei  Dioy«ii>  do  dii- 
(MKlr*  ia  /tirrrt  djuu  1»  veuie  par  une 

action  gûlvmi^u*  

ntESNGL  CA*} — PiuSB*  aurait  d«  MO  Ma- 
r  ||l*.««al««ri  fM  Im  poUrimtitm 
1 4UMU^fkÊU^tkumngin 


MU 

FUESNEL  (  I.  j.  —  I 

phmrei  leniicuiûirts,  ..*•••«•••••«•««  5lS 
FRÉVILLE  préimM  nj>  iiu'naMM  il  M> 

gonomitrif.  infunli  par  Cn  M  fh*..  M 
FREYCINET  -  Rapport  nr  h  MbMc 

MM  «b  U.  AvwbiiA  

—  IhpMMMi  m  Mw  *  SKHfatà 
Ait  «n  FroMMw,  t«bll*«mMt  ms  00» 
manieaiioaa  inpiMnéi  «Mm  laa  «Ml  4* 
MilMlw«tMllH4aliMriad»%n«t...  9» 

—  WiHtei  IMN  rar  Im  wn  «ntmIm 
d'Abc   366 

—  iMittm  laltN  wir  le  mfeme  aujct   4(« 

twiMav  #m  noaraan  lyatime  de 

Bapporl  aur  Mlle  fn- 
  S 


UAIABERT  dcMade  4|m  PAndteto  dHiga 
une  commJtiioa  de  (aire  un  Tiff  att  air 

In  f.ludtf  da  tonal  Je$  l'trénéet  ». 

•JAN'NAL.  —  lléiBuire  aur  la  géUtimr  altmm- 

iiure  ;  dausième  panîij   49* 

GAlîDLN.  —  Neie  i«r  laa  mv"  de  nmltrùer 

les  menuet   33ij 

—  DapAt  d'un  p«q««t  cMbe'e  relatif  au 
moyen  d'eelairer  mm  fianger  lea  irreadaa 
Titlva  par  la  lumiirt  Drummond   6*7 

GAUTIER  (ALracB).  —  OUarvaUoni  de  IV- 

clifse  de  aoleil  du  i5  mai  i83<î   57S 

GAY.  —  Obterratiooa  aur  lea  babitndee  d«a 
imgtaet  au  Chili ,  et  %mt  ta  t«MUBM  qw 
montrent  l«s  rr/^ti/er  dM  l>  nàm  pig* 

à  devenir  viiiparea   3n 

Marclie       Vtài^uilU  .m^.,.,>:<v.     «iir  In  r<^i*- 
oretdentalr  dr  l'Amrii  juc  du  Sud   33o 

GELINOT.  —  Note  lelative  k  un  lerin  h 

OMlto  eenalraiaeiit  un  teeoad  nid   tin 

(SEOfflMyr.  —  MéiBoire  enr  uite  Koareltr 

rum*  tférmmUfue.   aîg 

—  AdiHlM  k  M  «taMira   355 

«EDfSK»  SA1NT  IUI.AIIIE.  -  Hemir- 

^Mi  4  PoMitiori  d''ijfi  mrmoirc  de  M. 

quclquea  Mpires  de  aln^ 
>  it  MM  d'eraiy  iiul^,  ^ 

■M  «r  Im       ia>  ^ 

AtdirnMMM.   gi 

«-  QfeMTiMiMIMrlHmMMaiV.AIW 
it^dNa  Bin  mtÊÊ  wM»  Iwllrito- 

jgWMhll  d>jjMw  ftllMllIllill.   3&; 


dit  avoir  M 

 '  48 

idanuiiidaàXnlidaMlkMaa.  t^i 

-  Sir  la  cw  KiwNVfM  *  «pm»  Mm. 
■am  da  aMioMéw^a*  Maml»- 
Maea  par  ToaiMiMM   33a 

-  E<pliaallaMMiq)aidafAd9W**M.  39» 

-  Noie  ajnH  pov  Mm:  JKm  «rate-  met 

«r  f—liyia  dtAr».  Syt 

f-  Kotenreana^aaHlaik  ■SttoAKMdk 
la  «rAnieia  wrtHUfanliiwM  aaat  an  Ma  h 
•oocfaa  dut  fama  wtiiataa  «t  i<ftlilia 
pi^MoMMBl  lépaMlMa  «  te  avkM  da 
ta  ïam.  •   fai 

-  AnalywdMiMtaaBdafiaMtMMMnlH 

BMwelle  «t  rnnildhallaiw  aar  la  cim 
t«r«de  leurparldaatfaMlIqM...  «SalSa 
';EaPT.^-.Méro<M  wr^-aut  mMMal  m 

GESLIH — ma  iH  (Wm  al  CMm 

  '47 

anr  co  niémoire  

GIRABO.  Rapporteur  de  la  commiaaion 
chargée  d'anaiiMr  !«•  dirférenta  prejvi. 
VtOfOaétrontffpnvifionnrr  dtn  UvitU 

•■    III 

prendre  part  k  l'aïaiBen 

.da 

-  Iw  taiaiiMâir^'MVM'l'toi  ^" 

tmrtt ,  et  taliliaai  yipilnii 
UM  >wr  par  Jaw  hi  MriMtoM  da  »{• 

«N«  d«  ta  SaiM  4H 

GOEnS.  —  AmIjm  da  ne  IraTaux  en  hit- 
"t,  m  aaHidfMtiona  rar  taar 


(  666  ) 


fmlàfdmtU^;  puM.  Gt^njr S*int- 
Hilmre   555  el  S63 

QORY .  —  Aulf-ur  J'un*'  Hono^ cipht<i  Jm  f^nre 
t^rtiu ,  fu  i-t>mmuri  avec  l-Aporte. 
Rapport  sur  ce  traTnil     lo 

tiOUPlL  IT  ROBINCT.  —  I>»pfll  J'un  pa. 
fuel  cacheté  porunt  pour  suKription  : 
Perfeetwmittmeml  4ti  armtt  de  fftcrrc   8 } 

430CIIDON.  —  BinnJt      rapport  sur  un 
■wjMi  quHI  ■  propa«4  pour  Vmmi 
ftmu  tutpemJui.       aunièM  à  M  priai 
npoMr  U  vie  dm  oanim*   S77 

OUFFITH  (ir«<«H}.  •  lTi|liliinni  i«M- 

TM  à  U  TwioD. .   4^ 

GMVOM  iliiwili  an  rapport  sur  «on  mé- 
molra  eoncenuot  l^pOMibiliU  d«  U 
iritielioH  de  l'a^l»„,,m*m»   3oi 

GUÉBABD.  —  Mw«(N  mhd  m 


tu  vrrrf  ùrixKMirf  l«  proprWU  da  II  I 

r^Jractton.  

GDEJUN.  —  Mou  iur  Jt-i  orpanrai  «rmbla- 
bU*  >UI  met  iraitfhiaur  tj«  cruKUc^ 
inCtriean,  troarte  chef  an  mwir  >tria- 

gu/mjn  (inut).  —  Not*  iUr  IVfAwiim  4» 
buMia  in  tùnk  hué  An*  Im  faunariMu  ih 
«■  kmu  M  m-i 
—   liMtMMT  «M 

UCoill-VâlH.  -DHrita 


ifMiMI 


H 


UàU)  y  . — OfaMrTMioM  iw  Ih^Mm  Icriwf  Cro 
HAIX  (  l«  eapiuine  Bm«)  «OMimuiiqu*  UM 
leUre  de  M.  CocctuMirc  rulatlv*  à  DM 
mmvMt  /teilie  pUnilt  dont  Oflt  ailMaaM 

c  soupçtiUiiL'  IVxUlcnce  

—    Ob»«rTatîoD8  do  Vrcltp$c  de  &.'i/-t/  4K1  i5 
nwi  iBÎC  I  Caiti!»  à  l'Obtrrraloirc  du  PirU 
BAMONT   —  HodèlM  de  iuctMnuleun  i  va- 

ptur.  —  Rapport  sur  ces  .ippnrciU  

MKIZt.I.  i  Ruiï-fcT)  croil  n»(3ir  Irouv.;  vin  moyeo 
dr  ti^i^motion  arrtennr  [iropr<i  à  résoudre 
le  {irobli'iut;  Av  dirt-cliuii  i^li'ou  a  vaine 

nienl  chorthc  pour  le»  arrosuts  

UÉLIE.  —  Recherches  expérioieoul»  tur  la 

ri^Um€*  tU  l'air  

HÉBétulea  eur  frff. 

t*/ir  

Kt.-^nitÊtétfÊflm  de  tdmé.  

•  —  Bappoitm  oM 
I  4t  M.  Anr  *  Chrti  NhUM  è  I» 


108 

.5j 
5«4 
4' 

8i 
619 

4'7 


Im  eeastlpttiomi  opIiiHlil, 
MBKCB-  —  Nota  Mtr  «m  1 

t^initffumet  naerie   {j6 

|I|)6SAIU)  (ononce  qu'il  le  propose  d«  mu- 


lur  lu  etmMmtiim  A 
It  m$mkr**u  ét  miO^Um  


tMMBt  ^11  «ppeOe  irmiumtni  ftr  HmA- 


4î« 

S» 
3» 

M 
lis 

338 


—  PréMota  l«  i^H**  dont  Q  ti  aatr«pt«a- 
dr«  le  trmitOiUBt ,  aHa  que  lei  oenuBie- 
•tirtu  Doouié*  per  rAeadénile  eowtatent 
leur  degft^  uetuel  de  djflonalté  

—  AdrenB  an  ptftrt  cathnd,  —  SteBM  4b 

roar*  •<.'........•...,  9m 

mvZ£lxn.  —  Nmitcu  mtùtm  *t  MM» 
licn  Am  h  CM  dey^wtur*  êt  ftêmuOi 

Uin i^fSfiimu   ••••••••   S}| 

■OnrOBLA  JQMQinÉIB.-HaM  nvli 
traMpert  par  lea  TeaU  do  pollen  de»  aa- 
piiuanflaurf,  daaadaa  liant  <ioi|aéa,  «A. 
U  chuic  de  caita  ||MaaMi«  jauaa  doBM 
lieu  de  cruirc  k  on*  ^Ia<«  êt  tv^rt   SiC 

HUMBEBX.  —  LtUN  aw  l«« 


I ID  Afcfiilala  par  M.  lUyipal. 
nlatlTaaanit 

il  umba  da  la         a*  nt  ; 


Ida  M.». 


da  ItilTOdNito  4>rEn*  an  Saw, 
la  «rai»  aaHi  wMat  iaaawilr. 


En  iwaïaiMtaat  ua  uatiafade  M.  i 

doaaa  la  lénmà  daa  «piaioni  da  I 
llMaaar  la  Jkaaieur  maft— 
trt  am  n^waii  de  la  naer  tout  IVqttwir  M 
hor»  dm  tropiqaai  ;  dinNsUa  ralaur*  da 
h  i<tiMalBDitaalwMi«ip>i»daa  «k 


(  667  ) 


XAaQtEHn.—  OhnraltMt  tmt  le  iin<-- 
rV-T-  ftinwIfcifM-  i33«  ifi} 

—  LtWftwIn  vmuniimtt  iiWi  te**- 

ihlf^llllliHI  ■I^HÉIlff  ÉlIMMHfMlM 

jnflcMr  .,.,....;...•«•••  3ii 

•qaalMlade  roiMB   4*9 

—  Da  Tordra  nilwntt  laqod  tat  ^fa«M(  Mot 
illipiwéw  MW  la  corpi  de  VeUemu .      «t  4?* 

  AmtAmlfl  at  phyilologie  d«  U  coint  ill,  , 

dnilHwt  n^œiir'-  ,  /  'u/ix'i   et  inuii-/<-i 
qoi  tmiM  à  l«<m  mouTcmeaU   494 


JAllES.-nMMé  4a  MMfaM(M4  M*  A# 

fraiiu  •  

JAPPELLl   —  >•'••»*»■  J»»  «•"*; 

nippon  »ur  celte  macliini-    ij' 

-     Or  annoriTO  qu'uni'  iji.li  tutii^  u^mbUbl*  • 

rli-  en  cuUt>  il  y  n  treu:»'        k  Manellla..  lS6 

JENMNUS.  —  F.ticrv  mJ^i'  i  'l^   557 

JOBARD  —  tiri  ii,  pri  siiiiii  s  1  :  «J.)owoi<;. .  7 
JULI  V  1  ONTllMit  [.  —  >!■  n-  >r,    .,ir  le> 

  lettre  rclstivf  ii  son  o>nrii(;6  dur  Vmcrr- 

IiiimIc'  dei  li^nri  de  Ut  mort   ïS? 

JOOO.      i«iiM  eonaarmi  Vamploi  de  U 

créotoU  coaira  la  plUMm  /mlmnmir*   388 


i  V^Mtritité  ét  €<mut».  wpoééM  |wr  M.  A 


ikrAewUnfo  

kpr«pMiUo«ae  M.  I«- 
•-qn«Ta  qaaitioa' 
I  k  la  uiMlIlilIllIi  diç*  COTipM  ren- 
lUMbMnMr»*  taM  dbMUe  dam  la 

Uaaee  da  aSmin  

LAFOND  (Gueoa  )■  Obterratloni  dWorvi 
MÊtlttlei  hHe  à  bord  du  briek  U  CaniiJt. 
pu  laa  45°  lalUade  tud  cl  par  U  longi- 
Wde  «In  cautte  de  U  Noa»Hle  HolUnde. 
1,\1NÉ  —  LMIr*  mr  lVlfnilui>  iV  1«  COD- 

sommation  J»  ft^lttin^  « /i/n^i f m  '  i'  

L A I S> h  -—  >oto relali»»'  »  Je«  rrr hiiTho» dont 
lL-biJt<«td(!repr*»«nt.  r  ynr  mi  p«tit  nom- 
bre de  caraeUm  «impie»  inu.  le»  wni  du 
Ungaffi!  hMain  

LAKANAI..— No«k««u-  diir«r«nu  euai*  («Wi 
pour  intfodalretux  Éuu  Uni»  U  eultun 
rte  la  ■■I*"'  «'  m"'  «l*  VoUvier   ...    4î  ' 

LAPI.Ar.E  [  Vj.f.ifj.  J'-)  1*RB0  à  l'AcMUari* 
une  lomme  pour  1»  fondation  k  perpMaM 
d'un  prir ,  MMisUUBt  dam  la*  OKurret  da 
M.  Ijipi»c« ,  qui  tara  déeané  elwqM 
«nn«-  «u  premier  élèra  aorUot  d«  l'Ccalt 
/>o/>  fr.  Aju.,  ur  -  OrdooiiaiM«  royal*q«i«i- 
torîti''  l'Arnilcmieàa) 

LAPOBTK  D») ,  «oleur  d'an* 

rapport  »a»  ce  traTall  •••••••  

LARREYpr^nle  IcttaqiltMIWli— <»*> 

ider 


«99 


I.AHlKXJtTF.  («)  écrit  que  dan»  I.-  m<  mf.irr 
qu  il  a  prt'sent*  pour  le  eoncmirs  aui  prix 
Moutjon  ,  il  n'est  propow  principale  ment 
JeprtHlTirquvlo  |u  i  r  l>  phoulr  pnir.l 
le  rc»»lt*l  Je  l  infiaraination  'Ins  gUmtn 
de  Tr.rrr  et  Je»  /olliculfiJk  UmiBMr   35S 

LASSAIGNE.  —  Rotherehc»  evrr  1»  natore  et 
|««  pi«pri4tAi  du  conipo«r  que  formr  Ta/- 
kmmOie  «tw  le  hiehlorure  de  mfrcure. ...  SçJ 

LàtIGlEB.  —  ObMrraliun»  de  VMiptr  de  &>  - 
teil  du  i5  mai  i8î6 ,  falu»  à  TObaOTta- 
loiits  de  Parla   5oJ 

LAURENT  (  AixriT»  î  —  TlWorie  de»  romU- 

  Note  «UT  urj   nouvel  »cidir  ,  Vncidc  napk- 

lali^ue,  et  m:»  c<imbinai»ons.   .  .   .    ...  i36 

  Note  »ur  une  nomelle  eepice  d'omide  , 

yitxirif-tentémiJe   53a 

LAUKEPiT  (  I'*rt  '  —  Note  Mir  )<•  biaioma  ^ 

SW'I:-  

_    ^'-tud'^  mirr!>»i:npiquet  sur  le  dét-rU'fpt- 

tnrnt  .i'"^  racinri  de  l  o^fi'^i-.  .  

  .V(l..liliuii  au  preerdenl  iDcmoIr»-   Jr6 

  \i)t<'6  f-nr  Ip*  spOHgialet  d''  U  pomme  de 

f.-rr.- dcvrIopjM'n»  daoâ  l'rlili   4^ 

Mumoire  hit  \»  formation  du  liiiucfllu- 
(rîjrr  l't  yarcmiurmeHt  du   cvllrl  dr  U 

ru.,e   teî 

LAVOISIER  —  P1a»ieur«de«  appardh  atec 
Irtquel»  ont  i-WfaitM  priutipale»  ei- 
|M'ri<-of««  olitria  k  r.\cadémie  par 
,M  de  Ckapellei ,  bMtlcr  da  madame  A 
Kamrford ,  Tesre  d«  I^eUar   M 

IBQOC.- OmImm  otMMti«-«rlt  h»- 


(«•) 


ia^oMMMail««B«liMid«GhnMm,  -MI 

wmm^f&mnmr^ét>9rmtemr  ieUJkm/e...,.  4<i 

XEDAOIMC  WiL'  Oi<(«l(r  aaploto  étf^ 
,  laMf4M|B|i«  oairiM-^lirrr  k  «cran  hrM, 
qar  M  dl*re  en  rien  d^tH«MM  Min  Im- 
inimmt  cpi'on  »  prtwnté  wm»  BOMWtU 
j  rAra<lt.Tnle,  AuH'h  lélllMdas3  Mf..  S3o 

LEFEBVRE.  —  Sar  un  nouvera  gimip*  dM»- 
MMeede  la  famille  des  mtmtUkt  ;  rapport 
•or  MttvraU..  ..'  iCg 

UGn.  ~  DiMri^dbit  dW  iMdUlw^iMH 

ftnMr-«o  tinbre'  ace.   96 

LBGBAIID.  —  IVouTeUM  — Mili  lanffiïgiwil 

"■•'"'j''-'  »8fi 

LEHOC.  —  ymuUleur  de  Uirint   jj 

LEIOINDRE  et  LBHiflMH.  —  Xii«Ms«  de 

la  Kosettr    i.....  1S7 

LELIÉVRE ,  ri'inpUci'  ilun»  la  socllon  demi* 
nfralfijif  l'I  ilc  i;i'ili>[;ic  par  M  Êlle  tk 

Itrimnty/nt  ....  ,  ,  ,  6J 

U'.MAUIjT.  —  I^ttrr  tur  U  lUgixMre  d«tMl« 

du  dtlpkinus  /fiohurpt  .«t..  65 

LbMASSON  elLEJOlNURF-  —  Juu.tmifie d« 

UJfMr<^   l57 

LKMBERT  abH^admaeuB  paquri  c4cJietc.  — 

S..aiice  do  7  luara   aW 

—    M<  nii/ip<-  .iir  l»  i«f»Ao«le  «MfcrmifBC   337 

LKNOin  iJuHi.iiui  !.  . — Notatur  leaaiO)'Wiaà 
l>ri'iiJr<.'  Jiiiit  li  coMlruetioo  de»  lalUt 
f'uHi^mf'  ,  pour  que  la  mmjt  do  1  orateur 
arrive  aiuai  ditlinctc  «i  «uaai  peu  ttUi- 
biic  que  possible  jiuqu'aui  eiiremiléa  de 
reoceintc   53» 

AuMiMtMiiltf  ««  M.  (M> 

«■eiwi<i<l>lK'—)»jt«rtwiiS|liM  ijMpthi  ■ 
--  ■ftnH—M n  <t>  rftwiilwi—li  ifc  Mu* 
fw  kdOitotlM  Wmfpii  lÉliH^iit   agi 


ealrfiJawMfe   4^7 

ModMaallon  apporlC'O  xa  hritr-pierr*.  doal 
la  m  it  Ipestlon  n'cat  aalaie  par  r<^f'<H< 

lolkeUedoU^   Sal 


'  '"traw  ^riié$  MB  loalrnaMAta  lllketrimm- 

—  MimalMaiIrla'WlMiMIfeiMinl....... 

LBSA!M..^raTilliarl«t« 
LESAWAGB.  ~^^^^||U|||^'y^jL^j^^ 

—  rVmaK.lo  il  rptlrar  !(•  dnn  pi4«Meata 

mrniniri'-.  

LI£Y&l£ni£.  —  Jmiti  théotitpM det  Utiudt 
calorique  ,  

r.lBRI  —  Doutai  aar  VaulhenticlU  iTuna  da- 
ruuTerte  atlrlbuéo  t  un  uironoiae  arabe 
du  dldéme  lièele ,  iUoal-  Wifl  (la  dbcoal 
vtrU  it  U  iroÉCéàar  imégiMH  im  ■■«■>«- 
mrnt  lunairr)  

—  \mii\/'II"b  r.<i^'ri>  Undanl  à  proavar  que 
|,-  p.ms.^r  du  lirrc  d'Ahoul-Wrfi  ,  où  t1 
f%l  parle  di*  lit  1  tir  lotion  ,  .-.st  uiir  ifitcrpo- 
latioo  (alt«  dam  le  U'tle  original,  poaW- 
riciiri-rornl  14  Tycbo-Drahe  

—  (-vimmuiïii-alioni  de  pliuiriiin  lettre»  de 
M  li  t..iutHf  ;ur  Kl  th/'-.'rir  nuithrntatiijuf 
di-  h  lunut'r   J^'  i  Jt»4  -  4*7  *' 

UOOVUXE.      MéOMin  aor  ViitUgmiom 

•Ici  eijuatwnt  a  tmiiitei  /rutUtHmairtt. , . 

—  ISote  »iir  le  calcul  du  in^gaMt  itéil^ 
faut  du  iDQUvument  det  /il*iiètet  

—  Huppurt  aur  cotte  ng|«  

—  LWfTkoattrationd'ualUcorinMdaM  Sona 
relalir  .>  une  cUtae  de  Jbmctivs  Irtnnem- 
tLtntei  .•..•.♦••..,...«». 

I.ITTRUVV.  -  Sur  l  iuUMlM  la»!» W  à» 

la  comète  de  UtlUsr  

UamiirMolMaruiMStdelie«aié«e4rlM- 
Iv    

MHÉv^^MVMMi  '.da  .Safèvae  déulia- 
parti»  t<mnlba»»aMliMai  4a  >ai4p|a». 

at  qal  prwriaat 


Pat». 


44» 
(61 

3S0 


455 
.67 

61S 

1 

474 


vai%«aa^V« 


«7 


dm  U  etitm  f  ai 

dhorUgtrU  •i^wfMuMit^ifl  «M 

litYKES  (  l«  daa  da }  a  la  paMiaklMMi- 
naîtra  U  pidaaaea  4a  «oMMMÉtapto* 
lapMaM  4a  tWHtot.élJlwll  a«iii».«<»  «I 


Digitized  by 


lIAimmilE  M  élu  vUa^iUm  é»  Vàm- 

Fl^HMteliMw»  

tà 

UlniiOBdM  «MM  éa  gM(  «t^b^Mtosko- 
Ih  par  luK*  ilNuM  eamnattaa  «MImI*. 

—  DMuctiaua  ikrM»  de  M  bit  quaM  k 

l'pri^im-  Ju  merf       (xii^pwi  •   . 

MAlR£U£HOl;ÊlS  romull*  rAïadrmi,-  «itr 
deux  plan»  propoaH  poar  Ir' n  t  i>i«- 

—    Rapport  4*  k  MNiM-é(lllHll4Mk<r 

sujet  ...    ifr» 

MAI..-IGLM    —  ,4n.!/M.  .<  <i<i.  r,>u/rii,  ,-■>;.  /.u 
'  I»*  cinp)o\rr  ra  Aij|-let<TrB  fKiur  U  poin- 
tiir«  p«r  imprcMion  lur  lmyÎM(*ffri-f  6nf«. 

MAT.ïTlAIŒ  alijL-  o«  IIAIU.Y  UE  MKK- 
LIKL'V,  —  Encycluffrdit-  4/'d^rii//iir*' 
fimiuiuf  .  rapport  fait  sur  (vH  (iiiTr»(^<? 
par  M.  i/r'm-«ri  A  rtairv   ■- Uj 

MARiOM  DE  PROCÉ.-L«mr.  »  H  A-  «lor» 
n/iff  ntr  on  jnan«  pr^jn^  i^Mn^  apporU^ 
t  iruit  de  Sumaln  à  Mante*   (1 

UASSILLON  U'AJlBAUlKniT.  —  V«|ti 
MauUioit  d'Àrbammmt. 

MATUED  eommuuiqite  une  note  de  M.  B<- 
rti  éila  BtlT'.  coneanMot  In  effett  pr^ 
mmlê  #iw  d^hergÊ  Mtctrifmt  mr  h 
trvbumee  iTmn  pei^Mer.   jiy 

~  Obf«mtioa«der4(cJyi«riir&>i«fdni5inal 
iW6 ,  hWw  t  rotwiwirtw  de  ffcrti. .  ■  5a3 

IIATTECGCI.— Kata  nr  lMi(*a|»MtéadH 

litil*   mS 

«9 

*(f  qu<!  cerlalnt  rourmntt  /lretrl^m$ 
■vent  on  ir.Knnuinl  dn  ruucbM  11' 

faide»  ou  de*  diaphragme*  KtiUle*   4'' 

MAULBON  D'ABBAimOIlT.  —  MMMMie 
poar  la  rAo/atlton  dl»  Féiaélia»  Ai  lra(- 
li^me  d<]p-^  i  aw  Mwloiwoiiiwe,  danalw 
diUrenU  cai  qui  penrent  >«  préMolar.agi  «l  6  ■  8 
MAOKOIR  lie  Gaiivt.  ~  Mémoire  *ur  fa/iu- 

lemenl  ie  tail  tur  djffiml»»  iitumet...  i68 
MAirV'Alli.—  Ofc*«rfali<MW  de  CécUfit  ie 
Saltil  lia  i5  nui         ,  £tit«i  à  lObeerva- 

toirr  ili^  l'iiris   îoî 

MAVOH  ic  U^^iaiu  raâira  w  MiÉniiil»  atar 

1.:  ctiiheictt}n\f,  q U^U SVlIfcMfe'llldllPMffift 

coDcoun  M  nt) on.. .••....*,.   355 

—   Kaaa  atir     J^^j  a  limMtre  «m  rvU<'J   4*^ 

Auieiiea  l'Mvai  d'M  amvlain  4a  ta 


Mcoade  édition  (le  &on  «uTragc  wr  tr  f*- 
r(  /ei  tifftetHmu  ée  Pitrèirr ,  et 
I  tfme  rctte  edi«l«a.B«lt*aiM(ft«ér 
I  1 .1  prem  li>re  p<m  le  coaeMta  ■•  prtt  éa 

1    i<-cill«   -'"il-     Wff  ^ 

MELLET.  —  RenarqtH*  «or  ima  aiaanlan  de' 

M.  J.  Ouikin  .  nlaitft  k  ane  manitre  da 
miter  le<  pinh-hiut  cliea  le*  enfcntaf 

•  nnunc    cooimc  nouvelle  

MIXLOM.  — txpiTlcneos  sur  H  folâri$UltH 
.i.        l'hfl^r  rttyammmnui  fMr^M  SasffNM-' 

    jj5 

— '     i\i/.n  ,*/jfnïii  lir  lii  t-h/:li'a>  f'ttr  rrfrnflir'rt.  | 

—  .»>ur  la  }falat\itittcH  d^s  rayant  cntorijùju^i 
par   ra1mti»H  ftrofrnttve  (  travail  fom- 

mun  aT<i«i  M.  Btf*t  ).....   ,g< 

ABD  OOLO MB.  —  Voir  i  r 

MlùNAKD/r^rr/fatrwuTfnt  dans  in  («lys  d'AI- 
[y*T  IV/F^ir-^/r-j/um  ituittmtcum  t\ni  j-  aruit 
cté  ck-Jà  ™  pur  M.  Bi'J^iKuMct   

MFJIAT  Note  raUlive  k  la  ehuto  d'un  ko- 

liér  qui  parait  avoir  cavaé  VinernJie  ija 
la  grande  Mlle  du  Palai*  de  Jualice  dr 
Pari»,  le  7  mars  i6i8   ,5^ 

MEBAl.  — TMoria  pl>y>iqnr  de  la  ^rodwitga 

dr  la  dulêmr  mumosphèri^aic. ...........  n. 

MERam  -  Pewfirrtw  m  mmwb 

ne}e«a  de  laaJMHBt  pnilre  t«t  rAm- 

«•««dMçAwtoifMIkKd»   Sgj 

MlLmOlAUMUdUHaanle  quelque*  poi^ 

MIUKAM .  —  IhMM  «M  «iMwiftaM 
tA*«f<gifw«Ulaa«i  itti  %Vii«b,a»le 

rivietv  <ln  Cygne» ,  «4M  oaeMMNale  de 

la  .Yo«iv//r-Ho//<in(f*'  ••.«♦.••^•..  1} 

MII.NE  H)WARns.  —  Voyez  BAtaiNk 
MIMSTHË  U£  LA  GCERRE  iorito  rAca*  ' 
démie  i  dé*i|p>er  le*  Iroit  memlme  q«| 
doivent  fiiirr  partie  du  iÀ>iutU  mgï». 
tioiwrfk-nt  litf  CÉcoU  l*o(7'IMÉeifiV 

dani  le  cour*  da  eetle  aiHlét.  , 

MIMSTRC  DES  ArPAIRBB  ÉTRAHdàRE» 
Irantnel  uo  ouTrage  aur  le  nMgH^iUmr 
(errejIrr.doDt  l'auteur  ni  M.  Barlow,  al- 
tarbé  aocontulal  anglai*  i  Moiicu   ^ 

—  Tranamel  le  recueil  de»  obserrationi  Ta  île* 

à  IXlkMerratoiredr' S>ia.f<r)iinideà<Mlr.  SoB 
MlMSlUt  1)K  T.A  M4lil>R 

l.'(tr>:  <lr  M  i^laofi-  Vrmii  d  n'UtIre  am 
s  ri  t  .SoIl-iI.    

—  ImnADirt  les  ohimatiomntiuUlfifm*tÊi- 
te*  par  loa  ufUcier*  da  ^ AmMI 

loa  à  Rio-Janmro  , 

MINISTRE  t)K  L'IKSaXVCTION  PtBU- 
<>U£«raiuinctiiaiBB|ilialiood«lX)TdD(ik 


(  670  ) 


M.  ittt  éi  Êmmiami   63 

_   rtitiiHi  am  méaioire  <i«  M,  Ck.  TêMùr 

tmUtgétbgttJlU  Pro/xmtU»   alS 

TnimiMt  m  m^nuiii*  povr  la  MtMMM 
MTcrt  par  l'Acadtate  ,  «OMOMat  k 

^■«■tiomlM Jtèvm  cekiimei   s83 

AdMua  aaa  sapUsUoii  da  IX>r<toiiiMaM 
Mxateqai  aaiiiriM  l'Aonltei*  d«  Sci«a- 
CM  à  MBiyllt  Ik  ikmaHmfaiU  par  «*• 
rfiiii»  A  hfHatt ,  pour  U  foodatioa  d'ua 
|>riz  anniuil   S6g 

—  TrtainMt  ooa  oota  d«  H.  Dufiomi  inr  U 

triMction  (U  l'angle   ...  SG9 

MonsTiu::  nu  c-osoicm    et  des  TRA- 

VAUX  rUBLK  ^  r.Mi.j  lAcâdéBiie  à  d»- 
tlgner  tnu*  nii-mi.i  i  •  qui  .Jcvrool  pran- 
dm  pari  à  rcijmi:ij  [ihxo'^  de  ronct'ii/-s 
àeSéUt^es  det  l''-^nti  «-t  fjiatt*ift"j    ^ll 

MOnSTREPLtJN  U'O  ^E^TI\1RE  DF.  PRDS- 
SEfdcUmc,  tu  uom  de  l'auteur,  M.  Bner. 
U  aodila  ti  U  doieripUoa  li'une  laile 
gcodiii^ae,  piiMe  |ic4Mnl«e«  i  l'Acadé- 
mla,  a(  »iu  leM|iMll«*  il  n't  elc  fait 
d«  niiyoct.   Î35 


MISSIESSV  —  Oiterviiou  nugaéliima  ikilM 

à  Toulon  ,  

MONCLT.  —  Note  lur  U  <im*drmlurr  émetnlt. 

 «SjM  «d. 

MONTAGNE.  —  Rapport  turdiven  opiueuU* 

de  M.  Mootagno  reUtifi  •Bicrr>r<a|g«Mri.  ait 
MOKKAU  DE  JOKNÉS.  —  Ifola  m  U>iwNl 

qui  *'Mt  bit  Motir  tut  AaKflUr  «  10$.  aS 
—  A  i'oMMioa  dHu  npfwt  M»  mm  tmat»  , 

de  M.  Bm^m  mjamt  pewr  tltr* 

M  Af.-r,-nii  X  J^Ki.cj  rafifxrUc  4uHI  «  lu  à 
I  ^caJ'^'o'e  ,  il  )r  a  pluiieurt  aontei  aa 
'  laémoire  furl  Htuda  >ur  le  mtnM  *q)«ti 
îl  fait  <Mit«  remarque  pour  ecaiiutar 
u  priorif  il.^nf  ce  qat  !••  deax  tn- 
ytax  pativpnl  offrir  dv.  comistui   565 

MtJLOT.  —  Forog»?  pour  établir  un  puin  «r- 
lèiùnk  l'abaltoir  <le  GroDalic  ;  obaerTt- 
lloo*  de  U  lemp,  r i:  1 L n-  nti  foad  do  trou 
de  toDde  ;  par  M.  Ara^a   Soi 

UVZABD  Aerit  qu'il  aat  l'inTeoteur  da  tiU- 
grapli*  4e  mit  «t  do  vofhmUin  îéUffrftu- 
fw  Mimia  rtMOUMat  tu  jaganeni  de 
IVMMtMl*   577 


fafiieranal  J 

que  toit  hto  Mwn. 

nombre  Mit  li<i|tlll  

VERVAUX.  —  Nota  lur  daoz  ro4ttgm>li  qai , 
fmr  ma  «noa<U- 


O'CONNOR  (M"*)  oWrt  à  l'Académie  un 
mcdmillon  de  CcndûrcM ,  Kulplé  par 
M.  i>a»id   »7» 


OWE>  (Kjinitaii).  —  Obtervatioai  iw  un  iwii- 
>'i-«u  d^  vers  iremvés  éaeu  Ut  mmêclei 


de  l 


lip 


PAILLETTE.  Eiumb  da  qualqMi/aiii 
féalagtfwet  obearféa  éaaa  la  partie  ocd- 
dralala  da  raneitana  proTiMada  Breugmt  5»g 

filÀêAS.  —  Beeherches  tur  la  sucre  et  U  p*- 
rtncKf'me  de  la  ngr  de  mtui  ;  rapport  aar 
ce  trarail  par  M.  Noitfaci   4^1 

PABAVET  (M).  — UUtwMV  «aaliTue.  p« 
•afe*  dis  HiMidttMliNMb  i  la  r*it- 
«arW....,  «aSat  336 


—  LaWra  wr  4m  idtotw   Si^ 

—  Lettre  ralatiT*  hêmpêmmlret  que  l'au- 
taor  étroit  ««air  «pu»!!  wr  U  éitfa»  ém 
Soleil ,  paadaat  Ncllpiaéa  iS  Ml  iM.  ^ 

PARAYBE  annonça  no  nooToea  paaaM 

préparer  un  /xtpier  de  tùreté  f  at 

un  tebastillon  de  ce  papietr   i]9 

PAULIN.  —  liéaioéM  aar  as  ^fnil  detimt 

àféattm  étm  Im  Umuii^^tHi   aff 


(671  ) 


MM.  Pêp*. 

—  I>icunu)nU  k  l^ppui  ém  hom  eibli  da 

0*1  apparafl   jjô 

PATEN  pH«  VàMiémi*  cU  m  faii*  rmdr* 
oraiplai  cTun  AubllaMinant  qui)  a  foiw* 
pour  la  déiijtfetiton  immédiate  et  l'appllca- 
lion  BtUe  de  tout  las  prodaju  {aareiiant 

da  FabaUaofe  daa  iBimaai   aS 

~  OlMcrTalious  tut  an  mémoin  da  H.  Gmi- 
ria-fmrrr.  cooearaaat  t'mdM  A^mmm 

A  came   ig 

FATEmiEAcrit  qa'il  a  la  ptamiar  propMé 
l'amploi  d'an  mJ^it  ia  fomuhoae  poar 

FÉLIGOT(Eccisi).  —  Action  duciW,  de 
i  'tmir  a«  du  hrùme  sur  Ici  mIi  fonD«i  par 
l«a  aciJtst  orgmifutt  ot  carlaios  oxidet  mé- 
Ulliquea   i5& 

—  BachardMatnrlanataredarWAa/ilendaDt 
k  pranrar  que  e'eal  oa  eorpa  aDalofM  à 

 l'aleool  (  en  oomman  avae  M.  Oaimu  ).■  4^ 

PDXETAN  (  Uâaaiti  ).  —  SpiciakU  d*<  w^f 

Jti  tau  ie  fodmt,  da  goit  ft  de  la  vue.  3a 

—  L'aulaiir  demande  que  ce  raémoirctoll  ad- 
mii  au  concoun  pour  le  prix  do  pbjri iologie 

PELLETIEB  Action  d«  VioJe  >ur  let  Uiet 

utttjiattes  d'origine  orgmmi^ue   ft3l 

PELTIER.  —  Lattre  aur  lea  aaumiur  micrnco- 

  >31 

—  OaCnttioa  de*  expreniom  f  HinKiie  et  <«- 
ttHtiU,  emplojreet  en  parlant  de  eomnmti 
*te*triqme$   JjS 

PENTLAKD  aonooeo  aoD  {irochaia  départ 
pour  le  Heui-Perom ,  «I  offre  de  faire  dan* 
ce  paya  la*  oIxarTation*  et  le*  expérianeea 
que  l'Acadraila  jugerait  ntceaaairaa,  et 
Toodrait  bl«n  loi  indiquer   878 

PQWET.  >-  Prooéde  pour  remploi  du  vrt- 
de-frn  ^  —  procédé  pour  I*  clarift^Uam 
4»  lutre   6*1 

PEIUiOZ.  —  Propoailion*  (allant  luita  k  ui 
mémoire  pr«codamment  adreaaé  lar  IVlal 
IHcléeulaire  drt  eorp$   5o6 

PETERS.  —  Mémoire  «ar  oaa  métiieda  ooO' 

^tWe  de  géomitne  nalyil^ue   618 

PHILUPS  (  Biaitai»  ).  —  Itémolre  anr  l  e- 

rtfin*  de  U  UU  tz  «*  *9 

PICABT  annonce  ton  prochain  dépari  pour 
la  tSte  de  Gulitrt ,  et  offre  k  l'Académie 
de  se  ckarger  des  obserrallons  qu'ellejnge- 
ralt  utile  da  faire  faire  dans  ce  pays   s3S 

PIIXON.  —  Table* i>- image  de*  noaTaaux 

poiih  ,  memm  et  nmmaiei   3(^3 

P1>£L  (  SciVMM }.  Traité  da  i^fgime  umttrt 

de$mhénés   I 

—  CoasidératloQ*  d'antiomia  (ésénla  aur 

l«*  ellératltni  dm  cerrema  dm  la  folit. .  jn 
PIORRT  adratae  une  analfse  d*s  ottTrafe* 
qu'il  a  précédemment  pr«*anté*  pour  le 

C.  R.  t8î6    I"  Semetue. 


concours  an  prli  da  médaeina  et  da  ebi- 
rarfle  do  la  fbadatioa  Moatyon   }30 

PLA>A.  —  Nota  sur  U         l}^  du  premier 

TOlume  de  sa  Théorie  de  U  Lutte   458 

FLANTAMOCR.  —  Obserralioas  da  I  Mipm 
dt  StUtl  du  l2.  mai  tiVi  ,  lailaa  k  IXN». 
serratolre  da  Pari*   &i>3 

FOGGEMX>HI'-.  -  Noie  ear  la  aécaaaité  da 
taatr  compta  de  U  vêrlaiéom  de  U  f>etan- 
temr  i  diffUrnUet  tatitmdn,  dans  les  h>eher- 
cbe*  rdalire*  k  la  jneisioit  au  ju»ra«  dr  U 
mer  ,  «t  d'appliquer  aux  hauteurs  ob*er- 
véas  da  baromètre  la  aaareetiaB  qai  dé- 
pend da  cette  variation   5;s 

—  Tablaaa  do*  hauieart  tmmu'tri^aei  réu- 
nies par  M.  Sehouw  ,  réduite*  à  léro  ci 
au  niTeau  de  la  mer ,  avae  et  sao*  la 
corroctiao  de  pesanteur.   5^3 

POINSOT,  nommé  membre  de  U  Cammi'wMa 

«rèadiijinriOT  poar  Tannée  18J6   61 

—  Déaignc  pour  (aire  parti*  du  Coawi/  de 
per/éettomtement  de  l'Écolo  Polflecboiqua 
pendant  raonée  iAJ&   arjg 

—  RéAexlona  lar  la  légillmttd  da*  applica- 
tions qa'on  Tant  fkira  da  ralnJ  diri  pro- 
laiilitfi  aux  éTénumaot*  dépendant*  da 
cmtuet  mormUi   3&1 

—  Noatellea  obssrraHon»  sur  le  mkaa  s^)at.  3g8 
POIS.SON  commaaiqoe  r»trait  d'une  lettre 

(te  M  Iloiscl  ,  rclatira  k  un  cdac  lumineux 
que  cet  sstronoma  a  ohaarré  dao*  la  ra- 
miiedeUéller   £2 

—  Bemarques  sur  U  différenaa  daoa  da*  ai- 
pressioos  donnéa*  par  Leftiet»,  pour  la 
mesure  de  l'inéfalité  de  la  Lune  ,  qu'on 
appelle  la  i«iHa<MM  ;  différanee  antre  U 
r-eleur  ohterWa  M  la  iwffsr  aaicaM  de 
celle  la<?g*liie   aM 

—  Remarque  k  l'oceastoo  d'osé  nota  da  M .  db 
Poitii^emlenl .  sur  I*  Tk^ie  de  U  LuM. .  tjj 
tiirte  *aT  l»  M  drt  grmmdi  mamkm   jj^ 

—  Rapport  aur  aae  oMa dt  M.  LituvUU ,  ra. 
latite  an  euleui  des  pertmriatioiu  da 
pUniui   32( 

—  Kote  iOT  le  <■*/<■«!  de»  ff^kaii/iV*   3gJ  " 

— .    RépooiekqucIquMobJecllons  pré*»n(««sk 

l'occasion  de  U  IM-Iure  de  la  noie  précrdente  ji^ 

—  M.  PeiMoH  n'admet  pas  la*  canelusioiu 
qu'on  tire,  reUtiTaroent  k  la  lempérmiure 
de»  eipceet  piant^tairet .  des  résultais  d'ob- 
serTitionstbermomstriqncs  faites  dans  les 
répons  poUiras  par  la  capiiaiDc  Uatk.. .  Srfi 

  Formiil**  relstiTes  aux  probsbillie*  qui 

dépendent  de  trk*  |Tands  nombres   GoS 

PONCELET.  —  Rapport  sur  00  sjataata  de 

restorn  de  roitarei  iBTmté*  par  M.  Fusâ.  Si 

PO>TÉOOCLANT  (ai).  —  Note  ralatiso  k  la 

Théorie  de  U  Lumt    r;i 


I 


d  by  Google 


ce?») 


VBÉVOST  r  CoHiTiaT  ).  ~  Xojaft  i  rtle  H- 
tim ,  M  SielU,  aat  lUs  Ufri ,  M  dam  Im 
aivirms  ie  Hm/iet  ;  — Bappott  vn  l«S  ré- 
■dIuu  ntttmi  daiM  m  Toyaf*  

FUISSABT.  —  No«>t«IIh  raoHUpqvM  cor  U 

Mronvmii^uri  di'  f-'iaarr,  rX  inr  In  Irro- 
piUrités  d*  la  Trrre  ilarw  relie  rontrre. . 

piicet  if  ctmeouri  àfi  vlèv^i  dct  PonU* 

rl-Ckamiffri  

—  Nonvallii  «lét^minaiiqn  d«  Ij  iongu/mr 
ée  l'arc  du  mrriditn  comprit  eatr«  Mont- 
joay  et  FonMaMn,  dévoUanl  rinauctl- 


»4î 

So 
4'« 


MM.  Fapa, 

tude  de  eella  dont  il  a«l  (ait  mention  dana 
la  Bate  da  fjsième  m^lri^mt  détimal,  et 
modiAint  ak  peu  k»  dlMailmia  da  la  ..: 
Torra  cénéralanMit  adoptéai  ;  nota  car  ea 
traTail  

—  BananiaM  ht  WM  BCU  da  MM.  Artfi» 

cation   é'i 

—  PianHliM  laaninliai  mil  In  iiifnii    i  j  t  f0 

—  IXpétdo  rp^moire  pri'cMenl.ni  uncnnu- 
Talla  d^rmiiution  il«  Put  <iu  mriidicn  ' 
«•■pria  mw»  Mao^loaj  MFanBaatara, 


QŒZIABD.  —  Minoint  nr 
(IV«t-*«Mlr  )  daaiiaé  à 


appareil 
V  «m 
«I  * 


QtlETEIXT. — Bar  !•• 
-  .  la  «—lirait»  «fc  la 


RAGCSE  (Lonaiéchil  Jao  4*V-( 

iMa,<t  ilumMlMii  irtnliwMfrtKM»^ 
(MaM«  MtyiflMiacf  wf{^tlilKM«  M  wn 

arorlicrj  rwar'wf  

RAUCOCRT  adreaie  an  mteoire  «yaat  pour 

litre  :  i>c  l'inflatÊtet  tUi  itkmctê  tj^tl^métt 
è  la  iHe  kumalm  ntr  k  tonkatr  et  Im  wara* 

Ijlr  d^s  hommei  rruntt  rn  tocUf^   So5 

REKAUV  (  Jnuit  ,>.  —  Dacn-lption  d'nn  pro- 

cèAé  d«  fitiraif  pour  Im  eaux  da  rivières.  i 

RENAt\.  — /"onura  lo/«   36 

REVUJjON  (li^iiiandc  qu'un  pretimr  rflmdri- 
fae  qu'il  inri  nii'  «oit  admit  aU  Con- 
cours pour  le  pris  dfl  mécanique   577 

BETHH  VUD.  —  Miimoire  «ur  Vorlhopédie   3Jl 

BICniCIjOT  l'Usai  tur  une  millioda  f^é- 

rilo  pour  dctrrminn*  la  râleur  dea  inU- 

grmUi  ultra  ■rlUptiqU'.'s   63I 

UVIÉRE  —  l)i'l(.-rlniliat]Olj  do  71)11  ^ioilT*^.'"ou- 
p«  drf*oii»it  d-_l^i:refiiei  diin»  rc  qu'on 
nomme  ten-auu  primitifs  et  leiiaini  de 
tramutiomim/frifurs  aux  trrraiiu  homiUrt.  3 
M  Lettre  à  l'oecatinn  da  prioédrat  mAmIN»,  sS 
«i>  Caria  géalcgi^ae  du  iéfarimmnî  4r  là  F«i* 

;  rapport  anr  ciUa  OMM  •   1)6 

UhUànJifridmmm.   3S0 

<—  htUr*  tMflMtyfciij»*  wr  te  uîuiui»  éft. 

t  i  ■  ■ 


MlUMCr  •!  GOOPIL.*» 


  .*#i«rra  

BOBIQnBT.—lMwMr  VatUt  mlUf^.. 

—  Rapporteur  QB  mdowin  «te  11.  Mla*.. 
IntituM  :  KomrelUt  wtAenlke$  tmr  fc  mtm 
et  le/frenfl^me  de  ta  ligedemaà  

—  Étude  mirrosciopiquc  comparé  da  la  ia- 
ri^/ffttf  liff  M .  ItolWqiD^t ,  wviiWnie  dans 
eaux  tberraalo*  d«  N^rii ,  n  do  la  'l'ii  rpne 
nbaertte  dent  le*  eaux  thernale*  aolfu- 
r«utet  daBirifaa  par  M* 
de  M,  Twpin  

RODX.        '  ):.-i-v.;'.  ;  t| 

COofirmAr  la  ju!il£6âe  de  l'uticiciLiir  npiaton 
relitlremont  k  l'orgue  .i  In  r  da 
t^mffon,  c'ett'à-dtre  qac  ce  nerf  mi  un  ra- 
■neaa  du  nerf  Cariai  cl  non  de  U  cinquicine 
paire, commr  un  l"«  souuinu  r^enimml. 

—  Pttrnplr^ft  Imili-r'îi  au  moyrn  de  Vrlrr- 
tro  pont  turc ,  en  introduisant  let  aiguillât 
jntqne  dant  U  carité  du  canal  rerl^lml. 

EOMTLAND.  —  Neurel  imi*r<umemt  à  réfiexiaa 
pa^  ta.MMwa  daa  granda  an^aa  ;  rap- 
port lor  aat  iDitruneat  

BUFVEL.—  Olneriration  >ur  lot  cirooHIaneaa 
dana  leaqunlln  tombe  la  gnte  a*  Alqfa- 
I,  et  sur  \ii  m  iR  rations  d4(4lMIJ|t 
éUfhanit  qui  ont  quolqnateto  lSli|  t 


Si 

54» 


419 
41» 

«s 


Digitizcd  by 


S 


SAIGBT.  —  I^sttrt^  sur  ]j  ch^zïfur  de  la  in-rr.  ito 
w    OiHAMInltûQ  d  Lin  ^'i'  l  '  L'mf  iur  la  cha- 
tnr               tonanccâ  dam  U  précé- 
deota  iMtrc   vj^ 

—  DémoralnliOD  da  (hcor^ine  p^iit^ral  des 
tarfacrs  d'égale     n;;-'-:        ■  ^  ,^  nnr  i 

5AIKT-DE?ilS  propoae  d«  >iih>iiluitr  de*  ti- 
gnM  aieiiograaiiiMm  abrirUiIaM  dont 
en  M  uH  pair  ladiqaar  la  /n><((/m  g^»- 
grfMfme  i\n  lim   4;<8 

SATOT-HITMIIIK  (  Aiwwi  oi }.  — OnsfèM 

Si 

MmllinrlwagnraMMttto  «ipMtii...  335 

—  MMmmvIm 
M'  In  iIiiiiiw 
IM-Mfct.     V 

tia 

SêtTA'    TT-^-|r,  '  'kMâMtaii^N 

•  •••  7 

  Soi 

BAmr  adraHa  t  rAM«aii«  te  MitallI- 

Ion»  d«  nur&r^  itaraa.'re  dM  «nriroB*  d* 

Grenoble; —  Happort  «QT  ee  marbre  ..  sji 
SACSSAYE  (Btl*)  ,  Mwnuire  du  Cengtèi 
$ti*nlffifw*  de  Prnee ,  tremmvt  ans  cir- 
.euUIra  afant  pour  objet  d'inTlter  lc«  lo- 
riéUt  M«anl«>  h  cnTojrr  dm  députés  au 
roii(jrr$  ,  pour  prrn  lre  p^rl  k  art  Ira- 
^aui,  ou  tie  )iiî  jiJrt-sMT  Ji  .t  <^ umltonf  .  .  t3Q 
SAOVAGE  domomle  que  l'Acadimie  faiM 
ciaminor  un  apfiu/ril         t  intenté  p»ur 
fopier  des  ohfrts  de  sculpture ,  toit  dana 

lei  diinciuiaiii  du  modila,  apil  daaa  das 

dimension!  difTcrentes   5*7 

SAVARV.  —  Ol>i'Tv:,(ii)ns  d«  Vèth/tse  de  So- 
leil do  <5  nui  iâ36  ,  failci  \  l'Obccrra- 

toire  de  P»ri«    5o3 

SCHCKTZ.  —  SoppItmAiil  marius.cril  à  une 
■ote  Imprha^a ayant  p^nr  iLir.j  ;  A'.ia'ritii 
IfilAnu  «lrc«mni«iur«iicn  par  rtils  ou  la- 

Mo  Jt'mupmioit   SX 

•CmUNO  DE  CANSTAD  Mt  don  k  la  bl- 
HiMklin^  riMlitat  d^uM  collactiM 

4*  feNUt  Mtmim  H  mongols   9 

lir  AcadëmiehMa>  , 

êt  iliiwwfdt,  vMt  te  «navmto  dTM 
■—in  lilmiipliM   M9 


MM  Pjjm, 
Irtjiiel  ic  troaye  tignaUt  ffit/^ff^/.d-  r/-  /u 
'ti'ic  connue  sou*  le  nom  do  i  .'.  j.k  m  ..  )oi 

—  IVoutellfl  note  sur  le  même  t.  iji  i ,  ci 
poou  à  qaelqnes  objeclînns  qui  aiii.'nt 

^të  éleT^>o:s  contre  la  dat»-^  du  manu.tcrit-  -  '^8 

—  Réponse  au(  nouvr)l(?>  objections  pr^n- 

«nr  le  m(me  sujet ,  et  pranva  qa« 
l'auteur  dn  trnil^  en  question,  Ahoul- 
Vfefi,  astronome  arabe  do  ta*  ai4el«,  ■ 

connu  la  «larMiim   Soi 

tAaAMH.  Da  h  UiiMHil»  cwuMiit 
Mw  h  rapport  *m  —  urtlmi  itoli  il 
«••MaHldnuMifMfe.   19* 

paylawrda  «atawlii  Ai —pt  dlwyr.  389 
flÉCOTO  I  Hi^iUfiMmliilMMihim 
par    JiaiNirt  tfwêa'awMlwdtlM*- 

toriqoi*  «1  iMMI^Ma^r  iMCMMi  A  f« 

 •   «07 

Lettre  annonçât  daMUTaaasdoenaMal* 

sar  le  ntAma  tujet   tSf 

SELLIG  U  E  -  Pmt,jin4  d«  ittal*  isHItain  ; 
no4a(nr  U  tempiiatu  4t  m  p^taj  par 

M.  Walfcrdim   Sl4 

SIL>TSTRE  ,  en  qualité  da  aeeréuira  perpé- 
tuai da  U  Soeiétt  rti}ale  et  cenlrmle  tmpi- 
culture  ,  invite  les  membres  de  l*Aca> 
dtmia  k  assister  à  la  séanea  puliliqu« 
annuelle  de  cette  toeiété   SIS 

—  Rapport  inr  on  onTraga  da  M.  Bm^fimi 
ayaat  pour  titre  :  Bisitirt  mamwU»,  tgrl- 
tol*  tt  &ren'^ml^ae  du  maït   S65 

SlSTl-  —  Ojmparaiî'jn  d<.';i  nnrtrnnos  i![  riou- 

Telf*.j>  meturts  dr  lorrgueur  de  Franre. ,  ..  g^j 
SOaÉTK  (  FNTRALE  D'AGRTCUITCRE 
Invilo  ,  par  l'organe  de  son  MKpeisire  p«r- 
p4['tu«l,  M.  Sih-riire,  Ipi  mi^mbr^'s  dL*  PAca- 
démie  k  assister  à  la  s«anee  publique 

annuelle   335 

SOCIÉTÉ  ROYALE  DE  LONDRES  —  tl^ 

i<af//cj  qu'elle  doit  dAearner  en  t8U   17 

âOIXlER  adreeae  la  deMriptioa  d'u 

k  l'aida  duquel,  auiTani  lui,  Ira  pareonnea 
paralytAaa  des  mambrea  infcriesrrs  pour- 
raient (sarcbar     355 

GOBEL  adicita  p«ar  l«  concours  de  mecaniq'ia 
~  ïaM  iii*aatioa ,  aaealrt 

r4MMipri»nir  ht  mrfloiitmékt 


M 


(074  ) 


Mi. 

Ui  Htlièrt  |rtMt  eonltUM  dam  !«■  eêu* 

fvmutauet  qui  OQl  Mrvi      Ut«|«   Sn 

IVONE  obMTf*  «vao  M.  Hertektil,  m  dp  da 
Bonoa-EtpérMM  ,  Ua  Aaiici  JUmits  da 

14  iiavanUira*>««**»**«**«  164 

HMMISYEB.— Sw  la  fmniirtit  ifel  anwclfj 
*nw|pir«ijiMi ,  «*  MIT  la  difiailM  iMMa 
im  MtUftaamUM  «oatM  attida  «alM 

  538 


MM  f>i(». 

STU.VRT  COOPEIR.  —  Eavoi  de  [Mpiart  rar 
la»qucl«  OD  ■  éait  trte  oM  aoera  Mtp- 
po«4a  indéMMIe   0f 

StrVERGEH  dcauuvda  dos  oomnlaMlNa  k 
raaiDM  daaqaab  Bpabaa  MNaaUM  té* 


TALBW.^OIWWllwn  UM  avaa  laarfrrof- 

ptUriumt  m  quoique»  Cfwmrr  ^Ir- 
euUin»  da  »or*T   47* 

XACHII'I'S.  —  FjkjuU»*  tf'nn  iriirm^ 

U^a<  dr  moufcmrnt  sur  tii  tht^mini  étjtr .  3^ 

•  Additiuii  au  prrc^drnt  m«moirr   I^t^ 

1ESSI£It  nportilt  A  l'Acad^'inie  «pr*ii  un« 
lon^î^e  maladie  ,  t'I  rrmi^rrif  5*fl  eonfr^rea 
d«'!t  mur-iiir--.  il  iiili^r^ t  iju'iK  liii  ont  ilonn^^j»  539 

TEXIEB  —  Mi  nioirr  !nr  U  f^^r  olnific  Je  la  Piv 

  «Î5 

«w>    Rapport  tuit  sur  ce  QïLmrDlro.   S^J 

i:nr  ]  our  fair'-  pnrtie  da  Con- 

iri  hanjuir  p«iHlAn(  l'iinnw  i83')   .  ar;») 

M    llejjarait  à  l'Acadi  min  après  une  uhMiM:* 
par  unfl  ton(pifi  iDdUp^isitton  ,  «t 
ncrcio  *e*  coofrirM  da*  mrqaca  dUn- 


THOMSON.  —  S' cl    mcnoiia  • 
TRAILL.  —  OkttrvAtioUi  ;4i>niirftrtfi»M  «( 
thei  mamèlri^mrt  biU*  A  Édinbaarf  ftp* 

d.mi  IVlipM  de  SflUil  du  i5  mai  i!f36. . 

TSCUU  FLLI,  —  1  ni(.lui       Wnaicr  J< 
rrhcnikiM  conlr*  In  miftmi'e  tUi  ii'rp^nu. 
L^antvar  pruK^  quVit  dcrrait  <ï»M7«r  Vam- 
|iloi  d«  celte  ial«luic«  daoïi  l«  irsltefnent 
de  U  raf^.  . .    lit 

TXJRPIN.  —  Kluda  mlcroMOpique  compir»- 

lÎTi!  d-'  1.»  l'.l,  l'f;,  -1^         M     l._:^'i.k^rrtp  ,  Ott- 

iM^vcf  [Jjns  h-3  i-.Tin  Ihi-rmal'iM  --lul  lu  reuses 
de  Uiirr;:!  1  .       |].'  !il  ,'ijr.'i*,nr  litj  ^l ,  Hubi- 

fvri,  rccuatiIi>J  d»ii«  lie  eaux  tkerinak*  de 

Nrris  

—  ObMrralioci  sur  Ij  'i  '  «  ,  nrfsne  nou- 
veau aitup  eturr  >  <  ^inili'^  du  lùau  oeU 
lalaiM  éa»  faviUea  ,  daiu  oeru^M»  «ap*. 


VAIAT*      AniaiaU  da  aiiuvi^  pour  lea 

aapricr*  mri^'wr»  W#»*it*''«  nti  n*phyx(r<,  .  ,  ,  33y 

VALHRIN   aAlri^'»."  un  iiduk;!  i>u»ra|;>^  inl|. 

taU  M'av'  I  ii.iij.T  i'  Jij  ■rh'fpt- 
■MMI  /  /lo/mni:,  et  annonco  I  tinvoi  ptro- 
ebain  du  d^ux  a  -un?*  ouvra  [:f  * ,  I  11  n  Kur  lo 

la  tfnnilUVto»  d^  i  iwrj^t  duns  les  cr^unci.  . .  ti) 

Recherebo  >ur  la  iimciox;  >ic  l'ml   ii  } 

VALLERY.  — Considération»  i;«nér«ln  «ir 

la  conjrrvaiiun  Jesgrums   t8> 

VALLIN  demanda  qoc  r.Académie ,  qui  a  pro- 
ftoaé  ta  i6i>\  an  prix  r<:Utir  à  une  yw/- 
d'arthopMe ,  ail  èfjini  Ik  la  dilticulU 
qu'jiiniK^DtlMorihopédùtc*  dei ckparle- 
Bwvu  à  meltro  Mo*  la*  yeux  de  la  eon- 
Miaaiaa  Irn  appareil*  qu'il*  aaploieiil  at 
la*  mêMm  qu'il*  Itaitaat;  at  qn'alla 
»aalUa  htw  m  Un  ia«4ra  «Mivta  4*  >• 
■Ma^jpf1laj||Mplaiai»,  «t  ^ 


TAIliOV  aartlaM  qm  tmfèt»  de  cryp». 

f^me  paraafta  ffnl  aflnqua  en  le.  t'à- 
gnei  d<!  (>en<!<t',  cl  qui  s  l'it  dfcriW  COnmA 

nouvelle  par  MM.  ^  GmlUoUe  «1  J>^, 
^tait  connue  pree4dtaMÉIIIt|  ff^pt^PI  A 

optle  aaaertion   m3 

—  Note  »«r  de«i  l'ipr -1-' d.'  u r,,xfii//«. ..  Sn 
\  ANnERMADE.N  —  I  VK;«iM  propo*4*pour 

diriger  tÊHf  locomotion  dmu  IVl^MI^W 

   ai( 

VAN  ISEGHEH apporte,  de.Sunutra|N|iill|ik 
un  Jeune  oreiw-oaui«ç  Tirant  

VAN  SUCHTELN.  —  Lettre  rvlalira  à  dm 
itailti  JUmMei  obtcrrée*  li  Oremboorg  , 
daaaUDoitda  ii  au  i3  noremlire   f|3 

TEBDOL.  —  OépM  d'un  p^ttuet  ctc*et^  ; 

aéaoa*  da  Sa  niai   )B 

VCKDOT  dnaasda  à  retirer  un  mniDoire  rar 
la  4r*»*IW*  iKiMr  qu'il  arait  *4rra*é  «a 
•814  <  at  ahroia  an  mémoire  rar  le*  Cm- 

 »7*î!i» 

(t  to  n  I 


Digitized  by  Google 


(  675  ) 


VICAT.  —  tioUi  lar  r«ffi«aeil<  de  la  nugitime 
considânc  ecmma  principe  de  Vhr^rmli- 
ciii  do  cerUinet  ahamx  

VILLENEUVE.  —  Um  SiMuiiiut  du  d^tt- 
memt  éet  Bomeket-dm-IIUme,  oavrag*  Mm- 
naaeé  par  fau  H .  <te  yiU*mu»e ,  lorMiull 
Mttt  pvffct  de  ce  dépariemnl,  «et  «dmlM 
k  «Moarir  |ioiir  le  ftit  4f  lUtktiipw. . 

l^(H)i  — LrittlBrelatlTe  k  U  iiree- 
mÊÊmm  hfnlh  ttjroid  l'ett  propagé 


358 
io3 


ld<</i      la  Lune  el  de      T,  < . 

VINCENT  ,  prore»*ear  de  mmiiLL 

Saint-LouU,  Aerii  (u  il  p^i  omi- 
plcU^roent  étrange  à  de»  oomni  .iiii'r.ii  inj 
fiur  tlirrr»  points  d'aulniiintm  ■  i.ni.-v  [nr 
un«  ponodne  qui  |>orteii  [H'u  [irci  loiiième 
nom  qui"-  lui  ,   .  

VINCENT-GESLIN.  -  Voir  n.i  mot  Ortl.n 

VIRLET-  —  Noir  »UT  l'apparition  piochante 
d'une  nouvelle  Ile  daj»  l'Archipal  de  la 
Gréci  

VQI50T.  —  Mémoira  eonpMMMriN  la 
Aéçri€gMrmU  J»  NlimlmÊlm. 

—  AMUiMkMMÉMlM.. 


m 


338 


5li 


,      ....  ..\  h 


i^yiTu-ijd  by  Google 


Errata. 

11,         a  en  remontant,  que  l'eau,  liiez  que  d'eau 

49,         3  et  4 ,  les  distinguer  des  herbivores  et  d«  canuToies,iMez  les  diitiagner 

«n  herbiTores  et  en  carnivores 
63 ,  5,  brOUgt,  litaa  brouglit 

8t ,         7,  liriliichy  lÏMs  britisfa 

101,  17,  «pten de  cueiwno«telletfltp«aooiiiiuc*,lu««  espèces  de  ciabes, 

nouYelles  ou  peu  connue» 
108,         4>  calxùqne, /i«es  calorique 

196,  1 1 1  MoBOgniib,  thez  Monograpby 

192,  aS,  cloropliile, //jfz  cliloropliylle 

a^,         6  eu  remontant,  fisch ,  Utet  fisbes 

sis,        9,  DeSkB^,  iïf»  DcAiodia 

35a,  8,  après  NcrJlc  mettez  une  virguk- 

390,  17,  Faloo  tinniculut,  lises  £ako  Tinnuncuhu 

436,         9,  »p»ndB»,1liÊiu  qtumBli 

Ibid.,  II.  miicidinée,  Yxtet  mucédinée 

Ibid.,  avant-dernière ,  trjrsiphét,  Uws  ériti^hées 

454t         S  en  remonunt,  r^yttmH,  fieea  rliiaume* 

47'»     •   M,  double  réfraction  négative, positive 

499,  8  en  remontant,  Westten ,  lises  Western 

5i6,  7  en  remontant,  M.  Vincent,  ^MsiLdeYincens 

5i8,  19,  abtayiuùmttt  ^m**  observations 

6Î7,         »  en  renoBlBBt,  maittei  une  virgule  après  ii  choiera 

f         7'  corps  onsuJUeiSf/ùes  laines  crialdliiéet 

56i,  i3,  cultitmùne ,  listi  cobtiMOioiw 
JbU.0  wiefteiaBe  virgule  avant  imfntafowe 

làU.,  i5,  inesli,  lises  imwtti 
880,         I ,  apr^  béniq^K,  mettez  une  virgule 
/Mr.,       3,  après  ItaMMltft,MenM  point  et  virgule 
614,        3,  mTlIijUM.liMiaiAkyltaie 


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I 


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1M  o«ie«/«oi?t